Avatar sur PlayStation 3, le test de marko

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Glandouille à Pandore

 

Si l’histoire nous a appris que les adaptations vidéos ludiques de film étaient généralement des nanars, à quelques exceptions près, lorsqu’on apprend qu’un certain James Cameron est dans le coup et que les locaux d’Ubisoftse sont transformés en pentagone de fortune pour développer le dit jeu, on est plus ou moins en droit de s’attendre à un jeu qui sort de l’ordinaire et qui s’apprête à envoyer du lourd. Malheureusement, après plusieurs heures passées sur Pandora, je peux vous dire, sans trop me tromper, qu’Avatar The Game n’est pas à la hauteur.

Que c’est beau…..quoique…

Si vous êtes allés voir Avatar au cinéma, vous avez très certainement été envoutés par la planète Pandora. Des paysages bucoliques, une végétation luxuriante et une faune plutôt hostile prête à vous arracher un bras à la première occasion. Dans le jeu, on retrouve la même direction artistique, du coup, si vous avez apprécié le film, le jeu ne devrait pas vous déplaire au premier coup d’œil. Par contre, la réalisation globale est plus que moyenne. Modélisation des personnages très simpliste, gestion des collisions presque risible, aires de jeu réduites à un couloir sans fin et framerate en permanence à la rue. Bref, on sent que le jeu aurait mérité plusieurs mois de développement supplémentaire, mais la sortie du film ne se faisant surement pas attendre, les équipes d’Ubisoft ont dû faire comme ils le pouvaient.

 

Pour ceux qui ne sont pas allés voir le film, pas de craintes particulières à avoir puisque le jeu nous déroule un autre scénario à celui du long métrage. Par contre, quelques légers spoilers s’invitent, alors si vous êtes ultra pointilleux, allez faire un tour au ciné si ce n’est pas encore fait.

Le scénario du jeu n’est pas très brillant, on y incarne un soldat du RDA, expert en matériel de communication,  qui fait du vas et viens entre son enveloppe charnelle et celle de son Avatar. Dans le courant du jeu, il nous est demandé de faire un choix, continuer avec les RDA et botter le cul des Na’vi, ou se rebiffer et rejoindre les autochtones de Pandora afin de contrecarrer les plans diaboliques des humains. Un choix ultra manichéen qui sera décisif pour la suite des aventures, puisqu’à ce moment-là, selon notre choix, le jeu sera radicalement différent. Un système de sauvegarde plutôt bien fichue nous permet de tester les deux alternatives et faire des vas et viens si le cœur nous en dit.

Deux pour Un

Si la réalisation globale déçoit, le gameplay arrange un peu les choses. Comme dit plus haut, il nous est possible de choisir le camp de la RDA ou celui des Na’vi, et selon le camp que l’on choisit, le gameplay est radicalement différent. Avec les RDA, c’est à la force des armes que l’on impose le respect. Les hélicos de combat et les exosquelettes sont nos armes de prédilection et on la joue plus dans le bourrinage que dans la finesse. Avec les Na’vi, c’est à coup de poignards tranchants ou de flèches empoissonnées que l’on se débarrasse de l’ennemi. Etant plus grand, plus rapide et plus solide, les faces à faces avec les soldats de la RDA sont un jeu d’enfants. Par contre, une fois le gros matos sorti, il faudra la jouer plus fine et s’aider de la force destructrice d‘Eywa. Si le RDA a de jolies joujous, le Na’vi peut se la raconter à dos de son Ikran, par contre, la prise en main est houleuse et on peste bien trop souvent une fois que l’on veut atterrir sur une surface un tant soit peu délicate. D’une façon générale, la prise en main d’Avatar est assez lourde, manque de précision et ne possède pas cette petite nervosité qui fait le sel des jeux d’actions. Selon que l’on soit soldat ou Na’vi, une petite panoplie d’aptitudes nous est offerte. Au nombre de quatre, ces aptitudes peuvent être inters changés si l’on en gagne des nouvelles. Ainsi, il nous est possible de se régénérer, de courir plus vite ou encore d’effrayer les bêtes.

Mais Avatar ne s’arrête pas là, en plus de pouvoir crapahuter au beau milieu de Pandora, il est également possible de jouer à un petit STR (Jeu de stratégie) où le but est de prendre le contrôle de la planète pour la RDA ou de défendre ses terres pour les Na’vi. Très simpliste dans son approche, ce mini STR a le mérite de nous dépayser entre deux missions

 

 

Rien à faire ?

Là où Avatar bat de l’aile, c’est dans l’intérêt des missions qui nous sont proposées. A l’instar d’un GTA ou d’un autre jeu du même acabit, il nous est confié tout un tas de missions qui nous font gagner un peu d’argent (A utiliser dans le STR) ainsi que de l’expérience. Le problème, c’est que dans la plupart des cas, les missions sont d’un ennui royal et on ne fait qu’aller d’un point A à un point B pour parler à telle personne, récupérer tel objet ou encore se rendre à un lieu de rendez-vous. Fort heureusement, certaines missions sortent du lot, mais la mise en scène n’est pas spécialement convaincante et on ne fait qu’annihiler nos ennemis en nous rendant aux points demandés. Je pense que si les équipes d’Ubisoft avaient eu plus de temps devant eux, on aurait pu avoir un petit jeu réellement sympathique, mais malheureusement, on se retrouve avec un jeu creux où le seul réel intérêt est de se promener sur la planète Pandora

Attendu par pas mal de joueurs, Avatar suit le même chemin que les habituelles adaptations de film dans le jeu-vidéo. Possédant une réalisation moyenne, le jeu se casse les dents sur le manque d’intérêt que suscitent ses missions et  sa prise en main brouillonne. Néanmoins, les amoureux de Pandora seront aux anges puisque le jeu profite d’une durée de vie assez conséquente et de deux scénarios distincts.

 

 

 

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