De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 27/05/20 à 07h32

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG

Catégorie : Cinéma - série

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Cinéma - série (Cinéma)

Il y a peu s’est terminé la série d’animation She-Ra et les Princesses au Pouvoir dans une indifférence surprenante tant cette série mérite qu’on parle d’elle en bien. Abordant des thèmes dépassant de loin le strict cadre enfantin auquel elle est destinée (ce qui peut aussi être considéré comme son plus gros défaut) elle fait parti de cette vague héritière de la trop sous-estimée série culte « Avatar le Dernier Maître de L’Air » qui révolutionna l’animation américaine à destination du jeune public. Allons donc voir ensemble de quoi il retourne exactement dans cette relecture de la Princesse à l’Épée Magique.



UN UNIVERS FÉÉRIQUE


Déjà, première précision - d’importance - je n’ai jamais vu un seul épisode de la série originale, petite s½ur de Musclor (dont j’ai du voir quelques bribes qui ne me restent absolument pas en mémoire). Je découvre donc avec ce remake cet univers et ne peut en rien comparer avec ce qui avait été fait dans les années 80. En ce qui concerne le Lore global des ‘Maîtres de L’Univers’, c’est pareil, je suis incapable de vous dire si cette série y fait de subtiles références ou non. En tout cas, nulle allusion de He-man ou de Skeletor, çà c’est certain. Il est en revanche fait mention d’anciennes incarnations de la Princesse Magique, et principalement d’une certaine Mara.

Adora essaie de comprendre son rôle en tant que She-Ra


Revenons à notre sujet, à savoir la série d’animation produite par Netflix et Dreamworks, en 5 saisons pour un total de 52 épisodes d’environ 20 minutes chacun (le nombre d’épisode par saison est assez disparate, allant de 6 à 13). On y suit les aventures d’Adora, qui au départ est un soldat de la Horde, en charge d’apporter la paix et la sécurité sur l’ensemble d’Etheria, et de combattre la rébellion qui s’oppose à ce formidable projet. Au cours de l’une de ses missions, la jeune femme tombe sur une épée plantée dans le sol au c½ur d’une sombre forêt, qui semble l’attirait à elle. Schéma classique : elle retire l’épée et se découvre une Destinée en tant que la grande guerrière She-Ra, protectrice d’Etheria. Adossant ce rôle à bras le corps, cela signifie surtout trahir ses amis et changer de camp, pour devenir le fer de lance de la rebelle alliance qu’elle pourchassait férocement jusque là.

La team Horde au grand complet ou presque. A gauche dans le sens des aiguilles d'une montre en partant de midi: Catra la fameuse, Rogelio le lézard, Kyle le freluquet, Lonnie la tête de mule, Scorpia la princesse déchue et Doublia la métamorphe. A droite Entrapta ma favorite, Hordak le félon, Emilie le robot maboul et le petit démon sans nom mais rigolo.


Elle est entouré de deux fidèles compagnons, qui l’accompagneront jusqu’à la fin, à savoir Scintilla et Flechdor. La première et l’une des fameuses princesses du titre (chaque région de la planète possède à sa tête l’une d’entre elle, chacune possédant un pouvoir spécifique, en ce qui concerne Scintilla c’est la téléportation) et le second l’ami et confident de la précédente, archer émérite. En face, on fait la connaissance de Catra et Scorpia, donc deux anciennes camarades d’Adora, désormais chargées de la traquer et de la ramener au Rocher de la Peur, leur foyer. À ce petit comité viendra s’ajouter au fur et à mesure des épisodes tout autant d’alliés que d’adversaires, jusqu’à la menace ultime du Grand Maître lors la dernière saison, menaçant rien de moins Etheria de la destruction totale.

Les princesses fêtent une victoire: Siréna, Jasmine, Glacia, She-Ra (qui techniquement n'est pas une princesse) et Scintilla. Pour les connaisseurs de l'ancienne série, le relooking doit destabiliser...surtout Glacia.


Au final, il n’y aura pas loin d’une bonne vingtaine de personnages à suivre, pour la plupart bien croqué, avec bien sur une prédominance de princesses colorées et téméraires. Qu’il s’agisse de Siréna (pouvoir de l’eau), Jasmine (contrôle des plantes), Glacia (heu…bah elle contrôle la glace) ou bien ma favorite Entrapta (aux cheveux magiques…oui c’est bizarre. Mais elle est surtout fondu de technologie) entre autre, il y a un sacré panel présenté ici. Mais là ou la série tire à mon sens son épingle du jeu (et qui fait lien avec la série Avatar) c’est sur le non-manichéisme de ses protagonistes. Personne n’est tout noir ou tout blanc, les méchants ne sont pas ‘uniquement’ méchant et les gentils ne sont pas des benêts ‘au pouvoir de l’amour et l’amitié’. Enfin si un peu quand même mais cette notion est justement mise à mal au vu des épreuves que traverseront notre trio de héros. Chacun à sa part d’ombre, ses forces et ses faiblesses, ses motivations qui pourront entrer en contradictions avec ses compagnons. En clair c’est bien écrit, même si le coté gnan-gnan de certains héros pourra agacer (mais c’est un vieux de 40 piges regardant une série pour pré-ado qui le dit, alors c’est sans doute à relativiser).

Les décors sont de toute beauté


Du point de vue visuel, on est dans le bon ton en termes de style et de couleurs. Plutôt pastel et traits fins, ce qui colle avec l’univers dépeint. J’ai pu entendre des critiques sur le fait que c’était ‘moche’ et avec une animation très pauvre. Pour le premier point, chacun jugera en fonction de ces propres gouts, en ce qui me concerne je préfère de loin ce style à – par exemple- ce qui se fait sur du Rick & Morty ou cette veine de série satirique ‘à la Simpsons’, sans parler des véritables horreurs qu’on nous pond ces dernières années sur les networks jeunesse. Pour l’animation, elle est plus que correcte, il ne faut pas exagérer. On est loin de la saccade permanente de la première saison du ‘Prince des Dragons’ !
Le casting vocal est lui aussi agréable et de bonne facture, même si on reconnait la voix de certains doubleurs/doubleuses dans plusieurs personnages…mais pas toujours ! La fiche Wikipédia m’apprend par exemple que c’est la même actrice vocale pour Entrapta et Siréna (Edwige Lemoine), ce qui me laisse bouche bée (c’est le cas de le dire). J’ai vu l’intégralité de la série en version française, je ne sais pas ce que vaut la version originale mais il n’y a pas de raison que cela soit raté. Alors oui, il y a bien UN point noir en ce qui concerne la VF, que l’on va expliquer dans le prochain chapitre qui va concerner les défauts de cette relecture moderne de She-Ra, et qui va faire grincer quelques dents.


DISSONANCES


Voici venir le temps de la polémique qui me vaudra de me faire traiter de ‘Toutcequevousvoulez-ophobe’ par les sempiternels bienpensants du web qui n’auront bien entendu jamais jeté un regard sur la série dont il est question ici. Mais un peu de patience pour reparler vite fait du GROS problème de la version française: le générique absolument insupportable ! 34 secondes qui cassent littéralement les oreilles et durant lesquelles on remercie de tout c½ur Netflix et son option du ‘passer le générique’. Une épreuve, vraiment. Je mets au défi quiconque de regarder l’entièreté de cette chanson d’introduction (vidéo ci-dessous). Bon courage !


Donc. Ze Polémique. Et qui en fait critique plus la politique générale de Netflix que l’animé She-Ra lui-même. Enfin quoique… La charte d’inclusivité des productions maisons de la plus grande plate-forme mondiale de streaming légale de vidéos aboutit parfois à des excès de zèle dans lesquels la série qui nous concerne présentement tombe de toute sa longueur. Et si dans les grandes lignes elle parvient à faire entrer dans son casting ‘toute sorte de gens’ avec subtilité, sur l’un des points elle exagère beaucoup trop. Comme je ne sais pas trop comment aborder le sujet de manière délicate et que de toute façons on va me tomber sur la bigne pour cela, autant y aller tout de go : l’homosexualité est beaucoup trop représenté dans cette série. Je parle en proportionnalité générale…ce n’est pas tant le fait que des protagonistes attiré par le même sexe soient présent qui dérange que leur surreprésentation. C’est bien simple, 70% des personnages de ce dessin animé le sont. Hors il ne me semble pas que cela soit très représentatif de notre société… Bon alors, cela ne veut pas dire que les dits personnages sont mauvais, cela ne veut pas dire qu’il ne fallait pas les mettre et cela ne veut pas dire non plus que cette série devient une horreur irregardable par ce simple fait, comme on peut l’entendre dire ici et là. Loin de là. Mais on ne peut s’empêcher d’y voir un forçage idéologique qui - de surcroit- dans une série adressée à un jeune public, peut faire tiquer.
Tant qu’on est sur ce sujet, passons en mode spoiler pour parler d’un des aspects importants du show, à savoir la relation Adora-Catra. Là ou la première est dans le déni et mettra l’entièreté de la série pour s’avouer ses sentiments, la seconde elle n’attend que la première pour revendiquer leur amour. Mais Adora, comme le lui reproche souvent la femme-féline, ne sait que fuir et retarder l’inévitable. Ce qui est de fait le plus gros point de désaccord entre les deux persos, bien au-delà de leurs allégeances respectives. Ce jeu du chat et de la souris qui parsème le récit est l’un de ses points forts, qui se termine par une résolution qui rappellera pour beaucoup le final du ‘5ème Élément’ de Besson.

Adora et Catra jouent à 'Je t'aime, Moi non plus'


Pour en finir dans les aspects négatifs, il semblerait que certains modèles de personnage n’est pas était clairement défini ou tout au moins finalisé comme il se doit. Les animateurs devant jongler chacun de leur coté avec ce qu’ils avaient. Cela est surtout notable sur le Grand Maître, qui d’une scène à l’autre va voir son visage légèrement se modifier (le menton, l’emplacement des yeux, le nez…). Cela est du pur chipotage mais on ne peut s’empêcher de le remarquer…le genre de petit détail qui saute aux yeux en permanence.

Catra face au puissant Grand Maître (l'un des fameux de L'Univers?)


Dernier point, purement personnel sur ce coup-là, j’ai détesté Fougor, le pégase-licorne couleur arc-en-ciel qui parle. Qu’est ce qu’il est lourd ce canasson ! Et il ne sert pas à grand-chose en plus…(pour ne pas dire à rien).


VERS LES ÉTOILES


Au vu de ces quelques défauts sans grandes réelles importances, on se retrouve clairement devant une première série qui appelle au développement d’un univers plus large qu’on a hâte de découvrir. Car oui, même si She-Ra se termine au terme de ces 5 saisons, de toute évidence le projet global va bien au-delà. De nombreuses questions restent sans réponses, en ce qui concernent les Fondateurs, les clones, le conflit spatial qui fait rage et dont Etheria fut préservé durant fort longtemps, caché du reste de l’univers par cette fameuse Mara.

Catra observe Etheria en mauvaise posture depuis le vaisseau spatial du Grand Maître


De plus, on s’attache à cette galerie de portrait plutôt bien troussée, et on souhaite connaître la suite de leurs aventures parmi les étoiles, dans un environnement bien différent du leur. Et surtout cela nous amènera t-il à retrouver Musclor et Skeletor dans une version modernisé tout aussi finement écrite ? Pour ma part, je sens bien que le sieur aux pectoraux saillants ne sera nul autre que le fils d’Adora, dans une série séquelle qui se déroulera une vingtaine d’année plus tard (mais cette hypothèse amène tout un tas de questions…). Là encore si cette suite voit le jour (avec Adora, Musclor ou quiconque) le rapprochement avec Avatar et sa suite Korra se fera d’autant plus.
A voir ce dont quoi l’avenir sera fait…


~¤~


En attendant je ne peux que vous conseillez de voir, ou tout au moins faire voir à un jeune public, car je conçois que passer un certain âge on se fiche de ce genre de série, She-Ra et les Princesses au Pouvoir. Aventure, action, humour, personnages attachants, ambiguité dans l'écriture et les situations, visuel chatoyant...cette série d'animation à véritablement beaucoup d'atouts pour plaire! Par le Pouvoir du Crâne Ancestral, découvrez les aventures d'Adora contre les forces du Mal!

J'en profite pour conseiller - FORTEMENT !- les séries Avatar et Korra, deux chef-d'oeuvres d'animation (elles se déroulent dans le même univers, la seconde près de 40 ans après la première). D'ailleurs aux dernières nouvelles une troisième série - en Live! - était en pré-production. Je ne sais pas du tout si c'est toujours en cours ou pas. Plus dispensable mais pour les curieux, voyez  'Le Prince des Dragons' de la même équipe.

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Cinéma - série (Cinéma)
Évasion 3 est sorti il y a peu chez nous en Direct-to-Vidéo (c'est à dire qu'il n'est pas sorti en salle mais directement en DVD/BluRay) et découvrant cela il m'est subitement venu l'envie de voir cette trilogie dans son ensemble. D'apparence disparate, chaque épisode semble être indépendant des autres, avec des ambiances et des enjeux très différents mettant en scène un Sylvester Stallone usé par les ans en fil conducteur assez mince. De fait, Sly est bien au centre de cette trilogie, mais pas forcément sur le devant de la scène...
 
 
 
Ce qui suit contiendra des révélations et autres 'divulgâchages' de moindre niveau, mais qui pourraient tout de même casser certains effets de mise en scène et menues surprises qu'il est plus agréable de découvrir soi-même. Rien de dramatique, je ne spoilerai pas les 'grandes intrigues' mais par exemple pour le second film, rien que le fait de présenter les personnages peut mettre en miette la scène d'ouverture. Vous voilà prévenu si jamais vous souhaitez un jour découvrir cette franchise sur vos écrans. ;^)

 
À partir d'ici attention à ce que vous lirez...
 
Conseil d'écoute durant la lecture de ce post de Blog (chanson extraite du générique de fin du 3)
 
 
 

ÉVASION - de Mikael Hafstrom (2013)

Ray Breslin a un métier très particulier. Il est testeur de prison. Et pour ce faire il n'y a pas 36 solutions. Il se constitue prisonnier sous une fausse identité et son seul but une fois en cellule et de s'évader. Sa démarche très singulière à pour but de faire prendre conscience aux différentes autorités pénitentiaires les lacunes en ce qui concerne leurs établissements. Il a même écrit un livre, étude générale et état des lieux du milieu carcéral, mais aussi une sorte de guide ultime pour créer une prison parfaite.
 
Ray Breslin mène une drôle de vie
 
A peine rentré de son dernier 'boulot' une bien étrange inconnue lui propose de tester une 'prison secrète' au concept révolutionnaire. Il sent le coup fourré mais son conseiller lui indique que le commanditaire est prêt à payer le double sur ce coup-là. Intrigué Breslin accepte malgré les conditions inhabituelles imposées par son client - pas de lieu, pas de contact extérieur, aucun renseignement au préalable. C'est assez peu conventionnel pour ce genre de job.
Très vite le voilà embarqué manu militari dans un cauchemar carcéral, auquel il n'est préparé en rien...ou presque. Car rapidement un doute l'assaille. Prenant ses marques, un prisonnier allemand du nom d' Emil Rottmayer tente de manière assez lourdaude de faire ami-ami avec lui. D'abord réticent il finit par accepter la compagnie du colosse germanique à ses cotés, qui se révèle utile. C'est lors d'un passage dans le bureau du maniaque directeur que ses soupçons sont confirmés. Le Tombeau - nom de ce lieu damné - à été conçu à partir de ses propres travaux littéraires! Parviendra t'il à s'échapper d'une prison imaginée par lui-même?
 
 À la sortie du boulot, sa compagne vient le récupérer
 
Après une période de vache maigre pour Sylvester Stallone, son retour en grâce sur le cinéma dit bankable fut l'occasion pour lui de renouer avec son personnage emblématique, Rocky Balboa. La saga du boxeur ayant avec succès passer les rênes au fils d'Apollo Creed, Adonis. Parmi ses nombreux projets en chantier vient donc le film qui nous réunit aujourd'hui, et qui lui propose d'avoir comme partenaire de jeu son ancien 'rival' du cinéma d'action Arnold Schwarzenegger (oui j'ai copié-collé) qu'il retrouve après la saga sarcastique Expendables. L'une des marques de fabrique de cette licence sera en effet le 'co-starring'. Stallone se voyant attribué dans chaque épisode un acteur en binôme pour porter le film. Et donc le célèbre autrichien pour ce premier opus.
 
 
Comme on pouvait s'y attendre le lien entre les deux acteurs-personnages est rempli de sarcasmes, de piques plus ou moins senties et de sous-entendus à peine voilés sur leur soi-disant rivalité. Mais toujours avec cette pointe d'humour et de recul sur eux-mêmes qui nous invite à sourire avec eux. On ressent le plaisir qu'on les deux gaillards à partager l'écran ensemble, réunion cathartique pour chacun d'entre eux. Mais Schwarzy n'est pas le seul compagnon de Sly dans cette aventure. Citons les noms de Jim Caveziel dans le rôle du directeur, Vinnie Jones en chef des matons ou encore Faran Tahir en associé malgré lui.
A ceux-là il convient d'ajouter quelques noms plus connus. Comme Vincent D'Onofrio en associé tatillon de Ray Breslin (Wilson Fisk dans Daredevil, le vilain de Jurassic World...), la facétieuse Amy Ryan en compagne/partenaire mi-figue mi-raisin de Ray (le couple à connu un drame qui à 'cassé' quelque chose...) et un certain Curtis Jackson en spécialiste informatique et bras droit logistique (ce n'est qu'après avoir vu les films que j'ai compris qu'il s'agissait de 50 Cents...le nom me disait bien vaguement quelque chose...). Enfin, dans le rôle du médecin pénitentiaire, rien de moins que Sam Neill qui fait une apparition surprise.
 
Jim Caviezel est le directeur Hobbes, qui outrepasse un peu ses prérogatives
 
 
Parlons cinéma maintenant. Est-ce un grand flim qui marquera l'histoire du grand écran? Non. Est-ce pour autant une infamie irregardable? Non plus. Il s'agit clairement d'une série B honnête et sincère, avec en fond une critique sur l'univers carcéral contemporain (on ne peut s'empêcher de penser à Guantánamo). Cependant, contrairement à la 'prison politique extra-territoriale' des USA sur l'île de Cuba, les pénitenciers que visitera Ray Breslin dans cette trilogie seront toutes des prisons dites 'privées' - c'est à dire pas tenues par des gouvernements mais par des consortiums d'entreprises. Ce qui change 'un peu' la donne et oriente dans une autre direction les analyses. Les prisonniers retenus ici sont pour la plupart dangereux mais n'ont pas eu de procès pour leur incarcération. Il s'agit d'individus qui pour une raison ou une autre sont passé entre les mailles du filet mais que les 'puissants' préfèrent voir derrière les barreaux, passant au-dessus des failles de la justice. On peut y voir un certain altruisme, d'une certaine manière...mais cette 'soif de Justice' à un revers, car d'autres détenus sont eux présent ici uniquement pour des raisons financières...autrement dit pour le Business. Otage pour qu'un patron cède des parts d'entreprise, interrogé pour révéler des brevets secrets ou bien encore tout simplement pour les écarter du marché. En clair des ultra-riches payent pour que certains 'adversaires' soient placés derrière des barreaux. Tant qu'ils payent le pauvre bougre reste emprisonné...sa liberté ne prendra fin que quand ses 'bienfaiteurs' l'auront décidé - précisons qu'une règle établit qu'un prisonnier mort ne vaut évidemment plus rien, les administrations de ces maisons d'arrêts clandestines ayant donc tout intérêt à garder leur gagne-pains en vie. J'espère sincèrement que cet aspect là du scénario est purement fictif car cela fait froid dans le dos.
De manière plus formelle, la réalisation tient la route même si elle n'a rien de transcendante. Vous ne serez jamais écarquillé devant votre écran par une brillante idée de mise en scène. Mais l'action est claire, les enchaînements limpides, l'histoire est lisible et cohérente (dans le sens où ce n'est pas un bordel de scène façon puzzle). Le décor central de la prison lui mérite un certain respect. C'est un hangar de tournage sur lequel on à placé deux ou trois échafaudages et quelques éclairages mais cela suffit pour nous faire accepter le fait qu'il s'agit d'une prison. Du moins suffisamment pour se dire qu'on aimerait pas y être. Alors attention on est pas non plus dans Fortress et sa prison crasse. Ici c'est propre, limite clinique. Mais aussi austère et sans âme. La verticalité du lieu écrasant les insignifiants laissés-pour-compte. Les cellules transparentes aussi qui annihilent de fait toute notion de vie privée (tout le monde peut vous voir sur le trône...ce n'est pas montré mais on distingue parfaitement les toilettes dans les compartiments de verre. Faire ses besoins devant tout les gardes et tout les autres membres du Bloc...ça doit faire tellement plaisir au moral). Bref je digresse, revenons sur l'aspect technique. Le métrage est assez long (pas loin de deux heures) mais raconte beaucoup. Le temps d'écran entre les deux stars est à peu près équivalent...à partir du moment où le personnage d'Arnold apparaît (début de l'acte 2 en gros). Que dire d'autre? Que l'on ressent bien que le budget n'était pas celui d'un blockbuster mais que l'équipe du film s'en sort avec mention plus qu'honorable au vu de ses moyens. Tout est nickel, il n'y a pas d'effets spéciaux foirés ou de scène nanarde qui prête à moqueries. On termine son visionnage en ayant passé un agréable moment de cinéma bis, en compagnie de deux vieux briscard sur le retour qui ne nous la font pas à l'envers, totalement conscient de ce qu'il tourne et partageant avec le public une certaine joie de se retrouver.
Par contre, et ceci est valable pour les trois, le dernier plan est invariablement raté. Coupant une scène quelconque limite au milieu d'un dialogue. Surprenant.
 
 
 

ÉVASION 2: Le Labyrinthe d'Hadès - de Steven C. Miller (2018)

On retrouve Ray Breslin quelques années plus tard, à la tête d'une nouvelle société cette fois-ci à son seul nom (Fini Breslin Clark Security, place à Breslin Security!), basée à Atlanta. Son champ d'action à aussi changé, fini de s'évader, cette fois il s'agit de faire évader. En effet ses équipes d'extraction ont pour devoir d'aller récupérer otages, prisonniers politique ou autres kidnappés au quatre coins du monde. Malheureusement la dernière mission s'est mal déroulée pour le groupe d'intervention qu'il à envoyé au Moyen-Orient. Ils ont perdu une otage, tuée par balle. La faute à Jaspar, un membre de la team qui à fait du zèle.

 
Dès leur retour au bureau, Breslin convoque son employé et le congédie sans ménagement. Faire passer un objectif personnel avant la sécurité des victimes, ce n'est pas le genre de la maison.
Une année passe. Shu Ren, l'un des protégé de Ray est appelé par sa cousine pour qu'il prenne soin du frère de cette dernière lors d'un court séjour à Bangkok. Shu est réticent car il n'a pas grande estime pour son cousin, devenu un homme riche grâce au business des satellites de communication où il à donc fait fortune. Mais il accepte tout de même, c'est la famille. Mais très vite en Thaïlande les deux hommes se font attaquer et enlevé. Shu et Chen son cousin se retrouvent coincé à Hadès, une prison secrète high-tech qui organise des combats entre prisonniers pour instaurer un ordre hiérarchique arbitraire. Les vainqueurs ont droit au sanctuaire, zone blanche qui laisse libre court à l'imagination. Les perdants passent aux mains mécaniques du médecin robotique.

 
Pendant ce temps Ray et ses employés tentent de retrouver leur collègue disparu. Et notamment Luke, qui finit lui aussi par se faire capturer pour retrouver son camarade dans cet enfer technologique.
Coïncidence? Ray ne le crois pas...
Alors que Mister Balboa voit sa vie continuer de défiler au cinéma, Monsieur Rambo lui ne parvient pas à trouver le chemin des salles obscures. Ce qui chagrine le sieur Stallone, qui aimerait bien poursuivre le destin du 'Fou de Guerre'. Le métrage est maintes fois quasiment sur les rails avant d'être repoussé pour diverses raisons. Il est question pendant un temps d'une série qui mettrait en scène le fils du soldat. Mais rien de concret ne se fait. Un script est écrit, qui attend des financiers. Sylvester se penche sur d'autres projets et finit par retrouver Ray Breslin.
Ce qui frappe le plus quand on regarde 'Évasion 2', c'est le coup de vieux qu'a pris l'acteur. Fini les cabrioles, il est temps de laisser place à la jeunesse. Le film fait donc la focale sur ses trois disciples, et principalement sur Huang Xiaoming, co-star de cet opus. Sly est en fait un second rôle. Central mais second tout de même.
Ah oui, car désormais la franchise est à moitié chinoise! Je ne sais pas par quelle entremise cela s'est retrouvé ainsi - je veux dire je sais bien qu'aujourd'hui c'est eux qui 'ont l'argent' mais pourquoi avoir investi dans la franchise 'Escape Plan'? Pour avoir le nom de l'Étalon Italien sur les affiches à Pékin? Par pur appât du gain? Mystère du cinéma...
En tout cas les investisseurs de l'Empire du Milieu on clairement exigé un héros bien de chez eux pour porter le film à l'intérieur de leur frontière. Et cela n'est pas plus mal, l'artiste martial apportant un souffle neuf sur la saga. Les scènes de combats gagnent en puissance et en esthétique.
Bon ils ont imposé un acteur mais n'ont pas non plus posé une valise d'un milliard sur la table...Évoquons déjà le scénario, digne d'un jeu de baston: imaginez Street Fighter dans un univers carcéral. Voilà. Le reste c'est de l'enrobage. Des versus 1 contre 1, des 2 contre 1, des tous contre 1, Tous contre 2 etc...c'est ce qu'égrène le métrage pour tout ce qui touche à la prison, avec en toile de fond quand même la notion de fomenter une évasion. Du coté de Ray, on est dans de l'enquête classique pour retrouver ses ouailles. A noter l'arrivé de Dave Bautista (Drax) pour donner un coup de main et qui reprends je pense le rôle qui était dévolu à l'origine au retour de Schwarzenegger, en l'adaptant au nouvel acteur évidemment.
Mais il faut bien en venir au gros point noir de cette série B: elle est fauchée comme les blés. Je veux dire en comparaison le 1 est un AAA. Certes il y a cette fois des effets spéciaux. Certes il y a cette fois de vrais combats chorégraphiés. Mais on sent nettement que le tournage n'a pas été fait dans le grand luxe. Le décor de la prison est principalement noir ou plongé dans l'obscurité, avec quelques couloirs ici et là pour habiller. Les cellules redeviennent individuelles et murées. Il s'agit en fait du même couloir et de la même cellule sur lesquels on joue avec les couleurs des néons pour faire croire à d'autres couloirs et d'autres cellules (une couleur pour un bloc). Malin mais un peu craignos.
Pour être franc, Évasion 2 est ce qu'on appelle un film de montage. Et pour le coup méga respect à Vincent Tabaillon le monteur, que je découvre être français au passage! (Merci Wiki) Car son boulot à dû être bien compliqué pour parvenir à un résultat cohérent. A partir d'un patchwork de rush improbable, réussir à faire une histoire qui tienne debout à la fois 'logiquement' et temporellement...quelle sacerdoce cela à dû être! Il use de toutes les astuces qu'il à pour coller les différents morceaux entre eux, ajoute des voix off pour résumer ou faire avancer l'intrigue, coupe au mieux avec ce qu'il à pour dynamiser l'ensemble. C'est parfois brouillon certes mais jamais on ne se perds dans la cohérence du tout. Honnêtement j'aimerai beaucoup savoir quel fut son travail sur ce film, car cela à visiblement été difficile quand on 'admire' le résultat. C'est son taf à lui qui fait que cette suite existe, il à rafistoler la catastrophe comme il à pu sur sa petite table de montage. Pour ce qu'elle est certes mais il s'en sort avec les honneurs je trouve.
 
Hadès, le centre pénitentiaire de ce second épisode est basé sur la technologie et donne donc une ambiance générale très science-fiction. Robots volants en guise de gardiens, barrières lasers, écrans holographique, sol électrifié...il y a un net décalage avec les deux autres films, qui proposent des prisons plus 'terre-à-terre'. On se retrouve donc à la croisée des chemins du Bis américain du genre thriller, de science-fiction de série Z et du cinéma d'art martiaux Hongkongais. Drôle de mélange. Encore une fois, c'est un miracle que le tout reste potable. Pas terrible, mais potable.
Évasion 2 est considéré comme le plus mauvais de la trilogie...et à raison. En partie à cause d'un gloubi-boulga d'atmosphères et de genres différents qui se télescopent puis d'un montage haché qui fait ce qu'il peut pour sauver les meubles. Un scénario général était visiblement écrit mais la production à probablement était catastrophique, et j'en veux pour preuve qu'il n'y a même pas eu de scène finale tournée, aucune scène de conclusion. Le métrage se terminant sur un pauvre gros plan de Sylvester Stallone énonçant à un quelconque méchant sur un écran 'Je vous retrouverai! Je vous le promets!' (et en fait non, car dans la suite on ne revoit pas du tout ce type mais bon...). Stupéfiant.
 

ÉVASION 3: The Extractors -  de John Herzfeld (2019)

A Mansfield (Ohio), Daya Zhang prospecte pour localiser le lieu idéal pour la future usine de son père, puissant homme d’affaires de l’industrie chinoise. Alors qu’elle est sur le point de prendre l’avion pour rentrer au pays, elle se fait kidnapper elle et certains de ses collaborateurs. Tous les autres sont tués à l’exception notable de son garde du corps, qui s’opposa en vain. Le chef du commando glisse alors une clé USB dans le veston du survivant, sur laquelle est inscrit le nom de Ray Breslin.
Ce dernier, de retour à Los Angeles tente de régler ses ennuis ‘juridique’. Son ancien associé, Lester Clark, pourri jusqu’à l’os et mêlé dans ces sombres histoire de prison privées illégale, à laissé des traces derrière lui après sa mort. Dont un Disque Dur compromettant qui pourrait bien faire couler l’affaire prospère de Ray.
Au même moment, un inconnu avec parapluie au bras se présente au bureau de Mr Chao, toujours à Los Angeles. Après une rixe mémorable, l’individu mets la main sur un disque dur très convoité. Et tombe sur Breslin. Les deux hommes se mettent d’accord pour regarder ensemble le contenu du disque, chacun espérant y trouver des informations pour la poursuite de leur quête personnelles. C’est lors de leur inspection qu’arrive alors le garde du corps, avec la clé USB. Et que les trois événements se lient d’une manière inattendue.

La fine équipe est réunie devant l'ordinateur d'Hush Grow (Curtis Jackson) pour découvrir le contenu du Disque Dur puis de la clé USB. On est moderne ou on ne l'est pas!

Le chef des kidnappeurs est en fait Lester Clark Jr, qui a juré de se venger auprès de Ray qu’il tient pour responsable de la mort de son paternel (avec raison). Il le défie de venir dans sa prison Lettone – une autre prison privée – pour libérer les otages. Dont Daya, la patronne de Bao le garde du corps rempli de remords qui souhaite regagner son honneur perdu en la secourant. Shen Lo, l’inconnu se révèle être le fiancée de Daya, qu’il a laissé derrière lui car il souhaite faire tomber son père, qui est en fait l’un de ses grands patrons finançant le circuit des pénitenciers illégaux.
Une fois tout cela établi, une équipe d’extraction est mise en place pour aller secourir les otages. Mais Lester Jr à encore de sombres desseins à réaliser…

Sylvester Stallone semble au bout de sa vie. Il aimerait bien retrouver son Rambo avant de devenir vraiment trop vieux pour ses conneries.

Festival de Cannes, 2018. Alors que les passionnés de cinéma parcourent le traditionnel marché du film, voilà t-y pas qu’ils distinguent, affiché en toute discrétion, un poster promotionnel pour un certain ‘Rambo V’. Posée nonchalamment au milieu de dizaines d’autres, le cinquième opus cherche à boucler son budget. Sylvester Stallone retrouvera donc bien son deuxième héros fétiche, pour une dernière mission, chez lui dans son Ranch. Baptisé ‘Last Blood’ – en référence au roman dont est tiré le premier film ‘First Blood’ – on verra l’ancien béret vert affronté un cartel mexicain. Cela promet. De l’aveu même du réalisateur Arian Grunberg, le film sera dans le même style que le ‘Logan’ de James Mangold. Le militaire zélé rencontrera t-il enfin son destin de papier ou le retrouverons nous pour un éventuel sixième épisode. Réponse le 20 septembre prochain…

Le prison du film. Devil's Station fut le titre de travail de la production pendant un long moment, avant que celui ne change pour 'The Extractors' peu avant la sortie. Certains plans extérieurs on été tournée à l'Ohio State Reformatory - ce qui ne vous dira probablement rien. Cet endroit est plus connu sous le nom de 'La prison de Shawshank', du film culte de Franck Darabont, 'Les
Évadés'. Ce pénitencier se trouve à Mansfield, lieu où le métrage s'ouvre.

Devon Sawa joue le fils revanchard de Lester Clark, et possède un penchant assez prononcé pour la violence gratuite.

En attendant de renouer avec le soldat d’élite, Sly retrouve Ray Breslin pour une troisième aventure. Petite particularité de réalisation, le tournage de ce nouvel épisode débute avant même que le second ne sorte (en direct-to-Vidéo partout dans le monde sauf en Chine où il a droit à une sortie cinéma fin juin 2018). Retrouvant un peu plus le devant de la scène, il partage cependant une fois de plus le film avec une autre vedette. En ce qui concerne ses ‘disciples’ ils ont tout simplement disparus et ne seront  même pas évoqué, on ignore donc tout de leur destin…

Le centre pénitentiaire, relique d'un passé révolu, baigne dans une atmosphère orangée permanente. Fini la technologie, ici il n'y a rien d'autre que de la caillasse, des chaines et des barreaux aux portes.

Son sous-sol lui est très bleu. Ray Breslin y affrontera quelques fripouilles qui ne causeront plus de tort à quiconque...

Cet autre acteur de premier plan est LA révélation de cette trilogie (même si il c’est en fait déjà fait un nom dans le milieu du cinéma d’art martiaux depuis un petit moment) : Zhang Jin – Max Zhang à l’international – est tout simplement à couper le souffle. Sa scène d’introduction, quand il arrive avec son allure impeccable et son parapluie, détonne dans tout les sens du terme. Ses différentes scènes de combat laisse à voir un artiste martial complet et maîtrisant sa discipline. Impressionnant de bout en bout, il ne fait nul doute que nous avons là la relève du grand cinéma d’arts martiaux. A découvrir de toute urgence.

La scène dite du parapluie entre directement dans mon Top 3 des scènes les plus classes. Zhang Jin y est absolument impeccable, à un point tel que cela en devient fascinant, et troublant!

                               Nos deux héros se rencontrent. Duel de génération et de culture...

50 Centimes tient toujours son personnage de ‘directeur informatique’ de ‘Breslin Security’, avec ici une ambigüité encore plus exploité que dans les précédents. Le premier vrai clivage entre lui et son boss fait son apparition. Dave Bautista rempile également, dans un rôle quasiment méta. Il traverse le film s’en réellement se soucier du scénario et des limites de celui-ci. Il se pointe quand il en a envie et fait ce qu’il à envie. Son passage avec le Shotgun aux munitions de feu dérouille grave.
Stallone lui accuse clairement son âge. Il semble plus impliqué que dans Hadès mais reste loin de ce qu’il peut faire de mieux. Pour finir, Jaime King donne de nouveau son visage à Abigail, avec toujours cette sensation de décalage, le ‘couple’ n’étant pas très crédible.

Dave Bautista is come back dans le rôle de Trent DeRosa, sorte d'entremetteur de la pègre aux méthodes musclées.

John Herzfeld, vieille connaissance de Stallone pose avec ses acteurs sur le plateau. Dont Daniel Bernhardt, comédien et artiste martial suisse. Juste dessous: autre photo de tournage, cette fois-ci avec Dave Bautista et Zhang Jin (Max Zhang)

Sinon Évasion 3, il vaut quoi? Comme ses prédécesseurs il s’agit d’une série B regardable qui certes ne marquera pas les esprits mais fait passer un moment sympathique de bisserie honnête. La colorimétrie est très exagérée dès qu’on entre dans la fameuse prison. Un ton orange vif pour toutes les scènes qui s’y déroule, on ne risque pas de douter d’où nous sommes. Tandis que ses sous-sols eux baignent dans un bleu électrique qui fait toujours son petit effet. Le métrage est moins cafouillis que le second et peut-être mieux écrit que le premier, et encore…En fait les trois sont tellement différents dans leur forme qu’il est presque impossible de les comparer. On peut critiquer cette franchise sur bien des points mais en tout cas on ne peut pas dire qu’elle propose des épisodes qui se ressemblent ! Trois salles, trois ambiances. Ici on n'est vraiment dans le brutal et la testotérone, ça résoud ses problèmes à grands coups de poing dans la tronche, à coup de couteaux dans le bide et de gunfight à tire-larigot. On est loin de la planification et la subtilité d'approche du premier film...

                                   Shen termine l'aventure avec à son bras sa dulcinée Daya...

                                       ...Tandis que Ray et Trent se retrouvent bien seuls...

                                     ------------------------------------------------------------------


Et c’est là-dessus que l’on va terminer cette revue complète de la saga ‘Évasion’. Petite trilogie de cinéma de seconde zone qui certes ne casse pas trois pattes à un canard mais se laisse vaguement regarder en bruit de fond. Typiquement ce que j’appelle des ‘films de repassage’, qui font parfaitement leur office tandis que nous nous attelons aux corvées de ménage ou de linge. Ce n’est peut-être pas glorieux, ce n’est sans doute pas avec çà que Stallone retrouvera le chemin des Oscars mais si il arrive à me faire utiliser mon satanée fer à repasser en me distrayant, croyez moi, c’est déjà çà de gagner !

Une certaine forme…d’évasion
!

BONUS:

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Cinéma - série (Cinéma)
11 ans. 11 ans que ce film était plus ou moins dans les tuyaux. 11 ans et c'était hier. Déjà hier. J'ai tellement envie de le revoir, de le décortiquer, de lui ouvrir le bide et d'observer de plus près tout ce qu'il recèle. Le pauvre Blu-ray va surchauffer, l'attente va être longue!
Mais pour l'heure place à un article 'à chaud' sur ce que j'ai pensé de ce fameux Avengers 4.
 
 
Les Frères Russo on réussi l'exploit de réaliser le film le plus épique de l'histoire du cinéma. Et franchement, on n'aurait pas attendu cela d'eux. Mais force est de constater qu'ils y sont parvenus. Les scènes sont toutes plus folles les unes que les autres jusqu'à ce climax incroyable de la bataille finale. Les séquences de voyage dans le temps sont rafraichissante et sont l'occasion de voir ou revoir certaines tête dans le MCU, tout en renforçant la cohérence de l'univers. Comme ses scènes du SHIELD qui font directement suite à la fin du 1 et qui (ré)introduisent Rumlow, le secrétaire Pierce et toute la clique dès 2012, alors qu'ils n'étaient même pas écrit à l'époque de la réalisation du film.
 
 
Mais le plus fort dans l'écriture, c'est que le scénario parvient à combiner toutes les storylines de tout les personnages du MCU...et ça c'est OUF! Tout simplement. Pour avoir revu tout le Marvel Cinematic Universe récemment, je peux vous dire que chaque répliques d'Endgame réponds à quelque chose de présent dans un des 20 films précédents. Encore une fois c'est incroyable cette sensation de fluidité dans un récit qui à la base était totalement foutraque.
Mais ce qui m'as le plus marqué, ce sont les surprises. Le Hulk notamment, que je n'avais pas vu venir. Il est absolument parfait. J'aurai parié tout mes deniers sur une séparation des deux entités et eux ont fait tout l'inverse en faisant atteindre l'équilibre à un Banner à son apogée. Grandiose.
 
 
Celui par contre que j'avais vu venir et de très loin c'est le Thor 'Lebowski'. Alors non, j'avais pas vu à ce point là mais le coté déchéance totale oui. Après avoir descendu la pente et avoir été tout au fond du gouffre - mais alors vraiment tout au fond - il trouve enfin le chemin de sa longue reconstruction. Les prochains films le mettant en scène s'annoncent sur une bonne voie...mais pour le coup qui réalisera les prochaines aventures de Thor? James Gunn ou Taika Waititi?
 
 
Les premiers retours sont très critiques sur le traitement de ces deux personnages mais en fait ils sont la suite logique de leur évolutions narratives. Et celle ci sont loin d'être terminées. A ceux qui se plaignent de ne plus avoir 'Le' Hulk...bah tant pis pour vous mais avoir dix ans plus tard la même brutasse verte qui n'aurait pas évolué d'un iota, non merci personnellement. Et ce n'est pas comme si le 'professeur Hulk' n'existait pas dans les comics...
Dernière surprise en ce qui concerne les persos, c'est l'importance de Scott Lang et les conséquences de son retour. Comme les rumeurs l'avaient senties venir, c'est bien le monde quantique qui apporte la solution aux vengeurs. Scott Lang pour qui 5 heures se sont déroulées et non pas 5 ans...
 
Cette ellipse temporelle est très bien gérée et on peut dire que le métrage commence réellement qu'une fois le panneau annonçant le bond dans le temps affiché. Les Vengeurs existent toujours mais sont au plus bas. Ils ont échoués dans leur plus importante mission. Comme le laissait entendre la scène post-générique de Captain Marvel, c'est bien la Veuve Noire qui est désormais à la tête du groupe, Steve étant toujours présent mais bien plus en retrait. En parlant de la Miss Marvel, sa nouvelle coupe de cheveu est je trouve assez stylée, quoi qu'en dise Rocket. Cette première partie reflète parfaitement la mélancolie et le drame qu'a connu l'univers. S'ensuit la superbe séquence du rassemblement de l'équipe et le casse temporel. Beaucoup plus joyeux et coloré, apportant l'espoir et faisant montre du chemin parcouru par les différents persos depuis le premier Avengers dans lequel on est replongé ici. On retrouve aussi Asgard de la grande époque d'avant le Ragnarok, la scène d'ouverture des Gardiens avec un Quill dans son délire et bien sur Vormir pour une séquence miroir assez surprenante avec ce qui avait été fait dans Infinity War.
 
Natacha 'Veuve Noire' Romanoff et Clint 'Hawkeye' Barton auront un choix difficile à faire
 
Le pied total fut bien entendu la scène de la grande bataille. Épique comme jamais, grandiose à chaque plan. La séquence est le fruit de cette décennie où tout fut mis en place petit à petit pour en arriver à ce résultat. J'aime particulièrement la séquence ou Spidey porte le gant d'un bout à l'autre du champ de bataille, croisant ici et là les différents héros. Symbole fort de celui qui dans le futur tissera les liens entre tous. Bien sur le combat contre Thanos par le trio fondateur -Thor, Captain et Iron Man - était magnifique de bout en bout. Le passage du marteau était inattendu et voir Steve Rogers affronter Thanos avec Mjolnir et son bouclier m'a tout simplement laissé Baba.
 
 
Seul petit regret en ce qui concerne cette bataille, le fait que les héros Netflix n'aient pas été invités à la fête. Rien de bien méchant mais voir Daredevil et toute la bande des Defenders aurait été tellement kiffant...D'ailleurs on peut noter l'apparition de James D'Arcy dans le rôle de Jarvis, qu'il tenait déjà dans la série Agent Carter. Là aussi beau clin d’½il.
 
 
J'en arrive au moment d'évoquer une chose que j'ai trouvé très bizarre, et si jamais quelqu'un ayant vu le film en VO peut appuyer ou au contraire démentir cette sensation, n'hésitez pas. Je trouve une certaine 'vulgarité' dans les dialogues, surtout dans la phase 'post-apo'...Natacha qui veut balancer un sandwich 'dans la gueule' de Cap' et surtout Morgane Stark, une enfant, à qui on fait prononcer un gros mot...encore une fois en Version originale ce serait surprenant que ce soit le cas mais en VF elle le dit en tout cas. Que Disney ai laisser passer ça me surprends beaucoup.
 
 
Sinon que dire d'autre...que j'ai adoré au plus haut point le passage du retour dans le temps au New-York de 2012, que la simplicité évocatrice de la scène d'ouverture marque les esprits, que l'épilogue d'une demi-heure m'a serré le c½ur...Il apporte une conclusion à beaucoup de choses et de la plus belle des manières, et on ne pouvait rêver mieux.
  Tony et Steve font de nouveau alliance pour le plus grand de leur combat
 
En soi il pourrait très bien y avoir un Captain America 4 qui raconterai comment il ramène les pierres ainsi que le marteau de Thor à leurs emplacements dans l'espace-temps . Imaginez un peu les retrouvailles sur Vormir entre Steve Rogers et Crâne Rouge...cette rencontre à eu lieu, forcément! Mais sans doute vaut-il mieux laisser cette histoire dans notre imagination!
 
Sam Wilson qui devient le nouvel Captain America, La Valkirye nouvelle reine d'Asgard (à Tornsberg, la fameuse ville norvégienne ou fut planqué le tesseract par Odin), T'Challa, Spidey, Docteur Strange, Wanda...la relève est assurée et nous offre de belles perspectives d'avenir même si je pense prendre beaucoup de recul par rapport à cet univers. Cette première grosse phase (constitué des trois premières donc) correspondant à ce que je connaissais et ce que je lisais quand j'étais gamin, les films à venir me parleront moins. Il s'agit d'une nouvelle génération à la fois de Héros et de Spectateurs...
  Je n'en parle pas car au final il n'y a pas grand chose à en dire mais il s'agit donc du dernier film qui met en scène Robert Downey Jr - et d'autres - dans le MCU. Place à la relève...
 
Mais voici tout de même mes attentes pour le 'futur'. Après Thanos, seul une autre grande menace pourrait réunir tout le monde dans l'univers. Galactus. Ce qui veut dire introduction des 4 Fantastiques dans le MCU...ce qui est plus que possible désormais, la FOX et donc ses droits étant chez Disney. Intégration des X-Men également, mais là ce sera plus compliqué je pense, quoique Endgame laisse clairement place à une possibilité d'univers parallèles qui à terme pourrait faire rejoindre les Mutants et les Vengeurs.
Quoi qu'il en soit, je n'ai aucun souci sur l'avenir de la franchise. Et je lui souhaite le meilleur. En ce qui me concerne ces 22 films constitueront un grand souvenir, un pari osé que Kevin Feige aura su mener à son terme malgré les innombrables embuches sur son chemin. J'avoue une certaine tristesse désormais, car je ne pense pas avoir l'occasion de revoir un tel film un jour au cinéma. Aucun qui n'aura cette ampleur folle. Je crois qu'au fond il porte trop bien son titre: c'est véritablement le End Game...
 
 
Pas de Scènes Post-génériques mais un son évoquant Tony Stark construisant son armure dans le premier Iron Man, quand il bat le fer avec son marteau. A noter les 6 acteurs 'Vengeurs' originaux qui signent lors de l'apparition de leur nom, dans une très belle séquence nostalgique.
 
 
Stan Lee apparaît très brièvement lors du voyage dans les années 70, au volant d'une caisse qui roule à toute berzingue devant le camp ou fut construit le premier QG du SHIELD.
 
 
Ceci est un texte écrit 'à la va-vite', avec mes souvenirs de ma séance dans la salle obscure. J'y reviendrai plus longuement quand j'aurai le Blu-ray et peaufinerai ledit article en conséquence, en fonction des remarques et autres détails que j'y décèlerai au second visionnage.
 
Les spoilers et autres analyses personnelles sont les bienvenus dans les commentaires!
@ Vous!
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Cinéma - série (Cinéma)
Enfin nous y voilà, dernière étape de cette revue complète du Marvel Cinematic Universe qui m'aura demandé plus de travail et surtout bien plus de temps que je ne l'aurai cru. Mais cette fois ça y est, Thanos entre en scène et il n'est pas là pour faire dans la demi-mesure, comme vont s'en rendre compte les Vengeurs les uns après les autres...
AVENGERS
INFINITY WAR
 2018
 
 
Réalisateurs: Anthony et Joe Russo
Les Héros: Tout le Monde! (Ou presque)
Le Grand Nom: Josh Brolin
La Demoiselle en Détresse: La Galaxie
Autres Apparitions Notables: Carrie Coon, Peter Dinklage
 
Après avoir manigancé en sous-main la réapparition des pierres d'infinité à travers la galaxie, le titan Thanos passe enfin à l'action en récoltant une à une les gemmes, n'hésitant pas une seconde face aux sacrifices que cette quête lui demande. Face à lui, les héros se rassemblent pour que le projet fou du despote ne se réalise pas, à savoir éliminer grâce au pouvoir du gant cosmique la moitié des êtres vivants de l'univers...d'un claquement de doigt.
 
 
Il aura fallu 20 films, des bons et des moins bons pour parvenir à mettre en place cette aventure cosmique démesurée. Introduire petit à petit des dizaines de personnages, de lieux, d'histoires...Quand on débarque dans Infinity War, il vaut mieux savoir où l'on mets les pieds. On entre directement dans le vif du sujet, sans perdre du temps a (re)présenter tout le monde et où ils en sont dans leur vies. Là où cela aurait pu être un certain chaos, les frères Russo ont eu l'idée de génie de mettre au centre du film celui qui va logiquement faire avancer le scénario, Thanos. Bien sur on suivra également nos héros habituels mais l'avancement du Titan sera la pierre angulaire de leurs actions.
Les super-héros se divisent en plusieurs petits groupes, chacun étant dans des lieux différents, parfois très éloignés. D'un coté nous avons la Team Captain America, avec la Veuve Noire, le Faucon, Vision, la Sorcière Rouge et quelques autres qui s'uniront avec l'armée du Wakanda pour affronter les forces innombrables du guerrier violet. D'un autre coté un groupe avec Stark, Docteur Strange et Spiderman, qui finiront par être rejoint par une partie des Gardiens de la Galaxie sur Titan. Et enfin Thor, Rocket et Groot sur Nidavellir, à la rencontre du forgeron Eitri pour concevoir une arme capable de terrasser le Titan Fou. Chacun de ses groupes aura ses péripéties et ses mésaventures, dans le seul but de faire échouer la plus grande menace que l'univers est connu.
Il existe aussi un quatrième groupe, si l'on peut dire. Composé de deux personnes, un père et sa fille. Sa préférée parmi ses nombreux enfants adoptés. Deux êtres redoutables qui ont fait trembler plus d'un monde...
Une fille qui cacha à son père la réussite de sa plus importante mission: localiser la pierre de l'Âme. Celle dont on ignore tout. Un père qui appris la trahison via une autre de ses enfants, révélant bien involontairement le secret. Ayant désormais via cette révélation les gemmes de l'infini à portée de main, il se lance dans une quête à travers l'espace. Récupérer les pierres, une par une, puis retrouver son enfant chérie, pour qu'elle lui révèle l'emplacement qu'elle souhaite tant demeuré caché.
 
Proxima Midnight est de loin la plus classe et la plus dangereuse des Enfants de Thanos. Enfin juste après Gamora.
 
Techniquement il envoie ses 'enfants' sur Terre pour choper les pierres qui y sont présentes et les ramener sur Titan tandis que lui se rends sur Knowhere revoir une vieille connaissance. On se rends compte alors de toute la perversité de Thanos, ayant sans doute épargné et enlevé sur chaque planète qu'il faucha un enfant pour en faire un de ses larbins. De tous ceux là, Gamora fut celle qui fut la plus douée mais aussi la plus tenace et la plus rebelle. Ce qui ne fut pas pour déplaire à 'son père'.
La rencontre avec Peter Quill chez le Collectionneur offre une scène des plus parlantes, et qui montre à quel point Thanos est retors. Dans cette rencontre improbable entre le petit ami et le père de la demoiselle, Peter à le 'cran' de sacrifier celle qu'il aime pour une plus grande cause, ce qui le rapproche beaucoup du Titan, qui arrivera à cette même extrémité quelques temps plus tard. Ironiquement, il lancera à sa fille 'celui-ci il me plaît' avant de se téléporter ailleurs.
 
 
La notion du sacrifice d'autrui au nom d'une plus grande cause est très présente tout au long d'Infinity War. Ceux qui prétendent en être capable mais en fait absolument pas. Ceux qui s'en disent incapable mais y parviennent. Ceux que ca ne dérange pas le moins du monde. Ceux qui reste intransigeant sur la question, estimant que toute vie mérite d'être sauvée quel qu'en soit le prix. Tous seront confrontés à un moment donné à un tel choix, et agiront en fonction de leurs convictions ou de leur détermination.
 
Wanda et Vision on une liaison
 
Comme d'habitude dans les films des frères Russo les dialogues sont efficaces et bien écrit. Les réparties sont justes, les réactions appropriées à la situation. Chacun connaît sa place, son passé et son but, chacun à son caractère et ses relations. Les personnages ont su évoluer au gré de leur aventures et c'est avec plaisir qu'on les retrouvent tels qu'on les connaît pour les emmener plus loin. Comme dans tous groupe, chaque membre doit trouver sa place et son rôle pour faire avancer l'équipe. La mise en scène offre quelques moments assez dingo, comme le désormais passage culte de la Lune de Titan. Là où c'est fort c'est que le métrage reste lisible et compréhensible malgré la multiplicité des points de vue et des lieux. Ça n'as l'air de rien quand on le voit mais cela demande un travail titanesque (c'est le cas de le dire) à la fois en amont - écriture, story-board - et en aval -le montage! - . Rien que pour ces aspects là, le film est une réussite.
 
 
Comme il y a beaucoup de choses à dire sur cet Infinity War et que ces choses partent un peu dans tous les sens sans qu'il n'y ait de point de raccord entre elles, je vais passer désormais en mode 'liste' pour les évoquer, tout en restant le plus possible dans l'ordre chronologique du film. Ce sera plus pratique pour moi et moins fouillis pour vous:
-l'ouverture se fait sur Loki au milieu des enfants de Thanos, au-dessus de centaines de cadavres d'asgardiens. Il a apparemment bataillé mais il lui est visiblement accordé un traitement spécial, en tant qu'ancien allié du titan. Il remet le Tesseract à Thanos, comme sa mission l'exigée. Thor, vaincu, le maudit.
 
 
-Le Même Loki, décidément d'une duplicité à toute épreuve, sors la même réplique que lui lança Stark il y a bien des années "Nous avons un Hulk". La créature de jade débarque alors, pour un duel avec le Titan Fou. Mais il connaît la défaite et humilié, ne ressortira plus de tout le reste du film.
-Thor continue sa déchéance. La moitié de ce qui restait de son peuple est sacrifié. Heimdall est tué. Et même Loki finit par mourir (pour de bon?). La Valkyrie, l'homme-caillasse et l'insecte font partie de la moitié que Thanos à laissé filer. On ne les verra pas.
- Heimdall, dans son dernier souffle parvient à envoyer Hulk sur Terre avec le Bifrost. Ce qui veut dire que lui-même possède suffisamment de magie pour créer un portail cosmique. Pour ce faire il en appelle cependant à la magie noire.
-Il envoie Banner chez le Docteur Strange, dernier lieu ou Thor à eu un contact amical sur Terre. Il ne connait pas le sorcier mais il sait que son ami y a été lors de son dernier passage.
-Tony Stark et Pepper Potts sont sur le point de se marier. Tony rêve même de devenir père. Sans doute sa relation avec Peter Parker y est pour quelque chose. Pepper refuse tant qu'il continuera à jouer au super-héros.
- La nouvelle armure nanotechnologique de Tony semble être basée sur la formule de l'Extremis, appliquée non pas au vivant mais à la matière. L'Extremis était au c½ur d'Iron Man 3, créé par Maya Hansen.
-Quand il entends parler de Thanos, Tony y voit la réalisation de sa vision cauchemardesque, où tout les Vengeurs originaux trouvent la mort...
-Toujours Tony. Chez Strange il prends appuie sur le Chaudron du Cosmos, ce qui déplait fortement au sorcier. Il s'agit d'une très ancienne relique au pouvoir immense. Un chaudron cosmique quoi.
-Bruce Banner n'est pas au fait des événements sur Terre depuis l’Ère d'Ultron. Il apprends donc que les Avengers sont séparés ("Quoi?! Comme les Beatles?"). Il ne parvient plus à faire sortir Hulk suite à sa défaite "Je ne sais pas si je ne peux pas où si il ne veut pas". La relation entre les deux est désormais acté. Il y a un Bruce ET un Hulk. Deux entités distinctes.
-Spidey sent la menace avec son sens d'araignée, qui dans le MCU lui fait dresser les poils. Il récupère assez vite l'armure d'Iron Spider, qui est aussi basée sur la nanotechnologie. On croit voir un Mini Iron-Man.
-Quand les Gardiens de la Galaxie débarquent au lieu d'où fut envoyé le signal de détresse, Gamora reconnaît de suite le travail de son Père...Thor lui apprendra que le Collectionneur est en possession d'une des pierres, ce qui explique pourquoi il était prêt à leur acheter l'orbe, pour en obtenir une deuxième.
-Thor peut survivre dans l'espace, ce qui les surprends tous. En tant que Dieu ce n'est pas un problème pour lui. Ego lui aussi était capable de cet exploit.
-Une bataille d'égo justement à lieu à bord du Milan entre Thor et Starlord, ce qui exaspère Gamora mais amuse Drax et Rocket. Ces derniers font remarquer à Peter sa prise de poids, l'acteur Chris Pratt étant d'un naturel plutôt enveloppé quand il se laisse aller. Cela dénote d'un certain sens de l'autodérision de l'acteur.
 
 
-Comme dans le comics, Wanda Maximoff et Vision ont une relation. On n'en sait pas vraiment plus 'techniquement' parlant. Toutefois Vision adopte des traits humains quand ils sont ensemble. C'est l'acteur Paul Bettany qui joue toujours cette version en chair et en os, bien content je pense de ne pas être sous une tonne de maquillage. Ils semblent avoir leurs habitudes à Édimbourg, en Écosse.
-Le Secrétaire d’État Ross fait une apparition surprise sous forme d'hologramme et semble toujours aussi revêche. Rhodes semble exaspéré des accords de Sokovie, qu'il à pourtant signé. Dommage qu'il n'y est pas de scène de retrouvailles entre Banner et Ross..
-On apprends que Clint Barton (Alias Hawkeye) et Scott Lang (Alias Ant-Man) ont négocié un deal pour retrouver leur liberté. Ils doivent demeurer en résidence surveillée. On voit cela dans le film Ant-Man et la Guêpe pour Scott. Pour Clint on verra ça dans la suite...
-Ironiquement, Ebony Maw torture le Docteur Stephen Strange avec des aiguilles de micro-chirurgie.
-Thor révèle son âge vénérable de 1500 ans. Un jeunot pour les Asgardiens
-Strange explore les 14 millions 605 futurs possibles. Les Avengers 'gagnent' dans un seul. Dans cette unique voie, Thanos récupère les 6 gemmes et remporte cette bataille..."Il n'y avait pas d'autre moyen" dira t-il à Tony avant de disparaître, ce qui ne soulage en rien le milliardaire.
 
 
-Crâne Rouge est de retour. Il fut donc bien téléporté à la fin de First Avenger. Il est cette fois incarné par Ross Marquand et non plus Hugo Weaving. Il prononce une phrase intéressante quand Thanos est surpris qu'ils les connaissent "Je suis condamné à connaître tout ceux qui viennent ici". Ce qui me fait dire que peut-être Heimdall fut un ancien Gardien de la Pierre de L’Âme, qui rencontra Odin ou Bor il y a fort longtemps, puis les suivit sur Asgard. Pure théorie personnelle mais qui tient debout.
-La pierre de l’Âme est de loin la plus difficile à obtenir. Son tribut est pour le moins élevé. "Une Âme contre une Âme". Thanos était-il vaguement au courant pour avoir amené son enfant préférée avec lui?
-StormBreaker à donc son manche en bois de 'Groot'. Assez marrant.
-Lors de la grande bataille, Bruce Banner utilise l'armure Hulkbuster. Ce qui est assez ironique quand on sait quelle est sa fonction primaire.
-Par sa seule présence, Thor fait basculer la bataille. Ses pouvoirs sont tellement puissants que chacun de ses coups anéantissent des dizaines d'ennemis. Ennemis d'origines inconnues d'ailleurs, mais qui me font énormément penser aux démons des éditions 'Top Cow' (Witchblade, The Darkness et compagnie...)
 
 
-Lorsque la Sorcière Rouge débarque à son tour sur le champs de bataille, elle fait montre de toute l'étendue de ses capacités. Comme dans les comics elle est l'une des terriennes les plus puissantes.
-Le surnom de 'Titan Fou' attribué à Thanos lui vient de son propre peuple, quand il proposa comme solution pour sauver leur monde de procéder à un génocide aléatoire de la moitié de la population. Il fut banni et témoin de la mort de sa planète. On ignore les détails mais cela n'a pas du être très beau à voir...
-Spiderman parvient presque à retirer le gant de la main du Titan. Ce qui aurait changer beaucoup de choses. Spiderman, les Gardiens, Iron-Man et Docteur Strange contre Thanos sur grand écran. Ça reste dingue quand même! Je ne pensais pouvoir voir cela que dans mes vieux Strange...
 
 
-C'est à cause de la colère de Quill qu'ils échouent. Ses sentiments personnels étant plus fort que l’intérêt général. Encore une fois ce genre de conflit intérieur constituent le c½ur du film.
-Vision tue Corvus Glaive de la même manière que le fils de Thanos l'attaqua à leur première rencontre en Écosse.
-Tony Stark est légèrement contrarié par l'attaque démesuré de Thanos. "Si tu m'envoie une autre Lune, je vais sérieusement m'énerver!". Iron Man combat le titan jusqu'au bout, ne lâchant rien. Il connaît les enjeux. Le duel est sans doute le plus puissant de tout le MCU, chacun frappant son adversaire de toute ses forces. Mais malgré sa détermination sans failles Tony ne fait pas le poids.
-Très belle cachette pour la Pierre du Temps choisie par Docteur Strange, totalement en adéquation avec le personnage.
-Le passage ou Thanos reconstitue Vision est similaire à celui de 'la pomme' dans Docteur Strange. Je savais bien que ce 'sort' s'avèrerait utile!
-Le puissant Thor commet un péché d'orgueil quand il enfonce sa hache dans le corps du Titan, au lieu de l'achever. Il aurait pu tout aussi bien le décapiter également. Mais il tenait à le faire souffrir en le regardant dans les yeux. Cet excès de vanité sera fatal pour la moitié de l'univers.
-Le gant de l'infini est détruit et semble même carrément fondu sur la main de Thanos après qu'il l'ait utilisé pour ses sombres desseins. Il le porte toujours lors de la scène finale.
- Steve Rogers revient au combat, demandant à Thor "Où est-il allé?" Il ne prends pas conscience que le combat est déjà perdu. Je trouve cette scène très belle, le héros ultime n'admettant même pas qu'il puisse perdre. La chute n'en est que plus rude.
 
 
-Ceux qui restent sont les 'Vengeurs Originaux', j'entends par là ceux qui étaient là dans le premier film...j'entends par là ceux que Tony voit mort dans sa vision funeste...J'entends par là que je suis curieux de voir la fin d'Endgame.
 
 
Pour le moment, on reste avec Thanos qui admet lui-même avoir tout perdu dans sa quête. Il ne lui reste rien quand se termine Infinity War. Rien qu'une armure qui sert désormais d'épouvantail et l'arme la plus puissante du cosmos figée à son bras. Mais il est parvenu à ses fins et n'aspire désormais qu'à la quiétude et la tranquillité, avec la satisfaction du travail bien fait. Le repos du guerrier, heureux d'être en paix dans son humble demeure au milieu de ses champs...
 

Ce texte est publié la veille de la sortie en France d'Avengers Endgame et j'ai hâte de voir comment la fin de la première grosse partie du MCU va se terminer. L'avenir est déjà en place avec le Spiderman Far From Home qui sort cet été mais je pense que je suivrai d'un peu plus loin la suite de cette saga...J'ai vu ce que je voulais voir, ce qui viendra ensuite ne me parlera pas comme l'on su faire ses 20 films. Comme pour tout à un moment donné il faut savoir laissé filer les choses et je suis déjà heureux d'avoir pu être témoin du début de cet univers étendu.
Vivement Demain!...
 
Quel qu'en soit le prix !
 
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C'est ainsi que ce termine ce long retour sur le MCU, depuis le Hulk d'Ang Lee à l'Infinity War des frères Russo. 21 articles écrit en quelques semaines sur un coup de tête. J'avais bien l'intention de revoir tout les films avant Endgame mais le fait de tous les chroniquer sur mon blog ça j'y ai pensé au dernier moment. Ce fus une tâche bien plus longue et exigeante que prévu. J'avais plus de choses à dire que je ne le croyais au départ et revenir sur chacun de ses long-métrages un-par-un fut l'occasion de faire un bilan général de cette expérience cinématographique unique.
Au passage certes liées des licences entre elles n'a jamais été fait avant (et encore cela doit se trouver je pense), mais contrairement à ce que certains prétendent le fait d'avoir un coté 'épisodique' au cinéma, cela n'a rien de nouveau. Les 'Serials' existaient bien avant que Marvel ne se décide à le faire. Il fut même un temps où pour voir 'sa série préférée' il fallait se déplacer chaque semaine dans la salle obscure de son quartier ou de sa ville pour voir la suite des aventures de ses héros favoris. Il ne faut pas sans cesse croire qu'on invente le monde depuis 10 ou 15 ans, on ne fait que le réinventer.
 
 
Ensuite oui, je sais parfaitement que les films Marvel ne sont pas des 'grands films'. Mais ils ne cherchent pas à l'être. Il ne s'agit 'que' de divertissement'. De la même manière que des gamins de 10 ans se payaient des comics avec leur argent de poche dans les années 60 pour s'évader dans un monde fait d'aventures, aujourd'hui on se paye des places de cinoche. Et non, les films de super-héros ne vont pas tuer le cinéma. Il n'y a jamais eu autant de films produit que ces dernières années! Et ce dans tous les genres...
Pour finir j'aimerai remercier toutes celles et tout ceux qui auront parcouru (ou voir même entièrement lu) toutes mes chroniques. Parfois brouillonnes, parfois maladroites mais toujours honnête et sincère. Mon seul regret vient du sous-titre sur l'image de présentation d'Ant-Man 2, le film n'étant pas totalement un navet (mais pas loin quand même). Pour le reste j'assume tout.
Merci particulièrement à Donald87, Nathan Gouzien et Koforever pour leur commentaires sous chaque article ou presque. Cela fait toujours plaisir.
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La Scène Post-Générique: Fury et Hill sont dans une voiture, suivant de loin les derniers événements. Un accident de la route les force à s’arrêter. Maria constate que personne ne se trouve au volant du véhicule accidenté...Fury flaire un gros problème, confirmé par un accident d'hélicoptère. Puis il voit avec horreur Hill disparaitre sous ses yeux! Il à juste le temps de se saisir d'un étrange biper et d'envoyer un signal avant de lui même finir en cendres...
 
 
Le Caméo de Stan Lee: en chauffeur de bus pour la classe de Peter, en sortie scolaire on ne sait où. il se dit étonné de voir les enfants abasourdi devant l'engin géant qui flotte "Vous n'avez jamais vu de vaisseau spatial?!"
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Dernière étape avant la fin de la phase 3, Captain Marvel introduit dans le MCU un personnage surpuissant. Sans doute trop.
CAPTAIN MARVEL
2019
 
 
Réalisateurs: Anna Boden et Ryan Fleck (je croyais que le syndicat des réalisateurs US n'autorisait pas qu'un film puisse avoir deux réal', à l'exception des fratries...étrange ou le réglement s'est assoupli)
L'Héroïne: Brie Larson
Les Grands Noms: Jude Law, Anette Bening
Le Damoiseau en Détresse: Samuel L. Jackson
Autres Apparitions Notables: Ben Mendelsohn, Lashana Lynch, Akira Akbar (?!) la fille de Maria
 
Vers est une recrue des Starforce de l'armée Kree, basée sur Hala, planète centrale de L'Empire. Amnésique elle ne se souvient pas de son passé. Au cours d'une mission d'infiltration elle est capturée et son cerveau fouillé par des Skrulls, ennemis métamorphes séculaire des Krees. Elle parvient à s'échapper mais sa capsule s'échoue sur C-53. Alias la Terre. En 1995...
A la recherche de réponses, elle aura pour allié un officier du SHIELD, un certain Nicholas Fury...
Captain Marvel fut annoncé en grande pompe il y a quelques années, comme étant le 'premier film de la nouvelle ère Marvel'. Une femme comme super-héroïne, son nom même étant celui de la firme, une puissance jusque-là jamais vu dans le MCU...Il avait tout pour plaire et tout autant pour être extraordinaire. Quand on voit le résultat final, on se dit qu'ils sont passés à coté de quelque chose. Non pas que ce soit un ratage mais on est très loin de l'extraordinaire...
La faute à un traitement de l'héroïne sans relief, sans profondeur. Ayant eu peur de mal faire, les scénaristes n'ont pris aucun risque avec elle. Et on donc créé une 'Mary-Sue' comme ont dit au cinéma. Une femme qui n'a aucun défaut, qui sait absolument tout faire, et pire que tout ne connaît jamais le moindre échec.
 
 
A aucun moment du film elle n'est mise en difficulté. Jamais. Son seul défaut c'est sa perte de mémoire, qu'elle s'attelle à combler. Pour le reste elle est déjà parfaitement accomplie.
Quand elle se retrouve encerclée par une dizaine de Skrulls belliqueux, les mains liées, même là, elle les domine sans grand peine et les mets tous KO.
Quand elle doit empêcher une armada de missiles nucléaire de détruire la Terre, il ne s'agit que d'un 'petit' effort en plus et Hop Badaboum. La scène ne dure qu'une trentaine de secondes, limite anecdotique...
Quand elle doit combattre une flotte spatiale ennemie, aucun problème. Elle ne doit même pas se prendre un seul coup adverse de toute la séquence. Elle semble même s'amuser, se permettant de rire et d'exulter de joie entre deux explosions de vaisseau.
Quand elle doit combattre son ancien mentor, qui lui propose un combat mano à mano, elle lui envoie un rayon d'énergie qui l'envoie valdinguer une centaine de mètres plus loin (ce qu'elle faisait déjà en tout début de film...). Elle surpasse en puissance son maître depuis toujours...quel intérêt?
Comment voulez vous que les spectateurs connaissent la moindre empathie avec un tel personnage? Vers - puis Carol Danvers quand elle retrouvera sa véritable identité - semble se balader dans son propre film. Allant ici et là au gré de son investigation, comme bon lui semble. Elle va où elle veut, quand elle veut et y fait ce qu'elle veut. Quand quelqu'un se met sur son chemin, elle le dézingue et continue sa promenade, comme si de rien n'était. C'est vraiment étonnant à voir, d'autant plus que Brie Larson le joue véritablement comme çà, comme une pérégrination champêtre du dimanche dans un petit coin de campagne ensoleillé.
 
 
C'est pour cela qu'en contraste, le parcours du Skrull Talos nous touche plus. Car c'est à lui qu'arrive cette véritable aventure. C'est à lui qu'il arrive des contraintes, des contre-temps, des épreuves...il connaît des échecs et des succès. Il à un but, une quête. Du biscuit scénaristique à se mettre sous la dent quoi! Incarné par un Ben Mendelsohn comme à son habitude au sommet (voyez la saison 1 de Bloodline, où il crève l'écran) qui passe la moitié du temps sous le maquillage assez réussi du Skrull, son cheminement est de loin le plus surprenant du métrage.
 
Ben Mendelsohn sous les traits de Keller chef de la section Los Angeles du SHIELD est un personnage multi-facette et qui cause quelques rebondissements au cours de l'intrigue. Enfin quasiment lui quoi.
 
En partenaire de choc à la femme de l'espace, on trouve donc un jeune Nick Fury, incarné par un Samuel L. Jackson rajeuni à coup de bistouri numérique. Le procédé est tellement maitrisé désormais qu'ils peuvent l'appliquer sur un personnage secondaire présent quasiment à chaque plan. Balèze. On en apprends un peu plus sur son parcours, de lycéen à soldat, puis espion pour finir par être embauché au SHIELD aux alentours de 1989 (Par Alexander Pierce suite à l'opération à Bogota?). Au moment de sa rencontre avec Vers il est affecté à l'antenne de Los Angeles, bien loin du Triskelion. Le mystère est levé sur son accident à l’½il, provoqué par son combat épique contre un puissant guerrier Skrull, qu'il remporte à bout de bras, mais éreinté. Il à sous ses ordres un tout nouvel agent, un bleu, du nom de Phil Coulson, qui dès le départ lui accordera toute sa confiance. Il ne fera que quelques courtes apparitions malheureusement, même le chat à plus de temps de présence à l'écran que lui...
Terminons ce tour complet des seconds rôles avec Jude Law, qui joue donc le fameux 'maître' de Vers, Yon-Rogg. Devant apprendre à l'amnésique à maîtriser ses pouvoirs et surtout à s'en servir à bon escient, il est surtout là pour canaliser ses forces et contrôler ses faits et gestes. Voir à la manipuler si besoin est. On retrouve dans l'entourage de ce perso deux têtes connues. Korath et Ronan apparaissaient effectivement déjà dans le premier 'Gardiens de la Galaxie', mais leur rôles ici ne sont pas non plus très présent. On distingue déjà dans les quelques dialogues de Ronan son extrémisme qui le conduira à devenir un Kree belliqueux. Son ordre 'religieux' se chargeant déjà à l'époque de raser des planètes si celles-ci semblent abriter des fugitifs Skrulls..on a connu plus subtil comme méthode.
 
 
Ronan ne fait pas dans la dentelle et à pour mission de réduire à néant la menace Skrull, quitte à sacrifier des planètes entières au passage...
 
Toujours un emprunt aux films 'Les Gardiens' le système de portail cosmique en forme de pentagone, afin d'avoir un univers cohérent en terme de voyage spatial. La scène de la révélation de la vraie nature du chat elle n'est pas s'en rappeler le passage quasi-similaire (pour ne pas dire complètement le même) de Groot massacrant lui aussi des Kree, toujours dans le premier 'Gardiens'. Restons sur les liens entre les films pour évoquer les premiers Quinjets, qui auront donc la modification pour voyager dans l'espace grâce à un technicien Skrull, le fameux biper vu à la toute fin d'Infinity War et dont on nous explique l'origine, l'apparition d'un noyau d'énergie absolu bien connu étudié sous toutes les coutures sous le projet PEGASUS, qui est la collaboration entre le SHIELD et la NASA que l'on aperçoit au début du premier 'Avengers', et qui à la base est censé mettre au point un moteur supraluminique. Projet chapeauté par la scientifique Wendy Lawson, qui semble avoir bien des secrets...
 
 
Vaguement - mais alors vraiment très vaguement - inspiré de l'arc 'Secret Invason', l'arrivée des Skrulls dans le Marvel Cinematic Universe aurait pu pas mal changée la donne et réserver bien des surprises pour la suite. Mais encore une fois je pense que les fans voient trop grand et d'une 'invasion' on passe à une vague 'présence durant quelques jours'. Un poil décevant mais bon.
En terme de mise en scène, on retrouve par contre une certaine ambiance 90'S, notamment lors des scènes en voiture avec Fury au volant poursuivant la rame de métro. Marrant aussi la focalisation sur l'informatique de l'époque avec ses connexions qui foirent et les temps de chargement interminables...A la fois pas si vieux et antédiluvien...J'étais où moi en 1995?
 
 
Concluons en faisant un parallèle avec l'autre 'Captain', auquel Carol Danvers est amenée à succéder dans le MCU. Tout deux ont eu leur adaptation avant un grand rassemblement héroïque (Avengers pour America et Endgame pour Marvel), ces deux films se passaient entièrement dans le passé (seconde guerre mondiale pour Cap', 1995 pour Carol) à l'exception d'une scène à la toute fin, raccrochant les wagons avec le 'présent'. Une évidence toute bête mais ils sont tout deux au même grade militaire, capitaine donc. Ils sont également tout les deux liés au SHIELD, et dans le plus anodin on remarque une aile volante dans le hangar ou Danvers et Fury piquent le Quinjet, ce qui m'a rappelé le hangar d'Hydra dans First Avenger. Je ne pense pas que toutes ces évocations soient dû au hasard; le film Captain Marvel est clairement un écho au film Captain America. Et comme pour Captain America qui fut donc le 'premier vengeur' recruté par Fury, Captain Marvel inspire elle aussi la formation du groupe à sa manière, allusion qui donne le sourire à la fois au colonel désormais borgne mais aussi aux fans de la première heure du MCU. Le projet Protecteur s'efface pour laisser place à quelque chose de plus grand, de plus classe, de plus revanchard...
 
Les Scènes Post-Génériques: Au QG des Avengers, le biper cesse soudainement de transmettre son signal. Tous se demandent ce qu'il se passe, et surtout Natacha qui semble avoir pris les commandes face à un Steve plus effacé et probablement très affecté par la tragédie qui traverse l'univers. Elle insiste pour savoir qui est à l'autre bout de ce truc quand elle se retourne pour tomber nez-à-nez avec Carol Danvers, qui avec son tact habituel demande "Où est Fury?"
Dernière séquence qui nous ramène en 95. Goose le chat vomi le Tesseract sur le bureau de Nick, indifférent face à l'importance de l'objet.
 
 
 
 
Le Caméo de Stan Lee: dans un bus, à répéter sa scène pour le film 'Les Glandeurs' de Kevin Smith, réalisé donc en 1995. Contrairement à ce que beaucoup disent, il ne s'agit pas de la première fois qu'il joue son propre rôle dans un film de super-héros, c'était déjà le cas dans 'les 4 fantastiques contre le Surfer d'Argent' où il se revoyait recalé au mariage de Reed et Sue malgré son insistance 'Mais je suis Stan Lee!'
 
Le logo introductif Marvel en hommage à Stan Lee, décédé en cours de post-production. Il devrait cependant apparaitre dans Endgame et Far From Home le prochain Spiderman, ses caméos ayant été tourné il y a un moment déjà. Pardonnez la qualité toute relative de la vidéo, screener d'un écran 3D...
 
Et là son caméo dans le film sur les 4 fantastiques. Il faudra que j'en parle un jour des 4 films sur les FF. Oui oui, 4 films pour les 4 fantastiques.
 
 
Le Point sur les Pierres: Avant d'entrer dans le grand bain on va revoir la position des gemmes de l'infini dans le MCU. On en sait désormais un peu plus sur le parcours du Tesseract, caché par Odin en Norvège jusqu'à ce que Crâne Rouge le récupère. Puis Howard Stark met la main dessus quand il recherche le Captain et confie l'artefact au SHIELD qui avec la NASA mettent en place le projet PEGASUS pour exploiter son énergie. Stark aura aussi étudié le cube cosmique, ses recherches aboutiront au réacteur Ark. Puis Wendy Lawson s'en servira pour alimenter son labo en orbite ou elle dissimulera des réfugiés Skrulls. En 95, Goose avale le carré bleu, avant de le recracher quelque temps plus tard sur le bureau de Fury, qui le ramènera à son point initial au projet Pegasus. Quelques années pus tard Loki viendra piquer la relique qui au final se verra enfermée dans le coffre au trésor d'Odin, ou il devait déjà être au tout début de ce paragraphe, à l'époque où Odin et sans doute son père Bor cherchaient à mettre la main sur les 6 gemmes. Lors du Ragnarok, le Dieu de la Malice passe devant le Tesseract et nul doute qu'il l'embarque avec lui.
Au même moment sur Xandar, Thanos livre bataille aux Novas pour prendre possession de la Pierre du Pouvoir, détenue dans leur quartier général sous clef. On ne saura rien de cet affrontement, autre que le Titan en sortira vainqueur, laissant la planète en piteux état et tuant la moitié de la population comme à son habitude.
Les autres gemmes de l'infini sont là où on les a laissées. Chez le Collectionneur sur Knowhere pour la pierre de Réalité. Sur Terre pour les deux autres, l'une portée en tant que collier par Stephen Strange (pierre du Temps) et l'autre en tant qu'ornement frontal pour Vision (pierre de l'Esprit).
La pierre de l'Âme elle est toujours portée disparue. Nul ne sait où elle se trouve.
 
Nul, vraiment?
 
 
Bonus:
 
 
 
L'apparence classique de L'Intelligence Suprême. Son traitement est différent ici mais je serai curieux de savoir si quelqu'un la percoit comme ça chez les Kree!
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Cinéma - série (Cinéma)
Et c'est alors que revoilà Scott Lang et toute sa clique dans la suite de ses péripéties burlesques à San Francisco. Et oui je sais parfaitement que j'ai zappé un film, mais cela n'est pas grave, ce nouvel Ant-Man se déroulant en même temps et le prochain se passant en 1995, cela permettra de terminer cette revue complète du MCU par Infinity War pour mieux enchainer sur Endgame...
En attendant, qu'il y a t-il à dire sur les nouvelles aventures de l'Homme -Fourmi?
 
ANT-MAN et la GUÊPE
2018
 
 
Réalisateur: Peyton Reed
Le Héros: Paul Rudd
Les Grands Noms: Michael Douglas, Michelle Pfeiffer, Laurence Fishburne
La Demoiselle en Détresse: Evangeline Lilly ou plutôt Hannah John-Kamen
Autres Apparitions Notables: Michael Peña, Walton Goggins, Abby Ryder Fortson
 
Scott Lang est assigné à résidence depuis les événements de Civil War, soit deux ans déjà. Il s'est rapproché de sa famille, notamment sa fille mais à perdu tout contact avec les Pym, en cavale par sa faute. Jusqu’à ce qu'un soir il fasse un drôle de rêve, dans lequel il se devine être Janet Van Dyne, la femme depuis longtemps disparue de Hank...informant son ancien mentor de cette étrange rêverie, il se retrouve très vite embarqué dans une nouvelle histoire à laquelle il ne comprends pas grand chose et qui implique une femme avec un déphasage quantique, surnommée 'The Ghost', capable de traverser la matière...
 
 
Rien que le titre. Ant-Man et la Guêpe. Pourquoi pas l'Homme-Fourmi and the Wasp? Dès le titre on sent qu'il va y avoir un problème au niveau de la cohérence. Et l'intuition se révèle le moins que l'on puisse dire très bonne. Mais nous y reviendrons plus tard. Pour le moment attardons nous sur les forces en présence. Nous retrouvons donc bien sur tout le casting du premier opus auquel s'ajoutent quelques nouvelles têtes, à commencer par la très charmante Hannah John-Kamen dans le rôle du Fantôme, adaptation très libre du cambrioleur des comics. Victime lors de son enfance en Argentine d'une explosion 'Scientifico-bizarro-jenesaisquoi', elle est depuis en déphasage avec le monde qui l'entoure, toujours en décalage à la fois temporellement et physiquement. Ce qui donne lieu à un effet des plus singulier, avec cette sensation de flou constant qui l'accompagne. Ava de son prénom fut récupérée par le SHIELD/HYDRA qui fit d'elle un agent de l'ombre, effectuant les basses besognes durant des années, jusqu'à la chute de l'organisation.
 
Sous le masque Ava Starr, aux yeux ensorceleurs
 
Vient ensuite rien de moins que Michelle Pfeiffer, dans le rôle de Janet Van Dyne, la maman d'Hope. Après Michael Keaton, voici un nouveau transfuge de l'univers Batman Burtonien. Son retour à notre civilisation s'accompagne de capacités psychiques inattendues. Le mystère est total sur ses trois décennies passées dans le monde quantique et ce qu'elle à pu y vivre. Mais visiblement elle n'a pas chômée. Elle semble bien en connaître le fonctionnement et sa 'cartographie'. Une phrase a particulièrement retenu mon attention quand elle tente d'expliquer ses nouvelles aptitudes, que son séjour dans cet univers à su - et dû - lui apporter. Elle justifie son nouvel état comme une part d'évolution... Ne serait-ce pas là le début, très ténue certes mais tout de même, de l'intégration mutante au MCU? Intéressant de savoir que dans la version 'Ultimates' des Vengeurs, Janet EST une mutante.
 
Janet Van Dyne à bien évoluée depuis 30 ans...
 
Dernier nouveau venu qu'il faut évoquer, Laurence Fishburne dans le rôle de Bill Foster. Alias Goliath. Ancien collègue de Pym lorsque ce dernier bossait pour le SHIELD, le scientifique s'est reconverti dans l'enseignement depuis. Pour la plupart des spectateurs, il ne s'agit que d'un personnage de plus dans un Marvel mais il faut savoir que Goliath est 'celui qui meurt' lors de l'arc narratif Civil War dans les BD, marquant durablement le conflit. Ici il joue un équivalent d'Hank en plus sympathique mais aussi plus ambigu.
 
Bill Foster testa lui-même les effets du gigantisme, lors du projet Goliath
 
Pour ce qui est de Hope Van Dyne, enfin elle endosse le costume de la Guêpe, après que son père lui est dit toute la vérité dans une scène d'ouverture qui suit en fait directement la séquence finale cachée du métrage précédent. Sans surprise elle se révèle bien plus douée que Scott pour user de ses capacités. Dotée comme sa mère d'une paire d'ailes et de blaster, la tenue est de fait plus évoluée que celle d'Ant-Man. Elle tente de réunir avec son père les différents composants qui leur permettront d'ouvrir un portail vers le monde sub-atomique et ainsi - du moins l'espèrent t-ils - pouvoir récupérer Janet.
 
 
Là ou le premier Ant-Man faisait dans l'humour involontaire car se prenant trop au sérieux, ce second épisode prends pleinement conscience de son statut pour cette fois-ci tenter d'être drôle volontairement. Cela donne quelques scènes assez sympathiques, comme le passage à l'école ou Lang connaît quelques problèmes de taille (Ha haa) dû à un régulateur défaillant ou quand Janet prend le contrôle mental de Scott. Toujours dans l’humoristique, le système de localisation via les fourmis formant une flèche géante à suivre...là on donne carrément dans le cartoon!
Parlant fourmi, la géante qui apparaissait à la fin du 1 a dû plaire, car désormais elles sont partout. Elles servent d'ouvrières à Pym pour la construction de son laboratoire. Ou à servir de 'doublure' pour Scott, l'une d'entre elle portant le bracelet électronique chez lui pour faire croire qu'il n'en bouge pas. A noter que l'héritage des vieux films de monstres géants un peu ringard est ici parfaitement assumé avec la diffusion d'un vieil extrait N&B d'une invasion de fourmis géantes sur bobine lors de la scène finale, au passage pas terrible.
Ils vont même jusqu'à parodier la célèbre scène du premier, quand Antoinette se faisait tuer par balle (j'en ris encore). A l'époque la scène avait été tournée au premier degré absolu, et les réactions furent, à juste titre, hilare. Pour réajuster le tir et tenter de se dédouaner en faisant croire qu'ils avaient pleinement conscience du ridicule de cette mort tragique, ils tournent dans le 2 une scène entièrement dédié à la mort de plusieurs fourmis, dont une baptisée Antonio Banderas. Et le héros d'hurler son nom, quand celle-ci se fait becqueter par une mouette, dans une tentative désespéré d'être drôle...Incroyable.
Quand à Louis, je le trouve toujours aussi lourd. Un vrai boulet.
 
Le trio des comiques est de retour. Ils ne sont plus seuls car désormais des méchants de pacotille les accompagnent...principal sujet de leur conversation, 'le sérum de vérité, mensonge ou réalité?'
 
Après le boulet, les boulettes. Déjà je sais bien qu'il y en a dans chaque épisode du MCU si on cherche la petite bête mais là tout de même c'est le pompon.
Par exemple, comment Scott parvient à faire grandir la tenue d'agent du FBI dans la salle d'interrogatoire? Si il y a mis un système d'agrandissement/rétrécissement, où est-il?
Ensuite en ce qui concerne la valise 'Hot Wheels'. Pym a t-il vraiment eu le temps d'adapter son système de levier à chaque véhicule dans la boîte? Sacré ingénieur et garagiste que nous avons là. Est ce en fait un passe-temps pour Hope?
Poursuivons avec la maison sur la plage. Alors oui effectivement c'est cool...mais comment dire, pas de fondations? Pas de conduite d'entrée et d'évacuation des eaux? Pas d'électricité?
 
 
Et pour le laboratoire qui devient une valise...par où commencer? S'agissait-il d'un véritable immeuble que Pym à rétréci pour y bricoler une poignée coulissante et des roulettes? Imaginez un peu la scène, détruisant un bâtiment minuscule sur son établi. Ou bien alors d'une maquette trafiquée qu'il fait grandir? Quand l'immeuble est à taille réelle, peut-on y voir des roulettes géantes? A l'intérieur se trouve donc toute une ribambelle de fourmis géantes, ainsi que des piles Duracell gigantesques pour alimenter le matos scientifique en énergie. Ce qui veut donc dire que quand il rétrécit le building il se trouve à l'intérieur des minuscules fourmis géantes? Tout ce qui se trouve dans le bâtiment est connecté pour rétrécir en même temps que les murs? Comment ça marche en fait?
Le plus invraisemblable reste quand même quand ils déplacent le labo-valise...POURQUOI TOUT CE QUI SE TROUVE A L’INTÉRIEUR NE DÉGRINGOLE PAS? Il gigote quand même pas mal le tout durant l'aventure..mais non tout est bien resté en place quand ils retournent plus tard à l'intérieur.
On va me dire que je chipote mais quand je regarde ce film je ne peux m’empêcher de penser à tout çà...La vraisemblance du tout est rempli de trou, la logique étant sacrifiée sur l'autel du fun.
 
Voili,voilou, je ne pense pas en avoir beaucoup plus à dire sur ce deuxième Ant-Man, franchement oubliable. Le vrai fond de ma pensée est que jamais Marvel n'aurait dû adapter ce personnage au cinéma. Il est trop invraisemblable et ses pouvoirs trop farfelus pour donner un film crédible. C'est un exemple parfait que ce qui marche en comics ne fonctionne pas obligatoirement en 'Live'. On pourra quand même mettre en avant le fait qu'Evangeline Lilly tient plus ou moins le premier-rôle sans que cela ne soit clairement explicité, c'est un 'premier pas' qui amène vers Captain Marvel, qui sera le sujet de la prochaine chronique.
 
 
Les Scènes post-génériques: Après un très beau générique animé qui reprends sous forme de maquette (en fait tout est numérique) certaines scènes du film, on découvre que la camionnette de Louis à été transformée en portail quantique ambulant dans lequel Scott pénètre sous la supervision des Pym enfin réunis. Janet le met en garde contre certains dangers, et notamment les Vortex temporels (notons, notons...) Sa mission est de récupérer des particules sub-atomiques réparatrices pour aider à la guérison d'Ava (Hum...). Une fois ceci fait, Hope égrène le compte à rebours du retour dans la radio d'Ant-Man...puis silence total. Scott croit à une blague..qui s'éternise un peu trop...
Plan sur les Pym, ou ce qu'il en reste. Tout trois on été victime du 'SNAP' de Thanos, ce qui nous informe sur le fait que le film se déroulait plus ou moins au même moment qu'Infinity War.Ou un peu avant.
Scott reste bloqué dans le monde quantique tandis que la poisse de Janet Van Dyne se révèle au grand jour. Après avoir été bloquée trente ans dans un monde hostile, la voilà réduite en cendres...Vraiment pas de pot!
En toute fin de pellicule, alors que la moitié des êtres vivants de l'univers à disparu, la fourmi 'doublure' de Scott joue un solo de batterie, comme un battement de tambour annonçant un grand événement.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: Lors de la course-poursuite dans les rues de San Francisco, il se fait réduire sa voiture alors qu'il s'apprêtait à monter dedans. Il se demande ensuite si il n'a pas un peu exagéré dans les années 60...
 
 
Bonus:
 
 
 
Le film que regardent Scott, Hope et Cassie à la fin est 'Des Monstres Attaquent la Ville' (Them! en VO) de 1954, dont voici la mirifique bande-annonce (elle est longue à se mettre en place):
 
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Cinéma - série (Cinéma)
On quitte l'Amérique et ses super-héros en bannière étoilé pour découvrir l'Afrique et son pays secret, le Wakanda. En guide de prestige, rien de moins que le Roi local, T-Challa.
 
BLACK PANTHER
2018
 
 
Réalisateur: Ryan Coogler
Le Héros: Chadwick Boseman
Les Grands Noms: Angela Bassett, Forest Whitaker
La Demoiselle en Détresse: Lupita Nyong'o mais en fait plutôt Letitia Wright
Autres Apparitions Notables: Michael B Jordan, Danai Gurira, Martin Freeman, Daniel Kaluuya
 
Suite à la mort du Roi T'Chaka vue dans Civil War, son fils T'Chala s'apprête à endosser son rôle de monarque. Statut qu'il devra cumuler avec celui du Black Panther, guerrier protecteur du pays et de son peuple, comme ses ancêtres avant lui. La tache s'avérera compliquée, surtout quand Ulysses Klaue, vieil ennemi de la nation, refait surface avec un étrange complice... 
Dire que le film centré sur Black Panther était attendu serait un euphémisme. Le personnage - très apprécié des lecteurs de comics - possède un background et une aura particulière que l'adaptation se devait de refléter...On retrouve donc notre bonhomme alors qu'il est sur le point d'être couronné peu de temps après les événements de Civil War puis face aux problématiques de son début de règne. Une part importante des dialogues est dédié à la politique et sur la manière dont il doit diriger le pays. Chaque second-rôles qui entoure le héros possède une certaine vision dogmatique, moyen habile de poser les différents chemins à suivre pour gérer la nation face aux menaces du monde. Soit l'ouverture et la révélation des ressources inespérées aux peuples de la Terre soit maintenir le statu quo et demeurer caché. De ce point de vu là, et même si on est pas non plus devant un traité politique très alambiqué, on peut dire qu'on se trouve devant le MCU le plus engagé. Et n'ayons pas peur des mots, se permet de poser la question de la condition 'Noire' dans le monde. Et fort heureusement les scénaristes n'ont pas botté en touche sur ce difficile sujet, en le mettant même justement au centre des préoccupations des protagonistes et de l'intrigue.
 
Une image bien pratique qui permet de présenter la quasi-totalité du casting.
 
C'est que le comics à la base fut lui aussi assez revendicateur....Le nom même du super-héros reprenant celui du célèbre groupe révolutionnaire fondé en 1966. A moins que ce ne soit les révolutionnaires qui choisirent le nom du personnage...ses premières aventures étant sorties quelques mois plus tôt et le succès étant au rendez-vous. L'histoire ne tranche pas sur cette question, et c'est peut-être mieux ainsi. La vision idyllique du héros wakandais et de son pays imaginaire donna quoi qu'on en dise une image positive pour un héros de couleur, ce qui jusque là n'avait jamais été fait.
Tout cela pour dire que le long-métrage possède une teinte et un sous texte particulier, qui la plupart du temps est malin sur la manière d'appréhender son thème central, avec parfois cependant quelques petits couacs pas très subtils ou provocateurs. Notamment sur quelques sobriquets dont est affublé le personnage joué par Martin Freeman. Mais rien de véritablement scandaleux non plus.
 
 
De cette base engagée, Ryan Coogler y ajoute une pincée - très appuyée - de film d'espionnage. Et par conséquent du plus grand représentant du genre, l'agent 007. Black Panther est la transposition dans le Marvel Universe du célèbre espion, en calquant quasiment ses personnages secondaires sur ceux des aventures du héros de Fleming. T'Challa est évidemment notre James Bond, Shuri la s½ur devient la Q conservant ce sens de l'humour badin, Everett Ross est quasiment un copier-coller absolu de Felix Leiter...et la reine-Mère Ramonda pourrait être assimilée à M (surtout période Judi Dench). Dans le rôle de la 'Panther Girl', Lupita Nyong'o qui au contraire de ses cons½urs ne sera pas 'de passage', notre roi ayant jeté son dévolu de manière définitive sur sa belle (quand j'écris ça je me rends compte que le rôle est sur la sellette, Bond ayant en fait perdu la femme de sa vie très vite...).
 
 
Mais il n'y a pas que sur les personnages que l'inspiration imprime sa marque, elle est aussi sur la réalisation générale et le cheminement du script. Le scénario nous fait voyager autour du monde, et surtout en Corée du Sud, à Busan. Les scènes nocturnes dans la ville coréenne sont superbes, un vrai délice visuel. Pour ce qui concerne le Wakanda, ville et pays complètement imaginaire et à la pointe de la technologie grâce au vibranium, je regrette qu'on en voit pas plus. Les plans grand angle laisse entrevoir une cité abondante, avec métro aérien et buildings nombreux. Hors en dehors du palais on ne voit que quelques ruelles de marché bondées. Cela aurait été judicieux je pense d'en montrer plus que cela. Une scène aurait pu se passer dans une rame du métro ou sur la terrasse d'un building, voir simplement aux abords d'une grande avenue. Je me doutes bien que cela aurait couté plus cher que ces décors un peu cheap mais bon Asgard est passé par là quand même...
 
 
Là ou par contre il y a un vrai effort graphique, c'est sur les scènes se déroulant dans le Monde des Esprits. Avec son ciel pur, sa savane à perte de vue et la colorimétrie éthéré on sent instantanément tout la sérénité de l'endroit. Vraiment de très belles images que ces séquences.
 
 
Toujours en ce qui concerne le Wakanda et le vibranium, l'utilisation de la technologie dites du 'Sable Noir', qui donne de très beaux effets spéciaux et permet pas mal de choses visiblement. On ignore comment cela marche exactement (et je pense que les auteurs également) mais ce sable organique est fort pratique pour tout un tas de choses. Une I.A. semble également être utilisé mais elle est ici anecdotique et je pense fut rajoutée en post-prod' pour expliquer les actions de Ross dans le poste de pilotage. Le vibranium justement, dont on nous vendait la présence depuis le dialogue entre Howard Stark et Steve Rogers dans le premier Captain America montre enfin son visage...et les rumeurs prétendant que le métal est devenu rare voir épuisé sont le moins que l'on puisse dire injustifiées (et probablement véhiculé par les Wakandais eux-mêmes). La météorite tombée là il y a des milliers d'années étant encore à peine effleurée. Au passage l'ouverture du film racontant l'histoire du pays - via justement le Sable Noir - permet une présentation rapide et claire du contexte et de l'univers dans lequel on se trouve plongé.
 
 
Et c'est là que l'on en revient à Ulysses Klaue, étant le seul étranger à avoir réussi l'exploit à faire sortir du pays illégalement le métal précieux (250 kgs, comment à -t'il fait?), en l'an de grâce 1992. Je ne dévoilerai pas l'intrigue mais celle-ci démarre sur ce point précis. Au passage on ne sait toujours pas comment Stark Père a pu en avoir en sa possession mais ce ne fut donc pas de manière illégale...
Et le marchand d'arme à aujourd'hui à ses cotés un complice qui semble en savoir long sur le Pays secret. Mickael B. Jordan retrouve son réalisateur fétiche pour cette fois-ci incarner l'antagoniste. A savoir donc Killmonger. Où Erik Stevens. Ou N'Jadaka.
On retrouve là un ennemi charismatique et loin des caricatures habituelles que nous offrent le MCU. On peut le comparer à Zemo (d'ailleurs évoqué au cours d'un dialogue) dans le sens où tout deux ont un plan précis et sont déterminer à le mener à bien..et y parviennent. Quitte à payer un lourd tribut en sacrifice comme en témoigne la scène de la révélation à l'aérodrome, qui surprends et le spectateur et Klaue lui-même. Bien joué. Ce qui fait que Black Panther affronte les deux vilains les plus réussis de la franchise et ont espère revoir de tels adversaires à l'avenir dans la saga super-héroïque...
 
 
Autre antagoniste mais dans une moindre mesure, M'Bakou, chef de la tribu des montagnes, adorant Hanuman, vivant à part du reste des wakandais. Et qui refusa d'exploiter le minerai du météore, préférant se consacrer aux traditions ancestrales. Winston Duke, qui l'incarne est un vrai colosse qui offre une prestation plus qu'honorable à ce vilain de pacotille à la base. Un perso qui sous sa façade de rustre cache un caractère noble et farceur, qui insufflera la notion de chef de tribu à T'Challa. Je découvre d'ailleurs que les références à Hanuman ont été gommées des copies Indiennes, pour ne pas choquer le public hindoue sur cette réappropriation culturelle...ou quand le serpent se mords la queue...
 
 
Court paragraphe pour signaler quelques petites allusions à d'autres films Marvel. La première c'est la fameuse IA qui informe l'agent de la CIA de l'avancement des dégâts structurels sur la baie vitrée, rappelant la scène où Fury se faisait attaquer à bord de son véhicule dans le Soldat de L'Hiver. La seconde vient des trois villes ou les agents infiltrés (dit 'les Chiens de Guerre') acceptent sans broncher de distribuer les armes au vibranium à la population noire locale, qui correspondent aux trois villes ou l'institut des Arts Mystiques de Docteur Strange ont leur Saint des Saints, à savoir donc New-York, Londres et Hong Kong. Je ne sais pas si il s'agit d'une pure coïncidence d'écriture mas ce serait un peu fort de café.
 
 
C'est ainsi que ce termine cette chronique sur le film Black Panther. Il y aurait bien sur beaucoup plus à dire, autant sur le fond que la forme, tant le métrage à cristalliser les passions à sa sortie. Mais faisons fi de toutes ces polémiques et jugeons le produit fini. Ryan Coogler réussi l'exploit de porter le héros africain à l'écran sans négliger tout le sous-texte politique inhérent à l’½uvre. Questionnant sur la responsabilité qu'aurait le Wakanda envers ses 'frères' du monde entier, question qui bien entendu fait écho à bien des situations de notre univers bien réel et que chacun interprétera à sa manière. Le film apporte sa réponse sans non plus trancher définitivement l'interrogation, qui reste en suspens...le but de l'art n'est pas d'apporter les réponses mais de poser les bonnes questions, même - et surtout - les plus délicates.
De ce succès déjà grandiloquent, il ose le culot de faire du héros le James Bond noir dont il est question depuis des années (Idriss Elba étant sur les rangs fut un temps pour succéder à Daniel Craig, mais ce n'est plus d'actualité) et là aussi réussi l'essai. La combinaison de ces deux exploits font de ce nouvel épisode du Marvel Cinematic Universe un des plus grand succès au box-office mondial pour la firme, largement mérité. T'Challa aura sans nul doute une place importante lors des phases post-Endgame (comme dans le comics en somme) et j'espère que les suites sauront garder cette ambiance espionnage qui me plaît beaucoup. L'avenir le dira...
 
 
Les Scènes Post-Génériques: Une délégation wakandaise se rends aux Nations-Unies à Vienne (ou fut commis l'attentat qui coûta la vie du Roi T'Chaka) pour une déclaration publique. T'Challa annonce que désormais son pays offrira à l'humanité entière ses ressources et ses connaissances, ce qui laisse le public présent un peu dubitatif. Que peut donc bien offrir au monde une nation d'éleveurs du Tiers-Monde? La scène se termine sur un sourire du Roi...
Il y a des choses à dire sur cette séquence finale. Le discours à la tribune étant une charge politique comme jamais un film Marvel n'avait osé le faire. Aucun autre d'ailleurs ne l'aurait pu, il n'y a que via T'Challa que la Maison des Idées peut exprimer de tels propos. N'en reste pas moins une certaine idée fantasmée - et sans doute nécessaire - du Wakanda et par extension de l'Afrique. Mais au final ni plus ni moins que la vision fantasmée de l'Amérique dans tout les autres films...Le scénario tends d'ailleurs à instauré cette idée de nation parfaite en début de film avant de briser le concept au travers des choix et des erreurs de T'Chaka envers son frère et son neveu. "Aucun homme n'est parfait, pas même ton père" dira Nakia au jeune Roi, métaphore évidente du pays. Bref tout cela pour dire que bien sur que oui il y a un sous-texte très politisé là-dedans, mais pas aussi manichéen que beaucoup on bien voulu le voir...
Sinon l'autre passage 'caché' en toute fin de générique voit le sergent Barnes 'Bucky' sortir d'une hutte après s'être fait réveillé par une bande de gamins turbulents. Il rejoint alors Shuri qu'il remercie pour son aide (sur le déconditionnement mental certainement). La jeune scientifique en chef avait parlé plus tôt de son plaisir d'aider 'un autre petit blanc' quand Ross arrive blessé par balle. On se doutait qu'elle évoquée alors le Soldat de L'Hiver, sans doute sorti de cryogénisation. Elle demande alors à celui que les enfants surnomment le 'Loup Blanc' de la suivre car il a encore beaucoup à apprendre...
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Le Dieu du Tonnerre poursuit la route de sa déchéance totale en affrontant cette fois non plus son frère adopté mais sa s½ur cachée. Tout cela sur fond de synthétiseur et d'ambiance néon...
 
THOR
RAGNAROK
2017
 
 
Réalisateur: Taika Waititi (en charge du futur film 'Akira', le cauchemar!)
Le Héros: Chris Hemsworth
Les Grands Noms: Jeff Goldblum et Cate Blanchett
La Demoiselle en Détresse (en ce qui concerne l'alcool): Tessa Thompson
Autres Apparitions Notables: Tom Hiddleston, Karl Urban, Idriss Elba, Mark Ruffalo
 
De retour chez lui après un long périple dans le cosmos à la recherche des pierres d'Infinité et de réponses à ses rêves apocalyptique, Thor démasque Loki qui usurpe l'identité d'Odin depuis des années. Retrouvant le vrai Roi en Norvège qui vit devant eux ses derniers instants, les fils du Père de toutes choses se retrouvent confrontés à Hela, la très puissante Déesse de la Mort. Lors du combat à travers le Bifrost, Thor et Loki s'échouent sur Sakaar, une planète poubelle qui sera pour eux l'occasion de se retrouver...
 
 
Inutile de se cacher derrière son petit doigt, le plus gros problème de Thor Ragnarok, c'est son ton. Alors que celui ci aurait dû adopter un caractère sombre et crépusculaire, il fait tout l'inverse en mettant des lumières qui claquent et de la musique électro estampillée 80's. Ce qui instaure un décalage permanent entre ce que l'histoire nous raconte et ce que l'on nous fait voir et entendre. Et bien que le film soit au global réussi, je ne peux pas m'empêcher d'y voir comme une horrible faute de gout, comme si un clown vous racontez 'La Liste de Schindler'.
D'un drame ténébreux Taika Waititi en fait une comédie burlesque, dans une tentative vaine de réitérer la recette des Gardiens de la Galaxie. Mais l'humour du bonhomme n'étant pas très fin cela devient très vite gonflant et hors-sujet. Il suffit de voir le type dans les bonus pour se rendre compte de son caractère lourdaud et énervant. Typiquement le genre de mec qui en soirée va te faire rire les 20 premières minutes mais à qui tu vas ensuite demander de la fermer jusqu'au lever du soleil, avec un magnifique 'Bon c'est bon maintenant on à compris!'
 
 
Sinon le film il vaut quoi? En dehors de cette erreur de tonalité, il est plutôt pas mal. Même si je lui préfère le second en terme d'ambiance (faute au réalisateur mais je ne vais pas en faire tout un article) il faut bien dire qu'en terme purement visuel il sort du lot en s'inspirant grandement des travaux de Jack Kirby pour ce qui est d'habiller Sakaar. Ce qui lui donne ce coté faussement foutraque mais assurément marquant. La déconstruction du personnage de Thor se poursuit avec cette fois ci les pertes de son Père, de son marteau, de son ½il et de ses Terres. Rien que çà...
Ne lui reste qu'au générique qu'un peuple en exil, quelques amis, son frère et un vaisseau. Mais il endosse aussi pleinement désormais son rôle de Roi, après un parcours initiatique des plus douloureux.
 
Premier Dragon visible dans le MCU après avoir été seulement évoqué dans Iron Fist (série Netflix, le fameux Shao Lao il me semble) mais jamais montré. On peut subrepticement voir une allusion au dragon du Mandarin sur une affiche à la fin d'Iron Man 1, et le méchant du 3 Aldrich Killian est surnommé le Dragon au vu de ses 'pouvoirs'...
 
Ah, j'ai failli oublier! Il perds aussi le trio des joyeux compagnons! Mais si vous savez, les trois seconds rôles dont tout le monde se fout!? Oui ceux-là...bah Hela les tuent en quelques secondes, les acteurs ont dû passer plus de temps à l'habillage que sur le tournage...Bon il y a bien l'asiatique qui possède son moment de bravoure mais il meurt comme ses deux potes, c'est à dire sans que quiconque ne s'en soucie. Thor lui-même n'aura pas UNE pensée pour eux. Pauvres personnages qui des trois films n'auront pas eu la moindre utilité, sacrifiés ici après des années de souffrance scénaristique. Quand à Sif, elle n'est tout simplement pas là. Du tout. On sait via la série Agent of SHIELD qu'Odin/Loki l'envoie pour des missions express à l'autre bout de la galaxie (et donc y compris sur Midgard à l'occasion)... Plus concrètement Jaimie Alexander étant déjà bien occupée avec sa série Blindspot où elle est la tête d'affiche, elle ne put se libérer pour venir jouer dans Thor 3. Mais Kevin Feige l'assure, elle est quelque part, à faire quelque chose...
Au rayon des absents, on note que les chercheurs ne sont plus là non plus. Pas de Jane Foster, d'Erik Selvig ou de Darcy (Tristesse). Natalie Portman n'était pas très jouasse pour revenir suite à quelques bisbilles 'artistiques' sur le 2...
Responsable de toutes ces pertes tragiques Hela, la grande s½ur sortie du lointain passé conquérant d'Odin. De l'époque où il écumait l'espace en quête de pouvoir et de domination, et amassé des tonnes d'or pour construire son vaste Palace. On apprends via la bouche de la Déesse Noire qu'autrefois Asgard était le centre du pouvoir galactique, mais qu'elle perdue de sa superbe quand Odin s'assagit et décida de ne conserver que Neuf Royaumes. Mais sa fille ne l'entendit pas de cette oreille et massacra tout le palais pour prendre le pouvoir. Vaincu puis bannit par le Pater on ne sait trop où, seule la disparition définitive du souverain pourra la libérer de sa prison. Le temps passa et Odin eu d'autre enfants. Le passé du Père de Toute Chose est perclus de mystère et de non-dit et cela serait intéressant un jour d'avoir le récit complet de sa vie (dans un film de 5 heures sans entracte, une tragédie shakespearienne de la grande époque). On sait seulement qu'il est beaucoup plus vieux que ses contemporains, car nul en vie actuellement dans le royaume ne sait qui est Hela. D'ailleurs sa mère est-elle la même que pour Thor? Le film ne le dit pas...
 
 
Sortant donc de nulle part, la frangine reprends sa place légitime sur le Trône, non sans avoir massacrer l'armada asgardienne au passage et instauré un régime de terreur qui assoit la population. Aidée dans sa tâche par l'armée des morts qu'elle à relever des catacombes du Palais. Parmi lesquels son Loup Fenrir, immense bête noire entièrement dévouée à sa maitresse. Elle se trouve aussi un exécuteur en la personne de Skurge, un bourrin pas très malin mais doté d' un instinct de survie bien aiguisé. Un groupe de résistant s'organise alors, avec à sa tête Heimdall, encore plus classe et stylé qu'avant, qui tente comme il peut de préserver ce qu'il reste du pays. Il use pour cela d'une immense cache que l'on jurerait toute droit sortie du seigneur des Anneaux.
 
 
Ça, c'est pour Asgard. Sur Sakaar se trame une toute autre histoire, avec autant d'alliés que d'ennemis. Un sous-film dans le film en fait. Car oui il s'agit là de l'adaptation de Planet Hulk, ce qui n'était pas franchement évident à caser...C'est l'un des très bon point de ce troisième Thor, avoir réussi à intégrer un moyen-métrage Hulk dans un long-métrage sur le Lord Tonnerre. Et je dois dire que le pari est réussi. Nous avons là un très bon Hulk, avec ses contradictions et ses errements. Il n'est pas redevenu Banner depuis les événements contre Ultron (Donc depuis que Black Widow l'a balancé dans le gouffre) et son départ en Quinjet. Il savoure depuis une vie rêvée pour lui. Gladiateur et champion en titre de l'Arène du Grand Maître, son statut lui octroie certaines faveurs tout en massacrant tout un tas de petits rigolos qui ne font pas le poids (tout du moins le croit-il...). Il a même une relation 'amicale' avec Scrapper 142, qui n'est pas sans rappeler celle qu'entretient Hulk avec Caiera dans les comics (et qui donnera naissance à Skaar, mais on n'en est pas là dans le MCU...). Scrapper 142 qui se révélera être la dernière des Valkyries, garde d'élite disparue du royaume Asgardien. Disparue justement de la main d'Hela...
Notre blondinet héros fera également la rencontre d'autres alliés: Korg l'homme pierre friable et Miek la larve bagareuse, tout deux gladiateurs planifiant une révolution.
De cette petite troupe, Thor tentera de créer une alliance, sous le nom des 'Revengers' pour retourner sur Asgard défaire Hela...
 
 
Jeff Goldblum en fait des caisses dans le rôle du Grand Maître et tout le monde aime çà. Mais en fait il ne sert pas à grand chose... Il est le frère du Collectionneur visible dans les Gardiens 1.
 
Les plans les plus beaux nous sont donné quand la Valkyrie évoque son passé. Épique comme ce n'est pas permis, voilà à quoi aurait du ressembler toute la trilogie Thor. Des images léchées, stylisé à l’extrême, une iconographie évoquant les peintures des grands maîtres...ces quelques secondes sont d'autant plus douloureuses qu'elles nous rappellent que cette trilogie est loin de tenir les folles promesses que nous étions en droit d'espérer...
 
 
Autre moment à retenir, la lutte de Hulk pour ne pas devenir Banner dans le Quinjet, mimétisme saisissant qui s'oppose à la lutte plus traditionnelle du bon docteur pour ne pas devenir le monstre vert et qui laisse clairement entendre que les deux entités ont désormais leurs vies propres...et luttent pour garder le contrôle de leur corps unique. A bien y réfléchir, le traitement de Hulk/Banner est à l'inverse de ce qui se fait habituellement. Hulk est présent tout le temps sauf durant une période ou c'est Bruce Banner qui se pointe, vit une aventure qui les emmène loin et quand Hulk revient ils ont carrément changé de planète, de situation...Banner à foutu en l'air toute la vie bien pèpère du Géant de Jade sur Sakaar...traitement en miroir du personnage qui mérite d'être noté. Banner devient le Hulk de Hulk.
D'ailleurs en parlant de Banner, je me suis toujours demandé si il mourait quand il s'écrase comme une *BiiiiiiiP* sur le pont arc-en-ciel, et qu'une fois mort Hulk avait toute la place pour prendre le contrôle. Si ça se trouve Bruce Banner ne peut pas 'vraiment' mourir, car à chaque fois Hulk le 'ramène'...je dis çà c'est juste une pensée qui me traverse l'esprit à chaque fois que je vois cette scène. Autre détail à remarquer, Fenrir parvient à percer la peau du mastodonte au rayon gamma et même à le faire saigner ce qui reste un exploit remarquable et instaure bien l'idée que Hulk n'est pas invincible...
 
"Quelqu'un à vu TRON ??!"
 
Faisant partie intégrante du MCU, les références et autres allusions aux aventures passées sont bien sûr nombreuses, on parle de Tony, du passif de Loki sur Terre, du surnom de Thor etc...
Étrangement le membre des Avengers le plus cité est Natacha Romanoff, à trois occasions. Tout d'abord en tout début de film quand Thor qui n'est pas le Dieu des Marteaux prétends qu'il faut parfois se laisser capturer pour faire parler quelqu'un, ce qui est une leçon directe de la Veuve Noire. Puis lors du titanesque combat entre les deux héros dans l'arène lorsque qu'il tente de calmer la brute verte de rage en récitant la 'poésie', en omettant le fait que ce n'est pas tant le texte que la personne qui le prononce qui fait fonctionner le charme. Comme on peut le constater dans la troisième apparition de la tueuse russe via son enregistrement (que l'on voit dans L’Ère d'Ultron) apparaissant dans le Quinjet, et qui immédiatement touche le colosse au c½ur et fait revenir Banner (après donc une lutte interne 'frappante' entre les deux personnalités).
Pour en finir avec la revue de ce Thor Ragnarok, j'aimerai évoqué la séquence qui est pour moi centrale. Mais que ce balourd de Waititi ne peut s'empêcher de tourner en dérision. Quand Thor lance la balle sur la baie vitrée et qu'elle lui revient en pleine face le faisant s'écrouler comme un sac de patate. Il se remet alors debout et termine sa phrase '...car c'est ce que fond les Héros'. La forme qui illustre le fond. Un héros, c'est quelqu'un qui lorsqu'il échoue, se relève et poursuit sa quête malgré les difficultés.
Et la quête du Dieu du Tonnerre fut des plus difficile et extrêmement couteuse. Le chemin du trône fut rude et le prix loin d'être soldé. D'autres épreuves et d'autres pertes attendent Thor. Mais nous en reparlerons en temps voulu...
 
 
Petit point sur les Pierres: Loki passe devant le Tesseract et lui lance un regard intéressé. Le récupère t-il? (Qui en doute?). A un moment donné la Valkyrie parle de refaire le plein de leur vaisseau sur Xandar...qui est certainement sur le coup en pleine bataille contre Thanos venu prendre l'Orbe dans le coffre des Novas!
Hela en sait beaucoup sur les secret de son Père. Comme sur les reliques de la salle au trésor.
D'un revers de la main elle repousse le gant d'infinité droit qu'elle prétends totalement faux...Les pierres sont fausses oui, mais le gant en lui-même? Pendant ce temps là, Thanos à l'exemplaire gauche au poignet et est parti à la poursuite des gemmes, quasiment toutes localisées désormais...
 
Les Scènes Post-Génériques: la première justement voit les deux frangins devant la baie du vaisseau discutant de la pertinence ou non de se rendre sur Terre. Thor se dit confiant, le pire est derrière eux, quand un gigantesque navire spatial les surplombe. Rien n'est dit mais on sent que c'est Thanos lui-même qui vient à leur rencontre...récupéré une deuxième gemme...
La seconde séquence mérite à peine d'être évoqué tant elle ne dit rien. Le grand Maître de Sakaar sort d'une navette échoué et tombe nez à nez avec des insurgés. Il tente de les amadouer mais cela ne semble pas les atteindre...son sort reste en suspens.
 
 
Le Caméo de Stan Lee: En coiffeur fou qui atomise la longue chevelure blonde de l'asgardien. Peut-être s'agit-il de la même incarnation vu dans le premier film 'les Gardiens de la Galaxie' (quand il drague sur Xandar)
 
 
Bonus:
 
 
La dite pièce évoque la transformation en crapaud de Thor par Loki (ce qui le fait bien marrer). Ceci est une référence à une véritable aventure arrivé au Dieu nordique et qui fini par donner un vrai personnage Marvel...
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Cinéma - série (Cinéma)
Après la saga Sam Raimi, après le diptyque Mark Webb, nouvelle itération du gamin aux collants bleu et rouge, mais qui cette fois fais parti intégrante d'un monde de super-héros...et de super-vilains.
SPIDERMAN
HOMECOMING
2017
 
 
Réalisateur: Peter Parker (en fait Jon Watts, qui n'a pas fait grand chose d'autre...)
Le Héros: Tom Holland
Le Grand Nom: Michael Keaton
La Demoiselle en Détresse: Laura Harrier
Autres Apparitions Notables: Jacob Batalon, Marisa Tomei, Zendaya
 
Depuis que Tony -Iron Man - Stark à fait appel à lui pour cette mission à Berlin, Peter Parker attends qu'on lui confie une nouvelle mission au sein des Vengeurs. Son agent de liaison, Happy Hogan, l'ignore dans les grandes largeurs tandis que Spiderman aide comme il peut les habitants de son quartier. Jusqu'au jour où il tombe sur un trafic d'arme extra-terrestre...Désirant prouver à tous sa vraie valeur et ne pouvant ignorer un tel délit il se met en tête de résoudre cette affaire...mais rien ne va se passer comme prévu.
 
 
Peter Parker n'est pas un héros comme les autres. Il a quelque chose que les autres n'ont pas. Le truc en plus qui fait sa popularité, qui fait de lui le super-héros le plus apprécié du monde. Un truc tout bête. C'est un gamin normal de 15 ans. Avec ses gros problèmes et ses petites joies du quotidien. Ses malheurs et ses rares moments de bonheur. Sa seule particularité c'est qu'il est doué pour les sciences. Mais alors vraiment! Pour le reste il n'a rien d'exceptionnel. Un passé tragique peut-être, qui fait qu'alors à peine adolescent il ne lui reste plus que sa tante comme seule famille.
Et puis un jour il se fait mordre par une araignée.
Je ne vais pas vous refaire toute l'histoire, vous la connaissez. Du gamin banal du Queens il trouve dans son alter-ego un exutoire, une libération, un sens à sa vie. Sautant de toit en toit et de vannes en vannes, il règle son compte aux malfrats et aux petites frappes. Devient celui que tout les lycéens rêvent d'être quand ils s'ennuient en classe.
 
 
Mais il manque encore d'expérience. Et c'est donc sous la coupe de Tony Stark qu'il opère. Ayant marre que ce dernier ne le traite comme un bébé il se mets à monter une opération tout seul contre cet étrange homme muni d'une combinaison volante, vaguement surnommé le Vautour.
Le choix de Michael Keaton pour interpréter Adrian Toomes est tellement bien vu qu'il serait criminel de ne pas parler de lui. Contraint par les circonstances de se lancer dans le marché noir des reliques extra-terrestres pour les revendre en tant qu'armes, Toomes n'est qu'un entrepreneur ordinaire jeté dans un business extraordinaire dont il prends le meilleur parti. Le prologue du film qui le voit en train de déblayer Grand Central après l'attaque Chitauri et se faire jeter dehors par Damage Control sans autre forme de ménagement est un message fort du scénario. Les Grand s'occupent des affaires de Grand pour se faire du pognon et les petits ramasseront peut-être les miettes qu'on leur octroiera. D'une certaine manière sa trajectoire est parallèle à celle de Peter, tout deux sont des 'petites gens' qui s'adaptent à un Univers de plus en plus immense et dangereux.
 
 
Les deux parcours s'opposent seulement sur la manière d'appréhender ce changement et leur rencontre était alors inévitable. Tôt ou tard ils se seraient retrouvé dans la même voiture...
La scène-clé du film est une belle réussite, illustrant à merveille la nature profonde des choix des deux hommes. La révélation de la véritable identité d'Adrian Toomes est clairement un point fort et est bien amené (quand on revoit le film, des éléments sont distillés ici et là dans les dialogues, tels des indices) Il n'y a pas que les super-héros qui possèdent une petite vie normale de quartier, les super-vilains aussi.
 
Peter Parker et ses camarades, version 2010. De gauche à droite: Betty Brant (Angourie Rice) qui reprends le look de Gwen Stacy et présente le journal du lycée, Flash Thompson (Tony Revolori) toujours aussi tête à claque mais plus footballeur, Liz Toomes (Laura Harrier) l'élève modèle qui vit dans une baraque de luxe, Ned Leeds (Jacob Batalon) le pote geek de Parker, Michelle Jones (Zendaya) la meuf zarbi qui lit tout le temps et donc Peter Parker (Tom Holland) l'intello.
 
Autour des deux rôles principaux se trouve toute une galerie de personnages plus ou moins célèbres et surtout plus ou moins réadapter. On trouve du coté de Peter ses camarades de Lycée avec en premier lieu Ned, seul à partager son secret super-héroïque. Il y a aussi Betty Brant, fusion improbable entre Gwen Stacy et la secrétaire de J. Jonah Jameson, Flash Thompson qui passe du cliché du capitaine de l'équipe de foot à rival de Peter dans l'équipe de décathlon scolaire (pas du tout un truc sportif, c'est une espèce de concours culturelle entre différents établissement) ce qui aura fait grincer quelques dents. Il y a aussi le Crush de notre jeune Héros, Liz, l'élève modèle dans toute sa splendeur. Et puis il y a la 'fille bizarre', le nez tout le temps fourré dans un livre, qui ne parle uniquement que pour sortir la phrase qui tue. On est pas sur de son prénom, ce doit être Michelle je crois bien. De toute façon on évite de lui parler, elle est trop étrange cette nana.
 
 
Une fois sorti du bahut, et en dehors du commerçant du coin de la rue, Peter n'a plus que May. Exit la vieille tantine aux cheveux blancs, place à la MILF so 2010. Alors certes c'est moderne et bienvenu mais on ne ressent pas vraiment chez elle tout ce qu'elle a perdue. Elle est trop joyeuse, trop cool...elle est censé être veuve et s'occuper du fils de son beau-frère, mort lui aussi avec sa femme. Avoir vendue sa maison, abandonnée son ancienne vie pour se retrouver dans un appartement visiblement pas très grand. Et on ne sait rien d'elle. A t-elle un boulot? Dans quoi? Alors je ne dis pas qu'elle est ratée mais elle mériterai un peu plus de développement autre que 'La tata sexy' parce que ça va pas bien loin tout çà. Réinventer le personnage oui mais il faut un minimum de crédibilité et de background pour qu'on y croit. La seule scène ou j'ai réellement vu 'Tante May' c'est quand elle engueule son neveu parce qu'il n'a pas répondu au portable de toute la journée. Là on retrouve l'essence même de ce qu'elle est censé être.
 
Du coté du Vautour, on croise sans surprise quelques vilains connus du tisseur, avec en premier lieu Shocker, vieille baderne des comics. Mais aussi le Bricoleur, lui aussi très rajeuni par rapport à son homologue de papier. Et dans un petit rôle, tenu par Donald Glover, Aaron Davis. Qui n'est autre que le Tonton de Miles Morales. Si vous voulez en savoir plus sur ce perso, je ne peux que vous conseiller de voir le sublissime film d'animation 'Spiderman into the Spiderverse' qui raconte l'histoire de ce Aaron plus en détail. Fait amusant, Donald Glover à failli incarner Spiderman fut un temps, dans le rôle de Miles Morales justement mais cela ne s'est pas fait et aujourd'hui il joue son oncle. Il faut aussi remarquer la présence de Mac Gargan, alias le Scorpion, sous les traits du génial Michael Mando (Vaas Montenegro pour les joueurs du Monde entier).
 
 
En vrac maintenant, plein de petits détails ou références en tout genre car le film en est truffé.
- le célèbre thème Marvel est ici remplacé par le vieux thème de Spiderman, preuve ultime de la place toute particulière et de l'Aura de ce personnage.
 
 
-Le logo SONY ouvre et termine la pellicule (bon c'est plus une pellicule mais c'est pour la formule, vous avez saisi l'idée)
-Le prologue nous fait voir un chantier à New-York, en l’occurrence Grand Central, suite au premier Avengers. On apprends que sur les 'lieux sensibles' DAMAGE CONTROL prends tout en charge. Il s'agit d'une boite fondée par Stark qui donc fait son beurre sur les ruines qu'il à en parti provoqué. Dans les séries Netflix, la reconstruction de la ville bénéficie à un homme d'affaire bien en vu du nom de Wilson Fisk, qui en profite pour faire la main-mise sur des quartiers entiers.
-En introduction nous avons un résumé de Civil War du point de vue de Peter Parker, filmé par son portable facon 'Found Footage'. En terme de timing les séquences ne collent pas avec ce qu'on voyait dans Captain America 2. Mais le style reste sympa. La petite vidéo s'ouvre sur l'Unisphère de Flushing Meadows, que l'on voyait déjà dans Iron Man 2, qui se faisait bombardé de missiles.
-Peter à 14 ans dans Civil War, et 15 dans Homecoming, qui se passe deux mois plus tard.
-Dans une des classes du bahut sont affichées des photos de scientifiques ou savants célèbres. En fin se trouve le portrait de Bruce Banner (Mark Ruffalo). Howard Stark lui est visible sur une fresque murale dans le couloir principal.
-Sur Youtube, Spidey est d'abord appelé The Man-Spider (et tout le monde crie au 'Fake!')
-Mr Harrington, qui supervise l'équipe de décathlon scolaire est joué par le même acteur - Martin Starr - à qui Bruce Banner (Edward Norton) apportait une pizza dans L'incroyable Hulk. Il pourrait s'agir du même personnage mais rien est confirmé (et Marvel s'en fout).
 
 
-Lors du braquage des distributeurs automatiques les malandrins portent des masques représentant les Vengeurs mais sous leurs formes classiques des comics. Assez marrant. D'ailleurs Spiderman se dit très heureux d'enfin rencontré Thor et Hulk, qu'il n'a jamais vu.
 
 
- Le Robot débile de Tony (sa première création) fait un caméo lorsqu'Happy supervise le rangement de la Tour Avenger. Cette dernière à été vendue mais on ignore à qui. Le déménagement de la tour au complexe est au centre de l'intrigue du film.
-Tante May est d'origine italienne, comme l'actrice Marisa Tomei qui l'incarne. Dans le comics il ne me semble pas que ce soit le cas. On ignore son nom de jeune fille.
-Captain America à enregistré, sous son costume période Avenger, tout un tas de vidéos de propagande qui font désormais partie du programme scolaire officiel. Comme à ses débuts, il est redevenu pour un temps un homme-sandwich.
-Homecoming ne relate en rien les origines de ce Spiderman, tout juste savons nous qu'il à été mordu il y a six mois par une araignée, qui est morte. Quand et comment est mort Oncle Ben? Depuis combien de temps vivent t-il dans cet appartement? Mystère.
-Il est fait référence à Venom quand Ned demande à Peter si il peut cracher du venin ('Venom'). Dans le même genre, une conversation capté par les deux camarades entre un groupe d'amis parle d'un 'si ça se trouve il à 30 ans?!' et qu'il à peut-être 'Une tronche toute cramée'. Là c'est clairement Deadpool qui est référencé.
-Les armes trafiquées proviennent pour la plupart des autres épisodes. Ici un bras de robot Ultron, là un noyau d'énergie d'arme chitauri...le poing utilisé par Shocker est en fait celui de Crossbone auquel le Bricoleur à ajouter une option 'décharge électrique'!
-le célèbre baiser à l'envers du premier film sur le Tisseur est évoqué ici quand Karen dit à Peter que ce serait le moment idéal d'embrasser Liz.
-Karen justement, qui est donc l'IA à l'intérieur du costume de l'Araignée est qui a pour voix en VO Jennifer Connelly, qui jouait Betty Ross dans le Hulk d'Ang Lee. Elle est aussi la compagne de Paul Bettany, qui lui fait la voix de Jarvis et désormais Vision.
-Le proviseur du lycée n'est autre que le petit-fils de Jim Morita, qui était un des acolytes de captain America dans First Avenger. Il s'agit du même acteur, Kenneth Choi.
-Un plan du Vautour devant la Lune fait bien sur penser au plan similaire dans le Batman de Burton de 1989 (ça ne me rajeunit pas ça...)
-Les accidents du Triskelion et du Lagos sont évoqués. D'ailleurs tout un passage concerne des débris de l'ancien QG du SHIELD...Des plans 'cartes postales' de Washington sont montrés mais pas un ne montre l'île ou sont censés se trouvaient les ruines encore fumantes du bâtiment.
-L'avion du troisième acte est une variation de celui présent dans Agent of SHIELD
-Dans les comics, Liz Allen à pour oncle un mutant, ce qui n'est pas très en vue. Ici il y a une variation sur le même thème très bien amenée. Allen doit être le nom de jeune fille de sa mère dans cette version...qu'elles doivent reprendre après leur arrivée dans l’Oregon.
- C'est la seconde fois qu'un film mettant en scène Matthew Broderick est explicitement cité dans le MCU, d'abord 'Wargames' dans le Soldat de L'Hiver et maintenant 'La Folle Journée de Ferris Bueller', avec même un extrait dudit métrage. A quand l'acteur dans le MCU? Et dans quel rôle?
 
Je voulais simplement être comme vous...
-Et j'aurai voulu que tu me surpasses!
 
Recentrons nous désormais sur notre bon vieux Peter Parker. Et notamment sur sa relation avec Tony. Plein d'admiration pour le super-héros en armure, le jeune homme ne souhaite rien d'autre que lui prouver qu'il est à la hauteur d'intégrer les Avengers. Quitte à prendre des risques inconsidérés pour lui-même ou autrui. Cette forme d'inconscience pousse Stark à sévir, tel un père déçu de sa progéniture et lui reprend alors le costume High-tech. Et c'est paradoxalement une fois qu'il n'a plus son 'costume classique' que Spiderman émergera pour de bon. Devant le choix qu'il lui est proposé dans la fameuse scène de la voiture - rester un lycéen sans histoire et passer une soirée au bal ou agir en héros - Peter n'hésite pas. C'est là l'une des caractéristiques principales de Peter Parker: quel qu'en soit le prix d'un point de vue personnel, il fera toujours ce qui est juste. Homecoming illustre les premiers choix - et les premiers sacrifices - de Peter pour mener sa double vie.
 
 
S'en suit le moment de bravoure du troisième acte, qui laisse entendre à Happy (et extension Tony) que la menace Vautour était bien plus grande qu'ils ne l'avaient escompté. Le milliardaire, impressionné par l'action de Peter, lui offre alors son rêve sur un plateau d'argent. Devenir membre à part entière des Avengers. Et c'est là, devant le costume d'Iron-Spider, que naît véritablement LE Peter Parker que tous les fans connaissent et suivent depuis des années. Cette scène, et ce regard en particulier quand Peter prends sa décision, constitue le point de départ de la carrière de l'Homme-Araignée, le super-héros du quotidien, le gars sympa du quartier, celui qui s'occupe des petites gens tandis que les Avengers eux auront affaire aux Dieux et autres Fous du cosmos.
 
Je ne peux pas m'empêcher d'avoir les larmes quand je vois cette séquence, en apparence anodine. Ce moment précis ou Tom Holland prends cet air grave, conscient de qui il est et du parcours qui l'attends pour devenir un vrai super-héros. Durant cette infime seconde, c'est le vrai Peter Parker qui apparaît à l'écran, celui qui depuis plus de 40 ans maintenant accompagne toute les générations d'adolescent du monde.
 
Pour la première fois depuis le début du Marvel Cinematic Universe, Tony Stark est décontenancé, totalement surpris par la décision de celui à qui il serre la main en l'appellant 'Mr Parker'. Dans sa confusion, il décèle alors chez ce gamin qui s'en retourne serein chez lui quelque chose de grand, quelque chose qui le surpassera, et de loin. La prochaine génération de Héros se met doucement mais surement en place...
Arrivé dehors, Peter sourit. Et son avenir le lui rends bien.
 
 
Spiderman Homecoming me laisse cependant sur un avis mitigé. Malgré de très bonnes scènes le tout est un peu trop lisse, un peu trop polisson. On est loin de l'esprit tortueux d'un Sam Raimi qui n'hésitait pas à tourner des scènes violentes ou qui sortaint des sentiers battus. Ce n'est pas dans Homecoming qu'il y aurait la scène du bloc opératoire avec les pinces de Doc Ock...Il y a aussi quelques petites invraisemblances ou trou dans le scénar', je pense surtout au crash de l'appareil du SHIELD qui malgré des turbines béantes qui se voient larguées en plein vol ou l'avion lui même qui s'écrase sur Coney Island, l'accident pourtant spectaculaire ne semble faire aucune victime...
Malgré cela c'est un Spiderman correct, pour lequel j’attendais certainement beaucoup trop. N'en résulte qu'un film du MCU dans la moyenne haute mais pas sur le podium. Au final il n'est que la première pierre d'un personnage amené à évoluer sur une décennie, voir plus. Et de ce point de vue là, c'est une fondation solide pour le futur plus grand des super-héros...
Les Scènes Post-génériques: En prison Adrian - Le Vautour - Toomes croise le chemin de Mac -le Scorpion - Gargan, qui fait comprendre que lui et ses amis à l'extérieur ont bien l'intention de régler son compte à celui qui se fait appeler Spider-man. Et les bruits de couloir laissent entendre que Toomes connaitrait l'identité sous le masque. Mais ce dernier nie, préférant garder cette information sous le coude. Est ce là le début d'une future association à la Sinister-6?
En toute fin du très long générique, Captain America sort un speech sur la vertu de la patience, avant de lui même clamer à quelqu'un hors champ qu'il en à marre de tourner ces petites vidéos...Cette scène fut très mal accueillie, et c'est vrai qu'il s'agit d'une pure boutade un peu vacharde envers les spectateurs, mais moi je l'aime bien, elle dégonfle comme il faut les attentes souvent trop grandes du public.
 
 
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Cinéma - série (Cinéma)
Suite des aventures de Peter Quill et sa petite bande bigarré qui cette fois auront affaire à rien de moins qu'un dieu. Et oui. Mais si il n'était que cela ce ne serait pas drôle...
 
LES GARDIENS DE LA GALAXIE
VOLUME 2
2017
 
 
Réalisateur: James Gunn
Le Héros: Chris Pratt
Le Grand Nom: Kurt Russel
La Demoiselle en Détresse: Pom Klementieff
Autres Apparitions Notables: Zoe Saldana, Dave Baustita, Karen Gillan
 
Après une mésaventure avec le Peuple Souverain, Starlord et ses amis s'écrasent sur une planète perdue, leur vaisseau en miettes. Mais fort heureusement, tel un Deus Ex Machina, un homme doté d'une grande puissance leur vient en aide pour surmonter cette épreuve. L'inconnu semble plein de bonnes intentions et se présente de la façon la plus incongrue du monde comme le Père depuis longtemps perdu de Peter...
Désireux d'en savoir plus sur ses origines, le terrien, Gamora et Drax le suivent sur sa planète tandis que Rocket, un tout jeune bébé Groot et la prisonnière Nebula resteront là pour réparer le vaisseau...
 
 
Dès l'introduction, le ton est donné. Déluré, coloré, fun, un poil loufoque...ces premières minutes mettent dans l'ambiance c'est le moins que l'on puisse dire. Sorte de condensé ultime de ce que sont les Gardiens de La Galaxie, une pointe de poésie et de lyrisme se laisse également entrevoir à travers la toute petite aventure de ce baby Groot, petite vie parmi d'autre dans l'immensité de l'Univers, entre le combat épique de ses compagnons et un monde qui vaque à ses occupations, indifférents à tout cela. Magnifique.
 
 
Précision d'importance, le film se déroule en 2014. Le prologue lui se passant en 1980 et l'intrigue principale 34 ans plus tard. On découvre dans ce passage Kurt Russel en prince charmant de Meredith Quill (Laura Haddock, aucun lien de parenté connu avec le capitaine du Karaboubjan), lui faisant découvrir une plante extra-terrestre qu'il à planté là, plein d'espoir. Le procédé de rajeunissement numérique est utilisé sur l'acteur et le résultat est bluffant.
Coté technique justement, le film tient clairement la route de ce coté là. La grande majorité des décors étant créés par ordinateur avec les acteurs incrustés rien ne choque les rétines, même si on sait que tout est faux l'illusion fait son travail. L'aspect Majestueux d'Ego, qui est donc la planète-Père de Peter est parfaitement retranscrit et j'irai même jusqu'à dire que ce coté 'un poil irréel' est accentué par le fait que l'on sait que c'est faux.
Ego. Rien que le nom annonce la couleur! De descendance Céleste, l'être cosmique à su évoluer au cours des milliards d'années de son existence pour aboutir à cette forme planétaire, dont 'Kurt Russel' n'est qu'une extension pour interagir avec les autres formes de vie. D'ailleurs le scénario n'est pas très clair avec ça. Durant son exposé il est représenté dans chacune des 'statues vidéos' sous la forme humaine qu'on lui connait dans le prologue. Ce qui est à mon sens assez peu vraisemblable, il devait adapter sa forme à l'espèce qu'il souhaitait 'féconder' sur le moment. D'ailleurs les gout 'éclectique' de son fils doivent venir de là. Aussi la forme de 'vieil homme' qu'il porte dans le film -et qui est donc Kurt Russel - serait le toujours lui du prologue avec trois décennies de plus...alors que cette entité charnelle aurait des milliers d'années. Le film n'explicite pas vraiment cet aspect mais laisse entendre que le personnage modifie son apparence en fonction de ses interlocuteurs et de son objectif, à savoir ici séduire son fils pour qu'il l'accompagne dans sa quête de domination universelle.
 
De nombreuses apparitions constellent l'aventure, de plus ou moins d'importance. Sylvester Stallone dans le rôle de Stakard Ogord, un des membres importants des Ravageurs fait figure de pont de ses invitations. David Hasselhoff passe également faire un petit coucou et tournera même un clip pour le film (je ne l'ai jamais vu, pas du tout mon trip). On revoit également Howard, visiblement libre du Collectionneur. Mais la plus importante de ses références - et donc son entrée dans le MCU - vient du conseil des Gardiens, interrogeant un Stan Lee visiblement sous leur autorité. Il mentionne sa 'mésaventure en tant que livreur pour Federal express', ce qui est donc un rappel clair de son caméo dans Civil War. Étonnant!
 
 
L'un des aspect les plus marquant de ces gardiens 2 est clairement son humour. Qui puise dans une large palette, allant du basique au dessous de la ceinture (dialogue sur le pénis d'Ego...) à l'absurde (le tapis bleu dans la neige). Mais le plus surprenant reste l'influence cartoon qui transpire de l'ensemble. Quand Gamora ramasse le méga-gun pour tirer sur le vaisseau de sa frangine, quand Rocket expédie les Ravageurs au-dessus de la cime des arbres ou bien sûr lors du voyage à travers les portails interstellaires à toute allure...
 
Certaines séquences sont d'inspiration cartoon
 
Drax sort clairement son épingle du jeu notion éclat de rire. Sa sincérité entière et ses émotions à fleur de peau, combinés à une absence absolu de second degré ou de recul font de lui un clown idéal pour sortir les bonnes répliques au bon moment. Sa relation avec Mantis, nouvelle venue dans la franchise est à la fois très drôle et touchante, à l'image du très beau dialogue sur les escaliers.
 
La Fille de Thanos et le fils D'Ego partagent quelques pas de danse
 
Peter et Gamora eux aussi ont droit à leur séquence émotion. On apprends que les deux développent une certaine intimité, un jardin secret ou le premier apprends à danser à la seconde. Ils se rapprochent à leur rythme, loin des idylles pliées en cinq minutes que l'on peut voir partout ailleurs (On te salue James Bond!). Il faut dire aussi que l'enfant préférée de Thanos n'est pas vraiment une romantique. Et ce n'est pas Nebula qui prétendra le contraire. Plus étoffée que dans le premier opus, la s½ur à droit à un beau parcours ici, entre rédemption et acceptation de sa relation conflictuelle mais profonde avec Gamora. Pour finir parlons de Rocket, particulièrement bougon et revêche dans cet épisode, qui découvre grâce à Yondu la nature profonde de ses sentiments mitigés pour ses compagnons.
Vous l'aurez compris, les liens relationnels entre les différents protagonistes tiennent une place centrale dans ce film, qui sous ces aspects grand spectacle de divertissement cache en fait une chronique familiale moderne un brin déjantée.
 
 
Assurément le plus flamboyant du Marvel Cinematic Universe, cette comédie-soap-space-opéra vous fera passer un excellent moment rempli de rires et de quelques larmes. James Gunn livre là un des films les plus profonds de l'Univers Unifié enveloppé par toutes une myriade d'artifices pétaradants et chatoyant. Ce qui au final donne un très grand divertissement, intelligent et qui fout la pêche pour le reste de la journée.
 
Il manque la chanson d'introduction mais on a déjà là un panel important des titres qui composent la BO
 
Les Scènes Post-génériques: elles sont nombreuses. La première fait voir Kraglin (interprété par Sean Gunn, frère du réalisateur et qui est aussi l'acteur qui 'fait' Rocket sur le plateau) s'exercer à contrôler la Flèche de Yondu. Ça finit mal. Autre séquence où l'ont découvre l'équipe première des Ravageurs, qui dans les comics était en fait les premiers Gardiens de la Galaxie. De nombreux caméos dans ce plan. Ensuite il y a la découverte de Groot Ado, dans sa chambre. Assez marrante et qui introduit donc le perso tel qu'on le verra plus tard...Pour terminer, on retrouve Ayesha, prêtresse des souverains qui défaite prépare sa vengeance en créant un nouvel être supérieur qu'elle baptise Adam...
En toute toute fin, on revoit Stan Lee sur son caillou, demandant aux Gardiens (les grands chauves, pas nos héros) de ne pas le laisser là.
Il faut aussi évoquer les photos présentent durant le générique et qui laissent entrapercevoir Cosmo, Howard une fois de plus et surtout Le Grand Maître joué par Jeff Goldblum et qui sera l'antagoniste principal dans Thor Ragnarok...
 
 
 
Le Caméo de Stan Lee: déjà expliqué plus haut. Il me semble d'ailleurs que c'est le seul film où il apparait à deux occasions (la scène est la même,juste scindée en deux). Ce caméo est particulier car il laisse entendre que toute les interventions du bonhomme serait en fait liées, et qu'il serait à la solde des Gardiens, voir même un Gardien lui-même! A savoir Uatu, que les lecteurs de comics connaissent bien pour ses nombreuses apparitions au fil des récits. Aujourd'hui décédé, ce serait un bel hommage de faire de cette théorie une vérité.
 
 
Bonus:
 
Cette équipe s'inspire des premiers Gardiens de la Galaxie, édité principalement dans les années 70. Aucune idée si un film leur sera consacré, mais à priori c'est plutôt non. Michelle Yeoh, Ving Rhames et Michael Rosenbaum (Lex dans Smallville) accompagnent Sly pour ce plan. Miley Cyrus prête sa voix à la tête du robot (une réplique). Rob Zombie joue apparemet l'invisible, mais j'ai pas trop compris la blague...
 
Yondu tel qu'il est dans les comics et tel que je lisais dans ma lointaine jeunesse...
 
 
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