De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 11/05/19 à 23h52

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG

Catégorie : Jeu vidéo

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
A jeu particulier, article particulier.
 
The Quiet Man est un jeu qui a eu c'est le moins que l'on puisse dire mauvaise presse. Jugé comme le nanar ultime 2018, raté sur tout les plans, incompréhensible, nul, chiant. C'est à la fois vrai...et faux. D'une certaine manière cet article sera peut-être le plus important de ce blog, car si il permet ne serait-ce qu'à un seul joueur(se) de passer par delà les préjugés et les défaillances techniques évidentes pour saisir complètement la proposition offerte, je serai satisfait.
Sa sortie qui eu lieu le 1er novembre 2018 et qui fut la version testé par tous pour leur verdict ne contenait en fait que la première partie du titre. Son premier 'run' pour être précis. Déstabilisant sur bien des points et surtout nimbé d'incompréhension. Beaucoup descendirent le jeu en flammes, pensant l'avoir fini.
La seconde partie sortie elle 8 jours plus tard, apportant son lot de réponses et permettant d'appréhender l'expérience dans son ensemble, de mieux comprendre où les développeurs voulaient en venir. Mais je pense qu'il était déjà trop tard. La plupart de ceux ayant fait leur première partie catastrophique n’ont jamais fait la seconde, pourtant indispensable pour réellement juger le soft. Pour certains cette 'seconde' moitié fut en fait 'patchée' pour corriger la mauvaise réception que The Quiet Man se pris sur la tronche...pour ma part je ne pense pas que cela fut 'improvisé'. C'était en fait prévu mais seuls ceux ayant réellement fait le jeu jusqu'au bout pourront le comprendre. J'en veux pour preuve ultime que le générique de fin se situe bel et bien quand on termine la seconde partie, avec une scène cachée qui conclue le scénario. Qui ne s'est pas tournée en une semaine...
 
 
Cet article sera donc découpé en deux parties distinctes. Chacune consacrée à une session de jeu. La première sur la découverte tant décriée qui ternie sa réputation à l'international et qui reviendra sur la frustration en tant que joueur. Et la seconde qui apportera les réponses, sera plus nuancée et analysera en fait l'intention cachée derrière le titre. Cette section révélera beaucoup d'aspect de The Quiet Man qui gâcheront votre éventuelle future partie, je conseillerai donc de la lire uniquement si vous avez fini le jeu ou si vous n'avez jamais l'intention de le faire mais souhaitez en savoir plus sur les dessous de cette affaire.
 
 
~THE QUIET MAN~
Le Monde Du Silence
 
La mauvaise réputation de The Quiet Man m'a toujours attirée. Ce n'est pas si souvent que nous avons réellement l'occasion de voir un 'vrai nanar' du jeu vidéo. Profitant d'une période de solde et d'un bon d'achat qui me permit de faire l'acquisition du titre pour littéralement rien je piaffai d'impatience à l'idée d'enfin commencer cet échec mondialement reconnu. Subir de mauvaises expériences permet de mieux apprécier les bonnes.
 
 
Dès l'écran d’accueil on sent le coté très épuré à l’½uvre ici. Aucun mot n'est présent à l'écran ou sur le menu en bas de l'écran. Uniquement des icônes qu'il faut déchiffrer, parfois décrypter.
Rapide tour dans les options puis on lance la partie en activant le bouton 'Play'. L'écran de présentation se révèle alors être le premier plan qui ouvre l'aventure. C'est assez stylé j'avoue (l'effet était le même dans le jeu Mad Max). On plonge dans Manhattan jusqu'à un jeune homme à capuche qui se ballade dans les rues de New-York. Au passage on note déjà sur ces quelques secondes d'ouvertures quelques erreurs de coupe et de montage. Car oui nous sommes devant des images 'live', comme devant une série qui se lancerait. Le jeune homme s'arrête devant un de ces marchands ambulants traditionnels de 'Big Apple' - le vendeur joue d'ailleurs comme un pied - et échange avec celui que l'on devine être notre héros. Il est important de préciser que ce dialogue et bel et bien sous-titré en bas de l'écran et que nous entendons parfaitement le vendeur parler (c'est important pour la suite). Le héros poursuit son chemin et consulte la serviette en papier que lui à confié le marchand, sur laquelle est indiqué un lieu tout proche. Et c'est là que commence la fameuse séquence qui fut dévoilée lors de l'E3 2018...
 
 
Trois loubards discutent sous une lumière blafarde d'une ruelle malfamée. On les entends parfaitement et les sous-titres sont affichés (c'est important pour la suite). Quand débarque le jeune homme visiblement de trop. Le 'chef' des malandrins le provoque et le héros indique à ce moment là sa surdité (c'est important pour la suite...heu...non c'est important à partir de maintenant car à partir de là TOUT LES SONS DU JEU SONT COUPÉS! Seuls subsistent les effets de vibrations des pas de notre personnage plus quelques autres sons que j'évoquerai plus loin) Une bagarre de rue s'enclenche et nous voilà aux commandes...après quelques secondes d'hésitations. Aucun menu ou HUD n'étant présent il faut saisir le moment où c'est à notre tour de jouer. Mais nous voilà parti, sans aucune phase de tutoriel ou plus de contexte que cela. Heureusement notre héros semble savoir se battre, et c'est avec un peu de tâtonnement que l'on apprends à maîtriser ses compétences et les différentes touches (le menu des commandes sert également, une fois qu'on a compris comment il fonctionne). Cela reste assez classique: coup de poings, coup de pieds, chope, charge, course.
 
 
Toutes les phases de jeu seront donc du Beat'm'All. Vous avancez, faites face à de nouveaux ennemis et les savatez pour passer à la suite. C'est fluide, assez rapide, simple à prendre en main...mais les collisions sont hasardeuses, il arrive fréquemment que les persos se traversent, parfois ils se bloquent dans les éléments de décors ou sont coincés à répéter un même mouvement à l'infini. Il ne doit pas y avoir plus de 10 modèles d'adversaires sur la totalité de l'aventure...qui ne dure de toute façon pas plus de 3 heures. Graphiquement par contre, même si ce n'est pas la révolution, c'est loin d'être ridicule. Le grain de peau des protagonistes est assez peu marqué et c'est bien le seul reproche que j'ai à faire en ce qui concerne l'aspect visuel. Rien de transcendant mais rien de honteux non plus.
Il existe donc trois phases distinctes dans The Quiet Man. Les cinématiques 'Live' avec les acteurs, les cinématiques en 'CGI' et les phases de jeu proprement dites. Donnez environ un tiers à chacune de ces parties pour avoir la totalité du titre. Donc oui, si vous calculez bien deux tiers du jeu vous feront regarder des vidéos...et c'est là que l'on s'approche du GROS problème.
 Un mystérieux individu menace la chanteuse vedette. De quoi? On ne le sera jamais...
 
Souvenez vous j'ai dit plus haut que le son était entièrement coupé dès lors que l'on apprends que notre héros est sourd...cela veut dire que de toutes les cinématiques, de tout les dialogues, de tout le bruitage, vous n'en entendrez RIEN. Nada. Zéro.
C'est un peu faux, il y a bien quelques sons mais si peu que je peux vous en faire la liste. Déjà d'une comme déjà évoqué on entends les bruits sourds des pas de notre personnage (et de ses coups par extension). Ensuite un léger vibrato cristallin quand un protagoniste parle. Puis une musique d'ambiance pour accompagner certaines séquences en mode pianissimo. Voilà c'est tout. ABSOLUMENT TOUT!
Imaginez vous devoir suivre durant des dizaines de minutes des scènes de dialogues auxquelles vous ne comprenez rien. Comme un film duquel vous auriez coupé le son. C'est très perturbant. Mais là où cela devient véritablement étrange, c'est que notre perso (dont on ignore jusqu'à son nom!) lui comprends parfaitement ce qu'on lui dit (à condition qu'on lui parle en face, il parle sur les lèvres). Ce qui donne un sentiment d'exclusion totale du joueur durant la majeure partie du jeu! Et par conséquent un sentiment profond d'ennui...
On se retrouve alors à devoir avancer dans un jeu obscur, auquel on ne comprends rien, à taper sur des types sans trop en comprendre la raison ou en devinant en fonction de ce que le jeu nous montre à travers ses flashbacks...on saisi alors que le héros bosse pour un voyou qui tient un cabaret et que ce dernier lui demande d'enquêter sur un mec mystérieux qui menace la chanteuse vedette des lieux (et qui est aussi la copine dudit voyou). Chanteuse qui ressemble très étrangement à la mère décédée de notre sourd personnage principal.
 
 
On nage en plein flou, cherchant désespérément à comprendre les tenants et les aboutissants, qui sont tout ces gens, quels sont leurs relations. Un sentiment de flottement nous habite en tant que joueur. On traverse The Quiet Man avec circonspection, dubitatif et assez distant finalement. La réalisation n'aide pas, étant au mieux hasardeuse. Plans trop longs ou mal cadrés (les visages sont systématiquement scalpés), jeu d'acteurs parfois limite, scène très gênantes par moments...In game la caméra est parfois foldingue, toujours avec ses problèmes de cadrages et certains passages jouables ne servent littéralement à rien comme la séquence dans la rue qui consiste uniquement à faire avancer notre perso sur trois mètres pour lancer la cinématique suivante...
Puis on fini par en voir le bout, environ trois heures après l'avoir lancé. Cela paraît beaucoup plus long. Surtout les phases de jeu contre les boss, très mal codées, très mal pensées.
Pour vaincre ses quelques chefs de fin de niveau il faut à chaque fois deviner quelle action ou quelle esquive effectuer pour pouvoir passer leur garde. Fort bien. Sauf que comme le jeu n'indique rien et qu'il n'est pas prévu pour les 'à-cotés', tout ce que le joueur va effectuer sur l'ennemi qui n'est pas prévu par celui-ci le fera traverser son adversaire. Par exemple si vous effectuer une 'super attaque' contre un boss que vous n'êtes pas sensé devoir toucher (car vous n'avez pas casser sa garde) soit l'attaque ne se déclenche pas soit elle se déclenche mais vous traversez l'antagoniste pour vous retrouvé derrière lui...Oui oui. Et cela arrive à chaque boss du jeu (quatre ou cinq au total). Incroyable et frustrant. Mais bon une fois que vous avez compris comment ça marche vous vous adaptez...mais une telle erreur de programmation en 2018 c'est juste dingue...
 
Et c'est donc ainsi que vous terminez The Quiet Man. Frustré et dépité. Vous n'avez rien compris, ou très peu. Le peu que vous avez saisi n'est pas cohérent, ou absurde. La femme est à la fois la mère et la copine du chef, tout en étant deux personnes distinctes. Elle se fait enlevé par un mystérieux individu qui se révèle être à la fois le flic, l'assassin de la mère, votre boss ou vous même, vous n'êtes pas sur. Du fantastique intervient vers la fin de l'aventure, sans là non plus aucune explication...est ce le masque qui possède un pouvoir, à la The Mask? Peut-être...Quelle est la relation du sourd au flic? Le fameux Quiet Man est il une vision représentative du mal tel que le perçoit notre héros, et que par conséquent il s'agit en fait de plusieurs personnes, celle qui à l'instant T représente la plus grande menace pour lui?
Pourquoi l'animation des ennemis est parfois taillée à la serpe, jusqu'à la caricature? Jusqu'à parfois leur donner une attitude étrange et dérangeante? Est-ce voulu? Ou pas?
Tout autant de question qui ne trouve pas de réponses quand se lance la séquence finale, seule moment ou là parole reprends ses droits, ou plutôt la chanson. Car c'est la fameuse chanteuse qui conclut cette expérience, achevant de donner un caractère éthéré à ce que l'on vient de vivre.
Nous sommes encore dans le flou quand on redécouvre en toute fin de jeu (après un générique final qui ne présente AUCUN NOM, c'est important pour la suite) quelques séquences mais cette fois-ci doublées (et sous-titrées). On comprends alors que l'on a vraiment rien compris. Que tout ce qu'on vient de vivre était une manipulation scénaristique que le twist final nous fait appréhender différemment. La chanson qui clame que les 'mots n'ont guère d'importance' est aussitôt désavouée, car dès que la parole reprends ses droits, on a une toute autre vision des événements. Et c'est là que l'on comprends qu'il faut refaire une partie, en connaissance de cause, pour saisir toute l'étendue de la supercherie.
 
 
 
Et c'est à ce moment là qu'un carton s'affiche, annonçant que vous venez de débloquez les dialogues du jeu...
~THE QUIET MAN ANSWERED~
Le Sens Des Mots
 
Je le répète afin d'être au clair avec chacun, cette seconde partie va largement revenir sur l'analyse et la description du jeu, et par là même en révéler l'intrigue et je dirai même jusqu'au concept fondateur. Je réitère donc ma mise en garde si vous voulez découvrir par vous même cette expérience, n'allez pas plus avant dans la lecture de cet article et lancez vous dans The Quiet Man, qui malgré sa technique défaillante mérite qu'on s'y attarde.
 
Le gang des méchants pas beaux qui parle hispanique, les SOL33. Si quelqu'un comprends la signification de ce nom, je vous en prie éclairez-moi

Une fois cela posé, nous revoilà partie pour un second Run...mais cette fois-ci avec le son. Pas seulement les dialogues mais bel et bien l'ensemble des bruitages. Et autant commencer par le message le plus évident (que beaucoup n'ont donc par perçu): The Quiet Man est une sensibilisation à la surdité. Une manière directe et sans doute un peu violente de faire comprendre à nous autres entendant l'importance des sons qui nous entourent, et qui nous permettent une compréhension du monde qui pour nous paraît évidente mais qui pour les sourds se révèle bien plus compliqué.
L'incompréhension totale et le sentiment d'être perdu lors de la première partie était un but recherché par les développeurs, un moyen de faire comprendre aux joueurs le point de vue quotidien des non-entendants. Cela n'excuse en rien la pauvreté technique mais donne à The Quiet Man une respectabilité qu'il serait malhonnête de ne pas mettre en avant. Quand on redécouvre le jeu avec l'ensemble de son environnement sonore, on saisi l'importance - et notre chance - de posséder le sens de l’ouïe et appréhendons mieux le handicap que cela génère chez les sourds. Et rien qu'en cela il m'est impossible de classer ce jeu parmi les plus honteux. Bien au contraire. Notre mépris envers The Quiet Man reflète en quelque sorte le mépris de la société envers le handicap (et en tant qu'handicapé, je sais de quoi je parle). Les valides bien dans leur peau aimeront se moquer de ce titre certes pas très bon au niveau du gameplay mais se garderont tout autant de mettre en avant son message profond. De toutes façons, combien ont refait le jeu une seconde fois pour saisir ces notions là. La réponse nous est donné par la PS4 elle même: 17% de ceux ayant commencé The Quiet Man l'on finit avec la 'vraie' fin.
Mais bon peu importe, je ne suis pas ici pour parler ce ce sujet bien trop complexe pour ma petite tête, concentrons nous sur le titre en lui-même.
Cette version 'doublée' est donc en fait absolument pas un correctif ou un quelconque Mea Culpa. C'était prévu depuis le départ, comme un roman policier auquel on aurait livré la seconde partie explicative un mois après la sortie du livre. Et en effet celle-ci explique beaucoup de choses!
Notamment le rôle du 'policier' qui se révèle donc bien le père de Dane - le prénom de notre bonhomme que l'on à découvert dans le dernier tiers de notre première partie, sur l'écran d'un smartphone. Cette simple information redonne tout un sens à l'histoire qui se déroule sous nos yeux. Le fait que l'homme parle à son fils sans que celui-ci ne le comprenne nous apparaît alors sous un jour nouveau, surtout quand on prends conscience de ce qu'il lui dit...vraiment des horreurs...un père qui rejette sur son enfant les pires erreurs possibles. La relation entre les deux va se révéler le c½ur du jeu, pour le pire et le meilleur.
Toute cette histoire d'enlèvement de Lala -le nom de la chanteuse - étant un coup monté du père pour qu'elle puisse s’échapper à cette vie qui la rends triste. Et de faire ressurgir des ténèbres de l'esprit de son fils le 'Taciturne', cet espèce d'esprit protecteur derrière lequel s'est réfugié l'handicapé depuis la mort de sa mère, pour s'en servir comme bouc émissaire de l'enlèvement. D'ailleurs au passage Lorraine (la mère) et Lala (la chanteuse de cabaret) sont donc interprété par la même actrice, la seconde étant en fait la sosie de la première, ce qui mettra Dane et Robert dans une certaine confusion de sentiment.
Mais également Taye, le fameux boss du Club Moonrise qui sort donc avec le portrait craché de la femme qu'il tua par accident dans son adolescence...drôle de manière de tenter de se racheter une conscience...De son coté on comprends son fort attachement à Dane mais aussi sa manipulation sur ce dernier depuis des années.
A noté que des plans supplémentaires sont ajouté dans cette seconde partie. Vraiment quelques-uns mais qui permettent de mieux unifier le récit. Et une toute nouvelle scène cachée se trouve également après le générique (avec les noms qui apparaissent cette fois, pour bien signifier que l'on est VRAIMENT devant la fin du jeu)
 
 
Tout cela est bien tortueux finalement et sans doute en rajoute t-il au coté bordélique et opaque de l'ensemble mais il me semble que toutes ces révélations et ce décryptage en règle fait entièrement parti de l'expérience. Ceux ayant fait le jeu qu'une seule fois n'auront donc pas été au bout du truc.
Cependant tout ne trouve pas de réponse non plus lors de cette seconde phase...surtout en ce qui concerne le 'paranormal' et les pouvoirs de Dane. Comment fait-il pour revenir d'entre les morts alors qu'il à reçu deux balles dont une en pleine tête en coup de grâce? Et d'où sortent ses pouvoirs lors de sa résurrection? Le 'Taciturne' est-il véritablement un 'protecteur', une sorte de démon à la The Crow? On en sait rien, le jeu n'explique à aucun moment ces choses-là. Je ne suis même pas sur que qui que ce soit possède une explication..
 
CONCLUSION:
 
Il m'est difficile d'apposer un avis tranché sur The Quiet Man. D'un point de vue purement ludique, c'est un zéro pointé. Il n'y a rien à sauver en terme de jeu vidéo là-dedans. Si vous voulez jouer à un jeu du genre avec les mêmes mécaniques et la 'même ambiance générale' je vous pousserez plus vers le jeu 'Watchmen' mettant en scène le Hibou et Rorsarch paru sur PS360. Il faut reconnaître cependant que graphiquement le jeu n'est pas vilain et à quelques chose à défendre de ce point de vue là...mais il n'y a rien d'original ou qui sorte du lot. Des couloirs de squat, des ruelles, un cabaret, ses coulisses, son toit. Voilà l'ensemble des décors que vous serez amené à traverser. Rien de bien folichon...
 
 
Mais l'essentiel du titre ne se trouve pas là. La première partie - sans le moindre son - est un passage douloureux, lent, long, lourd, incompréhensible...et délibéré. Le joueur est placé dans la situation d'un Sourd qui jouerait à un jeu vidéo non adapté pour lui. On ne capte rien, on enchaîne les niveaux bêtement, les enjeux nous échappent complètement...on devine - ou croit deviner - quelques situations et autres relations entre personnages mais une scène contredit toujours notre raisonnement...Cette opacité combiné au gameplay aux fraises lui couta sa réputation et fit de lui la risée du monde vidéoludique à sa sortie...
Et c'est là que se pointe la deuxième partie - avec le retour du son - qui éclaire sous un jour nouveau toute l'expérience. Alors certes le jeu n'en devient pas meilleur c'est sur mais il en devient moins pire par ses bonnes intentions et ses 'astuces' de récit qui surprennent quand on comprend enfin tout le contexte. J'ose une comparaison qui en surprendra plus d'un mais on est assez proche de ce que proposent des films comme Usual Suspect ou encore Memento dans la manière de raconter une histoire de manière non conventionnelle. Notre premier visionnage diffère grandement du second, une fois qu'on à les clés en main et certaines des réponses. Mais bon ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis, on est loin de ces deux chefs-d’½uvre du cinéma...c'est juste sur le principe narratif que je fais cette comparaison.
 
Voici l'intégralité de ma partie en 'Answered' (c'est à dire avec dialogues et sous-titres)
 
The Quiet Man est un jeu qui se parcourt donc deux fois. D'abord perdu dans un monde inaudible comme Dane le sourd le vit tout les jours puis une deuxième fois ou l'on tire leçons de ses expériences de notre premier run. Mettant alors en exergue à quel point il doit être difficile au quotidien pour les non-entendants de mettre un sens à ce qui les entourent. Sous ses atours imparfaits - pour ne pas dire ridicule - l'expérience produite par Fujinaga et écrite par Joe - 'Man of Action' le papa de Ben 10 - Kelly ne laisse pas indifférente et fait réfléchir sur la notion de handicap et de notre rapport à celui-ci (en l’occurrence la surdité).
 
Je m’attendais à un nanar(d) flamboyant, consternant de médiocrité et sans réel fond, sans rien à raconter. Je me trompai. The Quiet Man n'est certes pas un grand jeu en terme vidéoludique mais n'en reste pas moins une tentative (très maladroite) de mettre le joueur dans une situation nouvelle et perturbante. De le mettre dans la peau d'un sourd devant vivre et comprendre une situation donnée, sans aide, sans livret d'explication, sans rien...comme dans la vraie vie. Et en cela il mérite que l'on s'y attarde. Vraiment.
Passez les tests incendiaires et les a-priori néfastes et tentez l'expérience, car comme on dit: Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre...
 
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains...
Toute? Non! Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et ce grâce à la potion magique de Panoramix, leur druide. Alors quand celui trahi les siens pour rejoindre l'armée de César, c'est la panique en Armorique! Ni une ni deux, Astérix décide de tirer cette sombre histoire au clair et de se rendre à Las Vegum, où selon les dires de l'espion Sam Fichaure se serait rendu le vieux sage...
 
 
ALEA JACTA EST
Et c'est donc dans la peau du petit gaulois et de son comparse un peu enveloppé que nous découvrons la dernière extravagance de Rome; un parc d'attraction où sont présentés les différents territoires conquis de l'Empire. Nous traverserons donc plusieurs environnements tous inspirés de lieux ou l'armée romaine assoit sa domination, que ce soit Lutèce, Louxor ou bien encore Venise. Il s'agit en fait comme l'indique le sous-titre d'une parodie de Las Vegas adapté à l'univers de la BD. Et je dois bien avouer que cela fonctionne du tonnerre. J'avais eu l'occasion de tester le jeu à l'époque sur la PS2, jusqu'à l'ersatz de Tour Eiffel et avais beaucoup aimé son coté parodique assumé, qui colle parfaitement avec l'esprit de ce que doit être Astérix et son univers. XXL 2 est de mon point de vue la ligne directrice que doivent suivre les futurs jeux vidéo mettant en scène le village d'irréductibles gaulois. De l'humour, des références détournée et satirique, un univers coloré qui fait voyager et distribution de baffes à gogo. La bonne formule semble avoir été atteinte avec cet opus.
 
Comme chacun sait XXL 2 est un remaster et le travail effectué sur ce portage est le moins que l'on puisse dire satisfaisant! Beaucoup de choses ont été revus et/ou corrigé pour le plus grand plaisir du joueur. Déjà les graphismes qui garde certes la base technique de 2005 mais qui sont loin d'être vilains, au contraire même. Ils sont rehaussés et permettent de profiter pleinement de la beauté certes un peu cubique mais agréable à l’½il. Comme de bien entendu ils respectent un maximum l'ambiance des cases de l’½uvre originale (de toute façon c'est impensable autrement). Cependant il faut noter le relooking des deux héros dans la série XXL qui leur donne un coté plus anguleux et un poil Rock'n'Roll, mais cette nouvelle version permet aussi de les jouer sous leur forme classique, ce que je fis.
 
 
D'autres ajouts furent implémentés, comme les magasins qui permettent d'améliorer les compétences des persos (Vie, Combos, Techniques de combat...) ou d'obtenir les différentes 'figurines' du titre - en fait les modèles 3D de chaque personnages, le voyage rapide permettant de rejoindre n'importe quel zone du parc assez rapidement (mais qu'il est conseillé d'utiliser seulement une fois le jeu fini, au risque de ne pas déclencher les scripts lors de la pérégrination dans celui-ci) ou encore un système de défis dans lesquels on doit combattre des hordes de romains en atteignant le plus haut score possible (je n'ai pas touché à cette nouveauté, je ne sais donc pas vraiment comment cela marche et cela ne m’intéresse point je le confesse). Fut ajouté aussi les 'cartes postales' à dénicher dans les niveaux et qui permettent d'obtenir quelques illustrations sympa. Enfin un choix du mode de difficulté fait également son apparition et permet à chacun d'adapter sa partie à ses attentes.
 
 
VENI, VIDI, VICI
Mais concrètement, on y fait quoi dans ce parc?
On navigue de zone en zone en résolvant une ribambelle d'épreuves, en explorant les décors pour mettre la main sur les collectibles et surtout on tape sur des romains. Pleins. Beaucoup. Tout le temps. Mais ce qui me semblait fastidieux au début à fini par devenir assez plaisant grâce à un système de combat assez simple et fort maniable. Une touche pour sauter, une touche pour baffer, une touche pour dasher et étourdir, une touche pour choper les étourdis et s'en servir comme fouet (Ha!Ha!), une touche pour se servir d'Idéfix...et tout une série de combinaisons alliant toutes ses capacités. Il y a de quoi faire pour déglinguer les légionnaires, les centurions, les gladiateurs et autres troupes aux ordres de Jules. Certains combos impliquent même un switch entre Astérix et Obélix, mais demandent une grande précision d’exécution...
Quant aux légions, il faut savoir qu'ils s'agit véritablement de légions. Il faut parfois vaincre jusqu’à 200 romains pour débloquer un passage! Mais une fois de plus c'est bien moins fastidieux que ce que l'on peut croire...
Fort heureusement!
 
 
Tout ne se résume pourtant pas à du bourre-pif contre l'envahisseur. On trouve aussi des passages plus spécifiques comme les phases en téléphérique pour Astérix, des cibles dans lesquelles il faut envoyer un certain nombres de gugusses ou des boutons et sempiternels leviers à activer pour poursuivre son chemin. Tout cela ne se révèle en fait pas très compliqué et ne constitue que quelques aventures agréables.
 
 
Face à nos valeureux gaulois se dresse toute une panoplie d'ennemis aux apparences parfois troublantes...Entre les Romains-Mario Sunshine, les Romains-Sonic, les Romains Rayman et autres du même genre on est noyé sous un catalogue d'adversaires très divers inspiré des années 2000. A leur têtes le célèbre Larry Craft, parodie la plus chtarbée de la célèbre aventurière. Pourquoi Lara? Et pourquoi pas j'ai envie de dire! Ce personnage totalement absurde résume parfaitement l'esprit de ce soft. Décalé et rigolo, qui ne se prends pas la tête et s'amuse du média jeu vidéo.
 
 
Un point très positif que j'aimerai mettre en avant, c'est le doublage avec 'les vraies voix'. Alors oui je sais que c'est un concept assez flou, le doublage de personnage imaginaire étant par nature appelé à évoluer dans le temps. Mais avoir Roger Carel et Pierre Tornade (qui ne fut pas le seul doubleur du tailleur de Menhir, mais en ce qui me concerne le plus emblématique) appose un cachet d'authenticité à l'ensemble. Et c'est là que je me demande qui seront les comédiens doubleurs dans le futur XXL 3...
 
ERRARE HUMANUM EST
Le ciel ne nous tombe certes pas sur la tête quand on parcourt Las Vegum mais n'en demeurent pas moins que quelques accrocs percent le bel écrin du parc d'attraction. Et en premier lieu - comme c'était souvent le cas dans les jeux du genre à l'époque - la caméra capricieuse qui nous mets souvent en défaut. Rien d'insurmontable mais cela peut parfois être agaçant lors de phase de plate-formes. Ensuite vient la trop grande présence des phases de bastons, dans lesquels on se perds parfois...imaginez devoir parfois gérer dix à quinze ennemis en même temps! Au fil de l'aventure on s'y fait et cela n'empêche en rien l'amusement mais quelquefois cela deviens un peu lourd et on esquive comme on peut les batailles non obligatoires. Surtout quand celles-ci impliquent les 'Marios' et leur jets d'eau agaçants.
Il existent également quelques phases de 'tir aux pigeons' que je trouve de trop et pas très bien géré. D'une manière générale les 'ennemis volants' sont une mauvaise idée...ils n'apportent pas grand chose à part encore plus de cafouillages.
 
 
J'ai aimé tout le jeu en dehors d'un seul passage, extrêmement crispant et qui mit mes nerfs à rude épreuve: le défi des cibles au Colisée. Infernal de bout en bout, chronométrée (horreur absolue), caméra toujours dans le mauvais axe, ennemis à foison...AAARGGhh que ce fut difficile! Le fait étrange c'est que le reste du titre lui ne présente aucun gros problème...il y a comme on dit un pic de difficulté juste sur cette phase particulière...je m'en souviendrai de cette séquence, c'est sur!
 
 
Pour finir sur les notions un peu décevantes, le scénario qui est un peu troué comme un gruyère...on comprends le cheminement général mais il manque clairement des scènes...surtout en ce qui concerne Panoramix, qui débarque dans la dernière cinématique face à César dont ne sais où, on ne sait comment...
 
 
Conclusion:
Confirmant la bonne impression que j'avais eu en 2005, Astérix et Obélix XXL2 est un titre sympathique plein d'entrain qui se parcourt toujours avec plaisir. Décors enlevés, exploration juste ce qu'il faut, des centaines de romains à envoyer valdinguer...et surtout ce coté parodique qui donne une identité unique et surprenante à l'ensemble. Une chasse aux ½ufs de Pâques permanente qui ajoute du sel et un peu de poil à gratter plus que bienvenue collant parfaitement à l'univers initié par Uderzo et Goscinny. Astérix en jeu vidéo a trouvé son créneau et il serait dommage qu'il ne poursuive pas sur cette lancée...
A bon entendeur pour le troisième épisode qui normalement devrait sortir cette année...
 
 
 
______________________________________________
En bonus quelques captures d'écran des différentes apparitions d'univers vidéoludique à Las Vegum...Ceci est loin d'être exhaustif (pour une telle liste, consultez ici Wiki notre ami)
 
 
Aux vestiaires on distingue un costume supersonique mais aussi celle d'un artificier du parc...
 
 
Olimar en Sphinx...
 
 
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Resident Evil 2 à toujours été mon épisode préféré. Alors quand l'annonce du remake fut officialisée j'étais dans l'expectative...Cette version moderne parviendrait-elle à conservée cette ambiance unique qui faisait tout le sel de cet opus ô combien réussi? Ou bien cela serait-il un massacre en règle de la licence à l'instar de sixième épisode?...
Armé de mon courage, de ma pétoire et des nombreuses previews encourageantes, voilà que je retrouvai une fois de plus Raccoon City...
 
 
 
1998. Leon Kennedy est un tout jeune officier de police, tout droit sorti de l'académie. Son premier poste il doit le prendre en ce vendredi soir au commissariat central de Raccoon City, ville isolée au milieu des Rocheuses. Mais très vite il est confronté à une horde de zombie et autres monstres en tout genre. Bien décidé à connaître le fin mot de cette histoire et à sauver ce qui peut l'être il se met en quête de la vérité. Il sera aidé en cela par Claire Redfield, une jeune femme intrépide venu recherché son frère Chris, qui n'a plus donné signe de vie depuis des mois et cet étrange incident dans un manoir de la région...
 
 
JE SUIS UNE LEGENDE
 
20 ans ont passées depuis notre découverte du titre original sur la première playstation. A l'époque nous étions bluffés par tous les aspects de ce jeu: ses graphismes, son ambiance urbaine, sa désespérance, le sentiment d’oppression permanente dans une ville infesté de zombies. Le contraste avec le premier épisode était à tout les niveaux, fini les couloirs baignées dans le noir d'une vieille bicoque hantée, place aux rues éclairées par les flammes des incendies. Et aux habitants tous devenus des mangeurs de cerveaux! Seul solution pour un peu de répit, se réfugier au commissariat...devenu depuis un lieu mythique du jeu vidéo...
La trame scénaristique de cette relecture moderne est globalement la même (j'y reviens plus bas) et c'est bien entendu sur la technique qu'était attendu ce nouveau Resident Evil 2. Et de ce point de vue là, c'est une claque dans la face digne de Mister X.
Premier constat, évident. Au revoir les caméras en plan fixe, bonjour la caméra à l'épaule hérité du 4. On pourra ergoter sur l'évolution des graphismes en deux décennies n'en reste pas moins que ce changement de perspective est la plus grosse révolution de ce remake. Les contraintes techniques de la fin des années 90 qui imposèrent les contre-champs géniaux des premiers épisodes sont désormais révolues. Et c'est avec cette nouvelle vision que nous appréhendons de nouveau le commissariat de fond en comble. Et quelle merveille. Car revenons aux graphismes purs et durs...mais Poukram que c'est beau! Dégueulasse, recouvert de sang, de moisissures et de corps décharnés certes mais beau tout de même! Le fameux moteur RE Engine déjà usité pour le 7 fait montre ici de toute la pleine mesure de son talent pour redonner vie à un opus mythique.
 
 
En ce qui concerne le gameplay, on est assez proche de ce que donnait la seconde trilogie, sachant toutefois que vous pouvez mettre en joue tout en vous déplaçant (Il me semble que c'était déjà le cas depuis le 5, ou le 6 je ne sais plus...)
 
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS
 
Pour continuer sur la comparaison inévitable avec son aïeul, je dirai que l'ensemble du jeu est bien mieux agencé, moins fouillis et impose bien moins d'aller-retour d'un bout à l'autre de la carte. C'est notamment vrai pour le laboratoire souterrain qui était un véritable calvaire à l'époque et qui désormais se fait de manière fluide et logique. Il y certes certains couloirs que vous allez voir et revoir mais c'est sans commune mesure avec les interminables cavalcades d'autrefois. Et tant mieux!
 
 
A noter pour les vieux de la vieille que les 'monstroplantes' on disparus au profit d'autre chose de plus 'pertinent'...même si je les regrette un peu les grosses fleurs sur pattes...
Plus de corbeaux également. Pas un seul. C'est pour le coup un choix assez étrange, peut-être les phases en extérieur étant plus nombreuse ils ont jugés que les corbacks serait de trop? Je n'en sais rien...Exit aussi les araignées géantes mais là elles ne m’ont pas manqué.
On retrouve par contre des éléments déjà présent dans d'autres épisodes et qui sont donc importé ici - outre la caméra - comme le système de poudre pour faire des munitions venu tout droit du 3 (il ne me semble pas que ce principe soit présent dans un autre Resident) ou les armes de défense quand un zombie vous empoigne, concept qui venait du Rebirth (le remake du 1).
Globalement si vous connaissez déjà le jeu original le parcours est le même, à un ajout près. On découvre ici l'orphelinat de la ville avec Claire, ou plus exactement avec Sherry. En effet on retrouve la phase de gameplay avec les personnages secondaires. Et bien que pour Ada celle-ci soit équivalente à l'ancienne, pour la fillette elle est donc toute autre...fini l'esquive de zombie et de doberman la bave aux lèvres, cette fois la voilà confronté à ce bon vieux chef de la police Irons au sein du nouveau lieu à découvrir. Cette séquence fut de loin celle ou je suis le plus mort car il faut plusieurs essais avant de comprendre ce qu'il faut faire, et si vous loupez le coche la sanction tombe...mais la sauvegarde automatique ne vous ramène jamais bien loin...
Car oui il y a désormais une sauvegarde auto lors de votre avancée...mais rassurez vous un mode permet de retrouver les sauvegardes par ruban encreur pour les puristes!
Le passage qui a vraiment été modifié de fond en comble c'est les égouts. Bien que l'on y retrouve quelques références à sa première incarnation il a été entièrement réaménagé et largement agrandi. C'est désormais une zone à part entière et non plus un 'sous-niveau'. Les araignées ne sont plus là effectivement mais elles sont remplacées par d'autres créatures...et je ne suis pas sur qu'on y gagne au change.
 
EVIL DEAD
 
Bien que le remake améliore énormément d'aspects, il n'en demeure pas moins que tout n'y est pas rose...Le plus gros défaut pour moi c'est la vitesse de 'course' des persos. Il manque clairement une touche 'Sprint', surtout quand vous avez Mister X aux fesses et que votre bonhomme trottine comme si de rien n'était...ou bien quand vous souhaitez éviter les clébards qui ne rêve que de vous croquer. La cohérence voulu pour cette nouvelle itération en prends un sérieux coup. Qui ne prendrait pas ses jambes à son cou quand une armoire à glace genre Terminator de plus de deux mètres se précipite vers vous? Ou qu'un licker vous a repéré?
 
Autre aspect négatif c'est la notion de scénario A et B qui disparaît. Enfin pas complètement...
Mais pour la trame générale, il y a un problème. Si Claire combat le monstre G dans son scénario A sur la passerelle sous le commissariat, Leon ne devrait pas avoir à le faire...et pourtant si. Les deux histoires sont relativement identiques, à quelques encablures près. C'est très obscur à expliquer mais quand vous jouez vous comprenez très vite le problème.
Autre exemple, encore plus parlant: quand Claire éteint l'incendie de l'hélicoptère en scénario A, pourquoi Leon doit aussi le faire en scénario B?
Dans le même registre il y a un grave problème de temporalité entre les deux personnages. Un événement qui arrive assez tôt pour Claire arrive bien plus tard pour Leon, alors que celui-ci à paradoxalement plus avancé dans le temps que ne l'a censément fait la fille à la queue-de-cheval.
Pareil, nos deux héros ne se croisent finalement que très peu. Trois fois en fait - au début, lors de la scène de la grille puis dans le train lors de la fuite - alors qu'ils se rencontraient quand même plus souvent avant.
 
 
On perds beaucoup de ce qui faisait l'attrait du jeu en occultant toutes les spécificités qu'offrait ce double scénario alambiqué de la première version. Comme si aujourd'hui refaire ce principe se révélait trop compliqué à mettre en place. Cependant n'ayant fait qu'un seul run (Claire A, Leon B) il se pourrait que faire l'autre (donc Leon A, Claire B) apporte quelques variantes intéressantes. Mais en gros ce sera identique je pense...
Il aurait été dommage de ne pas retrouver ce bon vieux Hunk, ainsi que son ami Tofu, qui font donc également leur retour. Bon ce n'est clairement pas pour moi, je n'ai pas le niveau mais cela fait plaisir de les revoir. Cette fois ils ne sont plus seuls car trois autres modes on fait leur apparitions, mettant en scène 'Ghost' un collègue agent d'Umbrella de Hunk, Kendo l'armurier et 'la fille du Maire' (qui doit avoir un nom mais que tout le monde appelle comme çà dans Resident). Il s'agit en fait de 'destins' parallèles pour ces trois derniers, non-canon avec l'histoire principale, même si cela permet d'en apprendre plus sur ces personnages secondaires
Conclusion:
Très belle surprise que ce remake. Respectueux du passé tout en réinventant le jeu comme si il avait été conçu aujourd'hui. Les jeunes joueurs ont l'occasion de découvrir ce titre mythique remis au gout du jour et les vieux ringards comme moi d'y replonger et de sourire à toutes les allusions qui y sont disséminées. Revenir une énième fois dans ce commissariat plus beau que jamais fut une véritable bouffée de nostalgie. N'en reste pas moins que le principe des scénarios croisés était bien mieux exploité en 1998 qu'en 2019, aussi bizarre que cela semble être et que par conséquent je conseille aux curieux qui auraient bien aimé cette vision moderne de tenter la première version. Certes bien vieillotte mais qui a su garder son charme. Et dans celui-là il y a des araignées...
  Ah! Les charmantes bêbêtes!!
 
Bonus:
 
Ce coquinou d'Albert Wesker à toujours une photo de Rebecca planqué dans son bureau
 
Celle du jeu de 1998...
 
 
 
Sera t-il de retour dans un éventuel remake du 3?
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Icône des années 90 vidéoludiques et classique du média, la saga Street of Rage est l'exemple parfait des bons jeux qui ne vieillissent pas. Le temps ne semble pas avoir de prise sur cette merveille de trilogie qui aujourd'hui encore sait séduire les nouvelles générations de joueurs. A l'occasion de la sortie prochaine du quatrième volet retour sur un Beat'em All éternel, pour replonger dans l'excellence mais aussi les défauts de ces titres mythiques.
 
 
 
STREET OF RAGE - 1991
 
The City, qui ne sera jamais nommée mais qu'on devine aisément être New-York, est aux proies d'un puissant syndicat du crime. Trois policiers, las de la situation, décident de démissionner et de relever leur manches pour aller tataner les malandrins jusqu'à remonter au boss de l'organisation criminelle.
 
 
C'est ainsi que débute notre périple au travers des bas-fonds de la ville. La jouabilité est simple: un bouton pour frapper, un bouton pour sauter. Coup de savate quand on frappe en sautant. Et le bouton "A" qui sert à appeler les renforts, comme le constate la totalité des joueurs en début de partie. Le but du jeu lui aussi fait dans la simplicité. On avance et on dézingue comme on peut tout les lascars qui nous font face. La plupart du temps on a affaire à des malfrats de base mais de temps en temps on croise ce qu'on désigne désormais comme des Mid-Boss (la plupart du temps des boss déjà vaincus précédemment). Et à chaque fin de stage évidement un Boss qu'il conviendra de terrasser à plate couture. Et tout cela en évitant un maximum de s'en prendre plein la poire...
 
 
Huit niveaux composent le titre, chacun nous faisant traverser une partie de la ville jusqu'au siège du syndicat. Et tout autant de musiques mythiques les accompagnent. L'une des innombrables raisons du succès de "Street of Rage" c'est sans conteste sa magistrale bande-son. Une de celles que l'on nomme 'Classique du jeu vidéo'.
 
La bande-son de Street of Rage est tout simplement parfaite. A l'avenant du reste du jeu.
 
Ce jeu je le connais par c½ur. J'y ai joué des dizaines de fois dans mon enfance. Mon frère prenait Axel et moi Adam. J'ai toujours préféré ce perso. Il nous fallut bien du temps et bien des essais pour apprivoiser le soft et parvenir à en voir le bout. Mais même lorsque nous parvînmes à le finir, nous y revenions encore...Ce jeu était comme une bulle d'oxygène, une heure de joyeuseté dans une vie pas souvent rose. Si possible privilégiez une partie à deux, le jeu y gagne en intérêt et en amusement (valable pour toute la trilogie d'ailleurs).
 
 
C'est un véritable plaisir que de parcourir Street of Rage, même encore aujourd'hui je kiffe d'y jouer. Ce jeu transpire le Cool par tout les pores. Chaque partie est un moment de Fun qui ne se dément pas, même trente ans après sa sortie! La maniabilité est toujours aussi fluide, l'impact des coups toujours aussi jouissive, l'animation et le design toujours aussi détaillé.
Un classique absolu qui ne souffre factuellement d'aucun défaut, que chaque joueur se doit d'avoir au moins essayé.
 
 
STREET OF RAGE II - 1992
 
Un an après les événements du premier, Axel et Blaze sont de retour dans les rues pour y remettre une fois de plus de l'ordre. Ils sont cette fois-ci accompagné de Max Thunder et Eddie/Sammy "Skate" Hunter, respectivement ami et petit frère d'Adam, kidnappé par les vilains de l'histoire.
 
 

Street of Rage II reprends les bases du jeu précédent en améliorant le concept sur bien des points. Meilleur aménagement des niveaux, quelques audaces dans les environnements traversés, plus grande diversité d’ennemis...bref plus de maîtrise. Il reste cependant pour moi moins bon que le premier, par son coté trop 'on refait le même, en mieux' et surtout son nouveau concept d'attaque spéciale.
 
 
Fini les anciens collègues qui débarquent en voiture pour donner un coup de main ô combien salvateur, place aux coups spéciaux tout droit venu de Street Fighter II. L'idée n'est pas mauvaise...sauf quand on sait qu'elle grignote sur la barre de vie de notre protagoniste. Argh! Cela conduit à une gestion parcimonieuse de ces attaques spéciales - ce qui n'est pas un mal - mais le prix à payé est à mon sens bien trop élevé. Du coup je n'utilise quasiment jamais ces super-attaques, rien de mon point de vue ne justifiant le fait de perdre de la vie. A fortiori dans un jeu ou elle à une telle importance!
 
 
Autre point négatif: l'absence d'Adam, mon perso attitré. Alors je me rabat sur Axel ou Blaze, voir Max le brutus. Mais en tout cas pas sur Skate -> méga-beurk ce personnage. Je trouve qu'il fait tâche dans la saga. Pourquoi un gamin en roller? Pourquoi? Je vois bien le coté 90's mais j'y vois surtout le coté gamin insupportable tête à claque qui atteindra son paroxysme avec Jake Lloyd dans l'Episode I en cette fin de décennie. Bref j'aime pas Eddie. Ou Sammy. Parce que oui il n'a pas le même prénom dans les versions jap' et US/PAL. Pour une histoire de tentative de coller avec un autre jeu mettant en scène un personnage semblable ou je ne sais quoi...
 
 Donc Sammy devint Eddie pour faire 'croire' à un lien avec un autre jeu, DJ Boy...drôle d'époque heureusement révolue
 
A me lire on pourrait croire que je n'aime pas du tout ce deuxième épisode, mais il n'en est rien je l'aime bien. Mais il est loin d'atteindre la perfection 'pure' et sans artifice du premier, il n'a pas la même fraicheur, pas la même Coolitude. J'y apprécie tout de même particulièrement le niveau au parc d'attraction, le passage dans le bar en début de jeu, la mise en scène générale...la musique bien sûr aussi. Mais au final il ne s'agit que d'une version ++ de l'opus précédent. Avec des défauts.
 
STREET OF RAGE 3 - 1994

6 mois on passé depuis la seconde défaite de Mister X, le puissant patron du syndicat du crime de The City. Mais il est pourtant bel et bien de retour, avec ce coup-ci un plan machiavélique: remplacer tout les pontes de la ville par des robots à sa solde! Vil plan que voilà! Heureusement le Dr Zan prévient nos amis et les revoilà parti pour défourailler des hordes de truands et autres félons des ruelles sombres.
 
 
Première chose qui frappe quand on débute une partie, c'est le niveau de difficulté rehaussé par rapport aux deux précédents volets. Là on est plus dans la gaudriole de bon aloi mais dans une gestion tactique et technique de ses personnages. En clair on ne rigole plus. Pour nous aider les capacités de nos héros ont pas mal évoluées: roulade, course, super attaque, super coups...tout cela ne sera pas de trop pour vaincre les innombrables adversaires mis sur notre route. Ajoutez à cela des menaces de niveaux bien retors, comme des lumières clignotantes bien crispantes, des wagons en roue libre dévastateurs ou même un niveau chronométré (l'horreur absolu!). De plus de nouvelles 'factions' s'ajouteront aux ennemis. Dites bonjour aux ninjas et au robots. Apparaissant dans des niveaux spécifiques leur présence permet un renouvellement bienvenu des forces en présence. Mais le plus gros ajout reste sans conteste l'apparition d'un scénario. Oui oui...alors non on n'est pas chez Michael Crichton et l'histoire est en soi assez ringarde et présente uniquement via des boites de dialogue mais en soi elle existe et c'est déjà pas mal. Pour résumé, il y a une série d'attaque à la bombe en ville qui coïncide avec l'apparition de ces fameux robots décrit par le fameux Dr Zan...il doit y avoir un lien...mais lequel?
 
Street of Rage III est clairement l'épisode sur lequel je m'amuse le moins mais aussi celui qui apporte le plus de nouveauté et de challenge. Je le trouve également moins beau que les autres, avec des personnages plus grossiers et moins fins qu'auparavant, au design plus pataud. Mais pour moi le plus frustrant dans ce jeu vient de ce fichu problème de perspective! J'explique: dans les jeux de la saga - comme dans tous ceux du genre - notre personnage doit se trouver sur la même ligne que son adversaire, afin de pouvoir se taper dessus allègrement. Tant que vous n'êtes pas aligné vous frapperez dans le vide. Hors dans Street of Rage III je ne sais pas pourquoi je place TOUJOURS mon héros une ligne au-dessus de sa cible. Et évidemment une fois le coup parti dans le vent l'adversaire en profite pour bien se placer devant moi et me mettre une dérouillée en bonne et due forme. Ce phénomène ne se produit pas dans le I et le II, juste dans le III. Cela doit donc venir soit du jeu soit de moi-même qui ne parvient pas à saisir correctement la 'taille' des sprites représentant les vilains pas beaux, ce qui fait que je les vois au même niveau alors qu'ils sont en fait une ligne plus bas. En tout les cas, c'est énervant au possible!
 
En terme de level-design, on sent une réelle évolution également. Chaque niveau possède des phases bien distinctes les unes des autres. C'était déjà le cas dans le II mais c'est plus marqué ici - et plus efficace. De sorte qu'alors que le jeu propose en soi un niveau en moins (7 pour 8 précédemment) on à la sensation d'en parcourir plus.
Bon en fait il y a bien 8 niveaux, mais pas disponible dans une seule et même partie. Car oui le jeu propose plusieurs branches 'scénaristique' à partir du cinquième stage. Et donc le titre propose 3 à 4 fins différentes en fonction de vos choix et/ou réussite. Et obtenir la 'bonne fin' demande de bien tout saisir dans ce qu'on nous demande, ce qui n'est franchement pas évident.
 
 
Pour finir, un mot sur la casting de cet épisode. Adam mon chouchou est toujours absent. J'ai donc fait le jeu avec Axel et Blaze..un peu le Dr Zan et pas du tout l'autre gamin. mais voilà-t-y-pas que j'apprends qu'il est possible d'incarner le kangourou que l'on croise dans le jeu! j'ignorais totalement ça! Ni une ni deux on tente le cheatcode (possibilité de débloquer l'animal en cours de jeu aussi sans tricher) et je relance une partie. Et bah c'est bien simple, le kangourou est mon perso favori de Street of Rage III! Comment çà c'est encore plus stupide qu'un gamin en roller??! Oui bon, peut-être mais lui au moins il est cool! (et pas ringard!). On peut également débloquer un autre personnage - Shiva - mais je n'ai pas tenté le coup. Ce sera pour une prochaine fois!
 
Redécouvrir la trilogie Street of Rage fut l'occasion de confirmer le vieil adage: "les bons jeux ne vieillissent pas". Car même si le II et le III possèdent leurs défauts, il n'en demeurent pas moins d'excellents titres défouloir où il fait toujours bon revenir de temps en temps. Quand au premier, que je joue depuis toujours au moins une ou deux fois par an, il atteint une perfection rarement vu dans le jeu vidéo. Indémodable et culte, tout simplement.
Pour dire le niveau d'attente très élevé qui pèse sur le quatrième épisode qui doit sortir bientôt et qui je l'espère sera à la hauteur de ces légendaires ancêtres...
 
 
 
Les captures d'écran qui parsèment cet article proviennent toutes de la compilation Megadrive PS4 (plus pratiques pour faire des images). Aussi en cherchant quelques renseignements sur le net je suis tombé sur cet autre article Gameblog, bien plus complet, bien mieux écrit, bien plus renseigné et bien plus chiadé que mon pauvre texte amateur...à (re)découvrir pour en savoir bien plus sur cette licence!
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Il est parfois des choses étranges avec 'les gouts et les couleurs'. Certains jeux encensés par tous nous déçoivent grandement tandis que d'autres qui se sont fait conspués nous surprennent agréablement.
J'ai joué à Mafia et Mafia II à l'époque de leur sortie (2002 sur PC chez un ami pour le premier, bien plus balèze que la version sortie sur XBOX 2 ans plus tard et en 2010 pour le II sur 360). Mais pour le troisième épisode, j'ai attendu de le trouver en solde chez mon revendeur habituel, et j'ai longuement hésité à le commencer. J'ai finalement lancer le jeu, avec de sérieux à-priori au vu de sa réputation assez mauvaise. La bonne surprise fut d'autant plus grande. Les bonnes surprises furent d'autant plus grandes. Car Mafia III est un titre foisonnant avec beaucoup de choses à dire. Sur lui et son héros, Lincoln Clay, vétéran tout juste de retour du Vietnam en cette année 1968...
 
 
 
Home Sweet Home
 
Par où commencer pour parler de ce troisième épisode de la série Mafia?
Je ne sais pas trop.
Alors commençons par le plus inattendu: Mafia III est, dans la forme, un documentaire moderne retraçant le parcours sanglant de Lincoln Clay à New Bordeaux à la fin des années 60, avec documents d'archives, témoignages des survivants et officiers ayant bossé sur le dossier. Cet aspect 'Docs du Dimanche' refera surface aux moments-clés du titre, dévoilant des événements à venir, des détails sur la mission que l'on vient de terminer ou simplement un témoignage pour illustrer le propos du chapitre en cours. Je n'avais jamais vu ce genre de traitement en jeu vidéo, cela fait son petit effet. Première surprise.
 
 
Poursuivons par un aspect tout aussi déconcertant: le sujet principal du jeu est le syndrome post-traumatique de la guerre du Vietnam. Le thème est présent dès la première ligne de dialogue de Lincoln à son retour, quand il attends son frère son un banc à la gare. Un vétéran de la guerre du Pacifique l'aborde et lui déclare tout de go: "La Guerre c'est pas en rentrant chez toi que t'en reviens." Ce sera la maxime du soft, la phrase-clé. Toute la chevauché sanglante de Lincoln ne sera qu'une transposition de son expérience au cours de la guerre dans la jungle. La manière dont il perçoit son environnement, ses absences, son comportement, ses tenues...tout chez lui va dans ce sens. Seconde surprise. Décrire le jeu en quelques mots donnerait ceci: imaginez John Rambo débarquant à la Nouvelle-Orléans et qui déciderai de devenir le boss de la pègre local. Voilà c'est quoi Mafia III.
 
 
Mais résumé tout à cela serait faire une erreur tant le jeu aborde de thème: la ségrégation raciale, la soif de vengeance aveugle d'un fils qui as absolument tout perdu, la tentation du pouvoir, la cohabitation des différents gangs etc...
 
 
Le début de l'aventure est assez fouillis, très dispersée, avec un tas d'informations qui nous tombe dessus à toute allure. Lincoln connaît son entourage mais pas le joueur, on est donc un peu perdu, mais avec le recul c'est clairement fait exprès. Nous, manette en main, sommes autant déstabilisé que Lincoln retrouvant un monde qui a continué d'exister sans lui. Première seconde de gameplay, on est plongée directement au c½ur d'une mission de cambriolage à la réserve fédérale...ce qui dans d'autre titres constituerait le point culminant du scénario. Puis Flashback sur la fameuse attente de Lincoln à la gare et les retrouvailles de ses proches. Puis retour au cambriolage avant de revenir sur une autre scène de son retour en ville...Ce n'est pas moins d'une semaine que nous revisitons à travers ces allers-retours dans le temps et qui constitue en fait la très longue introduction au jeu. Il s'agit de la semaine du Mardi-Gras, le dit cambriolage se déroulant au cours de la fameuse soirée animée. Ce prologue est en soit une sorte de mini-jeu dans le jeu. Avec son propre récit, son propre rythme, ses propres personnages, ses propres enjeux.
Puis vient le moment qui fera basculer notre héros dans sa quête sanglante. J'avoue avoir été pris au dépourvu par ce twist, que je ne dévoilerai pas bien entendu mais au moment ou il arrive vous comprenez que les deux premières heures était donc seulement un avant-goût. Vous pensiez avoir débuté la partie, il n'en était rien. Troisième surprise.
Mafia III ne fait seulement maintenant que commencer...
 
 Si tu n'es pas avec moi...
 
La plus grande réussite du titre est sans conteste ses personnages et leurs dialogues. Certaines cinématiques sont tout simplement parmi les plus belles qu'il m'ait été donné de voir. Non pas en terme esthétique mais en terme d'émotion. Le monologue de Burke, complètement bourré et ravagé par le chagrin, évoquant son fils mérite à lui seul de jouer à cet épisode. Et ce n'est que deux petites minutes noyée dans un monde prolifique en conversation. Le même Burke qui pourtant rejette sa fille pour ses préférences amoureuses...à l'image du vieil irlandais, tous ceux que croiseront Lincoln ne seront ni tout noir ni tout blanc, ni des pourris absolu ni des héros glorifiés. Le dialogue final avec Marcano m'a lui aussi retourné, complètement surréaliste et aux antipodes de ce que propose le genre habituellement, un peu à l'instar de ce que faisait Red Dead Redemption avec le 'combat de fin' contre Dutch. Non vraiment les dialogues de ce Mafia III sont tout simplement superbe.
 
Il y a donc pas mal de personnages secondaires mais il convient tout de même dans sortir quelques-uns du lot.
 
Le Père James est un ami de la famille de Lincoln. Il lui servira de bonne conscience et tentera de le sauvegarder sur le droit chemin. Il est le seul à oser dire à Lincoln ses quatre vérités et à le mettre face à ses atrocités.
 
 
John Donovan est un agent de la CIA que Lincoln a rencontré en opération spéciale durant la guerre. Dire que les deux hommes ont accroché ne serait pas peu dire. Donovan apporte toute son aide à Lincoln sans broncher, lui donnant accès à un matériel professionnel et moderne. Mais c'est aussi un salopard fini, qui as commis les pires crime jamais imaginé. Un peu bouffon, un peu monstre mais surtout efficace. Sa scène cachée durant le générique est juste folle, ne la loupez pas!
 
Thomas Burke est le leader de la mafia irlandaise de New Bordeaux. Et une enflure finie. Il n'apprécie pas grand monde et rejette tous ses proches, sauf son fils pour qui il donnerait tout sans condition. Il a une relation particulière avec Lincoln, mi-figue mi raisin. mais sincère. Les deux ne se mentent pas. Ils ont dépassé ce stade. Cependant Burke n'hésiterait pas à balancer Lincoln si cela arrangait ses affaires.
 
Alma Diaz est une cubaine ayant fui le régime de Castro et qui donne désormais dans le marché noir. Il s'agit d'un personnage que l'on voit peu mais qui m'a ... marqué, dirons nous.
 
Pour finir, qui dit Mafia III sous entends Mafia II. Encore un point commun avec Red Dead au passage, le héros du second jeu devenant un perso secondaire dans le troisième. Car oui, Vito Scaletta est bel et bien présent dans cet épisode. Et fera le lien avec le passé. Toujours aussi classe et bouillant - bien que l'âge lui est fait gagner un certain flegme - le revoir fait réellement plaisir. Devenu un parrain local en déroute il croise la route de Lincoln alors qu'il est lui-même au plus mal. Cette rencontre sera pour lui une occasion de se refaire...
 
 
La présence de Vito pourrait sembler anecdotique mais il n'en est rien. Il constitue en fait la ligne rouge de la saga Mafia, qui le voit donc de ses débuts à sa gloire (en fonction de la fin que vous choisissez mais la 'bonne' lui donne clairement la victoire). Vito Scaletta est le centre névralgique des trois jeux (il est d'ailleurs le seul à être présent dans tous...oui je sais que dans le premier sa présence est plus qu'anecdotique mais quand même très symbolique).
 
 
"Born on the Bayou"
 
La ville de New Bordeaux est assez vaste et vivante, avec au sud une bonne moitié de la carte consacré au bayou. En faire le tour demande un certain temps, même si on est pas au niveau d'un GTA V il y a de quoi faire une sacré balade. A signaler que seul des quatre roues et des petits bateaux son proposés, pas de motos, d'hélicoptères, d'avions ou autres. Mais on s'en passe très bien. Il y a aussi une ligne de tramway et des chemins de fer mais sans aucune rame y circulant...cela à dû sauter avec les limites de budget. En véhicule ou à pieds, on prends plaisir à parcourir la ville, même si - comme dans le II - il n'y a pas grand chose à y faire. Énormément de dialogues ont été enregistré pour les passants, parfois des absurdes ou des provocateurs et on en découvre sans cesse des nouveaux. Quand je dis qu'il n'y a rien à faire c'est un peu faux car il y a des collectibles à foison. Surtout des pièces électriques qui serviront pour les écoutes téléphoniques, mais également des peintures de Vargas, des affiches communistes ou des magazines dont les fameux Playboy qui font leur retours.
Mais là ou le jeu devient véritablement grisant, c'est en ce qui concerne sa bande-son radiophonique. Elle est grandiose. Certes la boucle des morceaux est assez courte mais quel bonheur d'entendre toutes ses musiques culte des années 60! Il n'y a rien à jeter de ce coté là, de la pure joie pour les oreilles. Laissons allumer l'auto-radio en évoquant ici les deux présentateurs vedettes des ondes NewBordelaises. D'un coté nous avons 'La Voix de Del Rey', et de l'autre Remy Duvall. Le premier est noir, le second est blanc. Tout deux étant aussi extrémiste l'un que l'autre. Les écouter est une véritable plongée dans le combat racial de l'époque et cela glace le sang. Les discours des deux présentateurs étant profondément orientés (chacun dans leur directions, vous l'aurez compris) et manipulateurs, on constate avec effroi comment la même information peut-être traité différemment selon le point de vue biaisé de celui que vous écoutez. Leçon toujours valable de nos jours d'ailleurs...
 
 
Les chansons présentent dans le jeu sont ce qui se faisait de mieux dans les 60's. C'est juste une sélection parfaite qui à elle seule justifie de découvrir Mafia III.
Ici en lien une playlist des titres que l'on trouve dans le jeu (certaines sont supprimées ou non autorisé en France mais on a tout de même de quoi se faire plaisir aux oreilles)
 
Petites faveurs
 
Petit à petit, Lincoln se créé un réseau de contact qui lui fourniront une aide précieuse dans sa croisade. Ses aides sont pour la plupart représentées dans le menu radial - qui sert aussi à la sélection des armes. Par exemple un associé vous apportera l'un de vos véhicule où que vous soyez, une autre gérera votre argent et récoltera vos parts dans chacun des trafics, une autre encore coupera les liaisons téléphonique proche de vous durant un certain temps afin d'éviter les appels de témoins ou même les communications entre flics...En plus de cela s'ajoute les faveurs de vos lieutenants, qui en fonction de ce que vous leur faites gagner et des missions secondaires que vous effectuer pour eux seront plus ou moins apte à vous aider. Ces faveurs consistent en améliorations de vos capacités (barre de vies, capacités de stockage des munitions), armes spéciales ou customisations de voiture. C'est aussi eux qui débloqueront vos alliés du menu radial. Il y a aussi l'armurier ambulant qui pourra vous proposer quelques capacités à améliorer. En clair il y a de quoi faire pour avoir un perso convenable. Et encore, car même si Lincoln à une solide constitution il est loin d'être insensible aux balles. Quelques-une suffisent à vous terrasser. Il faut donc plutôt opter pour une approche discrète et des éliminations furtives pour venir à bout des nombreuses planques ennemies. Sachez qu'il est possible de choisir à tout moment via la pause des éliminations létales ou non. Estourbir les malandrins donne droit à des séquences d'une grande violence mais elles ne sont rien comparées à celles qui laisse voir Lincoln les massacrer au couteau militaire. Encore une fois, pensez à Rambo qui pète les plombs. Les phases de gunfight quand à elle sont très nerveuses - et pour ma part brouillonnes, je perds mes moyens dès que ça chauffe trop. Heureusement il existe une jauge de 'ralenti' qui permet de mieux appréhender ces séquences. La visée semi-auto est aussi d'une grande aide mais parfois déraille (elle cible deux mètre à coté ou bien se focalise sur un type à 50 mètres alors qu'il y en a un juste à coté de vous). Les armes sont variées mais il s'agit clairement de l'arsenal militaire américain usité en territoire vietcong. Encore une fois tout est fait pour rappeler ce conflit.
 
 
En ce qui concerne toute la partie voiture et conduite...on retrouve un peu le feeling propre à la série mais avec certains véhicules qui enfin en ont sous le capot. La jauge de ralenti fonctionne également en conduite et permet de se sortir de situations délicate en esquivant habilement les carambolages. A chaque quartier mis sous votre coupe vous récupérez une voiture pour votre usage personnelle, disponible via la fameuse roue des faveurs décrite plus haut. Bien entendu vous pouvez piquer tout ce qui roule dans New Bordeaux à loisir. Il y a possibilité de customiser ses véhicules (et uniquement les siens, c'est à dire ceux de votre 'garage') pour en faire des voitures uniques assez stylisées. Enfin il existe tout un système de courses sur circuit permettant de débloquer d'autre engins mais je ne saurai vous en dire plus n'en n'ayant pas fait une seule...
 
Bis Repetita
 
En quoi consiste le jeu exactement? C'est quoi son déroulé?
On en arrive au point qui lui a causé beaucoup de tort. La répétitivité. Car le but du jeu consiste donc à reprendre un à un les quartiers, 9 au total, chacun divisé en deux trafics distincts.
Je vais dans la suite de l'article décrire la prise en main de l'un de ses trafics mais commençons par présenter la pyramide du pouvoir de New Bordeaux.
 
Donc, pour chacune des cases de la pyramide (excepté Sal Marconi) correspondent à la fois un quartier, un lieutenant (ou Capo) et deux trafics tenus par des chefs de gangs. Vous êtes Lincoln Clay au volant de votre bagnole et vous débarquez dans un quartier dont vous souhaitez prendre le contrôle...
En premier lieu il vous faut retrouver Donovan et sa camionnette qui vous fera un topo sur les forces en présence dans le coin. Les trafics, qui les dirige, qui s'en agace. Il vous indique alors les personnes avec lesquelles il a pris contact et qui vous permettront via leurs renseignements de mieux connaître les agissements du trafic visé. Il y a donc deux contacts par quartier (un par trafic). Mais avant de les rencontrer se pose à vous un premier choix: souhaitez vous mettre le quartier sur écoute téléphonique ou pas? Si non, passer votre chemin et dans ce cas là impossibilité de recruter les chefs de gang. Si oui, vous êtes parti pour une visite complète du coin. Car il vous faut pirater toutes les boites de raccordements téléphoniques (en moyenne une dizaine par quartier) grâce aux fameux collectible de circuit électriques que l'on trouve un peu partout sur la map. Il en faut trois pour un boitier. Donc 30 pour 10 boitiers...Ça va déjà vous occuper un moment. Une fois cela fait, entrer en contact avec votre contact (tantôt un ancien chef de gang déchu, tantôt un journaliste, tantôt une secrétaire aux oreilles qui traîne, tantôt un inspecteur de police aux méthodes ambivalentes etc...). Celui-ci vous fournira donc les renseignements nécessaires pour faire un max de dégâts sur le trafic ciblé. Cela aura pour effet de faire sortir le chef de gang et d'ainsi pouvoir lui mettre le grappin dessus. Vous voilà donc parti pour tout un tas de sous-sous-missions avec au choix assassinats de sous-chefs, dégradations diverses, poursuites et meurtres de livreurs, vol de valises pleines de billets verts, j'en passe et des meilleurs.
 
 
A chaque réussite vous affaiblissez les revenus du trafic en question. Il n'est nul besoin d'effectuer toutes les sous-sous-missions pour parvenir à faire chuter un business, vous pouvez cibler vos préférences (du moins en facile le niveau où j'ai joué, dans les difficultés supérieures je pense qu'il faut faire toutes les missions...). Sachez aussi que certains contacts auront une faveur spéciale à vous demandez, une sous-sous-sous-missions unique qui verra son accomplissement grandement affaiblir les affaires peu scrupuleuses des alentours. Donc une fois un trafic en piteux état, retour au contact qui vous informera du lieu de présence du chef de gang. Vous avez le choix à ce moment là de vous concentrer sur le chef ou bien de finir de réduire en cendre le business du quartier, en vous en mettant plein les fouilles au passage. Si vous choisissez le chef, le reste des sous-sous-missions devient alors indisponible.
 
 
Il est tout à fait possible, voir même fréquent, que ce chef soit dans lieu déjà visité plus tôt, par exemple une boucherie que vous aviez arpenté pour tuer un sous-chef et qui en tant que base arrière du gang voit le chef s'y réfugier pour remettre en selle les lieux. Vous voilà donc reparti pour un tour...Mais attention, la difficulté de cette sous-mission sera dépendante du nombres de sous-chef assassinés plus tôt. Si un chef à trois sous-chefs, et que vous n'en avez tué qu'un, alors deux d'entre eux (accompagné de ses hommes) seront là pour protéger leur chef. Vous suivez?
Donc, une fois que vous parvenez à maîtriser le chef de gang, nouveau choix pour vous: le tuer ou le recruter (possible uniquement si vous avez mis en écoute le coin). Le tuer fera repartir le business à zéro pour votre lieutenant et donc rapportera moins. Le recruter permettra une transition 'en douceur' et l'argent suivra son cours habituel. Une fois votre décision prise, vous décrochez le téléphone et devait attribuer le quartier à un de vos lieutenants, qui en fonction des revenus et de ce que vous lui aurez filé avant vous octroiera en échange ses fameuses faveurs. Voilà la description pour faire tomber UN trafic. Il y en a donc deux par quartier pour 9 quartiers, soit 18 trafics au total...
 
 
Bis Repetita
 
Vous voyez d'où elle vient cette sensation de répétition? Mais attendez ce n'est pas fini...
Retour au quartier. Vous prenez possession d'un trafic, puis du second. C'est là que Donovan se repointe dans son van pour vous signifier que le lieutenant du coin est désormais à votre portée. Cette mission spéciale est généralement sous forme originale qui se démarque du reste, il y en a même une qui voit Lincoln aidait le lieutenant en question au lieu de le tuer. Notez que pour les trois Capo, il y a une mission de sous-fifres à assassiner avant. Bref vous tuez ceux que vous devez tuer....et une fois le lieutenant passé à trépas vous voilà amener à la table de réunion de vos propres lieutenants. Au nombres de trois vous devez assigner à l'un deux le quartier que vous venez de reprendre. Pour ma part j'ai fait dans l'équilibré mais il est tout à fait possible de tout attribuer à un seul lieutenant...ce qui aura pour conséquences d'agacer les deux autres! Une fois l'assignation faite, le dit lieutenant reprends le contrôle de tout les trafics de ce quartier, même si vous l'aviez alors assigné à un autre avant.
Et voilà! Je comprends bien que tout ceci semble un peu obscur pour qui n'a pas expérimenté par lui-même mais c'était un descriptif à peu près complet de ce qu'il faut faire pour prendre un quartier. Comme il y en a 9 au total, je vous raconte pas le parcours du combattant. Et cette affreuse sensation de devoir sans cesse refaire la même chose...
Cela ne m'a personnellement pas dérangé, au contraire même. Car ce système permet de savoir exactement à quel point du jeu vous en êtes. Mafia III ne triche pas sur votre avancée dans le jeu, il l'explicite même très clairement. Mais apparemment beaucoup n'ont pas appréciés...selon le tableau des fameux trophées PS4, seul 16% des joueurs ayant commencé une partie on débloqués le succès de fin...Triste.
 
 
L'autre gros point noir du jeu, et pas des moindres, c'est l'IA aux fraises des PNJ. Qu'il s'agisse des passants, des conducteurs ou des ennemis, ce n'est clairement pas au point. Combien de fois un gars sur le trottoir s'est jeté sous mes roues parce que durant 1/10ème de seconde j'étais dans sa direction? Combien de piétons paniqués courant n'importe où et se faisant faucher par une voiture? Combien de vauriens ne voyant pas leur camarades se faire trancher la gorge à 10 mètre d'eux alors que rien ne les empêchent de voir ce crime atroce? Même si encore une fois je passe au-dessus de çà je peux aisément comprendre que pour certains cela soit intolérable.
 
 
Autre mauvais point à signaler, le jeu est sorti dans un état assez lamentable, heureusement corrigé par des patchs. Ma première partie fut jouée sans les mises à jour et la vache ça a fait mal. Surtout au niveau des couleurs et de la lumière. Voir le ciel changer de colorimétrie trois à quatre fois dans la même minute, c'est une expérience. De même que voir une ombre géante s'abattre sur la ville, comme si un vaisseau d'Independance Day venait de débarquer...Tout cela est donc réglé grâce aux corrections mais qu'adviendra t-il le jour où le service en ligne PS4 sera fermé? Le jeu conservera alors tout du long son premier état lamentable...Encore un titre sorti trop tôt qui aurait mérité un ou deux mois de plus de développement. Il demeure toutefois des problèmes au niveaux de l'affichage des textures et des jeux de lumières, qui ont parfois du mal à se charger quand vous relancer votre partie. Cela dure une petite dizaine de seconde, durant lesquelles un monde blanc/gris vous entoure et qui laisse place par à-coups à un monde de couleur (j'écris çà et je me rends compte qu'il s'agit peut-être d'une métaphore du jeu finalement).
 
 
L'heure du départ
 
Voilà principalement pour les défauts - loin d'être négligeables - de ce Mafia III. Répétitivité avec une boucle de gameplay a réitéré 18 fois. Intelligence Artificielle très sommaire. Problème assez fréquent d'affichage de textures et d'effets de lumière au chargement. A vous de voir si vous pouvez passer outre ou pas, chacun ayant son propre degré de tolérance face à tout ça.
Mais sachez que l'effort ne sera pas vain. Car l'aventure de Lincoln Clay mérite clairement (Clayrement?) d'être découverte. Surprenant sur la forme et sur le fond, Hangar 13 livre un dernier volet de la trilogie qui fait honneur à la série (malgré ce qu'en dise ses nombreux détracteurs). Avec ses personnages ambivalents, ses décors variés entre ville et marécages...et surtout ses scènes de dialogues magnifiques, certes parfois techniquement vieillottes mais au texte tellement parfait qu'elle resteront comme un modèle dans le genre.
Comment na pas évoquer également toutes ces 'sous-lectures' que nous propose de découvrir New Bordeaux. La guerre et son impossible retour, les problèmes raciaux terrible qu'on connu le pays, l'économie parallèle qui fait vivre une ville, comment la Mafia a fait parti intégrante de l'évolution de certaines cité...Il y a beaucoup de thème abordé ici.
Enfin dire que la musique donne une patate dingue, à la fois la bande originale toute en subtilité et la formidable soundtrack list qui laisse pantois d'admiration. Un véritable TOP 50 duquel rien n'est à jeté. De loin la meilleure sélection de titre jamais entendu dans un 'GTA-Like', aucun doute là-dessus.
 
Conclusion:
J'espère honnêtement qu'il n'y aura jamais de MAFIA IV. Cela serait l'épisode de trop. L'histoire débuté en 1930 se termine avec ce documentaire tournée durant les années 2010. Il n'y a plus rien à rajouter. La saga Mafia à un bilan plus que positif avec cette trilogie certes saupoudré de ses défauts mais aussi de ses grandes qualités. De Lost Heaven avec Tommy Angelo à New Bordeaux avec Lincoln Clay, en passant par Empire Bay et Vito Scaletta, Mafia nous aura livré de belles heures de jeu et restera un nom connu dans la grande histoire du jeu vidéo.
 
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Bonus:
 
 Petit caméo de Mr Propre
 
 Une voiture bien mignonne mais qui ne correspond pas vraiment au Sieur Clay
 
Ce perron est un brin dangereux...
 
 
 
 
 
 
 

Voir aussi

Jeux : 
Mafia III
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
On retrouve une dernière fois Lara Croft pour la fin de ce triptyque dans un épisode plus sombre qu'à l'accoutumée. Cette fois-ci la belle est en quête d'artefacts provenant de la mythologie nordique, afin d'élucider une fois pour toute le mystère de la disparition de sa mère et les circonstances de la mort de son père. Et accessoirement mettre la main sur Mjolnir, le célèbre marteau de Thor, ce qui lui permettra de se mesurer à arme égale contre sa vieille ennemie Jacqueline Natla, revenue d'entre les morts...
 

 
Convergence des Luttes
 
Premier point qu'il convient de souligner, Underworld utilise de manière maline les éléments scénaristiques des deux précédents opus pour amener à une conclusion satisfaisante. Nous retrouvons donc Amanda , Zip et Alister (du Legend, mon article ici) mais également Natla et un nouveau clone, provenant eux d'Anniversary (qui lui à son article ). Et comme de bien entendu, on reprends la trame là où on l'avait laissé, à savoir la quête de la vérité sur le sort de ses parents, suite à la révélation d'Amélia sur Avalon.
 
Comme je l’écrivais déjà en 2008, le jeu fait la part-belle au 'Girl Power', en effet les quatre protagonistes principaux sont des femmes (protagonistes principales du coup, non?): Lara, Amanda, Natla et la Clone. Les hommes - au nombres de trois (Zip, Alister et Wilson le majordome) sont peu présent et quand c'est le cas sont mis en retrait, avec un événement au cours de l'histoire qui renforce le coté secondaire clairement voulu pour eux. Mais là ou cela m'aurait gêné dans d'autres ½uvres (au hasard le Ghostbuster 2016...) ici il ne s'agit que d'une évolution naturelle au fil de la trilogie. Personne n'a imposé à coup de pieds-de-biche un casting quasi exclusivement féminin, il s'est fait tout seul, par le récit. Beaucoup devrait en prendre de la graine...
 
 
Du coté de l'exploration on traversera comme d'habitude des temples perdus à travers le monde, notamment au Mexique ou en Thaïlande. Les dits temples sont de bonnes factures, et il faut parfois se creuser la tête pour résoudre leurs énigmes basées sur la physique (Contrepoids, Levier etc...). Mais ceux-ci révèlent également tout un bestiaire très agressif, de loin le plus coriace de la trilogie (notamment les dragons de Komodo, véritables plaies sur pattes!). Graphiquement le titre est très joli mais à mon sens ne possède pas de beaux panoramas comme pouvait l'offrir le Legend.
 
 
Les modèles physiques des personnages eux ont pas mal vieillis je trouve, sans être honteux, juste ils dénotent un peu. Amélia et Natla ont droit a de nouveaux modèles. Lara, elle, possède des traits plus durs, plus rudes. On perçoit nettement son évolution au fil du temps (ce qui manque Cruellement dans la trilogie 'Survivor'). A noter l'absence du niveau d'entraînement dans le manoir comme on avait pu le connaître jusque là...mais l'introduction du jeu laisse aisément en comprendre la raison (cependant le manoir est présent à travers deux ou trois niveaux).
 
 
Là ou Legend cherchait à s'ouvrir sur des niveaux urbains et très contemporains, Underworld suit la voie du remake Anniversary: seule dans des vieilles ruines oubliées. On retrouve alors un peu l'ambiance de la saga originelle avant qu'elle ne devienne une psychopathe assoiffée de sang dans sa relecture moderne...
 
La plus grande réussite reste cependant les niveaux sous-marins, véritable prouesse. Il s'agit de véritables niveaux en soit, entièrement sous l'eau (elle à un respirateur), avec exploration, recherche d'objets, énigmes...l'espace est bien entendu limité mais croyez-moi il y a de quoi y passer du temps tout de même. De loin les meilleurs passages aquatiques de toute la saga. On retrouve également la moto utilisable à l'intérieur de certains niveaux (et non plus dans des sections dédiés comme dans le Legend) et elle servira même pour résoudre quelques énigmes. Mais malheureusement cette dernière est catastrophique à conduire...un véritable Tank au moteur bridé. Quel dommage.
Mais en même temps cela est raccord avec la maniabilité générale qu'offre Underworld...
 
Les fonds marins sont vraiment réussis et sont parmi les meilleures séquences du jeu
 
Une fin qui manque de finition
 
Refaire les trois à la suite m'a permis de mettre en évidence un aspect du soft qui m'avait échappé jusque là: il n'a clairement pas assez été peaufiné en terme technique. L'aventurière se bloque tout les 10 mètres sur un coin de décor, tourne sur elle même durant plusieurs secondes (perdue qu'elle est dans sa programmation), loupe des sauts pourtant évident, se cogne absolument partout etc etc...Passer du hyper maniable Anniversary au hyper poussif Underworld est un vrai choc...typiquement le jeu qui aurait mérité quelques mois de développement en plus pour ajuster tout ces petits désagréments qui sur plusieurs heures finissent par agacer. Autre défaut les passages de varrape qui certes amènent un peu de nouveau en terme de jouabilité mais donne à la Miss des poses tellement improbables que j'en ai eu mal aux vertèbres (elle doit avoir un bassin en gélatine c'est pas possible!). Autre ajout qui aurait mérité une plus grande attention le mode 'adrénaline', extension de la capacité qu'elle avait dans le Legend (un'bullet-time' Like), qui cette fois lui permet de 'One-shooter' un adversaire quel qu'il soit. Dans les faits cette capacité ne sert jamais - pas le temps ou pas l'utilité - excepté une fois de plus contre ses fichus minis-dragons, surtout quand il vous attaquent à plusieurs.
 
 
Ah et oui comment ai-je pu presque oublier cela: le menu de Tomb Raider Underworld est l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donner de voir. Opaque, peu intuitif, ergonomie zéro...une catastrophe que ce menu radiant. Il m'a fallu un long moment pour trouver où se situer l'option pour refaire les niveaux...qui en fait se situe sur le PDA et absolument pas dans le menu 'Start' ou l'écran d’accueil! Donc en clair il faut charger sa partie finie (qui se renomme alors automatiquement 'Chasse au trésor') et une fois celle-ci chargée, allez dans le PDA et choisir l'option 'revisiter un lieu'. Laborieux, demandant 3 temps de chargements au lieu d'un si l'option était dans le menu d'accueil...tout sauf pratique.

  L'un des pires menus de ma vie de Gamer


La Contre-attaque du Clone

 
Autre temps autre m½urs. A l'époque de la 360 il m'arrivait d'acheter du contenu 'dématérialisé', dont les deux DLC de ce Underworld (Bon Ok cela m'arrive encore aujourd'hui mais c'est rare). Bref. Le premier nous voit retourner sous les cendres du Manoir Croft pour explorer tout un pan enseveli du domaine, à la recherche d'une relique mise là par le Pater. Plaisant sans être indispensable, il instaure une atmosphère presque 'Residentevilienne' (je pose les droit sur ce mot) avec ses araignées géantes et ses templiers zombies. La première fois que je l'ai fait il m'avait paru extrêmement difficile mais cette fois-ci je l'ai fait d'une traite (surement car je connais LE passage caché bien tordu qui bloque pas mal de joueurs).
 
 
Mais on en vient à l'autre DLC qui lui est clairement mi-figue mi-raisin. Cette fois-ci point de Lara Croft...nous voilà au commande du Clone (qui n'a pas de nom) suite à sa chute dans le dernier chapitre du jeu principal. Le fait d'incarner ce personnage que je trouve méga-stylée et super cool fut la raison de l'achat de ces DLC. La déconvenue en fut d'autant plus grande. Non pas qu'elle soit ratée (au contraire, elle est parfaite) mais le niveau où on l'incarne lui est tout simplement honteux. Mais commençons par décrire la belle doppelgänger. Car celle-ci possède plusieurs capacités fort pratique, comme la régénération (à un certain point, elle peut tout de même mourir), une force accrue et une super-vitesse. Ses compétences en combat rapproché sont donc bien supérieures à celles de Lara. Et avec ses pouvoirs combinés elle peut même user de 'super-coup' qui ravagent ses adversaires. Mais c'est là que le bat blesse. Ses opposants ainsi que le niveau ne sont clairement pas à la hauteur du perso. Car il ne s'agit que de 'thralls' (les ennemis revenus à la vie du jeu, des 'zombies') dans une moitié de niveau qu'il faut en fait refaire deux fois! Une première fois pour activer les machines atlantes, une seconde fois pour les éteindre. Oui oui vous faites le MÊME parcours 2 fois! Tout pareil ou presque (la seconde fois les pièges sont plus retors). Quelle déception!
 
 
De plus elle n'est pas disponible dans le reste des niveaux du jeu principal - ce qui aurait amener une nouvelle manière d'appréhender ceux-ci, un peu comme quand on joue Luigi dans un Mario. Heureusement la faiblesse de ce DLC amène à une conclusion en cinématique satisfaisante...qui aurait dû amener une suite! Je regrette énormément le fait qu'il n'y ait eu aucun jeu complet mettant en scène la clone tellement elle le mérite. J'ai d'ailleurs cru à l'époque que se serait elle le second perso jouable dans le jeu 'Lara Croft and the Gardian of Light' avant de découvrir le Maya Totec.

 

Avouez que si vous tombiez sur ce bestiau dans votre cave, vous feriez la flippette!
(Moi le premier!!)

Ici en vidéo de let's play la seconde partie du DLC qui mets en scène la clone. Sachant que la première partie EST EXACTEMENT LA MÊME en plus facile. Comme vous pourrez le voir j'esquive la majorité des ennemis, étant donné l'inutilité de les combattre (dans mes parties précédentes je les affrontai tous...ça prends des plombes pour QUE DALLE). Un DLC comme on ne voudrait plus jamais en voir...

LA salle que je déteste le plus dans Underworld. Elle me rends dingue à chaque fois!

Jolie carte postale de Thaïlande

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Un exemplaire du jeu Tomb Raider Legend sur Xbox (la première, pas la 360 ni la One) à gagner par tirage au sort (tirage le 15 février). Pour participer c'est simple: donnez moi en commentaire de cet article la marque de la moto que trouve Lara sur le toit de l'immeuble dans le niveau se déroulant à Tokyo dans le susmentionné jeu. Bonne chance ! :^)

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Jeux : 
Tomb Raider Underworld
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Pour la troisième fois j'ai terminé Shenmue. Sur PS4 cette fois-ci, dans sa version HD. Une occasion de se replonger dans ce titre mythique...avec un recul de 20 ans. Et comme paraît-il seul les imbéciles ne changent pas d'avis, cette dernière partie à su me questionner sur la pertinence de ce portage en lieu et place d'un véritable remaster (idée contre laquelle j'étais farouchement opposé). Car entre hommage d'un jeu culte et modernisation au standard actuel, on se retrouve le derrière entre deux chaises. Comme je n'ai pas envie de retaper un énième pavé sur ce sujet, un rapide récapitulatif des + et des - sera entièrement suffisant:
 
Les - :
-Ryo se manipule très difficilement, il tourne avec l'aisance d'un véritable pachyderme. Dur dur!
-Dans le même genre, la vision à la première personne rigide comme pas permis. Argh!
-apparition/disparition des PNJ, compréhensible sur Dreamcast, impardonnable sur console actuelles
-Manque flagrant d'activités. Comparé à Yakuza c'est un désert d'ennui...
-Certaines scènes devenues vraiment ringardes (les adieux de Tom, certains dialogues avec Fuku...)
-le système de baston juste frustrant...une refonte complète aurait été bienvenue. (Une garde, bon sang! Une Garde!)
-Acheter de la nouriture est inutile. Les restaurants ne servent à rien. Cette ressortie aurait été l'occasion d'ajouter le fait de pouvoir manger à Ryo. Cela manque vraiment.
 
Les + :
-la traduction complète en français (texte). Qu'est ce que cela fait plaisir!
-Possibilité de passer des voix Japonaises au voix Américaines à tout moment.
-Même si les graphismes sont très semblables, lancer les deux versions l'une après l'autre rends compte de la finesse accrue en HD. Normal me répondrez vous mais il y a plus quand même qu'un simple 'lissage', certaines textures ont clairement été modifiées.
-des options plus complètes pour parfaire son expérience de jeu selon son bon vouloir
-C'est Shenmue.
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 Photos en vrac:
 
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Voici maintenant un comparatif des principales différences que j'ai noté entre les deux versions. Si vous en avez noté d'autres n'hésitez pas à me le faire savoir car cela m’intéresse!
PS: ne vous formalisez pas sur les formats des photos qui suivent. Les screenshot Dreamcast on été prise en 4:3, puis étirées en 16:9 (Pourquoi? Aucune idée!) tandis que certaines images PS4 on été recadré en 4:3 (là c'est moi)
 
 
 
La croix de sélection à été modifiée pour un choix plus neutre. En effet les quatres 'choix' ressemblaient vaguement aux boutons de la croix directionelle de la manette Dreamcast. Avec une sortie multisupport en 2018 il était plus judicieux d'opter pour cette neutralité.
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L'écran de pause à aussi été revu pour les mêmes cause de neutralité de ton. L'original avait une palette très Dreamcast avec des cases associés aux couleurs des boutons. Aujourd'hui exit tout cela pour un menu plus didactique (et passe-partout)
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L'inventaire lui à été grandement amélioré. Classé par onglet, plus clair et plus complet. Seule fausse note le calendrier et le porte-feuille on été exclus de cette rénovation pour être relégué en haut à droite de l'écran...dommage.
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On en termine avec le comparatif des menus avec la liste des coups de notre héros au blouson. La version Dreamcast à nettement ma préférence avec son coté Parchemin. Elle est également plus précise en déterminant le niveau de chaque coup (Learning, Moderate, Advanced), notion totalement absente dans la version moderne. Cependant la remise à l'horizontale permet une meilleure compréhension des enchaînements. Pour nous occidentaux en tout cas.
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 Le carnet. Toujours aussi difficile à remplir totalement. Mais (et c'est un GROS Mais) en francais! :^)
Notez également la différence de police (est elle identique dans la version anglaise? Ont-il retravaillé cela dans les versions anglaises??)
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La montre. Une Timex donc pour Ryo sur la console de Sega (joueurs Xbox: était-ce le cas également sur le II?) qui à perdu de sa valeur pour devenir une montre estampillé de la marque au hérisson bleu en HD. Un détail m'intrigue: qu'est ce que la Ndiglo Alarm? Car l'option semble aussi être passé à l'as...
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Pour finir sur le jeu des différences, revenons à une capture précédente. Prêtez attention à l'affiche près du plan. En jeu je me disais bien que je n'avais pas le souvenir d'avoir vu ce violon...car en effet l'image remplace une précédente...qui voit une mère et son enfant (on ne distingue pas vraiment ce que fait la femme). Là ou cela devient vraiment intriguant c'est qu'en comparant les symboles ils sont identiques! Les deux affichettes disent donc la même chose, c'est bel et bien l'image qui à apparement posée problème! Censure? Problème de droit? Que sais-je encore? Si l'un d'entre vous chers lecteurs, lisant courament le japonais pouvait traduire ce qui est écrit ici j'en serai fort reconnaissant.
 
 
 
Même cas, autre lieu. Cette fois ci devant la salle d'arcade. En 2018 une telle image serait-elle polémique? Et surtout, Pourquoi?!
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Voilà pour cet article 'réaction à chaud' (j'ai fini l'histoire il y a quelques heures). Cette replongée dans ce qui reste mon jeu préféré m'a permis de relativiser pas mal de choses...Si j'avais découvert ce jeu à 35 ans et non à 17 mon jugement aurait été bien différent. Aujourd'hui j'aime toujours énomément Shenmue, mais avec beaucoup plus de second degré et de lecture adulte et moins naïve (Ah la Nozomi!). En attendant je retourne très vite auprès de Ryo, cette fois pour un retour à Hong Kong!
 

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Jeux : 
Shenmue
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
En cette dernière journée de 2018, ma traditionnelle revue de fin d'année se voit couplé à une drôle de 'cérémonie', les Krevawards. Instaurée par Neves, celle-ci consiste en une suite de question inamovible (ou presque) permettant de faire un bilan annuel, axé principalement sur le jeu vidéo. Pour ma part je vais élargir un peu et inclure mes lectures (fort peu nombreuses ces derniers temps...) ainsi que mes visionnages de films et série produites cette saison...
Et bien allons-y !
 
  Oui je m'amuse comme je peux avec mes stickers...
 
1/ Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :
 
Qui je suis importe peu. Je ne suis qu'un quidam ordinaire dans une ville de province ordinaire. Vraiment, il n'y a rien de passionnant à savoir sur ma pomme. Tout au plus dire de quelle époque je viens: j'ai connu la sortie de la Game Boy. Voilà.
 
Quand à mon pseudo - Yaeck - il provient d'un personnage d'une de mes BD de mes 15 ans. Au moment de choisir le fameux pseudonyme sur internet il a bien fallu choisir un truc un peu original, principalement parce que mon prénom avait déjà été utilisé à toutes les sauces. A l'origine mes photos de profil était représenté par Bob L’Éponge - qui est le perso qui me fait le plus rire au monde (et dont le créateur Stephen Hillenburg nous a quitté il y a peu :( ). Mais dernièrement j'ai eu envie de créer mon propre avatar...et donc faire une version 8-bits d'Yaeck.
 
 
Pour le reste ma description en édito de cette même page vous renseignera sur tout ce qu'il y a à savoir sur mon humble personne.
 
Avant, mes photos de profil ressemblait à çà; c'est à dire ma vieille peluche de Bob
 
L'une des rares chansons qui me donne le sourire...
 
2/ Ton jeu de l'année ?
 
Rentrons désormais dans le vif du sujet qui nous amène ici. La réponse à cette question est tellement évidente que j'ose à peine l'écrire. Il s'agit bien entendu de la réédition de Shenmue I&II. Comment pourrait-il en être autrement...BEST JEU EVER !
 
 
Mouis bon...on va dire que je fais comme les cadeaux à Noël, je m'emballe, je m'emballe...
Soyons plus concret et citons un jeu réellement sorti en 2018...Alors voyons voir...
Hum...
HA oui...
Tiens c'est vrai il y a eu lui aussi...
 
Trêve de suspens mal placé, comment pourrais-je parler d'un autre titre que Red Dead Redemp...ha bah non en fait!... Soyons clair le jeu est très bien mais ce n'est pas MON jeu de l'année. Mais j'y reviendrai avec une autre réponse, plus bas.
 
 
 
Bien sur je pourrais dire Ken le Survivant - Lost Paradise, qui est de fait celui auquel j'ai consacré le plus de temps dans ces derniers 365 jours. Mais là encore est ce MON jeu de l'année? On me dit non dans l'oreillette.
 
 
Mon jeu vidéo de l'année 2018 c'est NINO KUNI II. Celui qui m'a clairement le plus marqué, et ce n'était pas gagné d'avance...RPG japonais au héros niais comme pas permis, sur le papier tout ce que je n'aime pas. L'astuce qui m'as fait adhérer fut le personnage de Roland, que j'ai incarné durant la majeure partie de l'aventure et qui m'a permis de croire en celle-ci. Étant un personnage plus ambivalent et moins naïf c'est à travers lui que je me suis investi dans ce titre. Mais ne nous leurrons pas, c'est bien grâce à ses graphismes que j'ai été charmé. Alors oui tout le jeu n'est pas dans ce style 'animé Ghibli' et c'est fort dommage, mais dans ces passages là on est estomaqué par le résultat. C'est tout simplement parfait. ON EST devant un dessin animé interactif! Le truc dont on rêve depuis qu'on joue au jeu vidéo (enfin moi en tout cas).
J'espère - mais je veux dire VRAIMENT! - que pour le 3ème épisode ils sauront exploiter leur système et proposer un titre entier (carte du monde comprise!) dans ce style dessin animé. Si ils y parviennent on tiendra là un pur chef-d’½uvre d'animation vidéoludique.
 
Roland qui fut mon point d'ancrage dans ce J-RPG
 
3/ Ta surprise de l'année ?
 
Sans hésitation, Far Cry 5. Oui je sais c'est surprenant. Mais c'est bien la question posée, non?
Alors pourquoi? Dans le fond on se retrouve devant un Far Cry 'classique' (j'ai fait toute la série, sauf Primal que je n'ai pas encore terminé, faut que je m'y remette) mais c'est bien dans la forme qu'il renouvelle la formule. Est ce le lieu choisi (le Montana)? La configuration du terrain? La disposition des routes? L'ambiance générale? Je n'en sais rien. Mais le fait est là: ce jeu me procure un plaisir comme rarement. J'aime m'y balader en voiture, en bateau, en avion. En camion (sur)armé aussi. Avec pour compagnon de route Jess Black la coureuse des bois qui empêche les animaux sauvages de vous attaquer (ouf!) et Cheeseburger le Nounours taquin qui ne fait qu'une bouchée des cinglés de la secte, la visite n'en devient que plus relaxante encore...car oui quand j'y joue ça me destresse. Il se dégage une zenitude et une coolitude dans cet épisode qui fait du bien après une longue journée de travail...Et je dois dire que je ne m'y attendais pas en lançant ma partie. J'affirme donc sans crainte que ce Far Cry 5 est mon préféré de la série canonique (parce que quand même Blood Dragon quoi...). Et la fin du jeu totalement déconcertante n'a fait que renforcer cette sensation d'inattendue...
 
 
Dans une autre catégorie, uppercut dans la face avec la découverte de la série Titans. Les premières photos de tournage avaient laissés perplexe mais force est d'avouer que c'est une réussite totale. Noire, crue, réaliste au possible...la première surprise vient du ton employé. Là ou Arrow s'inspirait notoirement de 'The Dark Knight', Titans elle prends pour modèle 'Watchmen', tant sur le visuel que la réalisation. Robin fait énormément penser au Comédien au niveau du costume et surtout de sa violence (en plus sociable quand même, poussons pas...)

 
Là ou je trouve la série maline c'est que chaque scène adopte l'ambiance du personnage principal qu'elle mets en scène - thriller psychologique pour Dick Grayson, Suspens horifique pour Rachel, comédie noire pour Changelin et film d'espionnage pour Starfire - et cela donne une dynamique de groupe particulièrement intéréssante. Ajoutez à cela des guests de bon aloi (Donna Troy, que j'ai toujours adoré) ou bien encore la sublime Dawn (incarnée par la magnifique Minka Kelly) et vous obtenez un show de qualité sur l'univers DC. On est assez loin de la niaisitude abyssale que sont devenus les séries CW.
Petit hic, les lecteurs de comics comme moi connaissent le fin mot de l'intrigue en cours, à savoir "Mais qui est le père de Rachel -Raven - Roth?" mais en soit ce n'est pas si grave que cela, car on prends un malin plaisir à voir la relecture terre-à-terre des Teen Titans et ses nombreux clins d'
½il. Autre petit désagrément, l'absence de Cyborg, qui fera ses armes dans le spin-off Doom Patrol, équipe dont on a eu un apercu dans un épisode. Pas grand doute sur le fait qu'il rejoigne ses camarades d'ici quelques temps.
 
 
Autre bonne surprise qui m'as fait plaisir, le retour de Ducktales/La Bande à Picsou. Hilarante et fun, ce retour très risqué à fièrement réussi son pari. Mention spéciale pour la nouvelle Zaza, complètement claqué du bulbe et bien sur le grand Donald, qui certes n'est pas présent à chaque épisode mais qui à chaque apparition vole haut la main la vedette. Là encore mes vielles lectures me permettent d'appréhender la série et ses références mais elle fonctionne bien sur parfaitement pour la jeune génération. J'avoue avoir été charmé par ce dessin animé, avec ses apparitions surprises auxquelles je ne m'attendai pas, ces thèmes parfois très contemporains ou très sombres. J'ai hâte de pouvoir voir la deuxième saison...
 
4/ Ta déception de l'année ?
 
Là aussi, aucun doute. Shadow of the Tomb Raider. Non point du coté de la technique ou il se révèle à la hauteur mais du point de vue story-telling. Le jeu est tout simplement hors-sujet. Il ne raconte pas ce qu'il devrait raconter. Lara Croft n'évolue en rien vers le personnage qu'elle est censée devenir...Tout au plus elle récupère le manoir. Voilà.
Déjà ils avaient loupé le coche dans le deuxième épisode ou elle était censée avoir ses deux fameux flingues (récupérés devant le Boss dans le 1) mais pour une raison qui m'échappe elle ne les avait pas. Là on se retrouve un peu pareil...elle débute et termine ce troisième épisode sans avoir avancé d'un iota sur le chemin menant à l'héroïne mondialement connue. De plus le scénario est assez peu captivant et très mal mis en scène...on est censé vivre une phase de fin du monde imminente...qu'on ne ressent pas une seule seconde durant l'aventure.
 
 
Bref pour moi ce jeu est complètement à coté de la plaque et ne m'a absolument pas donné ce que j’attendais. C'était pardonnable dans le 2 car il y en avait encore un troisième derrière..mais là c'est supposé être le dernier. J'en viens à souhaiter un quatrième épisode ÉCRIT correctement et qui ENFIN finirait par aboutir à ce que l'on est en droit d'attendre: une Lara Croft Bad-ass et au c½ur de pierre que l'on connaît tous.
 
5/ Le scandal(e) de l'année ?
 
Encore une évidence. L'éviction de Clayne Crawford de la série Lethal Weapon.
Ou "Comment tuer son show" par Damon Wayans.
Revenons au début de l'histoire...
 
 
Adapté en série une saga culte du cinéma est rarement couronné de succès. Cela fut donc d'autant plus surprenant quand Lethal Weapon dégaina sa première saison, car celle-ci fut une belle réussite. Notamment par son acteur principal Clayne Crawford, qui reprenait le flambeau d'un Mel Gibson iconique. L'autre comédien fut donc Damon Wayans, qui lui reprenait le personnage incarné par Danny Glover. Il m'a fallu quelques épisodes pour accepter cette nouvelle vision du flic débonnaire mais la sauce prit très vite pour l'ensemble de la série. Les deux saisons s'enchaînent donc avec plaisir, et on est en attente de la troisième quand surgit l'impensable annonce: Clayne Crawford est viré de la série!
 
Attendez...WHAT??!
 
COMMENT EST CE POSSIBLE?
 
Il tient littéralement le show sur ses épaules! Si on regarde l'épisode chaque semaine c'est pour lui! Mais non, la production tient bon malgré les contestations immenses des Zéros Sociaux: Exit Clayne, au revoir Martin Riggs.
On apprends qu'il y avait de graves tensions sur le plateau entre les deux vedettes, et que c'est Wayans qui as demandé l'éviction de son partenaire de jeu. OK.
Je n'étais pas sur le plateau et je n'y connais évidemment rien en production télévisuelle mais cette tension entre ces deux acteurs n'aurait-elle pas pu nourrir la tension entre les deux personnages? Après tout Riggs et Murtaugh ne sont pas censé être à couteaux tirés avant de se rapprocher et devenir amis? Bref...je rêve sans doute.
Quoi qu'il en soit, sans sa star, que va t-il advenir de la série?
Oh bah on continue! Elle fonctionne bien alors on va trouver quelque chose pour poursuivre. Bon déjà il n'ont pas continué en remplaçant par un autre acteur pour tenir le même rôle, bien conscient que cela serait impardonnable auprès du public. Alors on lance un casting pour un nouveau perso. Et donc le voilà:
 

 
La saison 3 se lance. Et je dois être un des derniers sur Terre à la regarder. Et vous savez quoi? Bah comme prévu elle n'est plus que l'ombre d'elle même. D'un show drôle et spectaculaire elle est devenue une série lambda, un 'procédural' qui mise certes sur une notion de comédie mais n'a plus rien qui la fait sortir du lot. La mort de Martin Riggs en fin de saison 2 (faisant écho au choix initial de tuer le personnage à la fin du deuxième film) est expédié en un épisode, évoqué dans le deuxième puis on oublie complètement le perso dès le troisième...surréaliste.
Wesley Cole, le remplaçant incarné par un Seann William tout en retenu, n'est en rien mauvais. Mais il n'arrive pas à la cheville d'un Riggs. Je tiens à préciser que Cole n'est cependant pas une 'copie carbone'. Là ou Riggs était vraiment taré, Cole lui ne l'est pas du tout. Au contraire même. Ancien soldat victime du fameux syndrome post-traumatique il est certes confus et réservé mais pas cinglé du tout. Il a juste du mal à se réadapter à une vie civile qui le dépasse.
 
Très bien se dit-on. Lethal Weapon survit en petite forme mais après tout pourquoi pas...c'est un gâchis absolu mais la vie continue...sauf que Wayans lui aussi souhaite désormais quitter la série! ...Heu....What??! (bis). Suite aux tensions dans l'équipe depuis son crime de lèse-majesté il veut quitter la production.
Et là on en arrive à l'absurde. La saison 3 de Lethal Weapon se terminera SANS Martin Riggs ni Roger Murtaugh. Les deux rôles principaux! Limite même les rôles-titres!
C'est juste incroyable...un gâchis incommensurable. Je vous jure que je ne m'en remets pas. Je n'ose même pas imaginer la tronche des producteurs qui on initialement réussi leur pari fou voir tout partir en déliquescence comme çà...Ils doivent l'avoir VRAIMENT mauvaise...
Terminer ce triste chapitre sur l'introduction d'un nouveau personnage en cette saison 3, le plus ridicule qu'il m'est été donné de voir depuis que je regarde des séries.
Suite à l'annonce du départ de Damon Wayans, ils tentent de trouver une nouvelle équipe à mettre en avant pour une éventuelle saison 4. Okay allez-y, on vous regarde...
Bonne idée: faire du Detective Bailey l'une des deux nouvelles protagonistes principales. C'est chouette, le perso est bon, elle se tape un nouveau partenaire par saison (professionnellement j'entends) et de plus je la trouve absolument magnifique cette femme (bon là on dérape un peu ^^). Mais c'est justement son - ou plutôt SA nouvelle partenaire qui pose un léger problème: Louie "The Gute" Gutierrez (prononcer 'ZE Goutte'... oui c'est totalement ridicule). Introduite dans une scène similaire à Riggs dans le premier film ("Attention elle à un flingue!"), on se croit halluciner devant une telle caricature. Qu'est-il passé par la tête des scénaristes pour oser croire que 'ce truc' pourrait remplacer Martin Riggs?!! Elle est insupportable. Chaque seconde d'apparition à l'écran est un calvaire...non vraiment! Voyez des extraits avant de me contredire!
 
 
On en est donc là. A regarder un paquebot qui coule. Lentement. Indéniablement. Comme des badauds sur le rivage, impuissants face à la catastrophe qui se joue devant eux. On observe les dernières tentatives des passagers pour pouvoir sauver ce qu'ils peuvent du désastre annoncé.
Pendant ce temps-là, Crayne Crawford à retrouvé ferme, femme et enfants. Et doit rire dans sa moustache...
 
6/ Le scandal(e) GB de l'année ?
 

 
7/ L'arnaque de l'année ?
Je ne vais pas faire dans l'originalité en disant la Playstation Classic, vendue 99¤, ma chère Maryse.
Il est encore plus que possible d'en choper des vraies, aux alentours de la trentaine d'¤uros, et qui en plus peuvent lire tout les jeux de l'époque...
 
 
A la limite si la machine proposait de lire ou d'installer les jeux PS1 que l'on souhaite (pourquoi n'a t'elle pas de lecteur?), ouais pourquoi pas. Mais à ce prix là et au vu des 20 jeux installés, optez pour une vraie!
 
8/ Le braquage de l'année ?
 
 
 
9/ La direction artistique de l'année ?
 
Pour moi Ni No Kuni II. Je vais éviter la redite mais voir un tel aboutissement sur ma TV m'a éberlué.
Un mot aussi sur le parti-pris graphique très étrange du fameux 'Return of the Obra Dinn' que je n'ai pas encore fait mais qui me tente beaucoup.
 
 
Et comment ne pas citer La Lumière de RDR2. C'est tout simplement magique ce qu'ils sont arrivé à faire. Du très très grand Art.
 
 
10/ La bande-son de l'année ?
 
Précision d'importance: la musique n'est pas quelque chose qui me passionne et à laquelle je prête particulièrement attention. Il faut vraiment qu'un morceau me percute la tête pour que je le note.
Une fois cela dit je dirais le morceau illustrant la ville de Celacan dans Ni No Kuni II (oui encore lui!), sorte de mix entre Carmen et Ennio Morricone. Puissant.
 
 
Autre musique qui m'a donc frappé cette année, celle ci, présente durant la pléiade de morceaux présent durant le générique de fin de Red Dead Redemption 2. Le morceau n'a même pas de titre en soit mais pour il symbolise parfaitement toute l'ambiance unique du jeu: mélancolique, répétitive et lancinante. Mais aussi captivante.
 
 
Je triche un peu en intégrant la Bande son du très bon Hellblade, le jeu ne datant pas de cette année (la version physique, si). Voici un très bon exemple de ce que propose le titre en terme sonore:
 
 
Mention spéciale à la musique du très bon Horizon Chase Turbo. Bon j'en ai entendu très peu vu que je suis bloqué assez tôt dans le jeu (les bagnoles c'est pas trop mon truc) mais celles qui me sont parvenues aux oreilles sont très cool (et eighties!)
 
 
Dans un autre genre, réentendre les musiques de Shenmue. Intemporel.
 
 
Petit bonus musical au passage:
 
 
11/ La turbo-baffe de l'année ?
 
Ha! On y arrive...
A l'heure où j'écris ces lignes, certains ne l'ont pas encore fini. Je suis passé à autre chose il y a des semaines déjà, mais y retournerai bientôt pour un nouveau tour avec plaisir. Pour ma première partie j'en suis tout de même à 82% de complétion totale, ce qui n'est déjà pas si mal (en fait il n'y a vraiment que les missions de collectibles que je n'ai pas faites)
 
 
La quête de Rédemption de ce vieil escroc d'Arthur Morgan restera dans les annales du jeu vidéo. Jamais un jeu n'avait été si ambitieux et si démesuré. C'est long. C'est lent. C'est une Odyssée. C'est beau. C'est bon. C'est une Allégorie.
On est plongé dans un monde qui change, laissant derrière lui ceux qui n'auront pas su - ou pas voulu - évolué avec lui. Vivre pendant un temps avec ce groupe de personnages bigarrés nous aura fait touché du doigt la vie des ces gens ayant réellement vécu cette époque. Certes de manière artificielle et métaphorique mais tout de même. L'écriture de ce jeu est pour moi ce qui devrait être la norme dans n'importe quelle ½uvre (au delà du JV). La symbolique avant tout (George Miller l'a tellement compris).
 
 
Alors oui au bout d'un moment les cavalcades m'ont soulées. Chacun son délire, moi je préfère les longues virées en bagnole d'un GTA ou d'un Far Cry mais cela n'enlève en rien la maestria dingue du titre. Sa technique poussé à l'extrême, son soin du détail qui tue. Le revers c'est un tas de bugs plus ou moins plaisant et un mapping des touches atroce.
 
 
Bon voilà, c'était ma 'Turbo-baffe' de 2018. Frappé par le travail de titan effectué sur ce titre qui fera date.
 
12/ Le développeur de l'année ?
 
 
 
Pour son jusqu'au boutisme absolu. Et un peu dingue.
 
13/ Le constructeur de l'année ?
 
Je n'ai rien à répondre là-dessus. Je ne suis pas suffisamment au courant du business pour y apporter quoi que ce soit. Par contre les trois responsables ensemble sur le showfloor lors des Games Awards c'est une belle image.
 
14/ L'éditeur (hors constructeur) de l'année ?
Pour son retour sur le devant de la scène.
 
15/ Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?
 
Je vais dire le cinéma français...même si paraît-il il ne se porte pas si mal. Les comédies franchouillardes il y a longtemps que je n'en peux plus. Les Allad'2 et compagnie je ne veux même pas en entendre parler.
Il faudra tout de même que je rassemble mon courage pour subir - sur une période courte - l'ensemble des adaptations du 'Dupuis-Universe' à savoir Boule et Bill 1 et 2, Benoît Brisefer (le pire de tous apparemment), Spirou (grand et petit) et Gaston. Une semaine de pure souffrance mais qui est nécessaire pour juger par moi-même de l'ampleur des dégâts. Si je ne fini pas en dépression...
 
 
16/ Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?
 
Solo. Incompréhension totale de ma part désormais sur ce qui concerne la Saga Star Wars.
On juge bon des merdes intersidérales et mauvais des divertissements sympatiques. Le 7 était une catastrophe abyssale. Je n'ai pas vu le 8 et ne le verrai jamais. La trilogie Abrams pour moi n'existe tout simplement pas. Mais quand je vois que même ceux qui ont aimé le 7 on fait une pétition pour annuler le 8...cela résume parfaitement la décadence de cette licence...
Pendant ce temps-là; les spin-off eux font le taf, et ce de manière élégante et respectueuse de la légendaire licence. Après un sublime Rogue One (devenu mon film Star Wars préféré) on a eu droit à un Solo plus qu'honorable. Certes la production à été compliqué avec un changement de réalisateur au cours du tournage mais le résultat final tient debout (ce qui est déjà bien plus que le 7). De plus bien qu'adapté, l'histoire de Han et Chewie est globalement respectée et voir les deux troublions faire connaissance et un vrai plaisir. Seule la fin du film est vraiment raté, je parle des touts derniers plans, marquants car justement insignifiants ("Quoi?! Le film se finit vraiment là-dessus?!).
 
 
Bref. Voir que ce film a fait faire machine arrière à Disney en ce qui concerne les rythmes de production de la franchise m'est étrange. Mais au final c'est un mal pour un bien. Peut-être engageront-il enfin un VRAI scénariste érudit et cultivé pour écrire Star Wars IX. Non je déconne j'en ai rien à foutre. Jamais je ne le verrai ce film ils peuvent en faire ce qu'ils en veulent!
 
17/ L'expérience viscérale de l'année ?
 
J'ai appris à lire avec le journal de Mickey, Picsou Magazine (et "Couac! le plus dingue des canards!"), Tintin, la Quête de l'Oiseau du Temps et surtout les Strange de ma jeunesse.
 
Jamais -JAMAIS - je n'aurai cru voir un jour un film comme Avengers Infinity War au cinéma. C'était bien trop grand, trop compliqué, trop fou. Je n'ai pas grand chose à dire en fait sur ce film, autre que le simple fait qu'il existe est incroyable.
Aujourd'hui j'attends Avenger Endgame et me demande à quelle sauce je vais être mangé.
 
Je profite de cette réponse pour parler du décès cette année de Stan Lee et Steve Dikto, tout deux créateurs de Spiderman, devenu donc orphelin (une fois de plus). Stan Lee est très connu de nos jours mais Steve Dikto beaucoup moins. C'est pourtant lui qui as imaginé le fameux costume bleu et rouge du Tisseur et mis en image ces premières aventures.
 
Dans la même catégorie, voir Câble dans Deadpool 2 fut un grand moment. J'en reviens toujours pas en fait. Il existe un film avec Câble!! Complètement Ouf!
Câble c'était LE perso bad-ass, celui d'un monde en ruines dirigé par Apocalypse. Ravagé par une maladie technorganique avec laquelle il lutte à chaque instant. Venant du futur, impitoyable dans ses choix pour faire en sorte que celui-ci jamais ne se produise. Totalement inadaptable au vu des canons Hollywoodien actuels. Et pourtant il est là, dans Deadpool 2.
 

 Voir Thanos et Câble au cinéma je ne pensais pas cela concevable il y a encore 10 ans...
Et mais attendez un peu!...
 
18/ Le troll de l'année ?
 
Jurassic World The Fallen Kingdom. Une HONTE !
 
Une vraie daube de A à Z
 
Comment Spielberg à t-il pu autoriser cette immondice à sortir en salle?! Un film qui détruit littéralement TOUT LE TRAVAIL mis en place dans les films précédents!!
Pour la première fois de ma vie j'ai vraiment été pris de colère devant un film et j'ai failli quitté la salle en plein visionnage. Comment Juan Antonio Bayona - un total inconnu - s'est il cru permis de détruire le mythique parc et SURTOUT DE TUER TOUT LES DINOSAURES d'Isla Nublar!! Mais il se prends pour qui??
Le mec détruit la franchise avec ses gros sabots de tâcheron et avec l'aval - et c'est là que je ne comprends plus rien - des ayants droits! Tonton Steven doit vraiment en avoir marre de cette licence pour laisser faire çà!
Déjà que la première partie du film m'a révolté tant elle est une insulte à la grande saga de cinéma (oui moi j'aime bien les 4 autres films) que dire de sa seconde partie complètement ridicule (des dinos dans un manoir!! Faut arrêter la coke les scénaristes d'Hollywood, sérieux!!). Le final avec la gamine-clone qui laisse sous-entendre un 6 à la 'Cadillac&Dinosaures', j'ai failli gerber. Le caméo ridicule de Ian Malcolm/Jeff Goldblum pour une apparition totale de 15 secondes est un foutage de gueule impardonnable, surtout dans la manière dont le montage tente de faire croire qu'il fut présent durant deux scènes (en fait la même mais coupée en deux, une moitié en ouverture de film, l'autre moitié en fermeture)
Je suis réellement en colère contre ce film. Bien plus que pour cette daube de SWVII car pour lui il suffit de rester sur la vieille licence dites 'légendaire' mais pour la franchise aux dinosaures il n'y a pas d'alternative: c'est ce film ou rien. Et j'aurai préféré rien.
Je ne digère pas le fait d'avoir tué toutes les bestioles du 1. Et le fait que ce co**ard s'en vante me le rends détestable au plus haut point: "Oui oui c'est bien le diplodocus que l'on voyait dans le premier! Ha Ha Ha Et oui je le tue en le faisant hurler de douleur dans de la lave! Ha Ha! Je suis un grand fan du premier film HA HA! Vive Jurassic Park! Et ceux qui ne meurent pas dans les flammes ou fondu dans la lave ou broyé sous les pierres et bah je les noie! HA HA HA c'est tellement fun! Les enfants vont adorer voir mourir tout ces dinosaures! Les adultes vont aimer voir les animaux qu'ils avaient aimé il y a trente ans périr comme des merdes! Vive Jurassic World! On est très respectueux du travail de Steven Spielberg HA HA HA!"
Le pire c'est que je n’exagère même pas. Ce film TUE LITTERALEMENT JURASSIC PARK !
Cette bouse est une insulte à Jurassic Park et à tout ceux qui ont grandi avec. Cette bouse est une insulte envers les gamins qui l'ont vu et qui sont resté en horreur devant ces scènes de massacres d'animaux mythiques. Cette bouse est une insulte au cinéma et à ses passionnés, tout simplement.
 
Je ne sais pas ce qu'il advient de ce Bayona, mais je lui souhaite le pire.
 
19/ Ton Top 5 de l'année ?
 

 
Voila un bien joli tableau pour résumer un peu mon année. Mais je vais tout de même apporté quelques précisions (parce que je fais ce que je veux ^^)
 
Livres: ces 5 livres représentent en fait l'intégralité de mes lectures en 2018 (auxquelles s'ajoute The Last Man Tome 11 en ce mois de décembre). Oui je sais c'est assez peu. Très peu. Trop Peu! Et pendant ce temps ma pile de 'ce qui reste à lire' stagne...Pour dire où j'en suis, je m'interdis désormais d'entrer dans une librairie pour ne pas être inciter à acheter de nouveau bouquin tant que je n'aurai lu ce qui me reste à lire!
¤ Artémis: nouveau bouquin d'Andy Weir, devenu célèbre avec 'The Martian' (Seul sur Mars). Cette fois-ci l'action se déroule à Artémis, première colonie lunaire. L’héroïne est Jazz, trafiquante sur le marché noir. Franchement sympa et se prêterai beaucoup à une adaptation en série (le livre aura sans doute une suite).
¤ La Disparition de Stephanie Mailer: Joel Dicker nous livre son dernier roman, retour à un thriller policier. Sous fond de théâtre. Ça se lit mais on est pas au niveau du chef d’½uvre 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' (il faudra que je mate la série). On ne retrouve pas le personnage de Marcus Goldman mais un trio composé de policier, chacun représentant un point de vue et une époque.
¤ Zorglub. Bah Zorglub quoi. Oui oui le méchant de Spirou qui as maintenant droit à sa propre BD (2 tomes à ce jour).
 
¤ Fantomiald court toujours :) . 3ème tome regroupant plusieurs histoires du héros. C'est pas de la haute philosophie mais moi ça me fait sourire de lire çà. SPOILER: Fantomiald est en fait Donald Duck! Incroyable, non. Ce troisième recueil se termine sur l'évolution en Powerduck, ce qui n'est plus ma came. J'arrête donc là cette collection.
 
 
Jeux: Bon je ne vais pas en rajouter des caisses. Juste dire que cette année (et l'année dernière) les Gros jeux se sont enchaîné trop vite...ce qui n'est pas forcément un bien...
 
Séries: je vais tenter de faire court. Je sais déjà que je ne vais pas y arriver.
 
 
-> Le Berlantiverse DC (Arrow, Flash,Supergil,Legend). Comme d'hab' c'est pas terrible. Certains sursauts lors de certaines scènes mais rien de transcendant. Constantine débarque enfin dans Legend mais est très (très!) polissé.
 
Oui oui je sais...
 
La nouvelle série Sabrina est pas mal du tout, du moins le coté 'sorcière'. Le coté 'highschool' lui est cliché et SJW à l'excès. Du 'gore' pour ado, absolument pas effrayant. Zelda est la meilleur perso de cette relecture.
Plus gros défaut de cette série: Salem à perdu parole et sens de l'humour...
 
Titans dont j'ai déjà parlé plus haut, stupéfiante.
 
-> Marvel: Agent of Shield. Superbe saison de conclusion...qui n'en sera pas une car une sixième à été commandé...ainsi qu'une 7ème! Je soupçonne Clark Gregg d'avoir âprement négocié avec Marvel pour apparaitre dans le film homonyme mettant en scène la Capitaine.
 
Luke Cage, saison 2 meilleure que la première. Conclusion étonnante. Iron Fist, saison 2 toujours à coté de la plaque, toujours à cause de son acteur principal à la ramasse. Collen Wing toujours au top, c'est elle qui porte le show. Jessica Jones saison 2, une catastrophe industrielle, totalement hors-sujet et inintéressante de bout-en-bout. Aucune enquête au cours de cette saison, ce qui pour une série mettant en scène une détective, fait tâche.
 
 
Franchise X-Men: The Gifted. Toujours ce cruel manque d'ambition pour cette série qui se laisse regarder mais qui lorsqu'elle sera annulée ne manquera à personne...dommage. Legion saison 2, après une première saison de haute volée, Noah Hawley retombe dans ses travers. Se dispersant trop dans des sous-intrigues sans queue ni tête et qui n’intéresse que lui et ses délires, le retour du fils caché de Xavier s'est révélé décevant. Des épisodes entiers ne racontent absolument rien. la saison composée de 10 épisodes aurait pu tenir en 3. Tout le reste c'est Noah qui fait mumuse avec sa caméra et ses pulsions psychotiques. Le showrunner est spécialisé dans le non-sens total et les non explications mais encore une fois - à l'instar de la troisième saison de Fargo - si personne n'est derrière lui pour le ramener sur Terre il raconte juste son Delirium Tremens. Et délaisse totalement l'intrigue et la cohérence de celle-ci. Fargo S3 et Legion S2: même combat. Il y a de belles images, la notion du hasard dans l'existence, les choix qui dirigent nos vies mais un vide scénaristique flagrant et aucune écriture concrète, juste des idées de mise en scène enchaînées les une après les autres...
 
 
-> CBSuniverse. Macgyver continue d'être une série au ras des pâquerettes. C'est vraiment fascinant à regarder. Tout l'esprit de la série originale est passé à la trappe. Pour rappel (car je pense qu'on est peu dans le monde à regarder ce truc) Mac à désormais une équipe avec lui (son coloc' acteur-artiste-maquilleur bouche-trou qui sert à pas grand chose, Jack Dalton l'ancien Delta un peu limité, l'experte en informatique qui en appuyant sur 3 touches peut pirater la NSA, la chef naine qui a été un agent actif de la CIA dans le passé - félicitations les plus sincères à celui qui à imaginé çà! - et désormais la copine trop choupi du coloc'. Tout ce beau monde travaillant bien sur pour l'agence secrète Phoenix, tellement secrète que même les autres ne la connaissent pas..). Franchement mauvais.
 
 

Puis il y a eu le 'retour' de Magnum. J'avais une profonde appréhension. Mais finalement ils s'en sortent bien. Alors bien sur Jay Hernandez n'est pas Tom Selleck mais il est à la hauteur du rôle. Là pour le coup la série originale est respectée, on retrouve bien les codes et personnages...même si elle manque encore de ce profond humour noir qui nimbé le show du moustachu. On verra si la saison 2 part dans cette direction. Seul changement - et pas des moindres - Higgins qui est devenu une femme. Et dès le pilote le sujet est sur la table: oui, il y aura une romance entre elle et le détective. Ce qui change la donne par rapport au duo mythique qui lui était basé sur une amitié virile et profonde malgré les piques constantes (celles-ci restent). Des cross-over sont attendus entre Magnum, Macgyver et Five-O. Surtout Magnum et Five-O les deux se passant à Hawai (le service est souvent cité par le détective privé). Je ne regarde pas du tout Five-O et n'ai vu que très peu de la série originale 'Hawai, Police d'Etat', ce n'est donc pas à moi qu'il faut demander pour parler de cette dernière.
 
 
->Netflix (autre que Marvel)
 
Altered Carbon
Le coup de maître de 2018 en matière de série. Mélange de Blade Runner, Ghost In the Shell, Cloud Atlas...Effets spéciaux bluffants, acteurs convaincants, histoire accrocheuse...Même si l'adaptation semble avoir été faite dans les 'grandes largeurs' (d'après le capitaine du Nexus VI) l'ambiance générale de la série de livre semble avoir été respecté. Vivement la saison 2!
 
Perdus dans l'espace
Très surpris par ce remake duquel je n’attendais pas grand chose. La mise en scène est maline, les relations entre les persos sont bien vues et évoluent de manière intelligente...les rebondissements surprennent et les clins d’½il à la série originale font plaisir. Là aussi j'attends de voir la deuxième saison avec impatience.
 
 
Better Call Saul
La légende 'Breaking Bad' continue avec cette quatrième saison du spin-off centré sur Jimmy McGill, futur Saul Goodman. Cette fois-ci on fait un vrai bond en avant dans l'intrigue, les personnalités se révèlent et les pièces du puzzle se mettent doucement - mais sûrement ! - en place. La prochaine fournée d'épisodes risque d'être captivante!
 
 
Le Prince des Dragons
Nouvelle série des créateurs d'Avatar. Rien que cela suffit à convaincre. On est plongé cette fois-ci dans un univers médiéval-fantastique où humains et elfes sont en guerre suite à la mort du dernier Dragon protecteur. Sauf que trois gamins, deux frères (et accessoirement princes) et une elfe (accessoirement apprentie assassin) mettent la main sur le dernier ½uf de Dragon...ce qui pourrait mettre un terme à la guerre. Mais tout le monde ne le souhaite pas...
J'ai beaucoup aimé malgré un défaut qui saute aux yeux à chaque instant: l'animation saccade. Je veux dire de manière vraiment TRÈS voyante! Au point que les producteurs ont juré d'améliorer cet aspect pour la suite tant les retours - justifiés - ont été mauvais à ce niveau là.
 
 
Bande-annonce pour faire voir cet effet de saccade constant. Je vous assure que ce que vous percevez dans ce court montage est présent durant la totalité de la première saison (9 épisodes) !
 
Films: Pas beaucoup non plus été au cinéma cette année. Le tableau contient à peu de choses près tout ce que j'ai vu...J'ajouterai le Don Quichotte de Gilliam mais qui au final n'a rien d'extraordinaire (préféré lui le métrage sur le Baron de Münchhausen, du même réal' bien entendu) et un petit mot sur Annihilation le film 'branle**e philosophique' dont on me certifiait à sa sortie qu'il deviendrait culte rapidement. Qui se souvient de cette daube 9 mois plus tard ? (à part moi pour dire que personne ne s'en souvient?).
 
 

20/ Les 5 jeux les plus joués cette année ?

Comme déjà évoqué, Ken The Survivor est le jeu auquel j'ai le plus joué en cet an de grâce 2018
 
Attention au gros rouge qui tâche
 
S'en suivent Fallout 4 d'après le témoignage inattaquable de ma PS4 (et j'avoue être surpris car je ne pensais pas avoir tant joué que cela à ce jeu...), puis l'indéboulonnable GTA V qui jamais depuis son installation n'a été ôté de la console...c'est mon 'jeu de base'.
 
 
 
Complétant ce podium on trouve ma valeur sûre Ni No Kuni II (je crois bien ne jamais avoir autant écris de japonais de toute ma vie qu'avec ce titre revenant toutes les 10 lignes) puis vient bien sur le Red Dead Redemption II et ses 60H de simulation de cowboy...
 
 

 Il était une fois dans l'Ouest...

21/ Le jeu sur lequel t'as passé trop de temps de cette année ?

Il n'y a aucun jeu auquel j'ai consacré trop de temps cette année, car justement je n'ai pas énormément de temps à y consacrer. Alors pour apporter un brin de poésie à ce post un peu austère je dirai que ce fut clairement au jeu de L'Amour que j'ai englouti un temps monstre. Pour comme d'habitude un résultat proche du Néant. Mais quelques jolies rencontres (et quelques beaux rateaux également). Il y a cependant de très belles perspectives pour 2019...
L'espoir fait vivre...

Ou alors j'aurai pu répondre ça...mais comme j'ai envie de me Fâcher avec personne...

22/ La chose inavouable que tu as pourtant faite cette année et qui concerne le JV ?

 Waouh c't'question !
J'aime l'importance du "et qui concerne le JV" histoire de ne pas trop faire déborder les réponses...mais j'ai beau me creuser les méninges je ne vois pas quoi y répondre. J'en fais des trucs honteux, quasiment tout les jours, mais en ce qui "concerne le jeu vidéo"... là je n'ai rien à confesser, mon Père. Désolé.
 
Ou alors j'ai çà...mais on est plus dans le délire qu'autre chose...
 
23/ Tes attentes pour 2019 ?
 
Après deux années très intenses en matière de jeux vidéo, j'avoue que le fait que peu de titre en 2019 m'interpelle me fait du bien. Cela sera pour moi l'occasion de replonger dans certaines aventures avec plaisir. Je pense notamment à - devinez quoi - Ni No Kuni II où il me reste tout l'aspect recrutement à creuser ou bien encore Red Dead Redemption 2. Entre autre...
 
Mais trêve du passé, parlons un peu avenir. Quid de 2019. Après avoir jeté un ½il sur les sorties annoncées je note dans mon agenda quelques attentes:
 
¤ Resident Evil 2 Remake. Mon seul 'gros' jeu attendu. Le 2 étant à la base l'un de mes épisodes préférés j'attends avec impatience cette relecture du mythe.
 
¤ Street of Rage 4. Il va falloir que je me remette sérieusement sur le 3 car je ne l'ai jamais fini. Cette annonce du 4 m'enchante mais reste à voir exactement de quoi il retourne (prix, disponibilité etc)
 
¤ Sea Of Solitude. Voilà un jeu qui m'intrigue. Il a l'air stressant, pesant, avec une ambiance lourde et pleine de mystère. Avec ses créatures quasiment en ombre chinoise - ainsi que sa jeune héroïne - on ne sait rien autre que le fait que cela se passe dans un monde ravagé par une montée des eaux. Est-ce réel? Est-ce qu'il s'agit des visions apeurées d'une gamine en fuite? A Suivre...
 
¤ Sable. Je m’interroge sur ce jeu, car on n'en a pas vu grand chose...mais si il s'agit bien d'un jeu d'aventure-action-exploration avec cette tronche là, je suis client. Comment ne pas y voir un univers à la Jean - Moebius - Giraud avec de tel graphisme. Mon petit doute quand à la nature du jeu mis à part il s'annonce sublime!
 
Si il tient ses affolantes promesses, on a peut être là une pure merveille
 
¤ Shenmue III . Je vous vois sourire vous savez. Moi j'attends ce jeu depuis près de 20 ans. La plupart de ceux qui se moque n'atteignent même pas cet âge alors bon... Oui ce ne sera pas un grand jeu, on le sait d'avance. Je pense qu'il sera dans la lignée d'un Dreamfall Chapter (qui as connu un peu la même trajectoire) qui m'avait agréablement surpris car bien plus réussi que je n'osai l'espérer. Si Shenmue III atteint le niveau technique de ce dernier volet de la saga norvégienne ce sera déjà pas mal! Wait and See Ryo...
 

 Shenmue III est le moins que l'on puisse dire attendu au tournant, et sera je peux déjà vous l'affirmer victime de quolibets et de railleries...
 
J'espère aussi une compilation complète en boite des jeux The Walking Dead - on n'en est loin je sais bien, chaque chose en son temps - et j'attends de voir le résultat final de ce Day's Gone...mais peu probable que je me le prenne. Je souhaite vivre une année calme en nouveautés vidéoludique. Et puis sincèrement le reste des sorties très peu pour moi.
PS: je ne mentionne pas 'The last of US Part 2' car je ne crois pas en sa sortie pour cette année, mais il fait évidemment parti de mes attentes.
 
24/ Pose-toi une question et réponds-y.
 
Quel est pour moi l’½uvre marquante de 2018?
 
Ce fut une année chargée avec de très grosses sorties attendues depuis longtemps. Mais ce qui m'a le plus marqué cette année...je vous laisse le découvrir avec ce tableau qui récapitule mon 'palmarès' depuis 2013:
 

Et oui. Il s'agit bien du bouquin 'The Disaster Artist' qui pour moi restera l’½uvre emblématique de 2018. Je dis cette année mais je triche un peu car le livre est paru en 2013 aux USA...mais la traduction fut bien publié en 2018 chez nous à l'occasion de la sortie de son adaptation par James Franco en salles.
Pourquoi ce livre?
Car on passe par tout un tas de sentiments en le parcourant. Du rire à la colère, de la stupéfaction à l'aberration, parfois à de l'émerveillement...Une certaine forme de magie du cinéma. Le lien qui unit Greg Sestero à Tommy Wiseau est tellement particulier, une amitié-haine qui ne peut laisser indifférent. Lire 'The Disaster Artist' c'est un peu comme lire un 'Frankenstein' moderne (mais pas Prométhée...) ou chacun des deux serait A LA FOIS le créateur ET la créature. C'est tout simplement fascinant de parcourir un tel récit. Un tel témoignage mêlant la naïveté d'un jeune acteur à la folie des grandeurs d'un mec étrange mais envoutant. Tout deux à la recherche de la même chimère.
Non vraiment au moment du choix final, c'est incontestablement ce livre qui m'aura le plus chamboulé cette année. Et je le conseille à tous d'ailleurs au passage...enfin si vous vous intéressez un tant soit peu au cinéma bien entendu. Et à comment peut on aller trop loin dans le n'importe quoi sans qu'on s'en rende compte sur le moment...
 
 
25/ Le mot de la fin ?
 
Voilà. On approche du terme de ce long post. Ainsi que de cette année, que je n'ai personnellement pas vu passé. C'est un honneur de terminer ces Krevawards qui auront vu défilé bien des posts formidables et Ô combien différents les uns des autres, tant sur le fond que sur la forme.
J'en profite pour souhaiter à tous - et quelque soit l'heure à laquelle vous lirez ceci, car après tout comme le dit si bien Gizmo: "ZZZZZZIIIIOOOOUUUUUUU MMMIOU ZAAAAÏÏÏÏ" ("Il est toujours minuit quelque part") - une très bonne année 2019, sur Gameblog et ailleurs. Que votre santé soit au beau fixe, que vos bourses soient pleines (d'argent, bande d'esprits pervers...), vos amours passionés et votre vie professionnelle pleine de promesse d'avenir...
En attendant allons tous célébrer comme il se doit ce nouvel an...Laissons derrière nous 2018 - l'année des Huîtres - pour entrer de plein pieds en 2019 - l'année de la Meuf? De la Teuf? Des keufs? Des oeufs? Je vous laisse choisir...
 
Et comment ne pas finir par le traditionnel feu d'artifice?
 
 

BONNE ANNÉE !!

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Dans un futur apocalyptique sans foi ni loi, seul un homme s'élève contre les nombreux gangs mettant à sac les rares survivants. Il connaît de nombreuses aventures et tout autant d'ennemis, qu'il combat grâce à sa maîtrise des arts martiaux. Car c'est un élève de l'Hokuto (de Cuisine), une discipline qui ne laisse que peu de chance à ses opposants.
Shin, de l'école du Nanto (de fourrure) à kidnappé l'amour de sa vie, Julia. Il part donc la retrouver et faire face à son ravisseur. C'est là que l'on retrouve Kenshirô manette en main, lors de l'ascension du Palais vers le blond ricanant. Affrontements contre les sbires puis sur le vil amoureux éconduit. Règlement de compte viril entre les deux hommes. Ken domine son adversaire et lui demande dans son dernier souffle où est Julia. Cette dernière à été emmenée par des inconnus dans une cité lointaine, que des rumeurs prétendent être un Paradis perdu.
Ni une ni deux, l'homme aux sept cicatrices se mets en route.
 
 
 
Ken, Max, Kiryu & Bruce
 
Nous nous trouvons avec ce jeu dans un destin parallèle, un 'What if?' mettant au centre du manga originel Eden, la fameuse ville de la renaissance. Nous revivrons donc les grands passages d'antan, mais transposés dans ce nouveau cadre. Auquel s'ajoute un tout nouveau scénario où nous ferons connaissance avec les dirigeants de cette fameuse cité. Ainsi que ses ennemis.
 
 Je n'ai jamais été un grand fan des aventures de Ken le Survivant. Le gore ce n'est pas pour moi. Je trouvai le vieux dessin animé violent et bête. J'en ai finalement vu que très peu. Pourtant à l'annonce du studio Ryu ga Gotoku - déjà responsable de la série Yakuza - je fus enthousiasmé.
 
 
 
Réaliser un spin-off dans l'univers post-apo pouvait donner un très bon truc. Mais il fallait réussir un pari assez fou, à savoir apporté à la licence leur propre identité. Ken étant déjà à la base un mix entre Mad Max et Bruce Lee, lui injectait du Kazuma Kiryu en sus aurait pu être indigeste.
Et au final le mélange est réussi. On se trouve bel et bien au carrefour réunissant toutes ces licences. D'un coté Mad Max avec ses poursuites en bagnoles et son Dôme du Tonnerre, d'un autre le coté Brucesploitation et ses nombreux affrontements contre des oppresseurs de bonnes gens, un autre coté encore avec donc le style Yakuza dans la forme du récit ainsi que la structure générale et bien sur le dernier coté mettant en scène Ken et son univers. Le tout dans un ensemble cohérent et dans lequel on a plaisir à se retrouver.
 
 
Composé de 11 chapitres, l'histoire principale nous narre donc l'arrivée de Ken et les conséquences de celle-ci pour Eden. Très vite son rôle et sa place vont devenir centrale et il deviendra le protecteur de la ville, le temps tout du moins de retrouver sa dulcinée. A l'instar de sa série-mère, de nombreuses cinématiques et phases de dialogues émailleront l'aventure, mais dans l'ensemble sont moins présentes - et surtout moins longues! - que dans Yakuza. Tant mieux.
 
Bienvenue à Eden!
 
Dans cette partie je vais décrire la ville centrale dans une sorte de mini-guide succinct, afin de présenter vite fait le principal lieu de l'action.
 
On a tout d'abord la ville proprement dite, de taille modeste, découpé en quartier. Classique. Dans ses rues on croise des échoppes en tout genres, du ferrailleur à la marchande de friperies. Des restaurants bon marché, des bars ambiancé, une clinique, un casino et même une salle d'arcade réunissant des bornes d'avant-guerre. On y croise aussi de nombreux malfrats, qu'il nous incombe de remettre à leur place (bon en fait on les explose...). Au centre se trouve le Colisée, à la fois tribunal et salle de combat (et souvent les deux se confondent...). Globalement la cité est moins grande que Kamurocho et moins achalandée mais remplie parfaitement son rôle de théâtre des opérations. Au nord se trouve 'La Cathédrale' qui bien que conservant le décorum religieux n'en a nullement la fonction. C'est le siège du pouvoir. Au-delà de cette bâtisse se trouve Sphere-city, obscur bâtiment tout de verre et d'acier dont on ne sait pas grand-chose, en dehors du fait que c'est lui qui fournit l’énergie nécessaire à la bonne vie des citoyens.
 
 
Tout autour la ville est protégée par une enceinte ou pour sa partie nord par une chaîne de montagnes.
 
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A la tête de la ville, on trouve Xsana (prononcez 'Kiss'-Anna), fille du fondateur. D'apparence frêle, elle n'en possède pas moins une forte détermination, en ayant à l'esprit avant tout le bien-être de ses concitoyens.
 
En poste en tant que chef des Gardiens, Jagre est un homme bourru et direct. Sauf en ce qui concerne ses sentiments évident envers sa supérieure. Il deviendra un allié précieux et proposera son aide dès que l'occasion se présentera.
 
 
 
Lyra est un personnage important pour Eden. Elle est en charge à la fois du Colisée (tribunal) ainsi que du Lost Paradise. De par sa position elle à de nombreux contact dans la ville, à la fois dans les hautes sphères et les bas-fonds. La (très) belle femme est de fait le visage de la ville, celle que les habitants voient le plus souvent. Elle est très proche de Xsana, qu'elle considère un peu comme sa s½ur.
 
Ensuite viennent les alliées de tout les jours, comme le marchand du Iron Hammer ou bien entendu Bat et Lin éternels side-kick du héros martial. Le gamin sert de mécano pour la Jeep tandis que la minot tient un stand de livraison à domicile.
 
Kenshirô pourra participer à quelques activités en ville, dont barman ou chasseurs de primes. Les fameuses 'substories' sont bien entendu toujours de la partie et apportent humour et second degré à cet univers habituellement sauvage et désespéré. Au nombre de 80 elles sauront vous occuper un moment... Malheureusement, de par la nature même de l'époque et du lieu exit le billard, les fléchettes et autres petits mini-jeux présent notamment dans Yakuza 0. Dommage mais compréhensible.
 
 
 
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ALPHA & BÊTA
Dans l'univers de Ken le Survivant existent plusieurs catégories d'humains, les Alpha et les gens lambda (les bergers et les agneaux oserai-je dire). Voici en quelques captures d'écran l'illustration de cela.
 
 
 
 
 
 
Cet aparté pour dire que dans le monde de Ken, les personnages importants sont systématiquement hypersexualisés. Viril à l'excès pour les hommes, ce qui leur donne des corps difformes, et extremement sexy pour les femmes quitte à l'incohérence. Les autres, les quidams sans destin sont juste comme vous et moi.
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Et en ce qui concerne la carte en dehors de la ville?
Du sable, du sable et encore du sable. Quelques point d’intérêts présent ici et là comme des villages ou des stations-essences. Sans oublier les pistes de courses of course! Et bien sur les nombreuses rencontres avec les gangs...qui peuvent s’avérer parfois très compliquées!
 
 
Mais globalement la map 'extérieure' est mal fichue, mal conçue surtout. De nombreux cul-de-sac ne révèlent absolument rien, on s'embête donc pour que dalle à y aller. Des routes uniques sont inutilement longues pour rejoindre certaines partie isolées. Le plus incompréhensible reste cependant le bord de la carte. Un mur invisible entoure l'espace de jeu...mouis bon OK vieille mécanique mais pourquoi p...et mais 15 mètres derrière le mur ce n'est pas une falaise?
Et c'est là qu'on en arrive à évoquer le plus gros problème de ce Fist of the North Star...
 
Technique de la PS2-Shinken
 
Jouer à Ken le Survivant sur PS4 c'est un peu revivre techniquement ce que la PS2 avait à offrir de meilleur. Les mécaniques sont aujourd'hui complètement dépassées...ça charge quasiment tout le temps (entrée et sortie d'un bâtiment, départ en bagnole depuis une zone etc), impossibilité dans le désert de trop s'éloigner de son véhicule, Les choix de dialogues dans des boites à l'ancienne, mise en scène datée et caricaturale, les fameux murs invisibles décrits plus haut...jusqu'au catalogue des musiques à écouter en voiture qui ne doit pas dépasser la dizaine (!)...non vraiment de ce point de vue là on est clairement loin des standards actuels. Il suffit de comparer avec son 'jeu-frère', à savoir le Mad Max d'Avalanche Studio pour se rendre compte de cet incroyable décalage technique. On a franchement du mal à croire que certains soit autant que cela en retard en 2018...
 
 
Pour poursuivre en matière de défaut je ne peux passer sous silence tout le coté 'bagnole' du titre. Déjà d'une la manip' de la voiture n'est franchement pas passionante. Poussive conviendrait mieux. Mais me direz-vous, on peut l'améliorer la caisse, non? Et bien oui mais c'est une véritable tanné. Déjà d'une il vous faudra récupérer les différentes parties à customiser - des moteurs, des freins, des ailerons...mais ceux-ci ne pourront pas être installé tout de suite. Car en l'état ils sont défectueux. Il faudra donc, et c'est là que ça devient tendu, trouver
-soit purement au hasard de vos pérégrinations sur la carte via les collectibles
-soit acheter chez les commerçants (améliorés)
-soit en échangeant contre les Bonus Point acquis durant les courses
les pièces nécessaires aux réparations...et c'est long, très long, trop long. Dans les faits on abandonne assez rapidement cette partie du jeu...avec regret. Encore une fois il faut comparer avec Mad Max...pourquoi je vais me prendre la tête à retaper une bagnole pour un résultat mitigé alors qu'il me suffit de lancer le jeu de son cousin australien pour avoir du fun immédiat?
 
 
Je case cela ici car pour beaucoup cela est un défaut immense mais le jeu ne connaît donc pas de traduction française, -que ce soit écrit ou oral. Vous avez le choix entre version japonaise ou anglaise au niveau des voix et uniquement anglaise pour tout ce qui est du texte (dans la version occidentale bien entendu, la version nippone étant...bah en nippon). Cependant là ou j'étais quasi-totalement perdu dans Yakuza 0, dans Lost Paradise j'ai compris quasiment l'intégralité des dialogues. Car ceux-ci sont assez simples et vont à l'essentiel ("Moi taper toi!" "Toi être méchant, moi gentil!" "Toi être fille faible, moi protéger toi!"...je force le trait bien sûr mais on est pas si loin que çà). Bon par contre pour les menus ce fut une autre histoire, ainsi que pour les subtilités des mini-jeux où parfois j'ai été loin de tout saisir. Diriger le Nightclub entre autre avec ses nombreux objectifs, les filles ayant chacune leur point fort/faible, les infos à l'écran...
Mais franchement dans l'ensemble et ce malgré mon faible niveau d'anglais, j'ai capté a peu près 70% des textes du jeu (là où dans Yakuza 0 je devais être à 45%).
A noter une exception, le dernier mot étant le français 'FIN'. Je ne sais pas si c'est dans toutes les versions mais en tout cas c'était dans la mienne.
 
Et la castagne dans tout çà?!
 
Trêve de point noir, revenons au vrai pourquoi de notre présence ici: le charcutage de troufions par dizaines, par centaines. Et de ce point de vue là, on est plus que servi!
Jouer Kenshirô massacrant des pauvres bougres un peu malhonnête j'avoue que cela prête à sourire. N'importe quel prétexte est bon pour se foutre sur la tronche! Les développeurs on eu l'intelligence d'en jouer et de faire à fond dans le second degré..car au premier cela aurait été vraiment malsain. Faire exploser via leur points de pression des types certes vulgaires mais uniquement pour quelques provocations malvenues c'est peut-être un peu trop extrême quand même. Bon pour d'autres on sera plus en accord avec ce choix, le monde décrit n'étant pas non plus avare en pourritures finies...
 
 
Ces phases de beat'm All se révèlent agréables, malgré quelques heurts ici et là. De nombreuses capacités sont à débloquer via le menu de compétences et la possibilité de crafter des amulettes aux nombreux effets permettent de varier ses approches. Ces dernières s'obtiennent au fur et à mesure des rencontres mais doivent être raffinées chez un marchand particulier, avec des composants à ramener soi-même (dans le même genre que pour les pièces de la voiture en fait).
 
 
Honnêtement j'ai préféré les phases de baston de Ken à celle de Kiryu, car plus sèches et extrême. Plus jouissive aussi je dois le reconnaitre, car voir éclater en charpie un type uniquement en lui claquant le beignet cela prête inévitablement à sourire.
 
 
Conclusion:
 
Fist of the North Star est le jeu vidéo qui m'as le plus occupé cette année, et c'est donc logiquement que mon année jeu vidéo se termine avec lui. J'y ai passé de bons moments, à me fendre la poire tandis que Ken fendait celle de ses nombreux opposants. Graphiquement agréable, substories plutôt cool, second degré bienvenu, activités diverses, combats pêchus...non vraiment le seul gros point noir au moment du bilan reste cette technique vieillissante, presque honteuse en cette fin de génération PS4.
 
 
Plus agréable que Yakuza 0, il n'en reste pas moins un sous Mad Max de bonne facture. Un peu à l'instar du film de Miller qui inspira bon nombre de copies à l'époque dont surtout des bis craspecs mais aussi quelques pépites; ce dernier jeu mettant en scène Ken le Survivant est une aventure plaisante non dénuée de défaut mais qui ravira à la fois les fans du Manga et de la saga Yakuza.
 
 
 Bonus: Clip perso réalisé par mes petites mains
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Enfin sorti en boite, j'ai pu parcourir ce jeu qui as tant fait parler de lui. Je n'en savais pas grand chose en dehors de quelques visuels croisés ici et là et la très bonne réputation qui le suivait comme son ombre. Et c'était une bonne chose tant ce genre de titre gagne à être entièrement découvert par soi-même. C'est donc pour cela que je préviens les lecteurs de ce modeste article: si vous n'avez pas fait Hellblade, stoppez ici votre lecture...enfin...non, attendez un peu quand même. Arrêtez-vous au panneau Spoiler situé un peu plus bas. Histoire que je vous présente un peu quand même le sujet du jour.
 
 
 
Une Celte appelée à devenir Culte
 Il s'agit d'un jeu d'aventure-énigme où l'on incarne Senua, Picte de son état, parcourant des terres lointaines nordiques pour accomplir un rite qu'elle espère salvateur. Voilà...pas la peine d'en dire plus. Ah si quand même, la jeune femme souffre de psychose aiguë...ce qui a un peu tendance à compliqué sa tâche. Elle devra donc surmonter bien des épreuves -réelles et psychologiques - pour parvenir à ses fins.
Soyons direct: ce jeu vidéo est une tuerie. Dès les premières minutes on est happés par cette ambiance unique, à la fois fascinante et glauquissime au possible. On ne décroche pas jusqu'à la fin en se demandant, circonspect: "Mais c'était quoi çà?!". C'était juste une expérience vidéoludique captivante, osant s'aventurer sur des terres inexplorées et prenant des risques parfois insensés pour au final devenir un jeu culte.
 
 
Vraiment, si vous ne l'avez pas fait, foncez. Alors certes comme d'habitude tout n'est pas parfait mais passer à coté pour ses quelques menus défauts serait une erreur. De plus il n'est pas bien long - une petite dizaine d'heures - et vous aurez eu la chance de vivre une des plus grandes démonstrations de ce que peut faire le média jeu-vidéo à son meilleur.
Pour la suite, et par la nature même du jeu, nous entrons en zone Spoiler, afin que je puisse décrire mes impressions sur Hellblade sans contraintes.
 
 
 
Valhalla (Land)
En commençant ma partie, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'ignorai totalement l'histoire et la nature même du jeu. Je ne savais même pas qu'il y aurait des combats! Je partais en territoire vierge. La découverte fut donc totale pour mon plus grand plaisir...ou pas (on verra cela plus loin). La première claque fut visuelle. Qu'est ce que c'est beau! Alors certes les cadavres jonchent le sol mais si on fait abstraction de cet horrible charnier permanent (qu'est ce que le jeu vidéo me fait écrire parfois...) on se retrouve dans un décor absolument incroyable. Le mode photo ne savait plus où donner de sa tête.
 
 
Seconde surprise, le son. Qu'il faut décomposer en plusieurs sous-sections. D'abord l'ambiance, bucolique et calme, qui tranche avec la rudesse de l'environnement et la charpie des corps en décomposition. Mais qui accentue le coté ballade champêtre dans un petit bois par un bel après-midi de printemps...on oscille vraiment entre deux atmosphères opposés dans cette quête.
Puis il y a la musique à proprement parler, primale et puissante avec ses ch½urs sauvages et entêtants. Qui sait se faire discrète quand il le faut pour pouvoir nous submerger dans les moments forts ou angoissants.
 
Interlude musical n°1
 
Et enfin ses voix. Permanentes. Qui accompagnent Senua, la guide, l'effraie, la réconforte, l'agace...Le coup de génie c'est bien entendu le fait que la narration elle-même soit une manifestation de la psychose de l'aventurière. Les interactions entre la(les) voix narratrice(s) offrent les moments les plus poignants du jeu (les regards caméra, surtout le premier qui surprends - combien de jeu on fait cela? Aussi directement?). La narratrice calme et posée qui nous informe des intentions de la guerrière, opposé à la voix sépulcrale qui tente de la convaincre qu'elle n'est qu'une moins que rien qui mérite de mourir encore et encore...
Il faut également inclure Druth, le guide spirituel qui à insufflé à l'amoureuse perdue cette quête complètement folle. Rejoindre Hela, déesse de la mort viking pour offrir son âme en échange de Dillion son amant. Lorsqu'elle prends la tête de ce dernier, accrochée à sa ceinture en tout début d'aventure et qu'elle la voit respirer à travers son linceul, j'ai tout de suite percuté qu'on avait affaire là à un jeu qui défierait les lois de la logique.
 
 
Car c'est là toute la force du jeu: on voit le monde tel que Senua le perçoit à travers ses psychoses. Tel qu'elle l'entends, tel qu'elle le vit, tel qu'elle le pense. Ce qui apporte un plus incommensurable et instaure cette singularité qui fait sortir le titre du lot. Et nous transporte dans son univers fascinant. Ce qu'elle voit (que l'on voit) est-il réel? Le jeu entier n'est-il que son imagination? Un mélange des deux? Un jeu de dupe, littéralement.
Ses ennemis sont ils vraiment là? Ou symbolisent-ils ses combats intérieurs pour surpasser sa maladie et continuer d'avancer? Peu importe d'un point de vue gameplay, que les affrontements soient réels ou pas, manette en main on doit les surmonter. Et donc pour moi surprise totale en découvrant ces phases de jouabilité. J'ai d'abord cru que cela serait pénible et ronflant, mais très vite on comprends que pas du tout. Chaque opposant offre un challenge prenant aux tripes. Et dès qu'ils sont en groupe - c'est à dire souvent - les choses deviennent très sérieuses. Heureusement Senua n'est pas une femme sans défense et sait manier l'épée de fort belle manière. Ses gestuelles de combats sont fluides et surtout d'une classe folle. Ses coups sont maîtrisés et efficaces. Et la rage qui l'habite est parfaitement retranscrite. J'attire l'attention sur le fait qu'aucun HUD ou autre interface ne sont présent à l'écran, son 'aura de concentration' étant représenté sur son 'totem' de manière élégante et claire. Et j'avoue que d'utiliser cette capacité m'a sauvé la mise plus d'une fois! L'expérience de combat s'affute au fur et à mesure des différentes passe d'armes et on découvre alors des enchainements de coups ou d'esquive de plus en plus poussé et ravageurs. Mais attention à ne pas devenir trop sur de soi...
 
 
Passons aux énigmes. Celles-ci consistent principalement à retrouver dans le décor environnant des runes correspondantes au 'code' des portes permettant de continuer notre périple. Bien foutues, assez simple sans être évidentes cela permet de plus d'observer la qualité et la finesse apporté aux environnements.
Mais il y a surtout eu les 'portails magiques'. Là j'avoue avoir été bluffé. En fait toute la quête lié à Valravn représente mon passage préféré du jeu. Les illusions liées aux portails...le combat du boss...la cinématique ou elle se réveille en train de se faire picorer la colonne...Waouh!...juste dingue.
En dernier lieu en ce qui concerne les casses-têtes il y a aussi les 'fragments d'esprit' qui consiste en fait à interagir d'un certain point de vue pour reformer un passage qui existe bel et bien mais que la psyché de la Miss ne perçoit pas tant qu'elle ne le reconstitue pas 'dans sa tête'. Tout le jeu joue sur cette notion 'la réalité Vs l'esprit'.
Cette dualité amène à des passages jamais vu avant dans ce média. Comme cette course au fantôme sur la plage aux épaves, entre onirisme et rudesse. Comme cette hallucinante traversée du pont doré qui se voit stoppé par une Héla géante en furie, on l'on ne sait pas vraiment si c'est son imagination qui déraille ou bien si quelque chose lui fonce réellement dessus à fond la caisse. Comme dans cette caverne noire comme la nuit, antre du Chien-loup Fenrir, à traquer la lumière pour fuir les ténèbres. Ou bien encore, perdu dans ce labyrinthe, reflet évident de son esprit, à chercher en vain une sortie...
 
Interlude musical n°2
 
 
Ragnarok (& Roll)
Mais malgré cette poignante aventure tout n'a pas été rose de mon point de vue. Déjà d'une - et même si je sais pertinemment que c'est entièrement voulu - le principe de sauvegarde-auto obligatoire avec un nombres de mort limitées m'a grave foutu la pression. Chaque échec fut une véritable angoisse, me demandant si il faudrait recommencez de zéro. Ce que je n'aurai pas fait. Je crois que j'aurai revendu le jeu par dépit et colère. Ce n'est pas ma conception du jeu-vidéo, je ne joue pas pour qu'on me mette la pression ou qu'on me pousse à l'excellence, j'ai un boulot dans la vraie vie qui me prends déjà suffisamment la tête pour çà. Je joue pour ME DÉTENDRE, et ce avec une bonne histoire si possible. Ce principe m'a donc grave soulé et à fortement réduit mon plaisir de jeu. La sauvegarde-auto en ligne droite OK mais pas couplé à un nombre de vies limité, là ça va trop loin pour moi.
Un peu dans le même genre - et qui de fait découle directement de ce principe - les phases de traque que l'on retrouve à 2-3 reprises dans le jeu. Et qui implique justement de mourir plusieurs fois pour bien appréhender et saisir ce qu'on doit faire et/ou trouver. Je pense notamment à ce passage dans le labyrinthe en bois, poursuivi par un esprit de feu...J'ai failli exploser manette console et TV sur ce passage...on ne mets pas de telles contraintes dans un jeu qui dispose d'un nombre limité d'échecs! Totalement incompréhensible!
Un point sur les ennemis. Tous sont assez simple à combattre, une fois qu'on à capté comment les contrer-attaquer. Mais il y en a un pour lequel je n'ai rien tilté. La grosse brute épaisse aux hachettes. Alors lui j'éprouve de la haine 100% pure contre sa personne. Et quand il y en a eu plusieurs en même temps ce fut véritablement un chemin de croix en Enfer...
 
 
Ensuite je trouve cela dommage que la physique du jeu n'est pas été un peu plus poussé. Pas la peine d'aller dans un jusqu'au-boutisme Rockstarien mais au minima faire que les 'suspensions' (les décorations attachées aux ficelles genre 'dreamcatcher infernaux') que Senua frôle se mouvent un peu...au lieu de passer au travers...Cela marche aussi avec certains branchages ou planches de bateaux échoués. C'est bien la seule chose qui m'a fait sortir 'physiquement' du jeu.
Et enfin pour en terminer sur ce chapitre des griefs, un mauvais point qui vient plus de moi que du jeu...quoique. Le fait que le jeu soit en Anglais sous-titré ne m'a pas permis d'apprécier à sa juste valeur les 'voix dans la tête' de l’héroïne. Au début on y fait attention, on écoute, on scrute les paroles...la plupart sont d'ailleurs traduite au début. Puis plus on avance dans l'aventure moins elle sont retranscrite en français sur l'écran...et à la fin je n'y prêtai absolument plus attention, ce n'était plus qu'un bruit comme un autre. Moi je ne parle pas anglais. Les voix peuvent dire ce qu'elles veulent, si on ne me le traduit pas c'est juste un bruit de fond plus agaçant qu'autre chose. Voilà typiquement le genre de jeu où une version française doublée (de qualité!) aurait pu apporté beaucoup aux non-anglophone comme moi.
Heureusement les voix 'narratrices' elles sont entièrement traduites (ouf!) et certaines répliques demeurent pleinement compréhensible (le salvateur 'Behind You'!') mais dans l'ensemble il y a peut-être 50 à 60% de choses énoncées que je n'ai pas comprises.
 
 
Interlude musical n°3
 
CONCLUSION:
 
Hellblade Senua's Sacrifice est une aventure exceptionnelle qui prends aux tripes et réveille une sorte d'instinct sauvage (de canapé). L'ambiance, le décor, la musique, les voix...tout prête à s'immerger dans cet Helheim plus saisissant que jamais. à la fois jeu d'énigme, jeu d'aventure et jeu de combat il excelle dans ses trois domaines. Ajoutez à cela toute la dimension psychologique désaxée et torturée de la celte perdue et vous obtenez un cocktail explosif. Cependant le jeu sera plus apprécié si vous êtes un anglophone aguerri et un joueur n'ayant pas peur de l'échec et de tout recommencer- ou que vous êtes doué!
Mais même malgré cela il serait à la limite criminelle de ne pas vivre cette aventure auprès de Senua, qui entre dans le monde du jeu vidéo comme elle entre au panthéon des Dieux: en fracassant la porte.
 
 
NB: un court documentaire est présent sur le disque (peut-être était-il aussi avec la version démat'?), dévoilant la conception du jeu, principalement axé sur son aspect psychologique avec la participation de médecins, chercheurs et surtout malades. Permet d'en apprendre un peu plus sur la genèse du projet.
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