De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 11/02/19 à 13h54

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Il est parfois des choses étranges avec 'les gouts et les couleurs'. Certains jeux encensés par tous nous déçoivent grandement tandis que d'autres qui se sont fait conspués nous surprennent agréablement.
J'ai joué à Mafia et Mafia II à l'époque de leur sortie (2002 sur PC chez un ami pour le premier, bien plus balèze que la version sortie sur XBOX 2 ans plus tard et en 2010 pour le II sur 360). Mais pour le troisième épisode, j'ai attendu de le trouver en solde chez mon revendeur habituel, et j'ai longuement hésité à le commencer. J'ai finalement lancer le jeu, avec de sérieux à-priori au vu de sa réputation assez mauvaise. La bonne surprise fut d'autant plus grande. Les bonnes surprises furent d'autant plus grandes. Car Mafia III est un titre foisonnant avec beaucoup de choses à dire. Sur lui et son héros, Lincoln Clay, vétéran tout juste de retour du Vietnam en cette année 1968...
 
 
 
Home Sweet Home
 
Par où commencer pour parler de ce troisième épisode de la série Mafia?
Je ne sais pas trop.
Alors commençons par le plus inattendu: Mafia III est, dans la forme, un documentaire moderne retraçant le parcours sanglant de Lincoln Clay à New Bordeaux à la fin des années 60, avec documents d'archives, témoignages des survivants et officiers ayant bossé sur le dossier. Cet aspect 'Docs du Dimanche' refera surface aux moments-clés du titre, dévoilant des événements à venir, des détails sur la mission que l'on vient de terminer ou simplement un témoignage pour illustrer le propos du chapitre en cours. Je n'avais jamais vu ce genre de traitement en jeu vidéo, cela fait son petit effet. Première surprise.
 
 
Poursuivons par un aspect tout aussi déconcertant: le sujet principal du jeu est le syndrome post-traumatique de la guerre du Vietnam. Le thème est présent dès la première ligne de dialogue de Lincoln à son retour, quand il attends son frère son un banc à la gare. Un vétéran de la guerre du Pacifique l'aborde et lui déclare tout de go: "La Guerre c'est pas en rentrant chez toi que t'en reviens." Ce sera la maxime du soft, la phrase-clé. Toute la chevauché sanglante de Lincoln ne sera qu'une transposition de son expérience au cours de la guerre dans la jungle. La manière dont il perçoit son environnement, ses absences, son comportement, ses tenues...tout chez lui va dans ce sens. Seconde surprise. Décrire le jeu en quelques mots donnerait ceci: imaginez John Rambo débarquant à la Nouvelle-Orléans et qui déciderai de devenir le boss de la pègre local. Voilà c'est quoi Mafia III.
 
 
Mais résumé tout à cela serait faire une erreur tant le jeu aborde de thème: la ségrégation raciale, la soif de vengeance aveugle d'un fils qui as absolument tout perdu, la tentation du pouvoir, la cohabitation des différents gangs etc...
 
 
Le début de l'aventure est assez fouillis, très dispersée, avec un tas d'informations qui nous tombe dessus à toute allure. Lincoln connaît son entourage mais pas le joueur, on est donc un peu perdu, mais avec le recul c'est clairement fait exprès. Nous, manette en main, sommes autant déstabilisé que Lincoln retrouvant un monde qui a continué d'exister sans lui. Première seconde de gameplay, on est plongée directement au c½ur d'une mission de cambriolage à la réserve fédérale...ce qui dans d'autre titres constituerait le point culminant du scénario. Puis Flashback sur la fameuse attente de Lincoln à la gare et les retrouvailles de ses proches. Puis retour au cambriolage avant de revenir sur une autre scène de son retour en ville...Ce n'est pas moins d'une semaine que nous revisitons à travers ces allers-retours dans le temps et qui constitue en fait la très longue introduction au jeu. Il s'agit de la semaine du Mardi-Gras, le dit cambriolage se déroulant au cours de la fameuse soirée animée. Ce prologue est en soit une sorte de mini-jeu dans le jeu. Avec son propre récit, son propre rythme, ses propres personnages, ses propres enjeux.
Puis vient le moment qui fera basculer notre héros dans sa quête sanglante. J'avoue avoir été pris au dépourvu par ce twist, que je ne dévoilerai pas bien entendu mais au moment ou il arrive vous comprenez que les deux premières heures était donc seulement un avant-goût. Vous pensiez avoir débuté la partie, il n'en était rien. Troisième surprise.
Mafia III ne fait seulement maintenant que commencer...
 
 Si tu n'es pas avec moi...
 
La plus grande réussite du titre est sans conteste ses personnages et leurs dialogues. Certaines cinématiques sont tout simplement parmi les plus belles qu'il m'ait été donné de voir. Non pas en terme esthétique mais en terme d'émotion. Le monologue de Burke, complètement bourré et ravagé par le chagrin, évoquant son fils mérite à lui seul de jouer à cet épisode. Et ce n'est que deux petites minutes noyée dans un monde prolifique en conversation. Le même Burke qui pourtant rejette sa fille pour ses préférences amoureuses...à l'image du vieil irlandais, tous ceux que croiseront Lincoln ne seront ni tout noir ni tout blanc, ni des pourris absolu ni des héros glorifiés. Le dialogue final avec Marcano m'a lui aussi retourné, complètement surréaliste et aux antipodes de ce que propose le genre habituellement, un peu à l'instar de ce que faisait Red Dead Redemption avec le 'combat de fin' contre Dutch. Non vraiment les dialogues de ce Mafia III sont tout simplement superbe.
 
Il y a donc pas mal de personnages secondaires mais il convient tout de même dans sortir quelques-uns du lot.
 
Le Père James est un ami de la famille de Lincoln. Il lui servira de bonne conscience et tentera de le sauvegarder sur le droit chemin. Il est le seul à oser dire à Lincoln ses quatre vérités et à le mettre face à ses atrocités.
 
 
John Donovan est un agent de la CIA que Lincoln a rencontré en opération spéciale durant la guerre. Dire que les deux hommes ont accroché ne serait pas peu dire. Donovan apporte toute son aide à Lincoln sans broncher, lui donnant accès à un matériel professionnel et moderne. Mais c'est aussi un salopard fini, qui as commis les pires crime jamais imaginé. Un peu bouffon, un peu monstre mais surtout efficace. Sa scène cachée durant le générique est juste folle, ne la loupez pas!
 
Thomas Burke est le leader de la mafia irlandaise de New Bordeaux. Et une enflure finie. Il n'apprécie pas grand monde et rejette tous ses proches, sauf son fils pour qui il donnerait tout sans condition. Il a une relation particulière avec Lincoln, mi-figue mi raisin. mais sincère. Les deux ne se mentent pas. Ils ont dépassé ce stade. Cependant Burke n'hésiterait pas à balancer Lincoln si cela arrangait ses affaires.
 
Alma Diaz est une cubaine ayant fui le régime de Castro et qui donne désormais dans le marché noir. Il s'agit d'un personnage que l'on voit peu mais qui m'a ... marqué, dirons nous.
 
Pour finir, qui dit Mafia III sous entends Mafia II. Encore un point commun avec Red Dead au passage, le héros du second jeu devenant un perso secondaire dans le troisième. Car oui, Vito Scaletta est bel et bien présent dans cet épisode. Et fera le lien avec le passé. Toujours aussi classe et bouillant - bien que l'âge lui est fait gagner un certain flegme - le revoir fait réellement plaisir. Devenu un parrain local en déroute il croise la route de Lincoln alors qu'il est lui-même au plus mal. Cette rencontre sera pour lui une occasion de se refaire...
 
 
La présence de Vito pourrait sembler anecdotique mais il n'en est rien. Il constitue en fait la ligne rouge de la saga Mafia, qui le voit donc de ses débuts à sa gloire (en fonction de la fin que vous choisissez mais la 'bonne' lui donne clairement la victoire). Vito Scaletta est le centre névralgique des trois jeux (il est d'ailleurs le seul à être présent dans tous...oui je sais que dans le premier sa présence est plus qu'anecdotique mais quand même très symbolique).
 
 
"Born on the Bayou"
 
La ville de New Bordeaux est assez vaste et vivante, avec au sud une bonne moitié de la carte consacré au bayou. En faire le tour demande un certain temps, même si on est pas au niveau d'un GTA V il y a de quoi faire une sacré balade. A signaler que seul des quatre roues et des petits bateaux son proposés, pas de motos, d'hélicoptères, d'avions ou autres. Mais on s'en passe très bien. Il y a aussi une ligne de tramway et des chemins de fer mais sans aucune rame y circulant...cela à dû sauter avec les limites de budget. En véhicule ou à pieds, on prends plaisir à parcourir la ville, même si - comme dans le II - il n'y a pas grand chose à y faire. Énormément de dialogues ont été enregistré pour les passants, parfois des absurdes ou des provocateurs et on en découvre sans cesse des nouveaux. Quand je dis qu'il n'y a rien à faire c'est un peu faux car il y a des collectibles à foison. Surtout des pièces électriques qui serviront pour les écoutes téléphoniques, mais également des peintures de Vargas, des affiches communistes ou des magazines dont les fameux Playboy qui font leur retours.
Mais là ou le jeu devient véritablement grisant, c'est en ce qui concerne sa bande-son radiophonique. Elle est grandiose. Certes la boucle des morceaux est assez courte mais quel bonheur d'entendre toutes ses musiques culte des années 60! Il n'y a rien à jeter de ce coté là, de la pure joie pour les oreilles. Laissons allumer l'auto-radio en évoquant ici les deux présentateurs vedettes des ondes NewBordelaises. D'un coté nous avons 'La Voix de Del Rey', et de l'autre Remy Duvall. Le premier est noir, le second est blanc. Tout deux étant aussi extrémiste l'un que l'autre. Les écouter est une véritable plongée dans le combat racial de l'époque et cela glace le sang. Les discours des deux présentateurs étant profondément orientés (chacun dans leur directions, vous l'aurez compris) et manipulateurs, on constate avec effroi comment la même information peut-être traité différemment selon le point de vue biaisé de celui que vous écoutez. Leçon toujours valable de nos jours d'ailleurs...
 
 
Les chansons présentent dans le jeu sont ce qui se faisait de mieux dans les 60's. C'est juste une sélection parfaite qui à elle seule justifie de découvrir Mafia III.
Ici en lien une playlist des titres que l'on trouve dans le jeu (certaines sont supprimées ou non autorisé en France mais on a tout de même de quoi se faire plaisir aux oreilles)
 
Petites faveurs
 
Petit à petit, Lincoln se créé un réseau de contact qui lui fourniront une aide précieuse dans sa croisade. Ses aides sont pour la plupart représentées dans le menu radial - qui sert aussi à la sélection des armes. Par exemple un associé vous apportera l'un de vos véhicule où que vous soyez, une autre gérera votre argent et récoltera vos parts dans chacun des trafics, une autre encore coupera les liaisons téléphonique proche de vous durant un certain temps afin d'éviter les appels de témoins ou même les communications entre flics...En plus de cela s'ajoute les faveurs de vos lieutenants, qui en fonction de ce que vous leur faites gagner et des missions secondaires que vous effectuer pour eux seront plus ou moins apte à vous aider. Ces faveurs consistent en améliorations de vos capacités (barre de vies, capacités de stockage des munitions), armes spéciales ou customisations de voiture. C'est aussi eux qui débloqueront vos alliés du menu radial. Il y a aussi l'armurier ambulant qui pourra vous proposer quelques capacités à améliorer. En clair il y a de quoi faire pour avoir un perso convenable. Et encore, car même si Lincoln à une solide constitution il est loin d'être insensible aux balles. Quelques-une suffisent à vous terrasser. Il faut donc plutôt opter pour une approche discrète et des éliminations furtives pour venir à bout des nombreuses planques ennemies. Sachez qu'il est possible de choisir à tout moment via la pause des éliminations létales ou non. Estourbir les malandrins donne droit à des séquences d'une grande violence mais elles ne sont rien comparées à celles qui laisse voir Lincoln les massacrer au couteau militaire. Encore une fois, pensez à Rambo qui pète les plombs. Les phases de gunfight quand à elle sont très nerveuses - et pour ma part brouillonnes, je perds mes moyens dès que ça chauffe trop. Heureusement il existe une jauge de 'ralenti' qui permet de mieux appréhender ces séquences. La visée semi-auto est aussi d'une grande aide mais parfois déraille (elle cible deux mètre à coté ou bien se focalise sur un type à 50 mètres alors qu'il y en a un juste à coté de vous). Les armes sont variées mais il s'agit clairement de l'arsenal militaire américain usité en territoire vietcong. Encore une fois tout est fait pour rappeler ce conflit.
 
 
En ce qui concerne toute la partie voiture et conduite...on retrouve un peu le feeling propre à la série mais avec certains véhicules qui enfin en ont sous le capot. La jauge de ralenti fonctionne également en conduite et permet de se sortir de situations délicate en esquivant habilement les carambolages. A chaque quartier mis sous votre coupe vous récupérez une voiture pour votre usage personnelle, disponible via la fameuse roue des faveurs décrite plus haut. Bien entendu vous pouvez piquer tout ce qui roule dans New Bordeaux à loisir. Il y a possibilité de customiser ses véhicules (et uniquement les siens, c'est à dire ceux de votre 'garage') pour en faire des voitures uniques assez stylisées. Enfin il existe tout un système de courses sur circuit permettant de débloquer d'autre engins mais je ne saurai vous en dire plus n'en n'ayant pas fait une seule...
 
Bis Repetita
 
En quoi consiste le jeu exactement? C'est quoi son déroulé?
On en arrive au point qui lui a causé beaucoup de tort. La répétitivité. Car le but du jeu consiste donc à reprendre un à un les quartiers, 9 au total, chacun divisé en deux trafics distincts.
Je vais dans la suite de l'article décrire la prise en main de l'un de ses trafics mais commençons par présenter la pyramide du pouvoir de New Bordeaux.
 
Donc, pour chacune des cases de la pyramide (excepté Sal Marconi) correspondent à la fois un quartier, un lieutenant (ou Capo) et deux trafics tenus par des chefs de gangs. Vous êtes Lincoln Clay au volant de votre bagnole et vous débarquez dans un quartier dont vous souhaitez prendre le contrôle...
En premier lieu il vous faut retrouver Donovan et sa camionnette qui vous fera un topo sur les forces en présence dans le coin. Les trafics, qui les dirige, qui s'en agace. Il vous indique alors les personnes avec lesquelles il a pris contact et qui vous permettront via leurs renseignements de mieux connaître les agissements du trafic visé. Il y a donc deux contacts par quartier (un par trafic). Mais avant de les rencontrer se pose à vous un premier choix: souhaitez vous mettre le quartier sur écoute téléphonique ou pas? Si non, passer votre chemin et dans ce cas là impossibilité de recruter les chefs de gang. Si oui, vous êtes parti pour une visite complète du coin. Car il vous faut pirater toutes les boites de raccordements téléphoniques (en moyenne une dizaine par quartier) grâce aux fameux collectible de circuit électriques que l'on trouve un peu partout sur la map. Il en faut trois pour un boitier. Donc 30 pour 10 boitiers...Ça va déjà vous occuper un moment. Une fois cela fait, entrer en contact avec votre contact (tantôt un ancien chef de gang déchu, tantôt un journaliste, tantôt une secrétaire aux oreilles qui traîne, tantôt un inspecteur de police aux méthodes ambivalentes etc...). Celui-ci vous fournira donc les renseignements nécessaires pour faire un max de dégâts sur le trafic ciblé. Cela aura pour effet de faire sortir le chef de gang et d'ainsi pouvoir lui mettre le grappin dessus. Vous voilà donc parti pour tout un tas de sous-sous-missions avec au choix assassinats de sous-chefs, dégradations diverses, poursuites et meurtres de livreurs, vol de valises pleines de billets verts, j'en passe et des meilleurs.
 
 
A chaque réussite vous affaiblissez les revenus du trafic en question. Il n'est nul besoin d'effectuer toutes les sous-sous-missions pour parvenir à faire chuter un business, vous pouvez cibler vos préférences (du moins en facile le niveau où j'ai joué, dans les difficultés supérieures je pense qu'il faut faire toutes les missions...). Sachez aussi que certains contacts auront une faveur spéciale à vous demandez, une sous-sous-sous-missions unique qui verra son accomplissement grandement affaiblir les affaires peu scrupuleuses des alentours. Donc une fois un trafic en piteux état, retour au contact qui vous informera du lieu de présence du chef de gang. Vous avez le choix à ce moment là de vous concentrer sur le chef ou bien de finir de réduire en cendre le business du quartier, en vous en mettant plein les fouilles au passage. Si vous choisissez le chef, le reste des sous-sous-missions devient alors indisponible.
 
 
Il est tout à fait possible, voir même fréquent, que ce chef soit dans lieu déjà visité plus tôt, par exemple une boucherie que vous aviez arpenté pour tuer un sous-chef et qui en tant que base arrière du gang voit le chef s'y réfugier pour remettre en selle les lieux. Vous voilà donc reparti pour un tour...Mais attention, la difficulté de cette sous-mission sera dépendante du nombres de sous-chef assassinés plus tôt. Si un chef à trois sous-chefs, et que vous n'en avez tué qu'un, alors deux d'entre eux (accompagné de ses hommes) seront là pour protéger leur chef. Vous suivez?
Donc, une fois que vous parvenez à maîtriser le chef de gang, nouveau choix pour vous: le tuer ou le recruter (possible uniquement si vous avez mis en écoute le coin). Le tuer fera repartir le business à zéro pour votre lieutenant et donc rapportera moins. Le recruter permettra une transition 'en douceur' et l'argent suivra son cours habituel. Une fois votre décision prise, vous décrochez le téléphone et devait attribuer le quartier à un de vos lieutenants, qui en fonction des revenus et de ce que vous lui aurez filé avant vous octroiera en échange ses fameuses faveurs. Voilà la description pour faire tomber UN trafic. Il y en a donc deux par quartier pour 9 quartiers, soit 18 trafics au total...
 
 
Bis Repetita
 
Vous voyez d'où elle vient cette sensation de répétition? Mais attendez ce n'est pas fini...
Retour au quartier. Vous prenez possession d'un trafic, puis du second. C'est là que Donovan se repointe dans son van pour vous signifier que le lieutenant du coin est désormais à votre portée. Cette mission spéciale est généralement sous forme originale qui se démarque du reste, il y en a même une qui voit Lincoln aidait le lieutenant en question au lieu de le tuer. Notez que pour les trois Capo, il y a une mission de sous-fifres à assassiner avant. Bref vous tuez ceux que vous devez tuer....et une fois le lieutenant passé à trépas vous voilà amener à la table de réunion de vos propres lieutenants. Au nombres de trois vous devez assigner à l'un deux le quartier que vous venez de reprendre. Pour ma part j'ai fait dans l'équilibré mais il est tout à fait possible de tout attribuer à un seul lieutenant...ce qui aura pour conséquences d'agacer les deux autres! Une fois l'assignation faite, le dit lieutenant reprends le contrôle de tout les trafics de ce quartier, même si vous l'aviez alors assigné à un autre avant.
Et voilà! Je comprends bien que tout ceci semble un peu obscur pour qui n'a pas expérimenté par lui-même mais c'était un descriptif à peu près complet de ce qu'il faut faire pour prendre un quartier. Comme il y en a 9 au total, je vous raconte pas le parcours du combattant. Et cette affreuse sensation de devoir sans cesse refaire la même chose...
Cela ne m'a personnellement pas dérangé, au contraire même. Car ce système permet de savoir exactement à quel point du jeu vous en êtes. Mafia III ne triche pas sur votre avancée dans le jeu, il l'explicite même très clairement. Mais apparemment beaucoup n'ont pas appréciés...selon le tableau des fameux trophées PS4, seul 16% des joueurs ayant commencé une partie on débloqués le succès de fin...Triste.
 
 
L'autre gros point noir du jeu, et pas des moindres, c'est l'IA aux fraises des PNJ. Qu'il s'agisse des passants, des conducteurs ou des ennemis, ce n'est clairement pas au point. Combien de fois un gars sur le trottoir s'est jeté sous mes roues parce que durant 1/10ème de seconde j'étais dans sa direction? Combien de piétons paniqués courant n'importe où et se faisant faucher par une voiture? Combien de vauriens ne voyant pas leur camarades se faire trancher la gorge à 10 mètre d'eux alors que rien ne les empêchent de voir ce crime atroce? Même si encore une fois je passe au-dessus de çà je peux aisément comprendre que pour certains cela soit intolérable.
 
 
Autre mauvais point à signaler, le jeu est sorti dans un état assez lamentable, heureusement corrigé par des patchs. Ma première partie fut jouée sans les mises à jour et la vache ça a fait mal. Surtout au niveau des couleurs et de la lumière. Voir le ciel changer de colorimétrie trois à quatre fois dans la même minute, c'est une expérience. De même que voir une ombre géante s'abattre sur la ville, comme si un vaisseau d'Independance Day venait de débarquer...Tout cela est donc réglé grâce aux corrections mais qu'adviendra t-il le jour où le service en ligne PS4 sera fermé? Le jeu conservera alors tout du long son premier état lamentable...Encore un titre sorti trop tôt qui aurait mérité un ou deux mois de plus de développement. Il demeure toutefois des problèmes au niveaux de l'affichage des textures et des jeux de lumières, qui ont parfois du mal à se charger quand vous relancer votre partie. Cela dure une petite dizaine de seconde, durant lesquelles un monde blanc/gris vous entoure et qui laisse place par à-coups à un monde de couleur (j'écris çà et je me rends compte qu'il s'agit peut-être d'une métaphore du jeu finalement).
 
 
L'heure du départ
 
Voilà principalement pour les défauts - loin d'être négligeables - de ce Mafia III. Répétitivité avec une boucle de gameplay a réitéré 18 fois. Intelligence Artificielle très sommaire. Problème assez fréquent d'affichage de textures et d'effets de lumière au chargement. A vous de voir si vous pouvez passer outre ou pas, chacun ayant son propre degré de tolérance face à tout ça.
Mais sachez que l'effort ne sera pas vain. Car l'aventure de Lincoln Clay mérite clairement (Clayrement?) d'être découverte. Surprenant sur la forme et sur le fond, Hangar 13 livre un dernier volet de la trilogie qui fait honneur à la série (malgré ce qu'en dise ses nombreux détracteurs). Avec ses personnages ambivalents, ses décors variés entre ville et marécages...et surtout ses scènes de dialogues magnifiques, certes parfois techniquement vieillottes mais au texte tellement parfait qu'elle resteront comme un modèle dans le genre.
Comment na pas évoquer également toutes ces 'sous-lectures' que nous propose de découvrir New Bordeaux. La guerre et son impossible retour, les problèmes raciaux terrible qu'on connu le pays, l'économie parallèle qui fait vivre une ville, comment la Mafia a fait parti intégrante de l'évolution de certaines cité...Il y a beaucoup de thème abordé ici.
Enfin dire que la musique donne une patate dingue, à la fois la bande originale toute en subtilité et la formidable soundtrack list qui laisse pantois d'admiration. Un véritable TOP 50 duquel rien n'est à jeté. De loin la meilleure sélection de titre jamais entendu dans un 'GTA-Like', aucun doute là-dessus.
 
Conclusion:
J'espère honnêtement qu'il n'y aura jamais de MAFIA IV. Cela serait l'épisode de trop. L'histoire débuté en 1930 se termine avec ce documentaire tournée durant les années 2010. Il n'y a plus rien à rajouter. La saga Mafia à un bilan plus que positif avec cette trilogie certes saupoudré de ses défauts mais aussi de ses grandes qualités. De Lost Heaven avec Tommy Angelo à New Bordeaux avec Lincoln Clay, en passant par Empire Bay et Vito Scaletta, Mafia nous aura livré de belles heures de jeu et restera un nom connu dans la grande histoire du jeu vidéo.
 
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Bonus:
 
 Petit caméo de Mr Propre
 
 Une voiture bien mignonne mais qui ne correspond pas vraiment au Sieur Clay
 
Ce perron est un brin dangereux...
 
 
 
 
 
 
 

Voir aussi

Jeux : 
Mafia III
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Cinéma (Cinéma)
Aaah les adaptations au cinéma des succès du jeu vidéo! Toute une histoire...Pour ma part je ne les regarde plus. Les Assassin's Creed, les Tomb Raider (avec Alicia Vikander)... très peu pour moi. Le vrai dernier portage que j'ai vu fut 'World of Warcraft' mais je ne suis pas du tout fan de cette licence vidéoludique - et j'ai plutôt apprécié le film. Mais ce n'est point le sujet qui nous intéresse ici. Nous sommes ici pour parler des adaptations d'une licence en particulier, celles issues de la franchise de jeu de baston Street Fighter. Je tiens à préciser que je ne suis pas joueur de Street...j'ai joué 5 minutes au IV et tout autant au V. Il y a des persos que je ne connais même pas. Mais j'apprécie tout de même de loin la licence. Voilà pour le contexte.
 
 
Enchainons donc maintenant avec la première de ces adaptations, la plus célèbre, la plus culte, la plus aware...
 
ROUND 1
L'ULTIME COMBAT
Par Steven de Souza (1994)
Livret de présentation
 
Shadaloo, province reculée d'Asie du sud-est. Le général Bison, despote en proie à sa destitution proche face aux forces armées de l'ONA (Organisation des Nations Alliées) joue le tout pour le tout en kidnappant les membres d'une association humanitaire et réclamant la modique somme de 20 milliards de Dollars pour leur libération. Le colonel Guile, qui dirige la force armée, décide de frapper un dernier grand coup...mais il lui reste à localiser la base d'opération du dictateur fou. Il va donc piéger Sagat le marchand d'arme et organisateur de combat de rue clandestin afin que ce dernier révèle l'emplacement du général aux troupes de la Liberté.
Voilà pour les grandes lignes. A cette intrigue principale s'ajoute celle de Ken et Ryu, arnaqueurs à la petite semaine ayant voulu jouer un tour à Sagat et celle de Chun-li, journaliste voulant venger son père exécuté par Bison lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Elle est accompagné de Balrog son caméraman et d'Honda son technicien/perchiste. On trouve également, cette fois-ci aux coté du colonel, Cammy en lieutenant sexy et un type lambda en T.Hawk tardif. Du coté des méchants nous découvrons Dee Jay en sbire un peu provoc' et Zangief dans son rôle éternel de gros bras un peu demeuré. Également Dhalsim en scientifique contraint d'appliquer sa science sur un Carlos Blanka emprisonné. Et n'oublions pas Vega en bras droit de Sagat. Voilà, on a fait le tour du roster de ce film. A l'exception de Sawada, en remplacement de Fei Long, pour plusieurs raisons je pense dont notamment celle de ne pas à avoir mettre en scène un sosie de Bruce Lee qui aurait pu faire tomber le film dans la branche de la Brucesploitation éhonté.
 
 
C'est pas mon jeu, ça!
 
De ce tour d'horizon de nos personnages principaux ressort déjà le premier gros problème de cette adaptation: elle ne respecte que fort peu les biographies officielles des combattants du jeu. Des gentils passent du coté des méchants et vice-versa. Certains voient leur carrière professionnelles bouleversées ou même leur nationalité modifié. D'autres passent de caractère honorable à petit escrocs sans envergure...
Pourquoi ne pas avoir inversé les rôles de Dee Jay et Balrog? Cela aurait fait bien plus sens...
Pourquoi Chun-Li est devenue journaliste en lieu et place d'agent d’Interpol? Ou tout au moins en faire un agent infiltré, on rajoute une ou deux lignes de dialogue et le tour est joué.
Pourquoi faire de Dhalsim un scientifique? C'est la négation totale de ce qu'il représente dans le jeu! Quelle folle idée...
Pourquoi avoir fusionné les personnages de Charlie Nash et Blanka? Et POURQUOI PAS j'ai envie de dire!?
Pourquoi avoir fait des deux héros du jeu - à savoir bien sur Ken et Ryu - des petits malfrats, ce qui est aux antipodes de ce qu'ils sont censé être? Oui vraiment, pourquoi?
 
Sagat s'agace
 
A cela on pourrait répondre l'éternelle excuse des pontes hollywoodien: c'est une adaptation. Mais ce serait répondre comme souvent à coté de la plaque, car rien n'empêchait le script de mieux respecté les persos du jeu. Le plus dingue là-dedans c'est que réécrire le background des différents protagonistes à dû prendre plus de temps que de simplement transposé fidèlement leur histoire...
 
Un mauvais film sympathique
 
Malgré tout, revoir Street Fighter l'Ultime Combat fait passer un bon moment. Dès lors que l'on accepte le contrat du film, à savoir la déconne totale. Le métrage semble en effet ne jamais réellement se prendre au sérieux, on voit bien qu'il ne s'agit que d'une immense boutade, pour ne pas dire une farce (dans le sens théâtral du terme). Les acteurs surjouent à l'excès, les situations sont pour la plupart ridicules, l'intrigue est assez limitée, la mise en scène n'a rien d'extraordinaire (certains plans demeurent très beaux, surtout ceux illustrant les cieux asiatiques)...c'est qu'après tout il ne s'agit que d'un jeu vidéo! On ne vas pas non plus se prendre la tête!
 
 
Revoir les monologues de M. Bison sur ses rêves de domination du monde ou la 'mort' du Colonel Guile ne laissent guère planer de doute sur le coté volontairement ringard adopté pour ce film. D'ailleurs la scène de la révélation de la supercherie est tout autant ringarde...Chun-Li se pointe des heures après la mort présumée du héros américain, suivant un signal d'un autre émetteur radar qui l'amène à la morgue auprès du corps du défunt...et celui-ci se relève comme si de rien n'était...genre il à fait le mort durant des heures, attendant patiemment que la journaliste se pointe??! Mais qui à écrit ça?! Ça n'a aucun sens! Dans le même genre d'ineptie scénaristique, 15 soldats accompagnaient l'association humanitaire, 14 sont tués dont certains de la main même de Bison. Le dernier encore en vie est comme de bien entendu le meilleur pote de Guile Carlos 'Charlie' Blanka. Un peu facile...
On perçoit tout de même une critique assez acerbe et surprenante envers la politique 'du dialogue avant tout' de l'ONU, principalement avec cette scène mythique ou Guile harangue ses troupes pour aller au combat devant un ponte de l'organisation totalement atterré (et inutile au récit). Ce passage, bien trop long, forme donc le ventre mou de cette aventure. Mais il amène au dernier acte totalement foutraque, à la limite de la dinguerie.
 
Il est venu le temps d'aborder le chapitre du casting dantesque de ce film. Bien sur on commence avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Guile. Faire jouer la caricature du soldat américain patriote par le plus célèbre des acteurs belge relève du pur génie ou de la pure folie, j'hésite encore. Paraît-il qu'il consommait pour 10 000 $ de cocaïne chaque semaine sur le tournage (c'était sa période difficile). En face on trouve un Raul Julia tout en cabotinage, incarnant un Bison qu'on devine égocentrique et imbu de lui-même jusqu'à la démence absolue. L'acteur d'origine portoricaine jouant pourtant un dictateur asiatique signant là son dernier rôle au cinéma, le film lui est dédié (certains le regrettent...cette pantalonnade n'étant pas au gout de certains au niveau de qualité de cet immense acteur). Dans les seconds rôles notables on trouve la mignonne Kylie Minogue - australienne pour une anglaise, notez qu'une partie du tournage à eu lieu en Australie, Ming-Na Wen débute sa carrière dans la peau de Chun-Li, le grand Wes Studi lui est Sagat (un Cherokee pour un thaïlandais) et nous avons Damian Chapa et Byron Mann dans les rôles de Ken et Ryu.
Tout ce beau monde se démènent lors de l'assaut final pour sortir son épingle du jeu et remporter la victoire. Les scènes et les combats ringards s'enchaînent à toute allure dans un déferlement d'effets spéciaux qu'il aurait mieux fallut ne pas pas tenter ( Ha le Hadoken flash!) pour aboutir au climax Jean-claude Guile Vs Raul Bison. Un combat comme on en voit peu. Spéciale dédicace aux trains aériens électromagnétique japonais.
Redécouvrir ce film, bien des années après sa sortie fait grandement relativiser le désastre de celui-ci. On le regarde désormais avec un regard amusé, presque nostalgique d'une autre époque du cinéma. C'est devenu un plaisir coupable duquel on aime se moquer mais qui en fait à toute notre sympathie. Une seule envie à la fin de ce visionnage, relancer une partie de l'adaptation vidéoludique de cette adaptation cinématographique du jeu vidéo Street Fighter. Ou la cerise sur le gâteau de ce nanar culte.
 
 
 
BONUS STAGE
 
En cette même année 1994 est sorti un autre film Street Fighter. La version animée. Tout aussi culte mais cette fois-ci pour de bonne raisons. Histoire respectée, scènes de combat épiques, introduction mémorable...ce dessin animé est une référence en ce qui concerne les adaptations portées à l'écran. Certains personnages ne sont malheureusement pas assez représentés (je pense notamment à Dee Jay) et l'intrigue se déroule un peu vite mais le résultat final est plus qu'honorable. A voir absolument.
Il y eu une séquelle, Street Fighter Alpha, complètement nulle et une série animée d'assez mauvaise facture mettant assez étrangement un ersatz de Jean Reno dans le rôle de Charlie Nash (Oui oui). D'autre ½uvres animés ont été produite dont une série américaine datant de 1995 que je découvre à l'instant et qui semble être une suite du film mais avec le design du jeu...intrigant. Je vais mater les différents animés prochainement pour voir ce qu'ils valent.


ROUND 2
LA LEGENDE DE CHUN-LI
Par Andrzej Bartkowiak (2009)
 
 
Joueuse (de piano)
 
Alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, Chun-Li vit son homme d'affaire de père se faire emmener de force par les sbires d'un homme apparemment puissant, pour ne plus jamais le revoir. Devenue adulte et joueuse de piano émérite, cette blessure la hante encore...Lorsque sa mère décède, elle décide de tirer cette vieille affaire au clair en quittant Hong Kong pour Bangkok, où ses maigres pistes l'emmènent. Ayant abandonné son existence aisée pour une vie de vagabonde elle fait la rencontre de Gen, qui la guidera et l'épaulera dans sa quête de vérité.
En parallèle, Charlie Nash, agent d’Interpol coopère avec Maya Sunee de la police de Bangkok pour mettre un terme aux agissements de la société criminelle qui tente de faire main basse sur la ville, mieux connue sous le nom de Shadaloo...
Ce second film adaptant l'univers de Street Fighter est beaucoup moins connu par chez nous que son prédécesseur, et ce pour une raison simple: il n'est pas sorti au cinéma. Du moins dans l'Hexagone ou il est paru directement en DVD deux ans après sa sortie américaine (où là il est sorti en salle). Je ne crois pas vous l'apprendre en disant que ce film fut assez mal accueillit de par le monde et fut assez vite remisé aux oubliettes. Si ça se trouve je dois être le seul au monde à avoir vu ce film 2 fois...
Mais mettons les mains dans le cambouis et autopsions la bête. Déjà d'une elle n'est pas aussi horrible que cela. Nous avons affaire là à un budget de téléfilm assez haut de gamme qui se laisse aisément regarder par un dimanche après-midi de pluie. Je trouve la photographie assez réussie, il y a une vraie patte artistique qui se dégage des images. Et cela est plutôt normal quand on sait que le réalisateur - dont je ne réécrirai pas le nom - fut directeur de la photo avant de passer à la réalisation (il à notamment ½uvré sur 'Le Pic de Dante', 'L'Arme Fatale 4', 'Speed' ou 'Chute Libre' qui est l'un de mes films cultes). Malheureusement le monsieur à moins de talent en ce qui concerne la réalisation en tant que tel. Cependant c'est lui qui donna au monde le assez célèbre 'Roméo doit mourir' avec Jet Lee (que je n'ai pas vu) et son film précédent celui centré sur Chun-Li fut une autre inspiration vidéoludique, à savoir le fameux Doom avec Karl Urban (il me semble qu'il y avait The Rock aussi là-dedans, non?). En clair du lourd , du très très lourd...mais vraiment lourd quoi.
Du coté de la distribution on retrouve Kristen Kreuk peu après la fin de Smallville qui la révéla au monde. Neal McDonough incarne un Bison ô combien différent de celui de Julia, à ses coté le colosse Michael Clarke Duncan campe un Balrog qui a raccroché les gants. Chris Klein lui est Charlie Nash tandis que la très belle Moon Bloodgood joue Maya Sunee. Ajoutez à cela Robin Shou qui des années après avoir été Liu Kang dans les deux premiers films Mortal Kombat saute au-dessus de la barrière pour cette fois-ci être Gen dans un film Street Fighter.
 
 
Insert Coins for New Game
 
On sent clairement que quelqu'un derrière tout cela voulait faire de ce reboot une franchise plus actuelle et moins 'ringarde' de l'univers Street Fighter. Fini les costumes bariolés et les prétexte foireux pour se foutre sur la tronche. Malheureusement la tentative de modernisation fut un échec total, en parti dû aux faibles moyens mis en chantier. Et l'apparent désordre que fut le tournage et le montage. Toute la partie concernant Chun-Li tient à peu près la route, c'est pas fou-fou mais l'intrigue tient debout. Par contre toute la partie Charlie/Maya est dans le flou artistique complet. On a limite l'impression d'être devant un 2-en-1 de Godfrey Ho tant les deux ensembles peuvent se dissocier. Je me demande si en fait toute l'intrigue policière ne fut pas rajoutée ensuite pour étoffer le métrage, la rattachant à la partie 'Chun-Li' avec des bouts de ficelle...
Toujours dans cet ordre d'idées il y a tout un tas de trous dans le script. Par exemple que fait EXACTEMENT le père de Chun-Li? C'est quoi son métier? D’où vient cette idée de l'ordre de la Toile? Rose à t-elle des pouvoirs? Représente t-elle une menace pour Bison? etc etc...
 
Comme je l’écrivais déjà lorsque j'avais vu le film en 2009, le plus bizarre reste la dichotomie de Chun-Li. En effet il semble que la personnage emblématique fut 'coupée' en deux pour obtenir d'une part la Chun-Li de Kristen Kreuk et d'autre part la Maya Sunee De Moon Bloodgood. Comme si n'en faire qu'une seule et même personne aurait été de 'trop' (alors que cela aurait été bien plus raccord avec le perso du jeu...). En plus comment ne pas penser en voyant le duo Charlie/Maya à la relation Chun-Li/Guile. Cependant j'apprends en me renseignant sur le film pour cet article que Maya serait inspiré (de très loin...) par Crimson Viper, qui porte également le prénom de Maya. Cela me semble étrange mais admettons...les dates correspondent.
 
 Cet acteur est absolument partout. Ce doit être des clones ce n'est pas possible. Il est expliqué dans le film qu'il est bien natif de Bangkok, de parents missionnaires irlandais qui l'abandonnèrent à sa naissance. Ah et oui c'est bien censé être Bison.
 
L'autre problème évident quand on regarde le film c'est le niveau du jeu des acteurs. On peut gloser sur JCVD et consort dans l'Ultime Combat mais croyez moi ça reste au-dessus de ce qu'on voit ici. La Kreuk - comme j'aime à la surnommer - a ses bons moments mais aussi ses mauvais. Elle joue juste quand elle est en colère ou frustrée, ses yeux tristes ajoutant à l'effet. La scène de la drague dans la boite de nuit où elle aguiche sa cible avec une danse lascive et des regards évocateurs ne peut également pas laisser de marbre. Croyez moi même le plus stoïque des hommes la suivrait où elle le veut. Mais il y a des passages qui sont...un peu plus difficiles dirais-je pour rester poli (la scène des pleurs sur la dépouille de son maître...). Mais l'immanquable demeure Chris Klein. Je ne sais pas si il le fait exprès ou pas mais il joue véritablement comme une savate. A un point tel que cela en devient beau.
  Florilège Chris Klein. Hé Mais oui! Wiki mon ami m'apprends que c'est lui qui joue Cicada dans l'actuelle saison de Flash! Comme le monde est petit!
 Mention spécial à Taboo, membre des Black eyes Peas, qui fait un Vega absolument nul
 
Game Over
 
Alors, dois-je vous conseillez de voir 'La Légende de Chun-Li' ou pas?
Et bien non, clairement pas. Sauf si vous êtes fans de cinéma un peu cheap. Ou que vous avez du temps un dimanche après-midi de pluie. Il n'a que peu de rapport avec le jeu, ou à la limite un chouia avec les Alpha. Malgré sa qualité toute relative il en reste cependant quelques points positifs dont la beauté de l'ensemble (Hong Kong et Bangkok sublimées), un essai de modernisation et de crédibilité apporté au jeu de baston originel, l'évidente personnalité attachante de Kristen Kreuk et l'attrait de son regard sans cesse au bord des larmes... Le décolleté de Moon Bloodgood aussi qui laisse songeur. Et bien sur la performance de Chris Klein, exceptionnelle.
 
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe un film, produit avant le chef d’½uvre de de Souza du nom de Future Cops et qui s'inspire du jeu Street Fighter...et Terminator. Sorti en 1993, ce film hongkongais est semble t-il une comédie pouet-pouet bas du front sans grand intérêt. Et il a un lien avec le film Niky Larson avec Jacky Chan. Mais si vous savez, celui ou à un moment ils se retrouvent tous en perso de Street Fighter...
Je laisse le grand Karim Debbache en parler, bien mieux que moi:
 
 
 
ROUND 3
ASSASSIN'S FIST
Par Joey Ansah et Christian Howard (2014)
 
 
The World Warrior
 
Ken Master et Ryu sont les élèves de Gouken, grand maître d'art martiaux et seul connaisseur du Hado. Mais le temps passe et ses disciples le presse, eux aussi veulent maîtriser le formidable pouvoir qu'est le Hado. Le vieux senseï est hésitant, car cette force magique peut corrompre celui qui ne la contrôle pas...comme il en fut le témoin lorsque lui-même était élève...
 
Statut un peu particulier que ce film ci. A l'origine il s'agit d'une web-série qui fut remontée afin d'obtenir un long métrage. De 2H30! La version que j'ai vu la semaine dernière n'était pas celle que j'avais regardé il y a quelques années. Plus longue, mieux rythmée, avec un montage retravaillé de fond en comble. Et pour le mieux.
Ne tergiversons pas durant des heures, nous avons affaire là au meilleur des films Street Fighter. Pourtant l'économie de moyen aurait dû sceller le sort de ce projet fou...mais de chaque faiblesse on peut en tirer une force. Offrant un spectacle pur et contemplatif, sans être ennuyeux une seconde malgré sa longue durée, on est scotché devant la prouesse de l'ensemble. Alors non, ce n'est pas un film d'action. Absolument pas. Il s'agit d'un récit initiatique, d'un passage de connaissance d'une génération à une autre, avec au centre du récit Gouken. Maître de Ken et Ryu mais également élève dans ses jeunes années avec son frère Gouki, sous la tutelle de Goutetsu.
On suit donc l'histoire sur deux périodes, Gouken étant la constante. Et les deux sont passionnante à suivre. Car découvrir un jeune Gouki bien avant qu'il ne devienne Akuma ce n'est pas donné tout les jours.
 
Gouki, avant qu'il ne se laisse consumer
 
Le coté obscur du Hado
 
Après la guerre, Goutesu recueille dans son dojo les fils de son ami disparu durant la bataille d'Iwo Jima. Ils deviendront naturellement ses élèves. Dans la maisonnée se trouve également la nièce du Senseï, Sayaka, qui au fil des ans deviendra très proches des deux élèves...
Gouken et Gouki forme une fratrie qui bien entendu fait écho au duo Ken et Ryu, le sage et le compulsif n'étant pas forcément celui que l'on croit. Petit à petit dans les deux groupes les différences se font sentir, les caractères se font plus marqués. Des quatre personnages, Gouken est le plus effrayé par la force sombre, faisant de lui le plus sage et le plus dans la maîtrise de soi. Mais pas le plus faible. Ses certitudes seront souvent remises en cause. Par son maître, par son frère, par ses élèves enfin. Jamais cependant il ne sera attiré par la facilité ou la puissance. Car il connait le prix à payé, il a vu de ses propres yeux le Hado sombre détruire son frère pour un faire un 'Akuma'. Il fera tout pour en protéger ses élèves, quitte à leur mentir pour les préserver du monstre tapi dans les bois.
 
Gouken jeune, partageant un repas avec son Maître Goutetsu et Sayaka, la nièce de ce dernier
 
Techniquement nous ne ne trouvons pas devant un blockbuster surfriqué, c'est évident. Malgré tout l'image est léchée et la mise en scène réfléchie et concise. Et croyez le ou pas mais les effets spéciaux dévoilés ici sont de loin les meilleurs des trois films. Les décors sont magnifiques avec ses bois chatoyants et ses rivières étincelantes. Les personnages sont peu nombreux et certains sont moins bon que d'autres (le pêcheur!), j'avoue aussi avoir un peu de mal avec la tronche de Ken et ses cheveux trop blond pas franchement naturel...
Les références à l'univers sont peu présentes mais bien amenées...et surtout cohérente. C'est ce qui fait la force de ce film: il respecte TOTALEMENT l'histoire dont il s'inspire. Tout en ajoutant ses petites touches personnelles ici et là permettant d'ajouter du c½ur au récit.
 
Au revoir, Senseï
 
Revoir Assassin's Fist avec un montage définitif fut une surprise encore plus belle que dans mes souvenirs. Déjà qu'il était bon il en devient véritablement excellent et de loin pour ma part la meilleure adaptation faite à ce jour d'un jeu vidéo. Fidèle au matériau de base tout en étoffant le background connu en remplissant les blancs, voilà qui devrait inspirer toute la production cinématographique qui pioche dans le jeu vidéo. Si vous êtes fans de Street Fighter et que découvrir un film aux antipodes des attentes ne vous effraient pas, voyez le. Car non je le répète il ne s'agit point d'un 'Actionner', il y a des scènes de combat certes mais on n'est clairement pas chez Michael Bay ici. Je préfère prévenir car 2H30 c'est long quand on s’attend à de la baston et qu'elle ne vient pas (ou très peu). Ne vous arrêtez pas au maquillage parfois un peu craignos (la perruque blonde, la tronche d'Akuma) et matez Street Fighter Assassin's Fist, vous n'en serez pas déçu. Vraiment.
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe une suite à Assassin's Fist, baptisée Resurrection et qui est en fait un prologue à Street Fighter V (si j'ai bien tout compris). On retrouve nos Ken et Ryu bien longtemps après avoir défait Bison et désormais responsable d'une salle de sport à San Francisco. Quand arrive Laura Matsuda, à la recherche de nouveaux défis à relever...mais c'était sans compter sur Interpol appelant nos deux héros pour une sombre histoire d'alerte à la bombe à Londres qui serait intimement liée à leur passé...
D'une durée de 30 minutes au total ces nouveaux épisodes sont agréables mais absolument pas indispensables. Servant d'introduction au jeu ils ne sont là que pour vaguement mettre en place les éléments 'scénaristiques' pour le cinquième épisode de la célèbre saga du jeu de baston.
 
Et voilà pour ce tour d'horizon des adaptations Live de Street Fighter. J'espère que ce voyage vous aura plus, avec du bon, du moins bon et de l'excellence. Yata!
 

Voir aussi

Jeux : 
Street Fighter II
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
On retrouve une dernière fois Lara Croft pour la fin de ce triptyque dans un épisode plus sombre qu'à l'accoutumée. Cette fois-ci la belle est en quête d'artefacts provenant de la mythologie nordique, afin d'élucider une fois pour toute le mystère de la disparition de sa mère et les circonstances de la mort de son père. Et accessoirement mettre la main sur Mjolnir, le célèbre marteau de Thor, ce qui lui permettra de se mesurer à arme égale contre sa vieille ennemie Jacqueline Natla, revenue d'entre les morts...
 

 
Convergence des Luttes
 
Premier point qu'il convient de souligner, Underworld utilise de manière maline les éléments scénaristiques des deux précédents opus pour amener à une conclusion satisfaisante. Nous retrouvons donc Amanda , Zip et Alister (du Legend, mon article ici) mais également Natla et un nouveau clone, provenant eux d'Anniversary (qui lui à son article ). Et comme de bien entendu, on reprends la trame là où on l'avait laissé, à savoir la quête de la vérité sur le sort de ses parents, suite à la révélation d'Amélia sur Avalon.
 
Comme je l’écrivais déjà en 2008, le jeu fait la part-belle au 'Girl Power', en effet les quatre protagonistes principaux sont des femmes (protagonistes principales du coup, non?): Lara, Amanda, Natla et la Clone. Les hommes - au nombres de trois (Zip, Alister et Wilson le majordome) sont peu présent et quand c'est le cas sont mis en retrait, avec un événement au cours de l'histoire qui renforce le coté secondaire clairement voulu pour eux. Mais là ou cela m'aurait gêné dans d'autres ½uvres (au hasard le Ghostbuster 2016...) ici il ne s'agit que d'une évolution naturelle au fil de la trilogie. Personne n'a imposé à coup de pieds-de-biche un casting quasi exclusivement féminin, il s'est fait tout seul, par le récit. Beaucoup devrait en prendre de la graine...
 
 
Du coté de l'exploration on traversera comme d'habitude des temples perdus à travers le monde, notamment au Mexique ou en Thaïlande. Les dits temples sont de bonnes factures, et il faut parfois se creuser la tête pour résoudre leurs énigmes basées sur la physique (Contrepoids, Levier etc...). Mais ceux-ci révèlent également tout un bestiaire très agressif, de loin le plus coriace de la trilogie (notamment les dragons de Komodo, véritables plaies sur pattes!). Graphiquement le titre est très joli mais à mon sens ne possède pas de beaux panoramas comme pouvait l'offrir le Legend.
 
 
Les modèles physiques des personnages eux ont pas mal vieillis je trouve, sans être honteux, juste ils dénotent un peu. Amélia et Natla ont droit a de nouveaux modèles. Lara, elle, possède des traits plus durs, plus rudes. On perçoit nettement son évolution au fil du temps (ce qui manque Cruellement dans la trilogie 'Survivor'). A noter l'absence du niveau d'entraînement dans le manoir comme on avait pu le connaître jusque là...mais l'introduction du jeu laisse aisément en comprendre la raison (cependant le manoir est présent à travers deux ou trois niveaux).
 
 
Là ou Legend cherchait à s'ouvrir sur des niveaux urbains et très contemporains, Underworld suit la voie du remake Anniversary: seule dans des vieilles ruines oubliées. On retrouve alors un peu l'ambiance de la saga originelle avant qu'elle ne devienne une psychopathe assoiffée de sang dans sa relecture moderne...
 
La plus grande réussite reste cependant les niveaux sous-marins, véritable prouesse. Il s'agit de véritables niveaux en soit, entièrement sous l'eau (elle à un respirateur), avec exploration, recherche d'objets, énigmes...l'espace est bien entendu limité mais croyez-moi il y a de quoi y passer du temps tout de même. De loin les meilleurs passages aquatiques de toute la saga. On retrouve également la moto utilisable à l'intérieur de certains niveaux (et non plus dans des sections dédiés comme dans le Legend) et elle servira même pour résoudre quelques énigmes. Mais malheureusement cette dernière est catastrophique à conduire...un véritable Tank au moteur bridé. Quel dommage.
Mais en même temps cela est raccord avec la maniabilité générale qu'offre Underworld...
 
Les fonds marins sont vraiment réussis et sont parmi les meilleures séquences du jeu
 
Une fin qui manque de finition
 
Refaire les trois à la suite m'a permis de mettre en évidence un aspect du soft qui m'avait échappé jusque là: il n'a clairement pas assez été peaufiné en terme technique. L'aventurière se bloque tout les 10 mètres sur un coin de décor, tourne sur elle même durant plusieurs secondes (perdue qu'elle est dans sa programmation), loupe des sauts pourtant évident, se cogne absolument partout etc etc...Passer du hyper maniable Anniversary au hyper poussif Underworld est un vrai choc...typiquement le jeu qui aurait mérité quelques mois de développement en plus pour ajuster tout ces petits désagréments qui sur plusieurs heures finissent par agacer. Autre défaut les passages de varrape qui certes amènent un peu de nouveau en terme de jouabilité mais donne à la Miss des poses tellement improbables que j'en ai eu mal aux vertèbres (elle doit avoir un bassin en gélatine c'est pas possible!). Autre ajout qui aurait mérité une plus grande attention le mode 'adrénaline', extension de la capacité qu'elle avait dans le Legend (un'bullet-time' Like), qui cette fois lui permet de 'One-shooter' un adversaire quel qu'il soit. Dans les faits cette capacité ne sert jamais - pas le temps ou pas l'utilité - excepté une fois de plus contre ses fichus minis-dragons, surtout quand il vous attaquent à plusieurs.
 
 
Ah et oui comment ai-je pu presque oublier cela: le menu de Tomb Raider Underworld est l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donner de voir. Opaque, peu intuitif, ergonomie zéro...une catastrophe que ce menu radiant. Il m'a fallu un long moment pour trouver où se situer l'option pour refaire les niveaux...qui en fait se situe sur le PDA et absolument pas dans le menu 'Start' ou l'écran d’accueil! Donc en clair il faut charger sa partie finie (qui se renomme alors automatiquement 'Chasse au trésor') et une fois celle-ci chargée, allez dans le PDA et choisir l'option 'revisiter un lieu'. Laborieux, demandant 3 temps de chargements au lieu d'un si l'option était dans le menu d'accueil...tout sauf pratique.

  L'un des pires menus de ma vie de Gamer


La Contre-attaque du Clone

 
Autre temps autre m½urs. A l'époque de la 360 il m'arrivait d'acheter du contenu 'dématérialisé', dont les deux DLC de ce Underworld (Bon Ok cela m'arrive encore aujourd'hui mais c'est rare). Bref. Le premier nous voit retourner sous les cendres du Manoir Croft pour explorer tout un pan enseveli du domaine, à la recherche d'une relique mise là par le Pater. Plaisant sans être indispensable, il instaure une atmosphère presque 'Residentevilienne' (je pose les droit sur ce mot) avec ses araignées géantes et ses templiers zombies. La première fois que je l'ai fait il m'avait paru extrêmement difficile mais cette fois-ci je l'ai fait d'une traite (surement car je connais LE passage caché bien tordu qui bloque pas mal de joueurs).
 
 
Mais on en vient à l'autre DLC qui lui est clairement mi-figue mi-raisin. Cette fois-ci point de Lara Croft...nous voilà au commande du Clone (qui n'a pas de nom) suite à sa chute dans le dernier chapitre du jeu principal. Le fait d'incarner ce personnage que je trouve méga-stylée et super cool fut la raison de l'achat de ces DLC. La déconvenue en fut d'autant plus grande. Non pas qu'elle soit ratée (au contraire, elle est parfaite) mais le niveau où on l'incarne lui est tout simplement honteux. Mais commençons par décrire la belle doppelgänger. Car celle-ci possède plusieurs capacités fort pratique, comme la régénération (à un certain point, elle peut tout de même mourir), une force accrue et une super-vitesse. Ses compétences en combat rapproché sont donc bien supérieures à celles de Lara. Et avec ses pouvoirs combinés elle peut même user de 'super-coup' qui ravagent ses adversaires. Mais c'est là que le bat blesse. Ses opposants ainsi que le niveau ne sont clairement pas à la hauteur du perso. Car il ne s'agit que de 'thralls' (les ennemis revenus à la vie du jeu, des 'zombies') dans une moitié de niveau qu'il faut en fait refaire deux fois! Une première fois pour activer les machines atlantes, une seconde fois pour les éteindre. Oui oui vous faites le MÊME parcours 2 fois! Tout pareil ou presque (la seconde fois les pièges sont plus retors). Quelle déception!
 
 
De plus elle n'est pas disponible dans le reste des niveaux du jeu principal - ce qui aurait amener une nouvelle manière d'appréhender ceux-ci, un peu comme quand on joue Luigi dans un Mario. Heureusement la faiblesse de ce DLC amène à une conclusion en cinématique satisfaisante...qui aurait dû amener une suite! Je regrette énormément le fait qu'il n'y ait eu aucun jeu complet mettant en scène la clone tellement elle le mérite. J'ai d'ailleurs cru à l'époque que se serait elle le second perso jouable dans le jeu 'Lara Croft and the Gardian of Light' avant de découvrir le Maya Totec.

 

Avouez que si vous tombiez sur ce bestiau dans votre cave, vous feriez la flippette!
(Moi le premier!!)

Ici en vidéo de let's play la seconde partie du DLC qui mets en scène la clone. Sachant que la première partie EST EXACTEMENT LA MÊME en plus facile. Comme vous pourrez le voir j'esquive la majorité des ennemis, étant donné l'inutilité de les combattre (dans mes parties précédentes je les affrontai tous...ça prends des plombes pour QUE DALLE). Un DLC comme on ne voudrait plus jamais en voir...

LA salle que je déteste le plus dans Underworld. Elle me rends dingue à chaque fois!

Jolie carte postale de Thaïlande

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Un exemplaire du jeu Tomb Raider Legend sur Xbox (la première, pas la 360 ni la One) à gagner par tirage au sort (tirage le 15 février). Pour participer c'est simple: donnez moi en commentaire de cet article la marque de la moto que trouve Lara sur le toit de l'immeuble dans le niveau se déroulant à Tokyo dans le susmentionné jeu. Bonne chance ! :^)

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Voir aussi

Jeux : 
Tomb Raider Underworld
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Pour la troisième fois j'ai terminé Shenmue. Sur PS4 cette fois-ci, dans sa version HD. Une occasion de se replonger dans ce titre mythique...avec un recul de 20 ans. Et comme paraît-il seul les imbéciles ne changent pas d'avis, cette dernière partie à su me questionner sur la pertinence de ce portage en lieu et place d'un véritable remaster (idée contre laquelle j'étais farouchement opposé). Car entre hommage d'un jeu culte et modernisation au standard actuel, on se retrouve le derrière entre deux chaises. Comme je n'ai pas envie de retaper un énième pavé sur ce sujet, un rapide récapitulatif des + et des - sera entièrement suffisant:
 
Les - :
-Ryo se manipule très difficilement, il tourne avec l'aisance d'un véritable pachyderme. Dur dur!
-Dans le même genre, la vision à la première personne rigide comme pas permis. Argh!
-apparition/disparition des PNJ, compréhensible sur Dreamcast, impardonnable sur console actuelles
-Manque flagrant d'activités. Comparé à Yakuza c'est un désert d'ennui...
-Certaines scènes devenues vraiment ringardes (les adieux de Tom, certains dialogues avec Fuku...)
-le système de baston juste frustrant...une refonte complète aurait été bienvenue. (Une garde, bon sang! Une Garde!)
-Acheter de la nouriture est inutile. Les restaurants ne servent à rien. Cette ressortie aurait été l'occasion d'ajouter le fait de pouvoir manger à Ryo. Cela manque vraiment.
 
Les + :
-la traduction complète en français (texte). Qu'est ce que cela fait plaisir!
-Possibilité de passer des voix Japonaises au voix Américaines à tout moment.
-Même si les graphismes sont très semblables, lancer les deux versions l'une après l'autre rends compte de la finesse accrue en HD. Normal me répondrez vous mais il y a plus quand même qu'un simple 'lissage', certaines textures ont clairement été modifiées.
-des options plus complètes pour parfaire son expérience de jeu selon son bon vouloir
-C'est Shenmue.
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 Photos en vrac:
 
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Voici maintenant un comparatif des principales différences que j'ai noté entre les deux versions. Si vous en avez noté d'autres n'hésitez pas à me le faire savoir car cela m’intéresse!
PS: ne vous formalisez pas sur les formats des photos qui suivent. Les screenshot Dreamcast on été prise en 4:3, puis étirées en 16:9 (Pourquoi? Aucune idée!) tandis que certaines images PS4 on été recadré en 4:3 (là c'est moi)
 
 
 
La croix de sélection à été modifiée pour un choix plus neutre. En effet les quatres 'choix' ressemblaient vaguement aux boutons de la croix directionelle de la manette Dreamcast. Avec une sortie multisupport en 2018 il était plus judicieux d'opter pour cette neutralité.
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L'écran de pause à aussi été revu pour les mêmes cause de neutralité de ton. L'original avait une palette très Dreamcast avec des cases associés aux couleurs des boutons. Aujourd'hui exit tout cela pour un menu plus didactique (et passe-partout)
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L'inventaire lui à été grandement amélioré. Classé par onglet, plus clair et plus complet. Seule fausse note le calendrier et le porte-feuille on été exclus de cette rénovation pour être relégué en haut à droite de l'écran...dommage.
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On en termine avec le comparatif des menus avec la liste des coups de notre héros au blouson. La version Dreamcast à nettement ma préférence avec son coté Parchemin. Elle est également plus précise en déterminant le niveau de chaque coup (Learning, Moderate, Advanced), notion totalement absente dans la version moderne. Cependant la remise à l'horizontale permet une meilleure compréhension des enchaînements. Pour nous occidentaux en tout cas.
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 Le carnet. Toujours aussi difficile à remplir totalement. Mais (et c'est un GROS Mais) en francais! :^)
Notez également la différence de police (est elle identique dans la version anglaise? Ont-il retravaillé cela dans les versions anglaises??)
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La montre. Une Timex donc pour Ryo sur la console de Sega (joueurs Xbox: était-ce le cas également sur le II?) qui à perdu de sa valeur pour devenir une montre estampillé de la marque au hérisson bleu en HD. Un détail m'intrigue: qu'est ce que la Ndiglo Alarm? Car l'option semble aussi être passé à l'as...
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Pour finir sur le jeu des différences, revenons à une capture précédente. Prêtez attention à l'affiche près du plan. En jeu je me disais bien que je n'avais pas le souvenir d'avoir vu ce violon...car en effet l'image remplace une précédente...qui voit une mère et son enfant (on ne distingue pas vraiment ce que fait la femme). Là ou cela devient vraiment intriguant c'est qu'en comparant les symboles ils sont identiques! Les deux affichettes disent donc la même chose, c'est bel et bien l'image qui à apparement posée problème! Censure? Problème de droit? Que sais-je encore? Si l'un d'entre vous chers lecteurs, lisant courament le japonais pouvait traduire ce qui est écrit ici j'en serai fort reconnaissant.
 
 
 
Même cas, autre lieu. Cette fois ci devant la salle d'arcade. En 2018 une telle image serait-elle polémique? Et surtout, Pourquoi?!
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Voilà pour cet article 'réaction à chaud' (j'ai fini l'histoire il y a quelques heures). Cette replongée dans ce qui reste mon jeu préféré m'a permis de relativiser pas mal de choses...Si j'avais découvert ce jeu à 35 ans et non à 17 mon jugement aurait été bien différent. Aujourd'hui j'aime toujours énomément Shenmue, mais avec beaucoup plus de second degré et de lecture adulte et moins naïve (Ah la Nozomi!). En attendant je retourne très vite auprès de Ryo, cette fois pour un retour à Hong Kong!
 

Voir aussi

Jeux : 
Shenmue
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Voyages (Voyage)

De retour à Las Vegas pour cette fois-ci un focus sur des casinos en particulier. Premier point, comme pour le premier article, aucune photo n'est de moi. Deuxième point, ne sont présent ici que des casinos qui se sont démarqués, la plupart n'ayant absolument rien qui sorte du lot, comme nous allons voir dans cette première salve de clichés.

 

Partie 1: salles de jeu

Une salle de jeu d'un quelconque casino...

Suivi d'une autre salle de jeu d'un autre quelconque casino...

Dorure, luxe et jeu d'argent à gogo...jusqu'a l'éc½urement...puis l'indifférence.

Christain Morin et Annie Pujol n'étaient pas là pour présenter 'La Roue de la Fortune'

 Petit écart de thème avec cette photo qui revient sur l'intérieur du Caesar Palace, grand absent de cet article car il avait bien un intérieur qui se dénotait mais que nous avons fait tard et un peu sur les rotules, donc peu d'image mais il est l'un des rares à vraiment faire.

 Honnêtement, j'aurai pu m'être bien d'autres photos (j'en ai toute une palanquée) pour illustrer les innombrables salles remplies de jeux d'argent en tout genre mais cela serait d'une redondance inutile. Quand vous découvrez la première, vous êtes comme un enfant au royaume du Bling-Bling, vos yeux sont émerveillé par tout ce luxe, ces lumières, ces dorures, ces sols tapissés sur des kilomètres carrés, ces allées interminables emplies de son de toutes sorte...Puis vous passez à la seconde et vous vous dites "Ha mais ça ressemble vachement à la première en fait!", vous en faites le tour beaucoup moins émerveillés. Puis vient la troisième et là vous comprenez que quand vous en avez vu une vous les avez toutes vues.

 

Partie 2: Le NewYorker

 Avec sa facade multicolore et les batiments caractéristiques de la Grande Pomme, le NewYorker (de son vrai nom le New York New York, mais personne ne l'appelle comme çà) se distingue de loin

Moi je trouve que celui-là il a de l'allure...mais c'est sans doute parce que j'adore NY
Prétez attention au grand-Huit qui passe lui aussi à l'extérieur et à l'intérieur, qui bien entendu reprends les quartiers célèbre de la ville.

Le Chrysler Building pointe vers le ciel, juste à coté du casino 'Monte-Carlo'

La Statue de la Liberté version miniature, la Française la plus connue au monde ;^)

Ce doit être le seul endroit au monde où l'on peut apercevoir la Tour Eiffel depuis le pont de Brooklyn

 Partie 3: Paris

Transition parfaite pour passer à notre bonne vieille ville de Paris, synonyme de luxe et de romantisme pour les Américains. Avouez qu'avec cet angle de vue, on se croirait presque au pieds de la vraie! Mais bon il ne me semble pas qu'il y ait un batiment à ses pieds...

Les bords de la Seine, version US. Franchement il y a de quoi réaliser un film autour du Monde à peu de frais à Las Vegas, suffit de bien potasser ses cadres de caméra!

Les célèbres palmiers de Paris, bien entendu

Ah! Là on se trouve donc à l'intérieur du bahut. avec l'un des pieds qui traverse le toit pour finir dans la salle de jeu. Sachez que comme sur la vraie, un restaurant se trouve au premier étage de la réplique de la tour. Petite ambiance bucolique d'un Paris fantasmé.

25 Cents le French Kiss...Franchement ça se voit que les Ricains n'y connaissent rien en romantisme! Comme chacun sait c'est beaucoup plus cher! Remarquez le décor en second plan, on pourrait s'y croire.

Petit concours: ceux qui trouveront la belle faute sur ce panneau pourront participer à un  tirage au sort parmi les bonnes réponses et gagner l'intégrale en 3 volumes d'Adèle Blanc-sec de Tardi parue chez Casterman (édition France loisirs). A vos commentaires!

Une vue d'ensemble du casino de jour. L'Arc de triomphe à droite est fidèlement représenté mais une fois de plus n'est qu'un décor en carton-pâte. Toquez-le et il sonne creux...

 Chapitre 4: The Venetian

Et enfin, pour finir ce rapide voyage touristique virtuel le truc le plus fou qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Le Venetian. La folie humaine à l'état pure. Déjà l'extérieur laisse baba. Puis vous entrer, par les petites portes qui donnent sur le strip. Vous voilà dans une enième salle de jeu...vous flânez un peu dans les couloirs interminables et finissez par emprunter un escalator pour déboucher sur...

...la Place Saint-Marc. Un truc de dingue. Ceci se trouve bien en intérieur. C'est le c½ur du Venetian. On y trouve des cafés, des stands de fleurs etc...Le plafond possède plusieurs types d'éclairages pour simuler plusieurs moment de la journée et possède même un système permettant de faire 'pleuvoir' artificiellement. Quand mes compagnons de route et moi-même sommes tombé là-dessus, nos sommes resté comme deux ronds de flanc, abasourdis que nous étions.

Autre vue sur la place. En photo je trouve l'effet déjà saisissant mais quand on est sur les les lieux c'est juste incroyable.
NB: il existe à Tokyo sur l'île artificielle d'Odaiba, un lieu similaire. Appelé VenusFort il reprends lui aussi un décorum identique à celui-ci. Je partagerai les photos de là bas une autre fois...

On pourrait quasiment faire croire à un séjour à Venise (quasiment, on ressent quand même le coté décor, ça manque de 'vécu'). Il y a même des mimes...

Ceci est un collage à partir de 2 photos (on peut voir la ligne de démarcation au niveau des lampadaires) que j'ai réalisé pour tenter de faire ressentir un peu le coté 'majestueux' de l'endroit. Le ciel est tellement parfait, l'illusion est totale. Il s'agit pourtant bel et bien d'un plafond!

Et donc on arrive au clou du spectacle. Un tour en gondole est possible à travers tout le Venetian...dont le départ se trouve ici...

...se poursuit à travers la galerie marchande...

Et continue à l'extérieur...avant de retourner à l'intérieur. Un vrai circuit en gondole qui ne désemplit pas...

Le Venetian de nuit

Le Venetian de Jour. Avec le pont au Soupir que je n'ai pas réussi à emprunter malgré mes tentatives (je n'ai pas trouvé comment y accéder)

Le plus dingue la-dedans c'est qu'à l'époque il était en phase d'agrandissement (que je suppose désormais terminé)

Maquette du projet une fois finalisé, donc tel qu'il doit être si vous y aller désormais.

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Et c'est ainsi que se termine ce voyage en photos vieilles de 12 ans déjà. Il y a un millier d'autre chose à voir - et à faire - à Las Vegas. Des milliers de choses aux cotés desquelles je suis passé sans même m'en rendre compte. Nous sommes resté trois jours et pour être franc j'étais content de quitter cette ville. Elle fatigue par sa démesure. Je regrette cependant de ne pas avoir eu l'occasion de plus sortir de ses sentiers battus, car à part le Strip et la route de notre Motel je n'ai rien vu du 'vrai' Las Vegas'. Avec le recul c'est un peu dommage mais il n' s'agissait que d'une étape parmi d'autre, on ne pouvait pas s'éterniser...

 La carte qui nous servit de guide pour s'orienter sur le Strip. Cliquer sur l'image pour mieux la voir et situer les différents casinos

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 Bonus de la partie 2:

Avant de quitter la ville arrêt obligatoire au 'Plus grand magasin de Souvenirs du Monde '( c'est écrit dessus). Pour ne rien y prendre au final tant ce qu'il présente n'a pas d'âme. Juste des bibelots plus ou moins rigolos, plus ou moins osées, exposé sur des Km de rayon. Mon souvenir de Las Vegas consiste en une peluche de 'Jaune' des M&M's, surnommé Cacahuète, trouvé bien évidemment au magasin de la marque.

 Le Barrage Hoover

Nous avons quitté la ville. Retour dans le désert pour notre prochaine destination

Le très connu barrage Hoover, visible dans plusieurs films (dont il me semble le premier Transformers si je ne dis pas de bêtises...). Pour les fans de GTA oui c'est lui qui est representé dans San Andreas.

Exemple typique des folies architecturale humaine, un pont passant AU-DESSUS du canyon!
Le barrage se trouve à gauche, la photo est prise du même endroit que la précédente, pour faire montre un peu des distances vertigineuses...Nous quitterons les lieux par le pont en face (à gauche)

Peluches

Mon souvenir personnel de Las Vegas, cette peluche qui à - Hum - bien vécue.

 Ceci n'a rien à voir avec le thème de cet article, il s'agit juste de mes valises sur le depart depuis LA. Un espion est habilement dissimulé sur cette image, saurez vu le retrouver?

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Ici les trois livres mis en jeu.. Je préviens d'avance, me méfiant des chenapans du net: à la première prise de tête j'annule tout. Un tirage au sort sera effectué au 31 Janvier parmi les bonnes réponses.

 

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Voyages (Voyage)

La nuit est tombée alors que nous roulons depuis des heures au milieu du désert. L'obscurité est totale. Les phares de notre Buick éclairant le bitume apportent un semblant de lumière dans ces ténèbres interminables. Enfin notre route en rejoint une autre, un peu plus fréquentée. Puis très vite on se retrouve sur une deux-voies, où la circulation semble s'agitée. Alors on scrute l'horizon, à la recherche de cette folie faite ville. On croit l'apercevoir derrière chaque rocher, derrière chaque butte. Mais non. Il ne s'agit que de quelques constructions éparses, d'enseignes décrépies ou d'îlots d'habitations plantés dans le sable infini. Puis en plein de milieu de nulle part, un carrefour. Un vrai de vrai. Avec feux tricolores des quatres cotés (mais pas de passages piétons). Dès qu'un feu passe au vert, un torrent de véhicules se déverse sur cette désormais quatres-voies. On regarde çà d'un oeil mi-amusé mi-abasourdi. Il n'y a pas 20 minutes nous étions seuls au monde en plein No Man's Land. On reprends notre route, voiture parmi des centaines d'autres. Il y a un désert à gauche. Il y a un désert à droite. Surréaliste. Je crois être en plein rêve.

Lorsqu'elle apparaît enfin le doute n'est plus permis. C'est Elle.
Comment décrire avec des mots cette époustouflante vue qui erre encore dans mes pensées. Imaginez un lac de Lumière, vivantes et vascillantes, au mileu d'une noirceur insondable. L'horizon constellé d'éclairages artificiels et le ciel étoilé se confondent. Malgré la distance vous parvenez à distinguer ses artères principales, ses highways, sa périphérie. Plus inconcevable encore vous distinguez venants de toutes les directions les milliers d'autres badauds qui vont et viennent sur les autres routes perdues au milieu du désert. Tous venus pour les mêmes raisons que vous: admirez l'incroyable. C'est un spectacle fascinant, et aujourd'hui encore je suis ravi d'avoir pu la découvrir ainsi. Puis comme pour vous prouver que tout cela est bien réel, un panneau annonce fièrement que vous venez bel et bien d'arriver à Las Vegas.

 

Techniquement, Las Vegas ne fait pas parti des étapes de la mythique Route 66. Mais comme ce n'est pas tous les jours que vous passez dans le coin, "le détour fait parti du circuit". Nous resterons trois jours dans la cité du Vice, et bien que j'en garde quelques souvenirs éparses (c'était durant l'été 2007) je ne peux pas dire être tombé sous le charme de la ville. Pas mon style. Du tout. Mais quand même, il faut y aller je pense au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour le voir pour le croire. Car si il y a bien un mot pour décrire cette dinguerie c'est "Incroyable".
Mais Sin City est également une belle métaphore du rêve américain et un condensé de ce que sont les Etats-Unis: un show. Quoi qu'il arrive.

PARTIE 1: Le STRIP (l'aller)


 

Les planches de ce thêatre, c'est la rue principale bien entendu, appelée 'le Strip'. Là ou se concentre la totalité du tourisme de la ville et des photos qui composeront cet article. Qui d'ailleurs je le précise maintenant ne sont pas de moi mais de mes compagnons de route (je n'avais pas d'appareil photo). Cette Main Street est un condensé de tout ce que peut faire la folie humaine quand elle a trop d'argent à dépenser. De la FOLIE PURE.

Première vue sur le Strip, la rue principale qui abrite tout les fameux casinos de la ville

Ce pourrait être la devise du coin...

Restaurant panoramique, sur le modèle de celui de SeattleL'une des fameuses - et nombreuses - chapelles de Las Vegas

On arrive aux choses sérieuses là...remarquez d'emblée le grand huit qui passe à l'extérieur ET à l'intérieur du Nascar Cafe!

Meilleure vue du délire...et nous n'en sommes qu'au début...

La circulation est pour le moins dense dans le coin... Les piétons doivent empruntés les passerelles. "The Road it's for the Car! " Et oui Celine Dion se produisait en ville à cette période. Au loin le Venitian, qui aura droit à son propre chapitre.

 

Différentes vues du Harley-Davidson Cafe, un endroit bien cool qui renferme quelques stands sympa et une salle d'arcade. Un endroit où je me sentais bien.

Sous vos yeux ébahis je vous présente un Coca-Cola Store. Et oui certains de ces articles sont plutôt classe...mais assez chers. Juste à coté on trouve...

...un magasin M&M's, dans lequel on trouve même un petit cinéma 3D gratuit (en 2007 du moins). Possiblités de créer ses propres sachets avec les couleurs que l'on veut et goodies à gogo.

HA! Un endroit intérressant pour nous. J'aurai l'occasion d'y revenir aussi.

Le Camelot, l'un des plus originaux à la fois à l'extérieur et à l'intérieur Le Luxor. Tout est dans le nom...et la facade.

Le Sphinx dans toute sa splendeur. Bien entendu, comme tout le reste ici c'est qu'un décor de cinéma, il est entièrement creux.

Derrière la patte de la grande bestiole mythologique, le Mandala Bay, dernier hotel-casino dans lequel nous ne nous sommes même pas rendu (il n'a rien d'attirant).

 Moi-même, consultant la carte des lieux à faire lors de notre redescente de l'artère touristique. Notez que tout sur cette photo est en carton-pâte, y compris les murets. TOUT est creux. Seules les rambardes, les lumières et la caméra sont de 'vraies' trucs. Et ce ciel infini...

En tout premier lieu, sachez que Las Vegas n'est PAS une ville pour les enfants. Partout sur les trottoirs, à la queue-leu-leu durant des kilomètres sont présent ce que j'ai surnommé les 'Flic-Flac': des hommes et des femmes distribuant des flyers pour les strips-bars, les maisons de passes, qui vous alpaguent pour vous proposer une 'adresse'...ce surnom leur vient du bruit que font leur flyers quand ils s'éventent avec. Car ces personnes - en grande majorité issu de la population mexicaine (légale ou non) - sont donc debout des heures durant sous une température de plomb, voyant passer devant eux des milliers de gens peu intérréssé par leur business fallacieux. Autre 'détail' qui renseignent sur l'esprit de la ville, les distributeurs de journaux. Comme partout aux USA il y a ces fameux distributeurs que nous avons appris à connaître via le cinéma et les séries. Sauf qu'ici point de NY Times ou de Washington Gazette...TOUT les distributeurs sont remplis de magazines porno. La première fois qu'on en voit un, sourire tendu. La seconde fois, gêne embarrassé. La troisième fois, on en parle plus...au-delà on n'y fait plus attention...A Las Vegas il se vends énormément de choses mais ce qui se vends le plus, c'est le sexe. Et de loin. Lors de nos virées nocturnes nous ne comptions plus les 'dames de la nuit' que nous avons croisé, des jeunes et des moins jeunes...et parfois sans doute un peu trop jeunes. De nature très pudibonde j'avoue avoir été assez mal à l'aise dans cette ambiance de Luxure et de Stupre.

PARTIE 2: Le STRIP (le retour)

 La grand-rue vue depuis un bus

Tout se vends dans la ville, y compris la possibilité de porter cet iguane quelques instants. Comme se père qui paye cet homme pour que son fils puisse faire quelques photos avec la bête...

 Un trottoir. Rien de plus à dire. ^^ Et un hotel aux formes épurés

 Une autre chapelle

 Le Lion de la MGM. Cette image représente bien l'ambiance de ce casino car à l'intérieur se trouvait bel et bien un lion (un vrai) 'exposé' derrière une baie vitrée, avec un décor assez ringard censé représenter une jungle.  La pauvre bête était d'une efroyable maigreur et noyée sous les photos des touristes, tandis que les joueurs eux étaient afférés à leur machines ou leur table de jeu. Grand moment de malaise. J'ignore si en 2019 il y a toujours un lion enfermé là-dedans...

 Petit bolide croisé au hasard de la rue..

Et oui il pleut même parfois à Las Vegas

La 'Planche de Surf' dont on ne sait pas très bien qu'elle est l'utilité. Fait étonant, au moment de la prise de cette photo par mon compagnon de voyage, 'Ca Plane pour Moi' de Plastic Bertrand était diffusé dans les hauts-parleurs de la ville. Assez surréaliste. Derrière, la Tour Trump bien longtemps avant aujourd'hui (Bush Jr était alors président). Notez les grues gigantesques.

 La même Tour vu cette fois-ci depuis un chantier qui désormais dois être je ne sais pas moi ...au hasard un casino...

L'autre péché très présent, c'est bien entendu le Pognon. Partout des casinos et surtout partout des pauvres bougres prêt à tenter leur chances. Croyez le ou non mais je n'ai pas dépensé un centime dans une quelconque machines à sou. Ce n'est tellement pas moi qu'honnêtement les salles de jeu je ne m'y suis même pas arrété. Et franchement quand vous en avez vu une, vous les avez toutes vues. Les casinos se ressemblent tous.

PARTIE 3: LE STRIP (by night)

Là ou cela devient véritablement gênant, c'est quand on comprends l'envers du décor de ce thêatre 'fabuleux'. Las Vegas est une ville pauvre. Oui oui, pauvre. Un habitant de la ville nous apprendra même que la nuit il ne fait pas bon trainer dans certains carrefours des arrières-rues de la grande artère, tenu par des 'gangs' de SDF prêt à détrousser les pauvres hères passant innocement par là. Des centaines de laissés-pour-compte vivent là; à quelques emcablures d'autres qui dépensent des fortunes dans des jeux de hasard ou des parties fines.
Quel contraste je vous assure de croiser des camps de sans-abris sous les ponts a 200 mètres à peine d'un casino remplit ras la tronche de machine à sous blindé de pièces...je trouve cela indécent et pathétique.
Cependant il faut aussi savoir que comme pour tout, les clochards se sont adapté et qu'il existe une sorte de 'Strip parrallèle' ou ceux ci on appris à se servir dans les buffet à volonté de certains établissement, à aller utiliser les douches des piscines des hotels etc...
Une autre façon d'apprécier la cité...de manière plus authentique peut-être . Allez savoir.

Tout est dit

 Même endroit, en plan large. Je ne sais plus si c'est dans ce bassin que ce planque un bateau pirate qui s'emmerge toutes les deux ou trois heures et sur lequel à lieu un petit spectacle avant de le faire couler...M'enfin bref que ce soit ici ou ailleurs c'est un truc de ouf cette histoire de bateau...Et sinon il y a le volcan aussi...qui 'entre' de temps en temps en éruption.

 La même cascade sous un autre angle. Avec votre serviteur qui passe devant sans même en être plus étonné que ça...

 Une simple vue sur la rue, toujours bondée quelque soit l'heure de la nuit ou de la journée.

Heu...Bah le Flamingo quoi...

Circulation nocturne. Le reflet provient des baies vitrées de la passerelle

Une des nombreuses passerelle qui permettent de traverser la Main Street. Aucun piéton ne saurait déranger la priorité aux voitures sur cet axe primordial.

James, es tu dans le coin?

Chaque facade est une enseigne qui rivalise de luminosité avec ses voisines. Ici l'excès est la norme, je dirai même la base.

HA! Le Caesar Palace. Plusieurs petites particularités ici. Déjà sachez que l'eau de ce bassin est bleue. Oui enfin je veux dire 'VRAIMENT' bleue, comme le ciel quoi. Je ne sais pas quel colorant ils y mettent mais ils n'y vont pas de main morte!
Ensuite une galerie marchande assez plaisante se trouve à l'intérieur, sur trois étages il me semble. Des échoppes de luxe évidemment, tout çà dans un décor très Rome antique de la grande époque. Je me souviens surtout d'une boutique de goodies avec un vendeur très sympathique. Mais les prix étaient affolants et je n'y ai rien pris.

Détail du décor du Palace. Tout le lieu est à l'avenant

Entrée d'un autre casino assez peu connu. Pour tout dire je n'ai aucun souvenir de l'intérieur mai cette entré est assez marquante.

Celui-ci est très fréquenté, sans doute grâce a ses entrée qui donne directement sur la rue. Les vigiles ici était taillés comme des catcheurs.

Et le voilà, le tant attendu Bellagio! Avec son spectacle de jets d'eau géants et son célèbre casino! Bon on aura pas croisé Georges Clooney...

Et c'est là que je voulais en venir quand je parlais plus haut de métaphore: Las Vegas est un miroir grossisant des Etats-Unis dans son ensemble. Le Strip est la représentation des grandes villes (New-York, Chicago, Los Angeles, San Francisco etc...): beau, vivant, joyeux, poli, entraînant, qu'on visite les yeux éblouient. La belle vitrine.
Et le reste de la ville, caché, inconnu, sombre serait lui tout le reste du pays, ce fameux centre rempli de patelin que personne ne connaît. La fameuse amérique profonde qui aujourd'hui est redécouverte par les américains des Big City cotières.
Reste alors de cette visite un sentiment ambigu. Déjà que je ne suis guère attiré par le strass et les paillettes, découvrir cette face cachée de la ville laisse un arrière-goût amer. Le rêve américain laisse avant tout autre chose beaucoup de monde sur le carreau, et Las Vegas est un catalyseur de cette vérité.

Exemple du caractère farfelu et inatendu de la ville. Le jour il s'agit d'une arcade quelconque au-dessus d'une rue marchande...

...qui la nuit devient un écran géant au-dessus de nos têtes! Avec publicités et tout le toutim!

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Et c'est ainsi que se termine cette première partie. A l'origine il ne devait y avoir qu'un seul article mais j'ai peur qu'en faisant cela il ne soit trop indigeste, donc je coupe la poire en deux. La seconde partie se concentrera sur des casinos spécifiques, attendez vous à du lourd...

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 Bonus de la partie 1:

Voilà à quoi le monde ressemble autour de Las Vegas

Lorsque la nuit arrive l'éclairage baissant est magnifique. Il faut en profiter tant que l'on peut car dès que le soleil est entièrement parti l'obcurité devient totale.

 Illustration parfaite du Rêve américain

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Cinéma (Cinéma)
Trouvé dans un bac à solde peu avant les débuts des festivités hivernales, ce coffret DVD de la trilogie MiB à 10¤ n'attendait que moi. Cela fut une belle occasion de revoir les Hommes en Noir en action avant le Quatrième volet - un reboot - qui sortira cette année (et qui me fait un peu peur...).
La trilogie fut dirigé par le même réalisateur, Barry Sonnenfield, un homme un brin excentrique qui semble voué une véritable passion au Far-West. Steven Spielberg participe à sa manière au projet via sa société de production Amblin Entertainement. Voilà pour les présentations de bon usage, passons maintenant à notre sujet du jour.
 
 
 
Men In Black (MIB) - 1997

 
Quand le film sort cette année-là c'est un véritable événement. Et 20 ans plus tard on comprends encore pourquoi. De loin le plus réussi des trois, le plus mystérieux, le plus accrocheur, le plus profond.
James Edwards est un flic New-yorkais casse-cou et téméraire qui attire l'attention de 'K', un agent taciturne qui décide de le recruter dans son organisation. Celle ci est une agence ultra-secrète régulant et contrôlant le flux constant des extra-terrestres sur Terre (environ 1500, la plupart à Manhattan). On suit donc le nouveau 'J' lors de sa première enquête chez les 'Men In Black', et il y a fort à faire avec l'arrivée d'une 'bestiole' dans les environs, à la recherche rien de moins que de la galaxie.
 
 
"Besoin prévenir Guerre La Galaxie d'Orion est au Centre de la Bande"
 
Dès sa sortie, le film devient populaire, ses répliques entrent dans l'imaginaire collectif et même certains de ses gadgets acquièrent le statut d'objet cultes. Qui n'a jamais rêvé d'avoir un Neurolaser à soi? Et qui ne connaît pas le Criquet Infernal? Il faut dire que les vannes et les répliques qui font mouche fusent de toutes part. Car ce qui fait encore la réussite de ce MiB, c'est clairement ses dialogues. Parfois drôles, parfois cocasses, parfois fun, parfois mélancolique...tout y passe et ils ne semblent jamais superflu, grâce aux acteurs qui le joue à fond quoi qu'il arrive.
Will Smith trouve là un de ses rôles iconiques (pour ne pas dire 'Le'), à la fois dans son registre attitré - la comédie - mais aussi dans les moments plus sincères (la scène du banc). Face à lui le mastodonte Tommy Lee Jones, qui n'a plus rien à prouver et joue le mentor  impénétrable à la perfection. On sent bien que l'acteur et le personnage aime à joué le taiseux plus que de raison, juste pour agacer la recrue.
 
Complétant ce Duo devenu mythique, on a 'Z', le boss. J'avoue que je ne suis pas grand fan de ce perso, peu attachant et très bizarre. Mais il a clairement la tête de l'emploi, à savoir gérer toute cette ménagerie farfelue. Et en demoiselle en détresse on a Linda Fiorentino, interprétant la Thanatopractrice du coin, et voyant donc défiler bon nombre de cadavres étranges - et donc tout autant de flashouille de la part des Hommes en Noir. Dans le rôle du méchant on découvre Vincent D'Onofrio, de plus en plus décrépi.
 
A l'instar de 'Retour vers le Futur' et son Hoverboard, MIB possède aussi ses objets cultes
 
"Elles sont belles, n'est ce pas?"
 
D'un point de vue formel, la bobine tient ses promesses de grand spectacle. Les effets spéciaux passent encore pas mal, même si on distingue nettement les inserts numériques et les fonds verts...mais cela ne dérange même pas en fait, car ce coté un brin kitschouille participe à l'ambiance générale de la saga, je développerai çà en parlant du 2 (plus bas, donc). Certains plans sortent du lot (le crash de la soucoupe chez Edgard, le générique d'ouverture, la découverte de la salle centrale foisonnante...), pour le reste c'est du classique agréable à regarder...il n'y a pas vraiment de fausses note sans pour autant qu'on s'extasie devant chaque scène. Du coté des oreilles on est gâté par la bande-son de Danny Elfman qui retranscrit à merveille à la fois le coté merveilleux et l'hommage à la SF d'antan. En y ajoutant ce rythme lancinant qui rends cette piste audio reconnaissable instantanément.
 
 
Le film est agrémenté de quelques morceaux composés par des artistes reconnus mais le titre qui restera éternellement collé au film reste celui interprété par Will Smith Himself - basé sur un sample de 'Forget Me Nots' (merci Wiki) , morceau original qui servira d'ailleurs de générique de fin au Dessin Animé (un TRÈS grand classique de ma jeunesse)
 
 

cette musique fait incontestablement parti de la BO de ma vie
 
"Le Petit Bouton rouge"
 
Ce premier film reste le grand classique de la Saga Men In Black. Les répliques sont entrées dans l'inconscient collectif, sa musique est reconnaissable entre mille, les acteurs s'en donnent à c½ur joie pour nous faire partager un excellent moment...Deux décennies plus loin j'ai toujours pris un plaisir dingue à revoir cette histoire et ses dizaines de petits moments cultes. Entre comédie farfelue, enquête de science-fiction pour sauver la Terre de la destruction et ses saupoudrages de scènes touchantes, MiB premier du nom est clairement une grande réussite du cinéma des années 90.
 
 Typiquement la scène qui fonctionne à merveille
 
Le saviez-tu: le bâtiment qui sert de QG au Men In Black existe réellement. Quelle fut ma surprise un jour que je me baladai au sud de Manhattan de tomber sur ce pur endroit de cinéma! Par curiosité je me suis approché et j'ai pu observer quelques instants le vestibule intérieur...mais la magie s'est arrété là. Point de ventilo géant ou de gardien ventripotent. Tristesse je fus. Pour les curieux qui auraient l'occasion de fouler des pieds Big Apple prochainement les bureaux de gestion des ponts et tunnels  se situe là ->
 
Men In Black II (MIIB) - 2002
 
J est devenu un officier efficace au sein de l'agence secrète. Seul bémol, il ne parvient pas à garder ses partenaires très longtemps. Mais une enquête va l'obliger à faire reprendre du service à son ancien partenaire et mentor, K. Car seul ce dernier sait où se trouve la 'Lumière de Zartha' que réclame un énième peuple extra-terrestre qui sans elle est condamné. Mais une vile entité recherche également la lumière, car sa puissance lui octroiera une énergie colossale.
Voilà pour l'intrigue principale. Ajoutez à cela Franck en agent (avec costume), Lara Flynn Boyle en soutif en dentelle et un plafond d'appartement à 1m50 (j'ai toujours pas compris pourquoi). Ce second opus souffre d'une pré-production un brin précipitée et chaotique en cette période troublée en Amérique. Il est clairement le moins bon de la trilogie dû à cela mais possède tout de même son petit charme qui le rends attachant.
 
Le réalisateur filme ses comédiens, dont le futur 'Monk'
 
"GLOIRE A K !!!"
 
Le plus gros souci de ce film est qu'il n'a été écrit qu'en fonction de ce qui a marché dans le premier. Le public à adoré le duo Smith-Lee Jones, on le remets sur le devant de la scène (et exit l'agent L, sans ménagement) malgré la fin superbe pour le personnage dans le 1. Franck est devenu un personnage culte, pas de problème on en fait un agent à part entière. Les caméos de l'écran central on fait sourire, no souci on place la barre encore plus haut (avec rien de moins que Michael Jackson, excusez du peu!), les vers accrocs au café possèdent leur fans, fort bien on va les voir dans leur étrange vie quotidienne, le tenancier du Pawn Shop avec sa tête qui repousse à bien fait rire?! Parfait on refait la blague plusieurs fois! Le coté femme libérée de Linda Fiorentino à plu? Super on met la triple dose avec Lara Flynn Boyle qui ne sait pas fermer sa fermeture éclair pour mieux manipuler les humains mâles...En résulte une sensation de déjà-vu-déjà-fait. une redite du précédent mais en moins bien.
 
Lara Flynn Boyle qui me faisait de l'effet à l'époque. Aujourd'hui je la trouve franchement pas si attirante...Par contre en y repensant elle possède EXACTEMENT la même introduction que la TX dans Terminator 3! Un comparatif des scènes serait je pense saisissant. Derrière Mr Johnny 'Jackass' Knoxville dans un rôle...comment dire...à la mesure de son talent...
 
Nonobstant tout cela, il demeure un zest de je-ne-sais-quoi qui fait que le tout fonctionne tout de même. Et cela tient aux comédiens qui demeurent le ciment de la saga. Même si les dialogues font moins effet qu'avant il n'en reste pas moins que les face-à-face entre le tandem fonctionne toujours autant. Ajoutez à cela une pauvre serveuse de pizzeria perdue dans ce bazar qui la dépasse de loin et vous voilà agréablement surpris par ce trio attachant.
 
 
"Les Mystères de l'Histoire, présenté par Peter Graves"
 
L'hommage aux programmes télévisuels des années 50 et 60 est encore renforcé ici, notamment par cette introduction par l'acteur mythique des séries Mission Impossible. Ceci rappelle évidemment toute la palanqué de programmes en noir et blanc qui possédait bien souvent une célébrité dites ringarde présenter l’½uvre en préambule, en mettant en garde le spectateur crédule et dispensant une leçon de 'morale'.(bien souvent ambigu d'ailleurs...). Cette influence du vieux cinéma de SF se ressent à travers toute la trilogie. Le design est fortement inspiré par cette période, il faut dire que le mythe même des 'Hommes en Noir' date de cette époque (depuis en gros Roswell, en 1947). La plupart des E.T. sont des effets de plateaux, maquillage à l'ancienne qui leur confèrent immédiatement un coté palpable et donc 'crédible'. Cette approche n'est pas un mal et aurait dû même se généralisé car les effets numérique eux ont très mal vieilli. Vu de nos jours on croit avoir affaire à une série de seconde zone, n'ayant que peu de moyens pour ses plans numériques. L'effet le plus raté est sans conteste la deuxième tête du personnage de Johnny Knoxville...on croirait vraiment voir un FX de 'Chair de Poule'...c'est pour dire...Et même si cela renforce cette sensation de 'cinéma bis' cela n'en reste pas moins pas très beau à voir.
 
 
"T'es toujours un débutant!"
 
Tentant de recopier la formule du succès de son grand frère, ce second épisode se met les pieds dans le tapis sans pour autant tomber ventre à terre. Il trébuche mais sait se rattraper sur ses acquis, à savoir ses acteurs et son univers. Le montage un brin foutraque et ses effets numériques franchement ratés peuvent rebuter mais ce serait passer à coté d'un film de divertissement certes moyen mais plaisant à revoir pour ses quelques bons moments, notamment ceux avec Franck et les vers.
 
L'agent F en plein travail
 
A noter plusieurs paires de coucougnettes visibles à l'écran (celle de Frank - oui oui ^^ et les fameuses du Testignolle) ce qui de mémoire n'arrive que trèèèès rarement (en fait jamais) dans un film grand public...
C'est ce qui s'appelle 'avoir les Glandes'
(j'espère ne pas avoir de problèmes...)
 
Le saviez-tu: Michael Jackson aurait du reprendre son rôle et devenir officiellement l'Agent M dans Men In Black III, mais le relatif échec du II repoussa aux calandes grecques le projet...et le Roi de la Pop disparu en 2009, empêchant à jamais ce caméo...
 
Men In Black 3 (MIB3) - 2012
S'évadant d'une prison ultra-sécurisé avec l'aide de la cheftaine des Pussicats Dolls, Boris l'animal n'a qu'un seul objectif en tête: se venger de celui qui l'a mis là il y a 40 ans. Un officier d'une agence secrète répondant au nom de K.
Ce dernier suit sa routine quotidienne en compagnie de son coéquipier J. Mais ces derniers temps semble encore plus renfrogné - si cela est possible - et inquiet pour l'avenir. Son mutisme constant finit par provoquer une énième dispute entre les deux hommes. Las, K appelle J au téléphone et lui assure de tout lui 'révéler' le lendemain. Sauf que lorsque ce dernier se pointe au bureau des MIB, c'est comme si l'agent K n'avait jamais existé...ou pour être plus précis 'O' la nouvelle patronne de l'agence l'informe que l'agent serait mort en 1969...
 
 
Il aura fallu dix ans pour que ce troisième volet voit le jour. Produire ce film ne fut pas une mince affaire mais le résultat est là: Men In Black 3 est une belle réussite. Il n'a pas connu la gloire du Box-office mais est désormais considéré comme meilleur que le deuxième malgré tout. Et c'est une affirmation qui s'est reconfirmé lors de mon nouveau visionnage.
 
Chez Monsieur Wu, la nourriture boufferai votre chat!
 
"Je broderai quelque chose"
 
Ce qui frappe le plus quand on regarde MiB3, c'est à quel point il est drôle. Les dialogues sont hilarant, chaque réplique s'emboite à merveille avec la précédente. Ensuite il se détache clairement des précédents, il fait suite certes mais n'est pas un copier-coller. Son intrigue se démarque et amène de nouvelles scènes inédites qui font plaisir à voir. Son climax est une évidence pour clore la trinité et permet une conclusion satisfaisante (même si on est un peu triste de quitter ces personnages qu'on aime tant)
 
 
En parlant personnage justement, un mot sur O, incarné par Emma Thompson (et par Alice Eve en version jeune) qui remplace Z décédé peu avant les événements du film. J'ai toujours cru d'ailleurs que l'acteur incarnant le boss était réellement mort mais non, Rip Thorne est bel et bien encore en vie mais à connu de gros déboires qui l'on écarté des plateaux de cinéma. Bref revenons à l'histoire d'O. Comme pour son prédécesseur, je la trouve bizarre, cela doit venir du poste finalement. Le fait qu'on ne l'ai jamais vu avant est aussi un peu bancal...le scénario tente d'arranger les angles en l'introduisant dans l'agence en 1969 mais où était elle entre 1997 et 2012? Et où est Z en 69?? Et comment on entre dans le bureau de la boss qui n'a ni porte, ni ascenseur ni rien??? Oui parfois je me fracture le crâne sur des détails...mais bon ca me chiffonne tout çà quoi!
En dehors de ce changement la plupart de l'équipe est réunie. Le réalisateur, les acteurs...ainsi que Danny Elfman à la musique. Ce qui fait qu'on se retrouve en territoire connu. Seul bémol dans cette partition le montage au début est parfois coupé de manière étrange, le manque de fluidité entre certaines scènes qui se déroule pourtant dans un même lieu déstabilise mais cela se corrige au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue...et que l'on recule dans le temps.
 
 Seul Franck manque à l'appel, le chien l'interprétant étant sans doute passer à trépas. Cependant on l'apercoit à deux-trois reprises sur des affiches ou comme ici en photo souvenir d'un vieux camarade
 
"J'ai un bouton sur le nez, Zorro?"
 
Car il est grand temps d'entrer dans le vif du sujet. Josh Brolin dans le rôle du jeune K de service. Son interprétation est très bonne car on reconnait effectivement l'agent tel qu'il est joué par Tommy Lee Jones mais en lui apportant en plus une touche facétieuse qu'on ne lui connaissait pas, comme une version légèrement plus insouciante. Il en ressort une drôle de dynamique ou le plus bougon des deux se voit être J, dans une inversion presque jubilatoire à voir. Bon après K n'est pas un grand comique et ne le l'a jamais été, il reste ce type plutôt sérieux mais avec cette fois ci une note plus optimiste, ce qui tranche avec sa 'vieille' incarnation. On se rends compte aussi au fil de la trilogie que Kevin 'K' Brown est un vrai tombeur, bien plus que J. Dans chacun des trois films, K possède une relation avec une femme (la sienne qu'il ne voit plus dès 1961, O en 1969 et la Princesse Lauranna en 1978 - avec qui il aurait eu une fille, du moins le laisse t-on supposer)
 
Un coté 007 et Moneypenny sur cette photo de K et O
 
Autre personnage qui fait son apparition, ainsi que son apparition, Boris l'animal à un bras mais également Boris l'animal à deux bras. En fait le 'deux bras' c'est la version 1969 - avant qu'il ne se fasse amputer du bras quoi - et la version 'un bras' celle de 2012 - après avoir perdu son bras en 1969 - Vous suivez? Le truc un peu vicelard c'est que le vieux lui se sert du jeune lui comme 'Homme deux main' (HA HA HA ! Qu'est ce que je suis drôle!). La scène de la rencontre entre les deux est assez zarbi, les doubles temporels étant quasiment prêt à se mettre sur la tronche...imaginez vous en train de vous battre avec votre vous du futur - ou du passé, selon le point de vue. Bref. Sinon le perso est un gros bourrin avec un look de motard 'rebelle' qui fait un peu penser à Lobo. Son animal domestique est franchement dégueulasse mais ils s'entendent comme les doigts de la main.
 
 
Toujours au rayon des rencontres qui ont lieu en 69, Griffin L'arcadien. Capable de voir tout les futurs possibles, sa vision du monde est un brin altérée par cette capacité. Ce qui rends les conversations avec lui assez confuses...mais pleine d'enseignements une fois qu'on en a saisi le fonctionnement. Il sera d'une grande aide pour permettre à J d'accomplir sa mission...quitte à lui aussi devoir mentir sur tout les tenants et aboutissants. Je laisse la surprise de sa rencontre pour ceux qui n'ont pas encore vu le film mais l'agent de liaison vaut le coup d’½il, surtout pour les amateurs de Pop art.
 
 
On entr’aperçoit également l'Agent X, prédécesseur de Z à la tête de l'agence. Probablement depuis sa fondation qui d'après le premier film à eu lieu en 1961 (donc dans l'ordre X, Z et O).
 
 
La scène du voyage dans le temps en elle même est assez balèze mais laisse apercevoir le Gros défaut du film en matière d'effet spéciaux: les doublures numériques se voient trop. C'est bien là le seul reproche à faire dans le domaine des FX. Pour le reste tout est bien fait.
 
"D'où tu connais cette chanson?"
 
Revoir ce film fut une vraie surprise. Marrant, cool, rempli de bonne petites idées bien mises en scène - malgré quelques couacs de montage et d'incohérences discrètes - voir que les erreurs du Deux n'ont pas été réitérées fait plaisir. Les difficultés de production on permit aux auteurs de peaufiner un script et des dialogues aux petit oignons. La trilogie des Hommes en Noir se termine sur une bonne note, on aurait aimé en voir plus mais comme on dit: les meilleures choses ont une fin.
 
 
Le saviez-tu: C'est l'acteur Mike Colter qui incarne le père de J dans le film, et qui est surtout célèbre aujourd'hui pour être Luke Cage pour la série éponyme. Hors de nombreux acteurs de la collaboration Marvel/Netflix joue dans la trilogie MIB. Vincent D'Onofrio est le Caïd (de MIB1), Rosario Dawson est Claire Temple (MIB2) et Alive Eve est Typhoid Mary (MIB3).
 
Merci d'étre passé mais il est temps de se dire au revoir et de laisser la place aux jeunes...
 
 
 
 
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En cette année 2019 sortira la suite 'spirituelle' à la saga avec ce reboot (j'ai eu peur qu'il ne s'agisse d'un remake mais non J et K existe bel et bien dans l'univers de ce film et O fera même son apparition). Chris Hemsworth incarne l'agent H (pas la peine d'aller chercher bien loin), Liam Neeson le boss de la branche Londonienne du MIB (identifiant inconnu au moment de taper ses lignes, mais je penche pour 'Alpha' - pour les connaisseurs du DA) et Tessa Thompson (aucun lien avec Emma) jouera elle l'agent M (qui n'a donc jamais été Michael Jackson...), il se pourrait qu'il s'agisse d'une recrue formé par J, à voir dans le film.
 
 
 
PS: nous sommes passé à coté du cataclysmique crossover MIB/Jump Street mais celui ci à apparemment bien été envisagé durant un temps chez Sony! Il avait même un titre de travail, MIB 23 (pour 23 Jump Street, même les titres de cette franchise ne respecte pas le matériau de base, voilà bien encore une 'saga' que jamais je ne regarderai...)
 
 
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
En cette dernière journée de 2018, ma traditionnelle revue de fin d'année se voit couplé à une drôle de 'cérémonie', les Krevawards. Instaurée par Neves, celle-ci consiste en une suite de question inamovible (ou presque) permettant de faire un bilan annuel, axé principalement sur le jeu vidéo. Pour ma part je vais élargir un peu et inclure mes lectures (fort peu nombreuses ces derniers temps...) ainsi que mes visionnages de films et série produites cette saison...
Et bien allons-y !
 
  Oui je m'amuse comme je peux avec mes stickers...
 
1/ Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :
 
Qui je suis importe peu. Je ne suis qu'un quidam ordinaire dans une ville de province ordinaire. Vraiment, il n'y a rien de passionnant à savoir sur ma pomme. Tout au plus dire de quelle époque je viens: j'ai connu la sortie de la Game Boy. Voilà.
 
Quand à mon pseudo - Yaeck - il provient d'un personnage d'une de mes BD de mes 15 ans. Au moment de choisir le fameux pseudonyme sur internet il a bien fallu choisir un truc un peu original, principalement parce que mon prénom avait déjà été utilisé à toutes les sauces. A l'origine mes photos de profil était représenté par Bob L’Éponge - qui est le perso qui me fait le plus rire au monde (et dont le créateur Stephen Hillenburg nous a quitté il y a peu :( ). Mais dernièrement j'ai eu envie de créer mon propre avatar...et donc faire une version 8-bits d'Yaeck.
 
 
Pour le reste ma description en édito de cette même page vous renseignera sur tout ce qu'il y a à savoir sur mon humble personne.
 
Avant, mes photos de profil ressemblait à çà; c'est à dire ma vieille peluche de Bob
 
L'une des rares chansons qui me donne le sourire...
 
2/ Ton jeu de l'année ?
 
Rentrons désormais dans le vif du sujet qui nous amène ici. La réponse à cette question est tellement évidente que j'ose à peine l'écrire. Il s'agit bien entendu de la réédition de Shenmue I&II. Comment pourrait-il en être autrement...BEST JEU EVER !
 
 
Mouis bon...on va dire que je fais comme les cadeaux à Noël, je m'emballe, je m'emballe...
Soyons plus concret et citons un jeu réellement sorti en 2018...Alors voyons voir...
Hum...
HA oui...
Tiens c'est vrai il y a eu lui aussi...
 
Trêve de suspens mal placé, comment pourrais-je parler d'un autre titre que Red Dead Redemp...ha bah non en fait!... Soyons clair le jeu est très bien mais ce n'est pas MON jeu de l'année. Mais j'y reviendrai avec une autre réponse, plus bas.
 
 
 
Bien sur je pourrais dire Ken le Survivant - Lost Paradise, qui est de fait celui auquel j'ai consacré le plus de temps dans ces derniers 365 jours. Mais là encore est ce MON jeu de l'année? On me dit non dans l'oreillette.
 
 
Mon jeu vidéo de l'année 2018 c'est NINO KUNI II. Celui qui m'a clairement le plus marqué, et ce n'était pas gagné d'avance...RPG japonais au héros niais comme pas permis, sur le papier tout ce que je n'aime pas. L'astuce qui m'as fait adhérer fut le personnage de Roland, que j'ai incarné durant la majeure partie de l'aventure et qui m'a permis de croire en celle-ci. Étant un personnage plus ambivalent et moins naïf c'est à travers lui que je me suis investi dans ce titre. Mais ne nous leurrons pas, c'est bien grâce à ses graphismes que j'ai été charmé. Alors oui tout le jeu n'est pas dans ce style 'animé Ghibli' et c'est fort dommage, mais dans ces passages là on est estomaqué par le résultat. C'est tout simplement parfait. ON EST devant un dessin animé interactif! Le truc dont on rêve depuis qu'on joue au jeu vidéo (enfin moi en tout cas).
J'espère - mais je veux dire VRAIMENT! - que pour le 3ème épisode ils sauront exploiter leur système et proposer un titre entier (carte du monde comprise!) dans ce style dessin animé. Si ils y parviennent on tiendra là un pur chef-d’½uvre d'animation vidéoludique.
 
Roland qui fut mon point d'ancrage dans ce J-RPG
 
3/ Ta surprise de l'année ?
 
Sans hésitation, Far Cry 5. Oui je sais c'est surprenant. Mais c'est bien la question posée, non?
Alors pourquoi? Dans le fond on se retrouve devant un Far Cry 'classique' (j'ai fait toute la série, sauf Primal que je n'ai pas encore terminé, faut que je m'y remette) mais c'est bien dans la forme qu'il renouvelle la formule. Est ce le lieu choisi (le Montana)? La configuration du terrain? La disposition des routes? L'ambiance générale? Je n'en sais rien. Mais le fait est là: ce jeu me procure un plaisir comme rarement. J'aime m'y balader en voiture, en bateau, en avion. En camion (sur)armé aussi. Avec pour compagnon de route Jess Black la coureuse des bois qui empêche les animaux sauvages de vous attaquer (ouf!) et Cheeseburger le Nounours taquin qui ne fait qu'une bouchée des cinglés de la secte, la visite n'en devient que plus relaxante encore...car oui quand j'y joue ça me destresse. Il se dégage une zenitude et une coolitude dans cet épisode qui fait du bien après une longue journée de travail...Et je dois dire que je ne m'y attendais pas en lançant ma partie. J'affirme donc sans crainte que ce Far Cry 5 est mon préféré de la série canonique (parce que quand même Blood Dragon quoi...). Et la fin du jeu totalement déconcertante n'a fait que renforcer cette sensation d'inattendue...
 
 
Dans une autre catégorie, uppercut dans la face avec la découverte de la série Titans. Les premières photos de tournage avaient laissés perplexe mais force est d'avouer que c'est une réussite totale. Noire, crue, réaliste au possible...la première surprise vient du ton employé. Là ou Arrow s'inspirait notoirement de 'The Dark Knight', Titans elle prends pour modèle 'Watchmen', tant sur le visuel que la réalisation. Robin fait énormément penser au Comédien au niveau du costume et surtout de sa violence (en plus sociable quand même, poussons pas...)

 
Là ou je trouve la série maline c'est que chaque scène adopte l'ambiance du personnage principal qu'elle mets en scène - thriller psychologique pour Dick Grayson, Suspens horifique pour Rachel, comédie noire pour Changelin et film d'espionnage pour Starfire - et cela donne une dynamique de groupe particulièrement intéréssante. Ajoutez à cela des guests de bon aloi (Donna Troy, que j'ai toujours adoré) ou bien encore la sublime Dawn (incarnée par la magnifique Minka Kelly) et vous obtenez un show de qualité sur l'univers DC. On est assez loin de la niaisitude abyssale que sont devenus les séries CW.
Petit hic, les lecteurs de comics comme moi connaissent le fin mot de l'intrigue en cours, à savoir "Mais qui est le père de Rachel -Raven - Roth?" mais en soit ce n'est pas si grave que cela, car on prends un malin plaisir à voir la relecture terre-à-terre des Teen Titans et ses nombreux clins d'
½il. Autre petit désagrément, l'absence de Cyborg, qui fera ses armes dans le spin-off Doom Patrol, équipe dont on a eu un apercu dans un épisode. Pas grand doute sur le fait qu'il rejoigne ses camarades d'ici quelques temps.
 
 
Autre bonne surprise qui m'as fait plaisir, le retour de Ducktales/La Bande à Picsou. Hilarante et fun, ce retour très risqué à fièrement réussi son pari. Mention spéciale pour la nouvelle Zaza, complètement claqué du bulbe et bien sur le grand Donald, qui certes n'est pas présent à chaque épisode mais qui à chaque apparition vole haut la main la vedette. Là encore mes vielles lectures me permettent d'appréhender la série et ses références mais elle fonctionne bien sur parfaitement pour la jeune génération. J'avoue avoir été charmé par ce dessin animé, avec ses apparitions surprises auxquelles je ne m'attendai pas, ces thèmes parfois très contemporains ou très sombres. J'ai hâte de pouvoir voir la deuxième saison...
 
4/ Ta déception de l'année ?
 
Là aussi, aucun doute. Shadow of the Tomb Raider. Non point du coté de la technique ou il se révèle à la hauteur mais du point de vue story-telling. Le jeu est tout simplement hors-sujet. Il ne raconte pas ce qu'il devrait raconter. Lara Croft n'évolue en rien vers le personnage qu'elle est censée devenir...Tout au plus elle récupère le manoir. Voilà.
Déjà ils avaient loupé le coche dans le deuxième épisode ou elle était censée avoir ses deux fameux flingues (récupérés devant le Boss dans le 1) mais pour une raison qui m'échappe elle ne les avait pas. Là on se retrouve un peu pareil...elle débute et termine ce troisième épisode sans avoir avancé d'un iota sur le chemin menant à l'héroïne mondialement connue. De plus le scénario est assez peu captivant et très mal mis en scène...on est censé vivre une phase de fin du monde imminente...qu'on ne ressent pas une seule seconde durant l'aventure.
 
 
Bref pour moi ce jeu est complètement à coté de la plaque et ne m'a absolument pas donné ce que j’attendais. C'était pardonnable dans le 2 car il y en avait encore un troisième derrière..mais là c'est supposé être le dernier. J'en viens à souhaiter un quatrième épisode ÉCRIT correctement et qui ENFIN finirait par aboutir à ce que l'on est en droit d'attendre: une Lara Croft Bad-ass et au c½ur de pierre que l'on connaît tous.
 
5/ Le scandal(e) de l'année ?
 
Encore une évidence. L'éviction de Clayne Crawford de la série Lethal Weapon.
Ou "Comment tuer son show" par Damon Wayans.
Revenons au début de l'histoire...
 
 
Adapté en série une saga culte du cinéma est rarement couronné de succès. Cela fut donc d'autant plus surprenant quand Lethal Weapon dégaina sa première saison, car celle-ci fut une belle réussite. Notamment par son acteur principal Clayne Crawford, qui reprenait le flambeau d'un Mel Gibson iconique. L'autre comédien fut donc Damon Wayans, qui lui reprenait le personnage incarné par Danny Glover. Il m'a fallu quelques épisodes pour accepter cette nouvelle vision du flic débonnaire mais la sauce prit très vite pour l'ensemble de la série. Les deux saisons s'enchaînent donc avec plaisir, et on est en attente de la troisième quand surgit l'impensable annonce: Clayne Crawford est viré de la série!
 
Attendez...WHAT??!
 
COMMENT EST CE POSSIBLE?
 
Il tient littéralement le show sur ses épaules! Si on regarde l'épisode chaque semaine c'est pour lui! Mais non, la production tient bon malgré les contestations immenses des Zéros Sociaux: Exit Clayne, au revoir Martin Riggs.
On apprends qu'il y avait de graves tensions sur le plateau entre les deux vedettes, et que c'est Wayans qui as demandé l'éviction de son partenaire de jeu. OK.
Je n'étais pas sur le plateau et je n'y connais évidemment rien en production télévisuelle mais cette tension entre ces deux acteurs n'aurait-elle pas pu nourrir la tension entre les deux personnages? Après tout Riggs et Murtaugh ne sont pas censé être à couteaux tirés avant de se rapprocher et devenir amis? Bref...je rêve sans doute.
Quoi qu'il en soit, sans sa star, que va t-il advenir de la série?
Oh bah on continue! Elle fonctionne bien alors on va trouver quelque chose pour poursuivre. Bon déjà il n'ont pas continué en remplaçant par un autre acteur pour tenir le même rôle, bien conscient que cela serait impardonnable auprès du public. Alors on lance un casting pour un nouveau perso. Et donc le voilà:
 

 
La saison 3 se lance. Et je dois être un des derniers sur Terre à la regarder. Et vous savez quoi? Bah comme prévu elle n'est plus que l'ombre d'elle même. D'un show drôle et spectaculaire elle est devenue une série lambda, un 'procédural' qui mise certes sur une notion de comédie mais n'a plus rien qui la fait sortir du lot. La mort de Martin Riggs en fin de saison 2 (faisant écho au choix initial de tuer le personnage à la fin du deuxième film) est expédié en un épisode, évoqué dans le deuxième puis on oublie complètement le perso dès le troisième...surréaliste.
Wesley Cole, le remplaçant incarné par un Seann William tout en retenu, n'est en rien mauvais. Mais il n'arrive pas à la cheville d'un Riggs. Je tiens à préciser que Cole n'est cependant pas une 'copie carbone'. Là ou Riggs était vraiment taré, Cole lui ne l'est pas du tout. Au contraire même. Ancien soldat victime du fameux syndrome post-traumatique il est certes confus et réservé mais pas cinglé du tout. Il a juste du mal à se réadapter à une vie civile qui le dépasse.
 
Très bien se dit-on. Lethal Weapon survit en petite forme mais après tout pourquoi pas...c'est un gâchis absolu mais la vie continue...sauf que Wayans lui aussi souhaite désormais quitter la série! ...Heu....What??! (bis). Suite aux tensions dans l'équipe depuis son crime de lèse-majesté il veut quitter la production.
Et là on en arrive à l'absurde. La saison 3 de Lethal Weapon se terminera SANS Martin Riggs ni Roger Murtaugh. Les deux rôles principaux! Limite même les rôles-titres!
C'est juste incroyable...un gâchis incommensurable. Je vous jure que je ne m'en remets pas. Je n'ose même pas imaginer la tronche des producteurs qui on initialement réussi leur pari fou voir tout partir en déliquescence comme çà...Ils doivent l'avoir VRAIMENT mauvaise...
Terminer ce triste chapitre sur l'introduction d'un nouveau personnage en cette saison 3, le plus ridicule qu'il m'est été donné de voir depuis que je regarde des séries.
Suite à l'annonce du départ de Damon Wayans, ils tentent de trouver une nouvelle équipe à mettre en avant pour une éventuelle saison 4. Okay allez-y, on vous regarde...
Bonne idée: faire du Detective Bailey l'une des deux nouvelles protagonistes principales. C'est chouette, le perso est bon, elle se tape un nouveau partenaire par saison (professionnellement j'entends) et de plus je la trouve absolument magnifique cette femme (bon là on dérape un peu ^^). Mais c'est justement son - ou plutôt SA nouvelle partenaire qui pose un léger problème: Louie "The Gute" Gutierrez (prononcer 'ZE Goutte'... oui c'est totalement ridicule). Introduite dans une scène similaire à Riggs dans le premier film ("Attention elle à un flingue!"), on se croit halluciner devant une telle caricature. Qu'est-il passé par la tête des scénaristes pour oser croire que 'ce truc' pourrait remplacer Martin Riggs?!! Elle est insupportable. Chaque seconde d'apparition à l'écran est un calvaire...non vraiment! Voyez des extraits avant de me contredire!
 
 
On en est donc là. A regarder un paquebot qui coule. Lentement. Indéniablement. Comme des badauds sur le rivage, impuissants face à la catastrophe qui se joue devant eux. On observe les dernières tentatives des passagers pour pouvoir sauver ce qu'ils peuvent du désastre annoncé.
Pendant ce temps-là, Crayne Crawford à retrouvé ferme, femme et enfants. Et doit rire dans sa moustache...
 
6/ Le scandal(e) GB de l'année ?
 

 
7/ L'arnaque de l'année ?
Je ne vais pas faire dans l'originalité en disant la Playstation Classic, vendue 99¤, ma chère Maryse.
Il est encore plus que possible d'en choper des vraies, aux alentours de la trentaine d'¤uros, et qui en plus peuvent lire tout les jeux de l'époque...
 
 
A la limite si la machine proposait de lire ou d'installer les jeux PS1 que l'on souhaite (pourquoi n'a t'elle pas de lecteur?), ouais pourquoi pas. Mais à ce prix là et au vu des 20 jeux installés, optez pour une vraie!
 
8/ Le braquage de l'année ?
 
 
 
9/ La direction artistique de l'année ?
 
Pour moi Ni No Kuni II. Je vais éviter la redite mais voir un tel aboutissement sur ma TV m'a éberlué.
Un mot aussi sur le parti-pris graphique très étrange du fameux 'Return of the Obra Dinn' que je n'ai pas encore fait mais qui me tente beaucoup.
 
 
Et comment ne pas citer La Lumière de RDR2. C'est tout simplement magique ce qu'ils sont arrivé à faire. Du très très grand Art.
 
 
10/ La bande-son de l'année ?
 
Précision d'importance: la musique n'est pas quelque chose qui me passionne et à laquelle je prête particulièrement attention. Il faut vraiment qu'un morceau me percute la tête pour que je le note.
Une fois cela dit je dirais le morceau illustrant la ville de Celacan dans Ni No Kuni II (oui encore lui!), sorte de mix entre Carmen et Ennio Morricone. Puissant.
 
 
Autre musique qui m'a donc frappé cette année, celle ci, présente durant la pléiade de morceaux présent durant le générique de fin de Red Dead Redemption 2. Le morceau n'a même pas de titre en soit mais pour il symbolise parfaitement toute l'ambiance unique du jeu: mélancolique, répétitive et lancinante. Mais aussi captivante.
 
 
Je triche un peu en intégrant la Bande son du très bon Hellblade, le jeu ne datant pas de cette année (la version physique, si). Voici un très bon exemple de ce que propose le titre en terme sonore:
 
 
Mention spéciale à la musique du très bon Horizon Chase Turbo. Bon j'en ai entendu très peu vu que je suis bloqué assez tôt dans le jeu (les bagnoles c'est pas trop mon truc) mais celles qui me sont parvenues aux oreilles sont très cool (et eighties!)
 
 
Dans un autre genre, réentendre les musiques de Shenmue. Intemporel.
 
 
Petit bonus musical au passage:
 
 
11/ La turbo-baffe de l'année ?
 
Ha! On y arrive...
A l'heure où j'écris ces lignes, certains ne l'ont pas encore fini. Je suis passé à autre chose il y a des semaines déjà, mais y retournerai bientôt pour un nouveau tour avec plaisir. Pour ma première partie j'en suis tout de même à 82% de complétion totale, ce qui n'est déjà pas si mal (en fait il n'y a vraiment que les missions de collectibles que je n'ai pas faites)
 
 
La quête de Rédemption de ce vieil escroc d'Arthur Morgan restera dans les annales du jeu vidéo. Jamais un jeu n'avait été si ambitieux et si démesuré. C'est long. C'est lent. C'est une Odyssée. C'est beau. C'est bon. C'est une Allégorie.
On est plongé dans un monde qui change, laissant derrière lui ceux qui n'auront pas su - ou pas voulu - évolué avec lui. Vivre pendant un temps avec ce groupe de personnages bigarrés nous aura fait touché du doigt la vie des ces gens ayant réellement vécu cette époque. Certes de manière artificielle et métaphorique mais tout de même. L'écriture de ce jeu est pour moi ce qui devrait être la norme dans n'importe quelle ½uvre (au delà du JV). La symbolique avant tout (George Miller l'a tellement compris).
 
 
Alors oui au bout d'un moment les cavalcades m'ont soulées. Chacun son délire, moi je préfère les longues virées en bagnole d'un GTA ou d'un Far Cry mais cela n'enlève en rien la maestria dingue du titre. Sa technique poussé à l'extrême, son soin du détail qui tue. Le revers c'est un tas de bugs plus ou moins plaisant et un mapping des touches atroce.
 
 
Bon voilà, c'était ma 'Turbo-baffe' de 2018. Frappé par le travail de titan effectué sur ce titre qui fera date.
 
12/ Le développeur de l'année ?
 
 
 
Pour son jusqu'au boutisme absolu. Et un peu dingue.
 
13/ Le constructeur de l'année ?
 
Je n'ai rien à répondre là-dessus. Je ne suis pas suffisamment au courant du business pour y apporter quoi que ce soit. Par contre les trois responsables ensemble sur le showfloor lors des Games Awards c'est une belle image.
 
14/ L'éditeur (hors constructeur) de l'année ?
Pour son retour sur le devant de la scène.
 
15/ Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?
 
Je vais dire le cinéma français...même si paraît-il il ne se porte pas si mal. Les comédies franchouillardes il y a longtemps que je n'en peux plus. Les Allad'2 et compagnie je ne veux même pas en entendre parler.
Il faudra tout de même que je rassemble mon courage pour subir - sur une période courte - l'ensemble des adaptations du 'Dupuis-Universe' à savoir Boule et Bill 1 et 2, Benoît Brisefer (le pire de tous apparemment), Spirou (grand et petit) et Gaston. Une semaine de pure souffrance mais qui est nécessaire pour juger par moi-même de l'ampleur des dégâts. Si je ne fini pas en dépression...
 
 
16/ Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?
 
Solo. Incompréhension totale de ma part désormais sur ce qui concerne la Saga Star Wars.
On juge bon des merdes intersidérales et mauvais des divertissements sympatiques. Le 7 était une catastrophe abyssale. Je n'ai pas vu le 8 et ne le verrai jamais. La trilogie Abrams pour moi n'existe tout simplement pas. Mais quand je vois que même ceux qui ont aimé le 7 on fait une pétition pour annuler le 8...cela résume parfaitement la décadence de cette licence...
Pendant ce temps-là; les spin-off eux font le taf, et ce de manière élégante et respectueuse de la légendaire licence. Après un sublime Rogue One (devenu mon film Star Wars préféré) on a eu droit à un Solo plus qu'honorable. Certes la production à été compliqué avec un changement de réalisateur au cours du tournage mais le résultat final tient debout (ce qui est déjà bien plus que le 7). De plus bien qu'adapté, l'histoire de Han et Chewie est globalement respectée et voir les deux troublions faire connaissance et un vrai plaisir. Seule la fin du film est vraiment raté, je parle des touts derniers plans, marquants car justement insignifiants ("Quoi?! Le film se finit vraiment là-dessus?!).
 
 
Bref. Voir que ce film a fait faire machine arrière à Disney en ce qui concerne les rythmes de production de la franchise m'est étrange. Mais au final c'est un mal pour un bien. Peut-être engageront-il enfin un VRAI scénariste érudit et cultivé pour écrire Star Wars IX. Non je déconne j'en ai rien à foutre. Jamais je ne le verrai ce film ils peuvent en faire ce qu'ils en veulent!
 
17/ L'expérience viscérale de l'année ?
 
J'ai appris à lire avec le journal de Mickey, Picsou Magazine (et "Couac! le plus dingue des canards!"), Tintin, la Quête de l'Oiseau du Temps et surtout les Strange de ma jeunesse.
 
Jamais -JAMAIS - je n'aurai cru voir un jour un film comme Avengers Infinity War au cinéma. C'était bien trop grand, trop compliqué, trop fou. Je n'ai pas grand chose à dire en fait sur ce film, autre que le simple fait qu'il existe est incroyable.
Aujourd'hui j'attends Avenger Endgame et me demande à quelle sauce je vais être mangé.
 
Je profite de cette réponse pour parler du décès cette année de Stan Lee et Steve Dikto, tout deux créateurs de Spiderman, devenu donc orphelin (une fois de plus). Stan Lee est très connu de nos jours mais Steve Dikto beaucoup moins. C'est pourtant lui qui as imaginé le fameux costume bleu et rouge du Tisseur et mis en image ces premières aventures.
 
Dans la même catégorie, voir Câble dans Deadpool 2 fut un grand moment. J'en reviens toujours pas en fait. Il existe un film avec Câble!! Complètement Ouf!
Câble c'était LE perso bad-ass, celui d'un monde en ruines dirigé par Apocalypse. Ravagé par une maladie technorganique avec laquelle il lutte à chaque instant. Venant du futur, impitoyable dans ses choix pour faire en sorte que celui-ci jamais ne se produise. Totalement inadaptable au vu des canons Hollywoodien actuels. Et pourtant il est là, dans Deadpool 2.
 

 Voir Thanos et Câble au cinéma je ne pensais pas cela concevable il y a encore 10 ans...
Et mais attendez un peu!...
 
18/ Le troll de l'année ?
 
Jurassic World The Fallen Kingdom. Une HONTE !
 
Une vraie daube de A à Z
 
Comment Spielberg à t-il pu autoriser cette immondice à sortir en salle?! Un film qui détruit littéralement TOUT LE TRAVAIL mis en place dans les films précédents!!
Pour la première fois de ma vie j'ai vraiment été pris de colère devant un film et j'ai failli quitté la salle en plein visionnage. Comment Juan Antonio Bayona - un total inconnu - s'est il cru permis de détruire le mythique parc et SURTOUT DE TUER TOUT LES DINOSAURES d'Isla Nublar!! Mais il se prends pour qui??
Le mec détruit la franchise avec ses gros sabots de tâcheron et avec l'aval - et c'est là que je ne comprends plus rien - des ayants droits! Tonton Steven doit vraiment en avoir marre de cette licence pour laisser faire çà!
Déjà que la première partie du film m'a révolté tant elle est une insulte à la grande saga de cinéma (oui moi j'aime bien les 4 autres films) que dire de sa seconde partie complètement ridicule (des dinos dans un manoir!! Faut arrêter la coke les scénaristes d'Hollywood, sérieux!!). Le final avec la gamine-clone qui laisse sous-entendre un 6 à la 'Cadillac&Dinosaures', j'ai failli gerber. Le caméo ridicule de Ian Malcolm/Jeff Goldblum pour une apparition totale de 15 secondes est un foutage de gueule impardonnable, surtout dans la manière dont le montage tente de faire croire qu'il fut présent durant deux scènes (en fait la même mais coupée en deux, une moitié en ouverture de film, l'autre moitié en fermeture)
Je suis réellement en colère contre ce film. Bien plus que pour cette daube de SWVII car pour lui il suffit de rester sur la vieille licence dites 'légendaire' mais pour la franchise aux dinosaures il n'y a pas d'alternative: c'est ce film ou rien. Et j'aurai préféré rien.
Je ne digère pas le fait d'avoir tué toutes les bestioles du 1. Et le fait que ce co**ard s'en vante me le rends détestable au plus haut point: "Oui oui c'est bien le diplodocus que l'on voyait dans le premier! Ha Ha Ha Et oui je le tue en le faisant hurler de douleur dans de la lave! Ha Ha! Je suis un grand fan du premier film HA HA! Vive Jurassic Park! Et ceux qui ne meurent pas dans les flammes ou fondu dans la lave ou broyé sous les pierres et bah je les noie! HA HA HA c'est tellement fun! Les enfants vont adorer voir mourir tout ces dinosaures! Les adultes vont aimer voir les animaux qu'ils avaient aimé il y a trente ans périr comme des merdes! Vive Jurassic World! On est très respectueux du travail de Steven Spielberg HA HA HA!"
Le pire c'est que je n’exagère même pas. Ce film TUE LITTERALEMENT JURASSIC PARK !
Cette bouse est une insulte à Jurassic Park et à tout ceux qui ont grandi avec. Cette bouse est une insulte envers les gamins qui l'ont vu et qui sont resté en horreur devant ces scènes de massacres d'animaux mythiques. Cette bouse est une insulte au cinéma et à ses passionnés, tout simplement.
 
Je ne sais pas ce qu'il advient de ce Bayona, mais je lui souhaite le pire.
 
19/ Ton Top 5 de l'année ?
 

 
Voila un bien joli tableau pour résumer un peu mon année. Mais je vais tout de même apporté quelques précisions (parce que je fais ce que je veux ^^)
 
Livres: ces 5 livres représentent en fait l'intégralité de mes lectures en 2018 (auxquelles s'ajoute The Last Man Tome 11 en ce mois de décembre). Oui je sais c'est assez peu. Très peu. Trop Peu! Et pendant ce temps ma pile de 'ce qui reste à lire' stagne...Pour dire où j'en suis, je m'interdis désormais d'entrer dans une librairie pour ne pas être inciter à acheter de nouveau bouquin tant que je n'aurai lu ce qui me reste à lire!
¤ Artémis: nouveau bouquin d'Andy Weir, devenu célèbre avec 'The Martian' (Seul sur Mars). Cette fois-ci l'action se déroule à Artémis, première colonie lunaire. L’héroïne est Jazz, trafiquante sur le marché noir. Franchement sympa et se prêterai beaucoup à une adaptation en série (le livre aura sans doute une suite).
¤ La Disparition de Stephanie Mailer: Joel Dicker nous livre son dernier roman, retour à un thriller policier. Sous fond de théâtre. Ça se lit mais on est pas au niveau du chef d’½uvre 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' (il faudra que je mate la série). On ne retrouve pas le personnage de Marcus Goldman mais un trio composé de policier, chacun représentant un point de vue et une époque.
¤ Zorglub. Bah Zorglub quoi. Oui oui le méchant de Spirou qui as maintenant droit à sa propre BD (2 tomes à ce jour).
 
¤ Fantomiald court toujours :) . 3ème tome regroupant plusieurs histoires du héros. C'est pas de la haute philosophie mais moi ça me fait sourire de lire çà. SPOILER: Fantomiald est en fait Donald Duck! Incroyable, non. Ce troisième recueil se termine sur l'évolution en Powerduck, ce qui n'est plus ma came. J'arrête donc là cette collection.
 
 
Jeux: Bon je ne vais pas en rajouter des caisses. Juste dire que cette année (et l'année dernière) les Gros jeux se sont enchaîné trop vite...ce qui n'est pas forcément un bien...
 
Séries: je vais tenter de faire court. Je sais déjà que je ne vais pas y arriver.
 
 
-> Le Berlantiverse DC (Arrow, Flash,Supergil,Legend). Comme d'hab' c'est pas terrible. Certains sursauts lors de certaines scènes mais rien de transcendant. Constantine débarque enfin dans Legend mais est très (très!) polissé.
 
Oui oui je sais...
 
La nouvelle série Sabrina est pas mal du tout, du moins le coté 'sorcière'. Le coté 'highschool' lui est cliché et SJW à l'excès. Du 'gore' pour ado, absolument pas effrayant. Zelda est la meilleur perso de cette relecture.
Plus gros défaut de cette série: Salem à perdu parole et sens de l'humour...
 
Titans dont j'ai déjà parlé plus haut, stupéfiante.
 
-> Marvel: Agent of Shield. Superbe saison de conclusion...qui n'en sera pas une car une sixième à été commandé...ainsi qu'une 7ème! Je soupçonne Clark Gregg d'avoir âprement négocié avec Marvel pour apparaitre dans le film homonyme mettant en scène la Capitaine.
 
Luke Cage, saison 2 meilleure que la première. Conclusion étonnante. Iron Fist, saison 2 toujours à coté de la plaque, toujours à cause de son acteur principal à la ramasse. Collen Wing toujours au top, c'est elle qui porte le show. Jessica Jones saison 2, une catastrophe industrielle, totalement hors-sujet et inintéressante de bout-en-bout. Aucune enquête au cours de cette saison, ce qui pour une série mettant en scène une détective, fait tâche.
 
 
Franchise X-Men: The Gifted. Toujours ce cruel manque d'ambition pour cette série qui se laisse regarder mais qui lorsqu'elle sera annulée ne manquera à personne...dommage. Legion saison 2, après une première saison de haute volée, Noah Hawley retombe dans ses travers. Se dispersant trop dans des sous-intrigues sans queue ni tête et qui n’intéresse que lui et ses délires, le retour du fils caché de Xavier s'est révélé décevant. Des épisodes entiers ne racontent absolument rien. la saison composée de 10 épisodes aurait pu tenir en 3. Tout le reste c'est Noah qui fait mumuse avec sa caméra et ses pulsions psychotiques. Le showrunner est spécialisé dans le non-sens total et les non explications mais encore une fois - à l'instar de la troisième saison de Fargo - si personne n'est derrière lui pour le ramener sur Terre il raconte juste son Delirium Tremens. Et délaisse totalement l'intrigue et la cohérence de celle-ci. Fargo S3 et Legion S2: même combat. Il y a de belles images, la notion du hasard dans l'existence, les choix qui dirigent nos vies mais un vide scénaristique flagrant et aucune écriture concrète, juste des idées de mise en scène enchaînées les une après les autres...
 
 
-> CBSuniverse. Macgyver continue d'être une série au ras des pâquerettes. C'est vraiment fascinant à regarder. Tout l'esprit de la série originale est passé à la trappe. Pour rappel (car je pense qu'on est peu dans le monde à regarder ce truc) Mac à désormais une équipe avec lui (son coloc' acteur-artiste-maquilleur bouche-trou qui sert à pas grand chose, Jack Dalton l'ancien Delta un peu limité, l'experte en informatique qui en appuyant sur 3 touches peut pirater la NSA, la chef naine qui a été un agent actif de la CIA dans le passé - félicitations les plus sincères à celui qui à imaginé çà! - et désormais la copine trop choupi du coloc'. Tout ce beau monde travaillant bien sur pour l'agence secrète Phoenix, tellement secrète que même les autres ne la connaissent pas..). Franchement mauvais.
 
 

Puis il y a eu le 'retour' de Magnum. J'avais une profonde appréhension. Mais finalement ils s'en sortent bien. Alors bien sur Jay Hernandez n'est pas Tom Selleck mais il est à la hauteur du rôle. Là pour le coup la série originale est respectée, on retrouve bien les codes et personnages...même si elle manque encore de ce profond humour noir qui nimbé le show du moustachu. On verra si la saison 2 part dans cette direction. Seul changement - et pas des moindres - Higgins qui est devenu une femme. Et dès le pilote le sujet est sur la table: oui, il y aura une romance entre elle et le détective. Ce qui change la donne par rapport au duo mythique qui lui était basé sur une amitié virile et profonde malgré les piques constantes (celles-ci restent). Des cross-over sont attendus entre Magnum, Macgyver et Five-O. Surtout Magnum et Five-O les deux se passant à Hawai (le service est souvent cité par le détective privé). Je ne regarde pas du tout Five-O et n'ai vu que très peu de la série originale 'Hawai, Police d'Etat', ce n'est donc pas à moi qu'il faut demander pour parler de cette dernière.
 
 
->Netflix (autre que Marvel)
 
Altered Carbon
Le coup de maître de 2018 en matière de série. Mélange de Blade Runner, Ghost In the Shell, Cloud Atlas...Effets spéciaux bluffants, acteurs convaincants, histoire accrocheuse...Même si l'adaptation semble avoir été faite dans les 'grandes largeurs' (d'après le capitaine du Nexus VI) l'ambiance générale de la série de livre semble avoir été respecté. Vivement la saison 2!
 
Perdus dans l'espace
Très surpris par ce remake duquel je n’attendais pas grand chose. La mise en scène est maline, les relations entre les persos sont bien vues et évoluent de manière intelligente...les rebondissements surprennent et les clins d’½il à la série originale font plaisir. Là aussi j'attends de voir la deuxième saison avec impatience.
 
 
Better Call Saul
La légende 'Breaking Bad' continue avec cette quatrième saison du spin-off centré sur Jimmy McGill, futur Saul Goodman. Cette fois-ci on fait un vrai bond en avant dans l'intrigue, les personnalités se révèlent et les pièces du puzzle se mettent doucement - mais sûrement ! - en place. La prochaine fournée d'épisodes risque d'être captivante!
 
 
Le Prince des Dragons
Nouvelle série des créateurs d'Avatar. Rien que cela suffit à convaincre. On est plongé cette fois-ci dans un univers médiéval-fantastique où humains et elfes sont en guerre suite à la mort du dernier Dragon protecteur. Sauf que trois gamins, deux frères (et accessoirement princes) et une elfe (accessoirement apprentie assassin) mettent la main sur le dernier ½uf de Dragon...ce qui pourrait mettre un terme à la guerre. Mais tout le monde ne le souhaite pas...
J'ai beaucoup aimé malgré un défaut qui saute aux yeux à chaque instant: l'animation saccade. Je veux dire de manière vraiment TRÈS voyante! Au point que les producteurs ont juré d'améliorer cet aspect pour la suite tant les retours - justifiés - ont été mauvais à ce niveau là.
 
 
Bande-annonce pour faire voir cet effet de saccade constant. Je vous assure que ce que vous percevez dans ce court montage est présent durant la totalité de la première saison (9 épisodes) !
 
Films: Pas beaucoup non plus été au cinéma cette année. Le tableau contient à peu de choses près tout ce que j'ai vu...J'ajouterai le Don Quichotte de Gilliam mais qui au final n'a rien d'extraordinaire (préféré lui le métrage sur le Baron de Münchhausen, du même réal' bien entendu) et un petit mot sur Annihilation le film 'branle**e philosophique' dont on me certifiait à sa sortie qu'il deviendrait culte rapidement. Qui se souvient de cette daube 9 mois plus tard ? (à part moi pour dire que personne ne s'en souvient?).
 
 

20/ Les 5 jeux les plus joués cette année ?

Comme déjà évoqué, Ken The Survivor est le jeu auquel j'ai le plus joué en cet an de grâce 2018
 
Attention au gros rouge qui tâche
 
S'en suivent Fallout 4 d'après le témoignage inattaquable de ma PS4 (et j'avoue être surpris car je ne pensais pas avoir tant joué que cela à ce jeu...), puis l'indéboulonnable GTA V qui jamais depuis son installation n'a été ôté de la console...c'est mon 'jeu de base'.
 
 
 
Complétant ce podium on trouve ma valeur sûre Ni No Kuni II (je crois bien ne jamais avoir autant écris de japonais de toute ma vie qu'avec ce titre revenant toutes les 10 lignes) puis vient bien sur le Red Dead Redemption II et ses 60H de simulation de cowboy...
 
 

 Il était une fois dans l'Ouest...

21/ Le jeu sur lequel t'as passé trop de temps de cette année ?

Il n'y a aucun jeu auquel j'ai consacré trop de temps cette année, car justement je n'ai pas énormément de temps à y consacrer. Alors pour apporter un brin de poésie à ce post un peu austère je dirai que ce fut clairement au jeu de L'Amour que j'ai englouti un temps monstre. Pour comme d'habitude un résultat proche du Néant. Mais quelques jolies rencontres (et quelques beaux rateaux également). Il y a cependant de très belles perspectives pour 2019...
L'espoir fait vivre...

Ou alors j'aurai pu répondre ça...mais comme j'ai envie de me Fâcher avec personne...

22/ La chose inavouable que tu as pourtant faite cette année et qui concerne le JV ?

 Waouh c't'question !
J'aime l'importance du "et qui concerne le JV" histoire de ne pas trop faire déborder les réponses...mais j'ai beau me creuser les méninges je ne vois pas quoi y répondre. J'en fais des trucs honteux, quasiment tout les jours, mais en ce qui "concerne le jeu vidéo"... là je n'ai rien à confesser, mon Père. Désolé.
 
Ou alors j'ai çà...mais on est plus dans le délire qu'autre chose...
 
23/ Tes attentes pour 2019 ?
 
Après deux années très intenses en matière de jeux vidéo, j'avoue que le fait que peu de titre en 2019 m'interpelle me fait du bien. Cela sera pour moi l'occasion de replonger dans certaines aventures avec plaisir. Je pense notamment à - devinez quoi - Ni No Kuni II où il me reste tout l'aspect recrutement à creuser ou bien encore Red Dead Redemption 2. Entre autre...
 
Mais trêve du passé, parlons un peu avenir. Quid de 2019. Après avoir jeté un ½il sur les sorties annoncées je note dans mon agenda quelques attentes:
 
¤ Resident Evil 2 Remake. Mon seul 'gros' jeu attendu. Le 2 étant à la base l'un de mes épisodes préférés j'attends avec impatience cette relecture du mythe.
 
¤ Street of Rage 4. Il va falloir que je me remette sérieusement sur le 3 car je ne l'ai jamais fini. Cette annonce du 4 m'enchante mais reste à voir exactement de quoi il retourne (prix, disponibilité etc)
 
¤ Sea Of Solitude. Voilà un jeu qui m'intrigue. Il a l'air stressant, pesant, avec une ambiance lourde et pleine de mystère. Avec ses créatures quasiment en ombre chinoise - ainsi que sa jeune héroïne - on ne sait rien autre que le fait que cela se passe dans un monde ravagé par une montée des eaux. Est-ce réel? Est-ce qu'il s'agit des visions apeurées d'une gamine en fuite? A Suivre...
 
¤ Sable. Je m’interroge sur ce jeu, car on n'en a pas vu grand chose...mais si il s'agit bien d'un jeu d'aventure-action-exploration avec cette tronche là, je suis client. Comment ne pas y voir un univers à la Jean - Moebius - Giraud avec de tel graphisme. Mon petit doute quand à la nature du jeu mis à part il s'annonce sublime!
 
Si il tient ses affolantes promesses, on a peut être là une pure merveille
 
¤ Shenmue III . Je vous vois sourire vous savez. Moi j'attends ce jeu depuis près de 20 ans. La plupart de ceux qui se moque n'atteignent même pas cet âge alors bon... Oui ce ne sera pas un grand jeu, on le sait d'avance. Je pense qu'il sera dans la lignée d'un Dreamfall Chapter (qui as connu un peu la même trajectoire) qui m'avait agréablement surpris car bien plus réussi que je n'osai l'espérer. Si Shenmue III atteint le niveau technique de ce dernier volet de la saga norvégienne ce sera déjà pas mal! Wait and See Ryo...
 

 Shenmue III est le moins que l'on puisse dire attendu au tournant, et sera je peux déjà vous l'affirmer victime de quolibets et de railleries...
 
J'espère aussi une compilation complète en boite des jeux The Walking Dead - on n'en est loin je sais bien, chaque chose en son temps - et j'attends de voir le résultat final de ce Day's Gone...mais peu probable que je me le prenne. Je souhaite vivre une année calme en nouveautés vidéoludique. Et puis sincèrement le reste des sorties très peu pour moi.
PS: je ne mentionne pas 'The last of US Part 2' car je ne crois pas en sa sortie pour cette année, mais il fait évidemment parti de mes attentes.
 
24/ Pose-toi une question et réponds-y.
 
Quel est pour moi l’½uvre marquante de 2018?
 
Ce fut une année chargée avec de très grosses sorties attendues depuis longtemps. Mais ce qui m'a le plus marqué cette année...je vous laisse le découvrir avec ce tableau qui récapitule mon 'palmarès' depuis 2013:
 

Et oui. Il s'agit bien du bouquin 'The Disaster Artist' qui pour moi restera l’½uvre emblématique de 2018. Je dis cette année mais je triche un peu car le livre est paru en 2013 aux USA...mais la traduction fut bien publié en 2018 chez nous à l'occasion de la sortie de son adaptation par James Franco en salles.
Pourquoi ce livre?
Car on passe par tout un tas de sentiments en le parcourant. Du rire à la colère, de la stupéfaction à l'aberration, parfois à de l'émerveillement...Une certaine forme de magie du cinéma. Le lien qui unit Greg Sestero à Tommy Wiseau est tellement particulier, une amitié-haine qui ne peut laisser indifférent. Lire 'The Disaster Artist' c'est un peu comme lire un 'Frankenstein' moderne (mais pas Prométhée...) ou chacun des deux serait A LA FOIS le créateur ET la créature. C'est tout simplement fascinant de parcourir un tel récit. Un tel témoignage mêlant la naïveté d'un jeune acteur à la folie des grandeurs d'un mec étrange mais envoutant. Tout deux à la recherche de la même chimère.
Non vraiment au moment du choix final, c'est incontestablement ce livre qui m'aura le plus chamboulé cette année. Et je le conseille à tous d'ailleurs au passage...enfin si vous vous intéressez un tant soit peu au cinéma bien entendu. Et à comment peut on aller trop loin dans le n'importe quoi sans qu'on s'en rende compte sur le moment...
 
 
25/ Le mot de la fin ?
 
Voilà. On approche du terme de ce long post. Ainsi que de cette année, que je n'ai personnellement pas vu passé. C'est un honneur de terminer ces Krevawards qui auront vu défilé bien des posts formidables et Ô combien différents les uns des autres, tant sur le fond que sur la forme.
J'en profite pour souhaiter à tous - et quelque soit l'heure à laquelle vous lirez ceci, car après tout comme le dit si bien Gizmo: "ZZZZZZIIIIOOOOUUUUUUU MMMIOU ZAAAAÏÏÏÏ" ("Il est toujours minuit quelque part") - une très bonne année 2019, sur Gameblog et ailleurs. Que votre santé soit au beau fixe, que vos bourses soient pleines (d'argent, bande d'esprits pervers...), vos amours passionés et votre vie professionnelle pleine de promesse d'avenir...
En attendant allons tous célébrer comme il se doit ce nouvel an...Laissons derrière nous 2018 - l'année des Huîtres - pour entrer de plein pieds en 2019 - l'année de la Meuf? De la Teuf? Des keufs? Des oeufs? Je vous laisse choisir...
 
Et comment ne pas finir par le traditionnel feu d'artifice?
 
 

BONNE ANNÉE !!

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Dans un futur apocalyptique sans foi ni loi, seul un homme s'élève contre les nombreux gangs mettant à sac les rares survivants. Il connaît de nombreuses aventures et tout autant d'ennemis, qu'il combat grâce à sa maîtrise des arts martiaux. Car c'est un élève de l'Hokuto (de Cuisine), une discipline qui ne laisse que peu de chance à ses opposants.
Shin, de l'école du Nanto (de fourrure) à kidnappé l'amour de sa vie, Julia. Il part donc la retrouver et faire face à son ravisseur. C'est là que l'on retrouve Kenshirô manette en main, lors de l'ascension du Palais vers le blond ricanant. Affrontements contre les sbires puis sur le vil amoureux éconduit. Règlement de compte viril entre les deux hommes. Ken domine son adversaire et lui demande dans son dernier souffle où est Julia. Cette dernière à été emmenée par des inconnus dans une cité lointaine, que des rumeurs prétendent être un Paradis perdu.
Ni une ni deux, l'homme aux sept cicatrices se mets en route.
 
 
 
Ken, Max, Kiryu & Bruce
 
Nous nous trouvons avec ce jeu dans un destin parallèle, un 'What if?' mettant au centre du manga originel Eden, la fameuse ville de la renaissance. Nous revivrons donc les grands passages d'antan, mais transposés dans ce nouveau cadre. Auquel s'ajoute un tout nouveau scénario où nous ferons connaissance avec les dirigeants de cette fameuse cité. Ainsi que ses ennemis.
 
 Je n'ai jamais été un grand fan des aventures de Ken le Survivant. Le gore ce n'est pas pour moi. Je trouvai le vieux dessin animé violent et bête. J'en ai finalement vu que très peu. Pourtant à l'annonce du studio Ryu ga Gotoku - déjà responsable de la série Yakuza - je fus enthousiasmé.
 
 
 
Réaliser un spin-off dans l'univers post-apo pouvait donner un très bon truc. Mais il fallait réussir un pari assez fou, à savoir apporté à la licence leur propre identité. Ken étant déjà à la base un mix entre Mad Max et Bruce Lee, lui injectait du Kazuma Kiryu en sus aurait pu être indigeste.
Et au final le mélange est réussi. On se trouve bel et bien au carrefour réunissant toutes ces licences. D'un coté Mad Max avec ses poursuites en bagnoles et son Dôme du Tonnerre, d'un autre le coté Brucesploitation et ses nombreux affrontements contre des oppresseurs de bonnes gens, un autre coté encore avec donc le style Yakuza dans la forme du récit ainsi que la structure générale et bien sur le dernier coté mettant en scène Ken et son univers. Le tout dans un ensemble cohérent et dans lequel on a plaisir à se retrouver.
 
 
Composé de 11 chapitres, l'histoire principale nous narre donc l'arrivée de Ken et les conséquences de celle-ci pour Eden. Très vite son rôle et sa place vont devenir centrale et il deviendra le protecteur de la ville, le temps tout du moins de retrouver sa dulcinée. A l'instar de sa série-mère, de nombreuses cinématiques et phases de dialogues émailleront l'aventure, mais dans l'ensemble sont moins présentes - et surtout moins longues! - que dans Yakuza. Tant mieux.
 
Bienvenue à Eden!
 
Dans cette partie je vais décrire la ville centrale dans une sorte de mini-guide succinct, afin de présenter vite fait le principal lieu de l'action.
 
On a tout d'abord la ville proprement dite, de taille modeste, découpé en quartier. Classique. Dans ses rues on croise des échoppes en tout genres, du ferrailleur à la marchande de friperies. Des restaurants bon marché, des bars ambiancé, une clinique, un casino et même une salle d'arcade réunissant des bornes d'avant-guerre. On y croise aussi de nombreux malfrats, qu'il nous incombe de remettre à leur place (bon en fait on les explose...). Au centre se trouve le Colisée, à la fois tribunal et salle de combat (et souvent les deux se confondent...). Globalement la cité est moins grande que Kamurocho et moins achalandée mais remplie parfaitement son rôle de théâtre des opérations. Au nord se trouve 'La Cathédrale' qui bien que conservant le décorum religieux n'en a nullement la fonction. C'est le siège du pouvoir. Au-delà de cette bâtisse se trouve Sphere-city, obscur bâtiment tout de verre et d'acier dont on ne sait pas grand-chose, en dehors du fait que c'est lui qui fournit l’énergie nécessaire à la bonne vie des citoyens.
 
 
Tout autour la ville est protégée par une enceinte ou pour sa partie nord par une chaîne de montagnes.
 
 -------------------------------------
A la tête de la ville, on trouve Xsana (prononcez 'Kiss'-Anna), fille du fondateur. D'apparence frêle, elle n'en possède pas moins une forte détermination, en ayant à l'esprit avant tout le bien-être de ses concitoyens.
 
En poste en tant que chef des Gardiens, Jagre est un homme bourru et direct. Sauf en ce qui concerne ses sentiments évident envers sa supérieure. Il deviendra un allié précieux et proposera son aide dès que l'occasion se présentera.
 
 
 
Lyra est un personnage important pour Eden. Elle est en charge à la fois du Colisée (tribunal) ainsi que du Lost Paradise. De par sa position elle à de nombreux contact dans la ville, à la fois dans les hautes sphères et les bas-fonds. La (très) belle femme est de fait le visage de la ville, celle que les habitants voient le plus souvent. Elle est très proche de Xsana, qu'elle considère un peu comme sa s½ur.
 
Ensuite viennent les alliées de tout les jours, comme le marchand du Iron Hammer ou bien entendu Bat et Lin éternels side-kick du héros martial. Le gamin sert de mécano pour la Jeep tandis que la minot tient un stand de livraison à domicile.
 
Kenshirô pourra participer à quelques activités en ville, dont barman ou chasseurs de primes. Les fameuses 'substories' sont bien entendu toujours de la partie et apportent humour et second degré à cet univers habituellement sauvage et désespéré. Au nombre de 80 elles sauront vous occuper un moment... Malheureusement, de par la nature même de l'époque et du lieu exit le billard, les fléchettes et autres petits mini-jeux présent notamment dans Yakuza 0. Dommage mais compréhensible.
 
 
 
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ALPHA & BÊTA
Dans l'univers de Ken le Survivant existent plusieurs catégories d'humains, les Alpha et les gens lambda (les bergers et les agneaux oserai-je dire). Voici en quelques captures d'écran l'illustration de cela.
 
 
 
 
 
 
Cet aparté pour dire que dans le monde de Ken, les personnages importants sont systématiquement hypersexualisés. Viril à l'excès pour les hommes, ce qui leur donne des corps difformes, et extremement sexy pour les femmes quitte à l'incohérence. Les autres, les quidams sans destin sont juste comme vous et moi.
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Et en ce qui concerne la carte en dehors de la ville?
Du sable, du sable et encore du sable. Quelques point d’intérêts présent ici et là comme des villages ou des stations-essences. Sans oublier les pistes de courses of course! Et bien sur les nombreuses rencontres avec les gangs...qui peuvent s’avérer parfois très compliquées!
 
 
Mais globalement la map 'extérieure' est mal fichue, mal conçue surtout. De nombreux cul-de-sac ne révèlent absolument rien, on s'embête donc pour que dalle à y aller. Des routes uniques sont inutilement longues pour rejoindre certaines partie isolées. Le plus incompréhensible reste cependant le bord de la carte. Un mur invisible entoure l'espace de jeu...mouis bon OK vieille mécanique mais pourquoi p...et mais 15 mètres derrière le mur ce n'est pas une falaise?
Et c'est là qu'on en arrive à évoquer le plus gros problème de ce Fist of the North Star...
 
Technique de la PS2-Shinken
 
Jouer à Ken le Survivant sur PS4 c'est un peu revivre techniquement ce que la PS2 avait à offrir de meilleur. Les mécaniques sont aujourd'hui complètement dépassées...ça charge quasiment tout le temps (entrée et sortie d'un bâtiment, départ en bagnole depuis une zone etc), impossibilité dans le désert de trop s'éloigner de son véhicule, Les choix de dialogues dans des boites à l'ancienne, mise en scène datée et caricaturale, les fameux murs invisibles décrits plus haut...jusqu'au catalogue des musiques à écouter en voiture qui ne doit pas dépasser la dizaine (!)...non vraiment de ce point de vue là on est clairement loin des standards actuels. Il suffit de comparer avec son 'jeu-frère', à savoir le Mad Max d'Avalanche Studio pour se rendre compte de cet incroyable décalage technique. On a franchement du mal à croire que certains soit autant que cela en retard en 2018...
 
 
Pour poursuivre en matière de défaut je ne peux passer sous silence tout le coté 'bagnole' du titre. Déjà d'une la manip' de la voiture n'est franchement pas passionante. Poussive conviendrait mieux. Mais me direz-vous, on peut l'améliorer la caisse, non? Et bien oui mais c'est une véritable tanné. Déjà d'une il vous faudra récupérer les différentes parties à customiser - des moteurs, des freins, des ailerons...mais ceux-ci ne pourront pas être installé tout de suite. Car en l'état ils sont défectueux. Il faudra donc, et c'est là que ça devient tendu, trouver
-soit purement au hasard de vos pérégrinations sur la carte via les collectibles
-soit acheter chez les commerçants (améliorés)
-soit en échangeant contre les Bonus Point acquis durant les courses
les pièces nécessaires aux réparations...et c'est long, très long, trop long. Dans les faits on abandonne assez rapidement cette partie du jeu...avec regret. Encore une fois il faut comparer avec Mad Max...pourquoi je vais me prendre la tête à retaper une bagnole pour un résultat mitigé alors qu'il me suffit de lancer le jeu de son cousin australien pour avoir du fun immédiat?
 
 
Je case cela ici car pour beaucoup cela est un défaut immense mais le jeu ne connaît donc pas de traduction française, -que ce soit écrit ou oral. Vous avez le choix entre version japonaise ou anglaise au niveau des voix et uniquement anglaise pour tout ce qui est du texte (dans la version occidentale bien entendu, la version nippone étant...bah en nippon). Cependant là ou j'étais quasi-totalement perdu dans Yakuza 0, dans Lost Paradise j'ai compris quasiment l'intégralité des dialogues. Car ceux-ci sont assez simples et vont à l'essentiel ("Moi taper toi!" "Toi être méchant, moi gentil!" "Toi être fille faible, moi protéger toi!"...je force le trait bien sûr mais on est pas si loin que çà). Bon par contre pour les menus ce fut une autre histoire, ainsi que pour les subtilités des mini-jeux où parfois j'ai été loin de tout saisir. Diriger le Nightclub entre autre avec ses nombreux objectifs, les filles ayant chacune leur point fort/faible, les infos à l'écran...
Mais franchement dans l'ensemble et ce malgré mon faible niveau d'anglais, j'ai capté a peu près 70% des textes du jeu (là où dans Yakuza 0 je devais être à 45%).
A noter une exception, le dernier mot étant le français 'FIN'. Je ne sais pas si c'est dans toutes les versions mais en tout cas c'était dans la mienne.
 
Et la castagne dans tout çà?!
 
Trêve de point noir, revenons au vrai pourquoi de notre présence ici: le charcutage de troufions par dizaines, par centaines. Et de ce point de vue là, on est plus que servi!
Jouer Kenshirô massacrant des pauvres bougres un peu malhonnête j'avoue que cela prête à sourire. N'importe quel prétexte est bon pour se foutre sur la tronche! Les développeurs on eu l'intelligence d'en jouer et de faire à fond dans le second degré..car au premier cela aurait été vraiment malsain. Faire exploser via leur points de pression des types certes vulgaires mais uniquement pour quelques provocations malvenues c'est peut-être un peu trop extrême quand même. Bon pour d'autres on sera plus en accord avec ce choix, le monde décrit n'étant pas non plus avare en pourritures finies...
 
 
Ces phases de beat'm All se révèlent agréables, malgré quelques heurts ici et là. De nombreuses capacités sont à débloquer via le menu de compétences et la possibilité de crafter des amulettes aux nombreux effets permettent de varier ses approches. Ces dernières s'obtiennent au fur et à mesure des rencontres mais doivent être raffinées chez un marchand particulier, avec des composants à ramener soi-même (dans le même genre que pour les pièces de la voiture en fait).
 
 
Honnêtement j'ai préféré les phases de baston de Ken à celle de Kiryu, car plus sèches et extrême. Plus jouissive aussi je dois le reconnaitre, car voir éclater en charpie un type uniquement en lui claquant le beignet cela prête inévitablement à sourire.
 
 
Conclusion:
 
Fist of the North Star est le jeu vidéo qui m'as le plus occupé cette année, et c'est donc logiquement que mon année jeu vidéo se termine avec lui. J'y ai passé de bons moments, à me fendre la poire tandis que Ken fendait celle de ses nombreux opposants. Graphiquement agréable, substories plutôt cool, second degré bienvenu, activités diverses, combats pêchus...non vraiment le seul gros point noir au moment du bilan reste cette technique vieillissante, presque honteuse en cette fin de génération PS4.
 
 
Plus agréable que Yakuza 0, il n'en reste pas moins un sous Mad Max de bonne facture. Un peu à l'instar du film de Miller qui inspira bon nombre de copies à l'époque dont surtout des bis craspecs mais aussi quelques pépites; ce dernier jeu mettant en scène Ken le Survivant est une aventure plaisante non dénuée de défaut mais qui ravira à la fois les fans du Manga et de la saga Yakuza.
 
 
 Bonus: Clip perso réalisé par mes petites mains
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Enfin sorti en boite, j'ai pu parcourir ce jeu qui as tant fait parler de lui. Je n'en savais pas grand chose en dehors de quelques visuels croisés ici et là et la très bonne réputation qui le suivait comme son ombre. Et c'était une bonne chose tant ce genre de titre gagne à être entièrement découvert par soi-même. C'est donc pour cela que je préviens les lecteurs de ce modeste article: si vous n'avez pas fait Hellblade, stoppez ici votre lecture...enfin...non, attendez un peu quand même. Arrêtez-vous au panneau Spoiler situé un peu plus bas. Histoire que je vous présente un peu quand même le sujet du jour.
 
 
 
Une Celte appelée à devenir Culte
 Il s'agit d'un jeu d'aventure-énigme où l'on incarne Senua, Picte de son état, parcourant des terres lointaines nordiques pour accomplir un rite qu'elle espère salvateur. Voilà...pas la peine d'en dire plus. Ah si quand même, la jeune femme souffre de psychose aiguë...ce qui a un peu tendance à compliqué sa tâche. Elle devra donc surmonter bien des épreuves -réelles et psychologiques - pour parvenir à ses fins.
Soyons direct: ce jeu vidéo est une tuerie. Dès les premières minutes on est happés par cette ambiance unique, à la fois fascinante et glauquissime au possible. On ne décroche pas jusqu'à la fin en se demandant, circonspect: "Mais c'était quoi çà?!". C'était juste une expérience vidéoludique captivante, osant s'aventurer sur des terres inexplorées et prenant des risques parfois insensés pour au final devenir un jeu culte.
 
 
Vraiment, si vous ne l'avez pas fait, foncez. Alors certes comme d'habitude tout n'est pas parfait mais passer à coté pour ses quelques menus défauts serait une erreur. De plus il n'est pas bien long - une petite dizaine d'heures - et vous aurez eu la chance de vivre une des plus grandes démonstrations de ce que peut faire le média jeu-vidéo à son meilleur.
Pour la suite, et par la nature même du jeu, nous entrons en zone Spoiler, afin que je puisse décrire mes impressions sur Hellblade sans contraintes.
 
 
 
Valhalla (Land)
En commençant ma partie, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. J'ignorai totalement l'histoire et la nature même du jeu. Je ne savais même pas qu'il y aurait des combats! Je partais en territoire vierge. La découverte fut donc totale pour mon plus grand plaisir...ou pas (on verra cela plus loin). La première claque fut visuelle. Qu'est ce que c'est beau! Alors certes les cadavres jonchent le sol mais si on fait abstraction de cet horrible charnier permanent (qu'est ce que le jeu vidéo me fait écrire parfois...) on se retrouve dans un décor absolument incroyable. Le mode photo ne savait plus où donner de sa tête.
 
 
Seconde surprise, le son. Qu'il faut décomposer en plusieurs sous-sections. D'abord l'ambiance, bucolique et calme, qui tranche avec la rudesse de l'environnement et la charpie des corps en décomposition. Mais qui accentue le coté ballade champêtre dans un petit bois par un bel après-midi de printemps...on oscille vraiment entre deux atmosphères opposés dans cette quête.
Puis il y a la musique à proprement parler, primale et puissante avec ses ch½urs sauvages et entêtants. Qui sait se faire discrète quand il le faut pour pouvoir nous submerger dans les moments forts ou angoissants.
 
Interlude musical n°1
 
Et enfin ses voix. Permanentes. Qui accompagnent Senua, la guide, l'effraie, la réconforte, l'agace...Le coup de génie c'est bien entendu le fait que la narration elle-même soit une manifestation de la psychose de l'aventurière. Les interactions entre la(les) voix narratrice(s) offrent les moments les plus poignants du jeu (les regards caméra, surtout le premier qui surprends - combien de jeu on fait cela? Aussi directement?). La narratrice calme et posée qui nous informe des intentions de la guerrière, opposé à la voix sépulcrale qui tente de la convaincre qu'elle n'est qu'une moins que rien qui mérite de mourir encore et encore...
Il faut également inclure Druth, le guide spirituel qui à insufflé à l'amoureuse perdue cette quête complètement folle. Rejoindre Hela, déesse de la mort viking pour offrir son âme en échange de Dillion son amant. Lorsqu'elle prends la tête de ce dernier, accrochée à sa ceinture en tout début d'aventure et qu'elle la voit respirer à travers son linceul, j'ai tout de suite percuté qu'on avait affaire là à un jeu qui défierait les lois de la logique.
 
 
Car c'est là toute la force du jeu: on voit le monde tel que Senua le perçoit à travers ses psychoses. Tel qu'elle l'entends, tel qu'elle le vit, tel qu'elle le pense. Ce qui apporte un plus incommensurable et instaure cette singularité qui fait sortir le titre du lot. Et nous transporte dans son univers fascinant. Ce qu'elle voit (que l'on voit) est-il réel? Le jeu entier n'est-il que son imagination? Un mélange des deux? Un jeu de dupe, littéralement.
Ses ennemis sont ils vraiment là? Ou symbolisent-ils ses combats intérieurs pour surpasser sa maladie et continuer d'avancer? Peu importe d'un point de vue gameplay, que les affrontements soient réels ou pas, manette en main on doit les surmonter. Et donc pour moi surprise totale en découvrant ces phases de jouabilité. J'ai d'abord cru que cela serait pénible et ronflant, mais très vite on comprends que pas du tout. Chaque opposant offre un challenge prenant aux tripes. Et dès qu'ils sont en groupe - c'est à dire souvent - les choses deviennent très sérieuses. Heureusement Senua n'est pas une femme sans défense et sait manier l'épée de fort belle manière. Ses gestuelles de combats sont fluides et surtout d'une classe folle. Ses coups sont maîtrisés et efficaces. Et la rage qui l'habite est parfaitement retranscrite. J'attire l'attention sur le fait qu'aucun HUD ou autre interface ne sont présent à l'écran, son 'aura de concentration' étant représenté sur son 'totem' de manière élégante et claire. Et j'avoue que d'utiliser cette capacité m'a sauvé la mise plus d'une fois! L'expérience de combat s'affute au fur et à mesure des différentes passe d'armes et on découvre alors des enchainements de coups ou d'esquive de plus en plus poussé et ravageurs. Mais attention à ne pas devenir trop sur de soi...
 
 
Passons aux énigmes. Celles-ci consistent principalement à retrouver dans le décor environnant des runes correspondantes au 'code' des portes permettant de continuer notre périple. Bien foutues, assez simple sans être évidentes cela permet de plus d'observer la qualité et la finesse apporté aux environnements.
Mais il y a surtout eu les 'portails magiques'. Là j'avoue avoir été bluffé. En fait toute la quête lié à Valravn représente mon passage préféré du jeu. Les illusions liées aux portails...le combat du boss...la cinématique ou elle se réveille en train de se faire picorer la colonne...Waouh!...juste dingue.
En dernier lieu en ce qui concerne les casses-têtes il y a aussi les 'fragments d'esprit' qui consiste en fait à interagir d'un certain point de vue pour reformer un passage qui existe bel et bien mais que la psyché de la Miss ne perçoit pas tant qu'elle ne le reconstitue pas 'dans sa tête'. Tout le jeu joue sur cette notion 'la réalité Vs l'esprit'.
Cette dualité amène à des passages jamais vu avant dans ce média. Comme cette course au fantôme sur la plage aux épaves, entre onirisme et rudesse. Comme cette hallucinante traversée du pont doré qui se voit stoppé par une Héla géante en furie, on l'on ne sait pas vraiment si c'est son imagination qui déraille ou bien si quelque chose lui fonce réellement dessus à fond la caisse. Comme dans cette caverne noire comme la nuit, antre du Chien-loup Fenrir, à traquer la lumière pour fuir les ténèbres. Ou bien encore, perdu dans ce labyrinthe, reflet évident de son esprit, à chercher en vain une sortie...
 
Interlude musical n°2
 
 
Ragnarok (& Roll)
Mais malgré cette poignante aventure tout n'a pas été rose de mon point de vue. Déjà d'une - et même si je sais pertinemment que c'est entièrement voulu - le principe de sauvegarde-auto obligatoire avec un nombres de mort limitées m'a grave foutu la pression. Chaque échec fut une véritable angoisse, me demandant si il faudrait recommencez de zéro. Ce que je n'aurai pas fait. Je crois que j'aurai revendu le jeu par dépit et colère. Ce n'est pas ma conception du jeu-vidéo, je ne joue pas pour qu'on me mette la pression ou qu'on me pousse à l'excellence, j'ai un boulot dans la vraie vie qui me prends déjà suffisamment la tête pour çà. Je joue pour ME DÉTENDRE, et ce avec une bonne histoire si possible. Ce principe m'a donc grave soulé et à fortement réduit mon plaisir de jeu. La sauvegarde-auto en ligne droite OK mais pas couplé à un nombre de vies limité, là ça va trop loin pour moi.
Un peu dans le même genre - et qui de fait découle directement de ce principe - les phases de traque que l'on retrouve à 2-3 reprises dans le jeu. Et qui implique justement de mourir plusieurs fois pour bien appréhender et saisir ce qu'on doit faire et/ou trouver. Je pense notamment à ce passage dans le labyrinthe en bois, poursuivi par un esprit de feu...J'ai failli exploser manette console et TV sur ce passage...on ne mets pas de telles contraintes dans un jeu qui dispose d'un nombre limité d'échecs! Totalement incompréhensible!
Un point sur les ennemis. Tous sont assez simple à combattre, une fois qu'on à capté comment les contrer-attaquer. Mais il y en a un pour lequel je n'ai rien tilté. La grosse brute épaisse aux hachettes. Alors lui j'éprouve de la haine 100% pure contre sa personne. Et quand il y en a eu plusieurs en même temps ce fut véritablement un chemin de croix en Enfer...
 
 
Ensuite je trouve cela dommage que la physique du jeu n'est pas été un peu plus poussé. Pas la peine d'aller dans un jusqu'au-boutisme Rockstarien mais au minima faire que les 'suspensions' (les décorations attachées aux ficelles genre 'dreamcatcher infernaux') que Senua frôle se mouvent un peu...au lieu de passer au travers...Cela marche aussi avec certains branchages ou planches de bateaux échoués. C'est bien la seule chose qui m'a fait sortir 'physiquement' du jeu.
Et enfin pour en terminer sur ce chapitre des griefs, un mauvais point qui vient plus de moi que du jeu...quoique. Le fait que le jeu soit en Anglais sous-titré ne m'a pas permis d'apprécier à sa juste valeur les 'voix dans la tête' de l’héroïne. Au début on y fait attention, on écoute, on scrute les paroles...la plupart sont d'ailleurs traduite au début. Puis plus on avance dans l'aventure moins elle sont retranscrite en français sur l'écran...et à la fin je n'y prêtai absolument plus attention, ce n'était plus qu'un bruit comme un autre. Moi je ne parle pas anglais. Les voix peuvent dire ce qu'elles veulent, si on ne me le traduit pas c'est juste un bruit de fond plus agaçant qu'autre chose. Voilà typiquement le genre de jeu où une version française doublée (de qualité!) aurait pu apporté beaucoup aux non-anglophone comme moi.
Heureusement les voix 'narratrices' elles sont entièrement traduites (ouf!) et certaines répliques demeurent pleinement compréhensible (le salvateur 'Behind You'!') mais dans l'ensemble il y a peut-être 50 à 60% de choses énoncées que je n'ai pas comprises.
 
 
Interlude musical n°3
 
CONCLUSION:
 
Hellblade Senua's Sacrifice est une aventure exceptionnelle qui prends aux tripes et réveille une sorte d'instinct sauvage (de canapé). L'ambiance, le décor, la musique, les voix...tout prête à s'immerger dans cet Helheim plus saisissant que jamais. à la fois jeu d'énigme, jeu d'aventure et jeu de combat il excelle dans ses trois domaines. Ajoutez à cela toute la dimension psychologique désaxée et torturée de la celte perdue et vous obtenez un cocktail explosif. Cependant le jeu sera plus apprécié si vous êtes un anglophone aguerri et un joueur n'ayant pas peur de l'échec et de tout recommencer- ou que vous êtes doué!
Mais même malgré cela il serait à la limite criminelle de ne pas vivre cette aventure auprès de Senua, qui entre dans le monde du jeu vidéo comme elle entre au panthéon des Dieux: en fracassant la porte.
 
 
NB: un court documentaire est présent sur le disque (peut-être était-il aussi avec la version démat'?), dévoilant la conception du jeu, principalement axé sur son aspect psychologique avec la participation de médecins, chercheurs et surtout malades. Permet d'en apprendre un peu plus sur la genèse du projet.
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