De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 21/06/18 à 01h02

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
(Le BloG se refait actuellement une beauté, veuillez pardonner le désagrément visuel temporaire...je l'espère...)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ses reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sables...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
  
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Springfield, quelque part aux USA. Homer Simpson est dérangé dans sa sieste par une guêpe géante. Contrarié, il l'écrabouille. C'est un début comme un autre pour la série aux gens jaunes. Sauf qu'il s'agit ici de l'introduction d'un jeu vidéo sur la célèbre licence. On lance alors la partie et nous voilà contrôlant le bedonnant père de famille dans le quartier d'Evergreen Terrace...
 
Un Monde en Jaune
Décrire le jeu est en soi assez simple: vous voyez GTA période troisième épisode, San Andreas et Vice City ? Apposez-y une Skin Simpsons...et voilà. C'est aussi bête que çà! Et vous savez quoi? Bah ça marche! Et pas qu'un peu! On prends un réel plaisir à se balader das les coins connus de la série, comme le Bar de Moe, la place de la mairie ou les Studios de Krusty. On visite Springield le sourire aux lèvres et les souvenirs plein la tête. Cependant attention: on est pas chez Rockstar avec leur unique map gigantesque...ici le jeu est divisé en 3 cartes distinctes. A savoir la banlieue, le centre-ville et le bord de mer. On aurait aimé une liaison entre ses trois quartiers mais ce n'est pas le cas. Dommage.
En ce qui concerne les personnages, on contrôle tour-à-tour Homer, Bart, Lisa et Marge ainsi qu'Apu au travers des sept niveaux qui compose le jeu (tournant sur les 3 cartes disponibles). Chaque niveau étant composé de huit missions - 7 du mode histoire plus une bonus facultative - plus ou moins difficiles et quasiment toutes chronométrées. Des courses sont également présentes et des collectibles sont à récupérer un peu partout. De nombreux véhicules sont à débloquer, qui comme de bien entendu on chacun leurs caractéristiques (de vitesse, de résistance etc..). Au final il y a pas mal de choses à faire dans le jeu pour véritablement le finir à 100%.
Carton Jaune!
Ce jeu aurait pu être totalement plaisant si il ne possédait pas un défaut ô combien rageant: il est entièrement programmé pour faire -chi...emmer...- embêter un maximum le joueur! Au début on se dit qu'on est mauvais, que c'est de notre faute... puis on se rends compte petit à petit qu'il n'y a pas que çà...Une voiture apparaît soudainement pile poil sur votre chemin, une autre vous barre la route sans raison comme par hasard au moment où vous êtes en avance sur le chrono, un bug vous bloque dans des escaliers quand vous êtes sur le point de réussir une épreuve alors que les milles fois précédentes vous êtes passé sans problèmes...
Une fois, deux fois, trois fois...cinquante fois! A la fin le doute n'est plus permis: c'est fait exprès! Et cela est donc d'autant plus énervant! Combien de fois ai je vu rouge en jouant, a retenter à l'infini de finir une mission qui échouée car le titre mets volontairement des bâtons dans les roues! A devenir dingue je vous assure!
De plus la conduite des véhicules étant assez hasardeuse et savonneuse, vous devez sans cesse être sur le qui-vive pour réagir au problème qui peuvent surgir à chaque instant...si bien que l'amusement finit par s'effacer devant le stress permanent.
Exemple concret que le jeu est pensé CONTRE le joueur: la mission de fin nous est imposé avec un véhicule quasiment incontrôlable (la jeep du grand-père, avec une turbo-fusée) alors que l'on dispose de voitures bien plus performantes, tant est si bien que toute la course finale n'en devient de facto qu'un 'Damage Control ' permanent plus qu'autre chose... et qu'il m'a fallu tout un après midi et de nombreux hurlement de colère pour en venir à bout!
 
Rire Jaune
Mais bon une fois cela dit, il n'en reste pas moins que le jeu se savoure volontiers. Bien plus en mode exploration que dans son horripilant mode histoire mais la satisfaction est là. Les références à la série sont nombreuses - du moins avant 2003 -, les personnages emblématiques sont tous présents, les lieux cultes sont également de la partie...et cerise sur le gâteau, la VF est présente de bout en bout, avec certaines répliques hilarantes (d'autres par contre tombent à l'eau). De plus les cinématiques qui parsèment le jeu sont assez réussie malgré leur coté complètement loufoques (on lorgne clairement sur du 'Horror Show' pour l'inspiration scénaristique).
On vadrouille donc dans les rues de Springfield plein d'enthousiasme, se demandant quelle bonne surprise nous attends au prochain coin de rue, quelle célébrité de la ville allons nous croiser et quel lieu mythique découvrir...Et rien que pour cela, le jeu vaut la peine d'être joué. A condition d'être fan du show, bien entendu!
 
 
 
Première vidéo (sur 16) de mon Let's Play sur le jeu  :^)
 
 
 
 

Voir aussi

Jeux : 
The Simpsons : Hit & Run
Plateformes : 
GameCube
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Lecture (Littérature)
      J'ai découvert Joel Dicker il y a quelques années, dans l’émission du samedi soir de Ruquier, à une époque où je regardai encore la télévision (que voulez vous on a tous connu des périodes sombres...). Il était venu faire la promo de son bouquin, qui cartonnait en librairie, un thriller captivant d'après les critiques. Plus que le livre c'est le bonhomme qui su me séduire: gueule de gendre idéal, réparties vicelardes, regard malicieux...avec le fond hautain de celui qui se fiche constamment de la tronche de son interlocuteur, un soupçon de condescendance, l'air de dire "Je suis plus malin que toi" avec son sourire mi sincère mi-moqueur. Un vrai roublard.
 
 
J'achetai peu après le livre en question. Et comme tout ceux qui l'ont lu le constat fut sans appel: "La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert" est un chef d’½uvre. Le hasard de la vie fit que je lu coup sur coup deux ½uvres littéraire qui me marqueront à vie, le suscité donc et juste avant lui l'homérique 'Les Bienveillantes' de Jonathan Littell (Peut être que je vous en parlerai un jour de ce dernier, mais rien n'est moins sur, il s'agit d'un livre...compliqué). En attendant cet hypothétique article je vais parler ici des différents livres de ce cher Mr Dicker, non pas dans l'ordre où je les ai lu mais dans celui de parution (car c'est plus simple). Je tiens à préciser qu'il y aura des spoilers sur les intrigues afin de mettre en évidence le coté 'méta' que l'on décèle quand on a lu tous les récits et qui renforce le coté filou de l'auteur...
 
Les Derniers Jours de nos Pères
Premier livre paru mais second en lecture en ce qui me concerne, on suit ici le destin de Paul-Emile et de son parcours au sein d'une branche spéciale des services secret britannique durant la seconde guerre mondiale. Et en parallèle la vie simple et candide de son père, resté à Paris.
Et soyons francs, je n'ai pas du tout aimé ce bouquin. Pourtant le contexte historique m'attire particulièrement mais reste en fait assez secondaire dans l'histoire. Le c½ur du sujet reste la relation père-fils qui est d'une niaiserie confondante et au final assez peu crédible...relation qui bien entendu mettra en péril l'opération mise en place par les services secrets. Ainsi évidemment que les collègues et amis du jeune espion.
Trop naïf pour moi, ce premier roman ne m'a guère touché et sa lecture fut alourdi par tout ce coté mièvre en total opposition avec l'époque ou se déroule l'action.
 
La Vérité sur L'Affaire Harry Quebert
Là on entre dans le vif du sujet. Ce second roman de l'auteur suisse restera vraisemblablement comme son pinacle.
2008. Marcus Goldman, jeune écrivain new-yorkais, mène l'enquête afin de prouver l'innocence de son mentor Harry Quebert, chez qui on a retrouvé enterré dans son jardin du New Hampshire les restes de Nola Kellerman, disparue en 1975.
De rebondissement en rebondissement, de surprise en stupéfaction, de flashback en révélations, l'écrivain décortique petit à petit la vie de son modèle. Et comme à la boxe, sport fondamental pour l'accusé, chaque coup porté laisse ses marques. Le passé ne reste jamais enterré éternellement.
Véritable claque narrative, avec ses chapitres à rebours qui égrène à chaque fois en sous titre un conseil avisé sur comment écrire un bon bouquin, on est happé par cette enquête captivante qui sait tenir en haleine à chacune de ces pages.
Mais là où c'est très fort, c'est que le livre lui même se moque de son lecteur. Avec le livre dans le livre dans le livre, avec ses faux écrivains, ses vrais romans, ses mystères qui une fois résolus vous font considéré le bouquin même que vous tenez dans les mains...
Joel Dicker se confond avec Marcus Goldman (d'ailleurs pour moi le héros fictif à la tronche de l'auteur), et le destin du roman fictif se confond avec celui - bien réel - que l'on est en train de lire. Succès de fiction qui rejoint succès véritable, on est perdu entre l'imaginaire et la vraie expérience de l'auteur suisse.
Mais tout le truc est justement là: le fond du sujet de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' tient sur le fait qu'un écrivain à volé le livre d'un autre, un livre qu'il n'a pas écrit et qui à connu un succès phénoménal...et le parallèle d'être encore plus saisissant. L'écrivain Joel Dicker instaure lui même le doute sur le fait que ce roman soit bien de lui..et c'est là une entourloupe véritablement balèze! Le lecteur est saisi et devient lui même en quelque sorte complice du tour de passe-passe décrit dans l’½uvre! Non vraiment c'est très très fort!
 
De cette lecture mémorable je retiens ce qui est désormais ma définition de ce qu'est un bon livre. En ouverture de l'épilogue, le sage Harry Quebert délivre son dernier conseil:
"Un bon livre, Marcus, est un livre que l'on regrette d'avoir terminé"
 
Franchement, ce livre devrait être obligatoire à lire. La base de la base pour le genre thriller.
Lisez le. Vraiment! Vous m'en direz des nouvelles!
 
 
Le Livre des Baltimore
On retrouve ici Marcus Goldman mais dans un genre bien différent de sa précédente apparition. Point de meurtre à résoudre ici et point de thriller alambiqué mais un drame familial bien corsé, avec ses secrets enfouis et ses maisons pleines de souvenirs. L'auteur replonge dans son passé et celui de ses cousins, les 'Goldman de Baltimore'. Et décide de raconter leur tragique destin dans son nouveau roman: 'Le Livre des Baltimore'. Une fois de plus l'écrivain fictif fusionne avec son créateur.
Marcus Goldman nous en révèle plus sur son enfance, modeste, comparé a celle de ses cousins, fastueuse, auxquels il vouait une admiration sans bornes. Puis le temps et les aléas de la vie passent et petit à petit l'équilibre s'inverse. Et les malheurs s'accumulent pour cette famille opulente. Le récit nous décrit d'une part les souvenirs du jeune Marcus dans des chapitres 'flashback' et d'une autre part son enquête au présent pour démêler les parts d'ombre de cette chute vertigineuse.
Et bien sur sur au milieu de tout cela il y a eu 'la Fille'. Celle qui complétait le quatuor de gamin (Marcus, ses deux cousins Woody et Hillel et donc Alexandra) et qui bien entendu fut le début du 'schisme' entre les cousins.
Le livre est toujours aussi bien écrit mais de par sa nature même n'a pas été aussi marquant que son prédécesseur chez mon humble personne. Les drames familiaux, c'est pas trop ma tasse de thé...En reste cependant un bon bouquin qui se lit non sans déplaisir durant les longues heures d'avion ou de train.
 
La Disparition de Stephanie Mailer
A la veille de sa retraite de policier, Jesse Rosenberg reçoit la visite d'une jeune journaliste qui remet en doute l'une de ses plus fameuses enquêtes survenue 20 ans plus tôt. L'assassinat du maire d'Orphéa, petite ville des Hamptons et de toute sa famille. Ainsi que d'une joggeuse qui pour son malheur passait par là.
Il la rembarre assez sèchement, blessé dans son égo. Mais le doute est entré dans son esprit. Le lendemain, il apprends la disparition de la journaliste. Son nom: Stephanie Mailer.
Avec l'aide de son collègue de l'époque Derek Scott et d'une flic d'Orphéa, Anna Kanner, il va remonter le fil de sa propre enquête et dénouer ses propres erreurs. Et au centre de tout cela semble se trouver une pièce de théâtre assez obscure, qui sera joué au festival annuel de la petite bourgade...
Quand on a une recette qui fonctionne, il ne faut pas hésiter à la cuisiner à toutes les sauces. Pour être honnête, ce bouquin fait fusionner les formules des deux précédents: le coté Thriller de 'la Vérité...' et le coté drama des 'Baltimore'. Ajoutez également pas mal de personnages secondaires dont vous ne comprenez l'implication qu'assez tard dans le récit, dans des registres très différents. Certains d'entre eux sont clairement dans la comédie, d'autres dans le drame, d'autres dans la tragédie...puis à un moment donné vous rassemblez tout ce beau monde dans une scène clé...comme dans une pièce de théâtre quoi! Et pendant ce temps là les flics mènent leurs investigations, au milieu de toute cette agitation.
De nombreux aller-retour dans le temps parsèment les pages, en fonction des histoires racontées par les personnages aux policiers, mais il est aussi intéressant de lire les deux enquêtes en parallèle. En effet on suit celle de 2014 via le héros, Jesse, mais aussi celle de 1994 via son collègue Derek Scott. La construction de l'histoire est donc en forme de vague, on passe d'une époque à une autre, les révélations d'un chapitre permettant de mieux comprendre les péripéties du suivant. L'intrigue policière est assez tordue mais plausible avec cependant moins de panache que pour l'enquête sur Harry Quebert...Faute à des personnages moins attachants peut-être ou bien par ce coté trop gentillet, ou tout est bien qui se termine bien pour notre trio de héros. On arrive là à la critique fréquente sur ce livre et son auteur: il a tendance à devenir un écrivain 'à la Musso' ou à la 'Lévy'...c'est à dire des récits aseptisé avec une vague intrigue pour tenir en haleine le lecteur, mais dont sait pertinemment qu'à la fin le héros brisé retrouvera foi en lui même et finira avec l’héroïne...On perds dans ces deux derniers ouvrages tout le coté ambigu avec lequel il terminait son chef d’½uvre. C'est vraiment dommage et j'espère qu'il ne tombera pas dans ces travers d'écriture qui ferait alors de lui le nouvel 'écrivain à la mode' chez les lectrices...
 
Dans la catégorie spoiler et méta, on notera l'aventure d'un des personnages secondaire qui suite à tout un tas de mésaventure dont je vous passe les détails écrira une lettre de confession terrible qui sera prise pour un roman de fiction qui connaitra un certain succès..impossible de ne pas y voir là un nouvel indice sur l'écriture de 'La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert' et son ambiguïté quand à son auteur...Encore une fois cela est malin et instaure un vrai doute dans l'esprit de son lectorat.
 
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En quatre romans, Joël Dicker à su se forger une place dans les librairies, notamment grâce à la réussite absolu de son second ouvrage, un incontournable que tout à chacun se doit d'avoir lu. Mais suite à ce succès l'auteur semble prendre un peu le chemin de la facilité et risque de se retrouver catalogué dans le rayon des écrivains populaires qui écrivent à la chaine des romans peu intéressant mais qui cartonne à chaque fois car écrit sur un même modèle infaillible et pour un public acquis d'avance. Je ne lui souhaite pas de tomber dans cette catégorie certes qui rapporte beaucoup d'argent mais qui gâcherai complètement le talent dont il est pourvu!
 
 
Tout les livres de cet article sont édités aux éditions De Fallois
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Cinéma (Cinéma)
Cette semaine fut chargée coté cinéma avec rien de moins que trois films qui surent me tirer dans les salles obscures. Trois films ayant pour point commun de mettre en avant des héros marginaux, marchant sur la ligne étroite séparant le bien du mal (et la raison de la folie). Voici en quelques lignes ce que j'ai pensé et ce que je retiens de ces dits films.
 
 
 
DEADPOOL 2 de David Leitch avec Ryan Reynolds
 
Suite du premier Deadpool (c'est bien pensé n'est ce pas?) on retrouve notre mercenaire increvable toujours aussi insolent devant faire face cette fois ci à un envoyé du Futur en mode Terminator venu zigouiller un gamin un peu chafouin, qui une fois adulte deviendra une véritable terreur assassine. Bon je passe volontairement sur beaucoup de rebondissements pour ne pas trop en révéler mais sachez que le film n'est pas avare en retournements de situations et autres surprises inattendues.
 
On retrouve avec plaisir l'entièreté du casting du 1 auquel s'ajoute cette ci Josh Brolin en Than...Cable, pardon et Zazie Beetz en Domino. Première blague en ce qui concerne cette dernière avec ce casting 'miroir' par rapport à la Domino de papier, plutôt caustique comme choix. Elle est également plus espiègle en version Live, la mercenaire n'étant pas réputée pour son sourire et son sens de l'humour dans les cases ou elle apparaît. En ce qui concerne Cable, déjà énorme surprise de voir à quel point il est ressemblant. Tant physiquement que moralement. Toute l’ambiguïté et les tiraillements qui caractérise le perso sont là. Cependant le film n'explique pas grand chose sur son statut: sa maladie est évoqué dans une scène muette et sa filiation avec Scott 'Cyclope' Summers est tout simplement zappée. Mais rien que le fait de voir Cable dans un film est en soi un exploit...qui aurait pu dire il y a 18 ans, quand le premier X-Men est sorti qu'un jour Cable aurait droit à une version en chair et en os?! C'est dingue...
 
Le métrage met aussi en place de manière habile la X-force - non sans humour - et réintroduit un méchant de l'univers mutant de fort belle manière.
Il faut savoir aussi à quel genre d'humour on a affaire quand on se retrouve devant un film Deadpool...ce n'est pas vraiment très fin...et certaines blagues sont véritablement lourdes. Pour balancer cet humour gras le film est blindé de références cinématographiques pointues (je ne vais pas me la péter, la plupart je ne les ai pas remarqué) et certaines séquences 'émotion' fonctionnent très bien. Le générique de début parodiant un James Bond est sympatoche mais bon, perso Céline Dion je ne supporte pas.
 
 
Pour info: pas de scène post-générique, inutile de rester jusqu'à la fin des crédits.
 
L'HOMME QUI TUA DON QUICHOTTE
de Terry Gilliam avec Jonathan Pryce et Adam Driver
 
Enfin! Enfin ce film sort sur nos écrans! Il en aura connu des galères, jusqu'à la dernière minute! Pour dire, même dans ma salle de cinéma le film à eu du mal: saccadant comme un vieux screener streamé, on nous à changé de salle pour relancer le bousin (d'ailleurs la copie n'était vraisemblablement pas la même, le macaron du festival de Cannes étant apparu sur notre 'deuxième version'). Bref, au final j'ai pu le voir ce fameux projet maudit.
 
EEEEEEEEEeeeeeeeeetttt.....?
 
Bah voilà. On retrouve bien l'univers familier de Terry Gilliam, mélangeant allègrement réalité et rêveries jusqu'à ce qu'on s'y perde. Comme ce bon vieux Don Quichotte de la Manche en soit. Ou du moins celui qui prétends l'être...
 
 
Étonnamment, le film est contemporain. On y suit un publicitaire, Toby - interprété par Adam 'Quiche Lorraine' Driver - tournant une pub en Espagne sur le thème de Don Quichotte...non loin du lieu ou il tourna il y a une décennie son film de fin d'études, sur le même 'chevalier à la triste figure'. Pris par un élan de nostalgie, et pour revoir la belle Angelica, il retourne au village de son ancien lieu de tournage...c'est le début d'une suite de catastrophes et d'aventures burlesques, en compagnie du vieil acteur qui jouait Quichotte et dont la vieillesse ennemie à finit par faire croire à son esprit fatigué qu'il était bel et bien le chevalier.
Belle réinterprétation du mythe, reprenant certains passages et thèmes de l’½uvre originale pour mieux la transposer au monde du cinéma. D'ailleurs il est intéressant de constater qu'au début du film on reconnait Terry Gilliam dans le rôle de Toby puis vers le milieu du film l'aura du réalisateur semble basculer dans le Don Quichotte. Le final ne faisant que confirmer cette impression.
Il faut cependant bien reconnaitre que nous ne sommes pas en présence du chef d’½uvre annoncé. Le tout s'avère foutraque, on passe d'une séquence à une autre sans réelle cohésion...pour finir dans un dernier tiers ubuesque où l'on est franchement parfois dubitatif devant ce qu'on nous montre. A tout cela s'ajoute pour moi ce qui est le gros défaut du film: il manque clairement une séquence dans le climax final (et là je dois passer en mode SPOILERS): Quand à la fin du film Don Quichotte meurt et que le russe débarque en disant simplement 'cela m'ennuie, tu es libre' en parlant d'Angelica, la scène se termine complètement en peau de boudin. Quel dommage! Cela aurait été tellement mieux si Toby/Sancho Pancha s'était relevé du cadavre de son maître pour affronter le russe/Malanbruno dans un combat mi-réel mi-fantastique pour libéré sa Dulcinée, ce qui aurait été un climax bien plus épique et aventureux que cette simple réplique absurde et aurait amené de surcroît encore plus efficacement à la conclusion!
 
Les images sont belles, Jonathan Pryce interprète merveilleusement bien un Don Quichotte usé jusqu'à la moelle et Adam Driver...ma foi il est supportable même si il joue mal (que voulez vous je ne l'aime pas cet acteur!). Et Olga Kurylenko en blonde incendiaire...elle fait de moi ce qu'elle veut!
 
 
SOLO de Ron Howard avec Alden Ehrenreich et Donald Glover
 
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...fut annoncé un film qui tenait du désastre. De la part même de l'équipe de production. Ce qui est avouons le tout de même assez particulier. Puis le film sort et je suis de la première séance dans mon cinéma habituel. Et vous savez quoi?
 
SOLO n'est absolument pas la catastrophe annoncée.
 
Bien au contraire. Ce n'est pas un chef d’½uvre non plus mais ne vous laissez pas berner par les critiques Youtube et autres sachant du bon goût. Il s'agit d'un bon divertissement nous racontant les débuts du vaurien Han Solo et de sa rencontre avec son comparse Chewbacca. L'histoire du personnage est respectée (engagé chez l'Empire, s'évade avec Chewie, la partie de Sabacc avec Lando etc etc...) et les références à l'Univers étendu correctes et plaisantes. Le coté western de l'espace tient parfaitement la route et la mise en scène du héros de Happy Days est plus qu'honorable...à savoir maintenant ce que lui à réalisé par rapport aux premiers réalisateurs Phil Lord et Chris Miller...Apparemment le 'désaccord artistique' concernerait le traitement du personnage de Han...à mon avis la première idée était d'en faire un véritable enfoiré de première, ce qui n'a pas du plaire à tout le monde et donc le film à sans doute était radouci pour en faire un vaurien sans scrupule mais avec des principes...
 
 
Quand j'entends dire que ce film est le plus mauvais de la saga, on a pas dû tous voir l'horrible épisode 7 qui ne mérite qu'à grand peine l'appellation de "Film" tant celui ci est une calamité (je ferai un article-analyse sur cette bouse intersidérale qu'est le Réveil de la Farce, depuis le temps que je veux le faire!). Quand au 8 je ne l'ai pas vu et ce ne sera jamais le cas quand je vois les retours ridicules sur celui-ci. Pour moi la trilogie J.J. Abrams n'existe tout simplement pas, que ce soit clair.
 
 
Retour en 12 parsecs sur le morceau de pellicule qui nous réunit ici. Alden Ehrenreich est plus que convaincant dans son rôle du jeune Harrison Ford. Même si évidement il n'atteint pas le même niveau en terme de 'charme' il est loin d'être aussi nul que ce que la prod' l'a laissé entendre...Le wookie lui parvient toujours a associé dans son attitude Honneur et Humour et reste la coqueluche dans cet univers de mercenaire. Le reste du casting est à l'avenant avec un Woody Harrelson en mentor désabusé captivant, une Emilia Clark toujours adorable et bien sur un Donald Glover stratosphérique.
 
 
Faire la suite sur ce personnage n'est une fois de plus pas aussi crétin que ce qu'internet en pense...et cela permettrait d'avoir la suite de l'intrigue lancé ici en sous-texte. Et si le fameux projet "Obi-Wan" fermait cette trilogie 'personnage' elle serait certainement de meilleure facture que la bousasse qui n'existe pas d'Abrams!
 
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Back in Time (Jeu vidéo)
 
Pour ce second article 'Back in Time' je vais revenir sur ce qui est ma console préférée de tout les temps forever, à savoir la Nintendo 64.
L'année 1997 fut longue. Nous économisions chaque deniers pour pouvoir nous offrir dès que possible la dernière console de Nintendo. Et surtout LE jeu qui nous faisait baver mon frère et moi. Non non, pas le Mario. Pas le Zelda non plus...
Il s'agissait du Star Wars 'Shadows of the Empire'! Les screenshot des magazines nous rendaient fous: bataille de Hoth aux commandes d'un snowspeeder, combats spatiaux contre des Destroyers, échauffourée à coup de pistolaser contre des stormtroopers...Tout dans ce jeu nous semblait énormissime. Alors quand, contre toutes attentes, nos parents nous offrirent la console en ce noël 97, nous fûmes très agréablement surpris. Par contre le premier jeu qu'ils avaient pris avec ne fut pas le Star Wars, mais un truc bizarre avec un indien qui se bastonne contre des dinosaures...
Pourquoi la Nintendo 64 est elle ma console favorite? Car elle fut celle de la découverte de la 3D, celle des premières grandes aventures dans des environnements incroyables, celle des parties en multijoueurs qui forgèrent mes skills de (très mauvais) gamer. Elle eu aussi la particularité de me démarquer de mes amis: à l'époque TOUT LE MONDE possédait une Playstation. La 64 passait pour une console ringarde et dépassé techniquement (du Nintendo quoi...), par contre la firme n'avait pas encore l'aura du constructeur 'Casual' qu'elle gagnera avec la 'Wii'. Etrange comme le temps permet d'effacer certaines fausses idées: aujourd'hui la 64 est connue pour avoir offert certains des plus grands titres à BigN! Mais à l'époque dans les cours de récré elle est une console de seconde zone face à la Méga-Cool Playstation de Sony. Cela ne nous empêcha pas de nous éclater sur cette machine qui m'apporta tant d'heure de jeu formidable, qui redéfinirent chez moi mes gouts en matière de jeu vidéo. Elle fut un cap. Elle me permit de mieux saisir ce qui me plaisait dans le média, à savoir les aventures épiques bien scénarisées. Bien sur du haut de mes 16 ans je ne le réalisai pas mais elle fut certainement la console qui me forgea le plus.
 
Un petit paragraphe quand même sur la fameuse manette 64 qui est de loin la plus intrigante du marché. La première fois on hésite sur la manière de la prendre en main, où et comment poser nos doigts, on explore ses mystérieux recoins, peut on jouer avec cet étrange joystick tout en manipulant la gâchette? Bref beaucoup de questions qui finissent par s'estomper avec l'assurance de l'expérience. On comprends assez rapidement comment se servir adroitement de l'objet convoité.
Mais pour info voici ce qu'indiquait les manuels de jeu:
 
 
Dans la suite de l'article je vais énumérer mes jeux de la console. Pour certains il y a beaucoup à dire, pour d'autres assez peu.
 
Turok
Notre PREMIER jeu analogique. Le temps d'adaptation fut assez long. Pour la génération n'ayant connu que les jeux modernes, sachez que de passer de la croix directionelle à un joystick analogique ne fut pas naturel du tout. Nous avons dû réapprendre à jouer, revoir nos bases. Quand je me rappelle que nous ne parvenions même pas à franchir le petit ponton du début du jeu sans tomber à l'eau...
 
 
Sinon en ce qui concerne le jeu lui même, il nous impressionna par sa démesure...les niveaux étaient (et le sont toujours) immenses! Un véritable labyrinthe infesté d'ennemis en tout genre, du grouillot de base jusqu'au robot futuriste en passant par les mythiques raptors crachant des rayons lasers. Le bestiaire était assez dingue, oui. Notamment les Boss! Les Pur-lins m'ont aussi toujours impressionné. Un grand FPS bien frappadingue, mélangeant tout et n'importe quoi dans un truc à peu près cohérent. Un bon délire avec ses petits moments cultes, comme les résurrections accompagné de la célèbre réplique ' I AM TUROK !', où bien le pic de difficulté ultime quand on affronte le Boss final - The Campaigner - en mode Minus...(essayez, vraiment! Sourire garanti! Code: DNCHN).
 
Je partage également ici Ze  Big code, que nous connaissions par c½ur à l'époque, et qui permet d'apprécier encore plus le jeu: NTHGTHDGDCRTDTRK
 
Petite particularité du jeu, alors que toutes la campagne de pub nous montre le personnage de gauche comme protagoniste principal sachez que ce n'est pas du tout lui que vous jouez, mais le 'Turok' classique (à droite). Jamais compris pourquoi ce changement de personnage...les deux existent, ils viennent du comics d'origine mais on ne joue pas du tout le jeune dans le jeu!
 
Petit scan du court comics présent dans le manuel du jeu:
 
Petit scan d'un vieux comics Turok trouvé en brocante (Aout 1976):
 
Star Wars Shadows of the Empire
L'un de mes jeux cultes, tout simplement. Tout dans ce jeu est épique. De la musique aux personnages en passant par l'aventure elle-même. Composé de dix niveaux 'seulement', chacun est cependant mémorable par ce qu'il apporte en terme d'ambiance et de nouveautés. Même si les niveaux 'classiques' d'explorations se ressemblent en terme de gameplay, en terme d'ambiance ils se démarquent vraiment les uns des autres. Entre la base Écho, le niveau du train (argh!) et une visite des égouts de Coruscant on voit des décors assez variés. Mais le c½ur du jeu est sans conteste le niveau du Spatioport de Gall. Un très très grand niveau, comme on aimerait en voir plus souvent.
 
Vieille capture faite maison de l'excellent niveau 'Gall Spaceport'
 
Le titre est également en quelque sorte à l'origine de la saga des Rogue Squadron, avec ce premier niveau dantesque qui nous place aux commandes d'un snowspeeder lors de la bataille de Hoth. Ce niveau fut une telle réussite que le concept fut décliné pour un jeu entier (Rogue Squadron, donc). J'entends parfois certains dire que ce jeu n'est pas un terrible car on y incarne pas un jedi, et que l'univers Star Wars n'est pas intéressant sans les jedis...Je trouve au contraire que ce jeu est une réussite JUSTEMENT car on y incarne PAS un jedi, qu'il nous sort du cercle un peu trop étriqué des adeptes de la Force pour proposer autre chose de l'univers ô combien gigantesque de la franchise.
L'un des jeux auquel j'ai le plus joué dans ma vie. Et toujours avec plaisir!
 
Xtreme-G
Un jeu de course avec des motos futuriste sans pilote au design inspiré d'AKIRA. Rapide, nerrveux, cool. Il a assez mal vieilli, aussi bien en terme de graphisme que de maniabilité -> un gros tas de triangles et les bolides qui se bloquent partout. Mais il reste rapide, nerveux et cool.
Forme avec OutRun 2 le duo des seuls jeux de course auxquels je joue.
 
A fond les manettes sur cette vidéo de gameplay d'Xtreme G
Golden Eye
Adaptation du film éponyme mettant en scène l'agent OO7, le jeu Golden Eye est devenu aujourd'hui plus culte que l’½uvre dont il est issu. Jeu incroyable pour l'époque, avec une base d'armes toute plus fun les unes que les autres - ma préférence au culte RPC-90 et au magnum - et une succession de niveaux à la profondeur folle. Le FPS dépassait enfin sa condition de 'tuer tout le monde' avec la notion d'objectif à atteindre, de civil à protéger, de contact à rencontrer... J'avoue ne pas avoir joué au titre depuis fort longtemps, préférant désormais son remake avec Daniel Craig (GoldenEye Reloaded) mais il m'en reste de très grand souvenirs, notamment avec ce fichu mode 4 joueurs qui nous happa tant de samedi après-midi! Il se dégage de ce jeu une ambiance dingue, notamment les niveaux 'Surface' avec cet effet de brouillard oppressant (limitations technique je le sais bien mais habilement mis en scène). Je n'ai jamais pu finir ce jeu - à la loyale' à cause de l'autre grande Pouf de Natalya et du niveau où il faut la protéger, époque ou l'IA des acolytes était aux fraises...le dernier niveau aussi était assez dingue quand je m'en souviens, sur cette structure métallique interminable, à la poursuite de Trevelyan et assaillit par des milliers d'ennemis.
 
 
Le coup de génie du jeu fut sa manière d'appréhender sa difficulté, avec ses objectifs différents en fonction de celle choisie. Ceci inciter à connaitre les niveaux sur le bout des doigts, en connaitre chaque mécanique, voir utiliser certaines de leur défaillance à notre avantage...on apprends le niveau en facile puis on corse en moyen avant de passer en 007...et de mourir un milliards de fois avant de réussir. Bon perso je n'ai jamais fait çà, je n'ai pas la patience.
Un classique du jeu vidéo, aussi simple que cela.
 
Lylat Wars (Starfox 64)
Quel pµta!n de grand jeu! Le meilleur des Lylat! Je n'ai pas du tout aimé le Starfox Adventure Dinosaur Planet sur GC (très beau jeu mais maturité d'un enfant de 5 ans) mais alors ce Lylat Wars 64...je l'ai littéralement retourné le jeu! Quelle merveille de Shoot'm up...gameplay aux petits oignons, chaque planète bien identifié avec des environnements distincts, certaines n'étant accessible qu'en accomplissant des exploits particuliers sur les niveaux précédents (certaines me sont à ce jour toujours inconnues!). Rien que d'en parler me donne envie de m'y replonger! Tout dans cet épisode est une réussite!
J'avoue rêver d'un remake de Lylat Wars avec la technologie d'aujourd'hui, où tout le système stellaire serait visitable, espace comme planète, un peu à la manière d'un Breath of the Wild mais en mode space-opéra (et avec un scénario potable et mature mais faut pas trop en demander à Nintendo).
 
Chef d'oeuvre intemporel du jeu de shoot
 
Beatle Adventure Racing
Un banal jeu de course qui met en scène les fameuses Beatle de Volkswagen...
Pourquoi j'ai ce jeu déjà?
 
Star Wars Episode I Racer
Ah! Second jeu Star Wars de ma trilogie 64, ce titre j'y ai aussi consacré beaucoup de temps...mais étant moins attiré par les jeux de courses que les jeux d'aventures j'y ai pris moins de plaisir à le parcourir. En reste un très bon jeu de course Star Wars, avec certains circuits bien vicelard. Et bien sur celui que l'on voit dans le film - qui est l'un des dernier à débloquer. L'un des modes du jeu bien balèze mais bien fendard consiste à jouer avec deux manettes 64 (et oui!), chacune contrôlant l'un des réacteurs de l'engin. Immersion garantie!! Le plus grand souvenir que je garde de ce jeu c'est l'air que chantonne le tenancier de la cantina quand on parcourt les menus...Ta da nan na nanaaaa nana nanananaaaa!
 
Vidéo (pas de moi) de gameplay PC du début du jeu, très différent dans la manip' je le précise. Pour y avoir joué sur les deux versions, chacune à ses défauts et ses qualités (pas de jaloux).
Pour entendre le chantonnement entêtant, se rendre à 6:56
 
Perfect Dark
Je vais être clair en ce qui concerne ce jeu. Il s'agit pour moi ni plus ni moins que du MEILLEUR FPS jamais sorti à ce jour.
Vraie fausse suite du GoldenEye, il reprends la recette de ce dernier mais multiplie les dosages par 100 pour chaque ingrédient. Histoire géniale -même si certaines liaisons entre les niveaux auraient mérité un peu plus de consistance - une héroïne attachante mais mortelle, un acolyte funky qui apporte la dose d'humour nécessaire, des niveaux bien construits, des rebondissements WTF, une montée en puissance scénaristique totalement inattendue...et surtout ce système d'objectifs identique que pour l'espion anglais qui fait de ce titre un jeu de tir certes mais pas bas du front. Tirez sur tout ce qui bouge ne vous apportera que des ennuis (et des 'Mission échouée'). Il faut souvent faire preuve de subtilité et comprendre le niveau afin de parvenir à ses objectifs de manière optimale. Le mode multi est lui aussi toujours présent mais ajoute cette fois les Bots (personnages contrôlé par la console) ce qui démultiplie les possibilités de jeu.
Ce fut pour Perfect Dark que nous avons dû acheter le fameux Ram Pack qui octroyait un gain de puissance à la console, le jeu n'étant tout simplement pas accessible sans en dehors de quelques modes. Ce qui fait qu'il reste encore à ce jour le jeu vidéo le plus cher que j'ai acheté !
 
 
Ce titre est culte, tout simplement. Et tout amateur de FPS, Doom-Like ou appelez les comme vous voulez se doit d'avoir joué à cette merveille. Il existe une version remaster sortir en démat' sur le marché Xbox (Dispo sur 360, aucune idée sur One mais il est dans la compilation Rare il me semble). Un Must absolu.
 
Gameplay personnel des premiers niveaux sur la version 360 (pour un meilleur rendu ^^)
 
Mario 64
 
Le plombier impose ses règles
 
La légende. Pardon... LA Légende. The Game qui à l'instar du Super Mario Bros sur NES pour la 2D à défini les règles de base d'un genre devenu omniprésent: le jeu d'aventure 3D.
Parcourir ce jeu est un régal tant la créativité et l'ingéniosité du level design émerveille à chaque instant. Ce jeu transpire littéralement par chacun de ses pixels le génie vidéoludique. Un véritable classique du média Jeu Vidéo. Tout simplement.
 
Star Wars Rogue Squadron
Dernier de ma trilogie Star Wars 64. Un grand jeu une fois de plus, qui nous plonge dans des batailles de vaisseaux sur plusieurs planètes de la galaxie lointaine, très lointaine...(il ne me semble pas qu'il y ait de batailles spatiales dans le premier Rogue Squadron). Mais j'ai cependant un très gros problème avec ce jeu: "J'arrive pas à y jouer!!" Je veux dire: "Vraiment pas!!!". Même les niveaux basiques 'tutoriels' je me crashe tout les 10 mètres. Ça vient de moi, hein, je le sais bien. Impossible pour moi de parvenir à comprendre comment se manipule ce jeu. Parlons même de la saga Rogue Squadron dans son ensemble...j'ai les 3 jeux et je n'y ai jamais joué, ne parvenant même pas à finir les premières missions. Alors déjà que j'ai du mal à piloter mon X-Wing...mais en plus si il faut dézinguer des TIE, couvrir ses coéquipiers, détruire des objectifs précis tout en zigzaguant entres des falaises, des bâtiments et des canons lasers... Un jeu génial mais inacessible car il me frustre plus qu'autre chose, surtout quand vous avez vu votre frère et vos amis faire le jeu devant vous sans le moindre problème...Je ne dois pas avoir le sens de la spatialisation 3D. C'est triste mais c'est ainsi.
Cependant je conseille à tous de jouer à cette saga, une véritable claque graphique en ce qui concerne les deux épisodes Gamecube.
 
"Rogue Squadron! Rogue Squadron!! Wher'is my Cover?!?"
Gex 64
 
Un Gecko geek. Un Geecko?
 
AH Gex! Une icône vidéoludique oubliée! Je serai curieux de savoir combien de gamer de 15 ans connaissent ce personnage qui fut pourtant l'un des plus connus du média à une époque. Bref j'ai le jeu 64 qui nous fait traverser différents mondes parodiant des séries TV ou autres univers cinématographique. Honnêtement j'ai commencé le jeu il y a longtemps et lâché peu après...le jeu est sympa mais la maniabilité très rude. Il faudrait que je m'y remette sur celui-là !
 
The Legend of Zelda - Ocarina of Time
L'autre GROS JEU de la 64 avec le Mario (j'y ajoute le Perfect Dark). Que dire sur ce Zelda? Oh oui je sais vu d'aujourd'hui le jeu à très très très mal vieilli graphiquement parlant, la plaine d'Hyrule qui nous à tant fait fantasmé quand nous l'avions découverte à l'époque n'étant qu'une gigantesque plaine avec trois pauvres arbres qui font office de forêt. Que Ganondorf qui nous faisait tant peur à une tête tout en triangle et que Zelda qui nous faisait tant rêver à le nez le plus pointu de tout l'Univers. Mais quand on découvre ce jeu à l'époque...on est transporté dans un autre monde. Un monde féérique empli de magie, de monstres, de vieil arbre savant, d'une vieille chouette (où était ce un hibou?) hautaine qui veut toujours tout répéter, d'un laborantin fou avec une baraque trop stylé, d'araignées géantes ignobles, de bonhommes de pierre rigolos mais au destin tragique, d'un bouclier miroir, de grenouilles chantantes et d'une fée tellement ch!ante qu'elle est devenue l'une des blagues les plus connues du monde du jeu vidéo.
Pour faire court, Ocarina of Time était une véritable aventure de Fantasy dont nous étions le héros, dans un environnement tout en 3D comme on en avait jamais vu jusqu'alors. Le mot 'Épique' est utilisé un peu à tort et à travers de nos jours - y compris par moi - mais je peux vous assurer qu'il convient parfaitement au combat final qui vous oppose à Ganon. J'ai encore en tête des images de ce duel puissant, dynamique et qui prends aux tripes tout du long. Inoubliable.
Pour l'anecdote qui va me fâcher avec la Terre entière, à l'époque tout le monde se paluchait sur Final Fantasy VII. Et comme tout le monde je voulais voir ce qu'était ce jeu dont tout le monde était dingue. Puis un jour j'ai vu de quoi il retournait...je me souviens encore de ma réaction lorsque j'ai découvert le système de combat au tour par tour de FFVII...Comment pouvait on jouer à ce système désuet alors que Zelda lui proposait des combats littéralement Oufissime, y compris contre le moindre pécore de base! Inutile de dire que l'on me traita de tout les noms et  'de toutes façons t'y connais rien, retourne jouer à Nintendo'...Encore une fois le temps à apporter sa sentence. Qui aujourd'hui pourrait imaginer un jeu avec des combats en tour par tour? Oui je déteste le tour-par-tour, et oui je sais bien que c'est un héritage des jeux de rôle papier mais il m'est totalement impossible de jouer à un jeu avec un tel système de combat. Par exemple je n'ai pas pu avancer à Star Wars KotoR à cause de çà malgré le fait que je le voulais. Pour moi c'est une aberration ce truc. Bref j'aime pas les Final Fantasy et consorts qui utilisent ce système. (Pour les insultes et autres critiques, prenez un ticket...)
 
 
Mission Impossible
Votre mission, si toutefois vous décidez de l'accepter, sera d'incarner Ethan Hunt dans un jeu qui tente de reproduire la formule gagnante de GoldenEye. Afin d'éviter la contrefaçon flagrante, la vue à la première personne a été remplacé par une vue à la troisième, subtil mais efficace artifice. Comme pour l’adaptation du film 007, l'intrigue n'est que vaguement suivie, avec quelques moments clés histoire de dire qu'il s'inspire de l’½uvre de Brian de Palma. Mais franchement on ne peut pas dire que ce soit très fidèle...
 
 
Ce titre est assez frais dans mon esprit pour une raison simple, j'y ai joué il y a quelques mois seulement, acheté dans un bac à solde pour peu de frais. On retrouve avec plaisir une ambiance 'Mission Impossible' assez proche de la série. Le jeu fait en quelque sorte office de pont entre série et film en terme d'ambiance.
Pour le moins étrange la courbe de difficulté du jeu est totalement foiré. Les niveaux les plus durs ne sont absolument pas les derniers. L'ambassade et l'évasion des bureaux de la CIA m'en on bien fait bavé et il se trouve plutôt en début d'aventure. Autre surprise, un niveau caché en fin de générique très bizarre, où l'on est amené à croiser l'équipe de développement aux commentaires assez sarcastiques. Inattendu et surréaliste.
 
 
Conker's Bad Fur Day
Ce n'est pas un hasard si je parle de ce jeu en dernier-> il symbolise ma rupture avec Nintendo. Conker's Bad Fur Day est une espèce de chant du cygne alcoolique, un ras le bol de la niaiserie de l'éditeur nippon, un doigt d'honneur à l'univers guilleret et aseptisé de la firme au plombier moustachu. Alors oui il y a eu d'autre jeu par la suite auquel j'ai joué et que je trouve bon comme le Zelda Twilight Princess que j'estime être le meilleur de la saga (car le plus mature et sérieux) ou la trilogie Metroid Prime...mais justement. Depuis la Nintendo 64 et ses deux notables exceptions, je n'accroche plus du tout aux jeux de BigN, y compris Breath of the Wild qui malgré le fait qu'il soit une totale réussite est profondément ennuyeux. Nintendo ne me parle plus. Son refus d'écriture et de scénarisation est une cassure avec ce que j'attends désormais de ce média. J'attends désormais plus d'un jeu qu'un gameplay inventif, aussi parfait soit-il!
 
 
Pour en revenir à cet alcoolo d’écureuil, quelle mandale dans la face que ce jeu irrévérencieux au possible, aux antipodes de ce que l'on voyait d'habitude sur les jeux estampillé du Sceau de qualité doré. Comment ne pas voir dans cette cartouche le début du divorce idéologique entre Rare et Nintendo...le jeu est un tiraillement entre la culture Kawaï colorée, mignonne et inoffensive de l'éditeur japonais et l'envie d'audace scénaristique, d'impertinence parfois crasse et de références pop culture assumées du développeur anglais. Malheureusement le futur ne leur donnera pas forcément raison...et quel dommage tant Bad Fur Day est une réussite absolue. Un OVNI vidéoludique. Aussi bien le délirant mode histoire complètement pété du bulbe que les différents mode multijoueurs qui nous ont fait passer de bien belles après-midi de poilades absolue - et de coup bas inqualifiables.
On est dans un fourre-tout bordélique total, mélangeant du cartoon, de la fantasy, de la SF, la 2nde guerre mondiale, Matrix, Alien, Dracula j'en passe et des meilleurs. Parodiant tout cela avec parfois un humour très - mais alors TRÈS! - pipi-caca. Ha le Boss chanteur d'opéra! Ha le passage des toilettes avec les diablotins! Ah le taureau colérique! Le plus vachard pour moi étant la cinématique de fin, où l'on comprends que le jeu en fait ne raconte rien de concret, juste une sale journée pour Conker. Pique abyssale envers Nintendo une fois de plus. Un jeu rempli d'ironie, assez difficile mais que tout joueur qui se respecte se doit d'avoir joué.
 
Introduction pleine de subtilité pour le petit rouquin facétieux
 
PS : Cet article à été inspiré par celui d'Eyrio, et dont la lecture m'a motivé pour écrire celui ci  ;)

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Nintendo 64
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
C'était le 15 juin 2015 à l'E3. Yu Suzuki entre sur scène lors de la conférence Playstation et - sous la stupéfaction de tous qui attendions l'annonce des ressorties des deux premiers épisodes sur la console de Sony - lance le kickstarter pour Shenmue III.
Le choc. L'espoir. Inscription et souscription à ce projet miraculeux (à une hauteur déraisonnable pour mes finances).
Puis les premières critiques. Les premiers haters. Les premières moqueries et autres réflexions désobligeantes.
Je suis interloqué, le monde réel me saute à la gorge à l'aube de mes 40 ans face à la bêtise crasse de la Digit Vox Populi. Shenmue est un chef d’½uvre de son temps, inégalable et inégalé. Je suis stupéfait de voir le mépris qu'on beaucoup pour cette saga incroyable, de voir aussi que beaucoup en parle sans jamais avoir joué, n'avoir pas connu Shenmue lors de sa sortie, n'avoir pas pu vivre cette expérience hors du temps. J'ai eu cette chance. Shenmue est mon jeu préféré. Je suis de ceux là. Ceux qui un jour se sont dit devant l'écran de TV: "Mais à quoi je joue, là?"
 
 Interlude musical n°1
 
And the saga begins...
Je n'ai pas le moindre souvenir de comment mon frère et moi sommes entré en possession d'une Dreamcast. C'est étrange car je me souviens parfaitement des acquisitions de mes autres consoles (NES, Megadrive, Nintendo 64, Gamecube etc...) mais pour la console 128 bits de Sega, c'est le trou noir. Sans doute mes parents à l'occasion d'un Noël ou d'un anniversaire. De la même manière aucune image ne me reviens en mémoire pour l'achat de Shenmue. Un cadeau? Un jeu acheté après des mois d'économies? Ou bien acheté par mon frère? Je n'en sais rien. Ce dont je me souviens ce sont nos premières découvertes sur le jeu. Celles ci avaient lieu lors de notre créneau hebdomadaire sur la TV familiale, à savoir le samedi de 12H à 13H. C'était notre moment. Celui où l'on avait un trou dans le planning télévisuel pour pouvoir accédé à nos consoles. Oui c'était une autre époque, celle ou l'on ne possédait pas de télévision dans notre chambre, pas de PC ou de smartphone...Non, juste le samedi pendant une heure pour jouer au jeux vidéo. En 2001, nous avons donc commencé Shenmue à raison d'une journée Ingame toutes les semaines. En général c'était mon petit frère qui jouait, bien meilleur que moi. J'étais là comme l'assistant, le copilote. Croyez le ou non mais nous passâmes nos premières sessions de jeu sans même sortir du domaine des Hazuki. Nous avons fouillé absolument toute la maison. Ouvert chaque tiroir, chaque placard, examiné les moindres recoins, fouillé jusqu'au bac à linge (qu'espérions nous y trouver?), allumé puis éteins tout les interrupteurs. On hallucinait.
 
 
Même notre mère, qui n'en avait jamais rien eu à faire du jeu vidéo, s'installait avec nous en silence au salon pour nous regarder découvrir ce truc impensable. Je ne pense pas qu'elle avait réellement conscience de ce qu'elle voyait. Mais pour mon frère et moi c'était une évidence: on était dans le futur.
Il faut comprendre où est ce qu'on en était à l'époque pour mieux appréhender ce que fut le choc Shenmue. Jamais un jeu jusqu'alors n'était allé aussi loin dans le détail, jamais un jeu n'avait été aussi beau et réaliste, jamais un jeu n'avait été aussi poussé. Nous découvrîmes avec fascination le quartier de Ryo, sonnant à toutes les portes. Nous laissions crever le chaton de faim car on ne comprenait rien de ce qu'il fallait faire avec lui. Nous apprîmes à réagir face au désormais célèbre Quick Time Event...Puis plus loin on trouva Dobuita Street que nous avons parcouru littéralement durant des mois (en snobant cette pauvre Nozomi)...Puis la zone du port et ses courses de chariot élévateurs...puis la fameuse bataille rangée contre les 70 bad guys qui nous donna bien du fil à retordre (Merci Guyzhang!). Quelle claque chers lecteurs! Quelle claque! Quand on pensait avoir tout vu le jeu nous en remettait une couche! Le plus hallucinant pour nous fut la légendaire salle d'arcade...on était fous. ILS étaient fous: ils avaient mis des jeux vidéos DANS le jeu vidéo!! Ça dépassé notre compréhension du monde. Combien d'heures avons nous passé ici entre les bornes d'arcade, le jeu de fléchettes (j'y joue encore régulièrement) et les entrainement aux QTE?
 
Le jeu bénéficiait en plus d'une certaine aura de mystère...qui était Lan-di? Qui était la fille de l'introduction sur la montagne, présente sur la jaquette mais qui n'est absolument pas dans le jeu?! C'était quoi cette histoire de miroir qui ressemblait à un médaillon? Car arrive le moment de la confession ultime, nous avions fait l'entièreté du jeu avec un handicap certain: on ne comprenait rien à l'anglais! Mais alors rien de rien. Nous avons tâtonné durant toute l'aventure, questionnant parfois l'intégralité des PNJ de Dobuita Street! Ha la fameuse voiture noire conduite par un certain Guy! Ha le fameux 'parleur' de tatouage! Et bien sur le "Sailor with a tattoo on his arm"...sur lequel nous sommes restait bloqué durant un moment (on cherchait un marin avec un flingue stylisé dans la foule...véridique).
 
 
Lorsque le jeu fut fini (bien après l'avoir commencé!) on à eu la sensation de commencer un voyage extraordinaire. Nous étions soufflés. Lessivé je dirais même. Nous n'avions qu'une seule chose en tête...découvrir la suite des aventures de Ryo Hazuki!
Une éternité plus tard (quelques mois en fait), j'achetai Shenmue II le jour de sa sortie (là je m'en souviens parfaitement). Le jour même nous commençâmes une partie. Première surprise, la sauvegarde du 1 fonctionnait sur le 2. Elle fut chargée. L'aventure reprends...première constatation lorsque Ryo remonte le quai bondé: les PNJ sont bien moins beau que dans le 1 (moins détaillés, mains cubiques...) on est un peu déstabilisé. On commence notre exploration en ce Hong Kong vidéoludique de ce début 1987...et très vite les ennuis commencent. A l'époque bien sur on ne connaît pas l'astuce des briquets et donc notre pauvre japonais se retrouve sans le sou dans une ville inconnue et sans relation. Une ville? Oui une ville! Notre première impression mitigée fut totalement balayée lorsque nous découvrîmes la taille de l'aire de jeu: c'était littéralement 100 fois plus grand que le premier (qui se résumait en fait en une rue et un port...). Jamais - JAMAIS - je me suis senti aussi proche d'un personnage de jeu vidéo que lors de la découverte de HK dans Shenmue II. D'ailleurs un petit conseil: ne faites pas l'astuce des briquets lorsque vous commencez le jeu. Croyez moi le chapitre Hongkongais est mille fois plus captivant et passionnant si Ryo n'a pas un sou en poche et qu'il doivent faire plein de petits boulot pour se payer sa chambre quotidiennement. Décrire tout ce qu'il y a à faire et découvrir dans ce chapitre serait extrêmement long et fastidieux, aussi me contenterai-je d'énumérer mes passages préférés, comme la mythique quête de la course de canard (vaincre la japonaise du Tomato Store fut une tannée avec ce fichu QTE à 4 boutons!!), le rangement de la bibliothèque, la rencontre avec Xuiying et Ren...Et Joy! Mais la rencontre la plus marquante fut celle du légendaire Marcel Barbe dit 'Sandalette' - AKA Delin - et de son célèbre 'Kiyikouyou!', notre collègue de travail qui nous a tant fait rire aux larmes (aujourd'hui encore en tapant ses lignes je souris en repensant à lui et nos fous rires).. Puis Ryo finit par devoir quitté la ville chinoise pour continuer sa quête...on pensait que la fin du jeu avait sonné quand on découvre Kowloon. J'ai littéralement reçu un coup de massue. Kowloon fut un passage dingue, démesuré et atypique. le décor est renversant, tout en verticalité, chaque tour renfermant une myriades de découverte et d'aventure...de danger aussi. Les vraies premières difficultés de la saga Shenmue commencent ici, dans cette ville sauvage où la baston règne en maître. Vaincre celui que nous appelions "L'Homme-cafard" fut une véritable épreuve de force physique et mentale. Grimper cette fichue tour de 40 étages un chemin de croix. Tatané Dou Niou une douleur sans nom (mes nerfs furent mis à dure épreuve!). Kowloon se révéla un passage difficile semé d'embuches, mais ô combien marquant.
 
 
Découvrir ce chapitre fut pour nous un cadeau impensable. Après Hong Kong on ne pensait pas une seconde qu'une autre zone serait disponible...alors quand on débarqua dans la province reculée de Guilin, nous étions dépassé émotionnellement parlant. Je rappelle qu'il se passait des mois pour nous quand on jouait, ce jeu était une véritable épopée! On flâne dans ce tout petit village de pêcheur puis on s'aventure sur un chemin...Et là, sans crier gare, au bord d'une rivière, la voilà. Tout comme paraît-il les grésillements de la télévision sont des réminiscences du Big Bang originel, l'impact de ce moment précis résonne encore en mois, près de 20 ans plus tard. Comme un aboutissement, on rencontre enfin celle qui se nomme Shen Hua, la fille de la jaquette, la fille de l'introduction, la fille des rêves chelou. Un peu déboussolé on la suit à travers la forêt et ses épreuves QTEsques pour arriver à sa maison. Une charmante bicoque dans un paysage bucolique devant laquelle se dresse un grand arbre majestueux. Shenmue. Puis le passage de la grotte à la recherche d'"Ottotaaaaa"! sur lequel je passe pour ne pas dévoiler la fin qui nous laissa scotché.
Ce très long résumé de notre découverte première de Shenmue (il y eu bien d'autres parties depuis) est là pour faire comprendre l'impact et l'influence qu'a eu ce jeu sur ma vie de joueur. Aucun autre jusqu'à aujourd'hui ne m'as fait ressentir ne serait ce que le tiers de ce que j'ai vécu dans Shenmue (The Last of Us compris) et seul GTA V me procure cette sensation de liberté que j'avais découvert dans le second jeu. Certes il y a de nos jours des jeux bien plus grand, bien plus beau et bien plus réussi techniquement mais aucun n'est aussi profond que le légendaire Shenmue. Aucun.
 
Interlude musical n°2
 
La Légende continue...
Le temps à passé. La Dreamcast à disparue et SEGA est devenu éditeur, abandonnant le marché des constructeurs. Mario et Sonic se partagent la vedette dans des jeux (impensable quand nous étions gamins), les leaders du marché ont changé et surtout internet est apparu. Shenmue, lui, est devenu une espèce de légende urbaine geek. Adulé par les uns, conspué par les autres. Au final peu y ont réellement joué mais tous on des choses à en dire.
Retour en 2015 sur la scène de la conférence SONY. Très vite tout s'emballe. La campagne Kickstarter explose et fait grincer des dents. On accuse Suzuki de surfer sur la nostalgie pour se faire de l'argent, certains prétendent que tout ceci n'est qu'un canular, que SONY finance en sous main le jeu. Le pire et le meilleur , mais surtout le pire, se côtoient sur les forums. Durant plusieurs jours, Shenmue revient - tout comme Suzuki - sur le devant de la scène. C'est là que mes premières craintes arrivent. Les réactions me stupéfie, elles sont violentes et vindicatives. Voir hostiles (mais pourquoi?). Comme d'habitude à l'ère d'internet et des réseaux sociaux (la lie de l'humanité), le bon mot et la pique facile cartonnent, la culture de la bêtise à de beaux jours devant elle (mais c'est un autre sujet).
 
 
Le temps passe à nouveau et la tempête est calmé. Sporadiquement on entends parlé du jeu à l'occasion de festivals ou de conventions, avec toujours les mêmes réactions de la part des forums. Shenmue III est attendu au terminus pour se faire descendre dès la sortie du bus. C'est une hypothèse, un ressenti, une supputation de ma part mais je sens bien que le jeu sera jeté au pilori lors de sa sortie. Une vague de haine se déversera sur ce jeu comme rarement il y en aura eu...Nul, vieillot, dépassé...ringard! A l'époque de Steam et des jeux éternellement en pré-alpha, Twitch et de leur jeux ou seul compte le nombre de viewers (et non de joueurs), Shenmue est une relique du passé. Un anachronisme.
 
 
Le temps passe encore. On arrive en avril 2018. SEGA annonce enfin officiellement lors d'un rassemblement au Japon ce qui était dans les cartons depuis longtemps: Shenmue I & II en compilation sur les consoles actuelles (PS4, ONE et PC, mais je pense aussi sur Switch plus tard). Les moqueries fusent chez certains sur cette réédition 'du pauvre', même pas un vrai remake, un scandale, une honte, SEGA se fichent de nous. Heureusement il y a aussi beaucoup qui comprennent la relation compliqué entre l'éditeur historique et la saga mythique. SEGA fait un effort incroyable en proposant cette compilation alors que ces jeux ont ruiné en grande partie la compagnie. C'est leur honneur qui est sur la balance, et au Japon, on ne plaisante pas avec çà. Quand à ceux qui réclament un remake, à l'instar de Shadows of Collossus, ils sont clairement à l'Ouest. Un Remake de Shenmue serait extrêmement couteux pour pas grand chose, et surtout complètement inutile! C'est au contraire le jeu de base qui possède tout son intérêt, pour faire montre de l'incroyable avancé dont il était question à l'époque! Non vraiment ce portage liftée avec quelques améliorations modernes (notamment sur le déplacement de Ryo) est clairement la meilleure des choses à faire!
 
 
le temps passe toujours et nous en sommes là: La trilogie Shenmue sera prochainement disponible aux joueurs d'aujourd'hui.
Cela suscite chez moi de grands espoirs mais également de grandes inquiétudes. Comment sera perçue cette saga mythique, révolutionnaire il y a 20 ans mais un poil vieillotte désormais.
 
Tigre et Dragon
Il est temps maintenant d'énumérer mes espoirs et mes craintes sur la (re)sortie prochaine de la trilogie Shenmue.
 
Mes espoirs:
- Qu'une génération qui n'a pas connu la Dreamcast (ou la Xbox 1ère du nom) découvre Shenmue et sa magie, son sens de l'aventure et ainsi redonner une seconde jeunesse à la saga
- Cette ressortie est apparemment accompagné d'une certaine forme de 'mise à jour', avec un nouveau système de déplacement pour Ryo. Ce ne serait pas un mal car si Shenmue à bien un défaut c'est la rigidité de son héros (qui se déplace comme un robot, ce qui paradoxalement renforce son coté 'sérieux' et renfermé mais qui peut vite agacer tant il manque de souplesse).
- Aussi incroyable que cela puisse paraître il est du domaine du possible que cette compilation se vende mieux que le jeu d'origine. Ce qui peut-être - peut-être! - pousserai SEGA à participer au projet de Yu Suzuki pour la suite.
- Toujours dans le brouillard du doute, la localisation du jeu serait présente, dont bien sûr le français (sous titres). Alors bien que mon anglais se soit nettement amélioré depuis ma découverte du jeu je dois dire que si la VOSTFr se confirme je serai aux anges!
- En ce qui concerne le troisième épisode, il y a tout simplement le fait que le jeu existe, ce qui est déjà formidable. Poursuivre la quête de Ryo Hazuki après 20 ans d'attente est à la limite du surréalisme.
- L'environnement du III semble magnifique. Hâte de voir des décors de Shenmue avec les graphismes contemporains.
- Sera t-il possible de choisir le doublage des voix entre l'anglais et le japonais? Car si il y a un point qui m'a toujours fait marrer sur la saga c'est ce que j'appelle le 'Paradoxe Shenmue'. A savoir que le 1 qui se passe au Japon est en anglais tandis que le 2 qui lui se déroule en grande partie à Hong Kong est uniquement en japonais (pour mes versions Dreamcast)! Pouvoir rétablir l'ordre des choses serait très cool!
- En ce qui concerne la suite et la fin de la saga. Sera t'elle possible dans d'éventuelles séquelles? Chaque chose en son temps...
 
Mes craintes:
- Que cette même génération rejette en masse cet héritage vidéoludique, se moquant de sa technique dépassé, préférant la raillerie crasse à la compréhension de ce que fut ce jeu à sa sortie. J'ai la hantise des milliers de messages insultants et cassants qui vont indubitablement poindre sur le net. Cette crainte est également présente pour le III qui subit déjà les quolibets alors qu'il n'en est encore qu'au stade du développement.
- Shenmue à beau être un chef d’½uvre, il n'en a pas moins des défauts. Rythme en dents-de-scie, maniabilité rigide, apparitons et disparition des PNJ permanent etc...tous ces petits trucs que l'on voyait à peine à l'époque mais qui désormais sont impardonnable. Une partie des joueurs ne pourront tout simplement pas passé outre. Et je ne parle même pas des technophiles qui ne jure que par le 60FPS patati patata...
- J'ai beau être fan, j'ai beau attendre cette suite depuis très longtemps, à un moment faut savoir aussi resté critique: les modélisations de personnage pour ce Shenmue III laisse à désirer. Je ne parle même pas de cette absence d'animation faciale (c'est limite devenu une blague dans le milieu aujourd'hui) mais bien du chara-design dans son ensemble. Non vraiment ce Ryo 2018 ne me plaît pas. Je le trouve moche, on dirait une poupée de plastique. Shen hua c'est encore pire: ou est passé la petite gamine énigmatique des deux premiers jeux? Son nouveau visage est vraiment raté. Voilà un nouvel exemple que SEGA et Suzuki aurait du trouver un terrain d'entente: utiliser les visages d'antan (les assets doivent exister quelque part, non?) au lieu de recréer les personnages aurait été tellement plus judicieux! En ce qui concerne les PNJ de cette suite, il semble d'une banalité confondante. Et le visage ridicule du méchant semble tout droit sorti des cinglés adeptes de la chirurgie esthétique dans "Los Angeles 2013" de Carpenter! Aurait pu t'on faire pire?
 
 Ne me dites pas que vous ne voyez pas la ressemblance flagrante!
 
J'ai aussi quelques interrogations sur ce portage sur consoles modernes:
Quid de la Saturn? Sera t-elle toujours présente dans le domaine familial? Sur PS4? Sur XBOX ONE? Avouez que cela serait cocasse! Et pareil en ce qui concerne les panneau SEGA qui parsème le jeu? (ils sont présent dans Yakuza vous me direz) Seront ils là? Remplacés? Et les distributeurs Coca Cola seront ils enfin disponible dans la version européenne du jeu?
Il y aura t-il toujours le caméo du ponte de chez SEGA de l'époque?
Beaucoup de questions se pose sur cette compilation!
 
 
Comme vous l'aurez sans doute compris j'attends avec une certaine fébrilité le comeback de la saga Shenmue. Le monde moderne n'étant pas tendre avec les gloires d'antan. Comment la jeunesse va t'elle l'accueillir? Comment la presse va t'elle en parler? Qui finalement va jouer à Shenmue? Les vieux comme moi? Les jeunes curieux?
Mais si il n'y a ne serait ce qu'un gamin de 15 ans quelque part sur cette Terre séduit par l'épopée initiatique de Ryo Hazuki avec ce retour inattendu, alors cela vaudra le coup.
 
 Interlude musical n°3
 
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Bonus:
 
-Ma Némésis dans l'univers Shenmue. Jamais je n'ai réussi à le battre ce sale snob malgré quelques parties mémorables. Mais je l'aurai un jour, je l'aurai!

 
-Voici pour moi l'une des scènes culte de Shenmue: la discussion avec Nozomi au parc Sakura. Elle, timide et réservé, qui n'attends qu'un signe du beau Ryo pour lui sauter dessus et s'offrir à lui à même la pelouse dégueulasse. Et lui totalement impassible, ses pensées entièrement tourné vers la vengeance, remarquant à peine la demoiselle en mini jupe assise à coté de lui. C'est là du Ryo Hazuki tout craché. C'est à la fois très touchant et tellement marrant!
 
 
-Aviez vous remarqué le point commun (comment çà il y en a d'autres?) entre Ryo et Lan Di? L'un possède la cicatrice et l'autre le pansement. Cela m'a toujours intrigué. Est ce fait exprès? Ou est ce moi qui surinterprète?
 
-Il y a quelques années j'ai effectué un très beau voyage au Japon et bien entendu je me suis rendu à Yokosuka, et plus particulièrement à Dobuita Street. J'aime beaucoup cette photo où la ressemblance entre "Dobuita" et "début" se révéla à moi. Dobuita étant le début de la saga.
 
Interlude musical n°4

Voir aussi

Jeux : 
Shenmue, Shenmue II, Shenmue III
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
En Terres Saintes
 
Énième retour de la saga avec cet épisode qui délaisse l'exotisme des 'Terres Lointaines' pour venir se terrer dans le Montana, plus précisément dans le comté d'Hope, vallée ô combien bucolique perdue au milieu des montagnes. L'intrigue commence quand une escouade d'agents assermentés atterrissent avec un mandat d'arrestation envers Joseph Seed, leader charismatique d'une secte de fous furieux ayant fait main basse sur la région. Et terrorisant par là même la population. Très vite la situation dégénère et vous vous retrouvez en terrain connu: une map qu'il va falloir reconquérir petit à petit, à force de reprise de poste, de libération d'otages et d'assassinat de gradés ennemis.
 
 
 Techniquement, on est dans du Far Cry 'classique'. Point de révolution ici. Pourtant il se dégage quelque chose de plus dans cet opus que je ne trouvai pas dans les précédents. Une sorte d'ambiance très planante, un plaisir de parcourir la carte et d'admirer la vue...pour la première fois dans un Far Cry je n'ai quasiment pas utilisé 'le voyage rapide', préférant de loin faire une balade en voiture dans ces décors enchanteurs. Le titre dégage clairement une sensation différente des anciens épisodes, plus posée, plus lancinante. Et cela me convient parfaitement.
Attention cependant, cela ne veut pas dire que des milliards de troufions sectaires ne vous tomberont pas sur le coin de la nouille tout les 15 mètres, ce qui comme toujours devient très vite agaçant! Ayant fini le jeu, je sais que j'y retournerai avec d'autant plus de plaisir maintenant que les trois régions sont libérées et que le calme est reparu sur les routes, cela me permettra de finir tranquillement les dizaines de quêtes que j'ai à peine effleuré. Car oui je pense que le titre est encore meilleur une fois le scénario fini...même si la fin du jeu ne peut en fait pas justifier ce mode 'balade'...mais j'y reviendrai.
La personnalisation de son héros est un bon point mais cela signifie aussi une caractérisation moins poussé que pour certains anciens personnages principaux même si le récit tente habilement de noyer le poisson en mettant notre perso au centre de tout. Le fait que pas un ne l'appelle par son nom fait tout de même étrange au bout d'un certain temps, chacun se contentant de vague 'Officier' ou 'Agent' etc...
 
Les Graines de la Destruction
Continuons sur la caractérisation des personnages en passant cette fois de l'autre coté de la route. Au nombres de 4, les antagonistes se révèlent être une fratrie. Joseph - surnommé Le Père - ses frères John et Jacob puis Faith. Je dois dire qu'en ce qui concerne les prénoms j'ai très vite oublié qui été qui...Joseph, Jacob, John...ils sont bien trop semblables pour se démarquer dans mon esprit. Je les ai donc distingué ainsi: le Boss, le Militaire et le Télévangéliste. Pour les besoins de cet article, j'ai du vérifier que Joseph était bien le prénom du leader car franchement j'étais confus. Choisir des prénoms plus marqués auraient été plus judicieux...
 
 
De cette fratrie se distingue un personnage, Faith. Beaucoup à dire sur Elle. A commencé par le fait que j'en aurais fait la boss de fin. Elle est de loin pour moi la plus réussie des 4, la plus intrigante, la plus captivante. J'ai d'ailleurs commencé par libéré sa région à Elle, tant je voulais savoir comment se terminé son intrigue. Plus on en apprends sur Elle et plus on découvre l'étrangeté de cette 'Faith'. N’apparaissant que dans la 'Grâce', cet état second provoqué par la drogue sectaire, on en vient à douter de la véritable existence de la jeune femme. N'est elle pas au final qu'un esprit torturé créé de toutes pièces par Le Père? SPOILER: Après tout nous découvrons que plusieurs femmes ont été 'Faith', celle ci n'étant que la dernière en date. Une vraie Faith à t-elle jamais existé? Est ce une totale création? Un esprit?
Le coté mystique insufflé à ce 'lieutenant' lui donne pour moi un véritable aspect Far Cry, série qui oscille sans cesse entre réalité et spiritualité. A noté la confrontation finale contre Elle qui est tout simplement la meilleure de toutes. Non vraiment mon personnage préféré de ce 5ème épisode.
A l'opposée, nous avons le Militaire. Que j'ai cordialement détesté. Rien chez lui ne m'a plu et certainement pas ces niveaux chronométrés qui m'ont mais telleeeeeeement soulés. Je hais les niveaux chronométrés, ça me rends dingue et ça m'énerve. Je suis une personne qui aime prendre son temps. Ce personnage et ses niveaux sont LA raison pour laquelle je ne recommencerai certainement jamais une partie de Far Cry 5. Clairement le plus pénible du jeu. Bien qu'il faille moins de point de résistance pour débloquer le combat contre lui, c'est la région que j'ai faite en dernière...car j'appréhendai tellement le niveau chrono final que je m'en agaçai d'avance...Pour dire ma réticence face au chronomètre (dans la vraie vie aussi d'ailleurs, je suis quelqu'un de très lent qui supporte pas la pression du Temps).
 
Revenons sur ce principe de point de résistance, qui instaure au jeu un bien curieux principe. Chaque action perpétré par vos bons soins à la région vous octroie donc des points. Chaque lieutenant sera débloqué quand vous aurez rempli une jauge prédéfinie (13000 le Télévangéliste, 13000 Faith et 10000 le Militaire). Si bien que vous pouvez tout-à-fait finir le jeu sans faire les quêtes principales (!) si vous parvenez à gagner vos points en usant d'autres méthodes pour les engranger. Dans les faits, évidement que les quêtes importantes rapporte plus et qu'il est bien sûr préférables de les faire. Et puis surtout les "vraies" quêtes principales s'enclenchent quand vous atteignez certains paliers de ces fameuses jauges (dont font donc partie les fameuses missions chrono - GRRrrr), les quêtes des PNJ n'étant en fin de compte que des quêtes annexes 'plus importantes au récit'. Ce système rends ce Far Cry extrêmement court pour arriver à la fin de son histoire (mais le jeu regorge de choses à faire par ailleurs!)
 
En plus des PNJ sont présent également les alliés. Au nombre de 9 ils pourront vous épauler chacun à leur manières en fonction de leur spécialité. Untel est un pilote, une autre une snipeuse, ou encore un spécialiste des explosifs. Pour ma part j'ai fait l'entièreté du jeu en compagnie de Jess Black la coureuse des bois, débloqué dès qu'il m'en fut possible pour une de ses capacités qui me fit grandement plaisir: elle empêche les animaux de vous attaquer. Quelle joie de n'avoir plus à se soucier des animaux sauvages dans un Far Cry tant ceux ci peuvent devenir lourdingue...D’ailleurs il est à noter que la faune semble bien moins présente que dans les épisodes précédents (notamment le Primal où elle est absolument prolifique). Mon autre partenaire de choix (vous pouvez constituer un groupe de trois maximum en comptant votre personnage) fut Cheeseburger l'Ours domestique - et diabétique. Juste parce que je le kiffe trop. Et il y a Pêpêche le couguar aussi qui fut parfois de mes aventures. Et Hurk. Mais lui il est là depuis tellement longtemps à mes cotés que je ne le compte plus (hilarant dans ses réparties).
 
 Ma Dream Team pour ce far Cry 5
 
 A là Grâce de Dieu
 
Nous arrivons à la fin de cet article et il est grand temps d'évoquer le coté politique de l’½uvre. Certains prétendent que celui est à peine esquissé, qu'il à été grandement lissé pour n'offusquer personne...Alors certes cela aurait pu être plus corrosif...mais en fait cela l'est déjà. C'est en sous texte, en sous entendu, en toile de fond...
 
 
La critique de la politique actuelle des États-Unis est mise à mal à de nombreuses reprises et comment ne pas voir le parallèle évident entre la secte d'Eden et Daech. Remplacé le Montana par une région enclavé d'Irak et vous aurez exactement le triste sort qu'on connu les populations locales il y a quelques années. Même l'imagerie et le design du jeu y fait penser (les pick-up surarmés, les textes sacrées proclamé par haut parleur, les vêtements, les barbes...). L'idée maline et ô combien audacieuse d'Ubisoft aura été de transposer cette histoire non pas au Moyen-Orient mais en plein c½ur des USA. Quel culot mais que cela fonctionne bien!
Et bien sur il y a cette fin.
Incroyable.
Époustouflante.
Inattendue.
Il m'a fallu un petit moment pour reprendre mes esprits une fois le générique lancé. Ont-il vraiment fait cela? Ont-il osé? Qui pour dire encore après cette fin que le jeu ne met pas en garde contre les dérives politiques actuelles?? Cette fin EST politique. Affreusement triste mais tellement percutante...tout en conservant le chouia de mysticisme cher à la série.
Non vraiment quelle fin!
 
Du coup je poste la conclusion de ce texte en mode Spoiler, car ce final me laisse perplexe sur certains points.
Et notamment en ce qui concerne Far Cry 6? Existera t-il? La saga ne trouve t-elle pas là une conclusion parfaite à son propos? Et si sixième épisode il y a, celui se devra d'être exceptionnel. A tout les niveaux et notamment narratif car cette conclusion ne peut pas laisser l'Univers de Far Cry indifférent.
Quand j'y réfléchis le jeu me fait beaucoup penser à Terminator 3. Une ambiance calme et bucolique, saupoudré d'humour absurde avec une conclusion thermonucléaire qui se termine de manière oppressante dans un bunker.
Non vraiment je suis partagé sur l'avenir de la franchise Far Cry. D'un coté il y a de quoi faire un 6 extraordinaire mais d'un autre elle devrait s’arrêter là, sur cette note effroyable et profondément marquante.
 
 ________________________________________________________________________________
 
BONUS:
Quelques images sympa ou petit easters egg trouvé au cours de ma partie:
 
On commence avec la référence à Blood Dragon - ici une saga cinématographique - dont la carrière semble faire écho à celle de la série des jeux Far Cry. Ce serait aussi une pique envers Uwe Boll et son adaptation.
 
 Willis Huntley et Hurk. Présent depuis Far Cry 3. A ce jour il ne semble pas que le jeu fasse mention au 'Chacal', fort dommage.
 
 Les cartons de Hurk à son domicile familial...référence au 3 (Rook Island), au 4 (Kyrat) et à son apparition anachronique en tant que Urki dans Primal (Oros)
 
Dernière petite image avec ce Jackalope empaillé. Un autre spécimen est également visible dans une vision lancé par Faith - la première il me semble. L'animal est-il présent physiquement dans la forêt du Montana? Allez savoir. En tout cas il était déjà là à l'époque du western car l'animal est trouvable dans Red Dead Redemption.
Apparement le Sasquatch serait présent aussi dans le jeu, pour ma part en dehors des affiches présentent ici et là je ne l'ai point vu.

Voir aussi

Jeux : 
Far Cry 5
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Cinéma (Cinéma)

Au cours d'une semaine d'arrêt maladie enfiévrée et enrhumée , j'ai mis mon temps de repos à profit pour parcourir l'histoire d'un film très particulier: The Room. Entre anecdotes, récit de tournages, critiques du web et bien sur les films, il y avait de quoi s'occuper.

The Room

Que dire qui n'ait pas déjà été dit sur The Room?
C'est simple: rien.
Je me contenterai donc d'un rappel des faits et d'un avis rapide sur ce film.
The Room est sorti en 2003 dans une unique salle de Los Angeles ou il aurait finit par tomber dans l'oubli si des étudiants en cinéma n'étaient pas tomber dessus par hasard et d'y voir là un OFNI (Objet Filmique Non identifié), amené à devenir culte.
Le chemin fut long et chaotique mais une certaine aura fini par entourer ce que chacun aimait à appeler 'le film le plus génialement nul du cinéma'. Si bien que dans une forme ultime d'ironie, le film parvint à devenir un succès.
Succès relatif, baignant sous les quolibets et les moqueries des séances de minuit du monde entier, avec ses spectateurs vociférant chaque répliques, lançant des cuillères dans la salle et hurlant de joie lors de la scène dramatique finale. Le film est l’½uvre de Tommy Wiseau, obscur metteur en scène qui produit, écrit, réalise et interprète le rôle principal.
Très vite on devine une personnalité imbue d'elle même et un certain décalage...
 
Point la peine ici de refaire ce qui à déjà été parfaitement fait ailleurs. Voici donc en lien la fiche Nanarland de The Room, qui vous présentera de manière bien plus intéressante ce qu'est ce film.
 
 
Je me permet tout de même quelques lignes sur mon visionnage personnel. Oui le film est mauvais, mal réalisé, mal joué mal écrit et tout le toutim...oui Tommy Wiseau est agaçant comme pas permis avec son petit rire nasillard. Oui certains dialogues sont affligeants. Oui des scènes se répètent. Oui des personnages arrivent dans le film et sont introduit 10 minutes APRÈS. etc etc etc...
Non le film n'est pas aussi obscur que cela. Non le scénario n'est pas incompréhensible. Non ce n'est pas le pire film du monde.
l'histoire est simple: Johnny le banquier est sur le point d'épouser Lisa sa fiancée. Cette dernière souhaite connaitre une vie plus excitante que celle que lui promet son futur mari et se tourne vers Mark, le meilleur ami de celui-ci. Ils deviennent amants. Petit à petit la nouvelle fait le tour des proches jusqu'à la découverte finale par le mari cocu. Clash. Trahison. Suicide. Fin.
Voilà. Je ne vois pas pourquoi tout le monde s'obstinent à prétendre que l'histoire est inracontable. Ensuite viennent bien sur les innombrables 'scènes secondaires' qui introduisent dans le récit des sous-intrigues qui ne servent que dans leur seules et uniques scènes (le dealeur, le cancer, les amis fornicateurs...) mais en gros le squelette du film tient debout. C'est son exécution qui est cauchemardesque.
Pour ma part voir ce film ne fut pas une très grande expérience. Connaissant trop celui-ci avant de l'avoir vu, chaque scène censé être WTF ne me fit aucune surprise..."Tiens c'est la scène du toit" "Ah d'accord, la fameuse réplique sur le cancer" etc etc. Trop en savoir sur le film avant de le voir en gâche totalement le plaisir. Et surtout l'effet de surprise que l'on est censé avoir devant tant de médiocrité. Seules deux choses m'ont donc touché (car inconnues pour moi) : la scène du magnétophone/cassette audio dans le salon et les cuillères...références qu'il à fallu que j'aille comprendre en faisant quelques recherches car je ne les avait personnellement pas remarquer (j'ai donc dû revoir le film pour capter cette ubuesque histoire).
 
J'ai regardé le film alors que j'étais en train de lire "The Disaster Artist".
Il s'agit d'un livre publié en 2013 au États-Unis écrit par Greg Sestero (et le journaliste Tom Bissel). Greg Sestero est l'acteur qui incarne Mark - l'amant - dans The Room. Il s'avère que son implication dans ce désastre et dans la carrière de Wiseau fut bien plus importante que ce qu'on croyait, qu'il était bien plus qu'un acteur de seconde zone engagé sur un mauvais film...
 
 The Disaster Artist, le livre
 
San Francisco, 1998. Alors que la France vient de gagner la coupe du monde de football, un tout jeune apprenti comédien va faire la rencontre qui va changer le cours de sa vie. Il suit des cours de théâtre où sa timidité ne parvient pas à disparaitre sous son envie de jouer. Il doute et se demande si il ne va pas se contenter d'être ce beau mannequin qui ne parle pas. C'était sans compter sur ce drôle d'autre élève, à l'allure de pirate, qui un jour va monter sur scène pour jouer un extrait "D'un Tramway nommé Désir". Il est terriblement mauvais. Sans un regard ou la moindre attention pour sa partenaire. Il se ridiculise devant toute l'assemblé qui rit de lui. Il n'en à cure et se permet même de reprendre la directrice qui tente de l'orienter (sous les hoquets de stupeur de la salle): "Excuse moi, je peux te corriger?" ose t-il lui dire.
Le jeune comédien timide est fasciné. Cet homme n'a peur de rien. Il ne connait pas la peur du public, le sentiment de honte. Il est son antithèse. Il est celui qu'il doit devenir pour accomplir son rêve. De manière maladroite il lui demande à pouvoir jouer une scène avec lui. Le pirate lui lance un drôle de regard, mi suspicieux mi enjoué.
C'est le début de l'aventure de leur vie. Le jeune homme timide se nomme Greg Sestero. Le pirate prétends s'appeler Tommy Wiseau.
 
Le livre "The Disaster Artist" est passionnant. C'est un témoignage fort et vibrant de ce qu'est le parcours d'un jeune comédien dans l'enfer d'Hollywood. Couplé à une incroyable histoire d'amitié-haine avec une personnalité ô combien dérangeante. Car ne nous y trompons pas: Tommy Wiseau est un être qui peut se révéler tout autant fascinant que terrifiant. La relation entre les deux hommes est le c½ur du livre. Se nourrissant l'un l'autre, se créant l'un l'autre, se détruisant l'un l'autre.
 
 
 
 
De leur rencontre à San Francisco à la Première de The Room à Los Angeles, le parcours de ce duo est pour le moins atypique. Devant la difficulté pour eux à pleinement démarrer leur carrière (plus pour Tommy que pour Greg qui parvient à avoir quelques contrats ici et là) le fantasque Tommy décide de créer lui-même son propre film. The Room. C'est tout ce parcours que propose de nous faire suivre Sestero, n'hésitant pas à décrire dans ses lignes toute la vérité sur son parcours avec Tommy. Le meilleur mais également le pire. On est scotché, parfois choqué. On rit et on grimace devant les péripéties abracadabrantesques du livre. Le récit du tournage lui-même est un véritable document de cinéma (ou de non-cinéma) tant on est plongé dans les méandres de ce film fou. Tout les mystères trouveront une explication, y compris celui des cuillères.
 
Un livre à la limite de l'incroyable sur un film qui l'est tout autant. Lors de la sortie du bouquin aux State, un jeune acteur avait signé un papier pour Vice sur son amour pour The Room et ce bouquin. Dans la version française du livre, édité pour la sortie du film, on retrouve ce texte (traduit). Il s'agissait d'un texte de James Franco...
5 ans plus tard, son adaptation sortirait sur les écrans.
 
 The Disaster Artist, le film
 
 
James Franco incarne Tommy Wiseau et son frère Dave Greg Sestero. L'histoire suit la même trame que le bouquin dont il est tiré (en raccourcissant grandement le récit pour éviter les redites etc...). La principale différence entre les deux ½uvres (livre et film) tient dans le ton employé: là ou le livre dévoile sans atours les cotés obscurs de Tommy, le film est d'une bienveillance infinie pour le bonhomme. Et cela pourra étonné ceux qui comme moi ont lu avant de voir. D'un type au caractère vampirique parfois malsain on passe à un mec orgueilleux qui parfois devient vaguement grognon. Fini les coups bas, les remarques vexantes et autres vacheries envahissantes...Tommy devient un être certes toujours fantasque mais pas du tout flippant. Malgré cela, c'est un plaisir de voir reconstitué en 'live' certains de leur moment de vie, comme cette lecture improvisé en plein restaurant ou cette incroyable scène d'ouverture. Les références à The Room sont plus factuelles, plus visuelles mais j'ai envie de dire c'est normal, c'est un peu quand même ce qu'on attends du film.
Toujours dans cette volonté d'adoucir le destin du film et de son metteur en scène, le climax durant la Première qui transforme métaphoriquement en une seule séance ce qui s'est réellement passé en 10 ans. Très gros raccourci mais qui s'explique une fois de plus par le média.
Au final j'aime beaucoup le film - même si il est une version hyper aseptisé et romancé du récit original - il fonctionne plutôt bien. Cependant il faut connaître un peu l'univers du film avant de se lancer...les néophytes total de The room ne verront là rien de plus qu'un énième délire de James Franco sans grand intérêt.
 
 
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Drôle de destin tout de même pour The Room, d'abord navet condamné à l'oubli avant de devenir nanar culte qui donnera suite à un "livre-vérité" qui sera lui-même adapté au cinéma...
Et n'oublions pas l’adaptation vidéoludique (on est quand même sur Gameblog) qui parait-il promet lui aussi quelques moments d'absurdités rigolotes.
 
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Il y a eu un monde avant Mickey, aussi incroyable que cela puisse paraître vu d'aujourd'hui.
La célèbre souris est tellement ancrée dans les esprits que l'on oublie souvent d'où elle vient, et qu'elle fut son parcours. C'est de cela dont parle Epic Mickey, des origines du personnage.
Et de celui qui était là avant lui.
Sorti sur Wii en 2010 en grande pompe, le titre est un jeu de plate-forme avec une notion de motion-control pour contrôler le pinceau (j'y reviens plus bas). Graphiquement très joli quoique parfois fouillis et maniabilité au poil sauf en ce qui concerne le motion-control (j'y reviens plus bas), le jeu est un développement de Junction Point Studio dont le fondateur n'est nul autre que Warren Spector, créateur du mythique Deus Ex.
Il convient également de citer James Dooley -ancien assistant d'Hans Zimmer - qui compose ici une bande originale absolument fabuleuse, digne des grands films d'animation.
 
 
Fantasia 2010
Je copie-colle ici le résumé du synopsis du jeu tel que visible sur Wikipédia car très bien fait (et tel un élève de 5ème devant faire un devoir sur Jean-Baptiste Poquelin) : Avant même qu'il ne soit aussi célèbre, Mickey entre par accident dans le laboratoire du sorcier Yen Sid, en traversant, de nouveau, un miroir. Le sorcier était en train de créer un monde pour les personnages oubliés de Disney, dont Oswald le lapin chanceux, à l'aide de peinture magique. Profitant de son absence, Mickey voulut essayer, mais créa par inadvertance le Fantôme noir. La souris s'enfuit. Les années passent, et Mickey connait la gloire et la fortune. Un jour, toutefois, il est entrainé de force dans le monde créé par Yen Sid. L'univers créé par le sorcier avait pendant ce temps été dévasté par le Fantôme, avec l'aide du Savant Fou.
Voilà pour le point de départ. Bien entendu, à vous dans le rôle de Mickey de remettre les choses dans l'ordre! Et nous voilà donc parti à travers les niveaux pour ce faire. Très vite on y distingue deux genres distincts: ceux en 3D et ceux en 2D (2,5D pour être précis). Le jeu se compose ainsi: des espaces en 3D qui sont reliés les uns aux autres par des passages en 2D.
Les niveaux en trois dimensions représentent une version sombre et altérée du Parc Disneyland, comme un jumeau maléfique et torturé. Ceux en deux dimensions eux ont pour thèmes les premiers dessins animés de la firme, ceux créés bien avant la naissance de qui que ce soit en vie de nos jours.
Nous sommes guidé dans cette visite par Gus, un gremlin (pas un de Joe Dante, un de Disney!) qui nous suit tout au long du jeu et par Oswald, le lapin chanceux.
 
"Par qui?" demandez vous en ch½ur en lisant ce nom?
Par Oswald, celui sur lequel Walt Disney à expérimenter ses animations au tout début de sa carrière. Celui qu'il à du délaisser pour des problèmes de licence et qui à donc créer par la suite un autre personnage basé sur ses acquis: Mickey Mouse. Si vous souhaitez en connaître plus sur le parcours éditorial assez chaotique de ce cher Oswald, je vous invite une fois de plus à consulter la page Wiki fait sur lui. Je vous préviens c'est un vrai bordel!
Mais quel plaisir de (re)découvrir ce personnage! Transition graphique entre Félix le chat et Mickey la souris, Oswald le lapin possède un caractère plus revanchard et aigri que le trop lisse et naïf Mickey. Il est regrettable qu'il ne soit pas déblocable pour jouer les indispensables parties+! Mais on sent que la firme aux oreilles ronde ne souhaite pas mettre le lapin aux longues oreilles plus en avant que cela, car il ferait clairement de l'ombre à leur mascotte! En farfouillant sur le Net, on tombe sur une communauté de fans qui milite pour qu'Oswald soit présent dans Kingdom Heart III, jeu dans lequel il aurait totalement sa place.
 
 
Mickey Ex Machina
 Le concept du jeu est - aussi incongru que cela puisse paraître - le même que pour Deus Ex. Vos actions et vos choix détermineront l'orientation des événements. Ce choix permanent entre création et destruction est symbolisé par le pinceau magique en votre possession. D'une pression sur la gâchette de la wiimote et la peinture redonnera forme et couleur à votre environnement. Un appui sur le bouton Z du Nunchuk et c'est au contraire du dissolvant qui fera disparaître des pans entiers du décor. Je précise que le principe ne fonctionne que sur des éléments prédéfinis du jeu, n'espérez pas faire fondre l’entièreté d'un niveau!
Dans le même ordre d'idées, les 'ennemis' seront à la merci de votre attitude: si vous les aspergez de peinture, ils deviendront vos alliés, mais si au contraire vous les arrosez de dissolvant alors ils fondront comme neige au soleil. A vous de déterminez le meilleur comportement à adopter. Là encore précision d'importance; le principe fonctionne sur TOUT les ennemis du jeu! Y compris les Boss et sous-Boss! Il est même possible dans certains cas et en scrutant bien les possibilités d'un niveau d'éviter complètement le combat contre le Boss! De ce point de vue là, le concept est vraiment poussé à fond avec une totale réussite.
Idem en ce qui concerne votre relation avec les PNJ. Si vous les aidez, ils vous seront reconnaissants, seront capable d'ouvrir de nouvelles voies, vous éviteront parfois de difficiles combats et vous fourniront abondamment en capsules d'énergie, nécessaire pour avancer dans le jeu. Mais si vous les délaissez ou effectuer les 'missions inverses' (en fonction de qui vous aidez ou non, le gentil ou le 'moins gentil') alors votre parcours sera plus difficile et semé d'embuches.
On en arrive à la limite du concept de mon point de vue: on INCARNE Mickey. La Bonne Âme par excellence. Alors sauf si on se plante ou si vous souhaitez tordre l'esprit du personnage emblématique, on a plutôt tendance à aider son prochain (encore une fois si Oswald était jouable, l’ambiguïté du titre y gagnerait beaucoup!). Mais ceci est le moindre des problèmes car il est temps désormais de faire couler l'encre indélébile sur cette aventure colorée.
 
 
Il pique, Mickey!
 Après avoir passé le coup de peinture, place au dissolvant.
Je commencerai par évoquer la structure même des niveaux du jeu, frustrant au possible. Car le jeu est linéaire avec des missions secondaires spécifiques à certains niveaux!
J'explique par un truc concret: dans le jeu vous êtes amené à croiser trois robots représentants des amis proches de Mickey. A savoir Robot-Dingo, Robot-Daisy et Robot-Donald. Sauf qu'en fait vous ne rencontrez que leur têtes dans un bocal et que ceux ci vous implore de retrouver les autres parties perdues de leur corps robotiques dans les niveaux qui suivront vos discussions. Soit allons-y! Mais si vous loupez une partie robotique dans un des niveaux (souvent relativement bien caché!) bah vous l'avez dans le Baba car IMPOSSIBLE DE REVENIR EN ARRIÈRE! Vous êtes bon pour faire mieux au cours de votre prochaine partie! Frustrant je vous dis! Et il en est de même pour les bobines qui débloquent les deux courts-métrages présent sur le CD: une bobine cachée par niveau 2D. OK. Sauf que dans une partie il n'est pas possible de faire tous les niveaux 2D (en fonction des voies ouvertes comme expliqué plus tôt) et que si vous loupez la bobine d'un niveau là encore vous l'avez dans l'os: vous ferez mieux au prochain tour!
Seuls quelques niveaux (les Hubs des différentes zones du parc) et leurs passages 2D nous y emmenant sont faisables à l'envie. Pour le reste du jeu, il ne faut pas se louper! Et bon personnellement j'ai pas non plus le temps de refaire mes jeux ENTIERS (!) en boucle pour débloquer les bonus ou réussir les quêtes annexes. Alors oui j'avoue que pour les robots j'ai été sur Supersoluce (Bouh! La Honte!!). Au passage le jeu n'a en dehors de cette ignoble contrainte rien de difficile (excepté quelques passages relou et le combat contre le savant fou dans le grenier -> à devenir taré!)
 
Autre point noir lié non pas au jeu mais à la machine: la détestable désynchronisation de la manette. Ô que cela peut me rendre dingue! J'enrage sur cette aberration qu'est la Wii et son concept totalement impraticable de motion-control...Car oui je le dis HAUT ET FORT: JE DÉTESTE LA WII!
Même si bon dans les faits je me suis débarrassé de la console il y a longtemps et joue actuellement sur l'émulateur (?) Wii sur ma WiiU.
 
Enfin j'évoquerai un petit désagrément assez singulier: dans le jeu sont considérés comme 'personnage Disney oubliés' Horace et Clarabelle. Très étrange. Je veux bien croire que le couple ne soit pas souvent au devant de la scène mais de là à dire qu'ils sont 'oubliés', quand même pas!
Ils apparaissent encore souvent dans les BD européennes, j'en veux pour exemple le livre sorti il y a un an environ de Loisel dans lequel ils sont présent!
Horace et Clarabelle dans une BD de Loisel, parue en 2016
 
Bilan
 Jeu étonnant qui dénote un peu des autres titres qui mettent en scène Mickey par son coté caustique (parfois acide) hérité de l'autre personnage phare du titre - et véritable révélation: Oswald. C'est finalement lui qui représente le plus le jeu. Quel dommage qu'on ne puisse l'incarner (peur qu'il prenne l'ascendant sur la souris?). Très bon point au sujet d'une musique envoutante et des thèmes principaux fantastiques (celui d'Oswald <3). Quelques problèmes de caméra récurent du genre et des passages plus crispants que d'autres (rares) n'entravent en rien le plaisir global de cette aventure 'épique'. C'est avec joie que je vais me plonger dans la suite, qui jouit d'une plus mauvaise réputation, je verrai bien.
 
 
Bonus: une vidéo (pas de moi) de Pete Pan, auquel je ne m’attendais mais alors pas du tout! Comme dirait Plume lors de l'annonce de Bayonetta 3: "J'étais pas prêt!"
 
 
 
Et pour finir mon Let's Play presque complet sur le jeu (comme d'habitude l'enregistrement foire à un moment...):

Voir aussi

Jeux : 
Disney Epic Mickey
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De Bric & de Broc Productions (Geekerie)

Et voilà!

Il m'en aura fallu du temps mais ENFIN je sors le deuxième épisode de ma BD-série 'The Program' qui se déroule dans l'univers de GTA V. Grâce au Rockstar Editor bien entendu, véritable merveille qui n'a de cesse de me surprendre...mais aussi avec le Share Factory fourni gratuitement par SONY sur sa PS4, tout aussi merveilleux.

En consultant le premier épisode, je me suis rendu compte qu'il a été posté il y a quasiment une année...Alors que je comptais sortir un épisode par mois j'en sors un par an... Non par paresse ou désintérêt mais tout simplement parce que la Vie n'a que trop peu de temps à m'accorder pour ce genre de distractions.

La vidéo fait tout de même 43 minutes (36 pour la première) alors que je visais les 40. Alors oui je sais il y a largement de quoi couper 3 minutes dans ce fatras, mais au final c'est le rendu le plus potable que j'ai obtenu par rapport à ce que j'avais en tête à la conception et l'écriture. Et le 'temps de lecture' des bulles impose également un certain rythme que je ne peux pas dépasser.

Bien entendu ce n'est pas parfait, bien entendu c'est fait de Bric et de Broc et bien entendu il y a énormément de choses a àméliorer! Mais je pense aussi que l'on sent l'évolution et l'assurance acquise entre les deux vidéos. J'ajouterai également que comme d'habitude ce qui me pose le PLUS de problème c'est le son...un véritable casse-tête! Le mixage est tout simplement affreux, on passe d'une musique assourdissante à une scène quasi-muette. Non vraiment si j'ai un point où je dois progresser, c'est bien celui-là (en attendant le reste).

Sinon dans le genre petit détail que l'on remarque uniquement si on le sait, mais une mise à jour assez récente du Share Factory à intégrer un thème 'Comics' à ses différentes trames, ce qui m'a permis de passer des bulles '8-bits' à des bulles plus BD, que j'ai encore besoin d'apprivoiser.

Voici donc la fameuse vidéo:

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, j'en tiendrai (peut-être) compte pour le 3ème épisode  ; )

 

Bonus: pour les curieux, le premier épisode, encore plus bordélique et expérimental (avec du Lego JP et du Fallout 4 inside...)


Et sinon ici juste un lien pour un court métrage en trois partie mettant en scène un sous James Bond: "Nuit Noire pour Smoking Blanc"

ENJOY !

Voir aussi

Jeux : 
Grand Theft Auto V
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Voilà. Le cap est franchi. Après moult hésitations et tout autant de précautions, je tente l'aventure PS Now. Au vu du catalogue, j'ai sélectionné une quinzaine de jeu qui rentabiliseront l'abonnement mensuel assez élevé (17¤!) à condition bien sur de ne pas s'éterniser sur le service...
Il est bon de savoir qu'étant du streaming, le partage, l'enregistrement vidéo et même les captures d'écran ne fonctionne pas avec les titres issus de ce service. Fort dommage pour quelqu'un comme moi qui apprécie de partager ses Let's Play...
 
Mais trêve de bavardages, le PS Now n'est pas le sujet ici. Voici donc les deux premiers jeux que j'ai terminé via le Netflix du jeu vidéo, et ils ont en commun d'être tout deux des 'jeux à QTE', sans véritable gameplay dans le sens ou tout gamer peut l'entendre. Est ce un bien? Est ce un mal?
 
Jurassic Park The Game
 
 
Jeu Telltale sorti en 2011, (donc pré-Walking Dead) le soft nous narre le destin de la fameuse 'canette de mousse à raser' de Dennis Nedry qui - oui oui - sera au centre du scénario. C'est au travers d'une demi douzaine de personnages que nous vivrons cette aventure sur Nublar Island, durant l'incident survenu pendant le célèbre film.
La particularité de ce titre est qu'il n'est composé uniquement que de phases de QTE (Quick Time Event pour les deux du fond qui ne suivent pas) mélangé à des phases de 'search&click' dans des environnement 3D. Pour être clair: à aucun moment donné dans le jeu vous serez amené à déplacer l'un des personnages à l'écran! AUCUN!
 
 
A la place vous devrez donc soit chercher sur votre écran soit suivre quand elle apparaissent les instructions qui permettront à l'aventure de se dérouler. Ou bien de les louper et mourir. Nous sommes donc bien ici en présence d'un pur récit interactif. A 100%. Vous ne contrôlez en rien les personnages mais bel et bien l'histoire.
Alors que l'on pourrait s'attendre à un profond ennui face à une telle proposition de gameplay, il en est tout autrement! Car la tension qui émane de l'île transparaît sur l'écran et par extension la manette. A tout moment le jeu peut nous demander d'effectuer une action (pression d'une touche, tourner l'analogique dans un sens ou l'autre, maintenir ou marteler une gâchette etc...) et nous oblige de fait à rester constamment sur le qui-vive, tout comme les différents protagonistes virtuels se doivent de l'être pour survivre dans le parc abandonné. Formidable idée qui nous immerge complètement dans l'aventure Jurassic Park: on stresse, on a peur, on se plante, parfois on enchaine les bonnes combinaisons du premier coup et on savoure notre réussite. Puis viennent les moments plus calmes, où l'on ne se fait pas pourchasser et qui permettent de relâcher - mais pas trop - la pression.
 
 
Alors oui, on se trouve bien devant un jeu Telltale et leur problème récurant. Oui le jeu rame à mort quand il doit charger la cinématique correspondante à votre choix. Oui il saccade durant les phases d'actions, ce qui peut agacer parfois et oui - PARFOIS OUI! - le jeu vous prends la tête sur certains passages alors que pourtant vous appuyer sur les bonnes touches dans le temps imparti. Mais si vous faites abstraction de cela - et que vous êtes fan de l'univers Spielberg et des musiques de John Williams - l'aventure vous séduira!
 
Passons désormais au chapitre mondain pour dévoiler quelques petites surprises que j'ai découvert en jouant à ce jeu.
Par exemple saviez-vous que ce personnage (visible dans Jurassic Park)...
...était le père de CE personnage du Monde Perdu?
Oui Oui c'est bien Julianne Moore dans le rôle de Sarah Harding
 
Et poussons plus loin encore, car de fait le héros du jeu décrit plus haut est bel et bien Gerry Harding, père de Sarah. Donc les incarnations suivantes représentent bien Gerry Harding!
 
Sauf que comme vous le voyez, elles ne se ressemblent guère...Et pourtant je vous assure que canoniquement parlant il s'agit du même homme! En fait dans le film, il est incarné par l'un des producteurs, Gerald R. Molen que les développeurs n'ont pas souhaité reprendre comme modèle pour le jeu (allez savoir pourquoi!) mais plus s'inspirer du look du perso dans le roman de Crichton. Là ou cela deviens cocasse c'est que le personnage est aussi présent dans Lego Jurassic World, mais sous l'aspect présent durant le film. Il a d'ailleurs quelques répliques qui sous-entendent sa fille Sarah. On peut donc incarner vidéo-ludiquement parlant ce personnage sur plusieurs jeux, et vivre une espèce d'aventure parallèle au film avec lui! Moi je trouve cela marrant.
Et donc on découvre aussi dans le jeu la demi-s½ur du personnage de Sarah en la personne de Jess. D'ailleurs sachez que Sarah Harding et Ian Malcolm se rencontre durant l'évacuation de l'île au centre médical du Costa Rica, où elle attend sa famille.
 
Beyond: Two Souls
 
 
Le dernier jeu de David Cage auquel j'avais joué c'était Nomad Soul, qui m'avait bluffé par son idée de génie d'inclure le joueur au jeu, scénaristiquement parlant. Malheureusement le titre était sorti 10 ans trop tôt, la technique ne suivant pas l'ambition du titre. Je n'avais pas pu suffisamment entrer dans le jeu à cause de cela. J'étais tout de même allé jusqu'au David Bowie numérique à l'époque...
 
Puis le sieur à sorti d'autres jeux, auquel je n'ai jamais touché pour diverses raisons. J'ai vaguement vu une partie d'Heavy Rain, mais sans plus. La polémique sur ces jeux - qui apparemment n'en serais pas - je l'ai suivi de loin. J'ai toujours était tenté par ce Beyond: Two Souls mais je n'ai jamais eu l'occasion de l'acheter, alors quand je l'ai vu sur le PS Now je me suis dit qu'il était temps.
Et me voilà donc parti avec Jodie et Aiden, parcourant divers moment de leur vie en désordre, pour à la fin avoir une mosaïque assez précise de leur existence. Il faut peut être le préciser mais Aiden est un esprit relié à Jodie, et le jeu nous propose donc d'alterner entre les deux pour parcourir l'aventure.
 
 
 
On se retrouve donc barboté entre pleins de scénettes, très diverses, allant de Jodie enfant explorant sa maison et jouant dans la neige à une mission d'espionnage dans une ambassade en passant par un séjour dans une ferme Navajo en plein désert...ce n'est que petit à petit que l'on reconstitue le puzzle complet, à partir des informations recueillies ici et là au travers des différents souvenirs.
Techniquement c'est superbe rien à redire. Le gameplay si on peu une fois encore appeler cela ainsi est identique à celui de Jurassic Park: du QTE, encore du QTE, toujours du QTE. Cependant ici on peut déplacer Jodie...et c'est là qu'on se rends compte de la faiblesse du titre niveau maniabilité. Le jeu étant pensé uniquement en terme de QTE, on sent que les développeurs ont eu du mal avec du gameplay 'normal': elle se déplace lentement, de manière assez lourde, dès qu'elle tourne c'est un cauchemar elle ne va JAMAIS dans la direction que l'on veut. Cela devient très vite agaçant! Le pire cependant et le maniement de la caméra...elle se déplace à peine; n'est pas du tout libre....et surtout ils ont eu la bonne idée -ironie - de mettre sur le même joystick la caméra et les mouvements d'actions! Cela va être assez pénible de décrire la situation mais en gros les actions du jeu se déclenche la plupart du temps via des points blanc qui apparaissent à l'écran - par exemple un point blanc apparait au niveau d'un tiroir, pour ouvrir ce tiroir il faut diriger le joystick en direction de ce point blanc - sauf que ce même joystick sert également pour la caméra...je ne vous raconte pas le nombres de fois où il y a eu confusion...et énervement. Sans compter les fois où le fameux point blanc fonctionne étrangement...il apparaît à droite de l'écran, à droite de Jodie, vous faites donc droite...mais non vous échouez...deux fois, trois fois. Alors vous tentez autre chose et en fait il fallait faire haut. Pourquoi? Je ne sais pas.
Pareil pour les phases de combat 'au feeling'...du grand n'importe quoi. En gros le jeu se met au ralenti à chaque coup porté ou reçu et vous devez dirigez le Stick dans le prolongement de l'action de Jodie (donc soit porté le coup, soit paré le coup). Cela à l'air logique dit comme çà mais dans les faits c'est totalement non instinctif. Exemple: Un adversaire vous met une droite et vous paré avec vos avant-bras, la vue est de coté comme dans un jeu de baston vous êtes à gauche de l'écran, de quel coté vous bougez le stick pour prolonger - et réussir - l'action? Bah moi non plus je n'en sais rien! Du coup je me suis fait dérouillé dans tous les combats à main nues du jeu...
 
 
Le système de combat du jeu en action...incompréhensible pour ma part
 
De fait la véritable 'caméra libre' c'est Aiden - on le comprends assez vite - et c'est avec lui que l'on arpente les différents décors. Lui se dirige bien mieux car plus aérien (forcément) et sert surtout à sortir Jodie de situations délicates. Il peut - si le jeu le permet - concentrer son énergie pour déplacer des objets (prédéfinis), créer un bouclier de protection pour Jodie (quand le scénario est d'accord)...mais surtout peut prendre le contrôle d'autres personnes (encore une fois uniquement de celles que le jeu à défini...). Vous l'avez sans doute compris mais en fait le titre ne nous autorise à ne rien faire d'autre que ce qui est prévu. Le scénario prévaut avant tout. Alors autant je suis un ardent partisan d'avoir une histoire dans un jeu autant il ne faut pas se laisser enfermer par celle-ci, au risque de ne plus avoir de jeu. Et c'est exactement ce qui arrive ici: Beyond: Two Souls n'est absolument pas un jeu vidéo. Si on doit le juger comme tel , c'est un zéro pointé. C'est par contre un film interactif absolu, où les choix de l'héroïne sont à votre bon vouloir. Doit elle espionner la conversation entre ses parents ou pas? Doit elle réconforter le bon Docteur? Doit elle embrasser le bel agent de la CIA? Doit elle tuer son père adoptif? Doit elle faire la vaisselle avant son diner aux chandelles? (oui oui...)
 
Vous l'avez compris je suis assez sceptique sur Beyond: Two Souls, refroidi par son gameplay qui au final ne sert à rien du tout. On se retrouve devant un film déguisé en jeu vidéo et en ressort une sale impression. Mais pourquoi une recette qui m'a séduite sur Jurassic Park me laisse de marbre ici.
La réponse est simple: le contexte.
Là ou JP est malin dans l'utilisation de son gameplay limité c'est que celui ci oblige à une constante concentration. L'atmosphère est tendue, un fichu raptor pouvant surgir derrière n'importe quel buisson, derrière chaque recoin de couloir. On EST littéralement dans le même état d'esprit que notre personnage.
Mais dans Beyond: Two Souls, ce gameplay à peine moins limité, ne sert aucunement un récit tendu ou lourd (sauf dans les rares scènes de véritable action). Du coup on se retrouve à devoir faire sortir Jodie de son lit en appuyant simultanément sur L1 puis R1, à la faire ranger son salon en bougeant le stick dans le bon sens, lui faire se servir un café en penchant la manette...rien de passionnant. Les rares QTE véritablement importants (ceux impliquant la vie ou la mort d'un personnage) sont en fait assez rare (parfois on ne comprends même pas qu'ils existent...). En clair le récit se déroulera quoique vous fassiez, n'ayant pour contrôle que la réaction de Jodie face aux événements.
 
 
 A la fin seul reste donc le récit. Qui lui se suit sans déplaisir sans cependant être vraiment prenant. A noter que le jeu peut s'effectuer en second run dans l'ordre chronologique, ce qui peut s'avérer sympa. Curieux cependant de comment ils vont bien pouvoir créer une suite, car si suite il y a ils devront soit créée une fin 'canon' au premier soit permettre une suite à toutes les fins possibles...un peu le dilemme de la fin de la saison 2 du Walking Dead de Telltale (n'ayant pas fait la troisième je ne sais toujours pas comment ils l'ont résolu...).
 
En attendant la réponse, je vais poursuivre mon périple sur le PS Now...

 

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