De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 12/02/20 à 11h28

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Le Monde de la Désolation, version parallèle  de l’univers Disney connu, où séjourne les ‘personnages oubliés’ de la firme connaît de nouveau un grave problème : une vague de puissants séismes ravagent la contrée désormais paisible. Pas le choix pour Oswald, il faut demander l’aide de Mickey et de son pinceau magique pour tenter d’endiguer le phénomène ! La souris ‘emprunte’ donc de nouveau l’ustensile magique chez le sorcier Yen Sid pour venir au secours de ses amis. Mais un allié inattendu se propose également au Lapin Chanceux et les habitants de Mean Street : le Savant Fou en personne, souhaitant faire amende honorable. Malgré la réticence d’Oswald, l’ampleur de la tâche nécessite de faire des compromis avec l’ancien ennemi, et voilà donc la troupe qui part à l’aventure pour découvrir le fin mot de ces tremblements de terre afin d’y mettre un terme.



Le Retour des Héros

Nous voilà donc de retour dans cette version torturée du Parc Disneyland aux commandes de la célèbre souris aux oreilles toujours rondes. Je ne vais pas réécrire ce que j’ai déjà eu l’occasion d’écrire lors de mon article sur le premier opus, car la base du titre est strictement la même et vais ainsi pouvoir me consacrer aux nouveautés présentes ici.


J'ai très vite débloqué ces costumes (Tron pour Oswald, Steambot Willy pour Mickey) que je trouve très cools


Le première, et pas des moindres, et l’apparition du mode coopération. Car cette fois-ci ce bon vieux Oswald vous accompagne tout au long de votre périple. Et peut donc être joué par un second joueur. En lieu et place du pinceau, il possède une ‘télécommande’ qui lui permet d’activer ici et là des panneaux électrique (pour enclencher un mécanisme, ouvrir des portes etc…) et possède la faculté de léviter en faisant tournoyer ses longues oreilles (et toujours avec le sourire). Bon pour ma part je n’ai pas pu tester le lapinou sarcastique, et j’en suis fort triste. En mode solo on peut cependant ‘contrôler’ sommairement le bonhomme en lui indiquant quelques actions contextuelles préétablies avec la touche + (« Vient ici », lévitation, active ce panneau…). Petit plus bien utile, il peut réanimer Mickey quand celui-ci est en mode Game Over et lui octroie 3 points de vie qui peuvent faire la différence dans biens des occasions. Toutefois la man½uvre ne fonctionne qui si le lapin rejoint la souris dans le temps imparti. Je suppose qu’en deux joueurs, Mickey dispose également de cette capacité quand c’est Oswald qui tombe au combat.


Les niveaux en 2D, reprenant l’esthétique des vieux dessins animés Noir&Blanc mettant en scène Mickey sont aussi de retour. Mais deux personnages oblige, il y a quelques changements. Déjà, avant même d’entrer le dit niveau il faut sélectionner sur quel plan apparaitra votre personnage : le premier ou le second (sachant que les deux peuvent apparaitre sur le même plan). Les niveaux sont faisables sans aide du second joueur mais obtenir les objets spéciaux nécessite quasiment tout le temps une action contextuelle à effectuer (par exemple faire tomber un objet du fond pour que devant on puisse grimper sur un toit). Or, l’intelligence artificielle ne fait JAMAIS ces actions particulières. L’obtention des objets dans les niveaux 2D oblige donc à jouer à deux pour les obtenir.

Les différentes combinaisons déterminant sur quel plan  quel personnage

Autre nouveauté, et qui pour ma part rends cette suite plus agréable que son ainée, ce sont les voix pour tout les protagonistes du jeu (seul le vieux sorcier était doublé auparavant). Et tout de suite ça a plus de gueule - si vous me permettez l’expression ! Alors oui ça coute de l’argent, oui cela nécessite du travail mais le résultat est tellement plus agréable, plus percutant, plus vivant ! Désormais je citerai la différence entre Epic Mickey 1 & 2 pour faire comprendre l’importance primordiale pour le jeu vidéo moderne de doubler ses dialogues ! Passez des interjections ou des borborygmes du premier aux conversations du deuxième étant une preuve ultime de l’apport incontestable du doublage pour l’implication dans un univers. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, c’est l’un des nombreux points qui pour moi rends Horizon Zero Dawn bien plus puissant qu’un Breath of The Wild (un héros avec le don de la parole bon sang ! Cela apporte de la personnalité, du caractère ! Cela créé une empathie !).
Mais la cerise sur le gâteau du bonus, c’est l’arrivé des chansons. Bon on ne s’emballe pas. Dans les faits seul le Savant Fou pousse la chansonnette…mais de A jusqu’à Z ! Il ne s’exprime uniquement qu’en chantant ! Et ce lors de toutes ses apparitions ! Ce qui déstabilise d’ailleurs beaucoup ses interlocuteurs (la scène ou Oswald, pour lui répondre, doit lui aussi donner de sa voix fait sourire). Ce qui amène donc certaines scènes à devenir des mini-comédies musicales un peu déconcertantes.



On a toujours le Choix

Le principe global de la jouabilité reste identique à la première virée dans ce reflet obscur du monde enchanté de Tonton Walt. Des niveaux en 3D reliés entre eux par des niveaux 2.5D. Chacun des ses niveaux recèlent de missions et sous-missions qu’il vous convient de résoudre à votre convenance. Car comme dans Deus Ex (du même Warren Spector) l’importance des choix et de leur conséquence impacte l’histoire générale. Si pour parvenir à vos fins vous avez dilué la moitié d’un niveau, les conséquences ne seront pas les mêmes que si vous avez repeint des tronçons entiers de ce dernier pour parvenir au même résultat. De même savoir à qui rendre service influera sur votre parcours, chaque individu vous donnant accès à tel ou tel chemin pour continuer votre aventure. Il est ainsi possible de finir le jeu sans même se rendre compte que l’on n’a pas vu plusieurs niveaux.

 Concept-art d'un niveau 2D. Tout le jeu est à l'unisson de cette ambiance pleine de détritus et vieilleries oubliées


Ce principe connaît ses limites dans le fait que le titre propose de collecter tout un tas de bidules dans tous les sens (des Pin’s, des morceaux de tissus, des pièces de métal, des médailles…) mais donc auxquels il est impossible d’avoir accès à l’entièreté en un seul ‘tour de piste’. Comme dans le premier, plusieurs parties sont nécessaires pour collecter tout ce qu’il est possible, et il faut donc à chaque fois tenter de trouver une voie divergente pour bien tout explorer. Fastidieux. Cependant l’ajout d’un ‘mode balade’ après le générique de fin et un meilleur level-design de l’ensemble (qui fait que cette fois-ci on peut revenir dans l’intégralité des niveaux) offre une notion d’exploration bien plus agréable et surtout moins frustrante que dans le 1 (où le jeu était linéaire, si vous loupiez un objet au niveau 3-5, impossible d’y retourner sauf à refaire une partie !)


Mean Street est le coeur du jeu. Et comparé au 1 elle est cette fois-ci coupée en deux, suite au séisme. Ci dessous, l'un des 'visages cachés' à retrouver dans les décors (ici Oswald). Balèze.

Le nombre de commerces sur Mean Street à bien évolué, ainsi que leur ‘monnaies’. Chaque boutique ou presque réclame une devise qui lui est propre. Les classiques e-tickets pour les achats courants mais du tissus pour le magasin de vêtements, des pièces de métal pour que les gremlins s’attèlent aux réparations ou bien des pin’s pour bah euh… le magasin de Pin’s (une pinserie ?). Il y a aussi le musée qui lui demande des objets uniques disséminés au quatre coins du jeu, la salle d’arcade qui exige des pin’s particuliers (mais je n’ai pas réussi à ‘activer’ les bornes…je ne sais pas à quoi sert cette salle) et le cinéma qui lui permet de se rendre n'importe où depuis Mean Street. Sans oublier la photographe qui elle vous demande de trouver les différents ‘Mickey’ et ‘Oswald’ caché dans les décors. Et il y aussi Horace qui en tant que détective privé vous demande de résoudre quelques petites enquêtes à droite à gauche…Bref vous l’aurez compris il y a de quoi vous occuper dans le Monde de la Désolation, et tout cela vous rapportera bien des récompenses. Seul petit problème : Epic Mickey 2 peut se terminer  sans se préoccuper le moins du monde de tout çà…

Exemple d'un décor en mode 'peinture' puis en mode 'diluant'

Ce concept de ‘construction/destruction’ fonctionne d’ailleurs aussi avec les ennemis, qu’il vous est possible de rallier ou d’anéantir selon votre humeur. De même pour les Boss, où il existe à chaque fois deux manières de s’en débarrasser (une ‘bonne’ et une ‘mauvaise’). Le truc c’est que le gameplay n’indique pas vraiment qu’elle est la bonne de la mauvaise…il m’est arrivé une paire de fois de vaincre un de ces gaillards d’une façon que j’estimais ‘juste’ mais qui en fait était la mauvaise…Pas si grave me rétorquerai-vous mais en fait si car cela influe sur la séquence finale et détermine si oui ou non vous avez la bonne ou mauvaise fin (j’ai eu une fin ‘médiane’, sachant que chaque mission annexe apporte également sa propre ‘conclusion’, et que c’est votre apport globale à chacune d’entre elle qui détermine votre ‘score’ final de bonté ou d’hostilité). D’une manière générale, user de la peinture est ‘la bonne voie’ et du diluant ‘la mauvaise’. Logique mais pas toujours si évident…

Les robots Daisy, Donald et Dingo. On distingue nettement dans leur design la volonté initiale de faire de cet univers quelque chose de très sombre, ce qu'on ressent encore un peu...

Maniabilité à la Souris

Parlons technique. Déjà je précise que j’ai joué sur l’émulateur Wii de la WiiU, à la version Wii donc, sorti en 2012. Je n’ai aucune idée de comment se manipule le pinceau sur WiiU, PS3 et Xbox360, et j’en reste bien curieux…(sur PC, à la souris, bien entendu !). Sur un écran HD le jeu pixélise un peu mais bon je ne suis pas quelqu’un de très regardant sur ces aspects-là. La prise avec les mimines est relativement aisée malgré quelques couacs assez récurrents (le double saut qui ne marche pas toujours, la caméra qui se perds un peu) et quelques manip’ se laissent facilement oubliées (je n’ai pas su envoyer un seul gardien de toute ma partie car je ne savais plus comment on faisait…). Et j’ai eu bien entendu quelques déconvenues du coté de la Wiimote, qui parfois était aux abonnées absentes mais qui à l’occasion de cet Epic Mickey 2 m’a offert une nouvelle facette de ces talents énervants, à savoir qu’elle est resté ‘bloquée’ à un point de l’écran lors d’un niveau. J’ai donc du faire mumuse avec la caméra pour placé le pointeur aux endroits idoines afin de poursuivre ma quête. Sacré moment de jouabilité !


Le pointeur, dans ce niveau, resta bloqué sur ce point de l'écran (malgré mes tentatives de reconnecter ma wiimote). Il a donc fallu que je jongle avec la caméra pour pointer ce qu'il fallait. Le plus drôle c'est que je suis sorti de cet endroit pour tout faire revenir à la normale, ce qui fonctionna...mais de retour dans ce niveau, Hop, de nouveau coinçé au même endroit. Avec la Wii, j'ai appris à ne pas essayer de comprendre...


Du coté des mirettes, ce n’est pas désagréable du tout, quoique qu’un peu étriqué et parfois fouillis (‘Fouillis’ est un qualificatif qui résume parfaitement l’expérience globale de ces deux jeux). L’aspect cradingue et l’ambiance de déchetterie qui se dégage de ce monde est parfaitement retranscrit, on est vraiment dans le ‘monde-poubelle’ de la firme gargantuesque. Je ne saurais que trop conseillé de bien observer les décors pour y dénicher des choses étonnantes, comme les Trois Petits Cochons en mode fracassé ou même certains ustensiles de cuisine à l’effigie de princesses célèbres…Comme si tout ce qui avait servi pour modéliser cet univers avait été retrouvé dans une arrière-salle à l’abandon des archives des studios Disney (on me souffle à l’oreillette qu’en fait c’est exactement comme cela que le jeu à été conçu, à partir des vieilles archives auxquelles Warren Spector et ses équipes on eu accès par on ne sait quel miracle, lui-même en reste très étonné). Je tiens à faire noter qu’il n’est fait référence ici qu’aux ‘Vieux Disney’, et encore pas tous. Vous ne trouverez rien sur Toy Story ou bien Raiponce par exemple.
Passons aux esgourdes, les musiques sont très belles mais il est vrai ne marque pas autant que les envolées lyriques du premier (Thème d’Oswald en tête). Elles restent tout de même de bonne facture et proposent quelques variations musicales de morceaux du précédent opus.



Epic Mickey 2 corrige pas mal des défauts de son prédécesseur par une meilleure gestion de son level-design, la possibilité de revenir dans les niveaux pour parfaire leur exploration et toute une armada de collectibles jusqu'à plus soif. Mais ce qui apporte le plus, c’est incontestablement le doublage de toutes les voix, qui confère aux différents personnages une identité plus marqué et au tout un coté plus immersif. Et avouons-le c’est plus agréable que des interjections sans âmes. Il faut souligner aussi l’ajout bienvenu d’un mode deux joueurs, que je n’ai malheureusement pas pu tester, mais qui à mon humble avis fait de ce jeu en mode coopération une expérience parfaite pour un moment de partage parent-enfant.


Bonus: Ainsi s’achève là la saga Epic Mickey, sur un petit cliffangher des familles que je ne révélerai pas mais qui annonçait clairement une suite…qui était bien en chantier avant que Disney n’abandonne la production de jeux vidéo de salon (pour se consacrer aux mobiles et tablettes…) sous le titre…Epic Donald ! Et oui, le troisième épisode aurait dû mettre en scène le canard colérique à Donaldville façon Carl Barks ! Quel dommage mais ce jeu ne verra donc jamais le jour…Tristesse !


Ici un dessin préparatoire pour le regretté Epic Donald

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Est-il vraiment nécessaire de présenter ‘The Walking Dead’ ? Après le comics, après la série, après les jeux vidéos…la licence aux morts-vivant est actuellement l’une des plus connues et apprécié de par le monde. Même si son aura est actuellement sur la pente descendante et que l’on sent que la fin se rapproche à grand pas, à l’instar de l’½uvre-phare qui s’est terminé il y a quelques mois, il n’en reste pas moins que la création de Robert Kirkman reste populaire. Au milieu de tout çà, le studio Telltale pu adapter dès 2012 un jeu vidéo tiré de l’univers. Et nul n’aurait pu prévoir, et surtout pas eux-mêmes, que leur destin serait lié de manière si étroite  à cette aventure chez les rôdeurs…



« GARDE LES CHEVEUX COURTS. »


C’est donc par un beau jour d’avril 2012 que nous avons fait connaissance de Lee Everett et Clementine, dans un état de Georgie ravagé par une invasion de croques-cerveaux. Le repris de justice ayant pris sous son aile la fillette esseulée afin de la protéger en ces moments hostiles. Assez rapidement ils rejoignent un groupe de survivants, avec lequel il faudra composer tant bien que mal. Le danger pouvant survenir de n’importe où, aussi bien des cadavres qui marchent en quête de chair fraîche, des autres groupes potentiellement belliqueux ou des tensions au sein même de la communauté.

Lee veille sur la toute jeune Clementine dans un monde devenu un danger permanent


De fait cette petite description de ce début d’aventure sera valable au cours des quatre saisons. La problématique de la survie de groupe dans un univers apocalyptique restant le socle de base de la saga ‘Walking Dead’. Problématique qu’en tant que joueur vous devrez régler ou tout au moins gérer avec les moyens du bord. Car formule Telltale oblige, vous serez amené à faire des choix. Cornéliens. Et disons le tout de go, il n’y aura jamais de ‘bonnes réponses’ à un problème. Vous aurez le choix entre une ‘mauvaise solution’ et une ‘solution mauvaise’, avec pour résultat de devoir assumer la conséquence de ses actes. Sauver tel individu au profit de tel autre vous amènera remerciements de certains, ressentiments des autres. Apportez votre soutien à telle décision vous apportera les grâces de quelques compagnons mais aussi les foudres du reste. Il faut donc jauger, et ce très rapidement, de l’option la moins pire à mettre en place pour assurer vos arrières sur le court et le long terme. Pas si évident.

Les Choix, vendu comme essentiels mais qui dans les faits ne changent pas grand-chose


Notion gameplay, le jeu se présente sous forme d’un ‘Clic’N’Play’ de l’ère moderne. On déplace notre protagoniste dans le décor mais l’entièreté des actions se fait via un pointeur qu’il faut amener sur différents éléments du décor pour déclencher telle ou telle man½uvre (ouvrir une porte, fouiller un meuble, pousser une voiture, décapité un individu…). Une certaine dextérité est requise lors des phases mouvementées pour saisir et effectuer les différentes tâches dans le temps imparti, ou c’est la mort qui survient. Celle-ci vous ramène alors au début de la séquence, et ce jusqu’à ce que vous la réussissiez. Le déplacement au sein des décors est assez limité, nous ne sommes pas dans un univers en trois dimensions conventionnel mais dans un entre-deux compris entre les vieux ‘point&click’ et les prémisses de la 3D d’aujourd’hui. Songez à Resident Evil Code Veronica : des plans fixes mais qui pour certains possèdent des mouvements de caméra fluide et aériens. Cela change lors des phases d’affrontements libres au cours de la dernière saison qui voit alors des phases ‘à la Resident Evil 4’ pas facile du tout (Imaginez Leon qui ferait 1m50 et n’aurait qu’un couteau pour se défendre). Surprenantes et très stressantes !

Certaines phases sauront vous faire stresser un maximum


Visuellement, je trouve l’ensemble très beau et assez proche de l’esprit de la BD (important : le jeu Telltale se passe dans l’univers du comics et pas du tout de la série !). Au fur et à mesure des saisons les graphismes se peaufinent ou se différencient par quelques petites touches techniques. Autant les deux premières sont assez proches (même si on perçoit l’amélioration visuelle) autant les deux dernières possèdent véritablement leur propre identité graphique. Du coté des musiques, on est dans le ton : mélancolie à tous les étages ! Le thème principal est juste magnifique (Alive Inside). Des chansons sont présentes dans chaque générique de fin plus une dans l’opening de la saison finale.

Graphiquement il y a une vraie patte, avec l'envie de se raprocher du style 'comics'


Les trois premières saisons sont en VOstFR, ce qui peut parfois causer un trouble quand trop de textes s’affichent à l’écran (le dialogue de tiers plus le choix que vous devez effectuer rapidement). Mais bonne surprise la dernière saison est doublée en Français ! Et tout de suite le confort de jeu s’en trouve amélioré. Toutes les voix sont de bonnes factures (en VO et VF), aucune fausse note de ce coté-là.

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« TOUJOURS.PAS.MORDUE. »


Abordons maintenant celle par qui le succès est arrivé. Clementine. À l’époque de la fin de la saison une, sur ma 360, j’espérais de tout c½ur que l’on puisse incarner la petite fille dans la suite. Mais je n’y croyais pas une seconde. Pensez donc : on incarnerait une fillette de 9 ans dans un monde de morts-vivants violent et crade. Où elle serait bien obligé de se défendre, c'est-à-dire commettre des actes sanglant, voir meurtriers. Impossible, tout simplement.

Les relations avec les membres des différents groupes occuperont une bonne part du jeu


Et pourtant Telltale l’a fait. Il faut faire honneur à leur courage d’avoir su imposer comme héroïne d’une série horrifique une gamine à couette, certes téméraire et combative mais qui reste une petite fille de 10 ans avec ses doutes et ses incertitudes. Cette cousine d’Ellie que l’on voit grandir au cours de ces quatre saisons (qui s’étale sur une dizaine d’années) et à laquelle on s’attache beaucoup (pour ma part la seule à laquelle je me suis attaché, mais j’y reviens plus bas) est au centre de cette vision vidéoludique de Walking Dead, bien loin d’un Rick Grimes ou d’un Daryl Dixon.

Franchement pas évident de rendre crédible ce personnage, de la rendre plausible au vu de son environnement. Mais pourtant ça marche. Même si parfois le trait est un peu trop forcé, surtout en saison 2 où du haut de ses 11 piges elle devient limite le leader de son groupe de bras cassés (elle sera d’ailleurs la seule à s’en sortir…), les adultes se tournant systématiquement vers elle pour valider une prise de décision. C’est compréhensible d’un point de vue ‘jouabilité’ mais cela aurait été tout aussi intéressant de justement la voir subir sans rien pouvoir dire les choix parfois stupides de ses compagnons (bon en fait elle subit pas mal leurs idioties…et leurs travers malfaisants). Mais elle est également d’une bravoure sans nom, qui parfois glace d’effroi tant le décalage entre son âge et ses actes est énorme. Il faut la voir dans la saison 3, où elle est au summum de la ‘Bad-Ass Attitude’, sorte de fille cachée de Max Rockatansky et Sarah Connor, affichant une détermination sans faille et un courage qui laisse pantois (à sa place je me ferai pipi dessus constamment…bon, à sa place je n’aurai pas passé la saison 1 de toute façon…soyons lucide). On la retrouve plus enfantine dans la saison 4, relecture à la sauce ‘Georges Romero’ de Peter Pan. Plus mutine mais aussi plus affirmée, plus aguerrie – même si elle commet aussi son lot d’erreurs, et qui n’en commettrait pas dans de telles situations…
En tout les cas, cette petite bouille innocente est devenue l’une des nouvelles icones du jeu vidéo, chose que les gens de chez Telltale eux-mêmes n’auront pas vu venir. Un personnage décalé, aux antipodes de ce à quoi on s’attend dans un univers si crépusculaire. Comme quoi il faut parfois savoir appréhender un genre depuis la fenêtre d’en face…



« LES CHOSES CHANGENT. MAIS ÇA VA ALLER. »


Petite analyse sur l’ensemble des saisons au global, qui dans les faits fonctionnent comme les vers d’une poésie. Avec réminiscence, rappel et rimes à plusieurs niveaux. Déjà au niveau des personnages que l’on incarne. D’abord Lee puis Clementine, ensuite Javier et retour à Clementine. Avec en guise de petites mélodies thématiques des flashbacks où l’on incarne la jeune fille en saison 3.

Cette anthologie propose en option un filtre 'Encre' pour les premières saisons. Mais je trouve cela très moche


La saison 1 et la saison 3 se font écho à travers le fait que l’on incarne par deux fois un homme devant protéger ses proches, avec toutefois des oppositions marquantes. Lee protège une gamine qu’il considère comme sa fille (et elle comme son père, car il lui ressemble beaucoup) là où Javier lui est en charge de sa véritable famille. Les deux on un sens de la justice aigu mais là ou Lee paye pour son crime ‘pré-apo’, Javier lui trouve l’équilibre et une certaine forme d’harmonie. Il y a bien comme un parallèle mais avec une vision différente des choses, un effet miroir. Dans ces deux saisons, Clementine apprends auprès de ces deux ‘figures’, elle ‘grandit’ à travers eux et leurs enseignements. Elle se fait d’ailleurs couper les cheveux par chacun des deux dans des scènes qui se répondent, ce qui renforce l’analogie entre les deux protagonistes masculins. Enfin les saisons impaires sont des histoires finies, avec une fin marquée qui n’appellent pas à une suite. L’histoire de Lee prend fin comme cela, celle de Javier comme ceci. Point barre.


La saison 3 est ma préférée. J'ai beaucoup aimé les frères Garçia, leur oppositions, leurs rapprochements. Leur relation est très finement amenée. Les flashbacks sont bien écrits, les personnages secondaires ou tertiaires sont attachants (surtout Kate <3). Il y a de plus un coté 'Mad Max/Rage' dans ces épisodes qui n'est pas pour me déplaire. Non vraiment j'aime beaucoup ces 5 épisodes.


Les saisons 2 et 4 elles nous voient aux commandes de Clementine elle-même, avec Aaron Junior encore en gestation au cours de la deuxième et petit garçon qui grandit trop vite dans la quatrième. Dans chacune d’entre elle on retrouve un membre du premier groupe du motel (Kenny et Lilly) qui revient dans l’épisode 2. Elle peut soit les tuer soit les laisser en vie en fin de saison (je n’ai tué ni Kenny ni Lilly dans ma partie). Très vite son expérience et son caractère font d’elle un membre important puis la cheffe du groupe qu’elle rencontre. Très vite les ennuis commencent en grande partie dû à sa présence. Cette saison finale rappelle par ailleurs aussi la première, en inversant les rôles, Clementine passant de celui de la protégée à celui de la protectrice, avec AJ en gamin ‘turbulent’. La conclusion dans la grange au carillon étant une scène miroir évidente de celle de la bijouterie…


Un mot sur AJ que l’on incarne au cours de l’épilogue, comme passage de témoin et symbole de la vie qui continue malgré tout. Je dois confesser ne pas DU TOUT aimer ce mioche. Mais alors vraiment pas ! Il est évident qu’il s’agit d’un futur fou dangereux, sans conscience stricte des notions de bien ou de mal. Mais en même temps il est un pur produit de ce Monde Nouveau, cruel et impitoyable. Il ne sait rien du Monde d’Avant, comme l’atteste cette scène où il demande ce que représentent les figurines de pompiers ou de policiers (« C’est quoi un Policier ? », peut-être un clin d’½il à Rick ?). Il ne connaît que la loi de la survie, la loi du plus fort, la loi des flingues. Ce petit est vraiment flippant (comment Clem peut-elle le trouver mignon ? Même les autres gosses sont conscients de sa dangerosité !).

J'ai du mal avec Aaron Junior...


« BAH QUOI ?! J’AI TIRÉ DANS LA TÊTE… »


Mais mon non-attachement à AJ n’est sans doute qu’un prolongement de mon non-attachement à l’ensemble des personnages de l’univers de Robert Kirkman. Car le concept même de son ½uvre fait qu’il m’est impossible de m’y attacher à qui que ce soit. Et c’est là qu’on atteint pour moi les limites de Walking Dead.
Dès le départ, et des mots même de son créateur, The Walking Dead devait narrer dans un Univers apocalyptique de morts-vivants les péripéties de son héros Rick Grimes ‘jusqu’à sa fin’. Belle manière de dire ‘jusqu’à ce qu’il meurt’. Et là pour moi un hic. Un univers ou son héros même est destiné à mourir est pour moi un univers qui ne rime à rien. Un truc sans intérêt. Un récit ou la grande majorité des personnages secondaires finissent pas être tuer d’une manière ou d’une autre ne mène chez moi qu’à une seule réaction : pourquoi je m’intéresserai à eux si il meurt tôt ou tard ? « What’s the point ? » comme disent nos amis anglophones. C’est pour cela que j’ai arrêté de lire les comics. C’est pour cela que j’ai arrêté de regarder la série. Cela n’a pour moi pas le moindre semblant d’intérêt de suivre des personnages voués à la mort.

Certaines mises en scène sont très réussies


On en revient au jeu. Là ou tout le monde ou presque fut ému à la conclusion de la première saison, celle-ci ne me fit ni chaud ni froid. Tout simplement car connaissant le principe je savais depuis le début quel destin attendait notre bon Lee. C’est le contraire qui aurait été surprenant ! Mais là n’est pas vraiment le problème. Le problème c’est dans l’aspect relationnel avec les autres personnages, les fameux ‘Untel se souviendra de votre soutien’ ou ‘ Quidam3815 à noté cela’…car cela ne présente en fait pas le MOINDRE intérêt ! Vu que de toute façon, comme dans la BD et comme à la TV, ils vont TOUS MOURIR !!
Je veux dire parfois quasi juste après ! Il arrive fréquemment que dans le jeu un personnage approuve votre décision pour se retrouver à l’état de décéditude 10 secondes seulement après vous avoir apporté son soutien…encore une fois : quel intérêt ? On se contente alors juste de choisir entre untel et untel sans plus de passion que cela, vu que de toute façon cela amènera quoi qu’il arrive à des tensions dans le groupe et que par extension ces mêmes personnes finiront aussi tôt ou tard par passer à trépas.
Et c’est donc là que l’on en revient à Clementine et à la force de ce personnage. Car de la même manière qu’elle est en décalage avec les héros habituels du genre, elle pouvait aussi être en décalage avec la fatalité entourant tous ceux de son monde. D’où suspens. D’où peur. D’où angoisse. D’où envie de suivre son aventure jusqu’à son terme pour connaître son destin. D’où attachement ! Contrairement aux autres dont on connaît l’issue. J’avoue avoir frissonné lors du final de la dernière saison, ne sachant justement (enfin !) pas à quoi m’attendre. En fonction du sort réservé à la jeune femme mon opinion sur le jeu aurait basculé d’un coté ou de l’autre (Et oui !).

Passons à l’épisode de la technique. Il convient de séparer cet aspect en deux périodes distinctes, que ceux ayant suivi les aléas de production vont très vite saisir. De la première saison à l’épisode 1 de la saison 4 il n’y a rien à redire sur le chapitre de la programmation, en dehors de quelques phénomènes de scintillement épars (une affiche par ici, une feuille d’arbre par là, un immeuble au loin…). Rien de gravissime.
Mais pour les trois derniers épisodes…Ouille-ouille-ouille !! On sent clairement que les déboires du studio on pesé sur leur travail (On le serait à tout le moins !). Les ‘tests’ pour corriger les dernières petites erreurs on été clairement zappés, des chargements de séquences incompréhensibles apparaissent et surtout présence d’un bug de textures sur les personnages durant une bonne vingtaine de minutes au cours de l’épisode 2  ne laissant apparaitre que leur silhouette !

Un énorme bug au cours de l'épisode 2 de la dernière saison donne un aspect 'statue de Bronze' aux personnages. En fait c'est un problème "d'éclairage": dès que les enfants passe dans un espace lumineux tout rentre dans l'ordre mais dès qu'il y a de l'ombre les textures disparaissent...Effet garanti...

Autre souci avec cet exemple parmi d'autre (mais le plus marquant). Le jeu s'embrouille les pédales et lance une séquence 'parallèle' qui dans ma partie n'a pas lieu d'être. Donc il la lance 'à moitié' avant de reprendre le fil normal de ma version...animations, décors, dialogues...tout paraît étrange dans cet extrait!


Mais peut-on vraiment leur reprocher cela ? Au vu de l’histoire du studio ? Qui je le rappelle à subitement fermé ses portes peu après la sortie de l’épisode 2, laissant pas mal d’employés sur le carreau et des millions de fans éplorés. Après des mois dans l’expectative, c’est Skybound, la boite de Kirkman, qui sauva la situation dans une man½uvre de la dernière chance en créant sur les cendres du studio le collectif ‘Still.Not.Bitten.’, afin de finaliser les deux derniers épisodes. Et quand on remet les choses en perspective, et bien le travail effectué sur cette fin de série se révèle honorable. Il y a bien quelques déconvenues ici et là mais dans l’ensemble le boulot est fait. Et il faut savoir apprécier ce qu’on a : ‘The Walking Dead, a Telltale Series’ a pu se terminer. Sachons remercier ceux qui se sont battus dans l’ombre pour que cela puisse arriver. D’ailleurs un court documentaire présent sur la galette de cette édition complète revient sur ce parcours semé d’embuches (malheureusement il possèdent un décalage des sous-titres FR…).

Le collectif avait pour objectif de terminer la série. Depuis Telltale est - à l'instar des rôdeurs - revenu à la vie...l'avenir nous révélera son destin. La suite de 'The Wolf Among Us' à été annoncé il y a peu...

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The Walking Dead la série jeu vidéo, l’histoire de Clementine dans cet univers apocalypse Zombie, restera la grande ½uvre de Telltale. Alors oui il s’agit d’un genre de jeu particulier, bien loin des Triple AAA en monde ouvert à la Rockstar ou Horizon Zero Dawn et l’on peut comprendre que beaucoup ne saisissent pas l’engouement pour ces titres ou la jouabilité n’est pas l’alpha et l’omega de l’aventure. Nous sommes ici devant un titre dit ‘narratif’ ou l’histoire contée reste au centre du jeu. A bien y réfléchir il s’agit ni plus ni moins que d’une version vidéoludique de ‘livre dont vous êtes le héros’, ou vous orientez les choix de votre personnage pour le pire ou le encore plus pire. Et même si l’arc principal ne variera pas en fonction de vox choix, ce sont surtout les à-côtés qui eux s’ajusteront à vos décisions. Et qui en fait forgeront non pas le récit mais en vérité Clementine elle-même. En ferez-vous une guerrière sans pitié, un monstre sans sentiment ou une bonne âme essayant de faire de son mieux ? Et quelles notions inculquerez-vous au petit bonhomme sous votre charge, dans un univers où la mort peut surgir derrière chaque buisson, chaque poubelle ? Sans doute est-il la le véritable thème de Walking Dead et de ses innombrables choix qui semblent futiles : quel héritage laissons nous derrière nous ? Quelles valeurs devons-nous transmettre à ceux qui nous survivent ?
Des questions qui ne se posent pas uniquement dans le cas d’une apocalypse il me semble…

Je n'ai jamais fait l'épisode spin-off sur Michonne, je le ferai peut-être un jour...Par contre j'avais pu faire celui nommé 400 jours à l'époque sur 360, et il ne m'a pas laissé un grand souvenir. Le retenterai-je? On verra...

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En vingt ans d’existence, John Blacksad le détective privé à su se faire une place au soleil dans le monde (trop) prolifique de la Bande dessinée, devenu en cinq albums un personnage incontournable du média Franco-belge, bien qu’il soit une création 100% espagnole. On le connaît en Amérique, on le connaît au Japon (vu par moi-même des exemplaire des premiers tomes dans chacun de ces pays), un jeu de rôle lui est même consacré. On le connaît partout. On le respecte partout. Alors quand l’annonce d’une adaptation en jeu vidéo fut annoncée, le fan que je suis fut ravi de cette nouvelle. Pendulo Studio, connu pour leur série de jeu Runaway, développe le titre, d’après une idée originale par Ys Interactive (à ne pas confondre avec Ys Net, le studio de Yu Suzuki), et sera distribué et promu par Microids. Les nouvelles semblaient donc de bonne augure. L’attente parut longue et parsemée d’embuches avant de pouvoir enfin poser la papatte sur cette aventure 3D. Mais sans doute ne le fut-elle pas assez…


LA NUIT TOUT LES DÉTECTIVES SONT GRIS


Un matin comme un autre, la femme de ménage d’une petite salle de boxe embauche et découvre avec effroi le cadavre pendu de Joe Dunn, le gérant. Quelques jours plus tard, la fille du défunt, Sonia, engage Blacksad pour retrouver Bobby Yale, poulain de son entraineur de père, qui a mystérieusement disparu depuis le suicide. Celui-ci doit participer à un combat contre la star actuelle de la boxe Al Stone d’ici une quinzaine de jour, dont les retombées financières seront indispensables à la survie du club de sport…Entre les obsèques organisé par Sonia, qui ne fréquentait plus son géniteur depuis des années et la recherche du jeune chien fou à l’absence plus que suspicieuse, John se lance dans une enquête qui promet bien des révélations et des rebondissements, dans un milieu sportif très clair-obscur. Enquête qui fera une fois de plus une large place à la noirceur de l’âme…

Tout débute quand Jake le pote boxeur de John amène Sonia Dunn pour une affaire


Nous voilà donc dans le rôle du chat, devant interroger les divers témoins et inspecter les différents lieux afin de faire avancer son investigation. De fil en aiguille, on fait des liens via un menu de déduction apparemment très semblable à ce qui se fait dans les jeux Sherlock Holmes. Nouvelles pistes qui amènent à de nouvelles interrogations, desquelles découlent de nouvelles questions à poser à de nouveaux témoins. Puis quand un interrogatoire ou l’inspection d’un lieu nous mène vers une nouvelle scène, rebelote jusqu’à la résolution de l’affaire. Gros résumé car bien entendu entre-temps interviennent quelques malencontreuses embuches et tout autant de mauvaises rencontres. Le match alors en suspens ne faisant pas les affaires des bookmakers et autres parieurs des bas-fonds de la ville. Très vite Blacksad se trouve confronté d’une part à un petit mafieux qui vit de l’argent des paris et d’autre part au syndicat des entraineurs, qui ne voit pas d’un bon ½il le protégé d’un indépendant vivre un grand match. Au milieu de tout ce beau monde virevolte une galerie de sportif plus ou moins célèbre, dont la chouchoute de l’Amérique Helen Moore joueuse de tennis émérite, qui sort justement avec l’adversaire de Yale pour le combat tant attendu, Al Stone, un imposant taureau. Et pour épauler notre solitaire héros, on retrouve Weekly le journaliste, toujours aussi…enfin Weekly quoi.
D’ailleurs la présence du reporter du ‘What’s News’ permet de situer chronologiquement l’intrigue. John connaît le journaliste, ce qui la situe donc après ‘Artic-Nation’ mais pas Alma Meyer qu’il rencontre dans ‘Âme Rouge’. Un raisonnement poussé (qui me donna un sacré mal de crâne) me permet donc de situer Under The Skin entre les tomes 2 et 3 de la série (j’ai donné mon maximum).

Parfois les questions les plus anodines permettent d'en révéler beaucoup...


Retour sur le lieu du crime. Le jeu est en 3D, avec caméra fixe (mais pas statique) et propose des environnements certes pas fantabuleux mais dans le ton des années 50. On y dirige donc notre matou en imper et dès qu’il s’approche d’un objet utile à l’enquête ou intéressant une icône apparaît pour voir de plus près de quoi il s’agit. Nous avons alors droit à une remarque de notre sarcastique héros à moustache, et en fonction de l’importance ou de la pertinence de cette découverte, nous obtenons une nouvelle note dans le carnet, élément indispensable à toute enquête en bonne et due forme. Mais la plupart des infos proviendront des dialogues, assez nombreux et relativement bien doublés (fais le jeu en français). Des choix de réponses sont proposées, au joueur d’identifier celle qui lui apporteront le plus de réponses ou le sortiront de l’embarras.

Ces derniers temps entre Blacksad, Ryo Hazuki et Lewton j'ai l'impression de voir des carnets partout...
 
Question difficulté, en dehors d’une mécanique de gameplay qui m’a posé problème au tout début (Comment on quitte le gymnase pour aller au bureau ?) je n’ai jamais été bloqué plus de trois minutes sur une énigme. Il suffit de cogiter un brin et de bien étudier le décor pour surmonter les obstacles. Le jeu, bien que se déroulant dans un univers anthropomorphique, reste logique et réaliste. On est à des années-lumière des énigmes tordues et invraisemblables de la grande époque des jeux Lucasfilm, des Discworld ou de la saga ‘The Journey’. Et pour moi cela est un point très positif !

 Le gymnase sera au centre de l'affaire et vous y reviendrez souvent.


Et il faut bien avouer que ce n’est pas loin d’être le seul. Car des problèmes ô que oui j’en ai rencontré. Des masses. Tellement qu’il me faut consacrer tout un chapitre sur ce sujet…


CHAT NOIR


Je ne suis pas un grand joueur, je suis loin d’avoir joué à autant de jeu que d’autre, plus mordu que moi. Mais en trente ans de pratique, j’en ai quand même vu passer pas mal des jeux vidéo. Blacksad Under the Skin me restera en mémoire comme le pire que j’aurai joué en terme technique. Le seul mot pour décrire l’ampleur de la catastrophe est APOCALYPTIQUE. Rien ou presque ne fonctionne en terme de programmation là dedans. Quand je vois ceux qui se plaignent de la faiblesse technique de Shenmue III je me dis que jamais il ne survivrait mentalement devant le jeu au chat-détective.

Mon coffret collector, ou tout est peaufiné dans les moindres détails...excepté le jeu.


Alors précisons tout de même le contexte. Il s’agit de l’édition collector, acheté sur le net et à laquelle je joue sur une Playstation 4 de première génération (dites ‘Fat’). Ci-après une liste non-exhaustive des bugs et autres inconvénients rencontrés au cours de ma partie.
- premièrement, ma première session de jeu à été effectué sans le patch Day-One. Certaines textures absentes, musiques qui ne se lancent pas 90% du temps, Dialogues décalés et/ou absents régulièrement. Chargement des décors en 15 secondes, après qu’il soit pourtant affiché à l’écran (textures grises, puis on voit apparaitre les différentes couches successives avant le rendu ‘a peu près’ final), certains décors ne se terminent jamais de s’afficher correctement, je pense notamment au toit du gymnase et plus particulièrement au panneau publicitaire qui restera en résolution basse définitivement. Les menus eux aussi qui souffrent à s’afficher, laissant passer parfois une bonne minute avant que l’on puisse y naviguer avec peine. Tout ceci seulement pour les premières 20 minutes de jeu. Devant cette effroyable débâcle j’ai tout simplement abandonné ma session, tout installé comme il faut et relancer une partie depuis le début. Dit autrement, sans connexion internet pour mettre à jour le jeu, il est injouable. Et donc par définition invendable en l’état.


Malgré les mises à jour, d’autres problèmes ont persisté, et pas des moindres.
- Le plus incroyable pour moi reste l’absence de certains murs invisibles, qui font que John Blacksad peut marcher indéfiniment dans des ‘non-décor’. Vraiment surprenant.


Alors, petite explication. Ce plan de Blacksad dans la rue pourrait sembler anodin, mais il cache un bien gros problème. Si vous faites sortir John du cadre à gauche (à droite la caméra le suit sur une petite longueur avant de la faire passer à un autre décor) il marche hors-champ à l'infini. Oui oui. Enfin j'ai pas testé à l'infini vous vous doutez bien mais déjà sur une bonne minute. "Comment sais-tu qu'il n'est pas juste bloqué à deux mètres hors de l'écran" me demandez vous? Et bien c'est simple: il faut le faire revenir! Et croyez moi faire revenir un personnage dans le champ quand vous ne le voyez pas c'est pas évident! Et hop au bout d'un moment Ta-Daa le revoilà...comme si de rien était. Le phénomène est également présent à l'autre bout de la rue, mais cette fois en le faisant aller hors-champ sur la droite, dans le décor mentionné plus haut.


 - L’indice du futur. Autre curiosité. À un moment je tombe au gymnase sur un morceau de jean accroché à l’escalier qui mène au toit, avec le chat déclarant ‘Certainement appartenant au cambrioleur’. Hein ?! Quel cambriolage ? J’ai loupé un truc ? Non non, le cambriolage existe bel et bien, mais à lieu plus tard dans le scénario. J’ai donc eu accès à un indice d’un crime pas encore commis. Je suis vraiment très fort !


- Un classique mais toujours dérangeant. Il est arrivé bien trop souvent que des musiques ne se soient pas lancées. Et je ne parle pas uniquement de celles pour instaurer une ambiance mais également des intradiégétiques, par exemple provenant de jukebox ou de lecteur de vinyles. Certains dialogues sont également restés muet, mais à une échelle bien moindre.


- J’ai fini par cesser de compter le nombre de fois où le jeu à planter. Que ce soit une cinématique qui ne se lance pas, une action contextuelle qui ne veut pas venir (laissant notre héros dans une posture grotesque, attendant que la suite de son mouvement veuille bien sortir…) ou bien des choix de dialogues qui bloquent littéralement le scénario (la discussion avec Bobby sur l’escalier de secours que j’ai dû relancer plusieurs fois car mes ‘choix’ stoppait net le game, j’ai dû finir par relancer une enième fois et opter pour d’autres options de conversation, qui ne me convenait pas. Véridique). Chaque plantage signifie de relancer le jeu par le menu - qui lui aussi peut planter (dans ce cas là on repart depuis le menu PS4 ^^) - pour revenir en arrière dans le déroulement de l’histoire. Sans parler des plantages au démarrage, quasi systématique. Consternant.


- Le chariot élévateur. Déjà d’une je ne sais pas si dans les fifties il y avait des modèles aussi moderne (anachronisme possible mais je ne suis pas sur) et surtout le fait que John ne soit modélisé assis non pas dessus mais dedans…avec sa tête et ses oreilles pointues dépassant du siège et ses bras sortant de l’habitacle. J’ai beaucoup ris.

AH! Le chariot. Précisons déjà que - pour une fois- aucune des photos qui ornent cet article n'est de moi, car comme un idiot j'ai tout éffacé dès que j'ai 'terminé' le jeu, y compris mes screenshots rigolos (quel imbécile!). Mais croyez moi sur parole, dans ma partie le chat n'était pas assis là... mais 1 mètre plus bas! Sa tête dépassant à peine du fauteuil et  ses bras pendulant dans le vide de chaque coté de la carlingue. Effet guaranti!

- Les QTE qui ne marche pas. Alors la plupart fonctionnent c’est certain mais d’autres sont clairement foirés. Alors attention je ne parle pas de moi ‘ratant’ des Quick Time Event, j’en ai loupé plein bien entendu, mais bel et bien de quelques-uns qui ne marche pas, y compris des TRÈS IMPORTANT pour l’histoire. Y compris le dernier qui détermine le sort d’un personnage secondaire d’importance ! Je SAIS que j’ai réussi ce QTE, d’une simplicité à toute épreuve (appuyer sur croix en moins de deux secondes, je sais quand même faire çà sur une manette PS4 !) pourtant non le jeu ne l’a pas pris en compte. J’avoue que là j’ai vu rouge. Car cela m’amenait forcément à une mauvaise fin…mais comme de toutes façons…


- J’ai fini Blacksad d’un point de vue jouabilité. Je n’en ai pourtant pas vu la fin scénaristique (l’une des six proposées tout au moins) pour une raison à la fois simple et absurde : jamais la cinématique de conclusion ne s’est lancée. Pas une fois malgré mes quatre tentatives. Quatre fois un écran noir avec une mélodie triste au piano d’une vingtaine de secondes. Puis plus rien. Pas même le générique de fin, rien de rien ! Voilà voilà. Arrivé là, j’ai désinstallé l’intégralité de cette horreur, sauvegarde y compris.

Toutes les rencontres ne seront pas agréables...


C’est là que j’en appelle à témoignages. Suis-je le seul à avoir vécu une expérience désastreuse sur Blacksad Under the Skin ? Si vous aussi vous avez rencontré des déconvenues de ce genre sur ce titre, je vous en prie signalez le moi. Je vous en serai reconnaissant.
Vu depuis ma fenêtre, ce jeu est tout simplement sorti pas fini. Et pas qu’un peu. Il aurait fallu retarder sa sortie d’au moins quelques mois, le sortir en 2020. Et pourquoi pas au même moment que le prochain album programmé pour cette année ?

CHAT BLANC


Le titre sait cependant retomber sur ces pattes, en proposant une aventure certes pas au niveau des albums mais toutefois dans le ton. Amertume, noirceur, accablement… avec une pointe d’espérance toujours en fond de tiroir, cachée derrière les vieux dossiers et la bouteille de whisky. L’ambiance des années 50 est assez bien retranscrite, avec un focus sur le monde du sport et ses liens avec le monde publicitaire. Plus quelques notions des conséquences de l’opération Paperclip…

Sonia Dunn semble totalement perdue devant la disparition de son père et les révélations qui s'enchaînent...heureusement Blacksad est là pour la soutenir comme il peut. Mais pas sur que cela marche...


Au niveau du chara-design, les nouveaux personnages ne dénotent pas avec ceux de Guarnido, qui de toute façon avait son mot à dire sur les créations du jeu. Sonia Dunn est très réussie, Bobby Yale également. Helen Moore elle est trop classique pour être vraiment marquante. Mon favori reste cependant Al Stone, absolument parfait à la fois physiquement et moralement. Mention spéciale pour Craig Spannow et Tim Thorpe, eux aussi de bonne facture.

Helen Moore et Al Stone forme un couple très en vue, qui fait la couverture des gazettes et des tabloids. Mais ceci ne serait-il pas qu'une union de facade?

Les décors sont au nombre d’une petite quinzaine, allant de quelques appartements au tripot clandestin en passant par le cimetière ou l’hôpital. On visite également le bureau de Blacksad au début, et cela fait plaisir au fan comme moi. On ne peut pas prétendre que les décors soit très marquant ou offrent quelques point de vue qui flatte la rétine. Il s’agit surtout de ruelles ou d’entrepôt fait de briques et de fumées. Il ne me revient pas en mémoire un seul ‘plan’ véritablement sortant du lot. C’est carré et réussi mais sans coup de génie particulier. Certains éléments de décor eux se démarque de ces environnements un peu morne, comme ses peintures religieuses dans les couloirs de l’hosto ou des illustrations croisés à droite à gauche (paquet de cigarettes, couvertures de magazines, poster olé-olé…). Belle occasion pour parler de la collection de cartes autocollantes à dénicher qui nourrissent un album ‘panini’ consacré c’est de circonstance au sport. Une fois de plus en termes de ‘dessin’ ces cartes sont vraiment réussies.

John et Al discutant sur les notions de vérité, d'honneur et de loyauté.


L’écriture est aussi à mettre dans la catégorie des bons points, avec les dialogues plutôt bien amenés, une intrigue générale bien tenue, des références aux albums bien disséminées. Under the Skin s’intègre sans mal dans la saga, en terme d’adaptation pure c’est une franche réussite. Pas de fausse-note ou de message biaisé quand à l’½uvre originale. On notera en revanche un twist final un peu inélégant et pas bien amené, Blacksad - et donc forcément le joueur – découvrant le pot-au-rose avant que le coupable ne révèle l’astuce. En terme de mise en scène il y a avait mieux à faire je pense pour faire de cette révélation surprenante un vrai moment ‘coup de poing’, qui aurait marqué l’aventure et fait relire l’intégralité des événements sous un nouveau jour.


CONCLUSION :


Quel dommage que le jeu soit tellement à coté de la plaque en terme technique ! Sans cela Blacksad Under the Skin n’aurait sans doute pas brillé au firmament mais tout de même aurait offert une aventure interactive satisfaisante pour les fans du détective. Ou pas loin. Car à part quelques petites errances scénaristiques, le tout reste digne de la prestigieuse série d’albums. Pas égal non mais honorable et respectueux, et c’est déjà pas mal. Mais comme vous l’aurez compris, c’est complètement plombé par une programmation désastreuse, qui me fait dire que le jeu est tout simplement sorti bien trop tôt pour satisfaire un calendrier pas avantageux. Ou alors je n’ai vraiment pas de chance et je suis tombé sur LA copie défectueuse…

John Blacksad et Weekly font de nouveau équipe pour résoudre le mystère de ce 'suicide'


J’ai mis le jeu de coté, le temps au studio de faire les mises à jour indispensables pour faire de cette adaptation un titre recommandable, ce qu’il n’est pas actuellement. Je verrai d’ici un an les progrès effectué et je reverrai peut-être mon jugement à ce moment-là. Ou alors je tenterai une ‘aventure inverse’ lançant une partie sans patch, sans rien, pour voir jusqu’où je peux aller (mais j’ai trop peur de griller la console j’avoue). En attendant si je ne peux pas conseiller ce jeu je vous invite à aller découvrir la BD de Juan Díaz Canades et Juanjo Guarnido, qui elle c’est sur ne souffre d’aucun bug !

Voir aussi

Jeux : 
Blacksad : Under the Skin
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Il y en aura eu des doutes et des moments d’égarements. Des mots forts et des pensées déplacées. Et puis un beau jour, on finit par se lancer dans l’aventure, depuis si longtemps attendue. Sentiment étrange sur le temps qui passe, 18 ans pour les uns, une simple nuit pour deux autres. On fait un bout de chemin ensemble et c’est déjà le moment de se dire au revoir alors que l’on foule le Grand Mur. Et il est désormais venu l’heure du bilan. Shenmue III est conspué par les uns et adoré par les autres. Qu’en est-il pour ma part…

 

Précision d’importance : j’ai financé Shenmue III dès son annonce et mon nom est présent au générique du jeu. Parmi les plus de 65 000 présents...


IL SURGIRA D'UNE LOINTAINE TERRE D'ORIENT


Ryo Hazuki, jeune japonais sur les traces de l’assassin de son père, finit par atterrir à Bailu, petit village isolé en plein c½ur de la Chine. En compagnie de Shenhua Ling, il tente de retrouver le paternel disparu de cette dernière, qui pourra lui en apprendre plus sur le passé de feu Iwao Hazuki, qui effectua lui aussi ce voyage il y a une vingtaine d’année…Derrière cette quête de vengeance se dessine en sous-main celle d’un ancien trésor, auquel semble mener les deux miroirs couleur jade, l’un en possession de Lan Di le meurtrier et l’autre dans les mains de Ryo le justicier…


Ryo toujours aussi déterminé...


Nous parcourons dans Shenmue III deux zones, Bailu et Niaowu (prononcez ‘Miaou’, il suffit d’y être deux minutes pour comprendre pourquoi). La première est un village pittoresque aux pieds des collines et la seconde une ville modeste en bord de fleuve. L’objectif dans ces deux lieux et de retrouver Yunshen Yuan, père adoptif de Shenhua. Pour ce faire il faut mener l’enquête et surmonter les épreuves qui se dresseront sur le chemin. À ses fins, notre stoïque héros à en sa possession son précieux carnet de notes, ses aptitudes aux arts martiaux et une profonde détermination. Pour le reste…


Le fameux carnet où Ryo note les informations utiles. Mais il n'est pas très doué pour faire des déductions par lui-même. Très très naif le japonais...


Entrons dans le vif du sujet en déclamant haut et fort que Shenmue III est un bon Shenmue. On y retrouve l’essence et l’âme qui furent les ingrédients indissociables des deux premiers épisodes sur Dreamcast. Son rythme lancinant, au tempo journalier qui berce doucement l’épopée du japonais, nous invite à prendre notre temps. Cette notion du quotidien, au c½ur de la saga, est toujours bien présent et très vite chaque joueur adopte son propre agenda. Entrainement, séances de pêche, quelques heures de boulots, shopping, jeux…et quand on le souhaite on fait avancer l’enquête. Le plaisir d’exploration est toujours là, on flâne à observer les habitants, les maisons, à scruter pour découvrir quelques particularités amusantes. Les joueurs ayant appréciés les opus précédents dans leurs jeunes années retrouveront avec plaisir cette atmosphère si unique, troquant toutefois les espaces citadins pour un décor plus bucolique.


Esthétiquement, le jeu à un charme incontestable


UN PHENIX DESCENDRA DES CIEUX


Mais quels autres atouts possède cette renaissance inespérée? Tout d’abord, une évidence : Shenmue III existe. Je ne vais pas revenir une énième fois sur le parcours tortueux qu’il aura fallu pour que cet état de fait soit avéré mais bon, hein, voilà quoi. Il est là. La saga compte désormais TROIS jeux. BOUM.
Graphiquement, c’est beau. C’est net. C’est détaillé. Chaque PNJ à son propre faciès, son propre nom, sa propre histoire. Ryo et Shenhua on bien sur également été retravaillés. Visages moins ronds et plus détaillés. Pour lui le changement est clair mais on le reconnaît. Pour elle, c’est une reconstruction faciale complète, il faut s’y faire. Elle fait moins ‘fille de la campagne’ et plus ‘petite princesse des bois’, son visage et charmeur et souriant, ses yeux pétillent. Ren est peut-être celui qui à le moins changé, sans parler de Lan Di mais modifier son visage aurait été très mal perçu tant il est iconique.

Les différents visages de la jeune fille

Question maniabilité, le poids lourd d’antan laisse place certes pas à une Porsche mais tout au moins à une belle citadine. La caméra désormais totalement libre aère le point de vue sans pour autant casser l’immersion, cela grâce à un axe au niveau du regard de notre héros. Plusieurs niveaux de caméra, de la vue ‘classique’ à la vue à la première personne, sont disponibles et plus ou moins agréable à utiliser.
Les menus ont été revus de fond en comble, incluant de nombreux nouveaux volets. Je les trouve très réussis, en tout cas bien plus que dans les Remasters bien trop timorés. Toutes les informations nécessaires y sont présentes, du tableau de la nourriture aux collections échangeables. On y retrouve le Stuff habituel de notre gamin en vadrouille, dont les photographies qui font faire un bond en arrière nostalgique pour le vieux fan comme moi. Tout les objets sont modélisé en 3D et donc observables sous toutes les coutures.


Les menus sont nombreux et très complets. On y accède via la gachette haute droite, ce qui est tout de même une drôle d'idée...


Bon, çà c’était pour les fondamentaux. Passons maintenant aux nouveautés, les vraies. La plus marquante étant bien entendu l’arrivé d’un estomac pour Ryo (et il à un gros appétit le bougre !) Tout un éventail de victuailles est disponible pour rassasier le bonhomme et reconstituer sa barre d’endurance, les célèbres ‘petites boules vertes’.
Transition parfaite pour parler du système de combat et de niveau de Kung-fu. Car en début d’aventure Ryo à une sacrée échelle de progression face à lui. Il ne possède que la moitié de ses fameuses boules vertes, qui à chaque seconde régressent inexorablement (d’où la nourriture pour les restaurer). Le seul moyen d’augmenter son endurance est de s’entrainer quotidiennement sur des pantins de bois. Au fur et à mesure que le niveau augmente, le nombre de bouboules aussi. Aussi simple que çà. Et bien entendu lors des combats il vaut mieux avoir une endurance assez élevé pour être mieux paré. Les combats eux aussi on été refondé de A à Z, avec cette fois-ci un système quasi-automatique via les gâchettes (trahison pour beaucoup, mais complètement facultatifs) et surtout l’ajout là aussi de ‘niveaux’ pour les attaques. Une fois encore l’entrainement est là pour permettre de monter à fond chacune d’entre elles. Des dojos sont là pour effectuer ces séances de progression mais également quelques combattants de rue qui peuvent faire office de sparring-partner. Le niveau de Kung-Fu sera d’ailleurs au centre de la progression de Ryo (il s’agit du niveau ‘général’ alliant l’endurance et la puissance) car il ne sera pas en mesure de combattre certains adversaires tant qu’il n’aura pas atteint un certain seuil. Un moyen comme un autre de forcer le joueur à développer cet aspect là et surtout pour farfouiller comme on peut l’aire de jeu pour mettre la main sur les manuscrits, seul moyen in-fine d’augmenter notre personnage.


Une Mokujin victime de la mode...


Enchainement parfait pour évoquer l’aspect de loin le plus réussi du titre : la cohésion générale. Car en plus de dégoter des parchemins de coups, il y a bien entendu tout un système de commerce qui a été mis en place et ce de manière très poussé. Je ne vais pas énumérer toutes les possibilités et subtilités mais sachez que celles-ci sont vertigineuses (avec en plus une espèce de marché parallèle via les ‘jetons’, ce qui multiplie d’autant plus le champ des possibles) et sauront vous occupez un moment. Le plus fort c’est que le joueur lui-même peut influencer le marché en fonction de son travail sur le port et les déchargements qu’il effectue. Sachez aussi que si vous souhaitez obtenir tout les parchemins, objets spéciaux et tenues qu’il est possible d’acquérir, vous en aurez pour un moment et qu’il vous faudra sagacité, persévérance et malice. Croyez-moi vous aurez de quoi faire !


Les légendaires QTE sont bien évidement de la partie...et se révèlent redoutables!


Un mot sur la cueillette, autre grosse nouveauté et pas des moindres, car Ryo n’a jusque là jamais porté un grand intérêt pour la flore (Nozomi en sait quelque chose…). Mais comme il s’agit du moyen le plus simple et le plus rapide de se mettre des brouzoufs plein les pockets, il se penche très sérieusement sur la question. Et par extension nous manette en main. C’est bien simple on se met à ramasser tout ce qu’il est possible pour tout revendre au prix fort dans les officines et autres petits commerces. À la découverte de la moindre parcelle d’espace vert on se transforme en jardinier du dimanche pour rafler tout ce qui dépasse. Et le pire c’est qu’on se prend au jeu à fond, ratissant les rizières et les champs de manière méthodique, pour ne rien laisser filer. Là aussi il est intéressant de signaler que plus vous vendrez le résultat de vos cueillettes à la même enseigne, plus ses prix seront avantageux à l’avenir.
Dans les autres moyens mis à disposition pour gagner de l’argent se trouve la pêche. Je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus…c’est de la pêche quoi. Certains spots sont à découvrir via des quêtes annexes et il y a même quelques concours ici et là auxquels Ryo peut bien entendu participer. Au passage il ne peut que louer les cannes et n’en achète pas (une location pour une ‘séance’ de pêche). Il y a plusieurs modèles à des prix locatifs différents mais je ne sais pas trop c’est quoi la différence hameçon dans l’eau. Bon vous l’aurez compris, la pêche ce n’est pas trop mon dada.
Là où je me retrouve plus c’est dans l’activité de bucheron des bacs à sable. Malheureusement cela ne rapporte pas beaucoup. Mais ce job – pure héritage de l’arcade d’antan – m’amuse énormément. Simple, claire, efficace. Parfait pour moi.



Il y avait un jeu similaire dans Fable (le 2 ou le 3 je ne sais plus)


Mais le meilleur moyen de gagner sa croute dans Shenmue III c’est bien sur de bosser en tant que cariste. Car oui, contrairement à ce qu’on pu prétendre certains, le chariot élévateur fait bel et bien son grand retour. Et si on se débrouille bien permet de se faire rapidement un petit pécule non négligeable. L’engin se manie en plus de manière agréable et fluide. Seul petit bémol, Niaowu à un tout petit port et donc forcément le parcours ne varie jamais (le bateau-> l’entrepôt ou l’entrepôt-> le bateau…) mais cela reste plaisant et demande mine de rien une certaine petite notion de gestion dans l’entreposage des différents chargements.


Retour au boulot pour Ryo! Il faut bien gagner sa vie...


J’arrête là cette liste non-exhaustive des bons points de Shenmue III pour parler un peu de ma propre expérience sur ce titre ô combien attendu. Avant la sortie, j’étais très sceptique. Les previews de la plupart des médias français étaient alarmantes, sauf celle de Romain Mahut, qui vu d’aujourd’hui était sans doute celle qui tapait le plus dans le mille. La démo ‘backer’ m’avait grandement rassuré, on était loin de la catastrophe annoncée. Mais subsistait l’ombre du doute sur l’entièreté de l’aventure. Ce fut donc une belle surprise qui m’attendait quand je me suis lancé – enfin ! – dans Shenmue III. Honnêtement je m’attendais à tellement pire…Alors quand j’ai foulé moi-même du pied (virtuel) la campagne chinoise j’ai été stupéfait. C’est grand, c’est ouvert, c’est vivant, c’est beau. Dès les premières minutes on retrouve nos marques et on explore Bailu et sa place principale avec émerveillement. Pour ma part ma première mission dans le jeu consista à acheter un nouveau T-Shirt pour Ryo, qui je le rappelle porte le même depuis le 3 Décembre in-game ! Je concède que le passage de Bailu ne m’a pas particulièrement emballé même si il fut agréable à parcourir, à l’exception du passage avec le vieil alcolo qui lui m’a véritablement lourdé puissance 1000. Certaines scènes y sont toutefois hilarantes, notamment lors des affrontements de Ryo contre les bandits de grands chemins. On sent qu’une certaine autodérision se développe chez le jeune homme vis-à-vis de son comportement réservé et froid, qui laisse donc entrevoir un peu plus sa personnalité.


On retrouve la 'magie' de la saga et c'est ça qu'est bien


Mais alors Niaowu, là j’ai été bluffé. Pour un financement participatif, suite du jeu vidéo le plus cher de son temps, il n’a absolument pas à rougir. Au contraire même ! Je suis persuadé que beaucoup avec la même somme n’aurait pas été capable de faire le tiers de ce que Yu Suzuki et son équipe on accompli ici. C’est là que l’on voit tout le talent incommensurable du créateur, qui avec des contraintes énorme est tout de même parvenu à livrer un Shenmue III plus qu’honorable. Et rien que pour cela, respects éternels.


Sinon que dire d’autre ? Que l’idée des Chobu-san planquée dans chaque échoppe est à la fois tellement simple et tellement géniale (celle de la librairie m’a rendu DINGUE ! Et je ne les ai pas toutes trouvées, on verra cela pour une prochaine fois). Que les salles d’arcades ne sont certes plus sous licence SEGA mais on tout de même leur charme, avec la parodie de Virtua Fighter assez ardue mais qui m’éclate, le chasse-taupe qui lui ne m’a pas convaincu mais les jeux de lancer eux me plaisent bien (malgré leur trop grande aléatoirité). Par contre le jeu de voiture, je n’y ai rien compris… Et évidemment le plus important parmi le plus important : Les Fringues. Qu’est ce que j’ai galéré pour obtenir cette fichue tenue chinoise ! Mais qu’est ce qu’il est classe avec çà ! Pouvoir changer les vêtements au Sieur Hazuki, ce qui normalement devrait être complètement secondaire, tiens là du fantasme de vieux fanboy. Et c’est donc avec acharnement que j’ai choppé le plus de blousons possibles (enfin ceux que j’estimai pas trop cheap… parce que dans le lot il y en a). Dernière petite précision sur ma partie, je n’ai appelé qu’Ine-San en appel international, pour la rassurer, car c’était le plus ‘crédible’. Je ne vois pas Ryo appeler Joy ou Nozomi, voir même Fuku au moment où il en est de sa quête (et encore moins Guizhang…). Si un jour il doit revoir la vendeuse de fleur, je trouve que cela aura plus de sens s’ils n’ont pas échangé un mot depuis leurs adieux. Mon coté romantique peut-être ?


Un 'Musée Shenmue' est même présent, ce qui brise avec virulence le 4ème mur. On peut y gagner des figurines à l'effigie de certains backers...


Les musiques sont dans la lignée de ce qui fut réalisé auparavant. Et sont donc plus que réussie. Malheureusement c'est du coté de la gestion des pistes sonores que le jeu à du mal. Les transitions entre zones sont 'blanches' et lorsqu'une piste arrive à son terme...fondu au silence avant que le morceau ne reparte au bout d'une dizaine de secondes...Etonnant que cet aspect soit négligé à ce point.


UN DRAGON EMERGERA DES TERRES


Mais j’ai beau être un ‘fan hardcore’ de la licence, et avoir était l’un de ceux ayant financé son retour, j’ai tout de même mon lot de critiques face à cette résurrection. Et la plus vive d’entre elle et certainement le fait que cet inespéré troisième épisode ne clôture pas la saga. Maintenant que j’ai fini le jeu, je peux le dire : Shenmue III pouvait PARFAITEMENT finir l’histoire de Shenmue. Le prochain passage va contenir des révélations sur la fin, je passe donc en mode ‘sous le radar’.


Il suffisait de faire en sorte que l’affrontement contre Lan Di se termine par une victoire, difficile mais incontestable, où Ryo bien entendu l’aurait épargné face à la vérité des agissements répréhensibles de son père. Dépité, mais ayant mis un point final à cette histoire il décide de s’en retourner chez lui…mais là dans un DLC qui aurait fait office d’épilogue, et poussé par Ren et Shenhua, on aurait eu la conclusion de la chasse au trésor, la vérité sur les miroirs, dans un décor splendide de la Muraille de Chine, avec en combat final Ryo Hazuki versus Niao Sun, avec pourquoi pas Lan Di qui viendrait mettre le bordel dans la bataille. Une fois vaincue on découvre Ziming Hong le frère de la femme en robe bleue de Hong-Kong et qui se décide à la rejoindre. Cinématique à HK où tout se termine pour le mieux, Shenhua à retrouver son paternel dans sa bourgade, Ren à piquer un ou deux joyaux avant que le trésor ne soit définitivement perdu et les admirent sous le regard réprobateur de Joy. Le frère et la s½ur Hong sont réunis et tiennent le temple ensemble. Rapide focus sur les différents personnages secondaires ici et là…Scène finale avec Ryo qui au moment de prendre un billet d’avion pour rentrer chez lui change d’avis et décide de prendre un vol pour le Canada…fondu au noir et Fin.

Pas si compliqué quand même !
Mais non. Suzuki-san n’en démords pas et il racontera son histoire comme il a toujours voulu. Quitte à ce qu’elle ne soit jamais terminée. Comme je dis toujours son obstination est à la fois sa plus grande force mais également son plus gros défaut.
Il subsiste en moi cependant un doute sur Shenmue IV, qui je pense n’est pas du tout au point mort, mais et bien commencé quelque part…sans doute pas en terme de développement proprement dit mais tout au moins en terme de pré-production. Car quand on refait le film de cette aventure Shenmue III depuis son commencement, on se rend compte qu’il y a énormément de chose qui ne sont pas dans le jeu sorti. Le plus flagrant étant ces fameux villages fortifiés chinois en forme de cercles dont Suzuki parle depuis fort longtemps et qui au tout début faisait parti des travaux préparatoires pour le troisième épisode. Sont-ils tout bonnement passés à la trappe ? Je ne le pense pas…je crois plutôt que ses recherches sont là pour nourrir la suite du périple de notre trio de héros. Je peux me tromper, et les Dieux savent que je me trompe souvent dans mes pronostics, et c’est sans doute l’espoir qui me fait parler, mais je crois que Shenmue IV ne mettra pas 20 ans à sortir…et qu’il est bien plus avancé qu’on ne le pense (encore une fois je ne crois pas qu’une équipe de programmeurs bossent dessus, je parle bien en terme de ‘pré-prod’). Reste la question du financement…car cette fois c’est sur c’est grillé pour un nouveau Kickstarter. Quoique…perso je ne suis pas du tout déçu par ce troisième épisode et si je dois financer également le quatrième…ce ne serait pas un non catégorique mais j’aurai une condition non-négociable : il faut que ce soit le dernier. VRAIMENT.


A partir de 3min18, on peut clairement voir la description des 3 zones: Baisha qui a totalement disparu (pour le DLC? Pour le IV?), Choubu devenu Niaowu et le village Bailu.

 

Voilà à quoi cela ressemble en vrai. Un décor prometteur...


Revenons-en à nos moutons et tout comme j’ai fait la liste des points positifs, voici venir celle des points négatifs. À commencer là aussi le plus évident : la technique en berne.
Car oui Shenmue III à de sérieuses lacunes de ce coté-là. Principalement de clipping. Quand Ryo marche cela reste acceptable (le décor se détaille à une trentaine de mètres devant lui) mais quand il court c’est la débandade. Il peut arriver que le jeune Hazuki se pointe dans un Store et que ce dernier soit vide…nous assistons alors à l’apparition du décor en temps réel, avec le tenancier (ou la tenancière) se matérialisant à la fin, comme surgit des brumes. Même problème dans la rue, ou notre bon gars se bloque en plein milieu du chemin sans raison apparente…le temps que se charge le quidam numérique qui effectivement compte les dalles sous la pluie. Agaçant par moment…Mais depuis que j’ai fini Shenmue III j’ai joué à Blacksad. Et comment dire, cela relativise pas mal les choses…Finalement le dernier-né de Suzuki-san, malgré ses défaillances, tient tout de même debout.
Outre cela, quelques autres points noirs méritent d’être signalés. En premier lieu les reflets du fleuve de Niaowu qui agissent assez bizarrement (l’eau ne reflète que ce qu’affiche l’écran du joueur, on peut s’amuser avec cet effet). Ensuite oui les visages de certains PNJ qui sont vraiment mais vraiment moches. Et l’animation assez sommaire rajoute parfois à ces faciès burlesques. Toujours dans le domaine de l’animation voir marcher les enfants est assez perturbant, c’est tellement caricatural que cela en devient absurde (quel enfant au monde marche en arquant les bras comme çà ?).


Oui il y a des visages ratés. Mais il y en a bien plus de réussis...


Question boustifaille, les aliments proposés sont pour la plupart trop faible ‘en calorie’ pour être intéressant. Au village seul l’ail noir restaure un niveau convenable, Ryo se les alignent donc par dizaines (on espère qu’il à des pastilles à la menthe). Pas de possibilité de cuisiner, ce qui est un peu triste au vu de la liste de légumes auxquels on a accès.

D’une manière générale la conception de ce Shenmue III est assez vieillotte. En tout cas pas au standard de la production actuelle. La non-fluidité des dialogues, les fondus au noir systématiques, les répétitions de phrases récurrentes...Cela à toutefois son charme, mais je comprends tout à fait qu’on y adhère pas. On peut même réussir à déjouer certaines mécaniques mises en place…par exemple lors du premier combat contre le chef des racailles de Niaowu, où on est censé perdre. J’ai pourtant réussi à le vaincre sur le fil du rasoir. Mais comme le jeu n’a pas prévu cette possibilité là …j’ai quand même eu la cinématique où Ryo est tenu en échec ! Un peu déconcertant…


Des images de Zhang pris en otage on aussi circulées. Mais il semble bien qu'il s'agisse ici de l'intrigue du DLC narratif à venir...


Conclusion :


Au bout du compte est ce que j’ai aimé Shenmue III ? Oui, beaucoup. Mais la condition pour apprécié ce jeu est d’être ‘conquis’ avant d’y jouer. En clair d’avoir été fan des deux premiers à leur époque. Découvrir la saga aujourd’hui est je pense très difficile, car ancré dans un autre temps. Les mécaniques, la narration, l’écriture…l’ensemble du titre a ce coté désuet qui pourra en rebuter beaucoup. En reste cette formidable quête initiatique, déguisé en soif de vengeance, qui certes ne prend pas le même sens pour un joueur de 40 ans que pour le même joueur à 20 mais sait garder sa pertinence et son symbolisme.

Nonobstant tout cela, n’en demeure pas moins une faiblesse rayon technique que chacun jugera selon de quelle coté de la lorgnette il examine la situation. Pour un jeu sorti en 2019, c’est grave pas au niveau. Pour un Kickstarter qui s’est terminé grosso modo aux alentours des 7 millions, plus d’autres fonds de divers investisseurs, le résultat final est plus qu’honorable, et même digne d’éloges. Une vraie surprise. Je n’en attendais pas autant en terme d’espace de jeu, de gameplay, de quêtes…je peux donc dire que Shenmue III à dépassé mes espérances.

Ce n’est pas si mal, non ?

Voir aussi

Jeux : 
Shenmue III
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De Bric & de Broc Productions (Geekerie)

Retour sur mon article Krevaward qui n’a pas eu c’est le moins que l’on puisse dire le succès escompté. Tout d’abord expliquer le pourquoi du comment d’un tel écrit et ensuite tirer quelques leçons de ce fiasco. Cet article fait précisément 2397 mots.

Non cette image n'a aucun rapport avec le sujet. Mais je ne savais absolument pas quoi mettre comme illustration alors autant promouvoir l'excellente série 'Harley Quinn'. Et le cadrage complètement ignoble, c'est entièrement ma faute aussi...


J’ai eu l’idée de ce texte avant même la publication de mon bilan de l’année dernière (enfin fin 2018, quoi) car au vu du questionnaire je me suis dit ‘Ce serait chouette d’en faire comme une cérémonie !’ avec tout le tralalaa et les paillettes de circonstance, couplé au fait d’en faire un gala ringard de soirée du 31 comme on en faisait à la télévision (peut-être cela existe-t-il toujours ?). De ce postulat de départ, mis de coté durant 11 mois j’ai commencé à cogiter sur qui mettre pour ‘présenter’ ce show. Car pas une seule seconde je me suis dit ‘Je serai le présentateur’, il faut savoir resté à sa place. Mon idée de base, inchangée depuis, était de créer un duo atypique: un personnage ancré dans le réel associé à un autre complètement fictif, formant un décalage cognitif. Un peu comme dans Roger Rabbit ou bien encore quand Jean-Pierre Foucault présenté les émissions de Noel avec Mickey…Je tenais là une piste. Et sans doute ce fut là aussi la première de mes erreurs. Cela ne me dérange pas de mélanger les univers, de mêler l’imaginaire au concret bien palpable, ça me botte même (mon endroit préféré à Londres est le 21b Baker Street, un lieu ‘fictif’ pourtant bien réel - ou à peu près. C’est çà mon kiff). Mais apparemment peu sont dans ce cas…


Le casting pour mon ‘personnage ancré dans le réel’ ne fut pas bien difficile. Qui d’autre en effet que Geoff Keighley aurait pu tenir le rôle du maitre de cérémonie ? Personne. Je tenais là mon protagoniste principal. Mais avec qui l’associer ? Ma première idée fut donc Mickey, en souvenir de ces vielles émissions de mon enfance. Mais le principe même d’un duo est d’avoir deux personnages différents, qui se répondent du tac au tac. Or, entre Geoff et Mickey, on à affaire au même ‘archétype’, cela n’aurait pas donné d’alchimie intéressante. Exit donc la souris pour son pote le canard colérique. Mais là autre problème : Gameblog possède déjà son Donald célèbre. Et je ne me sentais pas de piquer la ‘vedette’ d’un autre, cela ne se fait tout simplement pas. J’ai donc songé à son cousin de chez la Warner, Daffy. Mais là on partait vraiment pour une ambiance cartoonesque qui je pensais en aurait perdu beaucoup (avec le recul, je me rends compte que rien qu’avec Mickey j’avais déjà perdu tout le monde…comme quoi). Je me mets alors à chercher un équivalent potable à Donald et me repasse en mémoire le catalogue des héros de mes vieux Mickey Parade. Dingo ? Trop lunaire. Picsou ? Trop aigri. Les Castors Juniors ? Trop compliqué à gérer…Et mais ?! Pourquoi pas Daisy ? Classe, mondaine, à l’aise devant la caméra…ça me semble être une bonne pioche…quand tout à coup ça fait CHBOUM là-dedans. Me revient à l’esprit ce personnage un peu loufdingue d’une cane qui voulait à tout prix se marier à Picsou. Je ne me souvenais plus de son nom et après quelques recherches je retombe dessus : Brigitte Cousudor (McBridge en VO). Brigitte…une vieille blonde qui se croit belle et prête à choper le premier blanc-bec venu et plein aux as pour sa gloire personnelle…un prénom et une attitude à la mode. J’ai su que je tenais là la compagne idéale pour co-présenter ma cérémonie. Mon duo était constitué.


Pour les différents intervenants (les ‘guests’) la liste est allé jusqu’à une cinquantaine de noms. Largo Winch (la dynamique avec Brigitte aurait été pertinente), Lucky Luke, Kylo Ren (mais là j’aurai été trop méchant) Lincoln Clay…bref j’ai laissé libre court à mon imagination avant de tailler dans le gras. La liste finale n’est pas parfaite, loin de là. J’ai même réfléchi à un moment à la rendre paritaire, ou à y mettre plus de ‘minorité’…avant de me raviser, car penser comme cela me révulse profondément. J’ai même viré une femme de la liste au tout dernier moment, Claire Redfield. À l’origine elle devait faire son entrée sur scène…poursuivi par Mister X (un peu comme au théâtre : elle entrant à gauche, puis lui quelques instant plus tard. Elle sortant à droite, lui derrière elle. Puis elle serait réapparu à gauche et à peine le temps de dire quelques phrases que lui reviendrait par la droite etc…) mais décrire une telle mise en scène se révélait bien trop compliqué alors j’ai tout coupé…pour ne garder que Mister X et ses grognements.
Vous trouvez l’article long ? Croyez-moi qu’il aurait pu l’être bien plus ! Car à la base il devait y avoir une véritable scénette à chacun des intervenants…Soda, Usagi…tout ces invités qui ne font que ‘passer’ et qui aurait dû avoir une petite séquence d’action !


La grande absente et pourtant la star incontestable du jeu Vidéo de 2019, c’est L’Oie. Mais comment retranscrire en texte le cancanement permanent et perturbant de la bestiole ? Et bien je n’ai pas trouvé la réponse et je ne savais en fait pas trop quoi faire d’elle, alors elle n’apparaît tout simplement pas. Dommage mais c’est comme çà.


Voilà pour une ‘explication de texte’ sur un truc que de toute façon personne n’a lu entièrement…j’avais prévu de faire plus long et revenir plus en détail sur certain aspects mais je pense que cela suffit amplement comme çà.
Passons maintenant au pourquoi du comment de cet échec incommensurable, et pour cela je vais me servir comme base pour répondre à cela le commentaire de Kanye East sous l’article en question (et qui en fait parle au-delà de ce simple interminable post) :




Première chose, qui pourra peut-être étonner, mais je suis d’accord avec tout ce qui est dit ici. Mais je vais ajouter quelques nuances et approfondissements. Faisons çà dans l’ordre.
Trop long. Oui je sais. Faut vraiment que je fasse un effort de synthèse dans mes textes. Et pas qu’un peu. Ou alors que je n’hésite pas à redécouper en plusieurs sections quand un article dépasse de trop. La fameuse règle des trois minutes. Si le temps de lecture dépasse 180 secondes, c’est perdu. C’est triste, c’est regrettable mais c’est le monde moderne. A moi de rester à faire mon vieux con ou à tenter de gagner des lecteurs…après c’est un choix.


Difficile à lire. Je peux le concevoir. Trop lourd. Trop de personnages. Trop éreintant. Trop de trop. De mon point de vue ce n’est pas le cas mais je lis beaucoup de romans, et certains d’entre eux sont vraiment ‘foutraque’ (je pense aux Disque-Monde, à coté duquel mon texte c’est du pipi de chat. Après Pratchett est un génie aussi…ce qui est vous le voyez est loin d’être mon cas ! ^^). J’aime aussi beaucoup les retranscriptions de textes théâtraux, qui ne sont que des dialogues à longueur de pages. Cela ne me dérange pas le moins du monde de lire des ‘pièces de théâtre’ (Le Père Noel est une Ordure, L’Impromptu du Tome Quatre…oui fallait pas s’attendre à du Molière…même si j’ai encore mon vieux bouquin des ‘Fourberies de Scapin’ qui traine quelque part) et enfin mon bouquin préféré est un livre qui en édition poche fait…1390 pages. Tout cela pour dire que je ne prends pas assez en compte le fait que tout le monde ne passe pas sa vie le nez dans les livres ou n’a tout simplement pas la passion de la longue lecture. À moi de faire des écrits plus simples et accessibles à tous. Une fois de plus soit on reste sur ses principes de vieux bougon soit on s’adapte pour trouver son public…

Sur la question de la dispersion et du 1/3 ceci 1/3 cela… Ma plus grosse erreur fut je pense d’avoir voulu mélanger les ‘Krevawards’ avec mon Bilan de l’année. 24 questions qui appellent basiquement 24 réponses et non pas tout un pataquès qui part dans toutes les directions…j’en tire donc les conclusions qui s’imposent et dorénavant je séparerai les deux, qui sont au final deux exercices différents. Car oui j ‘ai déjà une idée de mise en scène pour mon bilan 2020, qui demandera là aussi un travail répartie sur l’année entière, l’achat de quelques bouquins, pas mal de scan et de retouchage. On dira sans doute que j’ai piqué l’idée à Tyler Cross – et se sera sans doute un peu vrai – mais si j’arrive à faire ce que j’ai en tête cela me rendra quand même pas mal fier. Mais donc cet article sera à part des ‘Krevawards’, qui eux seront d’un classicisme absolu (question->réponse).


Petite digression sur la notion de ‘politique’, contre laquelle je m’insurge. Je ne fais pas de politique. Ce sont des ‘coups de gueule idéologique’. Ce qui n’est pas tout à fait pareil. La politique je n’y connais rien et cela ne m’intéresse absolument pas. L’idéologie et la sociologie cela me parle déjà plus…mais c’est un autre débat.


Le dernier point évoqué revient sur mon ‘comportement’ vis-à-vis de la communauté Gameblog. Cela dépasse donc le cadre stricto-sensu de cet article mais allons-y casquette…Précisons que ce comportement n’a rien de répréhensible ou d’insultant, la description dans le commentaire de Kanye décrit parfaitement celui-ci, ni plus ni moins. Et je l’assume entièrement. J’ai déjà eu l’occasion de m’en expliquer par le passé mais reprécisons le ici à cette occasion : je ne suis pas ici pour me faire enquiquiner par des trolls ou autres chatouilleurs de polémiques. J’ai mal réagi à mes débuts sur le site mais désormais cela me passe au dessus, et même me fait sourire la plupart du temps. Je pense bien évidement au Fâchant sachant Fâcher mais il n’est pas le seul. Et lui au moins agit à découvert là ou d’autre sont plus sournois. Pour ce qui est des critiques, autant je les accepte sur mes ‘écrits’ (comme c’est le cas pour ce krevaward 2019) car je sais pertinemment que je fais beaucoup de fautes de conjugaison et que j’ai des tournures de phrases trop alambiquées ; autant je ne les tolère pas sur mes ‘avis’. C’est comme çà. Point barre. Je demande juste à ce qu’on respecte mon opinion autant que je respecte celle des autres (à l’exception de la trilogie d’Abrams ! Là c’est au-dessus de mes forces…bon çà va je rigole !)


Un peu sur le même thème, et cette notion ‘de non-invitation à l’échange dans un espace communautaire’, je dois dire que là…bah oui c’est complètement vrai. Désolé mais moi le trip ‘communautaire’ ça me passe au-dessus. Donald87 évoquait cela également dans son article-bilan en parlant de l’étiolement de la communauté Gameblog et le fait que cela se perdait le fait de se ‘répondre par blog interposé’, d’échanger via les statuts. Que désormais chacun venait ‘poser son article’ et s’en repartait aussitôt voir ailleurs. Alors déjà d’une je pense qu’il y en a bien d’autre qui font pire que moi, à n’utiliser l’onglet Blog du site uniquement que pour copier-coller le lien sur leur dernière vidéo Youtube avant d’aller faire de même sur 50 autres sites, et qui ne font absolument rien d’autre que cela sur Gameblog. J’estime quand même être ‘un poil’ plus présent. Mais après effectivement non je ne passe pas mes journées sur les forums ou sur le Discord. Je poste juste un commentaire par-ci par-là sur les articles sur lesquels j’ai des choses à dire. Et comme dans tous les domaines, 95% du monde du jeu vidéo ne m’intéresse en rien. Surtout aujourd’hui entre l’Esport et les jeux Online…deux domaines dont je me fiche royalement. Bref, ce que je veux dire c’est que moi je suis un solitaire, la notion de ‘groupe’ ou de ‘communauté’, très peu pour moi.
Après attention je n’ai rien contre la communauté Gameblog et je ne lui souhaite que des choses positives. Tout simplement je n’en serais certainement pas un ‘membre actif’.


Et pour finir une remarque qui m’a décontenancé, celle sur le fait que je ne joue même pas le ‘jeu de me présenter’. Heu…bah oui mais la raison en est extrêmement simple : je ne suis personne. Qui ça intéresse qui je suis ? D’autant plus que je l’ai déjà plus ou moins fait il y a un an et que réécrire la même chose 365 jours plus tard c’est tout sauf passionnant. Alors autant s’en amuser et tenter un truc drôle. Bon après comme le dit l’expression : ‘L’humour et moi ça fait trois’. Les rares personnes que je côtoie pourraient toutes vous le confirmer, je suis quelqu’un d’austère qui sourit rarement. Je ne sais pas être marrant, je suis incapable de raconter une blague. Mon post de la St-sylvestre en est une preuve irréfutable. Un vrai clown Paillasse…


Mais à y regarder de plus près, je l’aime bien moi mon article. Il me ressemble. Je repense tout d’un coup à ses Youtubers qui dès qu’ils tentent de mettre de la fiction dans leur vidéos se font dézinguer. Bon après c’est sur ils n’en font pas des vidéos de 8 heures non plus…et c’est là que je m’interroge le plus : est ce que mon article est ‘juste’ trop long ou bien est ce vraiment le fait qu’il soit trop ‘Zarbi’ ? Ou les deux ? Le même principe mais deux tiers moins long aurait-il fonctionné ? Ou alors est-ce vraiment le fait d’avoir une cane, un Lego, un sourd-muet et un canadien dialoguer (sans que cela ne leur semble fou) qui fait que les gens n’adhèrent pas ? Le même texte sans le coté ‘soirée de cérémonie’ aurait-il été mieux accueilli ? Ou alors est-ce le fait que cela ‘parte dans tout les sens’ ? Ou le fait que ce soit tout çà en même temps ?!


Dans tout les cas ce post ‘retour’ est là pour solder cet épisode et pour permettre de mieux repartir sur de nouvelles aventures pour la suite, qui arrivent très vite avec un article sur SHENMUE III suivi juste après par celui sur Blacksad. L’un des deux est un bon jeu avec quelques soucis techniques et l’autre un bon jeu avec d’énormes soucis techniques…


En espérant que ceux-là, vous les lirez. Et promis ils feront moins de 115 000 signes…

 

___________________________________________________________

Edit du 05/01/20

Bon je rajoute ça là à l'attention de Neves car j'arrive pas à copier-coller en MP (Oui c'est la loose totale en ce moment sur GB).

1/ Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la commu' :

Yaeck. Un blog (ici). Un Twitter (là-bas). Un Facebook (plus loin encore). Rédacteur pour le webzine 'Le Marteau & L'Enclume'.

2/ Ton jeu de l'année ?

Shenmue III

3/ Ta surprise de l'année ?

A Plague Tale: Innocence

4/ Ta déception de l'année ?

Sea of Solitude

5/ Le scandal de l'année ?

l'Affaire Holowka

6/ Le scandal GB de l'année ?

Le départ de Julo (En vrai il y en a pas)

7/ L'arnaque de l'année ?

Hideo Kojima

8/ Le braquage de l'année ?

Joker (le film)

9/ La direction artistique de l'année ?

Prince des Dragons Saison 3 (série d'animation Netflix)

10/ La bande-son de l'année ?

River City Girl

11/ La turbo-baffe de l'année ?

Outer Wilds

12/ Le développeur de l'année ?
13/ Le constructeur de l'année ?
14/ L'éditeur (hors constructeur) de l'année ?

pas de réponse à ces 3 questions

15/ Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?

Terminator Dark Fate

16/ Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?

Shenmue III

17/ L'expérience viscérale de l'année ?

Le PSVR. Réponse par défaut, je n'ai pas apprécié.

18/ Le troll de l'année ?

Sibeth Ndiaye

19/ Ton Top 5 de l'année ?

1)ShenmueIII 2) Outer Wilds 3) RE2 REmake 4) A Plague Tale 5)Mafia III

20/ Retour sur tes attentes de 2019 que tu as formulés lors des Krevawards 2018

Sea of Solitude pas aimé. Shenmue III meilleur que ce qu'on en dit. Days Gone pas touché. Walking Dead compilation devenue réalité. RE2 remake de haute qualité.

21/ La chose inavouable que tu as pourtant faite et concerne le JV ?

Je tiens un blog jeu vidéo sur Gameblog

22/ Tes attentes pour 2020 ?

The Last of Us 2. Resident Evil 3 REmake. Sable. The Wolf Among Us 2.

23/ Pose-toi une question et réponds-y.

On passe à autre chose? Oui

24/ Le mot de la fin ?

Y en a marre.

PS: pour plus de détail, voir la version longue publié au 31 Décembre 2019

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De Bric & de Broc Productions (Geekerie)

Bienvenue à la grande cérémonie de fin d'année du Blog d'Yaeck, ou les Krevaward 2019 (selon moi). Afin de profiter pleinement de l'effet escompté dans cet article très particulier, je vous invite à lancer les différentes vidéos au fur et à mesure de leur apparitions (elles ne sont jamais bien longues, je vous rassure). Pour le reste j'espère que cette 'expérience d'écriture' vous plaira, et que vous aurez autant de joie à la lire que j'en ai eu à l'écrire. Place au Show!

 

CLAP! CLAP!! CLAP! CLAP!! WOUHOU!! CLAP! CLAP!! CLAP!


« Bonsoir ! Bonsoir Mesdames ! Bonsoir Mesdemoiselles ! Bonsoir Messieurs ! Bonsoir à Tous !!
Très heureux de vous retrouver pour fêter ensemble cette nouvelle année qui s’annonce ! Je vous promets une belle soirée pleine de surprise et d’émotions au cours de ces Krevaward 2019 ! Pour m’accompagner tout au long de cette émission j’ai le plaisir de vous présenter celle qui sera ma partenaire d’un soir : Brigitte Cousudor !


OOOUUUAAAIISS!! CLAP! CLAP! CLAP!CLAP!! CLAP!CLAP!CLAP!

« Merci ! Merci beaucoup de votre accueil ! Et bonsoir à Tous !
_ Bonsoir Brigitte !
_Bonsoir Geoff !
_Bonsoir Brigitte !
_Hum…
_Et donc ma chère Brigitte, en quoi va consister cette soirée de St Sylvestre pour nous ?
_Et bien ma foi c’est simple nous allons honorer l’année qui se termine en revenant sur les ½uvres fortes qui l’ont marqué ! Tant au niveau cinéma, série, jeux…et même livres ! Mais pas trop pour ces derniers on ne voudrait pas perdre d’audimat…

 

HAHAHHAAAHAHAAAHAAHAHAHAHAHAAAHHHAAA!!

_Oui en effet. Et alors ma chère Brig’, vous permettez que je vous appelle Brig’ ?...
_...Non !
_Hum…alors comment allons nous revenir sur cette année qui fut assez chargée ?
_Oh il y a tout un protocole mon cher Geoff ! Tout un cérémonial à respecter ! Toute une liste de récompense à décerner ! Regarder moi la taille de ce questionnaire ! On à du pain sur la planche j’aime autant vous prévenir ! Vous avez de quoi grignoter j’espère !
_Ah ça ! Je ne sors jamais sans mes Doritos, c’est bien connu ! Mais vraiment ca va être si long que çà ?
_Ah bah de toute façon il faut bien qu’on meuble jusqu’à minuit, non ? 24 questions qui appelleront autant de réponses…et d’invités !
_Des invités ?!
_Et bien oui pour chaque récompense un invité mystère viendra remettre le prix ! On n’est pas sur le service public ici, on a les moyens !
_Mais dites moi, cela semble prometteur ! Des récompenses, des invités, deux présentateurs bon teint, une rétrospective…chouette programme !
_En effet ! Et je propose qu’on commence tout de suite avec la première question, histoire de se mettre dans le bain !
_ Et bien allons-y !
_Donc la première question est la suivante :


1/ Présente toi à l'assemblée constitutive des membres de la communauté :


_Oh bah elle est simple celle là : Je suis Geoff Keighley, né le 24 Juin 1979 au Canada, j’ai officié en tant qu’host sur les Spike Video Game Award avant de faire le même job pour les Game Awar..
_Non mais on ne vous demande pas votre fiche Wikipédia non plus !
_Ah !...Bah qu’est ce que je dois répondre alors ?
_Mais je n’en sais rien moi !
_...Et bah tenez, à vous de vous présentez ! Allez-y ! Faites moi voir !
_Ah ? Heu…Très bien ! Brigitte Cousudor, belle blonde entre deux âges, courtisée par tous les riches milliardaires de la planète.
_...Et c’est tout ?
_C’est suffisant ! Une femme doit savoir garder sa part de mystère !
_ Si vous le dites. On peut passer à la suite ?...
_ Oui c’est préférable. La seconde questi…AH ! Il s’agit de la plus grande récompense de la soirée !
_ Pardon !?
_ Et oui car il s’agit du


2/ Jeu de l'année ?


_ Mais…mais ça ne devrait pas être tout à la fin ce genre de récompense ?? Vous m’avez encore tout fait à l’envers, c’est pas possible ! Les gonzesses, vraiment on ne peut rien leur laisser fair..
_ Hé Ho dites donc vous !! C’est pas moi qu’ai fait les questions ! Vous avez qu’à aller vous plaindre à la direction !!
_ Hum…non non çà ira… (Cette soirée va être très longue…). Et donc ? Qui gagne le prix principal de la cérémonie qui vient à peine de débuter alors qu’il nous reste encore 3h50 d’émission?
_ Ah ça ce n’est pas moi qui vais vous le dire mais notre première invitée qui va venir décerner le prix du ‘jeu de l’année’, je vous demande d’accueillir comme il se doit…Aloy !

CLAP CLAP CLAP CLAP...WOUESH LA ROUQUINE! CLAP CLAP CLAP



_ Ah Ah c’est super chouette d’être ici ! Oh la làà il y a du monde ! Tout çà pour moi ? J’espère pas quand même, ça me gênerai !...Ou pas !
_ Bienvenue chère Aloy !
_ Bonsoir Geoff ! Décidément vous êtes partout vous ! Ça vous arrive de ne pas être là ? Et c’est qui le petit canard ? J’adore ses cheveux !
_ Ooh merci beaucoup ! Brigitte Cousudor, ravie de vous rencontrer !
_ Tout le plaisir est pour moi ! Bon alors on m’a dit qu’il y avait une enveloppe à ouvrir et que je n’avais qu’à lire le nom qu’il y avait dessus…ça ne devrait pas être trop dur. Après tout je terrasse bien des robots géants, c’est pas un bout de papier qui va me faire peur…hein ?!
_ Voyons Aloy, vous avez le tract ? Une grande fille comme vous ?
_ Moi ? Mais pas du tout ! Qu’est ce qui vous fait dire çà ?! BON ELLE EST OÙ CETTE FICHUE ENVELOPPE ?!!
_ La voilà, là voilà !!
_ Merci G. pour une fois que tu sers à quelque chose…
_ Mais enfin…
_ Taisez-vous Geoff !
_ Oui c’est çà écoute la dame à plume et ferme ton claquet ! Bon ! Pour le jeu de l’année, j’ai l’honneur de décerner le prix à…
_...
_...
_THE QUIET MAN !



_QUOI ??!
_ Mais enfin ce n’est pas possib.. !
_ Mais non je déconne !! Ce que vous pouvez être chatouilleux vous autres les vedettes du showbiz ! Déridez-vous un peu ! Décrispe toi la canarde ! Et toi Geoff, sois gai, ris donc ! Ha Ha guéridon ! J’l’ai même pas fait exprès ! J’m’épate moi-même des fois !
_ Mais bon sang alors, qui c’est qui l’a gagné cette fichue récompense ?!
_ Oh ? Heu…Shenmue III.
_ Non mais sans rire…
_ Oui la blague peut marcher une fois mais deux…ça devient lourd…
_ Ah non non, il y a bien écrit Shenmue III !
_ Ah ?
_ Ah !
_...
_ On ne peut pourtant pas dire qu’il soit un modèle de finition.
_C’est sur…
_ Mais il doit bien avoir ce petit quelque chose pour que ceux qui y joue le trouve formidable. Si ce n’est pas la technique, l’innovation, la jouabilité…qu’est ce que ça peut bien être ?
_ Oui c’est vrai qu’est ce que çà peut bien être ?
_...



_ Maintenant un reportage qui va revenir sur les autres jeux de l’année dont on n’a pas vraiment le temps de parler mais dont on va parler quand même (Copyright Yoann Sardet – Allociné©) par Bibi La Cahuète et Virago Ch’Toute »


2019 fut l’occasion de découvrir bien des titres vidéoludiques, et surtout du jeu indépendant et autres suites, portage ou remakes en cette année finalement très faible en triple A qui claque.
Il y eu tout d’abord Mafia III, qui malgré sa mauvaise réputation est un titre solide, plaisant avec des personnages attachants et profonds. New Bordeaux offre de plus un cadre qui complète parfaitement la trilogie après les villes de New Heaven et Empire Bay. Et sa bande-son…Mamma-mia, on ne vous dit que çà ! De loin le meilleur swing que propose le genre du ‘monde ouvert en bagnole’ ! Uniquement pour cet aspect là (chevaucher à fond la caisse des bolides des années 60 en écoutant du bon vieux son des sixties plein les oreilles) Mafia III mérite d’être parcouru ! Mais gare ! Prenez bien soin d’effectuer toute les mises à jour du jeu ; au risque de voir le ciel vous tombez sur la tête…


 

Lien vers une playlist offrant à l'écoute les chansons mythiques qui illuminent Mafia III.
Best Bande-son Ever!


Raccoon City. Sa pluie. Son commissariat. Ses Zombies. Resident Evil 2 REmake. Cette relecture moderne du grand classique du jeu d’horreur à su faire honneur à son illustre ancêtre, en respectant sa trame principale – à peu de chose près – et surtout son ambiance toute particulière. On retourne avec un certain plaisir malsain dans cette bourgade perdue au milieu des rocheuses, qui vit ses dernières heures. Jamais un Biohazard n’avait été aussi beau, aussi prenant, aussi saisissant. Jamais Mister X n’avait été aussi tenace et casse-pied (bon en fait si il l’était déjà il y a 20 ans…). Jamais Ada n’avait été aussi…envoutante. Claire et Léon, eux, reviennent avec de nouveaux visages, moins bad ass mais plus humain, plus authentique. L’aventure reste elle parmi les meilleures de la licence de Capcom. On attend le Remake du 3…



Par Toutatis, revoilà les gaulois dans ce portage boosté à la potion magique de ce qui reste de notre point de vue le meilleur titre mettant en scène le petit moustachu et son ami un peu enveloppé (sans oublier le petit chien malin) : Astérix et Obélix XXL2. On accompagne notre intrépide duo lors de leur traversée de Las Vegum, chaque section du parc évoquant une zone en vogue à l’époque Gallo-romaine (Lutèce, l’Égypte…). Tout cela évidemment en tapant sur des garnisons entières de romains à grands coup de torgnoles bien senties ! En clair on s’amuse comme des petits fous. De plus le coté parodique et les références disséminées aux quatre coins des décors forment un ‘jeu dans le jeu’ fort sympathique qui termine le sentiment très appréciable qui se dégage de cette aventure interactive avec ces personnages mythiques de la bande dessinée française.



The Quiet Man. Et tout est dit. Ou pas. Car si le titre d’Human Head Studios est incontestablement mauvais il jouit d’une réputation bien plus injuste qu’escompté. Alors oui ! Il est mal réalisé. Le gameplay est pauvre et malgré tout incompréhensible. Les scènes en Live et les cinématiques interrogent, pourquoi celles-ci et pas celle-là ? Oui le scénario – dû a son concept de base d’absence quasi-total de son – est opaque. Mais il y a eu un essai de quelque chose, est en cela on peut lui reconnaître une certaine audace. De plus la version Answered, qui malgré toute les mauvaises langues (qui ne l’ont pas faite) prétendant qu’elle a été rajouté pour sauver les meubles, permet de mieux cerner ce qu’était l’idée de base du projet : tenté de faire prendre conscience de la difficulté de compréhension de son entourage quand on est sourd. Nonobstant cette louable intention, oui reconnaissons le : The Quiet Man est un mauvais jeu. Avec un bon fond, mais un mauvais jeu.
Et cette histoire de sosie, franchement, c’est limite…



Suite d’un des plus grands classiques de la Megadrive, The Story of Thor 2 est sorti en 1996 sur Saturn. Effectivement cela ne date pas d’hier mais c’est en cet an de grâce 2019 que nous avons découvert à la rédaction ce qu’il faut désormais qualifier de jeu ‘rétro’. Et il faut bien reconnaître notre déception face à cette préquelle qui n’arrive pas à la cheville de son ainé, pourtant sorti sur une console de génération précédente. Proposant cependant plus d’esprits et bien plus d’interactions possibles entre les armes, la magie et les pouvoirs telluriques, The Legend of Oasis (titre qui comme pour le premier épisode colle bien plus à ce que l’aventure nous propose de vivre, Thor n’ayant rien à voir avec ce qui se raconte ici) trouve sa force dans cette cohésion d’ensemble. Malheureusement la carte très étroite et la difficulté de trouver son chemin plombent encore plus l’expérience qui rappelons le est déjà moindre que la version 16-bits.


Et enfin pour terminer évoquons les jeux commencés mais qui sont encore à terminer tel que Wolfenstein YoungBlood et ses jumelles un peu tarées. Fourre-tout de tout ce qui s’est fait ces dernières années en termes de FPS, la dernière excursion en date dans cette dystopie nazie part un peu dans tout les sens en termes de jouabilité et met à mal la cohérence du tout. Et puis un jeu de tir ou les ennemis sont dotés de niveau de puissance est un non-sens, l’exemple de Far Cry New Dawn aurait dû servir de leçon. On laissera toutefois une chance au titre pour son univers si particulier, entre série Z et science-fiction.



Et puis il y a le cas Days Gone. Acheté. Installé. Joué 1h30. Oublié. Désinstallé. Jamais retouché. Il n’est pas impossible qu’on y revienne un jour. Peut-être. On verra.



« Un bien beau reportage, ma foi !
_ Avec de belles images qui évoquent bien des souvenirs émus.
_ Si vous le dites…Et sinon je peux y aller ou bien vous avez encore besoin de moi ?
_ Non non ma chère Aloy nous vous libérons de vos obligations et nous vous remercions chaleureusement pour votre participation à cette cérémonie des Krevawards de la St Sylvestre !
_ Et bien je vous laisse alors et je vous dis à tous à bientôt ! (sur PS5)


CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP...Elle à l'air sympa CLAP CLAP J'adore ses tresses CLAP

_ Merci ! Merci pour elle ! Poursuivons si vous voulez bien, ma chère Brigitte…
_ Volontiers ! Et pour la suite nous allons désormais offrir le prix de


3/ La surprise de l'année ?


_ Ha ! En voilà une remise de prix intéressante ! Je suis curieux de voir le gagnant !
_ Et moi donc ! Mais avant cela accueillons notre deuxième invité qui dévoilera l’heureux gagnant : Mister X, qui nous vient tout droit de Raccoon City !!
_ Gloups !...



_ HMMMMMMMMMMMGROUPFMMMMmmmmm…
_ Oh..Heu…bien le bonsoir !
_ GRAOOOOOUUUUMMMMMPF !
_ !... Joli chapeau que vous avez là ! Italien ? Du sur mesure j’en doute pas…
_ HOOOUMMM MMMMPFFfff…
_ Je crois cher Geoff qu’il n’a guère apprécié qu’on le qualifie de ‘Casse-pied’ dans notre revue précédente…
_ Je le conçois. Je ferai suivre la plainte à qui de droit, soyez en sur Monsieur X.
_ GRAAAOUMMMPH !
_ Ah Ah ! Ce n’est pas une plainte contre X mais une plainte DE X !
_AAARRROOOUUUUUMH…
_ Ah Ah ! ...Ah…Hum… Et donc ? La raison de votre visite ?
_ RRAAAAAAAHHHH OUMPHH ! GRRRRrrr
_ Oh mais c’est qu’il tente d’ouvrir l’enveloppe avec ses gros doigts boudinés…
_ GGRRRRAAAA ?!!
_ J’ai rien dit ! J’ai rien Dit !! Vous vous en sortez parfaitement ! Là ! Voilà… On arrache tout c’est plus simple bien sur !! On fait tous comme çà vous savez !
_ Arrêtez vos moqueries Geoff, vous n’aimeriez pas mettre notre ami en colère…Alors mystérieux Mister X, à qui décerne t’on le prix de ‘la surprise de l’année’ ?
_ ARR PRRRRRAAAAAARREEU TRRRMMMPFF !
_ …
_ ...
_ Je ne suis pas sur d’avoir compris…Pourriez vous parlez distinctement dans le micro je vous prie ?
_ ARR PRRRRRAAAAAARREEU TRRRMMMPFF !!
_ Je vais la lire, ce sera plus simple !! Hop ! Merci bien… Ho ! C’est effectivement une belle récompense car le prix de ‘ La Surprise de l’Année’ revient à ‘A Plague Tale : Innocence’ de nos amis de chez Asobo Studios !
_ GRRA PROOOOMPF STRRRRRAAAAAYYY…HHHOOOUUMMmppp… »



A Plague Tale : Innocence est incontestablement l’un des grands jeux de cette année, qui à su se faire sa place parmi les grands titres de 2019. Récit baignant à la fois dans un réalisme saisissant d’effroi et un fantastique envoutant, cette histoire de Peste Noire dans une France médiévale plus vraie que nature à su marquer les joueurs qui s’y sont essayer. Les personnages attachants – avec en premier lieu la fratrie Amicia et Hugo – et les environnements dépeints nous plongent dans une période trouble de notre histoire. Que l’on traverse un champ de bataille et ses centaines de cadavres ou une forêt bucolique au petit matin, on est émerveillé devant le spectacle que nous offre ce périple, entre ombre et lumière. Du très très grand art pour un très très grand jeu.


« _ Un ‘petit’ jeu qui a su entrer dans la cour des grands sans crier gare, c’est assez rare!
_ Vous l’avez dit, bouffi !
_GGRAAAAOOOURRRFFFP !
_ Et il est temps de congéd…remercier notre invité pour son inestimable présence et sa joie communicative. Mister X à bientôt !
_RRRRAAALLLEEUUU  TTTTTCCCCHHHHHOOOOOOOUUUUUSSSSSSSSSSSSSSSSsssssssss…
_ Ah Et n’oubliez pas votre chapeau !
_ Ah excusez moi !
_ Pardon ?!
_ Hrum !…RRRRAAAAAOOOUUUTTTTTRRR PPPPLLLOORRFF !!
_... ?
_ Tout de suite les autres bonnes surprise de 2019, un reportage de Cara Bistouille et Jean Claude Narcy. »


Ces derniers 365 jours nous on réservé leur lots de belles surprises, à commencer par l’épilogue du chef d’½uvre de Vince Gilligan, Breaking Bad, avec ce film annoncé quelques semaines seulement avant sa sortie sur la plate-forme de streaming vidéo Netflix. Son titre : El Camino, du nom de la voiture dont se sert Jesse Pinkman pour entamer sa cavale mais également symbole du Chemin qui lui reste à parcourir pour laisser derrière lui cette histoire. Chemin de croix, chemin de rédemption, chemin semé d’épreuves et d’embuches, l’acolyte d’Heisenberg aura connu bien des péripéties au cours de cette ‘traversée du désert’ à bord de ce camping-car hors-norme. Avec ses flashbacks nous rappelant constamment le passé de notre anti-héros et ce présent oppressant, Aaron Paul confirme son talent dans ce qui restera sans doute ‘le rôle de sa vie’. Pensée émue pour Robert Foster qui nous quitta le  11 octobre, jour où le film fut disponible dans le monde entier (absolument parfait dans le ‘Jackie Brown’ de Tarantino).


« T’as vraiment de la veine toi tu sais. T’as pas dû attendre toute ta vie pour vivre un truc qui sorte de l’ordinaire. »


Autre surprise, et de taille, ce fut le retour en Force de l’univers Star Wars avec une ½uvre de qualité. Et non il ne s’agit évidemment pas de la dernière atrocité commise par Jar Jar Abrams mais bel et bien de la série ‘The Mandalorian’, supervisé par Jon Favreau. Certes d’un classicisme éprouvé dans son déroulement et sa narration, l’½uvre n’en reste pas moins d’une qualité remarquable, notamment dû à sa photographie stratosphérique et la prestation de l’homme derrière le masque, Pedro Pascal, qui parvient à nous faire ressentir de l’empathie pour un chasseur de prime dont on ne voit jamais le visage. Et avouons-le nul ne reste insensible au charme du bébé-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-surnom. Respectueuse, ayant compris l’essence de ce qu’est ‘La Guerre des Etoiles’ et offrant des FX convaincants, on souhaite une longue vie au Mandalorien.



On quitte l’espace intersidéral mais on reste dans le fantastique (et les créations de Frank Oz) avec la série « The Dark Crystal ». Concrètement une préquelle du film sorti en 1982 réalisé par le génial Jim Henson qui mettait en vedette des poupées et autres marionnettes. Sur Thra les Gelflings vivent en paix mais sous le joug des Skeksès, des créatures lugubres s’abreuvant secrètement de l’essence de vie des créatures sous leur merci pour déjouer la mort. Malgré tout les naïfs petits êtres innocents leur vouent une confiance aveugle et fort mal placée. Jusqu’à ce que la graine de la résistance ne s’empare de certains d’entre eux, qui tenteront d’unir les différents clans Gelflings contre l’oppresseur cramoisi. Le film était entièrement réalisé avec donc des marionnettes et de l’huile de coude là où la série va se servir des effets numériques pour aller encore plus loin dans la pertinence de ce monde ô combien  inhabituel. Mais Les Studios Jim Henson et Louis Leterrier (car oui le réalisateur est français) on eu l’intelligence et la sagesse de laisser les personnages êtres des poupées prenant vie grâce à des manipulateurs. Alors oui c’est contraignant. Oui c’est couteux…mais le résultat à l’écran délivre un charme fou. Certains cependant ne passeront pas cette barrière du ‘je vois les poupées’ et estimeront que la série possède ce coté ‘faux’ insurpassable. Il faut le savoir si jamais vous décidez de la visionner. Mais rien que pour le persifleur chambellan, elle mérite un coup d’½il curieux.


Décidément les surprises auront surtout était du coté du petit écran cette année vu que nous allons parler pour terminer cette séquence de Carnival Row, série disponible sur Amazon Prime Video. On y suit l’enquête du policier  Rycroft Philostrate (Orlando – Legolas – Bloom) sur la piste d’un tueur en série particulièrement sadique. Oh et il serait sans doute bon de préciser que l’action se déroule dans un univers Steampunk du plus bel effet, dans lequel Humains et créatures féériques coexistent. On retrouve au casting Cara Delevingne, David Gyasi et Tamzin Merchant pour des épisodes tous plus beaux et touchants les uns que les autres. Mention spéciale au couple Agreus/Imogen, véritable c½ur du show. Intéressant aussi d’avoir donné un coté politique à l’intrigue au travers du personnage interprété par Jared Harris (que nous évoquerons à nouveau pour Chernobyl) qui permet de multiplier les points de vue et d’avoir une vision d’ensemble de cet univers de fiction, du caniveau au parlement. Alors que l’on jurerait avoir affaire à l’adaptation d’une saga littéraire, il n’en est rien, Carnival Row est une pure création de showrunner. Et en soi cela mérite un coup de chapeau. Que nous portons bien bas. La saison 2 s’annonce tout aussi fabuleuse, avec l’arrivée diplomatique des Elfes sur le terrain de jeu…Belle promesse.



« _ Dites moi ma chère Brigitte cette année aura été plutôt favorable aux univers fantastiques j’ai l’impression !
_ Oui ! Cela change de ces histoires pleines de noirceur et d’apocalypse à tout bout de champs ! Ça fait du bien un peu de magie aussi…et d’optimisme !
_ Entièrement d’accord ! Et si nous poursuivions ? Quel est notre prochaine étape ?
_ Oh et bien il s’agit de…


4/ La déception de l'année ?


_ AH…Quelles sont les ½uvres qui ne furent pas à la hauteur des espérances ? Vaste sujet sur lequel chacun apporte son propre ressenti. Pour ma part je ne suis jamais déçu de rien…tout n’est que pur bonheur en ce bas monde…j’ai une chance incroyable de faire le métier dont beaucoup rêve…et en plus j’ai même été modélisé dans un jeu alors hein…la consécration quoi !
_ C’est sur…Moi je ne suis même pas certain que la plupart de ceux qui nous regardent savent qui je suis…Sigh…
_ Ne soyez pas triste ma chère Brigitte ! Et annoncez-nous plutôt notre prochain invité…
_ Vous avez raison. Trêve de complainte et recevons avec sourire notre ami pour cette catégorie de la déception de l’année en la personne de … Terry Crews !


CLAP CLAP CLAP QU'IL EST BÔÔÔ! CLAP CLAP CLAP QU'IL EST DRÔLE!! CLAP CLAP


_ Merci ! Merci !! Comment ça va ? Terry est ravi d’être ici avec vous ! Bonsoir au Public ! Quel formidable public ! Super classe votre décor ! J’adore ! Il faudra que vous me donniez le nom de votre décorateur…
_ Aucun souci. Et c’est nous qui sommes ravis de vous avoir sur notre plateau !
_ Tout le plaisir est pour moi, vraiment !
_ Et bien nous vous en remercions…
_C’est bien aimable !
_ De rien !
_ Bon les garçons, trêve de politesses. Terry, particulièrement heureux d’avoir avec nous une star du cinéma et de la télévision. Je suis une grande fan de Brooklyn 99…
_ Terry est ravi de cette nouvelle ! Go 99 !!
_ Go to ouvrir l’enveloppe plutôt, non ?
_ Oui, vous avez raison. Pas de tergiversation. Nous devons savoir quelle fut la déception de l’année…
_ C’est assez marrant que ce soit vous qui décerniez ce prix, vu la réception qu’a connu Crackdown 3…
_ Pardon, Geoff ? Vous dites ??
_ HA HA…Non rien je ne fais qu’évoquer la triste sortie de…
_ Terry ne voit pas du tout de quoi vous parlez, mon ami. Et il craint que sa légendaire courtoisie ne connaisse un moment d’égarement !
_ Pardonnez moi, c’est moi qui doit faire erreur…il n’y a eu que deux épisodes de Crackdown c’est vrai… je m’en souviens maintenant…
_ Terry préfère…Et donc pour ‘La Déception de l’Année’ ce triste privilège revient à… Sea Of Solitude »


Sea of Solitude (ou SOS pour les intimes, peu nombreux) fut l’une des annonces prometteuses de ces dernières années. Un titre indépendant au graphisme tantôt coloré et très pastel et tantôt sombre et angoissant. On nous promettait une métaphore profonde sur la dépression, sur le mal-être d’une âme perdue, noyée dans un univers onirique qui la confronterait à ses peurs et ses angoisses pour mieux les affronter et les surpasser. Et c’est bien ce qu’on a eu…mais cela ne fut pas vraiment convaincant. Car de fait de dépression nous avons plutôt affaire à des pleurnichements de midinette. Il suffit de faire la liste des trois éléments ayant censément conduit la pauvrette à son état dépressif pour se rendre compte de la vacuité de la chose : Un petit frère chahuté par ses camarades à l’école (et nous disons bien ‘chahuté’, pas violenté, pas racketté…chahuté) sans que la grande s½ur ne protège son cadet, Des parents séparés suite à un divorce et son premier petit ami qui la plaque car se découvrant une âme de loup solitaire. Et oui, c’est tout. Alors de deux choses l’une, soit la créatrice du jeu à édulcoré son récit pour élargir son public soit la Miss n’a pas eu de véritables coups durs dans sa vie pour estimer que ces trois aléas soient à ce point difficiles pour sombrer dans la dépression. Beaucoup d’entre nous rêveraient de n’avoir connu que ces trois pauvres problèmes sans réelle importance ou impact grave. Et ce n’est pas notre réalisateur ayant connu des événements personnels bien plus dramatique que cela qui prétendra le contraire…Alors tout de suite l’impact émotionnel qu’est sensé procurer Sea of Solitude c’est sur tombe à l’eau (sans mauvais jeu de mots). En reste cependant une charte visuelle de toute beauté, permettant des captures d’écran sublimes et qui émerveille le regard parfois usé du joueur quarantenaire.


« _ Et alors Geoff, vous voyez ! La déception ce n’était pas votre jeu ‘qui n’existe pas‘!
_ Principalement je pense car nul ne fondait d’espérance dessus. Et que nous n’y avions pas joué en toute franchise !
_ MMmmoui…de toute façon personne n’y as joué…
_ Jouer à quoi ?
_ Jouer à UN JEU QUI N’EXISTE PAS ! OU PLUS !! Voilà ça y est vous avez rendu Terry Triste ! Je m’en vais…Au revoir !
_ Et bien à bientôt Terry…Go 99 !
_ Achevons cette séquence avec les différentes déceptions qui on marqué notre année avec Elon Musque et Lara Tocourt-Bouillon. »


Au rayon des déceptions il n’y a pas grand-chose quand on fait le bilan de l’année écoulée. On peut y voir un bon comme un mauvais signe. Seul deux séries nous on ‘déçus’ même si ‘déplu’ serait un terme plus approprié.
En premier lieu, Doom Patrol (série spin of de la réussie Titans) qui lors de ses premiers épisodes nous à époustouflé par sa mise en scène totalement hors des conventions, sa narration et surtout son narrateur  totalement surprenant étant donné qu’il s’agit du méchant même du show, dont le pouvoir est d’être omniscient, au-delà même du spectateur et qui peut influencer le scénario même de ce qui se passe à l’écran (oui ca a l’air fou…et ça l’est !) et sa galerie de héros tous plus ringards et paumés les uns que les autres. Mais à trop vouloir faire dans l’absurde le show en oublie de raconter quelque chose de cohérent. En résulte une saison qui se termine littéralement par du n’importe quoi complètement barré, sans queue ni tête et surtout sans le moindre intérêt. Citons au hasard la rue transgenre qui se téléporte (oui vous lisez bien), le cancrelat qui rêve de dominer le monde ou un passage inter-dimensionnel à travers un âne (je vous laisse imaginer par où il faut passer…) ; sans oublier les scènes inutiles volontairement scabreuses pour faire style ‘on est provoc’ (la scène de l’orgasme collectif, totalement gratuite et qui est notre point de rupture avec la Doom série). Nous avons lutté pour finir cette brochette d’épisodes, sans hésité à en zapper deux ou trois au passage (sur 15 épisodes au total). La série est globalement apprécié, cela ne doit donc ne pas du tout être notre délire…notre seul espoir pour l’avenir de cette série, c’est que Cyborg finisse par rejoindre sa ‘véritable’ équipe ! Nous ne nous attarderons pas sur la saison 2…



Que serait un bilan de fin d’année sans polémique ? On vous le demande. Pour la seconde déception de l’année, qui n’en est pas réellement une vu que nous n’y avons jamais cru, il s’agit de la perfide série Watchmen. Encensée partout (entendez Youtube et Twitter…) et pourtant totalement à coté de la plaque…et surtout propagandiste du mouvement ‘Woke’ sur lequel nous reviendrons peut-être un jour prochain…mais pas ici et maintenant, ce n’est ni le lieu ni le moment pour cela. N’ayant que peu de rapport avec le chef d’½uvre d’Alan Moore en dehors du thème du ‘masque’ et de ce qui se cache derrière, la série - d’une réalisation hors-pair il faut bien le reconnaître – n’est qu’un prête-nom pour ses auteurs afin de faire passer leur message progressiste à grand coups de pioche dans les esprits faibles. Inutile d’en dire plus, cela finirait par devenir vulgaire et insultant. Là non plus hors de question de subir une saison 2 de cette horreur irrespectueuse. Seule consolation, Moore ne verra pas Ozymandias lâcher une flatulence fort répugnante lors de son procès dans un tribunal fantoche, joué par un Jeremy Irons au bout de sa carrière…Ouf !



« _ Et bien il semblerait qu’on a évité de peu les débordements avec ce dernier sujet !
_ Oui. Et ne mettons pas d’huile sur le feu en enchaînant directement avec la catégorie suivante qui traitera du


5/ Scandal(e) de l'année ?


_ Et bien cela promet ma chère Brigitte…Coté scandale cette année j’ai fait un break…faut savoir se relâcher de temps en temps.
_ Vous tendez le bâton pour vous faire battre Geoff ! Et notre prochaine vedette serait sans doute ravi de vous l’infliger…Vous feriez mieux de faire attention aux coups du lapin, car notre nouvelle vedette est un rônin venu du fond des âges nippons : Miyamoto Usagi dit Usagi Yojimbo !


_ Bien le bonsoir, Dame L’Oie et Bien le bonsoir également à vous Maître de cérémonie Keighley.
_ Bonsoir cher Usagi !
_ Bonsoir mon petit lapin !
_ C’est un immense honneur pour moi de procéder à ce cérémonial célébrant la fin de l’année 2019 en votre auguste compagnie.
 _ Heu…Et bien merci ! Et vous nous honoré également de par votre présence.
_ Soyez remercié de vos remerciements. Que la bonne fortune vous accompagne dans vos futurs projets. Ainsi donc il s’agit d’ôter le cachet d’une missive et de déclamer le nom inscrit dessus à cette foule massive présente devant nous ?
_ C’est cela même.
_ Et bien procédons…Quelle étrange courrier…comment cela s’ouvre t’il ? Ni pliure, ni cire…Faut-il que j’use de ma lame pour accéder à l’intérieur de cet impénétrable morceau de papier…ah voilà ! AH AHA AH ! Suis-je bien sot des fois, veuillez pardonner mon incompétence, il suffisait d’arracher le coté…et donc un message manuscrit à l’intérieur…celui qui a calligraphié cela est fort habile de ses doigts, on jurerait une de vos machines à écrire…Il n’est inscrit qu’un nom, ainsi que ses dates de naissance et de décès.
_ Et quel est-il ce nom, je vous prie ?
_ Alec Holowka, 1983-2019. »


Une polémique en cache une autre en cette soirée festive. Là aussi nous ne reviendrons pas sur cette malheureuse affaire sur laquelle nous avons déjà dit tout ce que nous avions à dire, mais cela est l’occasion de rendre hommage aux figures célèbres qui nous on quitté en 2019.
Alec Holowka donc, qui laissera principalement pour la postérité le jeu ‘Night in the Woods’, chronique douce-amère d’une certaine Amérique qui s’éteint à petit feu. Poétique mais se terminant en eau-de-boudin, un autre regret de cette année.



Qui n’a pas suivi les aventures de Brandon et Brenda alors qu’il était adolescent dans les années 90 ? ‘Beverly Hills’ était LE rendez-vous du dimanche soir, 19h sur TF1. Celui dont on parlait tous le lundi dans la cour du collège… Dans cette série un personnage sortait du lot, le bad-boy charmeur au regard ténébreux et au sourire ravageur. Dylan McKay. Luke Perry. Dans la plus que passable adaptation d’Archie Mystère à la sauce CW, Riverdale, l’acteur passa du rôle de rebelle à celui de père de famille rangé, et ce choix de casting fut la chose la plus intelligente que proposa cette série. Le premier épisode de la saison 4 fut un hommage à la mémoire du disparu, dans lequel Shannen Doherty vint faire part de son deuil, liant ainsi les deux séries qui marquèrent la vie de l’homme sur le petit écran.



Il  y a trois ‘figures tutélaires’ qui marquèrent notre vie de jeune adulte. L’incommensurable Gotlib, l’irremplaçable Terry Pratchett et le puissant Philippe Tome. Ce dernier s’est éteint le 5 octobre dernier et laisse un grand vide dans notre c½ur et notre esprit. Nous n’avons pas lu la plupart de ces ‘Spirou classique’ (grave erreur), seulement ‘Spirou à New-York’ (le trait d’union est important, c’est de lui que nous vient cette fâcheuse manie d’écrire le nom de la City ainsi), ‘Luna Fatale’ et bien sur ‘Machine qui Rêve’, chef d’½uvre incompris qui on fini de nous convaincre du talent du scénariste. C’est de là que nous avons découvert un peu tard SODA, qui devint très rapidement notre ‘héros of all time’. Surtout la période dessiné par Bruno Gazotti, qui nous marquera à vie. Coup de génie de BD, l’histoire de David Solomon est la synthèse parfaite de tout ce que peux offrir la Belgique en bulle, entre drôlerie et gravité, bon mots et réplique culte. Il existe quelque part dans un de nos placards un scénario de SODA, écris avec nos petites mains, il faudra songer à démarcher un dessinateur de talent pour le mettre en image, un peu à la manière des artistes ayant fini L’Alph’art après la disparition d’Hergé. Mais nous ne possédons pas les fonds pour investir dans un tel projet. Le dernier Tome de Soda paraitra en 2020, et cela sera une belle opportunité de revenir sur cette bande dessinée culte.



Disparurent également cette année (merci de ne pas applaudir cette séquence) :

-Hervé Forneri, plus connu dans le monde entier de la France hexagonale sous le nom de Richard Rivière, Alias Dick Rivers (on pourrait traduire par pire…mais c’est un hommage), né et mort un 24 avril, à 73 ans d’écart. Nous sommes dans la totale incapacité de vous citer le titre de la moindre de ses chansons…par contre on peut vous apprendre qu’il était un grand ami de Georges Lucas, les deux hommes s’étant rencontré lorsque la fille adoptive de Dick vécue en couple avec le cinéaste durant quelques années. Et oui !



- Transition toute trouvé pour parler de Peter Mayhew, qui parti pour rejoindre une galaxie lointaine le 30 avril. Tonton Georges à dû vivre une semaine assez tristoune…car pour les trois du fond qui ne suivent pas, ce grand acteur (2.21 mètres, et pas Gigowatt) était celui qui se cachait sous la carpette du Wookie dans la trilogie originale. Il ne joua pour ainsi que ce rôle là dans sa carrière. Adieu Chewie…
C’est un autre acteur qui incarne le natif de Kashyyyk désormais, mais dont tout le monde se fout.



-Ariane Carletti elle nous quitta le 3 septembre, et c’est une énième partie de notre enfance qui s’en va. Pour jauger de notre profonde culture après notre échec sur le cas Rivière, Ariane interpréta elle les génériques de Dragon Ball et Dragon Ball Z…et c’est à peu prêt tout ce que nous nous rappelons d’elle, en dehors du fait qu’elle occupait notre TV la plupart du temps entre deux dessins animés. Elle eu pour partenaire de jeu un dromadaire durant quelques temps…



- « THHHEEEEERRRRRÈÈÈÈSSSSEEEEE ! Téléééphoooone ! ». Anémone ne décrochera plus le bigophone de SOS amitiés lors des fêtes de fin d’année. L’actrice à définitivement claqué la porte le 9 août, laissant orpheline la troupe du Splendid. Elle était le rôle principal d’un film peu connu de Tonie Marshall ‘Pas très Catholique’ que nous apprécions beaucoup par ici. Et puis en fait vous savez quoi ? Elle restera éternellement Thérèse la sublime, qui tricote des gants magnifiques pour les lépreux, blague qui nous fait encore rire aux larmes près de 40 ans plus tard.



Il y eu Jacques Chirac qui passa définitivement l’arme à gauche  le 26 septembre. Mais nous n’en parlons que car il fut président. Nous n’avons strictement rien à dire sur cet homme qui visiblement aimé les pommes.



Ainsi prends fin la nécrologie de ces derniers 365 jours, qui nous rappelle à tous de bien profiter de notre temps ici bas, car le sable du temps ne cesse jamais de s’écouler dans le sablier de la vie.




Dans un tout autre genre et pour revenir à la notion de scandale plus classique, nous ne pouvons passer à coté de l’état lamentable dans lequel est sortie l’adaptation vidéoludique de Blacksad. Tout proprement…bah scandaleux justement ! Les patchs et les mises à jour s’enchaînent à la queue-leu-leu pour parer à ce fâcheux constat mais le mal est fait. Au point où on se demande si le challenge ultime ne consisterait pas à faire le jeu dans sa version ‘brute’, tant cela relève du défi à relever pour sa gloire personnelle (‘Moi, j’ai fini Blacksad sans les patchs !’ ‘WWWOOOOUUAAAAAOOOOOhhhhhh !!’). Nous allons nous pencher sur la question d’ici à ce qu’on se remette sur le jeu, en attente pour le moment.

« _ Bel hommage à nos chers disparus que nous avons eu là et qui me permets de dire à chacun d’entre vous ‘soyez heureux’ et ne vous attardez pas sur les choses négatives. La Vie est belle et profitez-en pour la passer devant vos écrans à jouer et regarder des films !
_J’ai cru un instant que vous alliez dire quelque chose d’intelligent…
_ ‘Il faut savoir accepter sa mort de la même manière qu’il faut savoir accepter sa vie’ est l’un des nombreux enseignements du Bushido. La liste des disparus ne faisant que s’allonger au fil du temps, sur laquelle notre propre nom finira par s’inscrire. Sur ce, Dame L’Oie et Maitre de cérémonie, je vous laisse à vos obligations. J’ai par ailleurs les miennes qui m’attendent dans un troquet tout proche ou après avoir occis quelques malandrins je pourrais profiter de quelques verres de saké fort mérité.
_ Au revoir, Usagi-San
_ Salut petit Lapin ! En voilà un invité qui fut aimable ! Ça nous change…Geoff vu que l’on est un peu en retard suite à la dernière séquence je propose d’enchaîner rapidement avec la prochaine récompense qui s’attèlera sur


6/ Le scandal(e) GB de l'année ?


_ ?? Il y a des scandales sur Gameblog ? Vraiment ?
_ Apparemment oui. Mais je ne suis pas sur que cela soit d’une grande importance…
_ Un Gameblog Gate…ha ha ha…
_ Pour dire j’ai même un peu honte d’accueillir notre invité pour une telle récompense
_ Allons Brigitte…faite donc venir notre prochain guest qui je suis sur s’impatiente en coulisse !
_ Très bien. Alors je vous demande un tonnerre d’applaudissement pour Dane, The Quiet Man !

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_ Bonsoir Dane ! Quel Honneur !
_ …
_ Ha ? Nous avons un problème de micro visiblement…
_ … …
_ Ne vous inquiétez pas ce sont les aléas du direct on va faire venir un technicien, votre micro-cravate ne doit plus avoir de batteries…
_ … ? … … …
_ Inutile de vous agitez et faire des grands gestes, ce n’est pas si grave !
_ Hum…Geoff ?! Vous connaissez le postulat de base du jeu vidéo ‘The Quiet Man’ ?
_ Bien sur Brigitte, il est même un peu con…il n’y a pas de son parce que le type est sou… …AH !
_ AH !
_ … !
_ Désolé Dane, je vous invite a décachetée l’enveloppe et a oublier cet épisode malencontreux.
_ Mais du coup il vous entend comment ?
_ Il lit sur les lèvres, et j’en ai une sacrée paire si vous voyez ce que je veux dire ! *Clac-clac* !
_ Un vrai bec de canard !
_ Un peu de respect je vous prie !
_ Désolé…alors où en est notre héros ? Ha il tente de communiquer apparemment depuis un moment…Que dites vous avec vos doigts ?
_ IL Y EN A MARRE !!
_ Excusez moi ?
_À BAS LES PRIVILÈGES !! ON N’EN VEUT PLUS DES NANTIS ET DES PROFITEURS SUR LE DOS DES TRAVAILLEURS !!!
_ Mais qu’est ce que ?...
_ Oh non c’est pas vrai !...



_ ON VEUT DES SOUS !! NOUS AUSSI ON VEUT DES iPHONES 12 Bidule-truc qui font des photos trop b1en !
_ Tais toi, Kevin ! T’es pas là pour faire le malin ! J’aurai mieux fait de te laisser avec Mamie sur le rond-point du Carrefour !
_ Non je veux passer sur Gameblog moi aussi !!
_ Désolé, messieurs dames, nous sommes en plein direct, vous ne pouvez pas envahir notre platea…
_ TU CROIS QUOI LE MIELLEUX ?? QU’ON EST PAS AU COURANT !! ON SAIT TRÈS BIEN QUE C’EST EN DIRECT TON ÉMISSION DE DÉBILOS AVEC LEUR JEUX À LA CON !!
_Tonton Gérard, c’est pas des jeux à la con ! C’est tro b1en Fortni…
_ TA GUEULE KEVIN !
_TA GUEULE KEVIN !!
_TA GUEULE KEVIN !!!
_ Bon et bien parlementons alors ! Que voulez vous ? Déclamez votre message et laissez nous reprendre le cours normal de notre programme…
_C’EST VRAI ?! VOUS NOUS LAISSEZ LA PAROLE ??!
_ Et si vous pouviez éviter d’hurler aussi, ça nous arrangerait…
_ JE NE HURLE PAS, JE M’EXPRIME AVEC CONVICTION !! CLAUDETTE, FILE MOI LA LISTE DE NOS REVENDICATIONS !
_ Mais ce n’est pas toi qui l’as ? Tu m’as dit en montant dans la voiture que tu la prenais !
_QUE JE PRENAIS LA VOIE PÉRIPHÉRIQUE ! PAS LA LISTE !! J’AI DIS QUE JE PRENAIS LA VOIE PÉRIPHÉRIQUE !! ÇA RESTE LE PLUS SIMPLE POUR RENTRER DANS PARIS UN SOIR DE RÉVEILLON !! ENFIN JE CROIS J’AVAIS JAMAIS MIS LES PIEDS ICI AVANT AUJOURD’HUI…
_Ah d’accord, j’avais pas compris…mais du coup elle est où la liste ? Suzanne c’est toi qui l’à ?
_Arrêtes de gigoter Kevin ou tu vas t’en prendre une !! Qu’est ce que tu me demande ? La liste de quoi ?
_ BON ALORS ON  A PAS LA LISTE ??!
_ Bah non Gérard…je pense qu’on la laissé sur la table du salon en partant…
_NIDIDJDJIOUUUU MAIS QUELLE BANDE D’INCAPABLE !! C’EST SUR QUE C’EST PAS AVEC VOUS QU’ON VA LA FAIRE CETTE RÉVOLUTION !!
_ Bon et bien si vous n’avez rien à déclarer je vous propose de quitter l’estra…
_ TUTUTUTUT !! TAIS- TOI TOI !! ON A PAS LA LISTE C’EST PAS GRAVE, ON VA LA RECITER DE TÊTE !! CLAUDETTE !! ON DEMANDE QUOI AU GOUVERNEMENT ?!
_ bah…des sous !?
_ DES SOUS !! ON VEUT DES SOUS !!! QUOI D’AUTRE ?
_ L’essence moins cher…trop de taxes de l’État...
_ESSENCE GRATUITE POUR TOUT LE MONDE !! SURTOUT QUAND ON MONTE VOIR LES PARIGOTS FAIRE LA FIESTA DANS LEUR BEAUX QUARTIERS !
_ Des skins Pokemon dans Fortnite Tonton !
_ TA GUEULE KEVIN !
_ TA GUEULE KEVIN !!
_ TA GUEULE KEVIN !!!
_ ET QUOI D’AUTRE ?? PROFITEZ-EN ON A DU MONDE QUI NOUS ÉCOUTES !!
_ Bah…je ne dirais pas non à un nouveau sèche-linge…c’est que celui qu’on a il a 5 ans il commence à se faire vieux…
_ UN SÈCHE-LINGE TOUT NEUF !!
_ Profites-en pour demander si une nounou est libre dans le 37 , Gégé…
_ ET SI UNE NOURRICE EST LIBRE DANS LE 37 QU’ELLE HÉSITE PAS À NOUS CONTACTER !! OU LE BLONDINET ICI PRÉSENT, IL FERA SUIVRE ! HEIN QUE TU FERAS SUIVRE !!
_ Certainement…
_BON !...BIEN…C’EST TOUT ?
_ Bah pour moi oui. Suzanne ?
_ Oui oui c’est bon. Il faudrait qu’on y aille là, je le tiens plus le petit…Arrêtes de jouer avec le bec de la Dame, tu vois bien que tu la dérange !
_ Bais Pô bu dout…
_BON ON Y VA ALORS !! ET ON SE MAGNE CH’UIS EN DOUBLE FILE ! IL Y A PAS DE PLACE POUR SE GARER DANS CETTE CAPITALE ! TU PARLES D’UNE VILLE DE PÉQUENAUDS !! SAVENT MÊME PAS FAIRE UNE RUE COMME TOUT LE MONDE !...
_ On va voir la TorÉffelle Tonton ? T’as promis !
_OUI OUI ON VA VOIR LA TOUR EIFFEL !! ON N’A PAS FAIT TOUT CE CHEMIN POUR DES CLOPINETTES !
_OUAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaiiiiiiiissss
_...
_...
_...
_ Bah vous êtes encore là vous ?
_... !
_ Ah oui c’est vrai, l’enveloppe ! Alors il y a écrit quoi dessus ?
_ Faites moi voir çà Dane, on a perdu je pense suffisamment de temps pour jouer au mime…’Scandale Gameblog de l’année : le départ de Julo
_...
_ Et c’est tout ?? Mais ce n’est même pas un scandale !
_ Brigitte, nous allons effacer de notre mémoire les dernières minutes et ne plus jamais en reparler. D’accord ?
_ Complètement. Il est temps de revenir à une certaine forme de décence.
_ Effectivement. La suite du programme s’il-vous-plaît ?!
_ Et bien nous passons désormais à


7/ L'arnaque de l'année ?


Et pour ce faire nous recevons en plateau une star mondiale, adulée par des Hordes entières : Daryl Dixon !!

WOUUUHOUUUUU!! DARYYYYYLLL!! DARYYYYYYL!! HOUUUUUUUU!!


_ Bonsoir Daryl !
_   ‘ soir !
_ Mais il s’agit de mon partenaire ! Comment çà va vieille branche ? On est des vrais potes vous savez Brigitte ! La Preuve on a des dialogues ensemble dans Death Stranding ! Vous saviez que j’étais un personnage du jeu ? Ha….Ça c’est mon Hideo…un génie, un vrai, comme on en fait plus…Alors Sam…Daryl…Norman…enfin bref comment ça va ?
_ Ç’ va…
_Superbe arbalète que tu as là ! Tu me la fais essayer ?
_Nop’
_ Ha ok…Ha Ha vous voyez Brigitte, c’est tout mon pote çà ! Direct dans le mille ! On ne tergiverse pas avec Daryl…Sam…pas grave…
_ Oui je vois çà. Et si nous ouvrions cette enveloppe ? Ça vous va, Daryl ?
_ Ok’…
_ Ah là laa quel bout-en-train…, là il fait son timide mais je vous assure qu’en vrai  il a un de ces humour !...Incroyable ! Il nous a raconté une blague une fois…Attendez comment elle commence…Oh vas-y Norman, raconte là tu la feras mieux que moi…Celle avec la vache qui fait des bulles dans la rivière…Oh là laa Brigitte faut absolument qu’il la raconte, elle-est-trop-drôle-!
_Ouaip, p’t’être pl’tard…Faut qu’j’dise l’ nom aussi ?
_ Oui je vous en prie, annoncé nous l’arnaq…AAAAAAAAH ! AU SECOURS !! MAIS CALMEZ VOUS !! À L’AIDE, IL EST DEVENU FOU ! IL VEUT ME TUER !!
_ MAIS ARRÊTE SAM ! Tu vas la blesser ! Baisse cette arbalète !! Baisse là tout de suite ! Mais qu’est ce qu’il te prend ??!...Quoi le… l’enveloppe ? Ha le gagnant du prix de l’arnaque de l’année c’est...QUOI !!...IMPOSSIBLE !! ALLEZ VAS-Y TRANSPERCE LUI LA TÊTE !! NON MAIS HO !! C’est quoi cette histoire ?? Death Stranding l’arnaque de l’année ?!!
_ Mais je n’y suis pour rien moi, enfin !! Je ne sais même pas c’est quoi votre jeu !
_C’est simple, c’est un jeu GÉ-NIAL, créé par un GÉ-NIE. Le jeu de la décennie, peut-être du siècle ! La preuve, je suis dedans ! »


Bon en fait nous ne pensons pas que Death Stranding soit une arnaque, plutôt son créateur, Hideo Kojima. Et encore…L’homme possède un vrai talent, qui n’est pas celui de développeur, pour lequel il a sans doute de véritables compétences, mais en tant que communicant. Là se trouve son véritable génie, s’il doit en avoir un.
En ce qui concerne le titre Death Stranding, nous n’y avons pas touché, nous n’en avons rien vu en dehors de quelques minutes ennuyeuses et de toute manière ce jeu ne nous intéresse en aucune façon. Ni de près ni de loin. Son créateur n’a jamais été dans notre c½ur et son ‘univers’ ne nous interpelle en rien, on le trouverai même plutôt ridicule. Voilà cette récompense était surtout là pour caser quelque part un passage sur ce dernier opus de Kojima, parce qu’il reste quand même un des temps fort du monde vidéoludique.


« Ha…ok. Bon. C’est déjà plus clair…Tu peux la laisser tranquille Daryl…On va terminer ce désaccord sur un sympathique ‘ Ce jeu n’est pas pour tout le monde, c’est un univers particulier qui demande qu’on y adhère’ et chacun va repartir dans sa direction sans se retourner. D’accord Norman ?
_ Ok'…
_ Et vous Brigitte ? On arrête là ?
_ ??! QUOI ?!...Je vous signale que c’est SUR MOI que votre copain pointe son arc !
_Une ‘rbalète…’Tain elle y connaît rien l’emplumée…j’m’tire j’en ai marr’ d’vos tronches de cake…
_ Okay… Salut Sam ! On se voit pour Death Stranding 2, pas de souci ! On s’appelle on se fait une bouffe ! Toi…moi…Hideo…Léa…toute la clique quoi ! T’es d’accord ? Hein…ho ??? Norman ?...
_ Non mais il est parti votre barjo de copain…Bon débarras !
_ OK. Bon pour calmer la tension qui règne sur ce plateau, je propose qu’on lance un sujet sur les jeux de cette année auxquels on ne jouera jamais mais pour lesquels on porte un semblant d’intérêt. Un magnéto de Jean Registre et Otto Rivers (cousin de Dick) »


Dans la pléthore de jeux vidéo sorti en 2019, tous – à l’instar de Death Stranding -  ne nous on pas emballé au point de passer à la caisse mais attise quand même plus ou moins notre curiosité. N’en reste pas moins qu’il est peu probable qu’on y joue un jour…Citons Devil May Cry 5 qui semble retrouver les racines de la série ; Fallen Order, nouveau jeu estampillé Star Wars qui décidément ne nous botte pas du tout avec son manque d’originalité et de caractère flagrant ; Luigi’s Mansion 3 qui apparemment est un ‘Shining sauce Nintendo’ (Gné ?) ; Mortal Kombat 11 testé en Weekend Gratuit et en ce qui nous concerne cela nous suffit ; Jump Force sorti en tout début d’année et qui propose malgré son parti-pris graphique repoussant un casting assez intéressant et Ancestors qui reste le titre sur lequel nous avons le plus de chance de nous pencher un de ces quatre.


 « …Voilà qui mérité d’être dit. Vous allez bien ma chère Brigitte ? Vous passez une bonne soirée ?
_ GROUMPF !
_ Ok je comprends…dans ce cas je vais lancer moi-même notre prochaine récompense qui sera


8/ Le braquage de l'année ?


Par contre ma Jeune et Jolie comparse j’ignore totalement qui est notre prochain invité. Il va falloir que vous cessiez de bouder…
_ Inutile de me lancer des fleurs ! Je suis une professionnelle ! Je vais continuer l’émission malgré votre tentative d’assassinat…
_ Tout de suite les grands mots…
_ Et notre prochain invité est policier justement ! Veuillez accueillir comme il se doit David Solomon, alias Soda !

OOOOOOOOOoooohh!! KLAPKLAPKLAP!! AKIWAKANAKI? KLAPKLAP!! ACURETON PISTOLIRO!!



_ Bonsoir David !
_ Bonsoir Brigitte…
_ Bonsoir mon Père !
_ ??! Ah oh désolé je n’ai pas eu le temps de me changer…Et puis si ca se trouve ma maman est en train de nous regarder alors…D'ailleurs vous n’étiez pas obligé de préciser ma profession…
_ Désolé…
_ Et comment s’appelle votre maman ?
_ ?... Mary.
_ Et bien si elle nous regarde ce soir, nous vous saluons, Mary !
_ Si elle est devant la TV et qu’elle apprend que je suis flic, elle va bien avoir besoin de salut, c’est sur…d’ailleurs je ne vais pas trop trainer si vous le permettez…J’ouvre cette enveloppe et je vous laisse.
_ Très bien. La voici. À vous de jouer.
_ Okay…alors pour le braquage de l’année, le prix revient à…et ma foi c’est logique…au Joker ! »

 


S’il y a bien un film qui marquera 2019, c’est le Joker de Todd Philips, qui met en scène dans le rôle principal un Joaquim Phoenix particulièrement habité. Avec son Milliard de Dollars au Box-office, le prince clown du crime réussi l’exploit de faire aussi bien qu’un Marvel, ce qui sur le papier n’était pas joué d’avance. Thriller psychologique inspiré de certains classiques du cinéma des années 70, on y suit la chute dans la Folie Furieuse d’Arthur Fleck, laissé pour compte de la société dû à ses problèmes mentaux et sa maladie. L’exploit du métrage est de retranscrire au travers de son personnage toute la colère et la soif de protestation des peuples du monde entier en cette période de révolte populaire. D’où sans doute son succès.
Mais pour nous, quel ½uvre insipide. Alors oui, on n’est pas stupide et on sait reconnaître un bon film quand on en voit un, et ce Joker en est incontestablement un, mais par tout les Dieux, que nous nous sommes ennuyé. Seules deux scènes sortent du lot de notre point de vue, apportant un peu de tension dans un ensemble sous somnifère. La scène chez la voisine et la scène de la porte avec le nain. Le reste fut anecdotique. Honnêtement si le succès n’avait pas propulsé le Clown au top du Box-office, nous nous serions à peine souvenus de celui-ci pour l’inclure dans ce bilan de fin d’année. Et puis offrir des ‘origines’ au Joker est un non-sens absolu. Tout le sel de ce personnage tient justement sur le fait que l’on ne sait RIEN de lui. Car il n’est au final personne. Car il est au final TOUT LE MONDE ! Il est le contrepoint absolu du Batman, tout deux sans pouvoir mais l’un ayant opté pour l’ordre et la Justice et l’autre pour le Chaos et la folie. Nul besoin d’en savoir plus. Le parti-pris même du film faisait que quoi qu’il propose nous ne pourrions être en accord avec lui. Et ce fut exactement ce qu’il se passa.


« Et c’est donc bien Le Joker qui remporte le prix du braquage de l’année ! Sacré Monsieur J. ! Il ne cessera jamais de nous étonner ! Sur ce et comme je sais que vous êtes pressé mon Père, nous ne vous demanderons pas un sermon et vous laissons retourner officier à votre sainte église !
_ Je vous en fais grâce en effet…Dites moi madame il a compris que je ne suis pas prêtre en vérité?
_ Je ne pense pas. Mais rien de bien grave. Salutations à votre Maman !
_ Je n’y manquerai pas. Bonne soirée à tous ! Soyez bénis…
_ Et bien ! Que cela fait du bien de temps en temps qu’une séquence se déroule sans accroc !
_ Prions pour que cela dure…
_ Enchainons donc sans attendre pour profiter de cette bonne vibration ! Quelle est notre prochaine étape ?
_ Une belle récompense vu qu’il s’agit de


9/ La direction artistique de l'année ?


_ Ah ! Ça me plaît çà ! Curieux de voir le gagnant ! Quelle prestigieuse personnalité pour décerner ce prix ?
_ Oh ça pour une personnalité c’en est une ! Une égérie même ! Dont le nom est sur les lèvres des joueurs du monde entier depuis deux décennies…Mademoiselle LARA CROFT !

CLAP CLAP CLAP CLAP FILLE DE BOURGE!! CLAP PILLEUSE! CLAP CLAP



_ Salut ! Salut !! Bonsoir à tous ! Je suis contente d’être là ! Ça fait plaisir de vous voir !
_ Tout le plaisir est pour nous, Miss !
_ Ravi que vous soyez parmi nous ! Comment allez-vous ?
_ Bien, bien ! Ça a l’air d’être un gros truc votre soirée là, j’aurai su j’aurai mis une tenue de bal !
_ Vous êtes très bien comme çà ma chère, ne vous en faites pas…
_ Et si nous passions à la raison de votre venue ?
_ Oh oui bien sur ! Le prix…Alors attendez ou est ce que j’ai mis cette enveloppe déjà ?
_ Vous avez égaré la remise de prix ?
_ Non, non, je l’ai sur moi, dans une de mes poches…pas là, pas celle là non plus…çà c’est un morceau du vitrail de la chapelle Sixtine…pas là non plus…ah tiens, un reste de vieux bandage…je ne sais même plus si c’est mon sang là-dessus…vous pouvez me tenir tout çà s’il vous plaît ?
_ Gloup ! Heu…bien sur !
_ Merci. Alors attendez, là j’ai déjà regardé. Là c’est ma poche à caillou. Ça c’est une pièce de monnaie aztèque…tiens un chargeur d’Uzis…je vais le garder ça peut toujours servir si je veux rentrer en Uber…pourtant je suis certaine de l’avoir prise avec moi !
_ Et vous avez regardé dans votre sac à dos là, à vos pieds ?
_ Dans le sac ? Mais oui je suis bête ! Je l’ai mise dans le sac en me disant justement que je n’avais plus la place sur moi pour la mettre ! Redonnez moi tout çà Geoff, je vais vous débarrassez…attention ça c’est un vase Ming miniature….prudence enfin !
_ Sorry, Miss !
_ Alors bon…le sac maintenant. Je vous préviens c’est un vrai foutoir là-dedans…ATTENTION une Chauve-Souris !


_ AAAHH ! AAAAAH !! Elle s’est agrippée à mes cheveux !! AAAAH !!
_ Bougez pas Brigitte ! Je vais lui faire peur !! ALLEZ OUSTE SALE BÊTE ! OUSTE !!
_ AÏLLLLEEEUH !! Vous me faîtes mal ! Ouille ! Autant ramener votre copain avec son arc !
_ Une Arbalète !
_ Oh la làà ! C’est qu’une pauvre petite bestiole de rien du tout ! Paniquez pas !

PAN!


*ZGOOUUUIG ZZZGGGGGOOOOOIIIIIIiiiiiiiiiiii…..*

_ Oh bah la pauvre bête…
_ C’est moi ou vous venez de me tirez dessus à bout portant !? Vous auriez pu me tuer !! Et si vous l’aviez loupé cette horreur !
_ C’est bon, c’est pas si grave. Qui ne s’est jamais fait tirer dessus ? Et puis j’ai pas totalement réussi mon coup non plus…il reste une patte accroché à votre tignasse, là…
_ QUOI ??! AAAAH ! Où çà ?! OÙ ÇÀ ??
_ Bon, bah je ne la retrouve pas votre enveloppe…je vais essayer la poche avant, mais c’est là ou je range mes papiers pas de raison qu’ell…Hé ! Là voilà !
_ Et bien ce n’est pas trop tôt…regardez moi çà, Lara ! Vous en avez mis partout ! Une vraie sagouin…C’est quoi cette poudre ?
_ Ne touchez pas à çà ! Ce sont les restes de cendres rouges d’un dragon de Komodo géant de Thaïlande. Le moindre contact vous donne une sensation de brûlure pour au moins deux semaines !
_ Et vous trimballez ça comme çà dans votre sac, vous ?
_ Bah normalement elle est censé se trouvez dans une bouteille plastique de Seven Up…C’est peut-être la Chauve-souris qui l’a percée…
_ Et comment on s’en débarrasse ? Il y en a partout sur le pupitre !
_ et bah soufflez dessus…ça va la disperser…*PFFFFFFOOOOOOOoooouuu PPPffffoooouuu*
_RAAAAAH Mes yeux ! Mes yeux !! Vous m’avez soufflé dans les yeux !! RRAAAaaah ça brûle !!...
_AAAh la patte bouge encore C’est horrible!! Et il y a du sang partout, ça me coule sur le bec !!! Et j’en ai plein les plumes !!
_ Rho la làààààà…ce que vous êtes chochottes !! Bon sinon cette récompense…il est où mon Opinel ? Là ! Tchak ! Hop, on perd pas de temps ! Alors le prix pour la direction artistique revient à…La saison 3 du Prince des Dragons !  J’adore les Dragons ! J’en ai tué un une fois…»

 


Alors que la série de Netflix connue une saison 1 certes intéressante mais plombée par une animation saccadée, quelle incroyable évolution quand on regarde cette troisième saison. Tout y est simplement splendide. Et c’est tout naturellement qu’on lui accorde ce prix de la direction artistique de 2019. Car chacun des nouveaux personnages et nouveaux lieux créés pour cette saison enchantent les rétines par leurs couleurs, leur design, leur atmosphère. Que ce soit l’elfe ailé Nyx, le village de Rayla ou la Montagne au Dragon, on est devant un travail de création assez dingue. Mais il faut parfois savoir se taire pour laisser parler les images…


Claudia <3

Mais ce superbe dessin animé n’est pas le seul qui mérite d’être évoqué dans cette catégorie. Autre série fantastique, cette fois-ci en décor réels et avec un casting de têtes d’affiche, nous signalons le travail d’orfèvre mis en place pour permettre à Carnival Row de prendre vie sous nos yeux. Qu’il s’agisse des décors, des tenues, des accessoires et surtout du maquillage, quelle merveille. On ne peut être qu’ébahis devant la quantité astronomique de travail – et d’argent – qu’il à fallu investir pour porté tout cela à l’écran. Impressionnant.



Dans un tout autre genre, on ne peut laisser passer la sensation d’étrangeté que procure un jeu comme Control, qui nous fait perdre nos repères spatiaux en nous plongeant dans un immeuble ou les lois de la physique sont mise à mal. Avec son ambiance très ‘Lynchienne’, ses scènes de dialogues confuses, ses menus trop tortueux, ses sous-menus superflus et ses contrôles parfois capricieux, l’aventure de Jesse Faden laisse un sentiment ambivalent quand on y repense. Entre frustration et émerveillement face à certains décors qui savent surgir de nulle part – on pense notamment à la carrière et son sublime ciel nocturne étoilé ou quelques salles de Boss. L’un dans l’autre il y a une vraie recherche artistique mais pas réellement mis en valeur par la réalisation globale. Control est clairement un jeu entre deux eaux…




«  Bon et bien Geoff et Brigitte sont partis à l’infirmerie alors me voilà toute seule pour gérer ce bazar…mais apparemment c’est le moment de lancer la pub…alors voilà…Pub! Tchao’ ! J’l’ai mis où mon sac ?...»

''Your name?''

Publi-News

 

SOS Fantomes X Chair de Poule

'C'était mieux avant...'



 

« De retour sur le plateau des Krevawards 2019, je suis toujours Geoff Keighley et je suis toujours accompagné de Brigitte Cousudor. Comment vous sentez vous, Brigitte après cette mésaventure très…’Bat’ !
_ Désappointée. Mais je suis une professionnelle. Et je remercie chaleureusement  la coiffeuse de l’émission qui à réussi à me recoiffer en un temps record avec tout autant de professionnalisme ! Par contre Geoff vous avez encore les yeux irrités, ils sont rouges comme des tomates !
_ Oui…le médecin m’a dit que cela durerait quelques dizaines de minutes encore…il suffit de ne pas me gratter malgré la sensation qu’on me verse du piment à vif dans les yeux…mais ne nous attardons pas sur nos problèmes anodins et enchaînons voulez-vous ? Quelle est la suite du programme ?
_ Et bien nous allons nous remonter le moral avec un peu de musique car il est temps de récompenser


10/ La bande-son de l'année ?


_ Très bien ! Cela ne pouvait tomber mieux effectivement ! Et qui recevons nous pour accompagner cette revigorante catégorie ?
_ Et bien il s’agi..
_WAOOOAUUUAAAAAOOOOHHHhhh ! Trop énorme votre décor ! Vert par là ! Vert par ici…Du noir entre les différents verts ! Il y a même du vert dans le noir en fait ! C’est super-Génial !!
…t d’Emmet, l’élu du monde LEGO.


_ Oh ouais salut m’dame ! Vous avez une de ces allures ! Ces cheveux ! Ce bec de canard ! Vous êtes un canard ?! Troooop Foooort ! C’est vraiment su-per-gé-ni-al ! Et salut M’sieur ! J’adooooore votre cravate. Simple mais élégante. Comme votre costume d’ailleurs. Je suis sur que c’est du sur-mesure ! Vous êtes trop classe vraiment !! Vous êtes classe tout les deux ! Bon moi j’ai juste mon costume d’ouvrier, hein…j’avais pas prévu qu’il fallait que je sois classe, sinon j’aurai été loué un smocking, c’est sur ! Ou alors j’aurai demandé à Jimmy, le gars de la compta. Lui il en a des costumes. Pas aussi chic que le vôtre ça c’est sur mais je pense que ça aurait fait l’affaire ! Après tout je ne suis là que quelques minutes pour donner un prix ! Personne ne va faire attention à moi ! Il y a beaucoup de gens qui nous regarde ? Il y a peut-être ma tante Clara ? S’lut Tatie Clara, il y a ton neveu préféré qui fait une émission ! C’est pas SUPER GÉNIAL çà ?!
_OOOOOOOOOOOKkkaaayyyy ! On se calme mon biquet ! Ralentissez la cadence, prenez cette enveloppe, ouvrez là et dites nous qui remporte le prix de la bande-son de l’année !
_ D’accord M’dame ! Aucun Souci M’dame ! Et j’adore la musique vous savez ! D’ailleurs je chante moi-même ! J’ai même eu un tube planétaire vous voulez l’entendre ?
_ NOOO…



_HA HA HA ! J’adore cette chanson je pourrai la chanter pendant des heures ! « Tout est super Géniaaaa…
_ Hé Ho ! Emmett ! Revenez avec nous ! L’enveloppe !
_ Ah ok ! Vous allez bien, vous ? Non parce que vous avez grave les yeux rouges ! Vous devriez les passer à l’eau ! Ou mettre des gouttes ! Si vous voulez je peux vous en passer, j’en ai justement dans ma besace ! C’est toujours utile quand on a les yeux fragiles et qu’on bosse en plein air toute la journée ! Regardez les voilà ! Alors attendez il faut que je lise les contre-indications et la posologie. C’est important la posologie, il ne faudrait pas aggravez votre cas plus qu’il ne l’est déj…
_L’ENVELLOPE !!
_Hoùlà ! Ok ! Vous énervez pas, je faisais çà pour vous ! Hop, hop hop…oups elle à glissé…oh la revoilà…alors bon zip crac…non mais vraiment j’en reviens pas, je suis là pour remettre un prix, c’est super-génial…Dites ça vous dit de chanter avec mo…
_NON !
_NON !!
_...Trèèèès bien. Donc le vainqueur 2019 de la bande-son de l’année revient à …River City Girl ! SUPER GÉNIAL !! »


Kyoko et Misako sont les héroïnes bad-ass de ce beat’m all survitaminé et chatoyant à l’esthétique rétro-pixel qui flatte la rétine. Punchy est le terme le plus approprié pour décrire cette petite merveille de jeu dans la pure tradition des ‘Doubles Dragon’ d’antan, dont d’ailleurs il est une suite ‘spirituelle’, se déroulant  dans le même univers, en fait celui de la très prolifique série des ‘Kunio-Kun’, saga vidéoludique très populaire au Japon. Mais si on en parle aujourd’hui c’est surtout pour sa bande-son absolument jouissive. Entre sonorité 8-bits endiablées, trip rétro-wave funky et chansons attachantes, la musique qui entoure l’aventure des deux lycéennes nous maintient dans un rythme soutenu et énergique qui motive à la castagne dans la bonne humeur. Mais laissons place à quelques extraits de cette magnifique OST :



Mention spéciale au thème principal du Mandalorien, qui bien que n’étant pas vraiment dans le style ‘classique’ de la saga Star Wars est un morceau d’une rare puissance narrative. Évoquant le western bien entendu tout en y apportant quelques sons exotiques pour renforcer cette aura de mystère qui entoure le chasseur de prime. Une musique qui envahit l’esprit pour ne plus en ressortir…


Tellement pas 'Star Wars'...et pourtant exactement dans le ton: épique, romanesque, laissant le champ libre à l'imagination...

Avec en bonus une superbe version ‘Epic’ qui raccroche en quelque sorte les wagons avec son ½uvre-mère.



Mais il n’y a pas que du bon dans la vie, il y a aussi du mauvais…mis là pour sauver les meubles de la catastrophe. La série animé She-ra, reboot de la série spin-of des ‘Maîtres de L’Univers’ avec les célèbres Musclor et Skeletor avait depuis ses début un générique d’ouverture absolument ignoble, qui fut réinterprété pour la saison 4. On va dire que cette nouvelle version est légèrement plus écoutable, mais de pas grand-chose…On vous laisse juge avec cette vidéo qui enchaîne les deux versions (Attention c’est très très mauvais !!)


Pardonnez la qualité assez médiocre de l'image, mais on est pas là pour çà: Ouvrez plutôt vos esgourdes, mais pas trop fort!


« Ah oui la vache, c’est ignoble ! On croirait qu’on égorge un perdreau !
_ Même moi je n’ai pas envie de la chanter cette chanson là ! C’est pas du tout super-génial…
_ … ?!
_... ? Mais qui êtes vous jeune homme ?
_ Dane ?? Mais vous êtes là depuis tout à l’heure ?
_ Hey ! S’lut toi ! j’t’avais pas vu ! T’es du genre discret, ça ne fait pas de doute ! Qu’est ce que tu fais ici ? T’es venu remettre un prix aussi ? T’écoutes de la musique ? T’aimes chanter ? Ça te dirais de chanter une super chanson avec moi ?
_Hé mais oui ! Emmett, on vous laisse en compagnie de Dane, il se fera une joie de vous écouter chanter dans votre loge !
_ SuPer GéNial !! Allez viens mon pote tu vas voir c’est une super chanson ! Alors le premier couplet il fait ‘’Tout est Super Génial''…...
_ Pfiooouuu…j’ai cru qu’on ne s’en débarrasserait jamais !
_ Il est épuisant ce petit bonhomme ! On ne peut pourtant pas dire que sa personnalité casse des briques !! Ha ! Ha ! Vous l’avez ? Des briques ? Pour un LEGO…
_ Oui Geoff…décidément votre humour ne cesse de me surprendre…
_ Je sais, je suis comme çà !
_ Que diriez vous de passer à la catégorie suivante, qui désignera


11/ La turbo-baffe de l'année ?


_ Bonne initiative. Et pour le coup de la baffe, je ne sais pas trop ce que cela veut dire…
_ En gros c’est un jeu qui vous a particulièrement marqué, soit par son propos ou sa technique…ou son ambiance. Une surprise qui vous laisse bouche bée, un aspect inattendu qui vous laisse coi…
_ Quoi ?
_ Coi !
_ Quoi Quoi ?
_ Pas Quoi ! Coi !! Mais laissez tomber et appelons notre invitée suivante, héroïne de jeu de combat de mère en fille : Cassie Cage !


CLAP CLAP CLAP ELLE EST MORTELLE!!  CLAP CLAP CLAP


_ WOUHOU !! Bien le bonsoir cher public ! Ca va ? Bonsoir Brigitte ! Bonsoir Geoff ! Vous allez bien ? J’aime beaucoup ce que vous faites ! C’est vraiment une belle émission !
_ Merci, merci beaucoup ! Ravi de vous avoir avec nous pour partager ce moment…
_ C’est tout naturel. Et puis j’adore faire la vedette sur les plateaux…ça me change de me faire défoncer la tronche toutes les deux minutes par des monstres de l’Outre-Monde !
_C’est vrai que votre père est un acteur célèbre ! Vous devez avoir l’habitude des spotlights ?
_ Ça m’est arrivé de faire quelques tapis rouge avec mon papa c’est vrai mais ce n’est pas trop ma place. Je suis plus à l’aise avec un M-16 !
_ Quelle jeune femme charmante !
_ Merci madame !
_ Il faudrait que vous nous fassiez une démonstration de vos talents de combattante !
_ Ha Ha ! Et pourquoi pas !...Mais faudra me trouver une vict…un partenaire !
_ Ça devrait pouvoir se faire…mais si nous dévoilions le prix de la turbo-baffe 2019 !?
_ Sure ! Alors…Quel suspens ! EEEEeeet il s’agit…d’Outer Wilds ! »


Dire qu’Outer Wild fut notre baffe de cette année est un doux euphémisme. On avait eu beau en entendre parler en long en large et en travers, quelle claque quand vint notre tour d’être explorateur de l’espace dans ce système stellaire de la taille de votre quartier. Mais un petit Espace parfaitement utilisé dans ses moindres recoins, regroupant planète, satellite, base spatiale, une étoile en toute évidence et même une comète…Quel plaisir d’exploration, de découverte, de surprise. D’incompréhension parfois aussi. D’essais infructueux, de morts idiotes, de moments de rage face à cette jouabilité en gravité zéro. Et d’intelligence surtout…Alors oui parfois il nous faut un coup de main extérieure pour parvenir à percer les mystères de cette civilisation antique (le Fourneau !) mais quelle satisfaction quand on comprend par soi-même un phénomène naturel (la glace sur la comète !), ou la découverte d’un lieu caché (le Temple de Léviathan !), ou la réussite d’une épreuve (la grotte du C½lacanthe !). Et que dire de la Lune Quantique…Malheureusement la fin nous aura laissé sur notre faim, étant dans un style ésotérique à la ‘2001, L’Odyssée de L’Espace’ de Kubrick, ce qui ne nous parle guère (même si on reconnait le talent de la mise en scène minimaliste et poétique à souhait). Une sacrée expérience donc, qui nous fais dire que les ‘indépendants’ de cette année était vraiment au centre de l’Univers du Jeu Vidéo !


«_ AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH ! Mon Bras !! Vous allez me casser le Bras ! Arrêtez ! Lâchez-Moi Cassie ! Lâchez-moi….AAAAAHHH !!
_ Ouais ! Allez-y ! Mettez-lui une dérouillée !
_ Vous êtes sur ? Je ne voudrais pas lui faire ma…
_ FINISH HIM !
                                                            *CRAAAACK !*
_ AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRGGGGGGHHHHH !
_ Oups !
_ J’y suis peut-être allé un peu fort !
_ MON BRAS !! VOUS M’AVEZ CASSÉ LE BRAS !! AAAAArrrgh ! De la Glace, Vite de la Glace !!
_ Attendez je vais vous le remettre en place ! Il n’y en a pas pour longtemps !
_ ME TOUCHEZ PAS !!
_ Geoff !! Ne faites pas l’enfant ! Si elle vous dit qu’elle peut vous soigner ! Restez tranquille ! Attrapez le Cassie ! Là ! Voilà !
_ Et hop Dans l’autre Sens !
                                                              *KRAK’*
_ AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRGGGEEEEEEEEUUUHHHhhhhhhh…Je sens plus rien ! Vous m’avez paralysé le bras ! Vous êtes pas bien !
_ La sensation devrait revenir très vite vous en faites pas ! Au même moment ou vos yeux ne seront plus rouge sang…
_ Mais qu’est ce que j’ai fait pour mériter çà !... *Sigh*
_ Vous n’aurez qu’à demander à votre copain Daryl et son arc à la noix!...
_ Une Arbalète, bon sang ! Une AR-BA-LÈ-TE !
_ Peu importe quand vous avez une flèche qui vous traverse la cervelle qu’elle vienne d’un arc ou d’une arbalète j’ai envie de vous dire ! Mais j’ai une bonne nouvelle pour vous Geoff ! Le temps de remercier Cassie d’être passé nous voir !
_ Tout le plaisir était pour moi Brigitte ! Vraiment vous faites un super boulot ce soir ! Bon courage à vous !
_ Et la bise à Baraka !
_ Je n’y manquerai pas ! Salut tout le monde !!
_ Et ne revenez JAMAIS !!...Alors cette bonne nouvelle ??
_ Nous atteignons la question 12 ! Et c’est avec une joie non dissimulée que je vous annonce donc que nous en sommes à la moitié de la soirée !

_ Quoi !! C’est tout ?!! - Je veux dire : Déjà !...(OOoooh mon Dieu, elle ne finira jamais…)
_ Et j’ai une autre nouvelle : les trois prochaines récompenses ont été modifiées à la dernière minute par la production.
_ Hein ?! Comment çà ?
_ Bah n’ayant rien de particulier à dire sur les développeurs, les constructeurs ou les éditeurs du jeu vidéo, le boss à décidé de passer ces questions à la trappe pour les remplacer par des récompenses qui lui convenait mieux.
_ ?!? Et on à le droit de faire çà ?
_ En tout cas on le prend ! Et donc la prochaine catégorie reviendra sur


12/ Le Film de l’année ?


Et pour dévoiler ce prix nous faisons appel à un chasseur de démon à la fois efficace, roublard et sarcastique. Vous l’aurez reconnu, il s’agit de Dante !


OOOUUUUUUUUWWWWWWWWWWWWWOOOOOOOOOOOOUUUAAAAAAAAAIII!!!


_ Et Ouais…Comment ça va ma poule ? Et toi Geoffrey ? Toujours dans le commerce des chips ?
_ Pour la millième fois, Dante, c’est Geoff !...Et je ne vends pas de chips !!
_ T’es sur ? À chaque fois qu’on me parle de toi on me parle de chips et de Sprite…
_ Doritos et Mountain Dew ! Mais..mais…C’est pas le sujet !! Et madame n’est pas une poulette mais une cane !
_ Ah ouais ça change tout en effet ! C’est pas le même croupion…
_ ! Mais quel Goujat !
_ Merci pour le compliment Poulette ! Bon alors on se la fait cette récompense ? Il faut buter qui, ou quoi ?
_ Non Dante il suffit juste d’ouvrir cette enveloppe et de lire le nom qu’il y a dedans…
_ Attends…Tu m’as fais venir pour çà ?! Mais tu te rends compte du nombre de démons qui vont foutre le bordel sur Terre le temps que je passe à faire tes âneries ?!! Et Vergil va encore se foutre de moi et dire que je ne suis qu’un tire-au-flanc !
_ Alors autant en finir rapidement, non ? Plus vite tu révéleras le nom du gagnant plus vite tu seras libre d’aller retourner faire pleurer tes démons.
_ Ok Geoffrey, tu m’as eu. Alors le film de cette année 2019 est attribué à … C’est quoi cette connerie !? C’est qui qui décide de çà ?! Non parce que franchement il à pas de goût…le film de l’année ? Hey mon gars faut s’acheter un peu de culture cinématographique hein ! Avengers Endgame. Non mais c’te honte… »


Le film ultime des Vengeurs n’est certes pas un Grand Film dans le sens cinématographique du terme, dans la mesure où il ne s’agit que d’un divertissement bon enfant mettant en scène des super-héros. Oui on n’est d’accord. Et pourtant pour le jeune lecteur de comics des années 80/90, se dire qu’à 40 ans il a pu assister à cette incroyable épopée sur grand écran, en 21 films, pour aboutir à cette scène dantesque opposant tout les super-héros à l’armée de Thanos reste jubilatoire. L’atmosphère lourde et presque crépusculaire qui règne sur la bobine dénote avec l’ambiance souvent plus légère présente dans les chapitres précédents. Aboutissement d’un projet fou, conclusion d’un arc narratif long de 10 ans, Endgame marque la fin d’une époque et l’avènement d’un nouveau ‘genre’ au cinéma : l’univers partagé. Qui est le seul aujourd’hui à avoir été viable…ce n’est pas la Divine Concurrence ou bien Universal qui prétendront le contraire…


« Bon mon vieux Geoffrey je te laisse avec ta copine à plume…moi je dois filer ! Il y a Trish qui me harcèle pour que je la rejoigne…et je ne suis pas certain que ce soit pour dézinguer des petits salopiauds, si tu vois ce que je veux dire ! J’t’appelle si jamais j’ai besoin de Pringles un soir pour l’apéro ! À Plus !...
_ Oui, c’est ça : à plus…
_ GGGrrrr…
_ Çà va, Brigitte ? Vous êtes rouge comme une pivoine !
_ Quel effronté ! Quel malotru ! Quel…quel…Ça ne m’étonne pas que ce soit un de vos copains, tiens !
_ Du calme ma chère ! Ce n’est qu’une connaissance ! Je n’ai jamais été dans un jeu avec lui…Bon je vous propose qu’on se détende en regardant le sujet sur les autres films visionné en 2019, vous êtes d’accord ?
_ MMMmppfff…oui allons-y !
_ Très bien. C’est un sujet de Thomas  dePharcie et Jibé Poquelin »


Commençons la transition est toute faite par les métrages du MCU entourant ce Endgame ; à savoir Captain Marvel et Spiderman Far From Home. Le premier n’est rien d’autre qu’un ‘Mary-Sue de l’Espace’ assez peu convaincant, dans lequel on ne s’investit jamais pour l’héroïne. Trop sure d’elle, trop forte, trop arrogante. Aucun affect n’est possible avec ce personnage bien trop ‘parfait’ pour qui une attaque intergalactique contre la Terre n’est qu’une péripétie qui se règle en une minute top chrono. Le second revient sur le Peter Parker de Tom Holland, en voyage scolaire en Europe. Déjà plus plaisant que celui avec la blonde spatiale mais rien de bien folichon non plus. On note un Mysterio campé par Jake Gyllenhaal plutôt réussi avec une scène majeure qui fait office de pivot pour notre héros. Malgré tout ce que pourront dire Marvel et Kevin Feige son porte-parole officiel, ce deuxième Spidey version MCU est bien le premier film de la phase 4, et absolument pas la conclusion de la phase 3 (Ils avaient fait le même coup avec le premier Ant-man à l’époque, pure stratégie marketing).



Continuons un peu avec Disney avec ce Ralph 2.0 (sorti en 2018 certes mais découvert sur grand écran cette année) qui balance notre duo dans le grand monde de l’internet. Version édulcoré bien sur…vous pouvez zapper tout ce qui se passe sous la ceinture. Belle prouesse visuelle, c’est sympathique avec pas mal de blague qui font mouche…et le final est aussi touchant que dans le premier, marquant une grande évolution pour nos héros. Il y aura-t-il un troisième épisode ?



Clap de fin pour la saga X-Men au cinéma avec ce très fade Dark Phoenix. On ne pourra pas prétendre que la licence soit sortie par la grande porte. Moyen financier de toute évidence en berne, scénario très oubliable et conclusion en demi-teinte pour cette page qui se tourne. Un anti-Endgame en quelque sorte. Cependant la boucle est bouclée, le film se déroulant en 1992, soit 8 ans temporellement avant le tout premier film datant de 2000 (même si dans un univers modifié). Le sort du film Nouveau Mutant est toujours en suspens…mais plus le temps passe plus la probabilité qu’il sorte est faible. Victime du rachat de la FOX par l’ogre Disney…



Confession ultime : personne ici n’est fan de Pokemon. On ne comprend pas le succès d’un jeu si faible au concept et gameplay au ras des pâquerettes. Voila pour les compliments. Pourtant nous avons quand même tenu à voir ‘Detective Pikachu’, qui semblait bien fendard et subversif (dans le domaine du possible). Nous ne fûmes pas déçus. Déjà les FX sont réussi, on y croit à ces animaux étranges, et ensuite car on a bien rigolé malgré notre méconnaissance totale de l’univers (vous comprendrez aisément que nous n’avons pas percuté la moindre référence). Et enfin l’histoire nous délivre une morale bienveillante parfaite pour le jeune public. L’un dans l’autre ce fut clairement un de nos meilleurs moments de salle obscure cette année.



Pour notre dernière séance de 2019, il y eu l’effroyable ‘Terminator Dark Fate’, mais nous y reviendrons plus tard au cours de la soirée…Sinon les films pas vu au cinoche mais qu’il faudrait qu’on voit quand même un jour : La Reine des neiges 2, Toy Story 4 (trop peur nous avons !), Alit…Gunnm le Film !, Rambo V (paraît-il pas mauvais du tout et destin du héros en suspens) et La Mule d’Eastwood qui nous en sommes sur est une merveille. Sinon ceux que nous ne verrons jamais : Le Roi Lion version CGI (jamais vu le dessin animé non plus) et l’étron final Episode IX La Risée des Skywalker.
Il faut cependant avouer une chose, qui se révèle à nous plus le temps passe : le format cinéma ne nous convient plus. Trop long, pas assez captivant, pas assez passionnant. Regarder un film à la maison nous est désormais quasi-impossible, tout simplement car nous avons d’autres occupations ou obligations que de se pavaner deux heures voir plus devant un écran sans rien d’autre à faire que de suivre une histoire la plupart du temps assez convenue. Les temps changent de l’époque ou nous regardions 4 à 6 films par mois…désormais si on en voit 10 dans l’année, on la considère comme bien remplie…


« Du bon et du moins bon donc sur nos grand écrans .…
_ Effectivement. Heureusement qu’il existe encore quelques comédies romantiques pour relever le niveau !
_ Je vous laisse la teneur de ces propos…
_ J’assume, j’assume ! Et j’enchaîne en lançant la catégorie suivante


13/ La série de l’année ?


_ Bien joué Brigitte, je ne l’ai pas vu venir cette transition ! Et qui pour nous assister dans cette nouvelle remise de prix ?
_ Un acteur une fois de plus, qui connaît parfaitement les studios TV et de jeu vidéo, participant régulièrement au deux. On l’a vu notamment être Doomsday dans Smallville, Agent Liberty dans Supergirl, Doublé Dark Maul dans divers média (jeu, série animé) mais il est surtout connu des Gamers pour avoir été Starkiller l’apprenti de Dark Vador dans les deux jeux ‘Le Pouvoir de la Force’ et Deacon St. John dans Day's Gone, voici venir Sam Witwer !

CLAP CLAP CLAP


_ Bonsoir. Bonsoir à tous. Bonsoir, comment allez vous ?
_ Fort bien, et vous ?
_ Ravi de participer à cette grande soirée.
_ Vous n’êtes pas venu en moto ? Elle était encore en panne ?
_ Ha ! Ha ! Très drôle ! Non vraiment…
_ Vous savez qu’il y a un modèle de bécane dans Day’s Gone qui est inspiré d’un excellent jeu, dans lequel je suis ?
_ Oui on m’en a fait part en effet. Et c’est d’autant mieux que le caméo soit la moto et pas un mec qui apparaisse en hologramme…La bécane en a au moins sous le capot…
_ Quand elle n’est pas en rade au bord de la route…
_ Okayyy…Sam et si nous passion promptement à l’ouverture de l’enveloppe, afin de désigner la série de l’année. Et apporter un peu de sérénité autour de nous…
_ Je suis avec vous Brigitte. Alors, la série de l’année 2019…j’ouvre l’enveloppe…oups…j’ai un peu de mal avec ce gros cachet…j’aurai du prendre mon sabre laser ! Ha Ha !
_ Mais il doit être dans la sacoche de la moto, chez le garagiste…
_ Moi au moins il y a du monde sur la carte de mon jeu…Et donc il s’agit de…Chernobyl ! »


Drame poignant magnifiquement mis en scène, Chernobyl est incontestablement LA série à retenir de 2019. Créée par Craig Mazin , plus connu pour son travail sur des comédies burlesques que la reconstitution historique, la mini-série en partenariat entre HBO et SKY est un témoignage frappant de l’inconscience des Hommes jouant avec des forces qui les dépassent de loin, et qui pourtant régissent notre quotidien. On reste estomaqué devant certaines séquences, qui prennent aux tripes, nous glacent d’effroi, font trembler l’échine. La scène des ‘90 secondes’ restera gravée dans les mémoires, sans que pourtant une quelconque menace visuelle ne soit retranscrite à l’écran, toute la force de ce passage dans un enfer nucléaire venant de sa mise en scène, de l’évocation du danger par le son, les respirations, la caméra à l’épaule en plan-séquence. Et ce fichu compteur Geiger qui ne cesse jamais de grésiller à s’en exploser le cadran. Une aura dû également au casting, absolument sans fausse note, avec à sa tête le duo Jared Harris/ Stellan Skarsgard, qui démontrent là toute l’ampleur de leur immense talent. Sans concession aucune, mais restant tout de même une adaptation – avec ses raccourcis et ses facilités pour soulager le récit – on regarde ces cinq épisodes comme hypnotisé, fasciné par la catastrophe, n’osant imaginer ce que nous aurions fait si cela avait été nous, habitants de Prypriat, en ce 26 avril 1986. Immanquable.


«  Et bien si vous n’êtes pas convaincu après çà ! Je la regarderai dès mon retour à la maison…Paraît-il qu’il y a un épisode entier où ils tuent des chiens sauvages…Bizarre.
_ BBrrr….J’en frissonne. Pauvres toutous…
_ J’ai passé les castings pour avoir le rôle de Gorbatchev, mais je n’ai pas été pris…
_ Peut-être pour le portage en jeu vidéo ? Allez savoir, vous ferez peut-être la voix d’un chercheur russe dans ‘Chernobyl : The Escape’…
_ Allez savoir…en tout cas ils n’auront pas besoin d’un pitre en costard c’est certain !
_ Bon et bien il est plus que temps je pense de lancer le prochain sujet, qui va revenir sur nos séries de l’année écoulée. Et de vous remercier Sam pour être venu malgré…hum…l’hostilité de certains membres de l’équipe…
_ Il n’y a aucun souci. Vraiment je vous assure…et je vous souhaite bien du courage pour poursuivre cette soirée en si difficile compagnie…
_ Votre attention me touche beaucoup ! À bientôt !
_ À bientôt Brigitte…Vous saluerez le vendeur de chips de ma part…
 _ AH AH ha...(des doritos !)
_ Tout de suite  retour sur les autres séries de l’année, Par Jacques Uzi et Bernard Montiel »


Encore beaucoup de visionnage de série cette année sur lesquelles nous dirons un petit mot, plus ou moins sympathique. Outre Carnival Row, Dark Crystal et The Mandalorian déjà évoqués plus tôt, nous avons également découvert Kingdom, série de zombie dans la Corée féodale qui possède son charme et ses propres codes accordés aux morts-vivants. Une autre vision du mythe qui dépayse et rafraichit les corps moisis des ‘cadavres qui marchent’. Poupée Russe fut également une belle découverte, oscillant entre ‘un Jour sans Fin’  et ‘Happy Birthdead’, avec une réflexion plus profonde sur le sens de la vie, l’acceptation de soi, le regard que l’on porte sur le monde et les autres, sur la mort et ce qui vient après…Le parcours de Nadia dans cette boucle temporelle morbide est à la fois très drôle, très touchante et pleine de détails qu’il ne faut pas louper…La boucle en est-elle réellement une ? Autre série sur le Temps, allemande cette fois, avec Dark. Jonas devra percer les secrets de son père – suicidé il y a peu -  pour résoudre la disparition de Mikkel, jeune frère de son ami. Autour de cette enquête virevolte une galerie de personnages qui se révéleront bien plus liés qu’ils ne le pensent, et une grotte sombre et mystérieuse qui renferme elle aussi bien des secrets. Project Blue Book quand à elle se concentre sur la recrudescence des apparitions d’Objets Volants Non Identifiés aux États-Unis dans les années 50, en mettant en scène celui-là même qui inventa le terme d’UFO : le docteur Josef Allen Hynek (Qui créa ‘le Collège Invisible’, groupe informel de scientifique étudiant les OVNIS, dont faisait parti Yves Rocard, père de Michel, ceci était la minute histoire de ce réveillon. Pratchett s’en inspira probablement pour créer son ‘Université de L’invisible’). Nous suivons donc le scientifique, épaulé par un soldat – le projet est militaire – étudiant dans divers endroits du pays les étranges apparitions. Son travail consiste à prouver scientifiquement que ces ‘visions’ sont explicables avec la science, et qu’elles n’ont absolument rien d’extra-terrestres. Alors que dans son dos l’US AIR Force fait des tests sur un étrange engin bien trop sophistiqué pour n’être qu’humain…Concluons ce tour d’horizon avec DayBreak, version moderne de ‘Parker Lewis’ et ‘ Ferris Bueller’, qui aurait fusionné avec la version comédie de Walking Dead. C’est frais, c’est drôle, c’est d’jeuns comme disent les vieux qui veulent faire style…et c’est surtout bien plus malin que cela en à l’air. Nous sommes tombé sous le charme de cette série et surtout de Sam Dean (Sophie Simnett) que tout le monde semble avoir détesté par ailleurs. On est vraiment toujours attiré par ce que tout le monde rejette, c’est fou…



Pour ce qui est des nouvelles saisons de séries en cours, il y eu la troisième de Stranger Things, un peu moins bonne que les premières avec ce coté trop caricatural des grands méchants, mais au groupe de gamins toujours ‘attachiant’ ; toujours la troisième mais cette fois-ci de True Detective, qui donne une leçon sur ce qu’est une bonne narration pour un sériel télévisuel hebdomadaire, avec un duo de flic absolument parfait campés par Mahershala Ali et Stephen Dorff. Pour le gars de la CIA Jack Ryan, qui en est à sa seconde saison, il faudra sans doute revoir sa copie pour la troisième. En effet de l’analyste derrière un bureau qui se retrouve catapulté sur le terrain malgré lui, on à plutôt affaire à un GI Joe en vadrouille dans cette seconde salve d’épisode, ce qui ne correspond pas vraiment à l’essence du personnage. Et ne parlons pas de la prise du palais présidentiel vénézuélien du dernier épisode, qui dans le monde réel serait une déclaration de Guerre en bonne et due forme mais qui là n’est qu’une péripétie musclée pour aller chercher le poto enfermé dans la cave…surréaliste. Toujours dans les points noirs, la fin de Legion (qui marque de fait le véritable point final de la licence X-Men sous direction de la FOX) qui confirme la maestria en terme de réalisation mais le creux abyssal de son scénario (comme d’habitude quand on laisse trop les rênes à Noah Hawley). On y croise tout de même un nouveau Charles Xavier en la personne d’Harry Lloyd (ce qui créé tout autant d’incohérence dans la saga, qui n’en est plus à ça près…). La fin également pour ‘The Man in the High Castle’, qui confirme son excellence malgré sa fin par trop abrupte. On aurait tellement aimé en voir plus !



Terminons ce chapitre série avec les habituels super-héros. Coté Marvel il y eu seulement la saison 6 d’Agent of SHIELD, toujours aussi brillante et inventive. La prochaine saison sera la dernière et promet un final explosif. Coté DC, Titans qui fait son bonhomme de chemin, toujours avec entrain et quelques scènes jouissives pour tout fan qui se respecte. Bruce Wayne fait son entrée dans le Show (et nous insistons bien sur ‘Bruce Wayne’ et non pas son alter-ego). Et maintenant le ‘Arrowverse’. Qu’il fut difficile de poursuivre les séries de cet univers (Arrow, Flash, Supergirl et Legends of Tomorrow) tant elles sont devenues lourdes et niaises ! Nous ne parvenons plus à finir qu’un épisode sur trois, et encore en zappant les scènes de bla-bla soporifiques et pleines de bon sentiments qui à petite doses peuvent passer, mais quand il s’agit d’un tiers d’épisode consacré aux états d’âmes puérils de gens censé être fort mentalement, il y a trop-plein. Du coup on à pas tout vu des dernières saisons en cours. Suivant de loin pour surtout ne pas être trop perdu pour le cross-over de cette année : Crisis Of Infinite Earth. Qui sera en fait l’équivalent d’Infinity War et Endgame pour DC. Caméos qui font plaisir, références aux anciennes ½uvres (films et séries) à foison. Les trois premières parties se terminent sur une bien douloureuse défaite que nos héros devront surmonter le 14 janvier au soir dans un double-épisode qui servira à la fois de ‘fin d’une ère’ et de départ pour une autre…En ce qui nous concerne après cet événement nous stopperons là définitivement de suivre cet univers. Il est plus que temps de passer à autre chose…




Carmen San Diego et 'Le Nom de La Rose' ont été commencé mais point poursuivis. Pourtant la série mettant en scène Guillaume De Baskerville est excellente, John Turturro y campe le rôle de manière étonnante - et avouons le, on y croyez pas avant de le voir à l'oeuvre - et n'a pas à palir face a Sean Connery.


« Dites moi ma chère Brigitte ce fut riche en série une fois de plus !
_ C’est vrai. Et encore il ne s’agit que d’une infime partie de toute la production, qui n’a jamais été aussi prolifique que ces derniers temps. Une vie entière n’y suffirait pas pour tout regarder !
_ Et où trouverait-on le temps de jouer si on faisait cela ?
_ Il n’y a pas que les jeux et les séries dans la vie, il y a aussi la lecture. Et cela tombe bien car nous passons maintenant au


14/ Livre de l'année ?


_ Sérieusement Brigitte ? Des Livres ?!! Mais vous voulez nous faire perdre de l’audience ou quoi ? On ne va pas réellement parler de livre ici et maintenant quand même ?
_ Et pourquoi pas ?
_ Mais enfin…les livres…lire…c’est méga-ringard ! Il n’y a que les ratés qui lisent des livres, c’est bien connu !
_ Vous n’avez pas lu le dernier Musso vous, qui était très bien et très novateur ! Une histoire d’amour sur fond de destin contrarié, un sujet encore jamais traité par l’auteur.
_ Mon dieu, on vient je pense de perdre des millions d’auditeurs en quelques secondes…Fort heureusement les dégâts seront limités…vous n’allez pas parler Bandes Dessinés !
_ Heu…ah bah en fait si. Principalement même !
_ On va droit à la catastrophe !
_ Mais non…Tenez je suis sur que vous aussi vous lisez…Ne passez vous donc pas tout votre temps sur ce fichu internet ?
_ Sur Youtube si. Et Twitter ! Mais bon ça va c’est que des phrases courtes ! Sinon ce serait trop chiant…
_ Je vois…bon dans ce cas je vais m’en occuper toute seule de cette catégorie. Enfin pas vraiment toute seule car il est grand temps de faire venir notre prochain invité ; qui nous vient tout droit du Japon - et un peu de chez nous aussi : Nicky Larson !

CLAP CLAP CLAP TU ES UN WINNER!! CLAP CLAP CLAP


_ Bonsoir ! Très heureux d’être là ! Hooo, Bonsoir jeune demoiselle, quel beau plumage vous avez là !
_ROoooh, vil flatteur ! Mais dites-moi comment dois-je vous appelez ? Nicky Larson ou Ryo Saeba, je suis un peu perdue…
_ Comme vous voulez, du moment que ce n’est pas Philippe…
_ Alors partons pour Nicky ! Vous avez eu quelques belles actualités en 2019, entre Jump Force où vous faites parti du roster, le film français ‘Le parfum de Cupidon’ qui fut un succès et le long-métrage d’animation ‘Private Eyes’…
_C’est vrai que j’ai été pas mal occupé ces derniers temps. Mais rien ne m’aurait empêché d’être en votre sublime présence ce soir, Belle Brigitte ! Vous êtes mariée ?
_ Oui. Mais il refuse de l’admettre. C’est un homme très riche qui préfère passer son temps avec son argent qu’avec moi…
_ Un bel imbécile si vous voulez mon avis…
_ Oui mais que voulez vous…Je suis une grande romantique !
_ Voilà qui nous fait déjà un point commun ! Mais dites-moi si nous passions à l’ouverture de cette délicate enveloppe, qu’en dites-vous ?
_ Avec plaisir…
_ Je vais faire attention…c’est que j’ai les doigts délicats…
_ N’allez pas vous blesser Nicky…
_ Ne vous en faites pas, j’ai l’habitude…Ah nous y voilà.
_ Ah oui ?
_ Oui et le grand vainqueur est une BD : Les Indes Fourbes ! »


Quand le plus grand scénariste BD actuel réalise un projet avec l’un des plus talentueux illustrateurs, cela ne peut donner qu’un chef d’½uvre, qu’est incontestablement ‘Les Indes Fourbes’, D’Alain Ayrolles et Juanjo Guarnido. Épopée semi-burlesque d’un vaurien dans le nouveau-monde espagnol, avide de mettre la main sur fortune et gloire, par tous les moyens nécessaires. Il croisera lors de son odyssée personnelle bien des personnages, bien des situations difficiles…et mettra en chantier bien des entourloupes. Véritable pépite visuelle et narrative, on est subjugué devant tant de savoir-faire. L’intrigue apparemment simple quand on découvre l’album se complexifie de manière exponentielle pour révéler un final inattendu et choquant. LA Bande dessinée de 2019 !

« Mais sinon, ça vous tenterait que je vous fasse voir mon énorme pistolet à l’occasion ? On pourrait partager une petite aventure d’un soir dans une ruelle sombre de Tokyo…
_ La proposition est tentante mais je vais m’abstenir je pense…Je suis quelqu’un de raisonnable !
_ Oh cela fait du bien de temps en temps de se lâcher, vous devriez essayer…
_ On verra. Pour le moment nous allons lancer la revue de l’année sur les lectures qui l’ont ponctuée, avec Fred Voyage et Xavier D. de Ligonnès. C’est parti.»


De nouveau une année bien fade dans le domaine de la lecture. Un seul roman parcouru, quelques BD à l’occasion…et guère plus en vérité. Alors que la pile de livres en attente ne cesse de s’agrandir…Manque de temps et d’investissement alors que pourtant les bouquins en question nous intéressent grandement. Bref…Pour le roman, il s’agit d’un policier allemand ‘C½ur de lapin’, qui voit une employée de cimetière enquêtait sur la mort mystérieuse de sa s½ur, perdue de vue depuis des années et dont elle organise un peu par hasard la mise en bière. Elle rencontre ainsi ses jeunes nièces, jumelles, avec lesquelles elle finit par se rapprocher malgré elle. Tout cela sur fond de drame familial survenu il y a longtemps, que l’enterrement semble vouloir déterrer à tout prix. Pas un ‘grand livre’ mais cela se lit très bien. On oscille entre le policier et le drama…avec un penchant tout de même pour le second alors que nous aurions préféré le premier.




Passons au monde des bulles avec l’énoncé exhaustif de ce que nous avons lu au cours des derniers mois. Tout d’abord Beastars, Manga de Paru Itagaki qui nous tenta par son coté ‘Zootopiesque’ mais que nous lâchâmes assez rapidement au vu de son récit orienté teenager lycéen. Pas notre trip. Puis ‘Café Zombo’, qui trônait sur notre pile depuis belle lurette et que nous avons enfin lu. Aventure de Mickey mis en image par Loisel, on y suit les mésaventures de la souris et de ses amis dans une Amérique en crise des années 30. Pas désagréable mais pas follement transcendant non plus. On été en droit de s’attendre à plus roublard de la part de l’auteur, qui a clairement voulu rendre hommage aux BD de son enfance mettant en scène le héros de la firme Disney. Autre héros, à la fois du Far-west et de la Belgique, qui fait cette fois un passage par Paris, Lucky Luke qui a pour mission de protéger rien de moins que la construction et l’acheminement de la Statue de la Liberté de la capitale de France à la baie de New-York. Un album un peut à part, qui nous sort des contrées habituelles du cowboy. Autre dépaysement avec Usagi Yojimbo et son parcours dans le Japon féodal avec cette réédition (Couleur !) de ses aventures. Ce qui frappe avec cette ressortie et cette colorisation c’est l’incroyable modernité du dessin malgré sa trentaine d’année (1984-1986). Un classique indémodable. Finissons par Largo Winch qui continue tranquillement son exploration des riches arcanes de ce monde avec ‘Les Voiles écarlates’, qui clôt le premier dyptique du Playboy milliardaire non écrit par Van Hamme (repris par Éric Giacometti). Dans la pure continuité de la série, sans surprise mais l’amenant dans un univers plus contemporain qui laisse augurer du meilleur pour l’avenir.



« _ Cela vous dérangerez de vous écartez un peu, Nicky ?
_ Je me disais que ce rapprochement donnerait un coté plus intime à notre relation…
_ Hé non mais ho vous faites quoi avec vos sales paluches à cinq doits là ?!
*Claque !*
_ OOooh sacré revers que vous avez là, Brigitte ! Mais cela reste moins douloureux que de se prendre une tonne sur le coin de la tête…
_ Dehors crapule ! Pauvre débauché !
_ Très bien, très bien je m‘en vais…mais je n’ai pas dis mon dernier mot…je vous dis à bientôt.
_...
_ Tout va bien Brigitte ? Désolé j’ai profité de ce moment pour aller manger un brin en coulisse…c’est pas que les livres j’en ai rien à fiche mais en fait si j’en ai rien à fiche…Vous avez quoi à la main ?
_ Rien du tout, juste une petite remise au clair avec notre dernier invité. Enchaînons, enchaînons voulez-vous…
_ À votre guise. Quelle est la prochaine étape de cet interminable voyage ?
_ Une catégorie bien dans l’état d’esprit qui m’habite…à savoir


15/ Le bide de l'année qui t'a fait plaisir ?


_ Ah ! On va mettre un peu de sel dans cette cérémonie, ma chère Brigitte ! Ça me plaît ! Avec qui allons-nous faire cela ?
_ Un homme qui n’a pas peur de faire face au danger, qui as connu un passé violent avant de se ranger des voitures depuis sa paternité. Quoiqu’il ait encore de beau reste si jamais on lui marche sur les pieds…Mesdames et Messieurs, accueillez avec nous le Mâle Alpha ultime du jeu Vidéo : Kratos !
*boum bOUM BOUM*


_ Bonsoir.
_ Oh la vache la montagne de muscle sur pattes… Heu ! B’soir M’sieur Gratos…heu Kratos !
_ Bienvenue parmi nous ! Belle tenue que vous avez là….Pas trop froid ? Et c’est une hache que vous portez dans votre dos ?
_ Je Ne Vais Nulle Part Sans Ma Hache.
_ Ce n’était qu’une simple question…Ravi encore de vous voir avec nous, nous savons que vous n’êtes pas vraiment friand des apparitions en public….
_ En Effet.
_ Et biiiiiien poursuivons cher monsieur Dieu de la Guerre ! Vous n’avez qu’à ouvrir l’envelop….ATTENTION BRIGITTE BAISSEZ VOUS !!
_ OOOOOOOOAAAAAAAAARRRRGGGGGHHHH !
*WOUSHHHHHH  WOUUUUUUUUUUUUUUUUSSSSSSSSSSSSHHH  WOOOOOOOooooooooouuuuuuuUUUUUUUUUUUUUSSSSSHHH*
*TCHAK !*
_ …WAOH ! Quel lancer, cher ami !
_ Si on excepte le fait que vous avez failli décapiter la moitié des gens présent dans la salle, oui effectivement ce fut un beau ‘lancer’ !
_ J’ai beaucoup aimé la façon dont elle a…virevolter, au niveau de la sortie de secours du fond là bas pour revenir comme un boomerang ! Quelle classe !
_ Oui d’ailleurs j’espère que le monsieur du public qui allait aux toilettes va bien. Vous allez bien Monsieur ? Votre plongée était magnifique…On aurait dit le gardien du Real. Je pense que ce geste vous a sauvé la vie…Oh ! Vous vous êtes fait dessus apparemment… Vraiment désolé…
_ Grrmmm…Enveloppe Ouverte…
_ OH MAIS OUI ! Regardez ça Brigitte ! Il n’a pas décapité notre monsieur Pipi mais il a parfaitement décapsulé la remise de prix ! Respect ! C’est un sacré coupe-papier que vous avez là !!
_ Mmmmm…Coupe-Papier ?!
_ Juste une manière de parler…Très belle hache ! Vraiment ! Hé Hé…
_ Mmmmmmm. Le Gagnant Du Bide De L’Année Qui Fait Plaisir Est ‘Terminator Dark Fate’ »

'Je Reviendrai!'...Ouais...il aurait sans doute mieux fallu que tu restes chez toi...


Quelle incroyable plantade totale que ce dernier film Terminator. C’est bien simple : tout y est complètement à coté de la plaque. De la scène d’ouverture au plan final, c’est à une catastrophe industrielle que nous avons affaire là. La moindre idée émise dans ce film est soit complètement idiote soit repompée d’un autre épisode de la saga. Emprunt une fois de plus de cet esprit ‘Woke’ déjà mentionné pour la série Watchmen (il faudra vraiment qu’on en parle un jour…) avec sa première séquence qui tue ‘l’homme blanc’ censé être le héros de la franchise pour le remplacer par une latina surnommée par tous ‘Miss haute-comme-trois- pommes’ dont personne ne peut admettre la moindre seconde qu’elle devienne la cheftaine de la résistance dans le futur (le plan où l’un de ses généraux taillé comme The Rock se tient à coté d’elle est juste hilarant. En une seule mandale il peut prendre sa place à la tête du groupuscule armé de survivants mais non, c’est la schtroumpfette qui commande ce molosse…et tous les autres. Malgré son absence évident de charisme, de puissance de frappe, d’autorité…non vraiment c’est d’une crédibilité…digne d’une débilité -> une crédébilité !). Comme souvent dit, on croirait à une parodie du Saturday Night Live tant ce que l’on découvre à l’écran semble être le résultat d’une blague potache – Attention Spoilers pour les deux ou trois qui serait quand même tenté de voir ce Dark Flop : outre la mort de John Connor dès les trente premières secondes, vous aurez affaire à un T-800 devenu vendeur de rideaux et père de famille émasculé (!) et tellement intégré à la société que les chiens eux-mêmes ne capte pas qu’il est un robot ; à la version féminine de Skynet avec Legion mais qui en fait est exactement la même chose, un Terminator qui a troqué sa moto enflammée pour le don d'ubiquité dont nous avons oublié le nom de code qui tente d’étrangler sa proie (mais WTF ! Arrache-lui la tête et c’est tout ! Ou transforme tes mains en lame, ou écrase là avec tout ton corps recouvert avec des épines ou je ne sais quoi…mais POURQUOI UN TERMINATOR TENTERAIT D’ÉTRANGLER QUELQ’UN?! C’est STUPIDE !!) tandis que cette dernière, Miss haute-comme-trois-pommes, se débat en frappant le visage impassible de son agresseur venu du futur, ou bien les restes des deux Terminators laissé en l’état à la fin de l’affrontement final, sans que quiconque ne s’inquiète du fait que le lendemain des quidams tombent dessus…On comprend là que Tim Miller, le réalisateur, n’a tout simplement pas compris ce qu’il tournait. Et l’intégralité du métrage est conçue sur des concepts foireux de ce genre là. Du Début à la Fin, ça n’arrêtes pas à un point tel que cela en devient épuisant, un sacerdoce. On est atterré face à tant de crétineries scénaristiques, noyé dans de l’action pétaradante en full fond vert mis là pour noyer le poisson. Une épreuve, vraiment.


"Elle veut faire de moi le 'GRAND CHEF DE LA RESISTANCE'


Le sombre destin de la franchise Terminator est maintenant scellé. Elle est morte avec cette daube infâme. Le plus drôle dans cette affaire c’est qu’évidemment chacun se rejette la responsabilité de ce fiasco comme une patate chaude. Tim Miller accuse James Cameron de ne pas lui avoir laissé le champ libre, Cameron, comme toujours encensait le film avant sa sortie avant de déclarer que ce n’est pas de sa faute s’il est complètement raté (il fait le coup depuis le 3 !), Schwarzy aurait quand à lui fait complètement foiré le script de base car il ne veut plus jouer de ‘méchant’, d’où ce T-800 d’une imbécilité sans nom. Le tournage que tout le monde déclarait avoir été merveilleux lors de la promo se serait en fait passé dans des conditions glaciales, sachant -détail amusant- que les jeunes acteurs du film n’aurait même pas rencontré James Cameron, qui ne serait pas venu la moindre seconde sur les plateaux de tournage. Ce dernier aurait en partie écrit le scénario mais beaucoup on du mal à croire que l’idée de tuer Connor fils et de faire du Terminator un papa ‘qui ferme sa gueule’ et change les couches soit réellement de lui (malgré ce qu’il déclare pour tenter de sauver les meubles). Mais pourquoi ce bide nous fait-il plaisir alors que pourtant la Franchise à toute notre sympathie par ailleurs ? Encore une fois à cause de l’idéologie qu’il y a derrière tout cela, pas idiote sur le fond mais qui se révèle affreuse en vérité, ou l’on tente au forceps de nous vendre le ‘progressisme’ comme l’avenir mais qui est un concept complètement hors-sol, pas crédible pour un sou et qui donne des histoires incohérentes auxquelles personnes ne peut croire tant elles paraissent tout simplement absurdes. Voulant nous faire gober un monde ou une Femme ne se rends pas compte au bout de 20 ans de vie commune que son mari ne mange pas, ne bois pas, ne baise pas et qu’il pèse 800 Kgs. Tant qu’il ne fait pas de bruit et s’occupe des gamins, il est parfait. Un monde ou une femme de 40 ans qui en paraît 22 et mesure 1m50 est aux commandes de la résistance humaine au bord de l’extinction, après avoir connue des années de rudesse et de famine dans un enfer post-apocalyptique tout sauf tendre où la survie du plus fort faisait loi. Un monde où les robots-assassins du futur sont capable de traits d’humour, de conscience, de questionnement sur leur avenir et de leur place dans l'univers, les jambes croisées sur un rocking-chair.

Ceci est bel et bien une scène du film...Et Arnold y incarne bel et bien un T-800...avec son épouse qui distribue des bières aux convives. Et le fils de cette dernière derrière... On croit réver mais non, tout le métrage est sur ce ton là...
C'est à l'occasion des critiques acerbes sur ce film que nous avons pris connaisance du phénomène en vogue à Hollywood dit du 'Get Woke, Go Broke', qui en fait existe depuis quelques années déjà et dont le plus fameux exemple reste à ce jour le Ghostbusters 2016...


Quelle dégringolade depuis ce terminator invincible qui débarquait à l’observatoire Griffith en 1984. Tueur impitoyable devenu conseiller en tapisserie…You’re Terminated !


« Et bien apparemment ce dernier volet de la saga Terminator ne semble pas être une réussite ! Dommage pour cette franchise qui n’aura pas su se dépêtrer de ce chef d’½uvre absolu qu’est Terminator 2 !
_ Dommage oui…mais bon moi j’ai toujours trouvé ces films très bête de toute façons…
_ Vraiment ?! Ah oui, vous êtes plus comédies romantiques vous…
_ Oh oui c’est vrai…ça me manques tellement les bons films avec Jennifer Lopez ou elle rencontre un bel amant fougueux alors qu’elle n’est que bonne dans un hôtel de luxe…
_ Ah oui c’était quoi le titre de ce film déjà ?
_ Coup De Foudre À Manhattan
_ !
_ ?
_ Mmmrrrmmm ! Très Bon Film !
_ Vous êtes décidément plein de surprise cher Kratos ! Vous êtes marié ?
_ Mmmmm…Veuf. Moi Et Mon Fils. C’Est Tout. Mmmmm…
_ Je ne faisais que demander…
_ Je Dois Partir Maintenant. Il Y A D’Autres Dieux À Tuer…
_ Et nous vous souhaitons bonne chance dans cette grande entreprise que vous avez initiée il y a…15 ans déjà !
_ Au Revoir.
*BOUM BOUm boum*
_ Une sacré carrure le bonhomme ! N’est ce pas Brigitte !
_ Oui ! Et en plus il aime les films de J-Lo… Serait-ce l’homme parfait ?
_ Ah Ah ! Oui si vous aimez le genre bucheron ultime ! Oh ! D’ailleurs il à oublié sa hache sur le pupi..
*WWWWOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUuuuuuuuuuuusssssssssshhhh*
_ AAAAAAhhhh ! Elle à failli me couper en deux ! Regardez Geoff elle a taillé comme une haie ma belle chevelure dorée ! J’en aaaiii maaaaaaaaaarre…Mes beaux cheveux !
_ Allons allons Brigitte, Reprenez-vous ! Vous êtes une professionnelle ne l’oubliez pas ! Lancez donc la séquence suivante. Sur quoi revient-elle ?
_ C’est la même question que la précédente, mais en pire…


16/ Le bide de l'année qui a fait du chagrin en toi ?


_ Heu…oui effectivement c’est la même question ! Il y a bien une subtilité mais cela reste globalement sur le sujet des échecs commerciaux de l’année.
_ Mais cette fois qui nous chagrine…c’est bien précisé !
_ Si c’est un bide c’est bien fait pour lui ! Il n’avait qu’à être meilleur ! Aucun bide ne me fait le moindre chagrin.
_ Vous dites cela car vous avez un portefeuille à la place du c½ur, cher Geoff…
_ It’s the American Way ! N’êtes vous pas vous-même marié à un milliardaire ? Qui préfère son coffre-fort géant à votre compagnie ?
_ Grmpf…On n’est pas véritablement marié vous savez…
_ Ha bon ?! Mais qu’est ce que vous racontez depuis tout à l’heure alors ?!
_ C’est compliqué !...D’accord !! Bon il est temps de faire venir notre nouveau guest ! Considéré comme un génie révolutionnaire il y 20 ans et comme un ringard arnaqueur aujourd’hui malgré son talent évident et sa ténacité, j’ai l’honneur de faire venir sur notre plateau la figurine SD de Yu Suzuki !


CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP SUBTIL TRUCAGE CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP CLAP
 

_ Ha ! Donc visiblement il ne parle pas notre langue !
_ Ce n’est pas grave, nous allons nous débrouiller ! Comment allez-vous ?

_ Vous êtes content d’être là ?

_ Tes parents sont dans la salle ? Hum…Pardon je me suis laissé emporter !!

_ Oui, allons…et si nous découvrions ce nouveau triste gagnant tous ensemble ? Allez-y Yu à vous l’honneur !

_ Quel est donc le Bide du l’année qui  à fait du chagrin à nos petits c½urs de pierre ?

_ Ça ne va pas Suzuki-san ?

_ Mais qu’il y a t-il ? Qui a gagné ?

_ Ah OK. Je vois… »


Dire que Shenmue III est le bide de l’année qui ne fait pas plaisir est douloureux. Mais en même temps on l’avait vu venir de loin. Shenmue est un jeu joué par ce qu’on appelle communément une ‘niche’, et pas par le grand public. Qui à dû être bien déstabilisé quand il a vu débarqué ce jeu tout droit venu d’un autre temps. Pourtant ce troisième épisode inespéré est plus que réussi, dans la tradition de la série et est plus qu’agréable à jouer. Alors oui techniquement ce n’est pas fameux, dès que Ryo Hazuki se met à courir partout l’affichage peine à suivre, le clipping est présent mais on a vu bien pire ailleurs et les PNJ on toujours la faculté de se rendre invisible si ils prennent trop de place dans la matrice. Mais pour le reste c’est du tout bon. Nouveau système de combat, gestion de la faim, nouvelles activités…on retrouve l’essence de ce qui a su séduire dans les deux premiers épisodes mythiques. Encore une fois il faut préciser que ce n’est pas pour tout le monde, La saga de Yu Suzuki est en marge de ce qu’est devenu le marché du jeu vidéo aujourd’hui. Il s’agit toujours d’un jeu d’enquête avec un héros froid et un brin niais, mais persévérant et droit dans ses bottes. Pas d’action sur-vitaminée ici ou de scénario tenant en haleine, juste un mec de 18 ans qui cherche l’assassin de son père au c½ur de la Chine, avec son parcours au quotidien pour parvenir à ses fins.


Le fameux chariot élévateur 'qui n'existe pas' selon certains testeurs - que nous soupçonnons d'avoir plus testé la popularité du titre que le titre lui-même...

Alors oui voir toute cette mauvaise presse et ces commentaires préjugés sur un titre qui ne le mérite pas, au risque de casser l’avenir de la franchise, cela fait mal. Shenmue III est victime depuis le début d’une campagne de dénigrement que nous avons du mal à nous expliquer. À quel moment la saga culte est-elle devenue source de moqueries ? Il est vrai à sa décharge que la communication autour du jeu en cours de développement fut calamiteuse. Ni fait ni à faire. Si le jeu était resté anonyme durant tout ce temps et serait sorti tel qu’il est, l’accueil aurait été bien meilleur. Pas dithyrambique mais pas moqueur à ce point-là non plus, c’est certain. Le plus gros problème de Shenmue III est en soi périphérique. Ce sont ses à-côtés qui sont contestables : la gestion de ses DLC, contenus inédits in-game en fonction de où et quand vous avez acheté votre version, pléthore de versions physiques différentes aux prix aberrants etc…Et encore une fois la doxa ‘populaire’ de ceux qui n’ont jamais touché un Shenmue et qui on jeté au feu le titre par pure démagogie mal-placée. Shenmue III mérité certes mieux, mais surtout ne mérité pas cet acharnement.

_ Finalement il semblerait que certains apprécient votre dernier jeu, Mr Suzuki

_ Et alors ? Qu’en est-il du quatrième épisode ? Faudra t-il attendre 2040 pour le voir débarqué ? D’ici là les joueurs de Shenmue auront atteint la soixantaine…Pas sur qu’ils vous suivent une fois de plus…

_ Le temps joue contre vous et vos fans…

_ Je propose qu’on en reste là avec Suzuki-San qui je suppose à encore bien du travail si jamais il veut poursuivre – et terminé ! – sa saga ! S’il Vous Plaît, monsieur faites un IV ok mais faites aussi en sorte que ce IV soit le dernier ! Et pas dans 20 ans ce serait préférable aussi !!

_ Alors on se donne rendez-vous avant 2037 ? On fait comme çà ?!

_ Bon courage pour la suite !


Profitons de ce petit moment de répit pour évoquer la fin digne d’un ballon de baudruche faisant grise mine de la saga cinématographique X-Men qui même si nous l’avons déjà dit reste d’une grande tristesse, et comment ne pas revenir sur le cas Anthem, authentique débâcle comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps. Ce dernier cas et à cheval entre le bide ‘qui fait plaisir’ et ‘qui fait du chagrin’ car cela fait preuve qu’un jeu guidé uniquement par l’appât du gain d’investisseurs produira un résultat foireux mais cela à laissé sur le carreau toute une équipe de développement qui s’est pourtant démenée à fond pour faire de ce gloubi-boulga géré de la pire des manières un truc potable – et jouable. Malgré tout.



« Bien. Nous passons maintenant à


17/ L'expérience viscérale de l'année ?


_ Cela promet ! Qu’allons-nous encore traverser ?...
_ Nous verrons bien. En tout cas nous ne serons pas seul dans cette épreuve car nous allons être accompagné par l’une des héroïnes de cette année qui a pas mal marqué les joueurs par ses pouvoirs et son pistolet magique dans une tour quantique : Jesse Faden !

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C’est donc cette année que nous avons enfin pu tester le PSVR et c’est avec un sentiment plus que mitigé que nous sommes sorti de l’expérience. Précisons que notre testeur en chef possède un problème visuel personnel qui n’empêcha pas le test mais les conditions ne purent être optimum. Cette anomalie visuelle donna l’impression de visualiser les jeux comme à travers un hublot. Ce qui apparemment n’est pas le cas pour les autres. Bref. En termes d’immersion, c’est véritablement saisissant. Nous avons pu tester un incroyable jeu de vaisseau qui nous met véritablement dans la peau d’un pilote de chasseur spatial. De loin le plus bluffant qu’il nous est été donné de voir. Avant cela on fit quelques tours de piste dans un jeu de voiture mais notre dextérité derrière un volant n’étant pas terrible on arrêta très vite. Puis on passa à la démo de Moss, belle petite aventure avec un héros tout mignon dans un univers miniature qui mérite de s’y pencher. Enfin on essaya quelques autres petites expériences sans grande importance d’un point de vue ludique.


Yaeck testant le PSVR. Allégorie.

Verdict : C’est pas mal mais qu’est ce que c’est contraignant ! Casque lourd et isolant totalement de son environnement, buée, chaleur…il faut de plus avoir de bons yeux et de préférence ne pas porté de lunettes (avec, la buée empêche de voir et sans vous voyez flou. Choisissez votre désavantage entre le brouillard et la floutitude). En clair ce n’est pas fait pour tout le monde. Il y a ceux à qui cela ne pose aucun problème et ceux pour qui cela ne marche pas. Au bout d’une petite heure de jeu, on était vidé. C’est avec plaisir qu’on reposa le casque pour ne plus y toucher de la journée. On ne testa même pas le mode VR de WipeOut, qui nous aurait probablement achevés. Par contre nous ne furent pas sujet au Motion-Sickness, ce qui n’est déjà pas si mal…Nous étions hésitant à se prendre cette technologie sur PS4, mais nous voulions essayer avant (pour plusieurs raisons : pécuniaire, pratique et utilitaire), après ce test grandeur nature nous furent convaincus : nous n’achèterons pas de casque VR. Pas que cela soit mauvais mais ce n’est tout simplement pas fait pour nous.

« WHHHHOOOOAAAAAA ! BriGitTe je VoLe !
_ OOOHhhhhWwWoouuaaaiiIIIIISS…et moi j’ai l’impression de marcher au plafond ! Mais est ce vraiment une impression ?
_ Alors un peu oui et un peu non en vérité. Mais rassurez vous, vous ne craignez rien…tant que vous ne croisez pas de créatur..
_ C’est quoi ce petit nuage noir électrique qui flotte vers moi ?
_ Oh Non ! Ne vous en approchez pas ! Même si il donne l’impression d’avoir envie de vous faire un calin !
_ Ooh c’est dommage il à l’air tellement mimi…*BZZZZZiiiiiiTTTT !!* AAAh il vient de m’envoyer un éclair dans le derrière !
_ Je vous avez dis de ne pas vous en approcher !
_ Vous avez vu çà Geoff ? Un nuage électrique en colère ! Geoff ?...Geoff ?? Bah il est passé où ?
_ Là-haut. Visiblement il s’est coincé le pied dans le grand lustre…
_ Ah oui…mais du coup le lustre pourquoi il est parterre ?
_ Pour vous il est par terre mais pour lui il est toujours au plafond…chacun sa perception de la réalité…mais laissez tomber…
_ Oui il vaut mieux je crois. Lançons plutôt le sujet d’Omar Shariff et Robert LaPoire. Tiens le nuage à ramené son copain… »

Bien que ‘Viscérale’ ne soit pas exactement le bon terme à employer pour exprimer le sentiment face aux jeux qui vont suivre, mettre la main sur ces titres restera une expérience particulière. En haut de la liste le fameux Outer Wilds qui provoqua bien des chamboulements dans nos petits cranes. Voilà un jeu qui en VR deviendrait juste incroyable.



Ensuite il y eu cette année le fait de terminer la trilogie ‘Discworld’ ce qui, en tant que grand fan des bouquins, ne nous laissa pas indifférent. Quelle étrangeté de se replonger dans cet univers orphelin, de retrouver ces personnages disparus…et cet humour absurde très, très, trèèèès anglais. Dans la pure tradition des Point’n’Click aux raisonnements farfelus s’ajoute ici la ‘logique du Disque-monde’, qui confère à la trilogie une difficulté digne des démons de la Basse-Fosse. Beaucoup de courage et de patience aux forcenés qui se lancerait dans l’aventure sans recourir à la moindre soluce…ils n’en verront surement pas le bout…



Nostalgie également quand on lance le remake de Spyro sur PS4. Des images d’il y a 20 ans (qui paraissent il y a 6 mois…) nous reviennent en mémoire. Un peu déformées et très enjolivées. Puis la comparaison image sur image donne une claque. Les souvenirs sont toujours les plus gros menteurs. Ce retour du petit dragon violet est une pure merveille visuelle (et de jouabilité). Bien que nous ragions très fort sur certains passages, dans l’ensemble c’est un vrai plaisir que de faire découvrir ce jeu de notre enfance à une nouvelle génération. Nous devons désormais nous atteler aux suites, que nous connaissons moins bien, surtout le trois.



« _ Brigitte ?....Geoff ?!
_
_
_ Où êtes-vous ?
_
_
_ Qu’est ce que j’ai fait encore…Désolé cher public je vais devoir aller chercher vos présentateurs favoris dans une réalité quantique avant qu’il ne leur arrive malheur…je vous laisse, je reviens avec eux le plus rapidement possible!




 

 

 

 

 







…Et là y a Batman -c’est l’ex de ma copine- qui se pointe et lance ‘JE SUIS LA JUSTICE !’. Quelle super-réplique ! C’est un type super ce Batman ! Un peu réservé et froid. Mais un Super-ami !
_...
_ MMmmmm ? Bah ils sont passés où ? Houhoooouu ? Madame Canard ?? Monsieur le Blondinet ??
_ ‘... !’
_ Dane vous êtes super pas de souci mais je ne comprends rien de ce que vous dites, vraiment !
_ ‘ !!’
_ Oh oui…Hello cher public ! Vous allez super-bien ? Qui ne s’est pas endormi ? Ha, j’en vois là bas qui font une belote il me semble. Et n’est ce pas Phil Spencer qui est en extase devant un monolithe noir sur le balcon là-haut ?
_ … !
_ Oui ? Oh les fiches de la dame canard. Ils en étaient où ? Ha ! Ils en sont au


18/ Troll de l'année ?


_... ?
_ Et pourquoi pas ? Vous avez mieux à faire ? Aller sauver votre ‘maman-amie très proche’ une nouvelle fois ?
_... !
_ Oh ce n’était pas un geste très super ça Dane…Oui, allons-y pour faire les supers-présentateurs !
_ … … …
_ Bon je vous laisse ouvrir l’enveloppe qui nous révélera le troll de l’année mon super co-présentateur ! Quel super suspens ! Quelle super-émission !


_ …, … ?
_ Mmmm ?! Mais c’est qui çà ?
_ … ? … !?
_ Donnez moi cette super-enveloppe ! Je ne sais pas de qui vous parlez !
_... ! … … … … ! … … ?
_ Si…beth…Ndi….Sibeth Ndiaye…mais qui est cette personne qui je suis sur est super super !?
_...
_ Ah apparemment il y a un extrait vidéo que doit lancer la régie. Alors voyons çà !



_ Ah oui en effet ! Faudra se lever tôt pour trouver un plus gros troll que çà pour 2019 !
_ … ! … …
_ Comme vous dites ! Elle est pas très super en fait…

_ OOOOOOOooAAARRRGGHHH ! BLLLUUuuuuuuuuuurrrp…
_ Oh ! Madame Canard ! Vous allez bien ? Vous avez vomi au moins vos 15 derniers repas là
_ AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh !
*CHBBOUM*
_ Ouch ! Ça va Monsieur? C’était une belle chute ! Au moins 20 mètres !
_ … !
_ 30 mètres ? Ouais peut-être…


*CCCCCCCRRRRRRRRRRRRRRRAAAAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOUUUUUUUccchhhhh*

_ Ouah Les gars ! C’était vraiment intense ! Vous auriez dû voir çà !
_ LàHou!  Ej em snes tuot errazib d’nu pouc !
!!!.
_ Pas la peine de hurler Dane ! Vous me cassez les oreilles !
_ Oh je suis désolé je crois qu’il est plus que temps que j’y aille. Tout devrait revenir à la normale une fois que je serai parti. Mais c’était cool quand même !
_ Oh oui on vous en prie, partez !...On en peut plus…
_ Je préfère prévenir, le retour à une réalité physique standard peut être violent…Bon je vous laisse vous remettre de vos émotions. À bientôt !
_ Adieu !
_ Au revoir à jamais !!

_ …! ... ... ? ...!!?
_ ! Encore vous, Dane ?! Mais vous pouvez rentrer chez vous vous savez ! Qu’est ce que vous faites encore sur le plateau ? Avec l’autre Lego là en plus…
_ L’autre Lego il s’appelle Emmett ! Et heureusement qu’il était là pour poursuivre votre émission à la noix parce que sinon il n’y avait plus personne ici !
_ L’ÉMISSION !! Bon dieu, où en sommes-nous ??!
_ Geoff, pour l’amour de mon crâne en miettes, je vous en prie ne criez pas ! Et je réclame une pause publicité pour…pour…une Pause, bon sang !
_ Bonne idée on en tous besoin je pense. Il est plus que temps de lancer une publicité…et on se retrouve juste après…Du moins je l’espère ! »

"Mais pas aujourd'hui!"

Publi-News 2


Juste histoire de faire tourner un peu les têtes...

 


"Il est où Mushu?"


« Retour sur le plateau des Krevawards 2019 où je suis toujours en compagnie de Brigitte Cousudor, fin prêt que nous sommes pour entamer la dernière partie de cette interminable cérémonie. Tout va bien ma chère Brigitte ? Cette pause à t-elle permise de vous remettre de vos émotions ?
_ En partie oui…mais ne faites pas le gros dur mon cher Geoff. Je vous ai très bien entendu refaire la décoration des toilettes…je plains l’employé de ménage qui va devoir passer derrière vous…
_ Je crains que je ne le plaigne aussi…Mais un petit remontant et me revoilà en pleine forme ! Frais comme un gardon !
_ Si on excepte le fait que vous donné l’impression qu’un 36 tonnes vous est passé dessus…
_ Dois-je faire un commentaire sur votre propre apparence ma chère Brigitte ? D’ailleurs vous avez magnifiquement rattrapée votre mise en pli ! On ne croirait pas que vous avez perdu la moitié de vos cheveux au cours de la soirée…
_ GGroumpf ! C’est très gentil cher Geoff. Reprenons le cours de l’émission, voulez-vous ? Nous avons je pense suffisamment digressé.
_ Il est vrai ! Reprenons, reprenons ! Il est temps je crois de procéder à un premier bilan, c’est ça ?
_ Exactement. Car voici venir


19/ Le Top 5 de l'année ?


dans lequel nous allons présenter un premier tableau récapitulatif des différentes ½uvres de l’année par catégorie. Je demande à la réalisation de bien vouloir nous l’afficher s’il vous plaît…
_ J’en profite pour remercier notre partenaire technique de la soirée, qui s’est occupé de l’habillage visuel et autres effets spéciaux d’incrustations, j’ai bien sur nommé Paint, l’indispensable programme bien trop sous-estimé !



_ Voilà un bien beau résumé de notre année, Brigitte !
_ Magnifique, ô combien. Et si vous n’avez rien de plus à ajouter, passons de suite à la question suivante…
_ Fonçons !


20/ Retour sur tes attentes de 2019 formulés lors des Krevawards 2018


Et pour ce retour en 2018, voyons ce sujet d’Emma Askatharukhita et Cyril Drevet »


Lorsque que l’on fait le point sur ce que nous attendions de 2019 il y a tout juste un an, on se rend compte que nos prédictions 365 jours plus tard se sont pour la plupart avérées exactes. Ce qui démontre une certaine connaissance de nos propres attentes et c’est assez positif. Abordons tout d’abord les cas de ce qui n’est toujours pas encore sorti, qui d’attentes pour 2019 se muent donc tout naturellement en attentes pour 2020. Il y a tout d’abord Street of Rage 4, qui expose ses avancées une fois de temps en temps. La dernière en date à eu de quoi nous faire plaisir vu qu’elle annonce le retour d’Adam, qui est notre personnage préféré de la série, mais malheureusement uniquement présent dans le premier opus. Ensuite Sable, qui lui par contre n’a pas donné beaucoup de nouvelles. Nous sommes donc dans l’attente de le voir ressurgir prochainement. Et enfin ‘The Last of Us Part 2’ mais dont nous émettions des réserves sur la sortie cette année. Confirmées depuis par une sortie dans le courant 2020 (29 mai à date mais possiblement repoussée). L’un des gros rendez-vous pour l’année prochaine, à n’en point douter.

Maxime notera t-il celui-ci aussi d'un 21/20?


Dans les sorties maintenant, passons rapidement sur la compilation The Walking Dead de Telltale qui n’était qu’une rumeur il y a un an et est désormais une réalité (compil’ qui attends que l’on se penche sur son cas…), et Day’s Gone qui n’était même pas prévu dans les achats ‘concrets’ mais qui lui aussi attends sur l’étagère au coté de Clémentine. Il faut juste avoir le temps de se pencher dessus et passer nos mauvaises impressions en ce qui concerne ce jeu de biker post-apo.
On en arrive aux jeux attendus, joué et fini, que furent le très très bon Resident Evil 2 Remake, la première version avait déjà notre préférence, elle est cette fois-ci magnifiée avec les codes modernes du jeu vidéo, Sea of Solitude qui lui nous a pas mal déçu malgré sa patte graphique enjôleuse et bien sur Shenmue III, rêve pieu revenu des tréfonds des abysses pour offrir la suite tant espérée du périple de Ryo Hazuki. Le temps d’en parler en longueur viendra…



« Les attentes étaient belles et furent pour la plupart à la hauteur. Éspérons que celles à venir seront du même acabit.
_ Bien dit !
_ Nous sommes dans une bonne dynamique, cher Geoff et je propose qu’on continue sur notre lancée en entamant la prochaine question, qui est


21/ La chose inavouable pourtant faite et qui concerne le JV ?


_ Houlà ! Il est venu le temps des confessions, j’ai l’impression !
_ Heureusement que nous ne devons pas entendre les vôtres Geoff, sinon nous en aurions pour la nuit complète !
_ Et sans doute plus…Vous êtes loin de tout savoir de mes petites magouilles, chère amie !
_ Et je ne veux pas le savoir ! Concentrons-nous sur celle qui nous intéresse…
_ Très bien ! Qui doit donc passer à confesse ? Je suis tout ouïe…
_ Il s’agit d’un nouveau sujet que nous allons suivre ensemble, réalisé et monté par April O’Neil »


Alors que nous vivons dans un monde sans cesse en ébullition, plus que jamais au bord de la rupture sociale aux quatre coins de la planète, avec les populations exsangues et n’ayant plus les moyens décents pour subvenir à leur besoins, même quand les parents on tout deux un travail honnête voir pénible, certains privilégiés quand à eux n’hésitent pas à financer des projets douteux via ce qu’il est convenu d’appeler ‘des financements participatifs’. Autrement dit placer de l’argent sur des choses qui n’existent pas encore, alors que leurs concitoyens n’ont même plus les moyens d’acheter des petits pots pour nourrir leur nouveau-né. C’est le cas d’Yaeck, homme blanc cisgenre de presque 40 ans qui à de la chance d’être handicapé, ce qui l’empêche de tomber totalement dans la case de l’oppresseur à tendance extrême-droite du national-socialisme. Il reste cependant un bouffeur de cadavres, ce qui lui vaudra la chaise électrique à la libération finale de nos frères et s½urs du règne animal. Cet homme donc à dilapidé une part de son immense fortune afin de produire, avec des milliers d’autres privilégiés de part le monde plusieurs projets. En premier lieu, un jeu vidéo controversé se déroulant en terre communiste dans les années 80. Soutenu dès l’annonce en 2015, on note là un intérêt pour une contrée – La Chine pour ne pas la nommer - où la liberté d’expression n’est pas vraiment la priorité. On voit le genre…Deuxième investissement de ce riche HOMME d’affaire dans un ouvrage au contenu volontairement énigmatique, du nom de la Clef, réalisé par la talentueuse Fanélia, artiste au coup de crayon numérique fabuleux. On dénote là un intérêt pour les univers colorés et fantastiques, indiquant un certain déni de réalité. Le livre est de plus accompagné d’un diffuseur de lumière ultra-violet, sans doute là pour révéler des messages cachées et des indications sur les démarches à suivre pour espionner et maintenir la domination sur son entourage, notamment la gente féminine. Abject. Et pour terminer cet affreux tour d’horizon, il y eu la triste affaire du journal de Pif (héros communiste !), aussi financé par notre goulu mâle blanc aux poches pleines de liquidités. Mais même les puissants peuvent parfois miser sur le mauvais cheval. Ce projet de journal destiné à endoctriner notre jeunesse au petit livre rouge n’a pas abouti…laissant supposer une arnaque à grande échelle basée sur un nom célèbre et la nostalgie d’une époque révolue. L’argent récolté par la campagne reste cependant aux mains des demandeurs de fonds, sauf si l’on somme par courrier de se faire rembourser. Ce que le vil bouffi d’argent Yaeck fît afin de récupérer son investissement. Dans ce monde là, on ne perd pas le nord…surtout quand il s’agit de menue monnaie ! Dans ce projet qui se révélera foireux il y avait pourtant tout pour faire croire au succès : un atelier de dessinateurs (le studio 510 TTC de Reims) avait reçu commande pour illustrer les numéros et même certains devaient y tenir des chroniques, dont un certain ménestrel bien connu en ces lieux, accompagné de sa compagne (et de leur chien…). Un numéro 0 est même paru à quelques exemplaires, distribué aux contributeurs ayant été le chercher dans cet endroit de perdition qu’est le rassemblement annuel nommé ‘la Fête de l’Huma’. Une bien triste histoire en vérité mais qui révèle combien le monde des affaires et de l’oppression communiste peuvent être cruels.


Kickstarter pour Shenmue III, Ulule pour le très beau livre la Clef et Kiss Kiss Bank Bank pour le fiasco Pif Magazine. Deux succès sur trois, ce n'est pas si mal mais nous sommes tout de même vacciné contre ce genre de financement...


« Ah ouais ! Ça pour de la chose inavouable, ça se pose là !!  Pourriture Communiste !
_ Calmez-vous Brigitte ! On connaît votre attachement au capitalisme mais inutile d’en devenir grossière !
_ Pardonnez moi Geoff. C’est juste que j’ai une aversion profonde pour les cocos. Je t’enverrai tout ça au goulag, moi ! Ça ne trainerait pas !
_ ROOOh…vous dites ça parce que vous êtes en colère. Vous savez les communistes sont des gens comme tout le monde ! À peu près…Et j’ai même entendu dire qu’ils avaient arrêtés de manger leurs enfants. Ils font des progrès ! Bientôt vous verrez qu’ils auront internet !
_ J’admire votre tolérance, Geoff. Je dois bien admettre que de ce point de vue là, vous êtes meilleur que moi…
_ Merci. J’ai la compassion dans le sang depuis que mon arrière grand-père à quitté le Klan…Hum…bref. Non mais sinon notre sujet n’avait aucun rapport avec le jeu vidéo, non ? Ou alors que vaguem…Ah ?! Pardon ? Oh…il semblerait que nous ayons été coupés Brigitte. Nous ne sommes plus à l’antenne !
_ Comme par hasard…un doigt qui à dû glisser malencontreusement.
_ Un assistant technique est actuellement en train de régler le problème, on devrait revenir d’ici peu à l’écran.



_ Et en attendant, on fait quoi ?
_ On poireaute. Où on peut discuter avec les deux ou trois survivants du public…mais apparemment ils ne sont pas trop d’accord…
_ …
_...
_...
_ Et sinon, Brigitte, elle se passe bien pour vous cette soirée ? Pas trop dure ?
_ Vous en avez d’autres des questions stupides dans le genre ? Vous voulez que je vous claque le beign..
*SLACH !*
_ Ah ! Nous sommes de retour je pense ! Dommage que votre blague n’ait pas pu être entendu par tout le monde ! Vous êtes décidément quelqu’un de très drôle Brigitte !
_ Je sais. On me le dit tout le temps…
_ Profitons de notre retour à l’antenne pour poursuivre tant qu’on le peut avant la prochaine coupure !
_ Oui c’est vrai. Passons maintenant à


22/ Tes attentes pour 2020 ?


_ Bonne question ! Projetons-nous un peu dans l’avenir ! À quoi aurons nous droit en 2020 qui suscite notre intérêt ?
_ Tout un tas de choses ! C’est ce que va nous énumérer Jessica Lepin pas plus tard que tout de suite ! »


Pour 2020, nos attentes dans le domaine du jeu vidéo sont très limitées, mais importante. Tout d’abord bien entendu LE rendez-vous de l’année vidéoludique, en mai avec la sortie de la suite de ‘The Last of Us’. Immanquable. Annoncée il y a peu, le remake de Resident Evil 3 est lui aussi attendu avec impatience, malgré le fait qu’il s’agisse de l’épisode que nous apprécions le moins dans la saga ‘classique’. Et en ce qui concerne les ‘gros jeux’ et bien c’est tout. Nous jetterons un ½il averti sur Cyberpunk 2077 mais contrairement à beaucoup nous ne sommes guère convaincu (et nous n’avions guère aimé le fameux Witcher 3). Dans un registre plus confidentiel nous guetterons les nouvelles de Sable et du retour inespéré du Grand Méchant Loup Bigby dans The Wolf Among Us 2.



"Je ne serai que ce que je suis! un Homme parfois. Et un Loup toujours!"


Du coté des séries, nous ne sommes guère mieux lotis. Pas d’attente particulière (en dehors des nouvelles saisons des séries en cours). Seule l’arrivée de Disney+ nous interpelle un chouia, avec quelques séries du MCU à voir (l’anime What if ?..., celle centré sur Hawkeye et sa fille…). En espérant également la disponibilité de certains dessins animé de notre enfance (Tic & Tac, Bonkers etc…) et la présence de la nouvelle version de ‘La Bande à Picsou’, petit chef d’½uvre qui passe trop sous le radar…On jugera à la sortie dans notre pays, le 31 mars.





On passe rapidement sur le domaine des livres, les achats se feront au coup par coup lors des visites des librairies. On tentera de rattraper son retard sur la pile de livre en stand-by. Seule attente…très attendue, le dernier Tome de Soda (ou le dernier Soda de Tome). Pour tout un tas de raison…Et le prochain Blacksad of course!


On en arrive au cinéma où là il y aura de quoi faire ! Nous aurons un visionnage amusé sur Sonic, sur Venom 2 et Monster Hunter. Des films de seconde zone qui sauront peut-être nous hameçonner par quelques aspects sympathiques ou nanardesques.

"Je crains pour mon anneau avec cette adaptation..."


Le premier est un nanar friqué, le deuxième pourra être tout aussi 'sympathique'


Un projet qui s'annonce extrèmemement fidèle...


Ensuite il y aura les Nouveaux Mutants, si il trouve enfin le chemin des salles (nous n’y croyons absolument pas présentement…) et Bad Boys 3 qui à su balancer une bande-annonce qui laisse suggérer un coté ‘vieilles badernes sur le retour’ qui se laisse apprécier. King’s Man 3 également qui est une séquelle narrant la création de l’agence se laissera volontiers regarder (mais il faudrait qu’on voit le 2 avant…).

Il est annoncé pour le 13 avril...nous verrons bien.



Revoilà alors les blockbusters qui arrivent sur le tapis rouge. Nous verrons de façon sure et certaine au cinéma en 2020 Black Widow (seul MCU qui nous botte cette année), Le dernier des James –Daniel Craig – Bond, Mourir peut Attendre, Mulan qui semble juste épico-incroyablo-fantastico-émouvatoire, Top Gun 2 qui sera un petit plaisir sucré à l’imagerie renversante et Ghostbuster Afterlife pour lequel nous avons de très grosses réticences au vu de la première bande-annonce (il semblerait qu’on se dirige tout droit vers un ‘Kids Ghosbusters’, ce qui est loin, très loin, du film que nous souhaitons voir !)

Le Jason Bourne du MCU: La Veuve dans la Peau


« Une année qui s’annonce donc chargé du coté des salles obscures j’ai l’impression. Et très calme par ailleurs…
_ On dit souvent cela et puis les surprises s’enchaînent mois après mois. Je ne serai pas étonnée que le bilan 2020 soit pas mal rempli lui aussi…
_ Nous verrons cela dans un an ! En attendant il me semble que nous arrivons doucement mais surement au terme de cette interminable émission…
_ En effet ! Car voici venir l’heure de la révélation finale avec cette dernière question :


23/ Pose-toi une question et réponds-y.


Et celle-ci sera la même que chaque année : Quelle est l’½uvre marquante de l’année ?
_ Ha ! Et bien on en aura fait des détours pour en arriver là !
_À qui le dites vous ! Et pour dévoiler le grand gagnant de l’année, je demande à tous d’accueillir la reine-mère du jeu vidéo, celle qui se planque toujours dans un autre château, la sublime Peach !

_ Bonsoir…Bonsoir…Bonsoir…Je suis ravie d’être ici ! Bonsoir Monsieur Keyghley, Bonsoir Madame Cousudor. Vous êtes très en beauté ce soir…
_ Ce n’est rien comparé à vous…très belle robe. Elle doit couter une fortune ! J’adore !
_ Oh ce n’est rien…il s’agit d’un modèle assez ancien…elle à été cousue à la main le mois dernier. Autant dire qu’elle est obsolète.
_ Oui en effet !
_ Mesdames, loin de moi l’idée de vous presser mais pourrions-nous je vous prie mettre fins à nos souffrances en dévoilant le nom de l’½uvre de l’année ?
_ Oui Monsieur Keyghley, vous avez parfaitement raison. Il est plus que temps d’achever cette soirée.
_ Avant qu’elle ne nous achève, oui…
_ Et donc le temps pour moi de demander à un Toad serviteur de m’ouvrir l’enveloppe…Voilà, merci…
_ OOOooohh ! Ce qu’il est mignon !! Dites, Majesté, m’autorisez vous à lui buzzer la tête ?
_ Je vous en prie !
*Pouet Pouet !*
_ Non mais dites donc je suis pas un jouet ! Non mais !!...Je vais aller me plaindre au syndicat des champignons en colère, moi ! Vous allez voir!!
_ Et donc la grande ½uvre de 2019 est…


SHENMUE III


_ QUUOOIII !!??? Mais on avait la réponse depuis le débuuuut !


Et oui. Shenmue III. Que voulez-vous ? Quand on repensera à 2019 à l’avenir, la première chose qui en ressortira sera ‘c’est l’année où est sorti Shenmue III’. C’est comme çà. Est-ce pour autant le meilleur jeu de l’année ? Non. Le plus marquant ? Oui. Beaucoup de choses on été dites depuis son annonce. Beaucoup de bêtise principalement. Nous aurons l’occasion de revenir en longueur sur ce titre dans un article à paraitre en Janvier. En attendant, faisons revenir Yu Suzuki sur la scène pour recevoir son prix.

 

_ Bonjour Suzuki-San. C’est un grand honneur pour moi de vous remettre ce Krevaward 2019 !

_ Félicitations, Monsieur Suzuki !

_ Mouais…bien joué. On va dire…Tout le monde sait qu’en fait c’est ‘l’autre jeu’ qui aurait dû gagner. Mais avec vos préjugés c’était impossible
_ Ooh calmez-vous Geoff ! Chacun son avis ! Tout le monde ne peut pas être Sekiro…
_ ?!..Mais ce n’est pas à lui que je pensais !
_ Je sais bien…

_ Et on remercie la Princesse ainsi que notre grand gagnant de la soirée car croyez le ou non mais il va être temps de conclure !
_ Je vous remercie de votre invitation une fois de plus ! Cela fait toujours plaisir de rencontrer le peuple ! À bientôt ! À bientôt !!


_ Et nous voilà de nouveau tout les deux, Geoff !!
_ Effectivement. Et nous en sommes maintenant au moment tant attendu depuis le commencement de cette soirée. Il est minuit moins trois…
_ Alors lançons immédiatement


24/ Le mot de la fin.

 

_ Si vous permettez chère Brigitte je vais prendre la parole afin de remercier qui de droit. Tout d’abord bien entendu Gameblog qui a permis l’organisation de cette soirée. Merci à eux, sincèrement. Remerciements également pour toute la Team des Krevawards, Neves en tête pour avoir relancé cette belle cérémonie et à tout les participants qui au cours de ce mois de décembre on fourni des bilans tous aussi divers que passionnants. Et enfin un grand merci à vous Brigitte, pour avoir été ma Cane magnifique sur laquelle m’appuyer durant cette émission mouvementée.

_ Ooh ! Merci Geoff ! Très gentil à vous d’avoir pensé à moi pour vous assister en cette Saint-Sylvestre. J’aimerai moi aussi faire des remerciements, tout d’abord à vous public, et surtout à ceux qui auront tenu jusqu’au bout (et ils ne doivent pas être nombreux !), et un merci tout particulier à Joniwan pour son amusant courrier The Surge 2 (comprenne qui pourra) avec cette superbe image du Loup borgne qui servira sans doute de photo de profil par ici ou par là.



_ Juste avant le décompte final, je signale que la semaine prochaine sera publié ici même le making-of de cette émission, qui reviendra sur les coulisses de la création et de la mise en place de tout ce que vous avez vécu ce soir. Ne manquez pas ce rendez-vous!...
Et bien voilà, Brigitte, nous y sommes enfin ! Plus que quelques secondes avant d’entamer 2020…
_ Il est donc temps de se dire au revoir et de commencer le décompte !
_ Aloooors… 5…
_ 4 !
_ 3 !
_ 2 !
_ 1…BONNE ANNÉE !! BONNE ANNÉE BRIGITTE !
_ BONNE ANNÉE GEOFF !!
_ BONNE ANNÉE BRIGITTE !!!
_... ? BONNE ANNÉE À TOUS !!


BONNE ANNÉE 2020 !


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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Le Disque-Monde. Une Terre plate en forme de pizza juchée sur quatre éléphants gigantesques, eux même posés sur la carapace d’une tortue titanesque, sillonnant l’espace vers un but inconnu. Fruit de l’imagination de Terry Pratchett qui développa son univers dans pas moins d’une trentaine de romans, la ‘fantaisie burlesque’ s’est ainsi vu décliné également par trois fois en jeux vidéo (quatre si on compte le jeu textuel de la fin des années 80). C’est bien entendu sur ceux-ci que je vais revenir à travers cet article.


NB : même si cela va certainement en perdre plus d’un, je ne vais pas expliciter tout les aspects particulier de ce monde mêlant aussi bien la magie, le barbaresque, l’aventure, le policier, le fantastique, l’ère industrielle et l’évolution des m½urs d’une société en pleine mutation. Je considèrerai que la plupart de ceux qui liront ce texte sait de quoi il en retourne, sinon ce billet va très vite tourner en Vade-mecum de fortune…Point d’explication sur le bibliothécaire donc ou sur le système de guilde assez particulier mis en place dans la plus grande ville du Disque…
Cependant il ne faut pas laisser de coté le fait que la plupart des joueurs ayant fait ces jeux à l’époque ne connaissait absolument pas les romans et découvraient donc à travers ces titres un bien étrange univers, qui je pense a dû en laisser plus d’un perplexe. Pour ma part j’ai débuté cette trilogie après avoir lu les bouquins, ce qui m’a replongé avec plaisir dans cette saga qui reste l’une de mes favorites.

 Plus de 40 romans constituent 'la base' du Disque-Monde. Et oui je les ai tous lus, à l'exception de ceux encadrés en noir (livre scientifique et pour enfant en bas âge)



DISCWORLD (1995)


Rincevent le maje se réveille un matin dans sa chambre de l’Université de L’Invisible et se voit confier une bien terrible mission : débarrasser la ville d’Ankh-Morpork du dragon qui sème la terreur en ville. Alors oui bon hein, il faut bien quelqu’un pour faire le boulot et comme les haut mages sont occupé à faire d’autre choses – comme se goinfrer, faire la sieste ou préparer la prochaine chasse – on envoie le pire de ce qu’on…heu !...le plus redoutable magicien pour parer au danger ! Alors voilà notre héros parti au turbin, accompagné de son fidèle compagnon le bagage - souvenir d’un touriste – afin de mettre un terme à la menace. Seul souci, Rincevent à un niveau magique proche du néant. En dessous même du néant. Si seulement il pouvait être au niveau du néant, on serait content. C’est alors avec ses talents de gougnafier et sa propension à toujours parvenir à se sortir de situation inextricable que le bonhomme va bon gré mal gré entreprendre sa quête.


           THAT DOESN’T WORK ! 

 

Quelques captures d'écran qui font montre du coté très brouillon des graphismes..


Nous voilà donc devant un Point&Click de la période classique, rempli d’énigmes tordues déjà de base mais qui se voit agrémenter ici de la ‘logique’ Discworldienne. Ce qui croyez moi n’est pas une mince affaire…Tout les dialogues sont doublé en anglais avec sous-titrages français de bon aloi. Graphiquement on n’est clairement pas devant ce que l’on peut proposer de mieux. Pour les décors cela passe encore, ils ont ce coté « BD », voir « décor de fond » pour dessin animé qui peut avoir son charme. Mais en ce qui concerne les personnages, on est dans le domaine de la bouillie de pixel. Comment ne pas évoquer le protagoniste principal qui manque de toute évidence de soin dans le détail. D’une manière générale cela manque de finesse dans le trait. Pour l’animation en elle-même c’est passable, mais pas très fluide…

 Les tréfonds de la Bibliothèque de l'Université défient les Lois de L'Espace-Temps. Ici on aperçoit les 4 Cavaliers de L'Apocalypse en train de faire une partie de Cluedo. L'Infini c'est long, on occupe le temps comme on peut!


Pour en revenir à l’aventure et ses énigmes…deux choix s’offrent à vous. Soit vous la jouez à la régulière, et à ce moment là le titre se révélera interminable et vous n’en verrez probablement pas la fin. Soit vous utilisez une soluce pour profiter de l’aventure proposé sans devenir fou à vous taper la tête contre les murs. Et là encore je vous garanti que vous ne comprendrez pas tout…Beaucoup de jeux de mots à la base en anglais qui passé à la moulinette de la traduction ne veulent plus dire grand-chose, association d’objets sans queue ni tête, utilisation de ces-dits objets aux endroits le moins évident ou logique…non vraiment quiconque à pu finir ce jeu sans la moindre aide est tout simplement un génie du non-sens et de l’absurde. Doté de plus d’une patience infinie. Définition exacte de tout ce que je ne suis pas.


Le bagage est un formidable outil de stockage ambulant, fort pratique pour y fourrer tout ce qu'on chaparde à droite à gauche...faut juste faire attention à ses doigts quand il a un petit creux!


Le scénario reprend ‘en gros’ celui du tome 8 ‘Au Guet !’ sur lequel est greffée une bonne part de la mythologie de la saga littéraire depuis ses débuts (une sorte de compilation des huit premiers livres en somme). Divisé en plusieurs actes de longueurs inégales s’ouvrant chacun sur un lever de rideau comme une pièce de théâtre, chaque partie constitue une quête avec ses objectifs (vaguement) distincts et ses enjeux, qui se voient devenir de plus en plus faramineux au fur et à mesure que l’on s’approche du dénouement. Bien que très tarabiscoté et capillotracté, Il est plaisant de se promener dans cette version vidéoludique du Disque, d’y voir les références, de croiser des personnages aperçu au fil des pages et d’avoir un visuel sur certains endroits mythiques, à commencer par la Tour de L’Art. Mais une fois encore je persiste dans le fait que ce Discworld fut certainement très obscur à ceux qui se sont lancé dedans sans rien connaître des livres, de son auteur et de son humour…

 

Pour la scène finale, tout le monde est réuni sur la Grand-Place. Ne manque que deux grands absents: l'un arrive très vite, le second sera en retard...Notez le caméo de l'auteur dans la foule, je vous laisse le trouver (Où est Terry?)


La séquence finale avec La Mort qui arrive en retard sur la Grand’Place et qui s’en attriste annonce alors la suite, qui améliorera tout les aspects de ce galon d’essai.



DISCWORLD 2 – MORTELLEMENT VÔTRE ! (1996)


Assurément le plus connu des trois titres, celui que beaucoup de joueur de ma génération on parcouru sur PS1, les yeux écarquillés devant ce truc complètement loufdingue et atypique. À l’époque je l’avais vu tourner chez un pote et j’avais été subjugué (on ne connaissait pas encore les bouquins…). Complètement barré, dialogues aux petits oignons et ultra-référencé pop-culture, graphismes et animations plus qu’honorable…une vraie pépite.
On retrouve Rincevent, qui cette fois-ci doit faire face à une invasion de zombies. Mais non rien à voir avec ce que vous vous imaginez. Dans les faits, les zombies sont des habitants comme les autres à Ankh-Morpork, tout au plus ils dégagent une certaine odeur (mais de fait masquée par le musc permanent du putride fleuve Ankh) et perdent un morceau de temps en temps…un bras par-ci, une oreille par-là…mais tant qu’ils payent leurs impôts comme tout le monde on les laisse tranquille. Et leur régime alimentaire particulier fait le bonheur des bouchers-charcutiers. Le problème c’est que ces derniers jours, plus personne ne semblent mourir sur le Disque-Monde ! Ou du moins si, il y a des morts mais que personne n’emportent ‘de l’autre coté’. D’où cette prolifération constante de non-mort qui commence à pourrir la vie. Très vite on en découvre la raison : La Mort s’en est allée.


L'aventure débute alors que Rincevent et le Bibliothécaire rentrent après s'être prit une biture bien salée. Gredin le matou félon fait une apparition.


De là notre mage de pacotille va devoir une fois de plus user de milles astuces et autres rebondissements ubuesques pour ramener la situation à la normale. Du monde du Clic-Clac (le cinéma) à la découverte de la fontaine de Jouvence, de la fondation d’un groupe de Roc à la confrontation avec la Reine des Elfes, d’un vampire en manque de sommeil à une laitière ‘fort bien dotée’, d’une suffragette déglinguée à du surf sur une planche à repasser…les mésaventures ne manqueront pas pour parvenir à la conclusion de ce jeu très riche en situation burlesque.

Ce bon vieux Vindelle Pounze servira de fil conducteur au cours de toutes ces péripéties. Le pauvre bougre ne peut pas mourir et cela lui mine le moral. Le jeu s'ouvre d'ailleurs sur sa mise en bière (les mages connaissent l'instant de leur mort, excepté Rincevent qui lui parvient sans cesse à la repousser, d'où son contentieux avec son pote à la Faux*) et son réveil en zombie. Il erre dans les rues en attendant la mort, et se suicidant de mille et une façons. Mais tant que Le Faucheur* ne reprendra pas le boulot, le mage mort-vivant ne trouvera pas le repos tant espéré.


Le tout est sublimé par un doublage intégral en français, qui propulse ce deuxième Discworld au rang de grand classique. Roger Carel  donne de sa voix à Rincevent et apporte une vraie plus-value à l’ensemble. De plus le personnage casse sans cesse le quatrième mur, s’adressant souvent au joueur directement, ou en faisant référence à la production même du jeu (« il y a une meilleure animation que dans le 1er ! ») ce qui renforce une fois de plus le coté ‘méta’ et farfelue qui règne ici. Dans les autres comédiens de doublage on reconnaîtra pas mal de voix des Simpsons (Homer, Bart, Moe, Barney…). Le résultat est plus que convaincant. Enchanteur même !

«       Mon vieux La Mort, nous allons faire de toi une Star ! 

 


Comme pour le précédent, parvenir à avancer dans l’intrigue sans la moindre aide relève de la gageure. Oh vous pouvez le faire si jamais vous avez 200 000 ans devant vous et que vous aimez les casse-têtes infernaux, mais une fois de plus ce n’est pas mon cas. Alors oui j’ai parcouru le jeu en m’octroyant une aide substantielle et non cela ne m’a pas du tout gâché le plaisir de jouer. Bien au contraire. Cependant les énigmes se révèlent moins frappadingue que dans le premier, même si on reste dans le domaine du ‘j’essaie n’importe quoi sur n’importe quoi pour voir si ça fait un truc’ (si ca vous amuse…)

 Dans le désert d'Al Khali, Rincevent découvrira les os dans une oasis fort peu avenante. Sinon histoire de faire voir un peu l'atmosphère ambiant ces pauvres zigotos formeront un Band qui servira à ambiancer musicalement le film qui met en vedette La Mort...C'est comme qui dirait....une certaine forme de prédestination n'est ce pas? Ah parce que oui, ce sont bien évidemment des séides squelettiques chantants...pardon pour l'oubli de cette précision...
Plus haut, en médaillon: Le Patricien Vétérini, qui règne sur la ville d'une main de Fer dans un gant...de fer aussi.


Techniquement la progression est fulgurante entre les deux épisodes. Bien que l’animation ne soit pas au top du top cela reste tout de même très agréable et on se croirait un peu devant un dessin animé à l’ancienne (pas un Disney de la grande époque certes, plutôt de ces petites séries oubliées du samedi matin…). Les décors sont bien plus fins et surtout les personnages ressemblent enfin à quelque chose ! Après on reste dans le genre du ‘Click and Play’, avec sa souris mère de toutes les actions, ses écrans fixes et son tableau à objet digne d’une brocante dominicale.

 Graphiquement le jeu est magique (Ha! Ha! Ha! Ce que je peux être drôle quand même!).


Le seul point véritablement négatif que je me dois de souligner vient de la traduction qui ne s’est manifestement pas inspirée du travail pourtant considéré par tous comme exemplaire de Patrick Couton sur l’ensemble des romans. C’est pour cela que l’on se retrouve avec des noms de personnages qui ne correspondent pas à leur équivalent littéraire. En voici les plus gros exemples :
-Madame Pat Hachou qui n’est autre que Madame Cake (Evadne de son prénom)
-Casanulla pour Casanabo, le second meilleur amant du Disque et nain de son état
-Holy Wood qui pour le coup en français s’était vu rebaptiser Olive-Oued, basée sur Hollywood obviously
-Kraaz Uki, là je ne suis pas sur mais il me semble bien qu’il s’agit de Raymond Soulier (Reg Shoe en VO) chef de file des militants morts-vivants d’Ankh-Morpork. D’où la référence à Krazuki je pense pour le coté revendicateur…
-Et enfin Blinky, nom du cheval de La Mort dont le nom français, pourtant absolument parfait - Bigadin - passe tout simplement à la trappe…
Il ne s’agit pas ici d’une liste exhaustive des ‘variations’ de nom, juste ceux qui m’ont sauté à l’esprit en me hurlant ‘MAIS C’EST QUOI CE BIIINZZ ??!!’

 Le groupe de soutien des morts-vivants d'Ankh-Morpork. Avec un Rincevent qui s'incruste et qui d'ailleurs interpelle directement le joueur sur le pourquoi de sa présence ici.


Cela n’ôte cependant rien à ce cultissime Discworld II, devenu il me semble un classique de la PS1 (ce qui n’est pas peu dire…). A réserver cependant aux fans de Pratchett ou des point’n’click bien décalé.

Bonus:

Une scène caché du 2 permet de se rendre au tout début...du 1! C'est suffisament cocasse pour que je me permette de balancer la vidéo ici, ce qui fera de plus montre de l'incroyable différence de graphismes entre les deux jeux et du talent de Roger Carel au passage.

 

Dans le domaine de La Mort, ou règne la noirceur et les ténèbres, se cache au fond du couloir du premier étage une chambre d'enfant, dont le thème musical ne cesse de m'émerveiller. Pour info il s'agit de la chambre de Suzanne, la fille d'Ysabel qui autrefois occupée cette même pièce. Ysabell est la fille adoptive de la Mort. Oui il y a tout une famille autour de ce personnage dans la saga...

 
DISCWORLD NOIR (1999)


Lewton est un privé comme on fait plus. Et pour preuve il est le seul. Premier détective privé de tout le Disque-Monde, ça vous pose un homme…et une profession. Sa carrière se résume à quelques dossiers mineurs et beaucoup d’alcool. Alors quand entre dans son bureau une jolie pépé qui lui propose un boulot, il lui saute dessus (le boulot, pas la pépé). Le job est simple, retrouver l’amant de la demoiselle, censé avoir débarqué il y a peu mais qui n’a donné aucune nouvelle…Inquiétant en effet. Si un type ayant passé des semaines en mer ne se précipite pas à son débarquement dans les bras et autres attributs avantageux d’une belle brune mystérieuse qui l’attend, c’est qu’il y a anguille sous roche…Mais très vite, et comme toujours dans ces cas-là, l’enquête se révélera bien plus tortueuse et perfide que prévue. À l’image de la cliente en somme.

Carlotta vient à la rencontre du détective pour lui soumettre une affaire à l'apparence anodine...Tout les screenshots de ce jeu ont été fortement 'illuminé', parce que sinon on y verrait pas grand chose tant le jeu est très très très sombre...

Retour à Ankh-Morpork pour ce coup-ci une toute autre ambiance. Fini les décors colorés et la folie douce teintée de magie, place à la noirceur et à la pluie. Aux égouts putrides et aux visites de cimetières. À des crimes en série et des ruelles sombres. Place au Polar, quoi !
Cette fois-ci on ne quittera pas la capitale officieuse de cette Terre Plate, constamment noyée sous un terrible orage nocturne. On reste cependant dans le même genre de jeu, à savoir du click and play avec énigmes et associations d’objets bigarrés. Mais le contexte étant plus Terre-à-terre et moins farfelu, le titre se révèle le moins difficile des trois (mais reste quand même quasi impossible à finir sans coup de pouce !). A cette mécanique de gameplay bien huilée s’ajoute l’élément fondateur de toute cette aventure : le carnet.


Le carnet qui permettra à l'intrigue d'avancer. C'est à partir de lui que vous pourrez posez vos questions ou soumettre vos théories...


Car avant tout ce Noir troisième épisode est bel et bien une enquête. On interroge donc les divers témoins, les suspects, on note les faits intéressants qu’il convient de relier les uns aux autres par déduction. On joue du clic droit pour pointer et du gauche pour analyser. D’ailleurs il faut préciser qu’il faut maîtriser les codes du genre quand on s’engage dans ces trois titres car point de ‘tutoriel’ en bonne et dû forme. Tout au plus des énigmes tordues un peu plus accessibles en début de partie… Au joueur de tester les différentes manip’ (clique, double-clique, droit, gauche, fusion d’objets, utilisations, questionnement etc.)
Revenons à Lewton et son investigation. Au fil des révélations et de ses découvertes, il arrive un moment où l’on se sent perdu dans toutes les branches des différentes ‘sous-enquêtes’. Ça se disperse un peu trop dans tous les sens. Alors autant dans les deux premiers c’était aussi le cas mais de toute façon on y est totalement largué de tout les cotés autant dans celui ci il y a quand même un sentiment de logique à appliquer…mais qui finit par s’évaporer devant ce fameux carnet noirci de questions. On tâtonne, on essaie, on teste. Des choses pourtant logiques ne fonctionne pas car la résolution impose d’utiliser tel objet ou de poser telle question précisément.

         J’ai dit que je vous croyais. J’ai jamais dit que je vous faisais confiance !

Vous serez amené à croiser une certaine Laredo Cronk à la guilde des archéologues, pour un caméo sympathique. Malheureusement ce n'est pas Francoise Cadol qui prête sa voix à l'aventurière à la natte.


Puis advient le twist qui relance le game. Le moment donc d’écrire un paragraphe sous le sceau du ruban noir du spoiler : Lewton meurt dès l’introduction en cinématique et nous jouons donc en fait ses dernières heures qui le mèneront à son trépas. Mais voilà qu’au milieu de l’aventure nous revoyons la séquence de la mort de notre héros ! Mais que se passe t-il ? Pas d’acte III & IV dans cet épisode ?
Point d’inquiétude. Notre protagoniste n’est pas mort ! Enfin pas complètement. Il entre dans cette catégorie dites des ‘Non-morts’. Plus exactement il se découvre être un Loup-garou ! Il se trouve qu’il en est le premier surpris et je laisse sous silence l’explication de cet état de fait. Mais de là découle une nouvelle mécanique de jouabilité. En effet notre bonhomme peut désormais user de ses récentes capacités pour percevoir les différentes odeurs sur les lieux de son enquête, ces dernières se matérialisant sous formes de nuages de différentes colorisations. S’ouvre donc de là des possibilités d’investigation dont nous allons amplement faire l’usage. Dans les faits un nouveau tableau spécifique aux odeurs s’affiche quand on est en mode lupin (non ne rêvez pas, il ne s’agit que d’une caméra subjective fixe qui vous montre chaque scène sous un angle nouveau, vous ne ‘jouez’ jamais le loup-garou) et il convient de les répertorier, de les identifier et parfois de les suivre d’un écran à l’autre. Ce qui permettra bien souvent d’amener à de nouvelles conclusions pour faire évoluer l’intrigue.


Photo qui révèle un rebondissement d'un jeu d'il y a 20 ans, ATTENTION !!


Que dire d’autre concernant ce jeu ? Qu’en tant que lecteur assidu des livres il y a certaines apparitions qui font plaisir, notamment celles de Chicard Chique et de Léonard De Quirm. Mais d’autres points sont plus tendancieux, comme les fautes d’orthographes présentes quelques fois (la pire étant le mot ‘Statut’ en lieu et place de ‘Statue’… tout au long du jeu et des dialogues… :^S ). Il y a aussi une fois de plus des noms qui ont été modifié, mais de manière plus anecdotique (Les Sélaciens pour désigner la famille noble des Sélachii, où l’Université Invisible au lieu d’Université DE L’invisible – mais qui en fait reprends la traduction littérale d’Unseen University en anglais), rien de bien fâcheux.

Les villes jumelles d'Ankh et de Morpork forme un cadre idéal pour un polar Noir. Et comme en plus c'est la saison des pluies...


Entièrement doublé en français texte et voix – avec parfois dialogues coupés quand trop long…- certains doubleurs étant plus inspirés que d’autres…cela reste dans le domaine de l’acceptable. Et pour conclure j’évoquerai la fin…totalement ratée. Peut-être l’une des pires qu’il m’ait été donné de voir dans ma carrière de joueur ! Il y a-t-il un mot pour désigner le contraire d’un « Climax » ?

Voilà voila a quoi ressemble des humains dans les cinématiques. Pas très folichon...


Bonus:

Une illustration découverte au hasard du net lors de mes recherches et que je trouve très réussie!

 

CONCLUSION :

La trilogie de jeux Disque-Monde, bien qu’étant dans le même genre de gameplay, offre trois expériences très différentes. Du premier qui rappelle les productions Lucasart des débuts au second plus dans la veine des ‘Broken Sword’ au troisième qui lui part dans complètement autre chose avec son univers Thriller limite lovecraftien, on traverse des ambiances ô combien diverses. Vu d’aujourd’hui ils font office d’un style de jeu révolu, témoignage d’un passé oublié. Plus personne désormais passerait des heures, des jours, des semaines, des années à jouer à çà…bloqué par une énigme débile ou une mécanique incompréhensible. Bien que techniquement parlant le ‘Noir’ soit plus évolué c’est bien le deuxième qui reste le meilleur des trois titres, avec son coté dessin animé qui n’a pas pris une ride (contrairement aux pixels hideux du 1 et de la 3D sommaire du dernier), son humour et ses références bien amenées. Et le talent de Roger Carel qui magnifie le tout. Leur durée de vie est correcte – avec soluce – car sans cela ils sont de toute façon interminables.

Feu Sir Terry Pratchett, qui laisse en suspens un univers qui faisait ma joie. Ses livres manquent.
Plus haut: Chicard Chique tel que représenté dans le jeu, assez fidèle à sa description romanesque. Ce fut l'un de mes surnoms il y a fort longtemps, quand je cotoyais encore des humains dans le vrai monde. Et ce ne fut pas le pire que l'on m'attribua.


Je continue à penser que ces jeux sont plus agréables à jouer quand on a lu les romans. On capte mieux ce qui s’y passe, on comprend mieux les personnages et leur capacités (Madame Cake !! Franchement comprendre l’astuce pour ses dialogues sans connaître le perso de base…c’est ultra-chaud !). Pour ma part ce fut un réel plaisir que de revenir dans cet univers, aujourd’hui orphelin et laissé plus ou moins en jachère, surveillé de prêt par Rhianna Pratchett. Une série ‘Au Guet’ est actuellement en cours de tournage…pourvu qu’elle tienne la route et respecte la folie douce de cette planète inter-dimensionnelle à nul autre pareil. Mais apparemment c’est très mal barré…Triste.

 

*Car oui, sur le Disque-Monde, La Mort est un Homme. Ne vous en déplaise...

Voir aussi

Jeux : 
Discworld
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Lecture (Littérature)

Quand un des plus grands scénaristes s’associe à l’un des plus grands dessinateur, cela ne peut que donner une bande dessinée d’exception. Alain Ayroles et Juanjo Guarnido forme donc le duo derrière « Les Indes Fourbes », qui nous fera suivre le parcours et les récits de Pablos, misérable gueux de l’Espagne du XVIIe siècle parti chercher fortune et gloire au-delà des mers, dans ce continent de tout les rêves que constitue les Nouvelles Indes, tel que l’on nommé autrefois les Amériques…

 


 « EL BUSCÓN » PAR FRANCISCO De QUEVEDO


C’est en 1626 qu’est publié ‘Histoire de la vie de l’aventurier nommé don Pablos de Ségovie, vagabond exemplaire et miroir des Filous’ écrite par Francisco Gómez de Quevedo Villegas y Santibáñez Cevallos. Il s’agit d’un roman du Siècle d’Or, période faste espagnole mais marquant également le déclin du pays et ses influences. De cette période la littérature nous fournit à travers le genre dit du ‘Picaresque’ un témoignage de premier rang sur l’ambiance de l’époque. À la fois absurde et ancré dans un quotidien du peuple laborieux, face à une monarchie de plus en plus éloignée des enjeux réels de ses gens, le style pose de manière ironique le constat d’une époque.

 Un monde de couleur!


C’est donc un roman à la plume acide qui est découvert là et qui voit le misérable Pablos vivre des aventures toutes plus burlesques les unes que les autres, jusqu’à sa conclusion qui voit le valeureux rêveur embarqué sur un navire pour  refaire sa vie de l’autre coté de l’océan. C’est là qu’Alain Ayroles entame sa suite, promise il y a quatre siècles par l’auteur d’origine mais qui ne vit jamais le jour.

  Les auteurs posent devant la toile qui sera la couverture. Juanjo Guarnido le dessinateur à gauche et Alain Ayroles le scénariste à droite.


Alain Ayroles est rien de moins – à mon sens – que le meilleur scénariste de BD actuel. De Garulfo à D en passant par ce chef d’½uvre absolu qu’est ‘De Cape et de Crocs’, l’auteur ne cesse de surprendre par son ingéniosité, sa malice et surtout son évidente immense culture classique. Alors quand pour cet album il forme équipe avec celui derrière la beauté graphique de Blacksad, on ne peut être que conquis d’avance. Juanjo Guarnido délaisse son chat-détective pour mettre tout son talent dans cette épopée exotique en Amérique du Sud en pleine domination espagnole. Le résultat est à la hauteur des attentes, c’est le moins que l’on puisse dire.

 Les "Indes" livrent leurs biens étranges secrets...


LES FOURBERIES DE PABLOS


Nous voilà donc en compagnie d’un misérable, racontant comment en compagnie d’un fier chevalier il fit route pour trouver richesses en ces terres sauvages. À bout de forces et visiblement très diminué, Pablos puise dans ses dernières ressources pour conter son périple à l’Alguazil local (Haut fonctionnaire de Police dans l’Empire Espagnol d’alors). Digressant énormément mais toujours captivant, on en apprend plus sur la vie de notre héros pouilleux depuis sa traversé de l’Atlantique. Voir même avant cela.

  Pour une case d'ouverture, on a connu pire!


On parcourt alors les différentes colonies de l’empire hispanique, constatant les ‘bienfaits’ du monde civilisé sur les populations autochtones. Entre le pillage des ressources, la christianisation forcée, l’exploitation des peuples séculaires, parfois leur massacre…tout y passe. Un véritable pamphlet sur cette ‘grande époque’ d’expansion. Du Panama au Pérou aux profondeurs de l’Amazonie on assiste à la soif de conquête sans bornes de cette vieille Europe conquérante. Pour le meilleur et surtout le pire.

  On retrouve les figures classiques de cette forme de littérature, dont le chevalier vertueux et le valet roublard...


Divisé en trois chapitres, cette énorme BD de 160 pages – donc bien loin du format classique des 48 ! – voit la même histoire narrée à chaque fois d’un point de vue différent, chacune apportant sa part de vérité. Et nous faisant relativiser nos attachements aux personnages. C’est l’une des grandes forces de ces ‘Indes Fourbes’, notre compréhension globale à la dernière planche est bien différent que lorsqu’on entame la première. Car plus la vérité se fait jour plus la perfidie des protagonistes éclabousse chaque cases…

 La quête de la fortune


Du point de vue écriture on est toujours au top avec Ayroles, mais qu’en est-il niveau dessin ? Et bien on n’a pas affaire au dernier de la classe c’est certain. Le graphisme est plus crayonné et plus touffu que dans son ½uvre-phare, pour un soin du détail encore plus accrue. Cette reconstitution historique est l’occasion à bien des ambiances diverses, de la jungle luxuriante aux palais dorés en passant par la mer, la montagne, la mine…autant de lieux et d’ambiance qu’il parvient à retranscrire avec aisance. Le travail de colorisation lui est toujours autant bluffant, on ressent la tâche de Titan pour arriver à un tel résultat. Il utilise toujours l’aquarelle même si visuellement on n’est pas exactement dans la redite coté technique. C’est proche mais pas identique.

 

Colorisation d'une case de la main même du maître. Imaginez la masse de travail à effectuer sur 160 pages!


Certaines idées de mise en scène sont habiles (comme cette case ‘time-lapse’, planche 133) et les transitions toujours maline. Un véritable plaisir que de lire cette aventure, de laquelle on ressort grandi et l’esprit plus affuté. C’est assez rare de se dire quand on fini une BD qu’on est plus instruit en la refermant qu’on l’était en l’ouvrant. C’est le cas ici. C’est toujours le cas avec Ayroles.

 

Interview de Juanjo Guarnido lors de la promotion du livre, en juin dernier. L'ouvrage est paru en librairie le 28 Août 2019.


CONCLUSION:


« Les Indes Fourbes » ne fait que réaffirmer le talent de ses auteurs dans leurs arts respectifs. Une odyssée sud-américaine fascinante aux rebondissements toujours surprenant qui nous font suivre le parcours et l’ascension sociale d’un gueux dans cette société ouvertement critiquée et satyrique. Notre héros, Pablos, se révélera bien félon pour parvenir à ses fins, allant toujours plus loin dans l’indicible pour gravir les échelons. Cela se lit à la fois comme une fresque historique, un polar, une farce…entre la comédie et la tragédie si chère au monde du théâtre que le scénariste semble tant apprécié. Le tout accompagné de graphismes somptueux et enjôleurs, qui finissent d’ancrer le lecteur dans ce périple tarabiscoté.

 

Un lecteur devant un livre d'Alain Ayroles


Cependant il faut souligner que si vous n’êtes pas coutumier du médium, cette BD n’est peut-être pas le meilleur choix pour s’y aventurer. Constituer de trois parties qui en soi constituent plus ou moins l’équivalent de trois albums, elle saura vous happer plus de temps de lecture et de décryptage que les classiques ’48 planches’ que l’on parcourt d’une traite sans grande implication. De ce point de vue là on lorgne donc plus clairement du coté du ‘Roman graphique’ que de la bande dessinée stricto sensu. Mais cela constituera peut-être aussi la porte d’entré idéale pour se plonger dans d’autres albums moins facile d’accès chez votre libraire favori… :^)

 

Comment dessiner Pablos en toute décontraction...Ca semble tellement facile quand on le voit faire...

 



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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Cela faisait un moment que je voulais jouer à ce jeu. Il était ‘en attente’ dans mon panier PS Store depuis des mois, mis là en espérant la sortie d’une éventuelle version physique à venir. Cette dernière fut annoncée avant d’être repoussée le plus loin possible, suite à des déboires sur lesquels je ne reviendrais pas. Je me suis donc décidé à me payer le titre en dématérialisé malgré mes réticences persistantes envers ce mode de distribution, par peur de le voir disparaître du jour au lendemain sans préavis. Et me voici donc devant un ‘jeu indépendant’ qui a beaucoup fait parler de lui par bien des aspects, mais que vaut-il vraiment manette en main ? Allons découvrir cela ensemble…


 

 

RETURN TO POSSUM SPRINGS


Margaret Borowski, jeune femme de 20 ans, revient dans sa ville natale suite à l’abandon de ses études universitaires. De retour chez ses parents, elle espère se ressourcer auprès de ses proches et ses amis alors que son moral est au plus bas. Mais le monde qu’elle retrouve à bien changée depuis son départ. Ses anciens camarades on continué leur vies et on désormais des projets familiaux ou professionnels à concrétiser. Dans ce contexte ‘Mae’ (comme tout le monde la surnomme) à du mal à renouer les liens avec son passé. Heureusement son ancien groupe de musique subsiste encore, et c’est là qu’elle retrouve ses anciens amis que sont Greggory ‘Gregg’ Lee et Beatrice ‘Bea’ Santello et fait la connaissance d’Angus Delaney, avec qui Gregg partage désormais sa vie.

La bourgade possède un certain charme


On suit donc le quotidien de cette jeune personne, jour d’ennui après jour d’ennui, traînant dans les rues de sa petite bourgade perdue au milieu des États-Unis et redécouvrant ses habitants et leurs petites habitudes. Derrière le désarroi de la jeune fille on perçoit aussi le désaroi de cette petite ville de nulle part qui se meurt petit à petit. Tout cela laisse entrevoir une bien tristounette ambiance générale. Personne n’est vraiment malheureux, mais personne n’est vraiment heureux non plus. La morosité comme seule promesse d’avenir. Alors au milieu de tout çà Mae s’occupe comme elle peut en passant du temps avec ses amis. Ainsi elle glande avec soit Gregg soit Bea pour des activités diverses (balade au centre commercial du coin, soirée entre jeunes dans les bois, saccage de néons à coup de batte de baseball, combat de couteau ‘en toute amitié’, se raconter allongé entre deux lignes de chemin de fer…ce genre de trucs de bon aloi…) et tente de discuter avec ses parents quand elle se sent d’humeur.

 Le style visuel entre 'collage', vieilles affiches de pubs rétro et palette pastel fonctionne bien


Les journées se suivent donc et se ressemblent, au point qu’on peu aisément en faire la description. Mae se lève, checke ses messages sur son ordinateur voir fait une partie de ?? puis sort de sa chambre pour aller discuter avec sa mère à la cuisine avant de sortir de la maisonnée. Une fois dehors elle vadrouille une bonne partie de la matinée à farfouiller les toits et les immeubles du centre-ville. C’est dans ces phases-là que se déroule une bonne part du ‘jeu’ en tant que tel. A vous de trouver les activités à effectuer, à rencontrer les habitants plus ou moins cachés et à explorer les zones de fond en comble. Puis, en fonction des mails consultés le matin, elle rejoindra l’un de ses amis pour un passe-temps du soir. Celui-ci terminé, retour à la maison où cette fois-ci elle a une discussion avec son père devant la TV. Enfin retour dans sa piaule, de nouveau un regard sur les mails pour conclure cette journée puis dodo pour la phase du Rêve. Et lendemain rebelote.

 Bea possède une voiture, ce qui fait d'elle un peu la 'Chef' du groupe. J'en profite pour souligner un léger problème de character-design: il est difficile, voir impossible de distinguer qui est 'fille' ou 'garçon' dans le jeu, ce qui dénote quand même d'un petit problème de caractérisation visuelle.


Plusieurs choses sur lesquelles revenir dans ce descriptif. Tout d’abord les ‘passe-temps’. Déjà il fait bon de préciser que le jeu est linéaire, pas de retour en arrière via les sauvegardes…et que l’aventure dure 12 jours. Et que chaque jour vos différents amis vous proposent de passer du temps ensemble pour diverses activités. Pour être plus clair si vous passez le troisième jour avec Bea pour glandouiller au centre commercial vous n’aurez pas la possibilité de faire l’activité prévue ce jour là avec Gregg. Et vice-versa. Pareil pour les ‘scènes cachées’, dont je sais en avoir loupé la majorité : plus vous passerez du temps avec telle ou telle personne plus vous débloquerez des dialogues et surtout donc ces fameuses séquences en plus. Tout ça pour dire qu’il est nécéssaire de faire plusieurs partie pour voir l’ensemble du jeu.

Belle image qui illustre parfaitement le dilemne du titre. Pour certains ce passage sera très beau, enchanteur avec sa musique d'accompagnement. Aucun dialogue, c'est juste Mae et Gregg en vélo à travers la campagne sur un coucher de soleil. Poétique à souhait. Pour d'autre il s'agit d'une séquence d'environ une minute où il ne se passe absolument rien, aucune jouabilité, aucune avancée d'aucune sorte. Que dalle. Ils étaient à un endroit A pour se rendre à un endroit B, à quoi sert cette séquence qui absente n'aurait absolument rien changé au jeu. D'autant plus que toute les autres elles sont absentes, dont celle où ils ont une chute (évoquée dans un dialogue).


Ensuite les phases de rêves qui concluent chaque journée. Ces séquences oniriques ayant leurs propres codes et palette de couleur constituent les passages les plus étranges du jeu, et je dois bien avouer ne pas véritablement en avoir compris le sens…comme d’une bonne partie du titre en fait. Car oui Night in the Woods avait tout pour faire un très bon petit jeu indépendant, mais malheureusement il rend une copie qui s’enfonce de plus en plus dans le ‘hors-sujet’…


PETITE HISTOIRE DE CAMPAGNE


Night In The Woods pris vit suite à une campagne sur Kickstarter en octobre 2013, dont la cagnotte atteignit bien vite le budget escompté. L’équipe derrière ce projet possédait sa petite réputation et bien vite les attentes se firent nombreuses sur ce jeu. Au cours du développement furent mis en chantier deux petits projets annexes, baptisés ‘The Longest Night’ et ‘The Lost Constellation’, afin de faire montre de ce que à quoi ressemblerait le jeu final. Ces deux ‘mini-jeux’ complètent en fait un peu le background de l’univers mais sont loin d’être indispensable (ils sont présent dans les bonus). Puis le jeu sorti et eu plutôt bonne presse.
Le temps passa, la réputation du jeu ne faisant qu’accroître, revenant régulièrement sur le devant de la scène pour diverses raisons plus ou moins heureuses. Jusqu’à ce qu’enfin je pose mes petites mains dessus.

 Le 'réparateur', personnage bien mystérieux qui cite donc le nom du jeu lors de la pièce théatrale. Plus haut une petite image du mini-jeu 'The Lost Constellation" fourni en bonus.


Premier constat, l’animation est vachement bien fichue, on entre de suite dans cet univers anthropomorphique en deux dimensions. Deuxième constat, les graphismes sont minimalistes mais clairs et compréhensible de suite, et loin d’être moche. Cela évoque les dessins promotionnels des années 50 avec ses lignes ciselés et ses couleurs chaudes. Troisième constat, le jeu est uniquement en anglais, avec de nombreuses et longues phases de dialogues. Premier couac car mes connaissances personnelles de la langue de Justin Bieber sont assez limitées, mais bon quand même j’ai capté on va dire entre 70 et 80% de ce qui se raconte là-dedans. J’ai compris ‘en gros’ après ce sont les subtilités qui m’ont échappé. Il faut cependant avoir une petite connaissance de l’argot et des abréviations courante dans le langage anglo-saxon, je tiens à le préciser (le « Geez » pour « Jesus ! » pour exprimer la surprise, le « Dunno » contraction de ‘I don’t Know’ ; ce genre de trucs…).

 La petite bande au complet (manque Germ le petit Piaf, qui est un peu à part...)


Dès les premières minutes on comprends que le jeu ne sait pas trop ou donner de la patte, oscillant entre petites énigmes, phases de plates-formes, phases de discussions avec ‘choix multiples’…Par contre on capte aussi dès les premiers instants  la nature dépressive et lancinante qui nous accompagnera tout au long de ce récit.
Et j’insiste sur le terme de récit, car c’est bien la fonction première de ce titre : nous raconter une histoire avec nombreux dialogues à l’appui, dans lequel des petites phases de gameplay minimalistes s’incrustent. Le reste du temps on se balade sans trop savoir quoi faire, tombant au hasard sur quelques individus avec qui taper la discute ou effectuer une action. Ce qui fait que oui, la plupart du temps, comme la protagoniste, on « s’ennuie ». On cherche à s’occuper d’une manière ou d’une autre. On vadrouille en quête de n’importe quoi pour briser le monotone automne.


Tout est fait pour faire ressentir la mélancolie de Margaret


Et c’est alors qu’au septième jour advint la fête d’Halloween. Et c’est au cours de cette soirée que commence à poindre une intrigue qui va vaguement nous sortir de la torpeur. Car Mae est témoin de rien de moins qu’un enlèvement en cette nuit des morts. Mais ce qui pourrait se révéler comme un début d’aventure à la « Club des 5 » va en fait se révéler comme la plus incroyable pantalonnade à la Scoubidou…

Et puis Halloween arrive...


L’ART DE SAVOIR RACONTER UNE HISTOIRE (OU PAS)


Autant NITW est doué pour poser une ambiance et un certain regard sur l’Amérique des petites gens loin des grandes villes côtières autant en ce qui concerne le scénario on est dans l’amateurisme le plus absolu. Car donc du septième au douzième jour, le jeu oblique sur une enquête d’enlèvement quasi sorti de nulle part. Le principe du jeu reste le même, c’est uniquement l’histoire qui se concentre sur cette investigation. A savoir beaucoup de parlotte et quelques séquences de gameplay par-ci par-là.

La carte de Possum Springs, coincée entre une nationale (à droite), un chemin de fer (en haut) et une forêt (partout ailleurs). La ville est ce qui reste d'une exploitation minière florissante du siècle dernier...


Les différentes phases d’exploration (bien grand mot) apportent un semblant de nouveauté tout de même, permettant de faire avancer l’intrigue à coup de raisonnement foireux et raccourcis indignes. On apprend rien du tout mais on avance quand même, jusqu’à l’incroyable séquence devant la mine où là on passe dans un niveau de ‘WTF’ absolu. Extrêmement mal amenée, mal écrite, mal mise en scène...on se demande ce qui c’est passé dans la tête des scénaristes pour nous pondre un passage pareil…

 L'enquête des jeunes les conduira dans des endroits bien étranges...


A partir de là jusqu’à la fin on bascule dans un ‘Absurdous Delirium’ permanent. Fini la subtilité, place à l’enfonçage de porte et au n’importe nawak ! La dernière séquence dans la mine m’a achevé, on croit vraiment qu’une autre personne à débarqué de la lune pour écrire le dernier tiers du scénario tant celui-ci s‘éloigne du reste. Révélation sur la fin de l'histoire: On y parle secte sacrifiant des habitants à la gloire du grand Mouton Noir de l’espace en les balançant dans un trou sans fond d’où sort une musique qui donne mal à la tête à notre héroïne. Elle serait plus ou moins reliée aux êtres cosmiques, ceux qu’elle découvre à la fin de chacun de ses rêves. Les membres encapuchonnés de la secte font face à la bande de gamins et dans un non-sens total cela se termine par un accord du genre « Vous ne dites rien car vous ne savez pas qui nous sommes, on pourrait être vos voisins, des amis de vos parents ou d’autres encore…parlez et vous pourriez être nos prochaines victimes !» et donc les mioches de s’en repartir calmement, alors qu’ils viennent d’apprendre qu’un de leur amis à été balancé dans une crevasse insondable avec d’autres disparus. Puis surviennent les séquences de l’ascenseur et du puits qui closent pour ainsi dire et l’intrigue et la mine, piégeant – mais ce n’est pas certain – les malfaisants dans les grottes. Puis on passe au lendemain, comme si de rien n’était…Mae se lève, checke ses mails, discute avec sa mère…sort voir ses copains. Le dialogue final a lieu soit avec Gregg soit avec Bea, en fonction de celui ou celle avec qui vous aurez passé le plus de temps au cours de ces douze jours. Puis le groupe se décide à jouer de la musique et le jeu se termine sur « On joue quel morceau ? ». Fin.


"C'est moi où notre histoire devient n'importe quoi?"

Tout ce final m’a laissé pantois. On est passé d’un jeu sur l’errance d’une certaine jeunesse à un épisode ignoble d'Archie Mystère sur un coup de folie. Comme si au cours du développement ils s’étaient rendus compte qu’il fallait quand même à un moment ‘raconté quelque chose’ et nous avait pondu cette intrigue atroce, ni faite ni à faire. Surgissant comme un cheveu sur la soupe, avec une tonalité aux antipodes du reste, ce dernier tiers est une catastrophe d’écriture. Il y avait tellement mieux à faire que cette fanfaronnade vulgaire et cette histoire d’enlèvement qui n’a rien à faire là. Mae, enfermée dans sa dépression aurait très bien pu ‘imaginer’ tout un complot et descendre dans la grotte pour finalement se rendre compte de son erreur, tombé sur ce lac souterrain et faire face à son reflet dans une séquence onirique pour ressortir par le puits de lumière ressourcée et confiante à nouveau en elle-même et dans la vie…Bref un truc classique mais néanmoins efficace au lieu de ce Schmilblick sectaire absurde.


Bea est très terre-à-terre et ne crois pas une seconde à cette histoire de fantôme enleveur d'enfants. Et puis ce n'est pas çà qui va faire tourner la boutique...


CONCLUSION :


Mitigé. Plus que mitigé je suis. Car Night in the Woods parvient durant une bonne partie du jeu à nous faire ressentir le quotidien de cette jeune fille perdue. Au travers de ses journées où elle cherche par tout les moyens à tromper l’ennui, on découvre son petit patelin et ses richesses cachées (parfois très bien), et le plaisir qu’elle a à faire connaissance avec des habitants qu’elle côtoie depuis toujours mais auxquels elle s’intéresse désormais plus en profondeur. Alors oui c’est lent, c’est bavard et parfois un peu bizarre (accentué par le fait que le tout est en anglais) mais la sensation d’un retour aux sources est bien là, mélancolie et remise en question inclus dans le package.

Gregg et Mae on des loisirs très...particulier. Comme la chasse au dahut à coup d'arbalète ou le combat de couteau 'jusqu'à trois touches par manche'. Chacun son délire, hein...


Mais quand arrive Halloween on bascule dans autre chose, à la limite du nanar n’en ayant plus rien à faire de la cohérence et de ses personnages. C’est vraiment surprenant à voir. Plus on s’approche de la fin plus on nage en plein délire d’écriture qui nous sort instantanément du titre et de l’ambiance savamment mise en place depuis le début. Je serai curieux de savoir comment on a pu en arriver là dans l’équipe de développement…
Au final est-ce un jeu que je conseille ? Oui et non. Oui pour les curieux de ce que peut donner le jeu indépendant narratif américain lisant l’anglais et pas réfractaire à la 2D. Non pour ceux en recherche d’aventure et d’action trépidante. N’en reste pas moins une expérience intéressante à laquelle il faudra que je m’adonne de nouveau pour en explorer les nombreuses scènes cachées qui m’on échappée. Un jour d’ennui surement…

Ma contribution esthétique dans 'The Lost Constellation', avec ces 4 bonhommes de neige de ma création. Quel artiste je fais! :^)


 

Voir aussi

Jeux : 
Night in the Woods
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Par où commencer ? Outer Wilds est ce qu’on appelle un jeu à réputation. Sorti il y a plusieurs mois sur XBOX ONE et PC, il à conquis bien des joueurs qui le portèrent aux nues, faisant baver ceux qui comme moi n’y avaient pas accès. Les previews, les tests, les retours des gamers…tout allait dans le même sens : un chef d’½uvre. Voir même pour certains le Game Of The Year, sans hésitation ! C’est ce qu’on appelle faire monter la ‘Hype’, et ma curiosité, attirée de base par ce genre de titre orienté exploration, fut activée. Alors quand le titre d’Annapurna et Mobius se pointa sur le store PS4 je ne me fis pas prier pour me lancer à mon tour dans la conquête spatiale de cette galaxie atypique.  Qu’est ce que je retiens au terme de ce voyage spatio-temporel ? C’est ce que nous allons voir dans l’article qui suit.

 Le principe même du jeu étant basé sur la découverte, les photos illustrant cet article resteront volontairement peu démonstratives. Il serait en effet bien dommage de gacher l'émerveillement des futurs joueurs face aux environnements à parcourir.



SPACEMAN I ALWAYS WANTED YOU TO GO


Par où commencer ? Vous voilà dans la peau d’un Âtrien, de la planète Âtrebois et vous vous apprêtez à effectuer votre premier voyage d’exploration spatial de votre système solaire. Vous êtes un brin nerveux, un brin anxieux et un brin excité. Comme quatre de vos camarades avant vous, vous allez parcourir les planètes voisines afin de découvrir et peut-être percer le mystère de l’antique civilisation disparue qui occupa jadis ces astres. Vous terminez vos dernières préparations avant le grand départ quand un étrange événement survient avec la statue Nomaï du musée de l’observatoire. En effet le buste représentant l’ancienne peuplade à subitement ouvert les yeux à votre passage, tout en téléchargeant visiblement vos souvenirs…Quelle étrange sensation ! Mais cela ne stoppe en rien vos préparatifs. Vous voilà donc doté d’un équipement et d’un vaisseau flambant neuf…mais fait de bric et de broc, rafistolé ici et là par du ruban adhésif et des planchettes de bois. Votre matériel lui se compose d’un ondulloscope permettant de capter les signaux radio à plus ou moins longue distance, d’un lance-guetteur, engin permettant de prendre des photos de reconnaissance, d’un tout nouveau prototype de traducteur de langue Nomaï qui vous confère un net avantage sur vos prédécesseurs et d’une combinaison spatiale munie d’un propulseur. Vous êtes fin prêt pour votre décollage…et vous voilà parti dans l’espace ! 

 

Description de notre tenue et équipement. En haut à gauche nos réserves d'air et de carburant pour la motricité du pack dorsal. Dessous un scan de la planète pour localiser les pôles et l'équateur, plus l'indication de la pesanteur exercé et un système d'assiette (j'ignore le vrai nom de ces trucs). A droite nos outils, le lance-guetteur, l'ondulloscope et la lampe torche. L'emplacement de notre fusée est également toujours indiqué. Vous n'aurez aucun équipement de plus de tout le jeu.


Autour de votre étoile, nommé simplement ‘Soleil’ se tiennent en orbite cinq planètes, qu’il convient de présenter succinctement. D’abord Sablière, en fait deux planètes jumelles qui attirent tour-à-tour le sable présent sur leur sol. Puis Âtrebois, votre fief et seule planète non hostile du système. Vient ensuite Cravité, la planète creuse qui semble abriter l’ancienne cité des Nomaï. On poursuit avec Léviathe, la planète océan sans cesse tourmentée par des puissants ouragans. Et pour finir ce tour d’horizon Sombronces, planète visiblement en bien mauvais point dû à une attaque de plante galactique pas très amicale…et aux propriétés physiques étonnantes. A tout cela ajoutez quelques corps célestes supplémentaires, comme des lunes ou autres comètes de bon aloi. Quand on dresse le bilan, il y a de quoi explorer dans des environnements divers et jouer aux apprentis archéologues avec plaisir et entrain. Précisons toutefois que le système planétaire n’est pas très vaste, quelques Km³ tout au plus. Mais c’est bien suffisant !

  La carte du système stellaire, accrochée dans votre navette


À partir de là, libre à vous d’arpenter l’espace de jeu (Ha ! Ha !) comme bon vous semble. Il est vivement conseillé toutefois de se rendre de prime abord sur Rocaille, la lune de votre astre natal, histoire de se familiariser avec les commandes (j’y reviens plus tard !) et de rencontrer Esker, sorte de veilleur des différents astronautes en vadrouille. Mais à part çà, le système solaire est à vous !
Mais c’est alors que vous élaborez un premier plan de vol afin de vous rendre sur chacune des planètes qu’a lieu un bien fâcheux aléa de voyage. En effet sous vos quatre yeux ébahis l’astre solaire se transforme en une supernova ! Et implose, emportant avec lui planètes, lunes, bases spatiales, comètes et jeune explorateur de l’espace !

  La lumière bleue annonce la fin des haricots


ALLÔ ÂTREBOIS ? ON A UN PROBLEME…


Par où commencer ? Vous vous réveillez comme la première fois et constatez que vous revivez les derniers moments survenus. Comme une sensation de déjà-vu immense…à la différence prêt que cette fois-ci nul besoin de redemander les codes de lancement de la navette…vous les connaissez déjà. Tout est reparti de zéro à l’exception de votre savoir. Très étrange…vous rejoignez votre vaisseau pour votre second premier décollage et repartez en goguette autour de l’étoile locale. Vous remarquez alors que l’astre de feu voit son aspect se modifié au fur et à mesure que le temps passe…de jaune vif il passe à l’orange puis au rouge écarlate…avant de repartir en implosion ! Vous fuyez comme vous pouvez mais cette fois-ci encore vous êtes happé par la catastrophe cosmique. Et rebelote, vous vous réveillez de nouveau au pied de la tour de lancement de votre engin.

Oui, il est possible de déguster des marhmallows autour d'un feu de camp, voir plusieurs...


Vous n’êtes pas idiot et comprenez que vous êtes bloqué dans une boucle temporelle, et que surtout vous semblez être le seul à en être conscient ! Vous voilà bien parti pour un premier vol ! Vous vous décidez alors à enquêter - pas vraiment le choix - sur la raison de cette anomalie et surtout pour sauver votre système planétaire de la destruction imminente ! Comment est-ce possible qu’une étoile se transforme en supernova en si peu de temps ? Pourquoi ?? Comment ?! Et si cela avait un rapport avec cette étrange lueur bleue propulsée de cette base lointaine que vous apercevez à chaque fois que vous ressuscitez ?

  Exemple d'une construction Nomaï à découvrir


Et c’est ainsi, de fil en aiguille, d’exploration de ruines célestes en traduction de langages antiques que vous progressez dans votre compréhension de l’univers. Je tairai volontairement la nature, les lieux et les péripéties de ces aventures qui connaissent des difficultés variées. Mais quoi qu’il en soit vous l’aurez compris, chacune de ces phases d’explorations et de recherches connaîtra une fin explosive, si vous parvenez à rester en vie jusqu’à la fin de la boucle, ce qui n’est pas forcément évident. Car oui l’espace n’est pas vraiment lieu de villégiature. Noyé, asphyxié, atomisé, empoisonné, carbonisé, explosé, dévoré…vous en connaitrez des morts et des accidents au cours de vos pérégrinations ! Jusqu’à une certaine forme d’agacement. Jusqu’à une certaine forme de libération. Car quoi qu’il arrive la boucle repartira certes, mais vous aurez acquis de l’expérience, aurait pris connaissances de certains raccourcis, aurait résolu une petite part du mystère global. Fort heureusement, tout cela est consigné dans votre journal de bord – seul autre élément qui ne repart pas de zéro – et qui vous permettra de noter quelles pistes suivre et approfondir.

  L'ordinateur de bord, votre plus précieux allié!


Et il est donc venu maintenant le moment de parler du point le plus admirable d’Outer Wilds, à savoir le fait que tout est basé sur la connaissance et l’étude de son environnement. A force d’exploration et de savoir acquis, vous commencez à connaître votre système comme votre poche. Et pourtant votre personnage n’a évolué en rien depuis le premier réveil. Mêmes capacités, même équipement, même vaisseau. Seul votre apprentissage vous fait progresser. Ainsi vos traductions et votre travail de recherches archéologiques vous permettent de mieux appréhender les obstacles, de mieux les franchir ou de les contourner. Pourtant tout était là depuis le début. Les planètes sont rigoureusement les mêmes, la galaxie tourne en boucle. Les plus observateurs d’entre vous pourront même résoudre certaines énigmes par la seule force de leur esprit et de leur sens de la curiosité. Mais pour la plupart c’est bien ces actes de découverte et de lecture qui nous font avancer. Comme pour le coup des tornades. Comme pour le coup des C½lacanthes. Comme pour le coup de la Lune Quantique (le passage le plus tordu, le plus barré, le plus étonnant…et le plus grisant !). TOUT est faisable depuis la première boucle, y compris finir le jeu ! Mais vous n’avez pas les connaissances nécessaires pour y parvenir. Il est là le véritable coup de génie d’Outer Wilds. (On me souffle à l'oreillette que The Witness et Heaven's Vault  se font fort également de ce principe, je répète bêtement, n'ayant pas fait ces titres)

  Votre village est à la fois basé sur des constructions de bois et de la haute technologie...
C'est comme ça...


L’autre aspect fabuleux du titre, c’est cette notion permanente de mouvement, d’interactions physiques spatiales, du temps qui s’écoule sur les différents corps céleste qui nous entourent. Alors qu’Âtrebois reste globalement stable durant la boucle, c’est loin d’être le cas pour d’autres planètes. Sablière voit par exemple la s½ur rouge se remplir constamment du sable qui se déversent de sa s½ur noire, ce qui concrètement limite le temps d’exploration de l’une (qui se voit envahir par la silice petit à petit, bloquant les grottes et autres cavités souterraines) tandis que l’autre se dévoilent de plus en plus, laissant apparaitre bâtiment et autres structures. Il faut donc jongler avec ses contraintes pour examiner à fond chacune des jumelles. Pour Cravité, se sont des pans entier de la planète qui s’effondre, laissant par là-même des trous béants sur la surface, rendant difficile certaines phases d’explorations, surtout quand on sait que la principale cité est à parcourir sous la croute terrestre. Léviathe et Sombronces ne bougent pas trop non plus mais leurs caractéristiques propres leur confèrent également bien des péripéties à parcourir pour pleinement les découvrir. Sombronces notamment dont je ne divulguerai pas la particularité mais qui laisse assez pantois quand on la parcourt pour la première fois.



Une compatriote qui joue du Banjo, avec à droite les producteurs du jeu, Avimaan Syam et Masi Oka, qui interprétait Hiro Nakamura dans la série Heroes, personnage qui était capable de manipuler le temps...


LA FACE OBSCURE DU SOLEIL


Par où commencer ? Au milieu de cet émerveillement se terre une bien pernicieuse épine dans le pied. Dès le premier décollage on perçoit ce qui sera de très loin le plus gros défaut du jeu : sa maniabilité. Et notamment à bord du vaisseau. Prenant en compte l’inertie et le différentiel de vitesse entre vous et les corps stellaires je vous avoue que j’ai très vite abandonné le principe de l’atterrissage en douceur. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis crashé lamentablement à la surface de la planète où je souhaitai atterrir. À un point tel que j’ai fini par m’en amuser et même à maitriser le principe de « l’accident réussi ». Cependant il faut savoir qu’il existe des aides au pilotage, à commencer par le bien nommé ‘pilote automatique’…qui m’envoya l’une des première fois que j’en usai au c½ur du soleil ! J’ai donc drastiquement limité son utilisation par la suite, même si dans certains cas il peut sortir de quelques tristes postures (principalement quand on dérive en dehors du système solaire…). Couplé à ce système se trouve un ‘régulateur de vitesse’, qui en fait va caler votre rotation orbitale sur un astre ciblé et vous permettre de vous approcher sans trop d’encombre. Il faut du temps pour parvenir à maîtriser le vol spatial dans Outer Wilds, en ce qui me concerne j’ai fini le titre sans pleinement avoir saisi le principe. Y compris sur la fin je m’écrasai encore comme un sac de patates ou était réduit en cendres dans l’étoile centrale pour une trajectoire mal calculée…

  La conduite du vaisseau vous fera passer de bien terrible moment...


Dans la continuité du principe précédent, l’utilisation du jetpack qui parfois m’a rendu dingue. Il m’est fréquemment arrivé de me retrouver bloqué au milieu du vide, ne pouvant bouger dans aucun sens durant des dizaines de secondes, forçant sur la manette jusqu’à ce que mon étreinte invisible se relâche et que je puisse continuer ma déambulation. Je ne sais toujours pas si cela est dû à moi qui n’ai pas compris un principe du jeu ou si c’est lui qui débloque parfois…

  Votre barda quand vous sortez dans l'espace...on peut comprendre que le pauvre bougre est un peu de mal à se déplacer...


J’évoquerai aussi le paradoxe de cette contrainte temporelle permanente. Je suis de ceux qui détestent absolument le principe du chronomètre dans le jeu vidéo. Je suis un joueur lent, contemplatif. M’imposer un timing me rends fou et par conséquent j’en perds mes moyens (déjà limité) et fait du n’importe quoi. Hors tout le principe de cette aventure tient sur cette contrainte. Et il m’est arrivé parfois de ne pas avoir eu le temps d’effectuer l’action que je souhaitai accomplir dans le temps imparti…ce qui eu ‘légèrement’ tendance à m’agacer. Le contrepoint à cela c’est que cette exigence de temps fini par ne plus en devenir une, l’échec ayant de toute façon généré une nouvelle accumulation d’expérience, la boucle suivante vous ne réitérez pas les mêmes erreurs, vous tentez autre chose. Alors oui j’ai piqué une ou deux crises de nerfs sur ce principe mais finalement il y a largement le temps, au cours de ses fameuses boucles, de faire ce qu’on y a prévu, du moment que l’on a bien appréhendé son parcours et qu’on ne se laisse pas disperser dans tous les recoins du système stellaire.

  Vous l'emprunterez très souvent la passerelle de la plateforme de décollage...jusqu'à plus-soif!


Enfin, et sans rien divulguer du grand final, je dois bien dire que ce dernier m’a laissé de marbre. Je n’aime pas du tout ces fins ‘ésotérique’ à la ‘2001, l’Odyssée de L’espace’. On fait un peu du n’importe quoi de manière stylisé et visuellement chatoyant mais au fond on ne raconte rien de concret. Certains appellent cela de la poésie, moi j’appelle cela de la fainéantise d’écriture. Quand on regarde la fin on se dit juste « Ouais, OK. Et alors ? ». Ce n’est pas satisfaisant pour mon esprit trop cartésien. Mais d’autres seront enchantés par cette conclusion très ‘spirituelle’.
Quand on observe la balance, on constate que ces défauts, loin d’amoindrir la qualité intrinsèque du jeu, lui nuisent tout de même de manière sous-jacente tout du long. Une meilleure jouabilité  -surtout pour le vaisseau ! – et un épilogue plus terre-à-terre aurait fait de lui un des mes jeux du Top Ten, assurément.

En plus de votre équipement décrit plus haut, vous êtes également muni d'un traducteur dernier cri, qui vous apportera la clé de la compréhension de tout ce bazar cosmique.

 


CONCLUSION :


Par où finir ? Oui Outer Wilds est une expérience unique, puissante, jouissive. De ces idées toutes bêtes qui misent en ½uvre révèlent tant de possibilités et de rêveries. Un pur jeu d’exploration et d’analyse, qui demande parfois un peu de jugeote et de malice pour de dépêtrer de certaines situations, d’en résoudre d’autres. On reste coi devant certaines découvertes, devant certains environnements, devant certaines interactions physiques, logiques ou quantiques. Quelle satisfaction quand on comprend et réussi ce qu’il faut faire pour progresser, quand on obtient la réponse à une énigme d’une autre planète, quand on découvre tout un nouveau pan de décor à visiter. Face à cette sensation inouïe d’être un archéologue de l’extrême, les soucis de maniabilité récurent font bien pâle figure mais gâche quand même le tableau général. Il faut le savoir quand on se lance dans cette odyssée spatiale, et je ne peux que trop vous conseiller de vous y lancer à votre tour, tant le voyage, bien que parfois chaotique, vaut le détour.
Mais n’est ce point-là le cas de tous les périples ?

Voir aussi

Jeux : 
Outer Wilds
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