De BriC et de BroC - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 17/03/19 à 16h27

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- WiiU
- PSP
- PS4
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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De BriC et de BroC - Le BloG
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Cinéma (Cinéma)
On continue notre périple avec un film de nouveau centré sur Hulk, mais cette fois-ci qualifié d'Incroyable! Pas mal de choses à dire sur ce métrage,alors commençons sans plus tarder!
 
L'INCROYABLE HULK
 2008
 
 
 
Réalisateur: Louis Leterrier
Le Héros: Edward Norton
Le(s) Grand(s) Nom(s): William Hurt et Tim Roth
La Demoiselle en Détresse: Liv Tyler
Autres apparitions notables: Ty Burrell, Tim Blake Nelson
 
Nous retrouvons Bruce Banner en Amérique du Sud, à Porto Verde au Brésil plus exactement. Toujours recherché par sa bête noire le général 'Thunderbolt' Ross, il mène une vie clandestine avec pour espoir de trouver un remède à son état. Il est aidé dans sa tâche par un mystérieux allié connu sous le nom de Mr Blue, avec lequel il n'est en contact que via un tchat crypté.
Mais très vite il est repéré et il doit s'échapper à nouveau.avec cette fois un objectif, revenir chez lui pour récupérer les données de l'expérience qui firent de lui ce monstre vert rempli de rage.
 
 
Commençons par le début. OUI ET NON ce film est une suite/Reboot du métrage d'Ang Lee. Chacun estimera selon son désir si il s'agit d'une préquelle ou d'un retour à zéro. Pour ma part c'est une suite, malgré les changements apportés à l'histoire et les ajustements effectués pour venir se greffer au MCU naissant. Le générique réinterprète d'ailleurs l'origine du personnage par rapport au film mettant en scène Eric Bana mais au fond reste schématiquement et idéologiquement similaire. Pour un lecteur de comics, la réinterprétation des origines d'un héros est très fréquente et cela ne dérange pas beaucoup. C'est à la fois un renouveau ET une continuité.
D'ailleurs c'est bien en Amérique du Sud, là où on l'avait laissé dans le film précédent que l'on retrouve notre scientifique en fuite. Il est cette fois incarné par Edward Norton, qui apporte avec lui toute sa notoriété, voir même un peu plus...voir même beaucoup plus. Car le sieur aurait fait la mainmise sur le scénario afin de le modeler à sa guise. Et cela se ressent à certains passages, ou Banner se retrouve dans des situations un peu stupides ou bien qui sont très téléphonés (la scène sur le campus est l'exemple typique de çà, ou chaque véhicule de l'armée n'apparaît qu'au moment où on l'évoque! Et où Banner utilise une passerelle alors qu'il se sait poursuivi de très près!).
 
 
A ses cotés Liv Tyler reprends le rôle de Betty Ross, enseignante en biologie à l'université de Culver. Cette dernière à plus ou moins refait sa vie et sort avec un psychiatre, un certain Léonard Samson (qui dans le comics deviendra Doc Samson, un puissant héros un peu désuet aux long cheveux verts). Nous retrouvons également le personnage du Général Ross, cette fois sous les traits du très grand William Hurt. Encore plus déterminé que jamais à usé de toutes les méthodes pour capturer Banner et son double de Jade. Il fait alors appel à un groupe de mercenaires avec à sa tête Emil Blonsky - Tim Roth - à qui il injecte très vite une dose du sérum du super-soldat. Oui oui celui là même qui donna Captain America, mais à ce stade on ne sait rien encore sur le Steve Rogers du MCU. On note cependant le logo de Stark Industries sur le contenant cryogénique.
 
 
Car c'est que la Menace Hulk n'a jamais été aussi prise au sérieuse. On apprends que la créature à tué et elle continue à tué durant le film lui-même (les pilotes d'hélico notamment...). Ce qui tranche avec l'incarnation naïve précédente et fait voir le bonhomme sous un jour nouveau.
C'est là le thème principal du film, l'acceptation par Banner de son alter-égo. A la fin du premier film il en était à 'A quoi peut me servir Hulk?', à la fin du second il en est à 'Comment me servir de Hulk?'. Il commence à maitriser la bête, à l'orienter. La fin du film et la sérénité qui s'en dégage ne laisse aucun doute: Bruce Banner est désormais maître de lui-même et de son 'moi profond'.
 
 
De son coté, on sent également que le Hulk à une personnalité qui se développe, son propre passif, ses propres peurs et ses propres émotions. La scène de l'orage est à mon sens démonstrative de cela. Il à peur des éclairs et du tonnerre car cela lui rappelle sans doute le combat contre son père (encore une fois si on considère que nous avons bien affaire à une suite, d'ailleurs comme dans le combat final contre le paternel, il jette un rocher pour le contrer, ce qui accrédite encre un peu plus le coté 'séquelle'). Une expérience que seul Hulk à vécu, et pas du tout Banner.
 
 
Comment ne pas évoquer l'hommage évident qu'est ce film à la série des années 70? Plusieurs références sont mise en avant dont un plan de plusieurs secondes sur un Bill Bixby dans un vieux show que regarde Edward Norton, ou bien le mythique thème 'The Lonely Man' qui est joué quand Banner erre dans les rues guatémaltèques en haillon. Lou Ferrigno lui aussi fait son retour en caméo, toujours en tant que gardien mais il passe cette fois-ci de Berkeley à Culver. Il fait également la voix du géant vert (non il ne vends toujours pas de maïs). Là ou le premier film tentait de s'éloigner du passé du personnage pour mieux le réinventer, celui-ci y puise au contraire la substantifique moelle pour créer une empathie et un background ancré dans l'imaginaire collectif. Bon du moins pour ceux qui ont connu la série...
Toujours dans la catégorie caméo gardons un ½il attentif sur le 'scientifique à la pizza' qui fera son retour dans le MCU bien plus tard...
 
Le mythique thème de la série est présente dans ce qui est quasiment son adaptation cinéma
 
 
Revenons à nos verts pâturages pour évoquer les réussites et les échecs de cet Incroyable Hulk.
Dans les scènes qui fonctionnent, il y a en premier lieu l'affrontement entre le super-soldat Blonsky et Hulk à l'université. Dynamique, cool et sans temps mort on est bluffé par les performances acrobatiques du militaire...mais son arrogance finira par lui couter cher...
 
 
 
Autre moment marquant, la scène de l'antidote chez le Pr Stern. Qui voit Banner devenir quasiment Hulk avant que la transformation ne se rétracte. Oui la CGI est visible mais la scène reste une réussite par sa mise en scène et l'intensité émise par les acteurs.
 
 
Dans ce qui fonctionne moins il y a pour moi toute la séquence finale du combat à Harlem. Pleine de facilités scénaristiques, effets spéciaux en deçà, mise en scène un peu chaotique...
La scène du crash de l'hélicoptère concentre tout ces défauts: comme par hasard seul les Ross père et fille survivent, la maquette est évidente sur l'un des plans et l'ensemble est chaotique.
Après le combat Hulk/Abomination rattrape un peu le truc..un peu. Cependant la scène finale ou Hulk s'enfuit par les toits 'à la Spiderman' me rappelle beaucoup mes lectures de ma jeunesse quand le colosse se trouvait à New-York (rarement car la plupart du temps il était en pleine campagne ou le désert).
 
 
Autre maladresse d'écriture, la relation Betty-'Doc' Samson. Le pauvre psy qui ne sert que de béquille à la femme délaissé et qui le jette sans même un regard ou un petit mot quand elle revoit Bruce revenir...On comprend qu'il le prenne assez mal!
 
 
Il est dommage également que le personnage du Cerveau ne soit pas revenu dans le MCU d'une quelconque manière...c'est un type assez intéressant, en totale opposition avec Hulk. Mais les problèmes de droit assez compliqué entre Marvel et Universal ont dû avoir raison de ce non-retour.
 
 
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L'incroyable Hulk marque la phase adolescente du monstre vert. Après la naiveté de l'enfance et la forme de pensée primitive décrit dans la version d'Ang Lee, on trouve ici un héros rebelle et en pleine construction. Dopé aux hormones, muscles saillants, protecteur pour sa 'Girlfriend'...et surtout en pleine construction et à la pensée dictée par les conséquences de ses actes. Hulk à gagné en maturité et est désormais prêt pour la suite de ses aventures...
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Scène post-générique: fait étonnant, la scène qui apparaissait au cinéma en milieu de crédits (après les séquences animées) à été replacé en fin de film sur le DVD. Ce qui fait donc que celui-ci ne se termine plus sur le regard vert d'Edward Norton mais sur le silence plein de sous-entendu de Robert Downey Jr...Car en effet Tony Stark retrouve le général Ross en pleine cuite pour lui annoncer la formation d'une équipe.
Sachez que la recrue que vient chercher Stark n'est nullement Hulk mais bien Emil 'Abomination' Blonsky. Cette sous-intrigue est expliqué dans le court-métrage 'Le Consultant'.
 
 La scène post-générique...
 
 ...Et le court-métrage 'Le Consultant', qui apporte un éclairage nouveau sur cette scène.
 
Le Caméo de Stan Lee: Un vieil homme boit par accident une goutte du sang de Banner (non c'est pas un vampire, la goutte est tombé dans un bouteille qui à été livré aux USA...Voyez le film!) avec pour effet un coté 'bien plus tonique que prévu'. C'est une référence au 'Stan Lee Hulk' notamment jouable dans le jeu Lego Marvel's Avengers.
 
 

 

Bonus:

Ce morceau est un de mes préférés du MCU, à mettre en miroir avec le thème principal du premier film. L'un évoquant la colère libéré et l'autre la sérénité retrouvé.

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Cinéma (Cinéma)
On poursuit notre périple en entrant cette fois-ci de plein pied dans l'univers étendu. Sans plus tarder, voici le véritable point de départ de cette aventure cinématographique.
 
IRON MAN
2008
 
 
Réalisateur: Jon Favreau (également interprète d'Happy)
Le Héros: Robert Downey Jr
Le Grand Nom: Jeff Bridges
La Demoiselle en Détresse: Gwyneth Paltrow
Autres apparitions notables: Terrence Howard, Clark Gregg
 
 
Le milliardaire Tony Stark, concepteur de génie et héritier des manufactures d'armement créées par son père et enlevé en Afghanistan. Il réchappe de cette captivité grâce à une armure de sa réalisation mais reste traumatisé par cette terrible aventure. En effet il constate avec effroi quelles sont les effets de ses armes sur le terrain, loin des affres de Malibu où il réside. Dès son retour au pays, il décide de renoncer de participer à cette spirale de violence, ce qui ne plaît pas au N°2 de la firme, Obadiah Stane.
Parallèlement, il développe une version plus high-tech de son armure de combat, qui deviendra pour lui une manière de trouver la rédemption face à ses péchés...
 
 
Lorsque l'on découvre le film, on ne sait rien de jusqu'où il nous mènera. Le terme MCU n'existe pas encore et nous sommes à des années-lumière d'imaginer un film mettant en scène Thanos comme protagoniste. Nous découvrons donc pour le moment un film punchy, moderne, aux réparties cinglantes et à l'esthétique aguicheuse. Jon Favreau donne un coup d'envoi efficace qui permettra l'élan nécessaire pour la suite des événements.
Il respecte fidèlement le matériau de base, transposant avec aisance les origines éditoriales du super-héros (du Vietnam au conflit au Moyen-Orient, ses remords...). Mais la vraie réussite, le vrai succès, vient du casting pour le rôle principal. Robert Downey Jr est à l'époque sur une liste noire à Hollywood pour ses frasques plus ou moins avouables. Par quels truchements à t-il était engagé pour ce rôle? Je ne le sais pas mais dû à son parcours personnel il donne une incarnation quasi-mimétique à son personnage. Il est Tony Stark comme le dit l'expression consacré. Qui aujourd'hui imagine quelqu'un d'autre pour le rôle?
 
Terrence Howard (James Rhodes) et Robert Downey Jr (Tony Stark)
Derrière eux 'Happy', chauffeur de Tony et accessoirement réalisateur du film.
 
A ses cotés se trouve un casting solide et un peu surprenant pour ce type de production. Gwyneth Paltrow et Terrence Howard s'adonnent à leur habitudes à des projets plus 'sérieux', moins 'grand spectacle'. D'ailleurs Terrence Howard ne reprendra plus son rôle dans les séquelles, suites à des problèmes contentieux entre lui et les Studios. On trouve également un Jeff Bridges inattendu et méconnaissable, qui fait démonstration de son talent et prends plaisir à surjouer un peu pour notre satisfaction à tous.
 
 
 
Première apparition aussi d'un acteur totalement inconnu, mais qui deviendra un peu la mascotte de la phase 1, et qui aura même droit à sa propre série: Clark Gregg - plus connu sous le nom de Phil Coulson, agent du SHIELD.
 
L'agent Coulson prends contact avec Tony Stark
 
Les effets spéciaux restent encore bluffants, même si notre ½il exercé distingue désormais un peu plus les ajouts numériques, cela reste plus que satisfaisant. La scène du 'test' de l'armure Mark-3 laisse coi, à la fois ultra-stylée et visuellement sans défauts. Autre morceau de bravoure notable, la poursuite dans les airs par deux avions de chasse ou bien encore le combat final entre Tony et Stane.
 
Scène à la fois répugnante et touchante
 
Coté musique on est servi avec cette bande-son Rock et coloré, accompagné ponctuellement de morceaux d'AC-DC. Le thème finalal du film marque les esprits, preuve de la performance de celui-ci.
 
 
Petit passage en revue pour ce paragraphe de plusieurs petites choses à noter:
-Jarvis évoque le fait de mieux isolé l'armure 'si vous voulez visitez d'autres planètes'.
-Un soldat dans le Hummer au début se voit chambrer par un Tony taquin lors d'un selfie impromptu 'Ne mettez pas çà sur votre MySpace'. Époque très très lointaine que cette année 2008...
-L'arme sonique qu’affectionne Obadiah use de la même technologie qu'utilisera le général Ross dans le film suivant pour tenter de contrer Hulk.
-La mort des parents de Tony Stark paraît dans le journal du 17 décembre 1991. Elle survient donc la veille, le 16 décembre 1991. Gardons cette information dans un coin de notre mémoire...
-Yinsen évoque avoir croisé Stark à Bern il y a quelques années, mais l'état d'ébriété avancé du vendeur d'arme était telle qu'il ne s'en souvient absolument pas. On en reparle dans le 3.
 
 
Un mot sur l'évocation des '10 anneaux', groupuscule obscur qui dans les comics est une organisation récurrente ennemie de Tête Dorée, avec à sa tête le puissant 'Mandarin'. Il y a beaucoup de chose à dire sur le traitement du Mandarin par les Studios Marvel, on y reviendra plus en longueur lors de la review du 3 mais aussi du court-métrage 'Longue Vie au Roi'...
 
Les 10 Anneaux sont bien là...
 
Scène post-générique: la première d'entre elle. Et sans doute la plus marquante. On y voit Nick Fury évoquer l'initiative 'les Vengeurs' (pas encore 'Avenger' en VF). Les fans sont sous le choc...dont moi. Cette scène laisse à croire qu'il est possible - POSSIBLE! - qu'un film 'Les Vengeurs' puisse voir le jour. Tout simplement inconcevable...c'est du pur teasing. Jamais un tel projet pourrait se concrétiser...
 
 
Le Caméo de Stan Lee: Confondu (ou interprétant?) Hugh Hefner à l'entrée de la soirée en faveur des pompiers au Disney Conference Hall. C'était avant le rachat, précisons-le...
 
 
Bonus:
 
 
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Cinéma (Cinéma)
Bienvenue sur ce premier article d'une longue série qui va voir défiler - d'ici au 26 avril et la sortie d'Avenger Endgame - l'ensemble des films du Marvel Cinematic Universe. Ce sera l'occasion pour moi (et peut-être un peu pour vous :^) ) de faire un bilan de cette saga assez unique qui tenta le pari de l'univers lié entre divers long-métrages. J'avoue que cela ne sera pas forcément aisé pour moi de revoir l'ensemble de la vingtaine de métrage, non pas en terme d'accessibilité (je les ai tous en DVD/Bluray) mais en terme de temps. Surtout si je dois écrire autant de reviews derrière...mais c'est un exercice qui me tente beaucoup et dans lequel je me lance un peu à l'aveuglette...en espérant pouvoir finir à temps pour le grand final fin avril.
Nous voilà donc parti pour le premier de ces textes, avec déjà un épisode spécial, à savoir le film qui servi de brouillon grandeur nature à toute cette aventure.
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HULK
2003
 
 
Réalisateur: Ang Lee
Le Héros: Eric Bana
Le Grand Nom: Nick Nolte
La Demoiselle en Détresse: Jennifer Connely
Autres apparitions notables: Sam Elliott, Josh Lucas
 
Alors oui je sais. Officiellement, le HULK d'Ang Lee ne fait pas parti du MCU. Mais moi j'y vois tout de même le véritable point de départ de cette entreprise folle. C'est bien pour cela que ce numéro est le 00 et non pas le 01. Déjà la formule qui s'appliquera à l'ensemble de la franchise est présente. Ensuite le travail effectué pour ce film permis je pense à son producteur éxécutif Kevin Feige d'acquérir l'expérience nécessaire - et sans doute fit germé l'idée, encore balbutiante - de lier différents films tirés des différents comics de la 'Maison aux Idées' (Surnom de l'éditeur MARVEL pour les deux/trois qui ne suivent pas). Le Logo de la firme en était d'ailleurs encore à ses balbutiements mais il est bien présent (et passe du rouge au vert, normal). De fait on se trouve ici devant un véritable coup d'essai grandeur nature de ce qui se passera les années suivantes.
Pour ces raisons, je l'inclue dans le MCU. Ou à peu près.
 
 
Entrons dans le vif du sujet. Bruce Krenzler est scientifique dans un labo de Berkeley (San Francisco) avec sa collègue Betty Ross. Ils ne le savent pas mais ils ont passé leur enfance dans la même base militaire, où un drame se produisit et qui mena au premier essai nucléaire d'une bombe Gamma. L'apparition du père biologique de Bruce, de son vrai nom Banner, fera remonter tout un tas de souvenirs traumatisants enfoui au plus profond de lui...cela combiné à l'accident aux nanomèdes dont il sera victime (et miraculeusement indemne) donnera naissance à un monstre à la puissance incontrôlable, personnification de toute la colère refoulé du scientifique.
 
Notre couple de héros
 
Voilà en gros pour le pitch de départ...car le film est pour le moins assez nébuleux en terme de script. Beaucoup de choses ne sont pas expliqués, ou pertinentes. Voir même utile.
Par exemple à part pour une question graphique évidente, à quoi sert l'explosion nucléaire verte à la base militaire? Dans le scénario, qu'apporte telle?
C'est un peu la même chose avec ces scènes focus sur la mousse, qui reviennent à trois ou quatre reprises en cours de métrage...quelle est leur signification? Faut-il y voir comme une allégorie de ce qu'est Hulk pour Bruce? Une manière d'exprimer le fait que HULK est un protecteur de la nature (l'idée est clairement évoqué dans plusieurs plans)? Ou bien juste une lubie du réalisateur que seul lui à compris?
 
Parlons un peu de ce dernier, Ang Lee, qui réalisa un des grands films de ma vie 'Tigre et Dragon' mais aussi bien d'autre, aux styles très éclectiques puisqu'il réalisa entre autre 'Le secret de Brokeback Mountain' ou 'L'Odyssée de Pi'. Un réalisateur qui aime à donner dans des genres très différents donc. Ici il est dans une adaptation de comics et la forme qu'il donne à son montage est très audacieux et fait mouche à chaque fois. Ses différents panneaux rappelant évidemment le format dont il s'inspire, mais d'autres effets de style sont fameux - la sortie de la base de HULK qui me bluffe à chaque fois (quel plan!)
 
La mise en scène et les effets de montage donne un style très BD à l'ensemble. Dommage que ce style n'est pas perduré dans le MCU!
 
Sa vision du monstre vert est clairement un appel à la nature profonde de l'Homme, comme un retour à un état primitif, presque bestial. Dont seul la femme peut nous faire sortir, nous ramenant à notre humanité. Ici, ce rôle est tenue par la sublime Jennifer Connelly, dont chaque plan est iconisé à l’extrême: elle est l'incarnation de la beauté à chacune de ses apparitions. Même si cela fini par nuire à son personnage qui n'en devient qu'une sorte de vision fantasmé de LA Femme. Pour être clair, c'est clairement une 'femme-trophée', qu'on exhibe et qui est scénaristiquement même le but ultime de la quête de HULK/Banner. Mue par un instinct grégaire, le monstre se dirige toujours vers sa 'femelle', qui seule pourra lui faire retrouver sa raison.
 
Absolument magnifique, mais un peu gratuit
 
 
 
De l'autre coté du spectre il y a l'image du père. Véritable dingo qui n'hésite pas à expérimenter sur lui-même le résultat de ses recherches. Cela le mènera à devenir l'Homme Absorbant, capable de fusionner avec toute matière qu'il touche. Dont HULK lui-même qu'il tentera de contenir, ce qui le mènera à sa perte...à moins que ce ne soit la seconde bombe Gamma qui l'achève. Ce n'est pas clair non plus.
 
Nick Nolte cabotine un peu dans son rôle du Pater Banner. Et c'est un vrai plaisir à regarder.
 
En tout les cas, le pouvoir de David Banner permet quelques plans à effets spéciaux très beaux, certes un peu vieillis mais qui impacte encore au visionnage. Et cela nous amène tout naturellement au sujet principal...
 
 Un Hulk certes baraqué mais à l'aspect enfantin, ou tout au moins garconnet.
 
Le géant vert (qui ne donne pas dans le maïs) est graphiquement très proche d'un 'bébé', 'Poupon' serait sans doute plus exacte. La créature est après tout à peine naissante, découvrant le monde. Cela reste perturbant car on s’attend tous à une tête renfrogné et buriné, et pas ce visage d'enfant perdu colérique. Mais vu d'aujourd'hui cela n'est pas plus mal, ce film relatant la 'Naissance' du héros, sa jeunesse en quelque sorte. Les films suivant lui donneront l'occasion d'évoluer physiquement et moralement. A noter que l'Homme en Colère ne tue personne dans le film malgré ses destructions massives...pour le PG-13 bien sur mais aussi je pense pour ne pas dénaturer son statut de 'héros' futur. Un peu dommage mais compréhensible. La seule 'victime' à son actif étant Glenn Talbot...mais de manière tellement involontaire et ironique que cela ressemble plus à un 'bien fait pour toi p'tit gars' qu'une véritable mise à mort.
Bon nos amis Vegans crieront au scandale quand à la scène de massacre des chiens-mutants ("Comment çà, 'pas de victimes'?! "), seule scène ou HULK se montre vraiment véner et qui m'avait chagriné à l'époque car il ne tuait 'que' des chiens...bien loin du monstre HULK que j'espérais découvrir (en gros la version 'Ultimates' en live...on est clairement pas dans le même délire!)
 
Les beaux toutous que voilà!
 
Là ou par contre je suis en total désaccord avec le film c'est sur la première transformation de Bruce en Hulk (qui d'ailleurs n'est jamais nommé ainsi, mais je ne l'ai jamais vu en VO).
Le scientifique devant son écran, se monte le bourrichon tout seul et finit par...s'énerver et se transformer....Heu...Quoi?! N'y avait-il pas une manière plus symbolique, plus graphique, plus emblématique de mettre en scène la première apparition du colosse verdâtre?!! Quel gâchis que cette scène qui aurait dû être un sommet épique et marquant ! Ridicule, vraiment.
 
Ca donne faim de se transformer en montagne de muscle!
 
L'interprétation d'Eric Bana fut très décriée à la sortie, mais il joue un homme qui refoule sa colère et ses sentiments négatif depuis sa plus tendre enfance. Il est tiraillé par l'apparition de son alter-égo car celui-ci est à la fois libérateur et terriblement dangereux. Sa tentative permanente de le contenir combat sa tentation profonde de le libérer à sa pleine puissance. Il tente d'apprivoiser la bête, de savoir comment cela fonctionne et peut le servir. La dernière scène est là pour montrer qu'il sait désormais qu'elle peut être l'utilité de cette formidable force.
 
 
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce HULK mais le but ici n'est pas d'en faire une analyse détaillée (sinon c'est sur jamais je n'arriverai à traiter l'ensemble du MCU d'ici un mois). Juste un petit paragraphe sur les doubles personnages qui font donc leur apparitions ici mais également dans le MCU 'officiel'.
En premier lieu les reprises de rôles, Sam Elliott et Jennifer Connely seront remplacé dans la suite-reboot par William Hurt et Liv Tyler. Soit. Bruce Banner aussi sera recasté vous savez bien mais cela fera l'objet d'un paragraphe spécial plus tard dans cette review du MCU.
 
J'évoquerai ici les rôles de Glenn Talbot et de l'homme-absorbant qui feront également leur apparition ailleurs dans le MCU, à savoir la série 'Agent of Shield'. Le pouvoir du père Banner donné dans le film provient à la base donc d'un ennemi classique du guerrier d'émeraude nommé Carl Creel, interprété par Brian Patrick Wade dans le show d'ABC. Les deux n'ont donc pas de lien en dehors de pouvoirs similaire. A noter que Carl Creel est également présent par son nom sur une affiche dans le gymnase ou s'entrainait le père de Matt Murdock dans la série Daredevil de Netflix.
L'autre perso c'est un peu plus compliqué et difficile à raccordé. Il s'agit de Glenn Talbot qui donc apparaît deux fois. Une fois ici en ancien militaire reconverti dans le business des armes, interprété par Josh Lucas et quelques années plus tard encore dans Agent of Shield cette fois sous les traits du grand Adrian Pasdar. Aucun lien possible entre les deux persos pour 'expliquer' le doublon. Il sont inspiré du même personnage...mais comme le film HULK ne fait encore une fois pas 'complètement' parti de l'univers rien de bien grave.
 
 
Ainsi se termine ce premier épisode et cette première review. Je conclurai en disant que ce film peut paraitre grandement naïf aux yeux des plus cyniques d'entre vous, avec ses scènes de dialogues absconses et ses plans contemplatifs parfois chelou. Ce n'est clairement pas un très grand film mais il possède cependant une personnalité indéniable et un vrai fond à analyser, ce qui est loin d'être le cas pour l'ensemble des ½uvres du MCU...
Confrontation entre deux hommes abritant des Monstres
 
Mais nous verrons cela en temps utiles...
 
Pour finir je place ici cet extrait musical, qui retranscrit à merveille le sentiment de force croissante qui caractérise ce bon vieux Hulk. J'adore cette lancinante mélodie, puissante et entrainante, qui ne sort pas de l'esprit et qui fait merveille en tant que mantra spirituel. Du très grand Danny Elfman!
 
Le Caméo de Stan Lee: en tant que gardien de la sécurité à Berkeley, accompagné de son adjoint Lou Ferrigno (interprète du Hulk dans la série des années 70/80)
 
 
Bonus:
Je la trouve cool cette couv'
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Icône des années 90 vidéoludiques et classique du média, la saga Street of Rage est l'exemple parfait des bons jeux qui ne vieillissent pas. Le temps ne semble pas avoir de prise sur cette merveille de trilogie qui aujourd'hui encore sait séduire les nouvelles générations de joueurs. A l'occasion de la sortie prochaine du quatrième volet retour sur un Beat'em All éternel, pour replonger dans l'excellence mais aussi les défauts de ces titres mythiques.
 
 
 
STREET OF RAGE - 1991
 
The City, qui ne sera jamais nommée mais qu'on devine aisément être New-York, est aux proies d'un puissant syndicat du crime. Trois policiers, las de la situation, décident de démissionner et de relever leur manches pour aller tataner les malandrins jusqu'à remonter au boss de l'organisation criminelle.
 
 
C'est ainsi que débute notre périple au travers des bas-fonds de la ville. La jouabilité est simple: un bouton pour frapper, un bouton pour sauter. Coup de savate quand on frappe en sautant. Et le bouton "A" qui sert à appeler les renforts, comme le constate la totalité des joueurs en début de partie. Le but du jeu lui aussi fait dans la simplicité. On avance et on dézingue comme on peut tout les lascars qui nous font face. La plupart du temps on a affaire à des malfrats de base mais de temps en temps on croise ce qu'on désigne désormais comme des Mid-Boss (la plupart du temps des boss déjà vaincus précédemment). Et à chaque fin de stage évidement un Boss qu'il conviendra de terrasser à plate couture. Et tout cela en évitant un maximum de s'en prendre plein la poire...
 
 
Huit niveaux composent le titre, chacun nous faisant traverser une partie de la ville jusqu'au siège du syndicat. Et tout autant de musiques mythiques les accompagnent. L'une des innombrables raisons du succès de "Street of Rage" c'est sans conteste sa magistrale bande-son. Une de celles que l'on nomme 'Classique du jeu vidéo'.
 
La bande-son de Street of Rage est tout simplement parfaite. A l'avenant du reste du jeu.
 
Ce jeu je le connais par c½ur. J'y ai joué des dizaines de fois dans mon enfance. Mon frère prenait Axel et moi Adam. J'ai toujours préféré ce perso. Il nous fallut bien du temps et bien des essais pour apprivoiser le soft et parvenir à en voir le bout. Mais même lorsque nous parvînmes à le finir, nous y revenions encore...Ce jeu était comme une bulle d'oxygène, une heure de joyeuseté dans une vie pas souvent rose. Si possible privilégiez une partie à deux, le jeu y gagne en intérêt et en amusement (valable pour toute la trilogie d'ailleurs).
 
 
C'est un véritable plaisir que de parcourir Street of Rage, même encore aujourd'hui je kiffe d'y jouer. Ce jeu transpire le Cool par tout les pores. Chaque partie est un moment de Fun qui ne se dément pas, même trente ans après sa sortie! La maniabilité est toujours aussi fluide, l'impact des coups toujours aussi jouissive, l'animation et le design toujours aussi détaillé.
Un classique absolu qui ne souffre factuellement d'aucun défaut, que chaque joueur se doit d'avoir au moins essayé.
 
 
STREET OF RAGE II - 1992
 
Un an après les événements du premier, Axel et Blaze sont de retour dans les rues pour y remettre une fois de plus de l'ordre. Ils sont cette fois-ci accompagné de Max Thunder et Eddie/Sammy "Skate" Hunter, respectivement ami et petit frère d'Adam, kidnappé par les vilains de l'histoire.
 
 

Street of Rage II reprends les bases du jeu précédent en améliorant le concept sur bien des points. Meilleur aménagement des niveaux, quelques audaces dans les environnements traversés, plus grande diversité d’ennemis...bref plus de maîtrise. Il reste cependant pour moi moins bon que le premier, par son coté trop 'on refait le même, en mieux' et surtout son nouveau concept d'attaque spéciale.
 
 
Fini les anciens collègues qui débarquent en voiture pour donner un coup de main ô combien salvateur, place aux coups spéciaux tout droit venu de Street Fighter II. L'idée n'est pas mauvaise...sauf quand on sait qu'elle grignote sur la barre de vie de notre protagoniste. Argh! Cela conduit à une gestion parcimonieuse de ces attaques spéciales - ce qui n'est pas un mal - mais le prix à payé est à mon sens bien trop élevé. Du coup je n'utilise quasiment jamais ces super-attaques, rien de mon point de vue ne justifiant le fait de perdre de la vie. A fortiori dans un jeu ou elle à une telle importance!
 
 
Autre point négatif: l'absence d'Adam, mon perso attitré. Alors je me rabat sur Axel ou Blaze, voir Max le brutus. Mais en tout cas pas sur Skate -> méga-beurk ce personnage. Je trouve qu'il fait tâche dans la saga. Pourquoi un gamin en roller? Pourquoi? Je vois bien le coté 90's mais j'y vois surtout le coté gamin insupportable tête à claque qui atteindra son paroxysme avec Jake Lloyd dans l'Episode I en cette fin de décennie. Bref j'aime pas Eddie. Ou Sammy. Parce que oui il n'a pas le même prénom dans les versions jap' et US/PAL. Pour une histoire de tentative de coller avec un autre jeu mettant en scène un personnage semblable ou je ne sais quoi...
 
 Donc Sammy devint Eddie pour faire 'croire' à un lien avec un autre jeu, DJ Boy...drôle d'époque heureusement révolue
 
A me lire on pourrait croire que je n'aime pas du tout ce deuxième épisode, mais il n'en est rien je l'aime bien. Mais il est loin d'atteindre la perfection 'pure' et sans artifice du premier, il n'a pas la même fraicheur, pas la même Coolitude. J'y apprécie tout de même particulièrement le niveau au parc d'attraction, le passage dans le bar en début de jeu, la mise en scène générale...la musique bien sûr aussi. Mais au final il ne s'agit que d'une version ++ de l'opus précédent. Avec des défauts.
 
STREET OF RAGE 3 - 1994

6 mois on passé depuis la seconde défaite de Mister X, le puissant patron du syndicat du crime de The City. Mais il est pourtant bel et bien de retour, avec ce coup-ci un plan machiavélique: remplacer tout les pontes de la ville par des robots à sa solde! Vil plan que voilà! Heureusement le Dr Zan prévient nos amis et les revoilà parti pour défourailler des hordes de truands et autres félons des ruelles sombres.
 
 
Première chose qui frappe quand on débute une partie, c'est le niveau de difficulté rehaussé par rapport aux deux précédents volets. Là on est plus dans la gaudriole de bon aloi mais dans une gestion tactique et technique de ses personnages. En clair on ne rigole plus. Pour nous aider les capacités de nos héros ont pas mal évoluées: roulade, course, super attaque, super coups...tout cela ne sera pas de trop pour vaincre les innombrables adversaires mis sur notre route. Ajoutez à cela des menaces de niveaux bien retors, comme des lumières clignotantes bien crispantes, des wagons en roue libre dévastateurs ou même un niveau chronométré (l'horreur absolu!). De plus de nouvelles 'factions' s'ajouteront aux ennemis. Dites bonjour aux ninjas et au robots. Apparaissant dans des niveaux spécifiques leur présence permet un renouvellement bienvenu des forces en présence. Mais le plus gros ajout reste sans conteste l'apparition d'un scénario. Oui oui...alors non on n'est pas chez Michael Crichton et l'histoire est en soi assez ringarde et présente uniquement via des boites de dialogue mais en soi elle existe et c'est déjà pas mal. Pour résumé, il y a une série d'attaque à la bombe en ville qui coïncide avec l'apparition de ces fameux robots décrit par le fameux Dr Zan...il doit y avoir un lien...mais lequel?
 
Street of Rage III est clairement l'épisode sur lequel je m'amuse le moins mais aussi celui qui apporte le plus de nouveauté et de challenge. Je le trouve également moins beau que les autres, avec des personnages plus grossiers et moins fins qu'auparavant, au design plus pataud. Mais pour moi le plus frustrant dans ce jeu vient de ce fichu problème de perspective! J'explique: dans les jeux de la saga - comme dans tous ceux du genre - notre personnage doit se trouver sur la même ligne que son adversaire, afin de pouvoir se taper dessus allègrement. Tant que vous n'êtes pas aligné vous frapperez dans le vide. Hors dans Street of Rage III je ne sais pas pourquoi je place TOUJOURS mon héros une ligne au-dessus de sa cible. Et évidemment une fois le coup parti dans le vent l'adversaire en profite pour bien se placer devant moi et me mettre une dérouillée en bonne et due forme. Ce phénomène ne se produit pas dans le I et le II, juste dans le III. Cela doit donc venir soit du jeu soit de moi-même qui ne parvient pas à saisir correctement la 'taille' des sprites représentant les vilains pas beaux, ce qui fait que je les vois au même niveau alors qu'ils sont en fait une ligne plus bas. En tout les cas, c'est énervant au possible!
 
En terme de level-design, on sent une réelle évolution également. Chaque niveau possède des phases bien distinctes les unes des autres. C'était déjà le cas dans le II mais c'est plus marqué ici - et plus efficace. De sorte qu'alors que le jeu propose en soi un niveau en moins (7 pour 8 précédemment) on à la sensation d'en parcourir plus.
Bon en fait il y a bien 8 niveaux, mais pas disponible dans une seule et même partie. Car oui le jeu propose plusieurs branches 'scénaristique' à partir du cinquième stage. Et donc le titre propose 3 à 4 fins différentes en fonction de vos choix et/ou réussite. Et obtenir la 'bonne fin' demande de bien tout saisir dans ce qu'on nous demande, ce qui n'est franchement pas évident.
 
 
Pour finir, un mot sur la casting de cet épisode. Adam mon chouchou est toujours absent. J'ai donc fait le jeu avec Axel et Blaze..un peu le Dr Zan et pas du tout l'autre gamin. mais voilà-t-y-pas que j'apprends qu'il est possible d'incarner le kangourou que l'on croise dans le jeu! j'ignorais totalement ça! Ni une ni deux on tente le cheatcode (possibilité de débloquer l'animal en cours de jeu aussi sans tricher) et je relance une partie. Et bah c'est bien simple, le kangourou est mon perso favori de Street of Rage III! Comment çà c'est encore plus stupide qu'un gamin en roller??! Oui bon, peut-être mais lui au moins il est cool! (et pas ringard!). On peut également débloquer un autre personnage - Shiva - mais je n'ai pas tenté le coup. Ce sera pour une prochaine fois!
 
Redécouvrir la trilogie Street of Rage fut l'occasion de confirmer le vieil adage: "les bons jeux ne vieillissent pas". Car même si le II et le III possèdent leurs défauts, il n'en demeurent pas moins d'excellents titres défouloir où il fait toujours bon revenir de temps en temps. Quand au premier, que je joue depuis toujours au moins une ou deux fois par an, il atteint une perfection rarement vu dans le jeu vidéo. Indémodable et culte, tout simplement.
Pour dire le niveau d'attente très élevé qui pèse sur le quatrième épisode qui doit sortir bientôt et qui je l'espère sera à la hauteur de ces légendaires ancêtres...
 
 
 
Les captures d'écran qui parsèment cet article proviennent toutes de la compilation Megadrive PS4 (plus pratiques pour faire des images). Aussi en cherchant quelques renseignements sur le net je suis tombé sur cet autre article Gameblog, bien plus complet, bien mieux écrit, bien plus renseigné et bien plus chiadé que mon pauvre texte amateur...à (re)découvrir pour en savoir bien plus sur cette licence!
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
Il est parfois des choses étranges avec 'les gouts et les couleurs'. Certains jeux encensés par tous nous déçoivent grandement tandis que d'autres qui se sont fait conspués nous surprennent agréablement.
J'ai joué à Mafia et Mafia II à l'époque de leur sortie (2002 sur PC chez un ami pour le premier, bien plus balèze que la version sortie sur XBOX 2 ans plus tard et en 2010 pour le II sur 360). Mais pour le troisième épisode, j'ai attendu de le trouver en solde chez mon revendeur habituel, et j'ai longuement hésité à le commencer. J'ai finalement lancer le jeu, avec de sérieux à-priori au vu de sa réputation assez mauvaise. La bonne surprise fut d'autant plus grande. Les bonnes surprises furent d'autant plus grandes. Car Mafia III est un titre foisonnant avec beaucoup de choses à dire. Sur lui et son héros, Lincoln Clay, vétéran tout juste de retour du Vietnam en cette année 1968...
 
 
 
Home Sweet Home
 
Par où commencer pour parler de ce troisième épisode de la série Mafia?
Je ne sais pas trop.
Alors commençons par le plus inattendu: Mafia III est, dans la forme, un documentaire moderne retraçant le parcours sanglant de Lincoln Clay à New Bordeaux à la fin des années 60, avec documents d'archives, témoignages des survivants et officiers ayant bossé sur le dossier. Cet aspect 'Docs du Dimanche' refera surface aux moments-clés du titre, dévoilant des événements à venir, des détails sur la mission que l'on vient de terminer ou simplement un témoignage pour illustrer le propos du chapitre en cours. Je n'avais jamais vu ce genre de traitement en jeu vidéo, cela fait son petit effet. Première surprise.
 
 
Poursuivons par un aspect tout aussi déconcertant: le sujet principal du jeu est le syndrome post-traumatique de la guerre du Vietnam. Le thème est présent dès la première ligne de dialogue de Lincoln à son retour, quand il attends son frère son un banc à la gare. Un vétéran de la guerre du Pacifique l'aborde et lui déclare tout de go: "La Guerre c'est pas en rentrant chez toi que t'en reviens." Ce sera la maxime du soft, la phrase-clé. Toute la chevauché sanglante de Lincoln ne sera qu'une transposition de son expérience au cours de la guerre dans la jungle. La manière dont il perçoit son environnement, ses absences, son comportement, ses tenues...tout chez lui va dans ce sens. Seconde surprise. Décrire le jeu en quelques mots donnerait ceci: imaginez John Rambo débarquant à la Nouvelle-Orléans et qui déciderai de devenir le boss de la pègre local. Voilà c'est quoi Mafia III.
 
 
Mais résumé tout à cela serait faire une erreur tant le jeu aborde de thème: la ségrégation raciale, la soif de vengeance aveugle d'un fils qui as absolument tout perdu, la tentation du pouvoir, la cohabitation des différents gangs etc...
 
 
Le début de l'aventure est assez fouillis, très dispersée, avec un tas d'informations qui nous tombe dessus à toute allure. Lincoln connaît son entourage mais pas le joueur, on est donc un peu perdu, mais avec le recul c'est clairement fait exprès. Nous, manette en main, sommes autant déstabilisé que Lincoln retrouvant un monde qui a continué d'exister sans lui. Première seconde de gameplay, on est plongée directement au c½ur d'une mission de cambriolage à la réserve fédérale...ce qui dans d'autre titres constituerait le point culminant du scénario. Puis Flashback sur la fameuse attente de Lincoln à la gare et les retrouvailles de ses proches. Puis retour au cambriolage avant de revenir sur une autre scène de son retour en ville...Ce n'est pas moins d'une semaine que nous revisitons à travers ces allers-retours dans le temps et qui constitue en fait la très longue introduction au jeu. Il s'agit de la semaine du Mardi-Gras, le dit cambriolage se déroulant au cours de la fameuse soirée animée. Ce prologue est en soit une sorte de mini-jeu dans le jeu. Avec son propre récit, son propre rythme, ses propres personnages, ses propres enjeux.
Puis vient le moment qui fera basculer notre héros dans sa quête sanglante. J'avoue avoir été pris au dépourvu par ce twist, que je ne dévoilerai pas bien entendu mais au moment ou il arrive vous comprenez que les deux premières heures était donc seulement un avant-goût. Vous pensiez avoir débuté la partie, il n'en était rien. Troisième surprise.
Mafia III ne fait seulement maintenant que commencer...
 
 Si tu n'es pas avec moi...
 
La plus grande réussite du titre est sans conteste ses personnages et leurs dialogues. Certaines cinématiques sont tout simplement parmi les plus belles qu'il m'ait été donné de voir. Non pas en terme esthétique mais en terme d'émotion. Le monologue de Burke, complètement bourré et ravagé par le chagrin, évoquant son fils mérite à lui seul de jouer à cet épisode. Et ce n'est que deux petites minutes noyée dans un monde prolifique en conversation. Le même Burke qui pourtant rejette sa fille pour ses préférences amoureuses...à l'image du vieil irlandais, tous ceux que croiseront Lincoln ne seront ni tout noir ni tout blanc, ni des pourris absolu ni des héros glorifiés. Le dialogue final avec Marcano m'a lui aussi retourné, complètement surréaliste et aux antipodes de ce que propose le genre habituellement, un peu à l'instar de ce que faisait Red Dead Redemption avec le 'combat de fin' contre Dutch. Non vraiment les dialogues de ce Mafia III sont tout simplement superbe.
 
Il y a donc pas mal de personnages secondaires mais il convient tout de même dans sortir quelques-uns du lot.
 
Le Père James est un ami de la famille de Lincoln. Il lui servira de bonne conscience et tentera de le sauvegarder sur le droit chemin. Il est le seul à oser dire à Lincoln ses quatre vérités et à le mettre face à ses atrocités.
 
 
John Donovan est un agent de la CIA que Lincoln a rencontré en opération spéciale durant la guerre. Dire que les deux hommes ont accroché ne serait pas peu dire. Donovan apporte toute son aide à Lincoln sans broncher, lui donnant accès à un matériel professionnel et moderne. Mais c'est aussi un salopard fini, qui as commis les pires crime jamais imaginé. Un peu bouffon, un peu monstre mais surtout efficace. Sa scène cachée durant le générique est juste folle, ne la loupez pas!
 
Thomas Burke est le leader de la mafia irlandaise de New Bordeaux. Et une enflure finie. Il n'apprécie pas grand monde et rejette tous ses proches, sauf son fils pour qui il donnerait tout sans condition. Il a une relation particulière avec Lincoln, mi-figue mi raisin. mais sincère. Les deux ne se mentent pas. Ils ont dépassé ce stade. Cependant Burke n'hésiterait pas à balancer Lincoln si cela arrangait ses affaires.
 
Alma Diaz est une cubaine ayant fui le régime de Castro et qui donne désormais dans le marché noir. Il s'agit d'un personnage que l'on voit peu mais qui m'a ... marqué, dirons nous.
 
Pour finir, qui dit Mafia III sous entends Mafia II. Encore un point commun avec Red Dead au passage, le héros du second jeu devenant un perso secondaire dans le troisième. Car oui, Vito Scaletta est bel et bien présent dans cet épisode. Et fera le lien avec le passé. Toujours aussi classe et bouillant - bien que l'âge lui est fait gagner un certain flegme - le revoir fait réellement plaisir. Devenu un parrain local en déroute il croise la route de Lincoln alors qu'il est lui-même au plus mal. Cette rencontre sera pour lui une occasion de se refaire...
 
 
La présence de Vito pourrait sembler anecdotique mais il n'en est rien. Il constitue en fait la ligne rouge de la saga Mafia, qui le voit donc de ses débuts à sa gloire (en fonction de la fin que vous choisissez mais la 'bonne' lui donne clairement la victoire). Vito Scaletta est le centre névralgique des trois jeux (il est d'ailleurs le seul à être présent dans tous...oui je sais que dans le premier sa présence est plus qu'anecdotique mais quand même très symbolique).
 
 
"Born on the Bayou"
 
La ville de New Bordeaux est assez vaste et vivante, avec au sud une bonne moitié de la carte consacré au bayou. En faire le tour demande un certain temps, même si on est pas au niveau d'un GTA V il y a de quoi faire une sacré balade. A signaler que seul des quatre roues et des petits bateaux son proposés, pas de motos, d'hélicoptères, d'avions ou autres. Mais on s'en passe très bien. Il y a aussi une ligne de tramway et des chemins de fer mais sans aucune rame y circulant...cela à dû sauter avec les limites de budget. En véhicule ou à pieds, on prends plaisir à parcourir la ville, même si - comme dans le II - il n'y a pas grand chose à y faire. Énormément de dialogues ont été enregistré pour les passants, parfois des absurdes ou des provocateurs et on en découvre sans cesse des nouveaux. Quand je dis qu'il n'y a rien à faire c'est un peu faux car il y a des collectibles à foison. Surtout des pièces électriques qui serviront pour les écoutes téléphoniques, mais également des peintures de Vargas, des affiches communistes ou des magazines dont les fameux Playboy qui font leur retours.
Mais là ou le jeu devient véritablement grisant, c'est en ce qui concerne sa bande-son radiophonique. Elle est grandiose. Certes la boucle des morceaux est assez courte mais quel bonheur d'entendre toutes ses musiques culte des années 60! Il n'y a rien à jeter de ce coté là, de la pure joie pour les oreilles. Laissons allumer l'auto-radio en évoquant ici les deux présentateurs vedettes des ondes NewBordelaises. D'un coté nous avons 'La Voix de Del Rey', et de l'autre Remy Duvall. Le premier est noir, le second est blanc. Tout deux étant aussi extrémiste l'un que l'autre. Les écouter est une véritable plongée dans le combat racial de l'époque et cela glace le sang. Les discours des deux présentateurs étant profondément orientés (chacun dans leur directions, vous l'aurez compris) et manipulateurs, on constate avec effroi comment la même information peut-être traité différemment selon le point de vue biaisé de celui que vous écoutez. Leçon toujours valable de nos jours d'ailleurs...
 
 
Les chansons présentent dans le jeu sont ce qui se faisait de mieux dans les 60's. C'est juste une sélection parfaite qui à elle seule justifie de découvrir Mafia III.
Ici en lien une playlist des titres que l'on trouve dans le jeu (certaines sont supprimées ou non autorisé en France mais on a tout de même de quoi se faire plaisir aux oreilles)
 
Petites faveurs
 
Petit à petit, Lincoln se créé un réseau de contact qui lui fourniront une aide précieuse dans sa croisade. Ses aides sont pour la plupart représentées dans le menu radial - qui sert aussi à la sélection des armes. Par exemple un associé vous apportera l'un de vos véhicule où que vous soyez, une autre gérera votre argent et récoltera vos parts dans chacun des trafics, une autre encore coupera les liaisons téléphonique proche de vous durant un certain temps afin d'éviter les appels de témoins ou même les communications entre flics...En plus de cela s'ajoute les faveurs de vos lieutenants, qui en fonction de ce que vous leur faites gagner et des missions secondaires que vous effectuer pour eux seront plus ou moins apte à vous aider. Ces faveurs consistent en améliorations de vos capacités (barre de vies, capacités de stockage des munitions), armes spéciales ou customisations de voiture. C'est aussi eux qui débloqueront vos alliés du menu radial. Il y a aussi l'armurier ambulant qui pourra vous proposer quelques capacités à améliorer. En clair il y a de quoi faire pour avoir un perso convenable. Et encore, car même si Lincoln à une solide constitution il est loin d'être insensible aux balles. Quelques-une suffisent à vous terrasser. Il faut donc plutôt opter pour une approche discrète et des éliminations furtives pour venir à bout des nombreuses planques ennemies. Sachez qu'il est possible de choisir à tout moment via la pause des éliminations létales ou non. Estourbir les malandrins donne droit à des séquences d'une grande violence mais elles ne sont rien comparées à celles qui laisse voir Lincoln les massacrer au couteau militaire. Encore une fois, pensez à Rambo qui pète les plombs. Les phases de gunfight quand à elle sont très nerveuses - et pour ma part brouillonnes, je perds mes moyens dès que ça chauffe trop. Heureusement il existe une jauge de 'ralenti' qui permet de mieux appréhender ces séquences. La visée semi-auto est aussi d'une grande aide mais parfois déraille (elle cible deux mètre à coté ou bien se focalise sur un type à 50 mètres alors qu'il y en a un juste à coté de vous). Les armes sont variées mais il s'agit clairement de l'arsenal militaire américain usité en territoire vietcong. Encore une fois tout est fait pour rappeler ce conflit.
 
 
En ce qui concerne toute la partie voiture et conduite...on retrouve un peu le feeling propre à la série mais avec certains véhicules qui enfin en ont sous le capot. La jauge de ralenti fonctionne également en conduite et permet de se sortir de situations délicate en esquivant habilement les carambolages. A chaque quartier mis sous votre coupe vous récupérez une voiture pour votre usage personnelle, disponible via la fameuse roue des faveurs décrite plus haut. Bien entendu vous pouvez piquer tout ce qui roule dans New Bordeaux à loisir. Il y a possibilité de customiser ses véhicules (et uniquement les siens, c'est à dire ceux de votre 'garage') pour en faire des voitures uniques assez stylisées. Enfin il existe tout un système de courses sur circuit permettant de débloquer d'autre engins mais je ne saurai vous en dire plus n'en n'ayant pas fait une seule...
 
Bis Repetita
 
En quoi consiste le jeu exactement? C'est quoi son déroulé?
On en arrive au point qui lui a causé beaucoup de tort. La répétitivité. Car le but du jeu consiste donc à reprendre un à un les quartiers, 9 au total, chacun divisé en deux trafics distincts.
Je vais dans la suite de l'article décrire la prise en main de l'un de ses trafics mais commençons par présenter la pyramide du pouvoir de New Bordeaux.
 
Donc, pour chacune des cases de la pyramide (excepté Sal Marconi) correspondent à la fois un quartier, un lieutenant (ou Capo) et deux trafics tenus par des chefs de gangs. Vous êtes Lincoln Clay au volant de votre bagnole et vous débarquez dans un quartier dont vous souhaitez prendre le contrôle...
En premier lieu il vous faut retrouver Donovan et sa camionnette qui vous fera un topo sur les forces en présence dans le coin. Les trafics, qui les dirige, qui s'en agace. Il vous indique alors les personnes avec lesquelles il a pris contact et qui vous permettront via leurs renseignements de mieux connaître les agissements du trafic visé. Il y a donc deux contacts par quartier (un par trafic). Mais avant de les rencontrer se pose à vous un premier choix: souhaitez vous mettre le quartier sur écoute téléphonique ou pas? Si non, passer votre chemin et dans ce cas là impossibilité de recruter les chefs de gang. Si oui, vous êtes parti pour une visite complète du coin. Car il vous faut pirater toutes les boites de raccordements téléphoniques (en moyenne une dizaine par quartier) grâce aux fameux collectible de circuit électriques que l'on trouve un peu partout sur la map. Il en faut trois pour un boitier. Donc 30 pour 10 boitiers...Ça va déjà vous occuper un moment. Une fois cela fait, entrer en contact avec votre contact (tantôt un ancien chef de gang déchu, tantôt un journaliste, tantôt une secrétaire aux oreilles qui traîne, tantôt un inspecteur de police aux méthodes ambivalentes etc...). Celui-ci vous fournira donc les renseignements nécessaires pour faire un max de dégâts sur le trafic ciblé. Cela aura pour effet de faire sortir le chef de gang et d'ainsi pouvoir lui mettre le grappin dessus. Vous voilà donc parti pour tout un tas de sous-sous-missions avec au choix assassinats de sous-chefs, dégradations diverses, poursuites et meurtres de livreurs, vol de valises pleines de billets verts, j'en passe et des meilleurs.
 
 
A chaque réussite vous affaiblissez les revenus du trafic en question. Il n'est nul besoin d'effectuer toutes les sous-sous-missions pour parvenir à faire chuter un business, vous pouvez cibler vos préférences (du moins en facile le niveau où j'ai joué, dans les difficultés supérieures je pense qu'il faut faire toutes les missions...). Sachez aussi que certains contacts auront une faveur spéciale à vous demandez, une sous-sous-sous-missions unique qui verra son accomplissement grandement affaiblir les affaires peu scrupuleuses des alentours. Donc une fois un trafic en piteux état, retour au contact qui vous informera du lieu de présence du chef de gang. Vous avez le choix à ce moment là de vous concentrer sur le chef ou bien de finir de réduire en cendre le business du quartier, en vous en mettant plein les fouilles au passage. Si vous choisissez le chef, le reste des sous-sous-missions devient alors indisponible.
 
 
Il est tout à fait possible, voir même fréquent, que ce chef soit dans lieu déjà visité plus tôt, par exemple une boucherie que vous aviez arpenté pour tuer un sous-chef et qui en tant que base arrière du gang voit le chef s'y réfugier pour remettre en selle les lieux. Vous voilà donc reparti pour un tour...Mais attention, la difficulté de cette sous-mission sera dépendante du nombres de sous-chef assassinés plus tôt. Si un chef à trois sous-chefs, et que vous n'en avez tué qu'un, alors deux d'entre eux (accompagné de ses hommes) seront là pour protéger leur chef. Vous suivez?
Donc, une fois que vous parvenez à maîtriser le chef de gang, nouveau choix pour vous: le tuer ou le recruter (possible uniquement si vous avez mis en écoute le coin). Le tuer fera repartir le business à zéro pour votre lieutenant et donc rapportera moins. Le recruter permettra une transition 'en douceur' et l'argent suivra son cours habituel. Une fois votre décision prise, vous décrochez le téléphone et devait attribuer le quartier à un de vos lieutenants, qui en fonction des revenus et de ce que vous lui aurez filé avant vous octroiera en échange ses fameuses faveurs. Voilà la description pour faire tomber UN trafic. Il y en a donc deux par quartier pour 9 quartiers, soit 18 trafics au total...
 
 
Bis Repetita
 
Vous voyez d'où elle vient cette sensation de répétition? Mais attendez ce n'est pas fini...
Retour au quartier. Vous prenez possession d'un trafic, puis du second. C'est là que Donovan se repointe dans son van pour vous signifier que le lieutenant du coin est désormais à votre portée. Cette mission spéciale est généralement sous forme originale qui se démarque du reste, il y en a même une qui voit Lincoln aidait le lieutenant en question au lieu de le tuer. Notez que pour les trois Capo, il y a une mission de sous-fifres à assassiner avant. Bref vous tuez ceux que vous devez tuer....et une fois le lieutenant passé à trépas vous voilà amener à la table de réunion de vos propres lieutenants. Au nombres de trois vous devez assigner à l'un deux le quartier que vous venez de reprendre. Pour ma part j'ai fait dans l'équilibré mais il est tout à fait possible de tout attribuer à un seul lieutenant...ce qui aura pour conséquences d'agacer les deux autres! Une fois l'assignation faite, le dit lieutenant reprends le contrôle de tout les trafics de ce quartier, même si vous l'aviez alors assigné à un autre avant.
Et voilà! Je comprends bien que tout ceci semble un peu obscur pour qui n'a pas expérimenté par lui-même mais c'était un descriptif à peu près complet de ce qu'il faut faire pour prendre un quartier. Comme il y en a 9 au total, je vous raconte pas le parcours du combattant. Et cette affreuse sensation de devoir sans cesse refaire la même chose...
Cela ne m'a personnellement pas dérangé, au contraire même. Car ce système permet de savoir exactement à quel point du jeu vous en êtes. Mafia III ne triche pas sur votre avancée dans le jeu, il l'explicite même très clairement. Mais apparemment beaucoup n'ont pas appréciés...selon le tableau des fameux trophées PS4, seul 16% des joueurs ayant commencé une partie on débloqués le succès de fin...Triste.
 
 
L'autre gros point noir du jeu, et pas des moindres, c'est l'IA aux fraises des PNJ. Qu'il s'agisse des passants, des conducteurs ou des ennemis, ce n'est clairement pas au point. Combien de fois un gars sur le trottoir s'est jeté sous mes roues parce que durant 1/10ème de seconde j'étais dans sa direction? Combien de piétons paniqués courant n'importe où et se faisant faucher par une voiture? Combien de vauriens ne voyant pas leur camarades se faire trancher la gorge à 10 mètre d'eux alors que rien ne les empêchent de voir ce crime atroce? Même si encore une fois je passe au-dessus de çà je peux aisément comprendre que pour certains cela soit intolérable.
 
 
Autre mauvais point à signaler, le jeu est sorti dans un état assez lamentable, heureusement corrigé par des patchs. Ma première partie fut jouée sans les mises à jour et la vache ça a fait mal. Surtout au niveau des couleurs et de la lumière. Voir le ciel changer de colorimétrie trois à quatre fois dans la même minute, c'est une expérience. De même que voir une ombre géante s'abattre sur la ville, comme si un vaisseau d'Independance Day venait de débarquer...Tout cela est donc réglé grâce aux corrections mais qu'adviendra t-il le jour où le service en ligne PS4 sera fermé? Le jeu conservera alors tout du long son premier état lamentable...Encore un titre sorti trop tôt qui aurait mérité un ou deux mois de plus de développement. Il demeure toutefois des problèmes au niveaux de l'affichage des textures et des jeux de lumières, qui ont parfois du mal à se charger quand vous relancer votre partie. Cela dure une petite dizaine de seconde, durant lesquelles un monde blanc/gris vous entoure et qui laisse place par à-coups à un monde de couleur (j'écris çà et je me rends compte qu'il s'agit peut-être d'une métaphore du jeu finalement).
 
 
L'heure du départ
 
Voilà principalement pour les défauts - loin d'être négligeables - de ce Mafia III. Répétitivité avec une boucle de gameplay a réitéré 18 fois. Intelligence Artificielle très sommaire. Problème assez fréquent d'affichage de textures et d'effets de lumière au chargement. A vous de voir si vous pouvez passer outre ou pas, chacun ayant son propre degré de tolérance face à tout ça.
Mais sachez que l'effort ne sera pas vain. Car l'aventure de Lincoln Clay mérite clairement (Clayrement?) d'être découverte. Surprenant sur la forme et sur le fond, Hangar 13 livre un dernier volet de la trilogie qui fait honneur à la série (malgré ce qu'en dise ses nombreux détracteurs). Avec ses personnages ambivalents, ses décors variés entre ville et marécages...et surtout ses scènes de dialogues magnifiques, certes parfois techniquement vieillottes mais au texte tellement parfait qu'elle resteront comme un modèle dans le genre.
Comment na pas évoquer également toutes ces 'sous-lectures' que nous propose de découvrir New Bordeaux. La guerre et son impossible retour, les problèmes raciaux terrible qu'on connu le pays, l'économie parallèle qui fait vivre une ville, comment la Mafia a fait parti intégrante de l'évolution de certaines cité...Il y a beaucoup de thème abordé ici.
Enfin dire que la musique donne une patate dingue, à la fois la bande originale toute en subtilité et la formidable soundtrack list qui laisse pantois d'admiration. Un véritable TOP 50 duquel rien n'est à jeté. De loin la meilleure sélection de titre jamais entendu dans un 'GTA-Like', aucun doute là-dessus.
 
Conclusion:
J'espère honnêtement qu'il n'y aura jamais de MAFIA IV. Cela serait l'épisode de trop. L'histoire débuté en 1930 se termine avec ce documentaire tournée durant les années 2010. Il n'y a plus rien à rajouter. La saga Mafia à un bilan plus que positif avec cette trilogie certes saupoudré de ses défauts mais aussi de ses grandes qualités. De Lost Heaven avec Tommy Angelo à New Bordeaux avec Lincoln Clay, en passant par Empire Bay et Vito Scaletta, Mafia nous aura livré de belles heures de jeu et restera un nom connu dans la grande histoire du jeu vidéo.
 
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Bonus:
 
 Petit caméo de Mr Propre
 
 Une voiture bien mignonne mais qui ne correspond pas vraiment au Sieur Clay
 
Ce perron est un brin dangereux...
 
 
 
 
 
 
 

Voir aussi

Jeux : 
Mafia III
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Cinéma (Cinéma)
Aaah les adaptations au cinéma des succès du jeu vidéo! Toute une histoire...Pour ma part je ne les regarde plus. Les Assassin's Creed, les Tomb Raider (avec Alicia Vikander)... très peu pour moi. Le vrai dernier portage que j'ai vu fut 'World of Warcraft' mais je ne suis pas du tout fan de cette licence vidéoludique - et j'ai plutôt apprécié le film. Mais ce n'est point le sujet qui nous intéresse ici. Nous sommes ici pour parler des adaptations d'une licence en particulier, celles issues de la franchise de jeu de baston Street Fighter. Je tiens à préciser que je ne suis pas joueur de Street...j'ai joué 5 minutes au IV et tout autant au V. Il y a des persos que je ne connais même pas. Mais j'apprécie tout de même de loin la licence. Voilà pour le contexte.
 
 
Enchainons donc maintenant avec la première de ces adaptations, la plus célèbre, la plus culte, la plus aware...
 
ROUND 1
L'ULTIME COMBAT
Par Steven de Souza (1994)
Livret de présentation
 
Shadaloo, province reculée d'Asie du sud-est. Le général Bison, despote en proie à sa destitution proche face aux forces armées de l'ONA (Organisation des Nations Alliées) joue le tout pour le tout en kidnappant les membres d'une association humanitaire et réclamant la modique somme de 20 milliards de Dollars pour leur libération. Le colonel Guile, qui dirige la force armée, décide de frapper un dernier grand coup...mais il lui reste à localiser la base d'opération du dictateur fou. Il va donc piéger Sagat le marchand d'arme et organisateur de combat de rue clandestin afin que ce dernier révèle l'emplacement du général aux troupes de la Liberté.
Voilà pour les grandes lignes. A cette intrigue principale s'ajoute celle de Ken et Ryu, arnaqueurs à la petite semaine ayant voulu jouer un tour à Sagat et celle de Chun-li, journaliste voulant venger son père exécuté par Bison lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Elle est accompagné de Balrog son caméraman et d'Honda son technicien/perchiste. On trouve également, cette fois-ci aux coté du colonel, Cammy en lieutenant sexy et un type lambda en T.Hawk tardif. Du coté des méchants nous découvrons Dee Jay en sbire un peu provoc' et Zangief dans son rôle éternel de gros bras un peu demeuré. Également Dhalsim en scientifique contraint d'appliquer sa science sur un Carlos Blanka emprisonné. Et n'oublions pas Vega en bras droit de Sagat. Voilà, on a fait le tour du roster de ce film. A l'exception de Sawada, en remplacement de Fei Long, pour plusieurs raisons je pense dont notamment celle de ne pas à avoir mettre en scène un sosie de Bruce Lee qui aurait pu faire tomber le film dans la branche de la Brucesploitation éhonté.
 
 
C'est pas mon jeu, ça!
 
De ce tour d'horizon de nos personnages principaux ressort déjà le premier gros problème de cette adaptation: elle ne respecte que fort peu les biographies officielles des combattants du jeu. Des gentils passent du coté des méchants et vice-versa. Certains voient leur carrière professionnelles bouleversées ou même leur nationalité modifié. D'autres passent de caractère honorable à petit escrocs sans envergure...
Pourquoi ne pas avoir inversé les rôles de Dee Jay et Balrog? Cela aurait fait bien plus sens...
Pourquoi Chun-Li est devenue journaliste en lieu et place d'agent d’Interpol? Ou tout au moins en faire un agent infiltré, on rajoute une ou deux lignes de dialogue et le tour est joué.
Pourquoi faire de Dhalsim un scientifique? C'est la négation totale de ce qu'il représente dans le jeu! Quelle folle idée...
Pourquoi avoir fusionné les personnages de Charlie Nash et Blanka? Et POURQUOI PAS j'ai envie de dire!?
Pourquoi avoir fait des deux héros du jeu - à savoir bien sur Ken et Ryu - des petits malfrats, ce qui est aux antipodes de ce qu'ils sont censé être? Oui vraiment, pourquoi?
 
Sagat s'agace
 
A cela on pourrait répondre l'éternelle excuse des pontes hollywoodien: c'est une adaptation. Mais ce serait répondre comme souvent à coté de la plaque, car rien n'empêchait le script de mieux respecté les persos du jeu. Le plus dingue là-dedans c'est que réécrire le background des différents protagonistes à dû prendre plus de temps que de simplement transposé fidèlement leur histoire...
 
Un mauvais film sympathique
 
Malgré tout, revoir Street Fighter l'Ultime Combat fait passer un bon moment. Dès lors que l'on accepte le contrat du film, à savoir la déconne totale. Le métrage semble en effet ne jamais réellement se prendre au sérieux, on voit bien qu'il ne s'agit que d'une immense boutade, pour ne pas dire une farce (dans le sens théâtral du terme). Les acteurs surjouent à l'excès, les situations sont pour la plupart ridicules, l'intrigue est assez limitée, la mise en scène n'a rien d'extraordinaire (certains plans demeurent très beaux, surtout ceux illustrant les cieux asiatiques)...c'est qu'après tout il ne s'agit que d'un jeu vidéo! On ne vas pas non plus se prendre la tête!
 
 
Revoir les monologues de M. Bison sur ses rêves de domination du monde ou la 'mort' du Colonel Guile ne laissent guère planer de doute sur le coté volontairement ringard adopté pour ce film. D'ailleurs la scène de la révélation de la supercherie est tout autant ringarde...Chun-Li se pointe des heures après la mort présumée du héros américain, suivant un signal d'un autre émetteur radar qui l'amène à la morgue auprès du corps du défunt...et celui-ci se relève comme si de rien n'était...genre il à fait le mort durant des heures, attendant patiemment que la journaliste se pointe??! Mais qui à écrit ça?! Ça n'a aucun sens! Dans le même genre d'ineptie scénaristique, 15 soldats accompagnaient l'association humanitaire, 14 sont tués dont certains de la main même de Bison. Le dernier encore en vie est comme de bien entendu le meilleur pote de Guile Carlos 'Charlie' Blanka. Un peu facile...
On perçoit tout de même une critique assez acerbe et surprenante envers la politique 'du dialogue avant tout' de l'ONU, principalement avec cette scène mythique ou Guile harangue ses troupes pour aller au combat devant un ponte de l'organisation totalement atterré (et inutile au récit). Ce passage, bien trop long, forme donc le ventre mou de cette aventure. Mais il amène au dernier acte totalement foutraque, à la limite de la dinguerie.
 
Il est venu le temps d'aborder le chapitre du casting dantesque de ce film. Bien sur on commence avec Jean-Claude Van Damme dans le rôle de Guile. Faire jouer la caricature du soldat américain patriote par le plus célèbre des acteurs belge relève du pur génie ou de la pure folie, j'hésite encore. Paraît-il qu'il consommait pour 10 000 $ de cocaïne chaque semaine sur le tournage (c'était sa période difficile). En face on trouve un Raul Julia tout en cabotinage, incarnant un Bison qu'on devine égocentrique et imbu de lui-même jusqu'à la démence absolue. L'acteur d'origine portoricaine jouant pourtant un dictateur asiatique signant là son dernier rôle au cinéma, le film lui est dédié (certains le regrettent...cette pantalonnade n'étant pas au gout de certains au niveau de qualité de cet immense acteur). Dans les seconds rôles notables on trouve la mignonne Kylie Minogue - australienne pour une anglaise, notez qu'une partie du tournage à eu lieu en Australie, Ming-Na Wen débute sa carrière dans la peau de Chun-Li, le grand Wes Studi lui est Sagat (un Cherokee pour un thaïlandais) et nous avons Damian Chapa et Byron Mann dans les rôles de Ken et Ryu.
Tout ce beau monde se démènent lors de l'assaut final pour sortir son épingle du jeu et remporter la victoire. Les scènes et les combats ringards s'enchaînent à toute allure dans un déferlement d'effets spéciaux qu'il aurait mieux fallut ne pas pas tenter ( Ha le Hadoken flash!) pour aboutir au climax Jean-claude Guile Vs Raul Bison. Un combat comme on en voit peu. Spéciale dédicace aux trains aériens électromagnétique japonais.
Redécouvrir ce film, bien des années après sa sortie fait grandement relativiser le désastre de celui-ci. On le regarde désormais avec un regard amusé, presque nostalgique d'une autre époque du cinéma. C'est devenu un plaisir coupable duquel on aime se moquer mais qui en fait à toute notre sympathie. Une seule envie à la fin de ce visionnage, relancer une partie de l'adaptation vidéoludique de cette adaptation cinématographique du jeu vidéo Street Fighter. Ou la cerise sur le gâteau de ce nanar culte.
 
 
 
BONUS STAGE
 
En cette même année 1994 est sorti un autre film Street Fighter. La version animée. Tout aussi culte mais cette fois-ci pour de bonne raisons. Histoire respectée, scènes de combat épiques, introduction mémorable...ce dessin animé est une référence en ce qui concerne les adaptations portées à l'écran. Certains personnages ne sont malheureusement pas assez représentés (je pense notamment à Dee Jay) et l'intrigue se déroule un peu vite mais le résultat final est plus qu'honorable. A voir absolument.
Il y eu une séquelle, Street Fighter Alpha, complètement nulle et une série animée d'assez mauvaise facture mettant assez étrangement un ersatz de Jean Reno dans le rôle de Charlie Nash (Oui oui). D'autre ½uvres animés ont été produite dont une série américaine datant de 1995 que je découvre à l'instant et qui semble être une suite du film mais avec le design du jeu...intrigant. Je vais mater les différents animés prochainement pour voir ce qu'ils valent.


ROUND 2
LA LEGENDE DE CHUN-LI
Par Andrzej Bartkowiak (2009)
 
 
Joueuse (de piano)
 
Alors qu'elle n'était encore qu'une enfant, Chun-Li vit son homme d'affaire de père se faire emmener de force par les sbires d'un homme apparemment puissant, pour ne plus jamais le revoir. Devenue adulte et joueuse de piano émérite, cette blessure la hante encore...Lorsque sa mère décède, elle décide de tirer cette vieille affaire au clair en quittant Hong Kong pour Bangkok, où ses maigres pistes l'emmènent. Ayant abandonné son existence aisée pour une vie de vagabonde elle fait la rencontre de Gen, qui la guidera et l'épaulera dans sa quête de vérité.
En parallèle, Charlie Nash, agent d’Interpol coopère avec Maya Sunee de la police de Bangkok pour mettre un terme aux agissements de la société criminelle qui tente de faire main basse sur la ville, mieux connue sous le nom de Shadaloo...
Ce second film adaptant l'univers de Street Fighter est beaucoup moins connu par chez nous que son prédécesseur, et ce pour une raison simple: il n'est pas sorti au cinéma. Du moins dans l'Hexagone ou il est paru directement en DVD deux ans après sa sortie américaine (où là il est sorti en salle). Je ne crois pas vous l'apprendre en disant que ce film fut assez mal accueillit de par le monde et fut assez vite remisé aux oubliettes. Si ça se trouve je dois être le seul au monde à avoir vu ce film 2 fois...
Mais mettons les mains dans le cambouis et autopsions la bête. Déjà d'une elle n'est pas aussi horrible que cela. Nous avons affaire là à un budget de téléfilm assez haut de gamme qui se laisse aisément regarder par un dimanche après-midi de pluie. Je trouve la photographie assez réussie, il y a une vraie patte artistique qui se dégage des images. Et cela est plutôt normal quand on sait que le réalisateur - dont je ne réécrirai pas le nom - fut directeur de la photo avant de passer à la réalisation (il à notamment ½uvré sur 'Le Pic de Dante', 'L'Arme Fatale 4', 'Speed' ou 'Chute Libre' qui est l'un de mes films cultes). Malheureusement le monsieur à moins de talent en ce qui concerne la réalisation en tant que tel. Cependant c'est lui qui donna au monde le assez célèbre 'Roméo doit mourir' avec Jet Lee (que je n'ai pas vu) et son film précédent celui centré sur Chun-Li fut une autre inspiration vidéoludique, à savoir le fameux Doom avec Karl Urban (il me semble qu'il y avait The Rock aussi là-dedans, non?). En clair du lourd , du très très lourd...mais vraiment lourd quoi.
Du coté de la distribution on retrouve Kristen Kreuk peu après la fin de Smallville qui la révéla au monde. Neal McDonough incarne un Bison ô combien différent de celui de Julia, à ses coté le colosse Michael Clarke Duncan campe un Balrog qui a raccroché les gants. Chris Klein lui est Charlie Nash tandis que la très belle Moon Bloodgood joue Maya Sunee. Ajoutez à cela Robin Shou qui des années après avoir été Liu Kang dans les deux premiers films Mortal Kombat saute au-dessus de la barrière pour cette fois-ci être Gen dans un film Street Fighter.
 
 
Insert Coins for New Game
 
On sent clairement que quelqu'un derrière tout cela voulait faire de ce reboot une franchise plus actuelle et moins 'ringarde' de l'univers Street Fighter. Fini les costumes bariolés et les prétexte foireux pour se foutre sur la tronche. Malheureusement la tentative de modernisation fut un échec total, en parti dû aux faibles moyens mis en chantier. Et l'apparent désordre que fut le tournage et le montage. Toute la partie concernant Chun-Li tient à peu près la route, c'est pas fou-fou mais l'intrigue tient debout. Par contre toute la partie Charlie/Maya est dans le flou artistique complet. On a limite l'impression d'être devant un 2-en-1 de Godfrey Ho tant les deux ensembles peuvent se dissocier. Je me demande si en fait toute l'intrigue policière ne fut pas rajoutée ensuite pour étoffer le métrage, la rattachant à la partie 'Chun-Li' avec des bouts de ficelle...
Toujours dans cet ordre d'idées il y a tout un tas de trous dans le script. Par exemple que fait EXACTEMENT le père de Chun-Li? C'est quoi son métier? D’où vient cette idée de l'ordre de la Toile? Rose à t-elle des pouvoirs? Représente t-elle une menace pour Bison? etc etc...
 
Comme je l’écrivais déjà lorsque j'avais vu le film en 2009, le plus bizarre reste la dichotomie de Chun-Li. En effet il semble que la personnage emblématique fut 'coupée' en deux pour obtenir d'une part la Chun-Li de Kristen Kreuk et d'autre part la Maya Sunee De Moon Bloodgood. Comme si n'en faire qu'une seule et même personne aurait été de 'trop' (alors que cela aurait été bien plus raccord avec le perso du jeu...). En plus comment ne pas penser en voyant le duo Charlie/Maya à la relation Chun-Li/Guile. Cependant j'apprends en me renseignant sur le film pour cet article que Maya serait inspiré (de très loin...) par Crimson Viper, qui porte également le prénom de Maya. Cela me semble étrange mais admettons...les dates correspondent.
 
 Cet acteur est absolument partout. Ce doit être des clones ce n'est pas possible. Il est expliqué dans le film qu'il est bien natif de Bangkok, de parents missionnaires irlandais qui l'abandonnèrent à sa naissance. Ah et oui c'est bien censé être Bison.
 
L'autre problème évident quand on regarde le film c'est le niveau du jeu des acteurs. On peut gloser sur JCVD et consort dans l'Ultime Combat mais croyez moi ça reste au-dessus de ce qu'on voit ici. La Kreuk - comme j'aime à la surnommer - a ses bons moments mais aussi ses mauvais. Elle joue juste quand elle est en colère ou frustrée, ses yeux tristes ajoutant à l'effet. La scène de la drague dans la boite de nuit où elle aguiche sa cible avec une danse lascive et des regards évocateurs ne peut également pas laisser de marbre. Croyez moi même le plus stoïque des hommes la suivrait où elle le veut. Mais il y a des passages qui sont...un peu plus difficiles dirais-je pour rester poli (la scène des pleurs sur la dépouille de son maître...). Mais l'immanquable demeure Chris Klein. Je ne sais pas si il le fait exprès ou pas mais il joue véritablement comme une savate. A un point tel que cela en devient beau.
  Florilège Chris Klein. Hé Mais oui! Wiki mon ami m'apprends que c'est lui qui joue Cicada dans l'actuelle saison de Flash! Comme le monde est petit!
 Mention spécial à Taboo, membre des Black eyes Peas, qui fait un Vega absolument nul
 
Game Over
 
Alors, dois-je vous conseillez de voir 'La Légende de Chun-Li' ou pas?
Et bien non, clairement pas. Sauf si vous êtes fans de cinéma un peu cheap. Ou que vous avez du temps un dimanche après-midi de pluie. Il n'a que peu de rapport avec le jeu, ou à la limite un chouia avec les Alpha. Malgré sa qualité toute relative il en reste cependant quelques points positifs dont la beauté de l'ensemble (Hong Kong et Bangkok sublimées), un essai de modernisation et de crédibilité apporté au jeu de baston originel, l'évidente personnalité attachante de Kristen Kreuk et l'attrait de son regard sans cesse au bord des larmes... Le décolleté de Moon Bloodgood aussi qui laisse songeur. Et bien sur la performance de Chris Klein, exceptionnelle.
 
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe un film, produit avant le chef d’½uvre de de Souza du nom de Future Cops et qui s'inspire du jeu Street Fighter...et Terminator. Sorti en 1993, ce film hongkongais est semble t-il une comédie pouet-pouet bas du front sans grand intérêt. Et il a un lien avec le film Niky Larson avec Jacky Chan. Mais si vous savez, celui ou à un moment ils se retrouvent tous en perso de Street Fighter...
Je laisse le grand Karim Debbache en parler, bien mieux que moi:
 
 
 
ROUND 3
ASSASSIN'S FIST
Par Joey Ansah et Christian Howard (2014)
 
 
The World Warrior
 
Ken Master et Ryu sont les élèves de Gouken, grand maître d'art martiaux et seul connaisseur du Hado. Mais le temps passe et ses disciples le presse, eux aussi veulent maîtriser le formidable pouvoir qu'est le Hado. Le vieux senseï est hésitant, car cette force magique peut corrompre celui qui ne la contrôle pas...comme il en fut le témoin lorsque lui-même était élève...
 
Statut un peu particulier que ce film ci. A l'origine il s'agit d'une web-série qui fut remontée afin d'obtenir un long métrage. De 2H30! La version que j'ai vu la semaine dernière n'était pas celle que j'avais regardé il y a quelques années. Plus longue, mieux rythmée, avec un montage retravaillé de fond en comble. Et pour le mieux.
Ne tergiversons pas durant des heures, nous avons affaire là au meilleur des films Street Fighter. Pourtant l'économie de moyen aurait dû sceller le sort de ce projet fou...mais de chaque faiblesse on peut en tirer une force. Offrant un spectacle pur et contemplatif, sans être ennuyeux une seconde malgré sa longue durée, on est scotché devant la prouesse de l'ensemble. Alors non, ce n'est pas un film d'action. Absolument pas. Il s'agit d'un récit initiatique, d'un passage de connaissance d'une génération à une autre, avec au centre du récit Gouken. Maître de Ken et Ryu mais également élève dans ses jeunes années avec son frère Gouki, sous la tutelle de Goutetsu.
On suit donc l'histoire sur deux périodes, Gouken étant la constante. Et les deux sont passionnante à suivre. Car découvrir un jeune Gouki bien avant qu'il ne devienne Akuma ce n'est pas donné tout les jours.
 
Gouki, avant qu'il ne se laisse consumer
 
Le coté obscur du Hado
 
Après la guerre, Goutesu recueille dans son dojo les fils de son ami disparu durant la bataille d'Iwo Jima. Ils deviendront naturellement ses élèves. Dans la maisonnée se trouve également la nièce du Senseï, Sayaka, qui au fil des ans deviendra très proches des deux élèves...
Gouken et Gouki forme une fratrie qui bien entendu fait écho au duo Ken et Ryu, le sage et le compulsif n'étant pas forcément celui que l'on croit. Petit à petit dans les deux groupes les différences se font sentir, les caractères se font plus marqués. Des quatre personnages, Gouken est le plus effrayé par la force sombre, faisant de lui le plus sage et le plus dans la maîtrise de soi. Mais pas le plus faible. Ses certitudes seront souvent remises en cause. Par son maître, par son frère, par ses élèves enfin. Jamais cependant il ne sera attiré par la facilité ou la puissance. Car il connait le prix à payé, il a vu de ses propres yeux le Hado sombre détruire son frère pour un faire un 'Akuma'. Il fera tout pour en protéger ses élèves, quitte à leur mentir pour les préserver du monstre tapi dans les bois.
 
Gouken jeune, partageant un repas avec son Maître Goutetsu et Sayaka, la nièce de ce dernier
 
Techniquement nous ne ne trouvons pas devant un blockbuster surfriqué, c'est évident. Malgré tout l'image est léchée et la mise en scène réfléchie et concise. Et croyez le ou pas mais les effets spéciaux dévoilés ici sont de loin les meilleurs des trois films. Les décors sont magnifiques avec ses bois chatoyants et ses rivières étincelantes. Les personnages sont peu nombreux et certains sont moins bon que d'autres (le pêcheur!), j'avoue aussi avoir un peu de mal avec la tronche de Ken et ses cheveux trop blond pas franchement naturel...
Les références à l'univers sont peu présentes mais bien amenées...et surtout cohérente. C'est ce qui fait la force de ce film: il respecte TOTALEMENT l'histoire dont il s'inspire. Tout en ajoutant ses petites touches personnelles ici et là permettant d'ajouter du c½ur au récit.
 
Au revoir, Senseï
 
Revoir Assassin's Fist avec un montage définitif fut une surprise encore plus belle que dans mes souvenirs. Déjà qu'il était bon il en devient véritablement excellent et de loin pour ma part la meilleure adaptation faite à ce jour d'un jeu vidéo. Fidèle au matériau de base tout en étoffant le background connu en remplissant les blancs, voilà qui devrait inspirer toute la production cinématographique qui pioche dans le jeu vidéo. Si vous êtes fans de Street Fighter et que découvrir un film aux antipodes des attentes ne vous effraient pas, voyez le. Car non je le répète il ne s'agit point d'un 'Actionner', il y a des scènes de combat certes mais on n'est clairement pas chez Michael Bay ici. Je préfère prévenir car 2H30 c'est long quand on s’attend à de la baston et qu'elle ne vient pas (ou très peu). Ne vous arrêtez pas au maquillage parfois un peu craignos (la perruque blonde, la tronche d'Akuma) et matez Street Fighter Assassin's Fist, vous n'en serez pas déçu. Vraiment.
 
 
BONUS STAGE
 
Il existe une suite à Assassin's Fist, baptisée Resurrection et qui est en fait un prologue à Street Fighter V (si j'ai bien tout compris). On retrouve nos Ken et Ryu bien longtemps après avoir défait Bison et désormais responsable d'une salle de sport à San Francisco. Quand arrive Laura Matsuda, à la recherche de nouveaux défis à relever...mais c'était sans compter sur Interpol appelant nos deux héros pour une sombre histoire d'alerte à la bombe à Londres qui serait intimement liée à leur passé...
D'une durée de 30 minutes au total ces nouveaux épisodes sont agréables mais absolument pas indispensables. Servant d'introduction au jeu ils ne sont là que pour vaguement mettre en place les éléments 'scénaristiques' pour le cinquième épisode de la célèbre saga du jeu de baston.
 
Et voilà pour ce tour d'horizon des adaptations Live de Street Fighter. J'espère que ce voyage vous aura plus, avec du bon, du moins bon et de l'excellence. Yata!
 

Voir aussi

Jeux : 
Street Fighter II
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
On retrouve une dernière fois Lara Croft pour la fin de ce triptyque dans un épisode plus sombre qu'à l'accoutumée. Cette fois-ci la belle est en quête d'artefacts provenant de la mythologie nordique, afin d'élucider une fois pour toute le mystère de la disparition de sa mère et les circonstances de la mort de son père. Et accessoirement mettre la main sur Mjolnir, le célèbre marteau de Thor, ce qui lui permettra de se mesurer à arme égale contre sa vieille ennemie Jacqueline Natla, revenue d'entre les morts...
 

 
Convergence des Luttes
 
Premier point qu'il convient de souligner, Underworld utilise de manière maline les éléments scénaristiques des deux précédents opus pour amener à une conclusion satisfaisante. Nous retrouvons donc Amanda , Zip et Alister (du Legend, mon article ici) mais également Natla et un nouveau clone, provenant eux d'Anniversary (qui lui à son article ). Et comme de bien entendu, on reprends la trame là où on l'avait laissé, à savoir la quête de la vérité sur le sort de ses parents, suite à la révélation d'Amélia sur Avalon.
 
Comme je l’écrivais déjà en 2008, le jeu fait la part-belle au 'Girl Power', en effet les quatre protagonistes principaux sont des femmes (protagonistes principales du coup, non?): Lara, Amanda, Natla et la Clone. Les hommes - au nombres de trois (Zip, Alister et Wilson le majordome) sont peu présent et quand c'est le cas sont mis en retrait, avec un événement au cours de l'histoire qui renforce le coté secondaire clairement voulu pour eux. Mais là ou cela m'aurait gêné dans d'autres ½uvres (au hasard le Ghostbuster 2016...) ici il ne s'agit que d'une évolution naturelle au fil de la trilogie. Personne n'a imposé à coup de pieds-de-biche un casting quasi exclusivement féminin, il s'est fait tout seul, par le récit. Beaucoup devrait en prendre de la graine...
 
 
Du coté de l'exploration on traversera comme d'habitude des temples perdus à travers le monde, notamment au Mexique ou en Thaïlande. Les dits temples sont de bonnes factures, et il faut parfois se creuser la tête pour résoudre leurs énigmes basées sur la physique (Contrepoids, Levier etc...). Mais ceux-ci révèlent également tout un bestiaire très agressif, de loin le plus coriace de la trilogie (notamment les dragons de Komodo, véritables plaies sur pattes!). Graphiquement le titre est très joli mais à mon sens ne possède pas de beaux panoramas comme pouvait l'offrir le Legend.
 
 
Les modèles physiques des personnages eux ont pas mal vieillis je trouve, sans être honteux, juste ils dénotent un peu. Amélia et Natla ont droit a de nouveaux modèles. Lara, elle, possède des traits plus durs, plus rudes. On perçoit nettement son évolution au fil du temps (ce qui manque Cruellement dans la trilogie 'Survivor'). A noter l'absence du niveau d'entraînement dans le manoir comme on avait pu le connaître jusque là...mais l'introduction du jeu laisse aisément en comprendre la raison (cependant le manoir est présent à travers deux ou trois niveaux).
 
 
Là ou Legend cherchait à s'ouvrir sur des niveaux urbains et très contemporains, Underworld suit la voie du remake Anniversary: seule dans des vieilles ruines oubliées. On retrouve alors un peu l'ambiance de la saga originelle avant qu'elle ne devienne une psychopathe assoiffée de sang dans sa relecture moderne...
 
La plus grande réussite reste cependant les niveaux sous-marins, véritable prouesse. Il s'agit de véritables niveaux en soit, entièrement sous l'eau (elle à un respirateur), avec exploration, recherche d'objets, énigmes...l'espace est bien entendu limité mais croyez-moi il y a de quoi y passer du temps tout de même. De loin les meilleurs passages aquatiques de toute la saga. On retrouve également la moto utilisable à l'intérieur de certains niveaux (et non plus dans des sections dédiés comme dans le Legend) et elle servira même pour résoudre quelques énigmes. Mais malheureusement cette dernière est catastrophique à conduire...un véritable Tank au moteur bridé. Quel dommage.
Mais en même temps cela est raccord avec la maniabilité générale qu'offre Underworld...
 
Les fonds marins sont vraiment réussis et sont parmi les meilleures séquences du jeu
 
Une fin qui manque de finition
 
Refaire les trois à la suite m'a permis de mettre en évidence un aspect du soft qui m'avait échappé jusque là: il n'a clairement pas assez été peaufiné en terme technique. L'aventurière se bloque tout les 10 mètres sur un coin de décor, tourne sur elle même durant plusieurs secondes (perdue qu'elle est dans sa programmation), loupe des sauts pourtant évident, se cogne absolument partout etc etc...Passer du hyper maniable Anniversary au hyper poussif Underworld est un vrai choc...typiquement le jeu qui aurait mérité quelques mois de développement en plus pour ajuster tout ces petits désagréments qui sur plusieurs heures finissent par agacer. Autre défaut les passages de varrape qui certes amènent un peu de nouveau en terme de jouabilité mais donne à la Miss des poses tellement improbables que j'en ai eu mal aux vertèbres (elle doit avoir un bassin en gélatine c'est pas possible!). Autre ajout qui aurait mérité une plus grande attention le mode 'adrénaline', extension de la capacité qu'elle avait dans le Legend (un'bullet-time' Like), qui cette fois lui permet de 'One-shooter' un adversaire quel qu'il soit. Dans les faits cette capacité ne sert jamais - pas le temps ou pas l'utilité - excepté une fois de plus contre ses fichus minis-dragons, surtout quand il vous attaquent à plusieurs.
 
 
Ah et oui comment ai-je pu presque oublier cela: le menu de Tomb Raider Underworld est l'un des plus mauvais qu'il m'ait été donner de voir. Opaque, peu intuitif, ergonomie zéro...une catastrophe que ce menu radiant. Il m'a fallu un long moment pour trouver où se situer l'option pour refaire les niveaux...qui en fait se situe sur le PDA et absolument pas dans le menu 'Start' ou l'écran d’accueil! Donc en clair il faut charger sa partie finie (qui se renomme alors automatiquement 'Chasse au trésor') et une fois celle-ci chargée, allez dans le PDA et choisir l'option 'revisiter un lieu'. Laborieux, demandant 3 temps de chargements au lieu d'un si l'option était dans le menu d'accueil...tout sauf pratique.

  L'un des pires menus de ma vie de Gamer


La Contre-attaque du Clone

 
Autre temps autre m½urs. A l'époque de la 360 il m'arrivait d'acheter du contenu 'dématérialisé', dont les deux DLC de ce Underworld (Bon Ok cela m'arrive encore aujourd'hui mais c'est rare). Bref. Le premier nous voit retourner sous les cendres du Manoir Croft pour explorer tout un pan enseveli du domaine, à la recherche d'une relique mise là par le Pater. Plaisant sans être indispensable, il instaure une atmosphère presque 'Residentevilienne' (je pose les droit sur ce mot) avec ses araignées géantes et ses templiers zombies. La première fois que je l'ai fait il m'avait paru extrêmement difficile mais cette fois-ci je l'ai fait d'une traite (surement car je connais LE passage caché bien tordu qui bloque pas mal de joueurs).
 
 
Mais on en vient à l'autre DLC qui lui est clairement mi-figue mi-raisin. Cette fois-ci point de Lara Croft...nous voilà au commande du Clone (qui n'a pas de nom) suite à sa chute dans le dernier chapitre du jeu principal. Le fait d'incarner ce personnage que je trouve méga-stylée et super cool fut la raison de l'achat de ces DLC. La déconvenue en fut d'autant plus grande. Non pas qu'elle soit ratée (au contraire, elle est parfaite) mais le niveau où on l'incarne lui est tout simplement honteux. Mais commençons par décrire la belle doppelgänger. Car celle-ci possède plusieurs capacités fort pratique, comme la régénération (à un certain point, elle peut tout de même mourir), une force accrue et une super-vitesse. Ses compétences en combat rapproché sont donc bien supérieures à celles de Lara. Et avec ses pouvoirs combinés elle peut même user de 'super-coup' qui ravagent ses adversaires. Mais c'est là que le bat blesse. Ses opposants ainsi que le niveau ne sont clairement pas à la hauteur du perso. Car il ne s'agit que de 'thralls' (les ennemis revenus à la vie du jeu, des 'zombies') dans une moitié de niveau qu'il faut en fait refaire deux fois! Une première fois pour activer les machines atlantes, une seconde fois pour les éteindre. Oui oui vous faites le MÊME parcours 2 fois! Tout pareil ou presque (la seconde fois les pièges sont plus retors). Quelle déception!
 
 
De plus elle n'est pas disponible dans le reste des niveaux du jeu principal - ce qui aurait amener une nouvelle manière d'appréhender ceux-ci, un peu comme quand on joue Luigi dans un Mario. Heureusement la faiblesse de ce DLC amène à une conclusion en cinématique satisfaisante...qui aurait dû amener une suite! Je regrette énormément le fait qu'il n'y ait eu aucun jeu complet mettant en scène la clone tellement elle le mérite. J'ai d'ailleurs cru à l'époque que se serait elle le second perso jouable dans le jeu 'Lara Croft and the Gardian of Light' avant de découvrir le Maya Totec.

 

Avouez que si vous tombiez sur ce bestiau dans votre cave, vous feriez la flippette!
(Moi le premier!!)

Ici en vidéo de let's play la seconde partie du DLC qui mets en scène la clone. Sachant que la première partie EST EXACTEMENT LA MÊME en plus facile. Comme vous pourrez le voir j'esquive la majorité des ennemis, étant donné l'inutilité de les combattre (dans mes parties précédentes je les affrontai tous...ça prends des plombes pour QUE DALLE). Un DLC comme on ne voudrait plus jamais en voir...

LA salle que je déteste le plus dans Underworld. Elle me rends dingue à chaque fois!

Jolie carte postale de Thaïlande

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Un exemplaire du jeu Tomb Raider Legend sur Xbox (la première, pas la 360 ni la One) à gagner par tirage au sort (tirage le 15 février). Pour participer c'est simple: donnez moi en commentaire de cet article la marque de la moto que trouve Lara sur le toit de l'immeuble dans le niveau se déroulant à Tokyo dans le susmentionné jeu. Bonne chance ! :^)

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Voir aussi

Jeux : 
Tomb Raider Underworld
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Jeu vidéo (Jeu vidéo)
 
Pour la troisième fois j'ai terminé Shenmue. Sur PS4 cette fois-ci, dans sa version HD. Une occasion de se replonger dans ce titre mythique...avec un recul de 20 ans. Et comme paraît-il seul les imbéciles ne changent pas d'avis, cette dernière partie à su me questionner sur la pertinence de ce portage en lieu et place d'un véritable remaster (idée contre laquelle j'étais farouchement opposé). Car entre hommage d'un jeu culte et modernisation au standard actuel, on se retrouve le derrière entre deux chaises. Comme je n'ai pas envie de retaper un énième pavé sur ce sujet, un rapide récapitulatif des + et des - sera entièrement suffisant:
 
Les - :
-Ryo se manipule très difficilement, il tourne avec l'aisance d'un véritable pachyderme. Dur dur!
-Dans le même genre, la vision à la première personne rigide comme pas permis. Argh!
-apparition/disparition des PNJ, compréhensible sur Dreamcast, impardonnable sur console actuelles
-Manque flagrant d'activités. Comparé à Yakuza c'est un désert d'ennui...
-Certaines scènes devenues vraiment ringardes (les adieux de Tom, certains dialogues avec Fuku...)
-le système de baston juste frustrant...une refonte complète aurait été bienvenue. (Une garde, bon sang! Une Garde!)
-Acheter de la nouriture est inutile. Les restaurants ne servent à rien. Cette ressortie aurait été l'occasion d'ajouter le fait de pouvoir manger à Ryo. Cela manque vraiment.
 
Les + :
-la traduction complète en français (texte). Qu'est ce que cela fait plaisir!
-Possibilité de passer des voix Japonaises au voix Américaines à tout moment.
-Même si les graphismes sont très semblables, lancer les deux versions l'une après l'autre rends compte de la finesse accrue en HD. Normal me répondrez vous mais il y a plus quand même qu'un simple 'lissage', certaines textures ont clairement été modifiées.
-des options plus complètes pour parfaire son expérience de jeu selon son bon vouloir
-C'est Shenmue.
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 Photos en vrac:
 
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Voici maintenant un comparatif des principales différences que j'ai noté entre les deux versions. Si vous en avez noté d'autres n'hésitez pas à me le faire savoir car cela m’intéresse!
PS: ne vous formalisez pas sur les formats des photos qui suivent. Les screenshot Dreamcast on été prise en 4:3, puis étirées en 16:9 (Pourquoi? Aucune idée!) tandis que certaines images PS4 on été recadré en 4:3 (là c'est moi)
 
 
 
La croix de sélection à été modifiée pour un choix plus neutre. En effet les quatres 'choix' ressemblaient vaguement aux boutons de la croix directionelle de la manette Dreamcast. Avec une sortie multisupport en 2018 il était plus judicieux d'opter pour cette neutralité.
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L'écran de pause à aussi été revu pour les mêmes cause de neutralité de ton. L'original avait une palette très Dreamcast avec des cases associés aux couleurs des boutons. Aujourd'hui exit tout cela pour un menu plus didactique (et passe-partout)
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L'inventaire lui à été grandement amélioré. Classé par onglet, plus clair et plus complet. Seule fausse note le calendrier et le porte-feuille on été exclus de cette rénovation pour être relégué en haut à droite de l'écran...dommage.
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On en termine avec le comparatif des menus avec la liste des coups de notre héros au blouson. La version Dreamcast à nettement ma préférence avec son coté Parchemin. Elle est également plus précise en déterminant le niveau de chaque coup (Learning, Moderate, Advanced), notion totalement absente dans la version moderne. Cependant la remise à l'horizontale permet une meilleure compréhension des enchaînements. Pour nous occidentaux en tout cas.
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 Le carnet. Toujours aussi difficile à remplir totalement. Mais (et c'est un GROS Mais) en francais! :^)
Notez également la différence de police (est elle identique dans la version anglaise? Ont-il retravaillé cela dans les versions anglaises??)
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La montre. Une Timex donc pour Ryo sur la console de Sega (joueurs Xbox: était-ce le cas également sur le II?) qui à perdu de sa valeur pour devenir une montre estampillé de la marque au hérisson bleu en HD. Un détail m'intrigue: qu'est ce que la Ndiglo Alarm? Car l'option semble aussi être passé à l'as...
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Pour finir sur le jeu des différences, revenons à une capture précédente. Prêtez attention à l'affiche près du plan. En jeu je me disais bien que je n'avais pas le souvenir d'avoir vu ce violon...car en effet l'image remplace une précédente...qui voit une mère et son enfant (on ne distingue pas vraiment ce que fait la femme). Là ou cela devient vraiment intriguant c'est qu'en comparant les symboles ils sont identiques! Les deux affichettes disent donc la même chose, c'est bel et bien l'image qui à apparement posée problème! Censure? Problème de droit? Que sais-je encore? Si l'un d'entre vous chers lecteurs, lisant courament le japonais pouvait traduire ce qui est écrit ici j'en serai fort reconnaissant.
 
 
 
Même cas, autre lieu. Cette fois ci devant la salle d'arcade. En 2018 une telle image serait-elle polémique? Et surtout, Pourquoi?!
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Voilà pour cet article 'réaction à chaud' (j'ai fini l'histoire il y a quelques heures). Cette replongée dans ce qui reste mon jeu préféré m'a permis de relativiser pas mal de choses...Si j'avais découvert ce jeu à 35 ans et non à 17 mon jugement aurait été bien différent. Aujourd'hui j'aime toujours énomément Shenmue, mais avec beaucoup plus de second degré et de lecture adulte et moins naïve (Ah la Nozomi!). En attendant je retourne très vite auprès de Ryo, cette fois pour un retour à Hong Kong!
 

Voir aussi

Jeux : 
Shenmue
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Voyages (Voyage)

De retour à Las Vegas pour cette fois-ci un focus sur des casinos en particulier. Premier point, comme pour le premier article, aucune photo n'est de moi. Deuxième point, ne sont présent ici que des casinos qui se sont démarqués, la plupart n'ayant absolument rien qui sorte du lot, comme nous allons voir dans cette première salve de clichés.

 

Partie 1: salles de jeu

Une salle de jeu d'un quelconque casino...

Suivi d'une autre salle de jeu d'un autre quelconque casino...

Dorure, luxe et jeu d'argent à gogo...jusqu'a l'éc½urement...puis l'indifférence.

Christain Morin et Annie Pujol n'étaient pas là pour présenter 'La Roue de la Fortune'

 Petit écart de thème avec cette photo qui revient sur l'intérieur du Caesar Palace, grand absent de cet article car il avait bien un intérieur qui se dénotait mais que nous avons fait tard et un peu sur les rotules, donc peu d'image mais il est l'un des rares à vraiment faire.

 Honnêtement, j'aurai pu m'être bien d'autres photos (j'en ai toute une palanquée) pour illustrer les innombrables salles remplies de jeux d'argent en tout genre mais cela serait d'une redondance inutile. Quand vous découvrez la première, vous êtes comme un enfant au royaume du Bling-Bling, vos yeux sont émerveillé par tout ce luxe, ces lumières, ces dorures, ces sols tapissés sur des kilomètres carrés, ces allées interminables emplies de son de toutes sorte...Puis vous passez à la seconde et vous vous dites "Ha mais ça ressemble vachement à la première en fait!", vous en faites le tour beaucoup moins émerveillés. Puis vient la troisième et là vous comprenez que quand vous en avez vu une vous les avez toutes vues.

 

Partie 2: Le NewYorker

 Avec sa facade multicolore et les batiments caractéristiques de la Grande Pomme, le NewYorker (de son vrai nom le New York New York, mais personne ne l'appelle comme çà) se distingue de loin

Moi je trouve que celui-là il a de l'allure...mais c'est sans doute parce que j'adore NY
Prétez attention au grand-Huit qui passe lui aussi à l'extérieur et à l'intérieur, qui bien entendu reprends les quartiers célèbre de la ville.

Le Chrysler Building pointe vers le ciel, juste à coté du casino 'Monte-Carlo'

La Statue de la Liberté version miniature, la Française la plus connue au monde ;^)

Ce doit être le seul endroit au monde où l'on peut apercevoir la Tour Eiffel depuis le pont de Brooklyn

 Partie 3: Paris

Transition parfaite pour passer à notre bonne vieille ville de Paris, synonyme de luxe et de romantisme pour les Américains. Avouez qu'avec cet angle de vue, on se croirait presque au pieds de la vraie! Mais bon il ne me semble pas qu'il y ait un batiment à ses pieds...

Les bords de la Seine, version US. Franchement il y a de quoi réaliser un film autour du Monde à peu de frais à Las Vegas, suffit de bien potasser ses cadres de caméra!

Les célèbres palmiers de Paris, bien entendu

Ah! Là on se trouve donc à l'intérieur du bahut. avec l'un des pieds qui traverse le toit pour finir dans la salle de jeu. Sachez que comme sur la vraie, un restaurant se trouve au premier étage de la réplique de la tour. Petite ambiance bucolique d'un Paris fantasmé.

25 Cents le French Kiss...Franchement ça se voit que les Ricains n'y connaissent rien en romantisme! Comme chacun sait c'est beaucoup plus cher! Remarquez le décor en second plan, on pourrait s'y croire.

Petit concours: ceux qui trouveront la belle faute sur ce panneau pourront participer à un  tirage au sort parmi les bonnes réponses et gagner l'intégrale en 3 volumes d'Adèle Blanc-sec de Tardi parue chez Casterman (édition France loisirs). A vos commentaires!

Une vue d'ensemble du casino de jour. L'Arc de triomphe à droite est fidèlement représenté mais une fois de plus n'est qu'un décor en carton-pâte. Toquez-le et il sonne creux...

 Chapitre 4: The Venetian

Et enfin, pour finir ce rapide voyage touristique virtuel le truc le plus fou qu'il m'ait été donné de voir dans ma vie. Le Venetian. La folie humaine à l'état pure. Déjà l'extérieur laisse baba. Puis vous entrer, par les petites portes qui donnent sur le strip. Vous voilà dans une enième salle de jeu...vous flânez un peu dans les couloirs interminables et finissez par emprunter un escalator pour déboucher sur...

...la Place Saint-Marc. Un truc de dingue. Ceci se trouve bien en intérieur. C'est le c½ur du Venetian. On y trouve des cafés, des stands de fleurs etc...Le plafond possède plusieurs types d'éclairages pour simuler plusieurs moment de la journée et possède même un système permettant de faire 'pleuvoir' artificiellement. Quand mes compagnons de route et moi-même sommes tombé là-dessus, nos sommes resté comme deux ronds de flanc, abasourdis que nous étions.

Autre vue sur la place. En photo je trouve l'effet déjà saisissant mais quand on est sur les les lieux c'est juste incroyable.
NB: il existe à Tokyo sur l'île artificielle d'Odaiba, un lieu similaire. Appelé VenusFort il reprends lui aussi un décorum identique à celui-ci. Je partagerai les photos de là bas une autre fois...

On pourrait quasiment faire croire à un séjour à Venise (quasiment, on ressent quand même le coté décor, ça manque de 'vécu'). Il y a même des mimes...

Ceci est un collage à partir de 2 photos (on peut voir la ligne de démarcation au niveau des lampadaires) que j'ai réalisé pour tenter de faire ressentir un peu le coté 'majestueux' de l'endroit. Le ciel est tellement parfait, l'illusion est totale. Il s'agit pourtant bel et bien d'un plafond!

Et donc on arrive au clou du spectacle. Un tour en gondole est possible à travers tout le Venetian...dont le départ se trouve ici...

...se poursuit à travers la galerie marchande...

Et continue à l'extérieur...avant de retourner à l'intérieur. Un vrai circuit en gondole qui ne désemplit pas...

Le Venetian de nuit

Le Venetian de Jour. Avec le pont au Soupir que je n'ai pas réussi à emprunter malgré mes tentatives (je n'ai pas trouvé comment y accéder)

Le plus dingue la-dedans c'est qu'à l'époque il était en phase d'agrandissement (que je suppose désormais terminé)

Maquette du projet une fois finalisé, donc tel qu'il doit être si vous y aller désormais.

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Et c'est ainsi que se termine ce voyage en photos vieilles de 12 ans déjà. Il y a un millier d'autre chose à voir - et à faire - à Las Vegas. Des milliers de choses aux cotés desquelles je suis passé sans même m'en rendre compte. Nous sommes resté trois jours et pour être franc j'étais content de quitter cette ville. Elle fatigue par sa démesure. Je regrette cependant de ne pas avoir eu l'occasion de plus sortir de ses sentiers battus, car à part le Strip et la route de notre Motel je n'ai rien vu du 'vrai' Las Vegas'. Avec le recul c'est un peu dommage mais il n' s'agissait que d'une étape parmi d'autre, on ne pouvait pas s'éterniser...

 La carte qui nous servit de guide pour s'orienter sur le Strip. Cliquer sur l'image pour mieux la voir et situer les différents casinos

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 Bonus de la partie 2:

Avant de quitter la ville arrêt obligatoire au 'Plus grand magasin de Souvenirs du Monde '( c'est écrit dessus). Pour ne rien y prendre au final tant ce qu'il présente n'a pas d'âme. Juste des bibelots plus ou moins rigolos, plus ou moins osées, exposé sur des Km de rayon. Mon souvenir de Las Vegas consiste en une peluche de 'Jaune' des M&M's, surnommé Cacahuète, trouvé bien évidemment au magasin de la marque.

 Le Barrage Hoover

Nous avons quitté la ville. Retour dans le désert pour notre prochaine destination

Le très connu barrage Hoover, visible dans plusieurs films (dont il me semble le premier Transformers si je ne dis pas de bêtises...). Pour les fans de GTA oui c'est lui qui est representé dans San Andreas.

Exemple typique des folies architecturale humaine, un pont passant AU-DESSUS du canyon!
Le barrage se trouve à gauche, la photo est prise du même endroit que la précédente, pour faire montre un peu des distances vertigineuses...Nous quitterons les lieux par le pont en face (à gauche)

Peluches

Mon souvenir personnel de Las Vegas, cette peluche qui à - Hum - bien vécue.

 Ceci n'a rien à voir avec le thème de cet article, il s'agit juste de mes valises sur le depart depuis LA. Un espion est habilement dissimulé sur cette image, saurez vu le retrouver?

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Ici les trois livres mis en jeu.. Je préviens d'avance, me méfiant des chenapans du net: à la première prise de tête j'annule tout. Un tirage au sort sera effectué au 31 Janvier parmi les bonnes réponses.

 

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Voyages (Voyage)

La nuit est tombée alors que nous roulons depuis des heures au milieu du désert. L'obscurité est totale. Les phares de notre Buick éclairant le bitume apportent un semblant de lumière dans ces ténèbres interminables. Enfin notre route en rejoint une autre, un peu plus fréquentée. Puis très vite on se retrouve sur une deux-voies, où la circulation semble s'agitée. Alors on scrute l'horizon, à la recherche de cette folie faite ville. On croit l'apercevoir derrière chaque rocher, derrière chaque butte. Mais non. Il ne s'agit que de quelques constructions éparses, d'enseignes décrépies ou d'îlots d'habitations plantés dans le sable infini. Puis en plein de milieu de nulle part, un carrefour. Un vrai de vrai. Avec feux tricolores des quatres cotés (mais pas de passages piétons). Dès qu'un feu passe au vert, un torrent de véhicules se déverse sur cette désormais quatres-voies. On regarde çà d'un oeil mi-amusé mi-abasourdi. Il n'y a pas 20 minutes nous étions seuls au monde en plein No Man's Land. On reprends notre route, voiture parmi des centaines d'autres. Il y a un désert à gauche. Il y a un désert à droite. Surréaliste. Je crois être en plein rêve.

Lorsqu'elle apparaît enfin le doute n'est plus permis. C'est Elle.
Comment décrire avec des mots cette époustouflante vue qui erre encore dans mes pensées. Imaginez un lac de Lumière, vivantes et vascillantes, au mileu d'une noirceur insondable. L'horizon constellé d'éclairages artificiels et le ciel étoilé se confondent. Malgré la distance vous parvenez à distinguer ses artères principales, ses highways, sa périphérie. Plus inconcevable encore vous distinguez venants de toutes les directions les milliers d'autres badauds qui vont et viennent sur les autres routes perdues au milieu du désert. Tous venus pour les mêmes raisons que vous: admirez l'incroyable. C'est un spectacle fascinant, et aujourd'hui encore je suis ravi d'avoir pu la découvrir ainsi. Puis comme pour vous prouver que tout cela est bien réel, un panneau annonce fièrement que vous venez bel et bien d'arriver à Las Vegas.

 

Techniquement, Las Vegas ne fait pas parti des étapes de la mythique Route 66. Mais comme ce n'est pas tous les jours que vous passez dans le coin, "le détour fait parti du circuit". Nous resterons trois jours dans la cité du Vice, et bien que j'en garde quelques souvenirs éparses (c'était durant l'été 2007) je ne peux pas dire être tombé sous le charme de la ville. Pas mon style. Du tout. Mais quand même, il faut y aller je pense au moins une fois dans sa vie, ne serait-ce que pour le voir pour le croire. Car si il y a bien un mot pour décrire cette dinguerie c'est "Incroyable".
Mais Sin City est également une belle métaphore du rêve américain et un condensé de ce que sont les Etats-Unis: un show. Quoi qu'il arrive.

PARTIE 1: Le STRIP (l'aller)


 

Les planches de ce thêatre, c'est la rue principale bien entendu, appelée 'le Strip'. Là ou se concentre la totalité du tourisme de la ville et des photos qui composeront cet article. Qui d'ailleurs je le précise maintenant ne sont pas de moi mais de mes compagnons de route (je n'avais pas d'appareil photo). Cette Main Street est un condensé de tout ce que peut faire la folie humaine quand elle a trop d'argent à dépenser. De la FOLIE PURE.

Première vue sur le Strip, la rue principale qui abrite tout les fameux casinos de la ville

Ce pourrait être la devise du coin...

Restaurant panoramique, sur le modèle de celui de SeattleL'une des fameuses - et nombreuses - chapelles de Las Vegas

On arrive aux choses sérieuses là...remarquez d'emblée le grand huit qui passe à l'extérieur ET à l'intérieur du Nascar Cafe!

Meilleure vue du délire...et nous n'en sommes qu'au début...

La circulation est pour le moins dense dans le coin... Les piétons doivent empruntés les passerelles. "The Road it's for the Car! " Et oui Celine Dion se produisait en ville à cette période. Au loin le Venitian, qui aura droit à son propre chapitre.

 

Différentes vues du Harley-Davidson Cafe, un endroit bien cool qui renferme quelques stands sympa et une salle d'arcade. Un endroit où je me sentais bien.

Sous vos yeux ébahis je vous présente un Coca-Cola Store. Et oui certains de ces articles sont plutôt classe...mais assez chers. Juste à coté on trouve...

...un magasin M&M's, dans lequel on trouve même un petit cinéma 3D gratuit (en 2007 du moins). Possiblités de créer ses propres sachets avec les couleurs que l'on veut et goodies à gogo.

HA! Un endroit intérressant pour nous. J'aurai l'occasion d'y revenir aussi.

Le Camelot, l'un des plus originaux à la fois à l'extérieur et à l'intérieur Le Luxor. Tout est dans le nom...et la facade.

Le Sphinx dans toute sa splendeur. Bien entendu, comme tout le reste ici c'est qu'un décor de cinéma, il est entièrement creux.

Derrière la patte de la grande bestiole mythologique, le Mandala Bay, dernier hotel-casino dans lequel nous ne nous sommes même pas rendu (il n'a rien d'attirant).

 Moi-même, consultant la carte des lieux à faire lors de notre redescente de l'artère touristique. Notez que tout sur cette photo est en carton-pâte, y compris les murets. TOUT est creux. Seules les rambardes, les lumières et la caméra sont de 'vraies' trucs. Et ce ciel infini...

En tout premier lieu, sachez que Las Vegas n'est PAS une ville pour les enfants. Partout sur les trottoirs, à la queue-leu-leu durant des kilomètres sont présent ce que j'ai surnommé les 'Flic-Flac': des hommes et des femmes distribuant des flyers pour les strips-bars, les maisons de passes, qui vous alpaguent pour vous proposer une 'adresse'...ce surnom leur vient du bruit que font leur flyers quand ils s'éventent avec. Car ces personnes - en grande majorité issu de la population mexicaine (légale ou non) - sont donc debout des heures durant sous une température de plomb, voyant passer devant eux des milliers de gens peu intérréssé par leur business fallacieux. Autre 'détail' qui renseignent sur l'esprit de la ville, les distributeurs de journaux. Comme partout aux USA il y a ces fameux distributeurs que nous avons appris à connaître via le cinéma et les séries. Sauf qu'ici point de NY Times ou de Washington Gazette...TOUT les distributeurs sont remplis de magazines porno. La première fois qu'on en voit un, sourire tendu. La seconde fois, gêne embarrassé. La troisième fois, on en parle plus...au-delà on n'y fait plus attention...A Las Vegas il se vends énormément de choses mais ce qui se vends le plus, c'est le sexe. Et de loin. Lors de nos virées nocturnes nous ne comptions plus les 'dames de la nuit' que nous avons croisé, des jeunes et des moins jeunes...et parfois sans doute un peu trop jeunes. De nature très pudibonde j'avoue avoir été assez mal à l'aise dans cette ambiance de Luxure et de Stupre.

PARTIE 2: Le STRIP (le retour)

 La grand-rue vue depuis un bus

Tout se vends dans la ville, y compris la possibilité de porter cet iguane quelques instants. Comme se père qui paye cet homme pour que son fils puisse faire quelques photos avec la bête...

 Un trottoir. Rien de plus à dire. ^^ Et un hotel aux formes épurés

 Une autre chapelle

 Le Lion de la MGM. Cette image représente bien l'ambiance de ce casino car à l'intérieur se trouvait bel et bien un lion (un vrai) 'exposé' derrière une baie vitrée, avec un décor assez ringard censé représenter une jungle.  La pauvre bête était d'une efroyable maigreur et noyée sous les photos des touristes, tandis que les joueurs eux étaient afférés à leur machines ou leur table de jeu. Grand moment de malaise. J'ignore si en 2019 il y a toujours un lion enfermé là-dedans...

 Petit bolide croisé au hasard de la rue..

Et oui il pleut même parfois à Las Vegas

La 'Planche de Surf' dont on ne sait pas très bien qu'elle est l'utilité. Fait étonant, au moment de la prise de cette photo par mon compagnon de voyage, 'Ca Plane pour Moi' de Plastic Bertrand était diffusé dans les hauts-parleurs de la ville. Assez surréaliste. Derrière, la Tour Trump bien longtemps avant aujourd'hui (Bush Jr était alors président). Notez les grues gigantesques.

 La même Tour vu cette fois-ci depuis un chantier qui désormais dois être je ne sais pas moi ...au hasard un casino...

L'autre péché très présent, c'est bien entendu le Pognon. Partout des casinos et surtout partout des pauvres bougres prêt à tenter leur chances. Croyez le ou non mais je n'ai pas dépensé un centime dans une quelconque machines à sou. Ce n'est tellement pas moi qu'honnêtement les salles de jeu je ne m'y suis même pas arrété. Et franchement quand vous en avez vu une, vous les avez toutes vues. Les casinos se ressemblent tous.

PARTIE 3: LE STRIP (by night)

Là ou cela devient véritablement gênant, c'est quand on comprends l'envers du décor de ce thêatre 'fabuleux'. Las Vegas est une ville pauvre. Oui oui, pauvre. Un habitant de la ville nous apprendra même que la nuit il ne fait pas bon trainer dans certains carrefours des arrières-rues de la grande artère, tenu par des 'gangs' de SDF prêt à détrousser les pauvres hères passant innocement par là. Des centaines de laissés-pour-compte vivent là; à quelques emcablures d'autres qui dépensent des fortunes dans des jeux de hasard ou des parties fines.
Quel contraste je vous assure de croiser des camps de sans-abris sous les ponts a 200 mètres à peine d'un casino remplit ras la tronche de machine à sous blindé de pièces...je trouve cela indécent et pathétique.
Cependant il faut aussi savoir que comme pour tout, les clochards se sont adapté et qu'il existe une sorte de 'Strip parrallèle' ou ceux ci on appris à se servir dans les buffet à volonté de certains établissement, à aller utiliser les douches des piscines des hotels etc...
Une autre façon d'apprécier la cité...de manière plus authentique peut-être . Allez savoir.

Tout est dit

 Même endroit, en plan large. Je ne sais plus si c'est dans ce bassin que ce planque un bateau pirate qui s'emmerge toutes les deux ou trois heures et sur lequel à lieu un petit spectacle avant de le faire couler...M'enfin bref que ce soit ici ou ailleurs c'est un truc de ouf cette histoire de bateau...Et sinon il y a le volcan aussi...qui 'entre' de temps en temps en éruption.

 La même cascade sous un autre angle. Avec votre serviteur qui passe devant sans même en être plus étonné que ça...

 Une simple vue sur la rue, toujours bondée quelque soit l'heure de la nuit ou de la journée.

Heu...Bah le Flamingo quoi...

Circulation nocturne. Le reflet provient des baies vitrées de la passerelle

Une des nombreuses passerelle qui permettent de traverser la Main Street. Aucun piéton ne saurait déranger la priorité aux voitures sur cet axe primordial.

James, es tu dans le coin?

Chaque facade est une enseigne qui rivalise de luminosité avec ses voisines. Ici l'excès est la norme, je dirai même la base.

HA! Le Caesar Palace. Plusieurs petites particularités ici. Déjà sachez que l'eau de ce bassin est bleue. Oui enfin je veux dire 'VRAIMENT' bleue, comme le ciel quoi. Je ne sais pas quel colorant ils y mettent mais ils n'y vont pas de main morte!
Ensuite une galerie marchande assez plaisante se trouve à l'intérieur, sur trois étages il me semble. Des échoppes de luxe évidemment, tout çà dans un décor très Rome antique de la grande époque. Je me souviens surtout d'une boutique de goodies avec un vendeur très sympathique. Mais les prix étaient affolants et je n'y ai rien pris.

Détail du décor du Palace. Tout le lieu est à l'avenant

Entrée d'un autre casino assez peu connu. Pour tout dire je n'ai aucun souvenir de l'intérieur mai cette entré est assez marquante.

Celui-ci est très fréquenté, sans doute grâce a ses entrée qui donne directement sur la rue. Les vigiles ici était taillés comme des catcheurs.

Et le voilà, le tant attendu Bellagio! Avec son spectacle de jets d'eau géants et son célèbre casino! Bon on aura pas croisé Georges Clooney...

Et c'est là que je voulais en venir quand je parlais plus haut de métaphore: Las Vegas est un miroir grossisant des Etats-Unis dans son ensemble. Le Strip est la représentation des grandes villes (New-York, Chicago, Los Angeles, San Francisco etc...): beau, vivant, joyeux, poli, entraînant, qu'on visite les yeux éblouient. La belle vitrine.
Et le reste de la ville, caché, inconnu, sombre serait lui tout le reste du pays, ce fameux centre rempli de patelin que personne ne connaît. La fameuse amérique profonde qui aujourd'hui est redécouverte par les américains des Big City cotières.
Reste alors de cette visite un sentiment ambigu. Déjà que je ne suis guère attiré par le strass et les paillettes, découvrir cette face cachée de la ville laisse un arrière-goût amer. Le rêve américain laisse avant tout autre chose beaucoup de monde sur le carreau, et Las Vegas est un catalyseur de cette vérité.

Exemple du caractère farfelu et inatendu de la ville. Le jour il s'agit d'une arcade quelconque au-dessus d'une rue marchande...

...qui la nuit devient un écran géant au-dessus de nos têtes! Avec publicités et tout le toutim!

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Et c'est ainsi que se termine cette première partie. A l'origine il ne devait y avoir qu'un seul article mais j'ai peur qu'en faisant cela il ne soit trop indigeste, donc je coupe la poire en deux. La seconde partie se concentrera sur des casinos spécifiques, attendez vous à du lourd...

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 Bonus de la partie 1:

Voilà à quoi le monde ressemble autour de Las Vegas

Lorsque la nuit arrive l'éclairage baissant est magnifique. Il faut en profiter tant que l'on peut car dès que le soleil est entièrement parti l'obcurité devient totale.

 Illustration parfaite du Rêve américain

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