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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Catégorie : L'Ours des salles obscures

  
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L'Ours des salles obscures

Avant de me lancer dans mon marathon Halo, je ne comprenais pas ce que les gens pouvaient bien trouver à cette saga. Mais ce qui revenait souvent, et qui m'intriguait, c'était que tout le monde disait, au delà du gameplay,  « Il y a un bon background ». Je savais qu'il y avait des bouquins, que j'ai d'ailleurs bien envie d'essayer, mais je ne comprenais pas ce qu'on pouvait tirer de si intéressant de cet univers. Et puis, en avançant dans la saga, j'ai commencé à comprendre, la guerre humain-covenant, les Halos, le programme Spartan, l'UNSC, les ODST. Et puis je me suis pris au jeu, chaque épisode, riche des précédents, venant renforcer cette attirance pour l'Univers Halo. C'est pourquoi je vais probablement essayer de lire un des livres et c'est aussi pourquoi je me suis jeté sur cette série faisant le lieu entre Halo 3 et Halo 4, du nom de « vaisseau-tombeau » de Master Chief : Forward Unto Dawn.

 

Forward Unto Dawn (FUD), c'est l'aboutissement d'une passion : Celle de Microsoft, Bungie, puis maintenant 343 Industries, pour son univers phare. Combien de fois a t-on vu des pubs Halo en live action ? Combien de toi a t-on entendu parler du film Halo malheureusement avorté ? Ils VEULENT en faire un film, raconter une histoire. FUD, c'est l'aboutissement de cette envie, sous le prétexte d'une campagne de com. Ainsi Microsoft aura investi une dizaine de millions de dollars dans cette « web-série » ou « mini-film » pour qu'il puisse voir le jour.

La vie de l'Académie Corbulo rythme la première partie du film 

Mais alors ça parle de quoi cette série ? Pendant longtemps, je me suis demandé « Mais qu'est-ce qu'ils pourraient bien raconter dans un film Halo sur un gars en armure qui déboite des Aliens ? ». Mais en fait si le perso de Master Chief ne vaut pas un Shepard, l'univers Halo se rapproche d'un Mass Effect, dans le sens ou il est assez approfondi pour raconter une foultitude d'histoire. Celle que nous raconte FUD, c'est l'histoire du Commandant Lasky, officier supérieur du fleuron de la flotte de l'Humanité : l'UNSC Infinity. On découvre ainsi Lasky, écoutant l'appel de détresse laissée par Cortana à la fin de Halo 3, enregistrement qui fait remonter en lui de vieux souvenirs sur sa jeunesse, quand il a rencontré pour la première fois le Spartan. On retrouve donc le jeune Lasky, étudiant à l'académie militaire de Corbulo, et pas forcément super heureux dans la vie.  C'est durant cette période charnière de sa vie que va commencer la guerre Humains-Covenants.

 

Gros point fort de la série, son ambiance différente des jeux, sorte de SF crédible à la Battlestar

La première chose qui frappe dans FUD, c'est le réalisme et la crédibilité du décor, des gens, des armures, des véhicules. Perso, que j'imaginais un film Halo, j'y croyais pas du tout, je me disais que ça allait LE point cheap du film qui allait tout faire foirer. Et bien là pas du tout, bien au contraire j'ai presque retrouvé cette ambiance « Battlestar Galactica » avec ces décors et costumes à la croisée des chemins entre la SF et la réalité. On rentre dedans tout de suite et sans aucun problème.

Forward Unto Dawn, c'est d'abord l'apparition de Thomas Lasky dans l'Univers Halo, personnage qu'on reverra dans le jeu Halo 4 

Le scénario, s'il reste très fan service, est tout de même intéressant à suivre. Il a le bon goût d'introduire un nouveau perso dans l'Univers Halo, Lasky, qui est d'ailleurs visible dans le jeu. On suit donc les évènements via Lasky, et non pas de Master Chief (ce qui aurait été pour ma part une faute). Le développement de ce jeune militaire, perdu après la mort de son frère, et comment le début de la guerre Covenant va faire de lui un important chef militaire de l'UNSC, est certes téléphoné et archi classique. Mais ça marche quand même. Perso, même si on sait dès le début comment ça va se terminer, le tout est filmé assez efficacement pour qu'on ait envie de voir la suite. Le rythme du début du mini-film peut paraître un peu lent (ça se secoue vers la fin), j'ai trouvé que c'était une idée intéressante qui permettait de voir le monde Halo sous un jour plus posé, plus calme.

Fan service oblige, on revoit bien sur Master Chief... ce qui n'était pas obligatoire selon moi 

Ne le nions pas, le fan service est tout de même assez important. On verra notamment Master Chief pendant une grosse demi-heure sur les 1h40 du film, et on enchaine les Warthog, les ODST, les Elites invisibles. Mais après tout, c'est pour ça qu'on est là, pour voir du Halo. Il faut tout de même noter que si le fan aura une bien meilleure appréhension des évènements, le film reste visible par un néophyte complet.

En termes d'image, on a la qualité d'un tournage professionnel, ce qui vaut également pour le jeu des acteurs, plutôt convaincant. Les effets spéciaux (surtout les effets 3D) sont parfois un peu cheap (Hunters) et là ressort le « petit budget » (10 millions quand même...) de la série. C'est clairement dans ses moments les plus calmes, dans la vie de cette académie qu'on apprécie le plus FUD. C'est d'ailleurs un des points communs avec Battlestar : Faire de la SF avec peu d'effets spéciaux faute de gros budget. Et ça marche plutôt

 

On est loin de la perfection, mais indéniablement, le potentiel et l'envie sont là

Pour conclure sur cette rapide review, je conseille vraiment aux fans de le voir, la série étant une bonne introduction à Halo 4 et un passage obligé pour bien apprécier le personnage de Lasky. Ce film, c'est aussi (et presque surtout) la preuve qu'on peut faire du lourd avec l'Univers Halo au cinéma. J'ai vraiment envie de voir ce que pourra donner un plus gros budget. On peut toujours reprocher à FUD de n'être qu'une grosse pub pré-Halo 4. S'il y a bien une grande part de fan service, j'insiste sur le fait que la série n'est pas qu'un plan com, mais bien l'occasion pour 343 Industries de montrer qu'Halo est bien portable au cinéma. Rien que pour ça, FUD vaut le cout d'être vu.

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Aujourd'hui j'ai enfin pu voir The Hobbit et me faire un avis sur ce film qui a tendance à un peu subir les foudres des critiques parisiennes ! Bon j'avoue, j'avais quelques craintes : La réalisation d'une trilogie sur un livre 3 fois moins gros que LOTR, et les nombreux changements de réalisateurs, scénaristes et acteurs n'étaient pas là pour me rassurer sur la qualité de l'oeuvre ! Et pourtant, je ressors du cinéma avec cette impression d'avoir vécu une bonne aventure et avec l'envie de voir la suite. Si tout n'est pas parfait (nous allons le voir), j'ai tout de même passé un excellent moment en Terre du Milieu.

 

The Hobbit, c'est d'abord l'histoire d'un super conte pour enfants. J'ai personnellement très bien accroché à cette histoire pré LOTR sur comment Bilbon se retrouve embringué dans cette compagnie de Nains qui doit reprendre Erebor, la ville naine ou repose désormais un dragon et son fabuleux trésor. Plutôt bien joué, Bilbon est le hobbit typique, qui cherche plus le confort de sa chaumière que l'aventure à dos de poney ! J'ai lu le livre il y a très longtemps, je ne peux donc pas juger du respect de la story line. Néanmoins, les 2h45 de cette première partie passent sans grands temps mort, ou plus tôt c'est assez bien filmé et mis en scène pour qu'on les ressente le moins possible.

Autre point que j'ai apprécié : le centrage de l'histoire sur les nains, civilisation assez délaissée dans la trilogie LOTR. Cela apporte un éclairage nouveau et frais dans un monde qui était dominé précédemment par les orques, les hommes et les elfes. On apprécie d'en apprendre plus sur eux, mais aussi d'enfin les voir en action autrement que par Gimli.

 

Les nains, les autres vrais héros de cette aventure

Bien sur, Peter Jackson oblige, le souffle épique et aventurier est toujours là ! Les batailles sont toujours aussi prenantes et passionnantes et je retiendrai ce passage dans les mines des Gobelins, aussi mouvementé que grisant. L'ajout de « l'Orque Pâle » (qui n'existe pas dans le livre si je me souviens bien) permet notamment d'identifier l'ennemi même si ce « méchant » fait très conte pour enfants. Mais globalement, on retrouve tout ce qui faisait le succès de la franchise LOTR : Des situations désespérées, des combats à l'épée, au marteau et à la hache, et surtout une musique qui réussit encore à vous mettre bien comme il faut dans l'ambiance.

 

Gollum est de retour, pour une des meilleurs scène du film

Mais le grand moment restera pour moi la scène avec Gollum. J'avoue je ne l'attendais pas si tôt dans l'histoire. Les fans sauront que cette scène fait le lien avec LOTR et que c'est notamment le moment où Bilbon trouve l'anneau. On retrouve donc avec plaisir cette chose schizophrène qu'est Gollum. C'est pour ma part un des perso que j'appréciais le plus dans LOTR, pour sa complexité, sa folie et son statut de méchant victime. Il est toujours admirablement joué par Andy Serkys et j'avoue que j'ai eu ces frissons comme quand j'admire un grand moment de cinéma. J'espère qu'on aura l'occasion de la revoir dans les prochains films.

Ce film, c'est ambiance "au coin du feu" 

J'ai beaucoup aimé cette ambiance bon enfant que dégage le film. Nous ne sommes pas dans une ambiance sombre à la Deux Tours ou Le retour du Roi, non on est bien dans un conte pour enfants...et adultes ! Les nains chantent en faisant la vaisselle, se vannent en permanence pendant les repas et aucune goute de sang ne giclera de tout le film malgré les whatmilles gobelins qui trépassent. Ça n'empêchent néanmoins pas un adulte d'apprécier cette ambiance légende un peu mature qui émane de l'univers de Tolkien. On est donc dans le tout public, mais je ne le considère pas comme un défaut en soit. 

J'ai adoré me replonger, comme 10 ans auparavant avec la Communauté de l'Anneau, dans l'Univers Tolkienien. Cette ambiance de légende, d'histoire qu'on se raconte au coin du feu dans une bonne petite chaumière m'a encore transporté. Indéniablement, la sauce Peter Jackson prend encore pour peu qu'on soit sensible à cet univers, et à cette ambiance.

 

The Hobbit, c'est "le Seigneur des Anneaux" mais avec une autre histoire

Mais pour être tout à fait honnête, parlons le sujet qui fâche un peu, ce qu'on peut le plus reprocher à ce film : Sa réalisation. C'est toujours très efficace, épique, et enchanteur. C'est toujours bien filmé, bien amené, bien joué, bien monté. Mais alors me direz-vous, qu'est-ce que tu lui reproche ?

 

Vous aimiez les paysages Néo-Zélandais de LOTR ? Tant mieux, vous allez en bouffer !

La réponse est simple : C'est génial, c'est beau, c'est prenant, MAIS ce sont exactement les mêmes plans, mouvements de caméra, mécanismes, que dans LOTR ! Prenons quelques exemples :

  • Le passage dans les mines gobelines rappelle furieusement le passage dans la Moria de la première trilogie. Ce n'est pas scandaleux, mais l'ambiance, les combats, les situations sont toutefois assez similaires.
  • Les moments ou la communauté des nains gambade dans la plaine sur fond de magnifiques paysages néo-zélandais. Qu'on ne se méprenne pas : C'est beau c'est même une super idée pour planter le décor, mais c'est la même chose que dans les 3 premiers films.
  • Une des scènes finales ou les aigles apparaissent pour sauver nos amis d'une mort certaine m'aura lourdement rappelé la fin du LOTR. Ce n'est pas choquant, mais on ne peut pas s'empêcher de penser « Il nous refais le coup des aigles !

Ces scènes ne sont pas choquantes en soit, et rappelons que c'est Peter Jackson qui a réalisé LOTR, il est donc normal qu'une réalisation proche apparaisse dans The Hobbit. Il n'empêche qu'il faut avoir apprécié LOTR parce que The Hobbit, c'est exactement la même chose mais avec une nouvelle histoire.

 

3 films de 3 heures sur un livre 3 fois moins gros que LOTR ? T'as pas peur Peter ?

L'autre point qui fâche n'est pas un constat, mais plutôt une crainte : 3 films de 3h pour raconter une histoire qui tient en un seul bouquin ? On sent via quelques scènes que Jackson temporise et ralentit son histoire, et je me demande bien ce qui arrivera dans les prochains films pour réussir à maintenir l'attention des fans. Cela étant dit (et je pense que c'est une crainte partagée par beaucoup de gens), je ne me suis pas ennuyé un seul instant et j'avoue qu'au fond je me réjouis d'avoir encore 2 films de cette qualité !

Donc voilà, The Hobbit vaut carrément le coût SI vous avez (comme moi) adoré LOTR, si vous n'êtes pas allergique au style Jackson et surtout si vous ne cherchez pas à voir autre chose que du LOTR. Une fois tout ça accepté, vous aurez un super film avec une ambiance géniale qui vous donnera envie vous aussi d'acheter une maison en Angleterre et de raconter des histoires à vos enfants au coin du feu ! J'en redemande, encore, encore et encore !

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Cette semaine c'était le grand retour de James Bond avec un film qui était attendu et sur lequel les studios ont énormément communiqué depuis de longs mois. Il faut dire que la déception soulevée par Quantum of Solace (justifiée), lui aussi très attendu à son époque, obligeait la saga à réfléchir à son avenir. A cause de cela, Skyfall était attendu, mais aussi craint. Allait-il être le fossoyeur d'un concept de film vieillissant, voir médiocre ? Ou, un peu comme le génial Casino Royale, allait-il relancer James Bond sur des rails plus modernes, plus personnelles aussi ?

D'abord, il faut savoir une chose : Le concept des James Bond, à savoir un espion classe, beau gosse, sexiste et juste increvable face à des méchants qui veulent détruire le monde, j'en peux plus. J'ai aimé les Sean Connery, les Pierce Brosnan (Goldeneye reste le meilleur James Bond à mes yeux), mais il faut avouer : La saga a mal vieilli. Casino Royale m'avait fait un choc au début, parce qu'il brisait un peu ce mythe, et puis je suis venu à me dire que le concept de James Bond aujourd'hui ressemblait maintenant bien plus à un Daniel Craig qu'à un Pierce Brosnan pour en prendre un récent. Je veux un James Bond moderne, torturé, blessé, pas juste un super héros tombeur de dame et indestructible. Ça je l'ai trouvé dans Casino Royale, et je l'ai retrouvé dans Skyfall.

 

Skyfall, c'est l'histoire d'un groupe terroriste qui récupère une liste d'agents infiltrés de l'OTAN et qui décide, à la Anonymous, de les diffuser sur internet. Le hic, c'est que James Bond est mort dans une tentative de récupérer la liste. Du moins tout le monde le croit. Il ressurgit à Londres, usé, alcoolique et mal rasé. M, qui est attaqué politiquement de toute part, décide de lancer Bond à la poursuite du chef du groupe terroriste.

Skyfall, c'est le James Bond moderne comme je l'aime. C'est un James Bond qui ne renie pas son passé, sans s'empêcher de moderniser son personnage et surtout son traitement.

Le passé de la saga n'est pas renié, bien au contraire, le plus vibrant hommage lui est rendu. Sans spoiler, des figures emblématiques de la Saga font leur grand retour comme Q, et certains éléments bien connus des vieux James Bond également. La fin est à ce titre particulièrement éloquente du ton que va désormais prendre la saga : La modernité, et la nouveauté sans renier les racines.

 

Skyfall, c'est tout ce que j'attends de l'avenir de la saga : Alliance entre hommage et modernité

Les gadgets sont présents, mais pour mieux se moquer de cet aspect typiquement « Guerre Froide » des anciens James Bond (la radio en est le meilleur exemple). Clairement cet aspect est amené à disparaître, tant l'espion d'aujourd'hui ne se balade plus avec des stylos explosifs ou des montres-lasers. Bien sûr cela n'enlève pas l'utilité du département Q, délicieusement symbolisé par ce jeune geek cynique et froid.

Les James Bond Girls sont toujours présente, bien qu'un aspect parfois encombrant de la saga James Bond, tant le sexisme qu'elle pouvait dégager est aujourd'hui impossible dans un film contemporain. Cette fois, et Sam Mendes l'a bien compris, les James Bond Girls sont mises de côtés en 3-4 scènes. Certes elles sont belles (Superbe Bérénice Marlowe) mais clairement, James Bond n'est plus l'homme qui retourne le monde pour une belle blonde tombée aux mains d'un méchant mégalomane...pour se la taper ensuite et passer à une autre au prochain film. Oui il y a de la séduction, oui il y a de belles femmes et oui il y a du sexe : Mais ce n'est absolument plus un aspect fondamental du film.

 

Magnifique et plutôt bien incarnée, la James Bond Girl est aussi très rapidement expédiée...

Le méchant, Raoul Silva incarné par Javier Bardem, est génial. Il est à la fois l'archétype du méchant de James Bond mais aussi son renouvellement et fera parfaitement office de transition ! Outre le fait qu'il soit extrêmement bien joué par Bardem, il est aussi maniéré, très intelligent, et surtout (même si on ne le voit pas tout de suite) marqué physiquement par son passé. Cet aspect est très important : Le méchant de James Bond idéal est classe parce qu'il est ultra-maniéré, fou mais aussi parce qu'il a une gueule (à la Alec Travelyan par exemple). Bardem regroupe tous ces points. Mais il est aussi l'avènement d'un nouveau genre de bad guy : le genre réaliste. Ici plus de plan de conquête du monde ou de lancement d'une 3ème guerre mondiale. Juste une vengeance. Ici point de complexe souterrain, de base spatiale gigantesque ou d'empire financier. Certes il dispose d'une île déserte mais le film ne s'y attarde qu'une vingtaine de minute et pas à la fin. Ici non plus par d'armée privée que personne n'a jamais remarqué sauf James Bond : Silva n'a qu'un groupe de mercenaire avec lui (pas 5 000 hommes) et pas de complexe secret. On garde un méchant très classe, drôle, torturé mais surtout réaliste.

 

Silva est un méchant drôle, fou et réaliste à la fois : Un méchant comme on en fait plus

Ces éléments anciens de la saga, Casino Royale, si génial soit-il ne les avait pas. C'était plus un film centré sur la seule vraie romance de Bond, sans méchant ultramémorable, et dont la bataille principale se déroulait autour d'une table de poker. Skyfall, c'est plus le Bond classique, le film d'action. Mais loin d'être un ersatz de la série, Mendes a su le moderniser et offrir un futur à la saga.

Comme Casino Royale, Skyfall est un film intimiste. Ça vaut surtout pour Bond qui commence le film brisé et finira par remonter la pente en nous apprenant énormément sur son passé au passage. Mais c'est aussi valable pour Silva, qui est un homme trahi, détruit et qui ne cherche qu'à se venger. Enfin c'est valable pour M qui est quand même un des personnages principaux de Skyfall et qui doit faire face à ses responsabilités. On est plus dans un James Bond aux personnages simplistes, on est dans un film d'action d'auteur ou chaque héros en a pris plein la tête. Il en résulte des personnages infiniment plus intéressant à suivre et auxquels on s'attache. Ce sera une force incontestable dont les prochains réalisateurs doivent à tout prix s'inspirer.

 

Daniel Craig est un James Bond humain plus touchant et réaliste que jamais

Daniel Craig est incontestablement une des forces de cet épisode. Il réussit à humaniser un personnage que personnellement je trouvais fade. Le fait que James Bond reprenne son job en étant plus au top de sa forme est en soit une bonne chose, puisqu'elle montre l'usure que ce genre de métier peut apporter. Surtout cela montre que Bond est humain, pas invincible comme un Pierce Brosnan qui après avoir passé 6 mois à être torturé ressort tout aussi musclé et frais comme un gardon...(Meurs un autre jour).

C'est aussi un James Bond qui se concentre plus sur le passé de son héros, sur son histoire. On en apprend d'ailleurs plus sur lui que dans toute la saga réunie. Il est d'ailleurs assez drôle de notre que les 2/3 du film se déroulent en UK, et non plus aux 4 coins du monde. Fini l'exotisme pour l'exotisme, place à des personnages, des vrais.

 

Les 2/3 du film se déroulent en Angleterre : Fini l'exotisme inutile

Outre Bond et Silva, les personnages secondaires sont également bien plus mis en avant qu'auparavant. Je suis personnellement un grand fan du nouveau Q qui, à l'image du film, est un savant mélange entre hommage à son prédécesseur et modernité affiché. Cynique, froid, et surtout geek, il est un des personnages que j'ai hâte de voir dans les futures suites.

Mais la vraie révélation est là où on ne l'attendait pas : M. Judi Dench est une actrice extraordinaire (est-ce à prouver ?) qui réussit à la perfection à mettre en avant son personnage, totalement secondaire dans la saga, et à le complexifier au point que, comme Bond, on éprouve une grande affection pour elle. Symbole de la raison d'Etat, elle est pourtant très critiquée par des hommes politiques qui ne prennent pas conscience de la complexité des relations internationales. Rien que ça, c'est révolutionnaire pour la saga qui se contentait de faire de M un vieux donneur d'ordre sans réel intérêt.

 

Q et M, deux gros rôles secondaires, sont aussi les symboles du passé et de l'avenir de la série

Enfin, et c'était déjà un des atouts de Casino Royale, les scènces d'actions sont parfaites. Très influencées par l'aventure de Jason Bourne, on a droit à des combats brutaux, à des fusillades violentes, mais plutôt réalistes. Mention spéciale, comme l'a   très justement noté Seblecaribou dans sa critique, à la photographie qui donne des images sublimes. Je pense à la baston avec le sniper dans le noir, le combat étant uniquement éclairé par les tirs du fusil, ou encore à la bataille finale sur le lac avec l'incendie énorme en fond. 

Conclusion idéale à cette critique (un peu longue mais il y avait tant à dire), la scène finale du film illustre parfaitement ce que j'espère de la saga après cet épisode : La modernité, la fraicheur, tout en conservant l'essence et le côté british de ce héros. Skyfall est la digne suite de Casino Royale et rentre sans problème au panthéon des meilleurs James Bond. A voir et à revoir !

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James Bond 007 : Skyfall
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Starship Trooper, c'est un peu la saga maudite du cinéma de Science Fiction. Tout d'abord parce que le premier épisode où la critique de la société patriotique et militariste des Etats-Unis se mêlait à une action gore mais efficace, peut facilement être qualifié de film culte du genre Science Fiction. Ensuite parce que les films 2 et 3, sortis en DtV (Direct to Video, et donc sans sortie ciné), peuvent quant à eux qualifiés de bouse intersidérale tant le résultat n'est qu'une bien pale copie (c'est rien de le dire) du premier. Et depuis, plus rien, nada. Une saga avec un pitch de base intéressant sombrait dans les néants de la médiocrité.

C'est l'émission de Salomé sur Allociné (Game in Ciné) qui m'aura rappelé l'existence et la sortie toute récente de la suite de la saga : Starship Trooper Invasion. Bon j'avoue, je l'avais trouvé à sa sortie en Août avant de purement et simplement l'effacer (sans l'avoir vu) parce que je trouvais la technique datée. Et puis grâce à Game in Ciné, dont la critique est plutôt positive, j'ai décidé de lui redonner une chance.

 

Bon d'abord pour les plus jeunes (et innocents) Starship Trooper, ça parle de quoi ?

Et bien c'est l'histoire de Johnny Rico, jeune étudiant qui s'engage dans l'infanterie mobile de la fédération planétaire pour suivre sa petite copine qui devient elle-même pilote dans la flotte. Un choix qu'il fait sans grande conviction, jusqu'à sa rupture avec la dite demoiselle, après quoi il s'apprête à tout lacher. Mais la Terre est attaquée par les « bugs », c'est aliens insectoïdes (devenus célèbres) et Rico décide finalement de s'engager volontairement dans le conflit. S'ensuivront de nombreuses batailles (très) sanglantes contre « les bugs », de nombreuses histoires de fesses, et une ascension de la bande des copains du début qui finiront tous (enfin presque) à des échelons haut-placés de l'armée de la fédération.

 

Johnny Rico, Carmen Ibanez et Carl Jenkins : Les 3 héros du film (modélisés différemment et au moins on a plus Denise Richards !) sont de retour

Starship Trooper Invasion se déroule plusieurs années après le premier film. Johnny Rico (qui a une tête et une voix de Big Boss à la MGS 3)est devenu un des généraux de la fédération, en charge de la défense de la Terre. Carmen Ibanez est devenu un commandant respecté de la flotte, tandis que Carl Jenkins est devenu un agent du renseignement craint et même douteux. Tout ce petit monde se retrouve ici suite à l'attaque par les bugs d'un poste avancé, puis à la perte de communication avec un des vaisseaux de la flotte ou se trouvait Carl Jenkins.

 

C'est d'abord un film ou on tire sur des bugs, et ça c'est cool

Clairement, niveau scénario, ne vous attendez pas à une tuerie, ni même à quelque chose d'original. On est dans du très classique, néanmoins et malgré les nombreux clichés, j'ai trouvé ça plaisant et distrayant. Du fan service il y en a : Si on perd les spots de propagande de la fédération « Would you like to know more ? », on retrouve les passages héroïques, les morts sanglantes, les fusillades déchainées, et...les boobs ! Et oui, dans l'infanterie mobile de la fédération, pas de ségrégation homme-femme, nous sommes tous égaux...jusque dans les douches. C'est pourquoi le premier film nous montrait les femmes de l'infanterie se doucher sans complexe avec les hommes. Invasion reprend l'idée, et on a droit à quelques scènes de nue (que des femmes, faut pas rêver, c'est un film japonais). Grosse modo, toutes les femmes du film passent par la case « boobs ». Ce n'est pas franchement utile, mais c'est assez rare dans un film CGI pour être noté.

Starship Trooper Invasion, c'est aussi de la fesse et du boobs, justifié...ou pas !

Il y a aussi quelques différences notables avec l'oeuvre originale comme les armures exosquelettes là ou le film de base donnait un uniforme très basique aux soldats. Les mechas, importation typique du Japon et ressemblant très fortement à ceux de Zone of the Enders, font leur apparition. Personnellement, je ne suis pas réfractaire à la nouveauté, sauf à la rigueur aux méchas, vraiment trop japonais dans leur traitement. 

Il faut retenir du scénario de belles scènes d'actions, de bravoures mega clichées mais toujours efficaces, et un esprit « warriors against the horde » très présents déjà dans les films.  Rien de nouveau sous le soleil, mais on passe un bon moment et c'est bien le principal.

 

Un homme un vrai, ça a des cicatrices, et une grosse voix

Bon alors bien sur, certains hurleront au nanard, et diront que je suis trop complaisant. Soyons réaliste, le film reste bourré de défauts, tolérables ou pas, ça dépendra de vous.

Il y a d'abord les clichés : Un personnage fort parlera toujours avec une voix bien grave à la Snake et arborera fièrement ses cicatrices gagnées au combat. Que ce soit Rico, Hero ou le commandant d'escouade (je me rappelle plus son nom), les héros sont tous des cancéreux de la gorge et des adeptes de la scarification. Les femmes sont quant à elle de préférences bien foutues (genre les jolies filles plates ça existe pas), nues, ou alors en combi ultra-moulantes. Surtout le héros sans peur doit toujours mourir en emportant avec lui des tas de bugs. On est malheureusement là beaucoup dans le cliché japonais du film d'action. Le pire WTF restant tout de même le soldat adepte des arts martiaux qui se la pète pendant 10 min, puis qui tente le mawashi geri sur un bugs avant de se faire déchiqueter...

 

Je vous en supplie, abandonnez l'idée des Mechas...

Autre gros point noir : Les mechas. Je ne suis absolument pas fan de cet aspect de la culture japonaise qui veut qu'un héros se batte dans un robot au design ultra stylisé. Le mecha à la Avatar ou Alien passe encore, mais là c'est kitsch et absolument ridicule.

Voyons maintenant la technique. Réalisés par l'équipe à l'origine d'Appleseed (que j'avais beaucoup aimé mais qui vieilli mal à mon gout), les graphismes CGI datent malheureusement un peu. Bon ce n'est pas non plus hideux, mais on sent bien en regardant le film qu'aujourd'hui, on peut faire mieux, plus fluide, moins raide. Ceci étant dit, on s'y fait rapidement et au final on apprécie le film en oubliant cet aspect.

Techniquement c'est déjà un peu vieillot, mais on s'y fait 

Au final, je retiens tout de même un bon film d'action pas prise de tête pendant lequel j'ai passé un bon moment et ou je ne me suis pas dis toutes les 5 min « non mais c'est n'importe quoi ». On reste bien en deça du film original, mais le fan (et non pas le fanatique) devrait apprécier l'esprit et retrouver de bonnes sensations. On est néanmoins dans du fan-service bien balisé, bien classique. A voir donc, ne serait pour que pour regarder un petit film sympa de SF, à défaut de retrouver pleinement le mordant du film de Paul Verhoeven. 

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Il y a peu, j'ai découvert les Honest Trailers, ce concept créé par un internaute (screenjunkies sur Youtube) qui refait les trailers d'un film en mettant en évidence toutes les incohérences (mais également tout le scénario, donc attention aux spoils !), les failles scénaristiques et ceci avec une voix "epic" digne des trailers de base.

C'est beau fait, bien écrit, et je trouve ça très drole. Voici un échantillon de ses meilleures parodies, mais n'hésitez pas à voir les autres, qui sont aussi très bon, ici.

Attention tout de même  si vous n'avez pas vu les films en question, ça spoil pas mal ;)

 

 

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En plein milieu de ma lecture du HS de IG Mag sur la saga Resident Evil (Mook qui aura prochainement son propre article), j'ai découvert qu'un nouveau film Resident Evil en CGI venait tout juste de sortir pour concorder avec la sortie de RE 6. Je me suis empressé de me le procurer, même si le précédent, RE Degeneration, était assez mauvais. Mais si les films d'animation ne sont pas terribles, ils ont le mérite... de ne pas avoir Mila Jovovich dans le casting !

C'est donc sans grande conviction sur ce film que j'attends comme un nanard que j'ai regardé RE Damnation.

 

J'ai en réalité été agréablement surpris. Non pas parce que le film est bon, non, il est même très basique en fait, mais parce que je m'attendais à une bouse sans nom. Mais rentrons un peu dans le détail.

Le film commence par une longue explication géopolitique (simpliste hein, faut pas déconner) du pays ou vont se dérouler les faits. Dans cette « République Slave de l'Est » issue de l'explosion du bloc soviétique, sorte de super Ukraine, les oligarques ont pris le pouvoir. Mais les gens sont pas contents et « les combattants de la libertés » s'attaquent au gouvernement dirigé par une femme très particulière. Une guerre civile éclate et les USA pensent que des BOW (Bio Organic Weapons) sont utilisées dans les combats. Leon est envoyé sur place pour enquêter.

 

Ada Wong et Leon se retrouve en Europe de l'Est pour ce prologue à RE 6

Bon le pitch de base est plutôt très classique, mais ça a le mérite d'être plus accrocheur que pour Degeneration ou les films de Jovovich. Ça ne révolutionne rien, ne révèle pas forcément grand chose sur l'Univers Resident, et c'est au final très classique, mais ça se laisse regarder comme un film pop-corn. Les personnages ne sont pas bien fouillés (Sasha), voir carrément horripilants (JD), mais on prend plaisir (peut-être de manière honteuse ou coupable) à suivre cette histoire.

Tyrant et Lickers sont présents : le film est 100 % fan service

On a quand même droit à pas mal de fan service entre la présence d'Ada, des plaguas, des lickers et autres Tyrants, mais après tout c'est pour ça qu'on regarde ce genre de film. Les scènes d'actions sont globalement bien foutues (même si ça n'invente rien) et sont un des raisons pour lesquelles j'ai passé un bon moment.

 

Les nouveaux personnages ne sont pas très travaillés : Passable

Bon évidemment, on échappe pas aux WTF en plein milieu d'une scène. Entre l'Ukraine aussi riche que les USA, la présidente ancien agent du KGB qui maitrise les arts martiaux (au point de tenir tête à Ada Wong), et Leon qui est juste too much (mais coupez lui ces mèches bordel !), la meilleure suspension volontaire d'incrédulité est mise à rude épreuve !

 

Le combat entre Ada et la présidente : Un grand moment de WTF

J'ai pris un plaisir presque honteux à regarder RE Damnation. Je sais que c'est un film moyen, bourré de fan service et de clichés, ponctué de plusieurs WTF, et pourtant j'ai accroché. Attention, on ne va jamais au delà du film pop-corn qu'on regarde entre minuit et 2h du matin parce qu'on a rien d'autres à faire. Mais perso, j'ai bien aimé, et je l'ai largement plus apprécié que Degeneration ou les films de Jovo-machin (ces derniers me filent carrément de l'urticaire...)

Maintenant chacun se fera son avis ! Moi, je file continuer à lire mon IG Mag !

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L'Ours des salles obscures

 C'est l'été (si si je vous assure, même si on a pas vu le soleil à Paris...) et c'est l'heure d'articles légers, frais et plutôt marrants.

J'avais promis avant mes vacances un article, ou plutôt une critique, sur le film House of the Dead de Uwe Boll. Et puis les vacances sont passées là dessus et j'ai zappé. Mais j'y ai repensé subitement en me disant que ça valait vraiment le coup de vous en parler, autant pour prévenir les jeunes générations du mal incurable que peu provoquer Uwe Boll sur une licence, que pour les plus anciens gamers parmi nous, adeptes de nanard bien merdiques et non-assumés !

 

Le film est basé sur le fameux jeu Sega... qui n'a quasiment pas de scénario

Bon d'abord, pour les plus jeunes d'entre nous : Qui est Uwe Boll ? Uwe Boll, c'est un peu comme une malédiction : On ne sait pas trop comment il est arrivé, mais depuis qu'il est là, des licences meurent chaque année...Uwe Boll, c'est un fléau, un réalisateur sans aucun talent, et même incroyablement mauvais, mais qui reste persuadé qu'il est un génie sans limites qui est juste trop bon pour être compris par le commun des mortels. Seulement voilà, Uwe Boll s'est mis en tête d'adapter les licences de jeux vidéos connus au cinéma. Et depuis le simple fait de mentionner une « adaptation de jeux vidéos au cinéma » est devenu synonyme de « film de merde » tout ça grâce à ce monsieur. Mais tout ça n'a commencé qu'en 2003, avec House of the Dead...

 

Uwe Boll, plus qu'un con, une légende

Alors House of the Dead, à la base c'est quoi ? C'est un rail shooting qui sent bon le jeu d'arcade des années 90. Le jeu avance tout seul, pendant que vous tirez sur des zombies, tout ça sur un fond scénaristique aussi loufoque que simpliste. Généralement l'histoire doit être prise au 15ème degré et est une parodie des films de série Z de l'époque (je pense surtout au dernier jeu, House of the Dead Overkill). Bref, House of the Dead, c'est jeu marrant pour une soirée entre potes, mais pas une bonne base pour un film, tant le pitch peut tenir sur 3 lignes.... Dès qu'on connaît le jeu de base, le film sent le nanar.

Et en effet, le film regroupe tous les pires clichés du film d'horreur des 90's, tout en ayant pas le moindre recul ou second degré sur ce qui se passe. Tout y passe, des filles à poils, aux morts ridicules, en passant par des gunfights qui s'éternisent, et un jeu d'acteur sous le niveau de la mer.

Le scénario est juste nul. Le pitch du film, lui aussi, tient sur une feuille de PQ... Un groupe de jeune veut rejoindre une rave party organisée sur une île abandonnée, mais la soirée va mal tourner... Oui c'est nul, mais bon là encore, avec le scénario du jeu, on se dit qu'on pouvait pas faire beaucoup mieux. Et on a tort ! Uwe Boll va réussir à rendre la chose encore plus merdique et entrer dans la légende !

 Le scénario tient sur une feuille de papier toilette... et est ridiculement cliché

Uwe Boll a une autre fâcheuse habitude, qui apparaît dès ce premier film : Il aime les femmes, et il le montre... à sa manière ! Dans le film, vous allez donc voir du boobs sans arrêt. Ok, surtout au début ou les actrices tombent le haut assez souvent, parfois pour un bain de minuit qui tourne mal, et parfois sans raison, pour montrer des seins... Le truc marrant, c'est que pour Boll, une personnage féminin qui a déjà montré ses seins, n'a plus d'intérêt et donc doit mourir. Une paire de boobs est donc synonyme de mort imminente et inévitable du personnage dans House of the Dead ! Ah, il y a aussi l'actrice principale ! Bien jolie, et possédant « toutes les qualités » pour ce rôle. Si elle ne finit pas topless, elle se battra quand même la moitié du film en corset (be oui faut pas déconner non plus) et aura droit à une superbe scène (admirez la vidéo ci-dessous !) au ralenti qui n'a d'intérêt que celui de voir ses seins gigoter quand elle court... Je caricature à peine !

 

Boobs boobs et encore boobs.... Ou comment compenser le piètre jeu d'acteur par une paire de seins

Mais en dehors des femmes, Uwe Boll n'aime pas vraiment ses acteurs. Ils sont en effet tous très mauvais et on globalement tous la chance d'incarner un magnifique cliché du cinéma de zombie (de mauvais goût). Entre le marin qui fume son cigare en dégommant le zombies au Desert eagle, l'asiatique, spécialiste des arts martiaux, qui se bat en combi moulante et les étudiants sympas qui deviennent d'un seul coup des machines à tuer, on a le droit de grands moments.

Un grand moment de cinéma...

Le meilleur moment, révélateur de tout le film, reste celui ou le groupe de survivant, armé jusqu'aux dents grâce à une miraculeuse cache d'armes du marin, fonce tête baissée à travers un cimetière remplie de zombie. Et là, on atteint le summum du WTF. Parce Uwe Boll aime styliser ses films, jusqu'à l'écoeurement.  Pendant cette scène (qui dure une éternité !) le groupe dégomme des zombies.  Or Uwe abuse des slow motion et se fait même le petit plaisir de faire un focus sur chaque perso grâce au célèbre mouvement de caméra à la Matrix sorte de Bullt Time (quand le mouvement se fige et que plusieurs appareils photo autour de l'acteur se déclenchent quasiment en même temps). Là ou c'est ridicule, c'est que ces moments ne sont pas raccords avec la scène d'action (probablement pas filmés au même moment), si bien que chaque personnage n'a pas la même arme que dans la scène ou il est censé combattre... ça en devient absolument ridicule !

 Cette scène, la plus ridicule du film, résume simplement à quel point le film est mauvais...

Mais attention, le film n'est pas seulement merdique à cause de ses acteurs, de son scénario, de ses scènes d'actions ou de la propension ridicule de son réalisateur à mettre des seins pour compenser son incompétence, non ! Le film est aussi une bouse parce que Uwe Boll a voulu faire le lien entre le jeu « House of the Dead » et ce qui s'annonçait comme un banal mauvais film de série Z. Et Uwe a du s'apercevoir uniquement au montage que le lien n'était pas assez visible, et a décidé qu'il fallait que la filiation se sente plus. Il a donc décidé de frapper fort... tout simplement en incrustant des images du jeu, dans son film. Alors en plus du fait qu'il soit assez ridicule d'incruster des images d'un jeu datant des années 90 dans un film des années 2000 (les graphismes commençant légèrement à dater), il a eu le mauvais gout d'en rajouter à des moments qui ne le justifient absolument pas ! Un plan global sur le Fjord ou se trouve l'île déserte (île portant le doux nom d'Isla de la Muerte.... Cherchez l'erreur...) est ainsi coupé pendant une demi seconde par une image du jeu ou un zombie se fait tirer dessus... Quand ça vous arrive la première fois, on croit à une erreur, un bug... mais non ! Parce que ça revient environ toutes les 20 min, même si la scène n'a rien à voir avec un combat contre des zombies ! WTF !!!

 Je ne vais pas aller plus loin, je crois que vous en avez assez eu ! En tout cas, le film est une merde sans nom, c'est clair. Mais avec quelques potes et surtout avec quelques bières, ça se regarde bien, entre les fous rires et les effluves de 1664. Ne serait-ce que pour voir le premier massacre de Uwe Boll, et comprendre à quel point cet homme est un monstre...

BONUS

Une des nombreuses scènes WTF du film...

 

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L'Ours des salles obscures

Hier soir, j'ai pu, comme pas mal de gameblogers, assister à une avant-première de Dark Knight Rises (DKR). Je vais tenter de vous donner un avis, à chaud, et en tentant de ne pas vous spoiler quoique ce soit.

 

Ce film, je l'attendais comme le messie. Je le voyais comme l'aboutissement d'une trilogie qui avait déjà fait un grand bond qualitatif entre Batman Begins et Dark Knight. DKR, je le voyais comme le perfectionnement de Dark Knight que j'ai regardé, avec la même passion et la même admiration qu'à sa sortie, il y a quelques jours. Je vénérais l'anarchie psychologique du Joker comme la décadence de Dent, et j'attendais encore plus de Bane. Des espoirs j'en avais beaucoup pour ce Batman, et c'est probablement là que ça a coincé quand j'ai finalement vu le film : J'en attendais trop.

Soyons clair pour commencer, ce Batman va diviser : DKR n'est pas un mauvais film de super-héros, ce n'est cependant pas ce que j'attendais, et surement pas un meilleur film que Dark Knight et ce pour pleins de raisons.

 

Le film n'est pas mauvais, c'est même un bon film de super-héros, bien au dessus de la norme (le dernier Spider-Man par exemple). Le style est identique à celui de DK, donc là dessus, tout le monde sera d'accord : c'est du lourd, cest un Nolan après tout. Il a toujours cette façon propre de filmer avec des plans froids, sobres, sans fioritures, et c'est ce qu'on aime dans le style de Nolan : C'est brut. La scène d'intro du film en est le parfait exemple : Pas ou peu d'images de synthèse, pas d'explosions tonitruantes. Juste une scène d'action rapide, brutale, mais net et sans bavure. La force brute est encore plus personifiée par Bane, dont le bruit des coups a été augmenté pour renforcer la brutalité du personnage et des combats avec Batman. Et c'est pour ce style vraiment brutal mais sans chichi qui se veut plus réaliste que j'aime Nolan.

 

Sombre et brutal, Bane est à l'image du film

L'autre point fort, c'est Gotham, et sa "révolution". Ce Batman s'inscrit plus dans la critique sociale que les autres. Bane étant décrit comme un mercenaire putschiste, il mène la "révolution" à Gotham et en fait l'expression d'une Amérique qui se rebellerait contre l'emprise des puissants financiers. Si j'estime que l'idée n'est pas poussée assez loin, elle a le mérite d'être bonne et d'exister. Encore une fois chez Nolan, la ville est sombre, même en plein jour. Le fait qu'une partie du film se passe pendant l'hiver ne fait que renforcer ce sentiment d'un endroit froid et sombre. Bref Gotham, qui est d'ailleurs déplacée pour l'occasion de Chicago à New York, est un point important du film, quasiment un personnage à part entière.

Sombre, froide : Gotham est quasiment un personnage secondaire 

Les personnages secondaires tirent aussi leur épingle du jeu. Clairement, Nolan a voulu renforcer les personnages autour de Batman, et faire ressortir l'Univers DC Comics tel que nous le connaissons. C'est vraiment un plus, puisqu'on découvre (ou redécouvre) des personnages bien campés. 

Alfred est quasiment pour moi le personnage le plus émouvant. Encore une fois Michael Caine et son accent british font des merveilles pour illustrer un personnage qui se veut la conscience morale de Wayne. Certaines scènes avec Alfred son poignantes.

Le lieutenant Blake, protégé de Gordon, a lieu aussi une évolution intéressante à travers le film et passe de jeune flic à vétéran de la police après avoir été façonné par les évènements du film. Son évolution est d'ailleurs....surprenante !

 

Le lieutenant Blake et Alfred sont parmis les personnages secondaires "forts"

Et Catwoman alors ? J'attendais pas mal de la performance de Anne Hathaway et j'avoue que je n'ai pas été déçu. La belle reprend à merveille le personnage de Selina Kyle (et ne sera jamais appelé « Catwoman » dans le film) pour un jeu ressemblant énormément à ce que nous joueurs avons pu voir dans Arkham City. Elle est belle, elle est ambiguë, elle est douée. J'ai vu quelques rumeurs comme quoi elle pourrait remettre sa combi cuir pour un spin-off. C'est quand vous voulez.

 

Anne Hathaway incarne à merveille Catwoman telle que je l'imagine... Je crois que je suis amoureux

Et Bruce Wayne dans tout ça ? Et bien Christian Bale dégage toujours autant de classe, même si je n'ai pas été soufflé par sa performance. Pas de panique cependant, son jeu était déjà excellent avant, il le reste, ni plus ni moins.

Alors oui le film n'est pas mauvais. Mais qu'on le veuille ou non, il sera comparé à son prédécesseur. Et malheureusent, il ne soutient pas la comparaison. Certes le thème abordé est différent, l'époque également, mais il n'a jamais atteint à un seul instant Dark Knight dans sa complexité, et surtout dans la psyché de ses vilains.

 

Bien que classe et intéressant, Bane souffre inévitablement de la comparaison avec le Joker, infiniment plus complexe

Le premier WTF que j'ai eu en regardant le film a lieu dans les toutes premières minutes, dès l'introduction. En fait dès que Bane parle. Parce que oui, avec Bane, on touche le problème du doigt. Joker et Dent touchent quasiment à la perfection pour moi. Bane ne fait que l'effleurer. Oui il est classe physiquement, et son masque en jette dès le début. Mais pourquoi cette voix ? Quand Bane parle pour la première fois, on est surpris. L'accent est british (normal, Tom Hardy est anglais), mais surtout, il parle comme un Lord, avec des intonations différentes voir chantantes comme quelqu'un qui manierait parfaitement la langue de Shakespear. Et ça ne colle pas du tout avec l'idée que je me faisais du perso rien qu'en le voyant physiquement. On s'attend à une voix rauque, synthétisée, quelque chose qui reflète sa nature intelligente, brutale et violente, mais pas à un orateur. Mais bon, la voix est encore une perception subjective sur laquelle on peut passer outre. Ce qui ne passe pas par contre, c'est le fait que le personnage fasse pschiiiitt et qu'il s'avère finalement infiniment moins profond et complexe que l'étaient Dent et Joker. En mercenaire leader charismatique et révolutionnaire, il commençait pourtant bien, pour au final s'effondrer comme un soufflet dans les dernières scènes. Même ses scènes de combats, certes bien tournées et brutales, ne m'ont pas retourné la tête. Je ne pourrais pas développer sans spoiler, mais sachez qu'au final, Bane est malheuresement un méchant à peu près classe, mais relativement classique, et qui souffre vraiment de la comparaison avec ses prédecesseurs.

 

Malgré quelques belles scènes d'actions, le rythme n'est pas transcendant

Le rythme du film est aussi en cause. Attention, on reste dans un film de Nolan et en plus un Batman, donc ça reste punchy comme rythme surtout à certains moments (le début de la révolution de Bane par exemple). Ce que je veux dire, c'est qu'à quasiment aucun moment, on ne ressent ce frisson d'excitation comme pendant la scène de l'interrogatoire du Joker ou l'assaut de sa planque dans DK. A aucun moment je me suis dit "putain ça déchire !". Le film est lent je trouve. J'ai presque senti les 2h45 passer, chose à laquelle je ne m'attendais pas. Encore une fois, le film n'est pas mou, mais il n'y a que quelques moments un peu excitants suivi de moments parfois trop calmes.

 

Batman, c'est (mal) fini

Ensuite le scénario. Je l'ai malheureusement trouvé ultraclassique. Là ou le folie et l'anarchie du Joker faisanet tout le sel de DK, DKR ne trouve pas en Bane le même moteur pour son intrigue. L'idée de commencer 8 ans après DK était une bonne idée, comme celle de lancer une révolution à Gotham sur fond de crise financière et sociale. Mais finalement le tout n'est que peu exploité. La raison de tout ce plan bien huilé se révèle finalement hyper prévisible. On a quand même droit à un beau twist que je n'ai pas trop vu venir, ayant réussi à me préserver des spoils jusqu'au film. Mais seulement voilà, DK était une histoire classique mais bien foutue et surtout porté par des personnages fantastiques. DKR est une histoire classique un peu convenue portée par des méchants classiques. Du coup, on est moins en extase devant. Le pire restant la fin du film. Je ne vous la spoilerai pas, ni ne vous la detaillerai, pour que vous puissiez vous faire votre propre avis (et venir en débattre !). Personnellement, elle focalise toutes mes déceptions et constitue le coup de grace du film.

 

Il est temps de conclure ! DKR n'est pas un mauvais film, je prendrai même surement plaisir à le revoir une deuxième fois. Néanmoins, il ressemble bien plus à Batman Begins qu'à Dark Knight en termes de qualité, de scénario, et de rythme. On a un film plus lent, plus classique, moins barré. Inévitablement la question qui revient en sortant de la salle de cinéma c'est "alors ? Meilleur ou moins que Dark Knight ?". Répondre à cette question reviendra à prendre position sur un film qui va clairement diviser entre ceux qui adorent et ceux qui hurlent au scandale. Pour ma part, je n'ai pas retrouvé les frissons d'excitation de Dark Knight, la réflexion psychologique et dramatique du destin de Dent, ou la folie du Joker. J'ai donc fait mon choix et choisi mon camp : Dark Knight est clairement et en tout point supérieur à Dark Knight Rises qui, à défaut d'être un grand film, n'est qu'un film de super héros juste au dessus de la moyenne du genre.

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L'Ours des salles obscures

 Hier soir j'ai pu voir, comme pas mal de Gamebloggers maintenant, The Amazing Spider-Man. Oui maintenant je fais bien attention au tiret parce que je ne veux pas subir les foudres de Bigquick et Chocolat ! Au passage, je préfère quand même prevenir ceux qui ne l'auraient pas encore vu que cette critique contiendra des spoils donc...

SPOILER ALERT

 

J'y allais en restant un peu dubitatif, tant les critiques étaient mitigées voir carrément hostile chez certains. On parlait de longueurs, d'effets spéciaux un peu cheap, d'un Spider-Man pas assez « super héros » Moi-même je voyais d'un assez mauvais oeil un « reboot » si peu de temps après la trilogie de Sam Raimi. J'ai finalement passé un agréable moment au cinéma, même si le film est loin d'être parfait.

 

Le plus gros défaut du film : On ressent trop le teenage movie à certains moment du film

Passons d'abord sur les défauts, puisqu'il y en a, certains explicables et compréhensibles, d'autres beaucoup moins.

J'ai pas mal lu que le film était lent : Perso, j'ai trouvé le rythme lent, mais approprié. Oui c'est un peu lent au début, mais le film étant le premier d'une nouvelle série, inévitablement le scénariste comme le réalisateur doivent poser les éléments de base du héros. Alors oui, il se fait encore mordre par une araignée, moi il se fait taper par le gros con de service de l'école, et oui son oncle se fait encore tuer par un gars qu'il laisse s'échapper juste avant. On les connaît, ce sont les éléments de base de l'histoire de Spider-Man, mais le reboot est obligé de les remettre en place, et ça prend du temps. Le film est donc certes lent au début, mais c'est normal, et ça ne m'a pas gêné en le regardant.

 

Les longueurs du film sont réelles mais compréhensibles : Il doit reposer les bases de sa nouvelle trilogie

Ensuite comme l'a fait remarquer Seblecaribou dans son super article sur le film, on passe un peu trop vite sur le passage du statut de « c'est un taré en costume moulant » à « ce mec est un héros » et ce sans plus d'explication que « y'a une vidéo sur youtube ». Le héros, que je trouve bien plus intéressant que celui incarné par Tobey Maguire, aurait mérité un traitement plus poussé de son passage de geek à héros de la ville.

Le passage du vengeur masqué à la légende de Spider-Man est un peu trop vite expédié

Enfin, et c'est probablement le gros défaut que je retiens du film : on est un peu trop dans un teenage movie, et on le ressent trop (nous autres jeunes adultes) à certains moments du film. Déjà, je n'ai compris qu'à la moitié du film que les personnages n'avaient que 17 ans (notamment pendant la scène ou Gwen planque Peter dans sa chambre et dit qu'elle a 17 ans et qu'elle peut faire ce qu'elle veut...) ! WTF ! Emma Stone et Andrew Garfield ont l'air d'avoir au moins 25 ans ! Surtout que je trouve assez inutile de faire un Spider-Man aussi jeune. Pareil, le héros a de temps en temps ce que je nommerai « le syndrome de Drake ». Il a trop tendance a balancer des vannes pendant des scènes de combat un peu complexe, ou à faire le classique « oh nonononononono ! ». En fait, ces petits moments ne sont pas forcément gênants, mais nous rappelle trop qu'on est dans un film pour ado un peu trop gentil.

Globalement, les défauts sont là : de petites longueurs, un passage pourtant rapide sur certains éléments et une ambiance un peu trop teenage movie. Mais ils, n'ont pas tué mon expérience cinématographique, loin de là.

Les scènes de voltiges sont toujours présentes, bien que moins nombreuses et moins travaillées

Maintenant les points positifs, qui surpassent à mon sens les défauts du film

D'abord le changement d'orientation des personnages. Peter Parker n'est plus un moche un peu asocial bien que très intelligent, il est toujours geek, mais sait se demmerder et peut se montrer arrogant.  Andrew Garfield fait probablement un peu trop tombeur de ces dames et encore une fois ressemble trop à un acteur de teenage movie, mais il a le mérite de ne pas être Tobey Maguire que j'ai le plus grand mal à supporter dans les derniers Spider-Man.

Il a peut-être un physique un peu trop adolescent, mais il apporte plus d'humanité au personnage, et puis surtout c'est pas Tobey Maguire...

Gwen Stacy (Emma Stone) est un des perso revigorants de cet épisode. Elle est belle, elle est intelligente, et surtout elle ne passe pas son temps à se faire enlever par les vilains en hurlant. Bref, j'aime beaucoup Kirsten Dunst, mais j'avoue, je ne portais pas Mary Jane particulièrement dans mon coeur. Surtout elle aide Spidy plus d'une fois à se sortir d'un mauvais pas.

En plus d'être très jolie, Emma Stone hérite d'un personnage bien plus intéressant et actif que Mary Jane

Le Dr Curt Connors était déjà un personnage que j'aimais bien dans les comics, sorte de Dr Jekyll/Mr Hide. Il est ici assez bien campé en homme idéaliste voulant réellement aider l'humanité à s'affranchir des maladies. Marqué par la perte de son bras, il a développé une fascination pour les reptiles et leur capacité à faire repousser un membre sectionné. Mais il sera corrompu par ses propres découvertes (le croisement des codes génétiques inter-espèces) Je trouve le design du Lezard assez bien fait. C'est un personnage assez charismatique qui pourrait devenir un personnage récurrent de la nouvelle trilogie.

 

Le nouveau bad guy : Le Dr Connors, sorte de Dr Jekyll et Mister Hide, est assez charismatique

L'autre gros point fort reste selon moi la volonté de faire de Spider-Man un personnage plus humain. Le héros n'est pas invincible, il va se prendre de grosses branlées, se faire tirer dessus, etc. Et surtout, il n'aurait pas pu vaincre le Lezard sans l'aide de plusieurs personnes (Le commissaire, les grutiers, Gwen, ...). J'ai toujours été sidéré de voir comment dans plusieurs films de super héros, la police a tendance à s'asseoir et à attendre que le héros ressorte vainqueur et indemne. Non ici Spidy va avoir besoin d'aide et la recevra des nombreux personnages secondaires, et dans des scènes pas trop culcul. D'ailleurs Spidy n'a pas peur de montrer aux gens son visage et ça change du senpiternel « si les gens voient mon visage, je suis foutu ». Là il se fait attraper par la police, qui le démasque et....l'histoire continue ! Alors oui il en découle que Spider-Man fait moins super-héros invincible, mais qu'il gagne considérablement en huamnité, et ça j'ai vraiment aimé.

Globalement, c'est clair, le film n'est pas parfait, et penche un peu trop vers le teenage movie à certains moments. Néanmoins  j'ai passé un bon moment et j'ai vraiment apprécié la nouvelle orientation du film par rapport à ceux de Sam Raimi, avec un héros moins super-héros, plus humain, et donc plus faillible. Les personnages secondaires ont désormais un vrai rôle et ne sont pas juste là pour être les faire-valoir de l'homme-araignée. Je sais que pas mal de gens de la communauté n'ont pas aimé du tout, mais moi je conseille vraiment à ceux qui me liront d'aller le voir pour se faire une idée. Moi, j'ai bien accroché.

Voir aussi

Jeux : 
The Amazing Spider-Man
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