La Caverne de Vinsou

Édito

Mon Dieu,quelle excitation en ce début d'année 2010 ! La sphère vidéoludique est en pleine effervescence, pour tout dire je me laisse un peu emporter par ce raz de marée de jeux qui déferlent sur nos rivages en ce moment. Mais en plus de tous ces softs extraordinaires, c'est l'industrie toute entière qui s'enflamme, entre annonces et teasing, on la sent bouillante, pleine d'idées, de grandes idées. Nous sommes en train de vivre l'adolescence du jeu vidéo, son passage à l'âge adulte. Tel un ado, notre industrie se sent pousser des ailes, elle veut explorer ses limites (ce que tente Heavy Rain) elle est habitée par une ferveur mystique, l'excitation de vouloir tout faire. A terme ce bouillon ne peut etre que positif, cependant, une telle agitation va entrainer des remous et dans la cohue, certains vont se faire écraser. Mais pour le joueur, cete année s'annonce dantesque (en revanche le jeu éponyme, lui n'a rien de dantesque...) En espérant que ce mois ci la pile de jeux à finir va s'amoindrir.

Votre dévoué serviteur, Vinsou.

Mars 2010

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La Caverne de Vinsou

Par Vinsou Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 25/07/10 à 17h01

Des articles aux vertus littéraires ecrits pour des passionés par un passioné !
*Ecrits parus sur Gameblog*
Preview Bayonetta publiée sur le fil :http://www.gameblog.fr/news_12147_bayonetta-nos-impressions

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Essais

Les derniers mots d'un moustachu

Je me suis réveillé un matin de l'année 1981, moustachu malgré moi, D'abord charpentier, j'ai vite été réorienté vers la plomberie. Ma bonhomie maladive, m'oblige à exprimer ma joie en  permanence avec des petits cris suraigus et des sauts pleins d'allégresse. Pourtant, je ne suis pas heureux et sous mes airs de plombier jovial je suis un homme frustré, lacéré par la vie. J'ai du mal à comprendre mes actes, qui semblent dictés par une puissance supérieure que je ne comprends pas. Moi, je ne demande qu'une chose, réparer des tuyauteries, mais je ne sais pourquoi, surement à cause des problèmes oedipiens de mon papa, ma vie se résume à une course sans fin en quête d'une figure féminine plus maternelle qu'amoureuse. Au long de ma course j'ai été amené à combattre le bonheur ambiant qui s'emble s'acharner sur moi, cependant quoi que j'y fasse les gens qui m'entourent semblent joyeux et contents de leur sort. Quand j'avance, la nature s'ouvre pour moi, les plantes, d'ordinaires hostiles et carnivores deviennent tout chose à mon passage et se fendent d'un sourire dentelé qui m'exaspère. Je commence à ne plus pouvoir supporter les mimiques suggestives de mon ex-Village People de frère. Dans mon monde, les végétaux sont trop verts, les tortues trop heureuses de porter le double de leur poids en guise de carapace, le ciel trop bleu, les méchants trop peu méchants, les gentils bien trop gentils, les princesses blondes beaucoup trop blondes et tout ce bonheur mièvre et suranné commence à me sortir par les pores de la peau. Je me pose la question du suicide: après avoir sauté sur tous les coins de la Terre et même dans l'espace, après avoir conduit d'extravagantes voiturettes, après avoir fait la fête avec tous les ravis qui me servent d'amis, après m'être battu contre toutes les créations de mon bridé de père, après avoir soigné des maux incurables à la manière d'Alexei Pajitnov, je me demande si ma vie n'est pas arrivée à son terme. Je n'ai jamais pu contrôler mes actions, j'ai toujours été guidé par les mains d'êtres supérieurs et incompréhensibles. Mais il y a une chose sur laquelle je peux avoir un contrôle direct et total. Ma mort. Beaucoup ont cru pouvoir jouer avec ma vie, mais le jeu est fini et ils ne pourront pas jouer avec ma mort. Pour une fois, mon saut à la courbure si parfaite ne se conclura pas par un rebond sur la carapace rouge et gonflée d'une tortue. Mes pieds n'auront que le vide pour soutien, et je pourrais dire "The Game Is Over". 

Mario.

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