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On continue ce retour vers le passé avec un récapitulatif des jeux du PSN. Par nature, des jeux plus modestes, moins ambitieux, mais pas forcément moins réussis ou intéressants. M'étant abonné au PlayStation +, j'ai mis les mains sur une sélection assez hétéroclite de titres, au gré des jeux proposés chaque mois. Ce qui ne m'a pas empêché d'acheter d'autres jeux durant l'année ceci dit.

Joe Danger
On est d'abord pris par l'esthétique colorée et cartoon, les animations de chute du héros, ses saluts à la foule en délire et son ventre bedonnant, mais on reste pour le challenge de ses niveaux. Sous ses airs enfantins et ses débuts aisés, le titre cache d'ailleurs presque trop bien son jeu. Facile de n'en rester qu'à la première impression, d'un jeu ou l'on se balade, ou les scores grimpent sans effort dans les millions. Mais la profondeur du jeu, qui réside surtout dans le level design de ses niveaux avancés, est redoutable d'efficacité. Réussir à collecter toutes les pièces d'un niveau en temps limité, rester constamment en roue arrière sur un chemin semé d'embûches, trouver les étoiles cachées, autant d'objectifs qui demandent une bonne connaissance des niveaux et une exécution parfaite. Savoir quand économiser son boost, comment voler par dessus un obstacle, quelle ligne emprunter, ce n'est pas le même challenge qu'un Trials HD mais cela ne s'improvise pas. La longueur des niveaux et leur difficulté peut les rendre parfois frustrant ceci dit. Un titre efficace qui se révèle sur la longueur. 
Prix du jeu qui cache bien son jeu

Final Fantasy VIII
La disponibilité d'anciens jeux sur le PSN a parfois du bon. Elle m'a notamment permis de reprendre ce RPG auquel j'avais déjà joué mais que, par manque d'investissement dans le système de jeu, j'avais dû me résoudre à laisser tomber au dernier disque, coincé contre un boss trop fort, sans possibilité de revenir en arrière pour leveler.
De retour avec la gniak et une expérience de gamer plus rôdée, je suis retourné sur le Final Fantasy qui m'avait le moins plu. Et cette fois-ci, plus de problème de compréhension du gameplay, j'ai tout fait comme il fallait, j'ai passé du temps à voler des magies, à bichonner mes G Forces, à faire des tours et détours, pour m'assurer que leurs stats étaient au max, qu'elles apprenaient des compétences utiles, à vérifier la distribution sur chaque personage à chaque séparation du groupe, à faire les quêtes annexes pour m'assurer que je n'en loupais pas une, pour être certain de ne jamais être pris au dépourvu... Et pour être honnête, c'est franchement pas palpitant. C'est même carrément chiant. Obtenir des nouvelles armes doit être impossible sans soluces tellement les conditions sont obscures et délicates à satisfaire. Le vol de magie est l'activité la moins glamour et la plus rébarbative imaginable, passer son temps à affronter des ennemis endormis en priant pour que cet abruti de Zell vole plus d'une magie à la fois.
Et puisqu'on parle des personnages, je les ai trouvés mieux que dans mes souvenirs, (sauf Zell, faut pas déconner), mais ça reste très loin d'être mémorable. Les événements s'enchainent de manière imprévisible et souvent incohérente (presque tous les personnages se retrouvent avec d'énormes responsabilités sans qu'on ne comprenne trop comment ou pourquoi, comme Squall, Seifer, ou Linoa...). L'esthétique du jeu m'a semblé toujours bien trop flashy (Esthar est notamment bien ridicule, mais aucun lieu n'est vraiment épargné). Le seul truc qui m'a un peu parlé, c'est le personnage de Laguna, que j'ai trouvé assez classe et plutôt sympathique. Bien plus intéressant que le reste du casting. Ceci dit, avec 80 heures au compteur, l'ensemble des G Forces et des levels à ne plus savoir qu'en faire, je crois  que je peux ne plus nourrir de remords d'être passé à côté de ce titre.
Prix du jeu ou on nous donne un uniforme trop classe et ou on doit se taper la veste avec la moumoute trop moche le reste du jeu

Zen Pinball
Un jeu de flipper. Pas d'attrait particulier pour le flipper à la base, pas vraiment de sensation sur cette version, pas très clair sur les bonus et autres fonctionnalités des différentes tables, plutôt moche. Malgré ma tendance naturelle aux trophées, c'est sans surprise que je ne me suis pas obstiné sur ce jeu. J'avais passé bien plus de temps à l'époque sur la version gratuite Windows.
Prix du jeu aussi rasant qu'il en a l'air

Sam & Max The Devil Playhouse
Un de mes premiers point and click. Premier Sam & Max en tout cas. Et le prise de contact n'est pas optimale, puisque la technique sur cette version PS3 est vraiment décevante. Modélisations à la serpe, ralentissements, temps de chargements incessants, maniabilité d'une rigidité étonnante. Et pourtant l'écriture est sympa, y'a une bonne ambiance, une bonne musique et quelques énigmes bien trouvées. En me forçant un peu j'ai fait les 3 premiers épisodes. Mais bon, ça reste tout de même étrangement limité, les gags sont loin d'être toujours drôles (le singe de l'espace par exemple...). Au risque de me répéter, je ne comprends pas comment on peut encenser un point and click pareil et cracher sur le "non gameplay" d'Heavy Rain en même temps. Un épisode a environ 5 ou 6 tableaux étriqués, avec 4 ou 5 éléments interactifs et des persos avec une poignée de lignes de dialogues. Les énigmes ont une seule solution qu'il faut impérativement trouver pour progresser, et le tout se controle de manière fort peu intuitive. Au final, j'ai passé un moment sympa, les répliques de Max y étant pour beaucoup. Les ambiances différentes d'un épisode à l'autre sont aussi vraiment bien trouvées.
Prix du jeu "hit or miss", ou les moments fendards se disputent les blagues moisies et le gameplay bien lourd

Echoes
Dans la masse des Minis offerts dans l'abo PS+, Echoes est un des premiers qui est sorti du lot. Un principe bête comme ses pieds : récupérer des pastilles dans des environnements 2D clos. Ca sonne un peu Pacman dit comme ça, mais il y a plus de liberté au niveau des trajectoires, et quelques twists au niveau du gameplay. Notamment les Echoes du titre, qui sont des répliques de votre personnage qui parcourent des sections de vos trajectoires passées. On doit donc penser à l'avance ces déplacements, et suivre des trajectoires toujours plus torturées pour pouvoir s'en sortir. Un bon sentiment d'urgence, une bonne dose de tactique et d'improvisation sur l'instant donne à chaque petite session un piment bienvenu.
Prix du jeu qui se fait le mieux passer pour un minijeu

Castle Crashers
Celui ci, on l'a attendu. Sorti depuis deux ans sur le XLA, annoncé comme prêt dès les premiers jour de l'été, on a dû attendre septembre pour mettre la main dessus. Et perso, ça reste une déception. Alors oui, la musique est vraiment pas mal, l'aspect over 9000 peut faire sourire, mais j'ai rapidement trouvé des limites à mon plaisir. Le gameplay semble de base plutôt riche, avec des coups, des combos, des magies spécifiques à chaque personnage et une ribambelle de variantes à débloquer. Mais aucune sensation. Les arènes se sont avérées être des calvaires à jouer, montrant le peu d'intérêt intrinsèque du gameplay du jeu. Trop souvent mes coups tapent dans le vent, apparemment à cause d'un décalage de mon perso, trop haut par rapport à sa cible, qui elle n'a pas de problème à m'enchainer. A quatre, supposément le point fort du titre, l'action est juste illisible, on bourrinne encore plus, on tape sans savoir ou l'on est, si on tape bien sur un ennemi ou un compagnon (quand celui ci a eu la riche idée de prendre un mob pour avatar...), on saute vaguement en espérant aboutir à un combo aérien un peu au hasard. Et puis pour toutes les scènes qui m'ont fait sourire, il y en a eu autant ou ça m'a paru vraiment forcé. Echapper à un monstre sur des biches propulsées par leur propre chiasse, waouh. Au final, un jeu loin d'être passionnant en solo, et pas trop désagréable en coop. Mais comme souvent avec les jeux coop, c'est plus la qualité des potes que du jeu qui dicte si je passe un bon moment.
Prix de l'esbroufe

DLC de Fallout 3
Le genre de surprises auquel on ne s'attend pas mais qui fait fichtrement plaisir. Je n'aurai jamais payé pour ces extensions réputées pas forcément passionnantes et surtout bien buggées, mais comme on me les "offre", je les accueille volontiers. Comme j'aime à le répéter, j'ai une relation conflictuelle avec Fallout 3. J'ai passé 130h dessus, en lui trouvant quantité de défauts. Et y retourner m'a fait prendre conscience de ces défauts à nouveau. Une techique à la rue, des gunfights inintéressants, et des personnages le plus souvent anticharismatiques. Je me suis contenté de faire les DLC avec les plus mauvaises réputations, Mothership Zeta et Operation Anchorage, et effectivement, ils sont insipides. Se concentrant sur l'action, des environnements à vider à coups de VATS. Nul. Même l'exploration est anéantie vu qu'on est confiné à des intérieurs ou à des extérieurs couloirisés. J'ai lancé The Pitt, mais la peur des bugs fut trop forte. Déjà que le jeu rame continuellement... Mais bon, je ne perds pas espoir pour la suite, particulièrement Point Lookout, mais passer après New Vegas sera difficile.
Prix du DLC qui n'a rien compris aux atouts du jeu de base ou qui exploite juste le filon de la façon la plus simpliste possible

Medievil
Un brin déçu par ce jeu dont l'aura m'avait fait attendre quelque chose de plus sympathique, ou du moins de plus inspiré. Presque pas d'histoire, des niveaux étriqués et pas spécialement folichons, une progression pleine de combats et d'énigmes simplistes. On sent le jeu qui a du bénéficier de la nouveauté de la 3D pour s'imposer à l'époque. Mais sans deuxième joystick, le maniement parait franchement daté. L'animation fait aussi de la peine. Finalement, à moins que je sois passé totalement à côté de ce jeu, il n'a selon moi pas le moindre intérêt outre celui de satisfaire une curiosité pour l'histoire du jeu vidéo. 
Prix de la nostalgie mal placée

Aero Racer
Le deuxième Minis sur lequel j'ai passé un minimum de temps. Un petit jeu de course sans prétention apparente, avec les limitations graphiques de tous les Minis, mais avec un gameplay soigné et bien trouvé. Avec une vue de dessus assez limitée et réminiscente de MicroMachines, le joueur est lancé dans une série de courtes pistes, selon les défis du moment. Le twist de ces courses est l'importance des dérapages boostés. En s'approchant des bordures des pistes, les vaisseaux bénéficient d'un boost très significatif. Il devient alors nécessaire de glisser le long des bordures le plus longtemps possible, ce qui oblige à prendre pas mal de risques. En effet, les collisions avec les rebords ralentissent considérablement, en plus de constituer des conditons élminatoires sur certains défis. Au final, un gameplay assez prenant, la nécessaire connaissance des circuits, avec zone rapide et zone lente, garantit assez de profondeur pour y revenir avec plaisir. La brièveté de chaque défi permettant de se lancer dans de petites parties sans pression. 
Prix du meilleur jeu de course depuis WipEout HD

Oddworld Abe's Odyssey
Autre monument de l'époque PSone, la présentation d'Abe se montre plus à la hauteur de l'image nostalgique qui est parvenue jusqu'à moi. Les animations d'Abe, les morts cruelles des différents personnages, les messages de rebellion qui parsèment le jeu ne détonnent pas trop aujourd'hui. La maniablité exigeante et les checkpoints moins fréquents surprennent eux plus. Quelques sauts, quelques mécanismes activés, on se faufile discrètement dans le dos d'un garde, on essaie vaguement de communiquer avec un pauvre compagnon. Mais au final, le jeu m'a paru trop rigide pour surpasser les troubles de l'attention causés par des années de jeux prémachés, à l'enrobage bien plus soigné. Je n'ai apparemment plus la patience et la dédication nécessaire pour ce genre de challenges pas intrinsèquement passionnants.
Prix du jeu qui mériterait que je regarde un let's play sur Youtube

Cuboid
Typiquement le genre de puzzle game auquel j'accroche, il est uniquement basé sur la réflexion, et non sur les réflexes. J'ai passé un bon moment à maitriser le principe pourtant très simple (faire rouler un bloc sur ses côtés pour l'amener à la sortie dans des labyrinthes étroits) et arriver à raisonner intuitivement en tenant compte des possibilités à ma disposition. Les puzzles introduisent bien différentes variations intéressantes au fil de la progression, comme les tuiles fragiles, les interrupteurs, les téléporteurs. Trouver le nombre de coups minimal pour atteindre la sortie est ainsi un challenge très gratifiant. Je n'aurai probablement pas payé pour un tel jeu (qu'on doit trouver gratuitement en ligne), mais j'ai passé un bon moment dessus. J'ai probablement laissé le jeu de côté quand mon intelligence a été mise à trop rude épreuve, de peur que mon égo ne ruine l'estime que j'avais pour le jeu...
Prix de la prise de tête gratuite

Critter Crunch
Un autre puzzle game, mais d'un genre que j'aime moins. Il est très joli, mais devoir réfléchir en temps limité, c'est moins mon truc. Le manque de maitrise des mécaniques entrainant logiquement une frustration, je reconnais volontiers que c'est une appréciation éminement personnelle. La présence d'une histoire pour tenter de justifier le jeu est par contre assez surprenante, et à vrai dire assez inutile, à part constituer un contretemps fastidieux. J'ai logiquement préféré le mode puzzle par contre, ou l'on a tout le temps nécessaire pour nettoyer une grille avec le moins de coups possibles, laissant tout loisir à mes méninges d'expérimenter différentes solutions sans pression.
Prix du jeu qui essaie tellement d'être mignon à tout prix que ça en devient presque agaçant

Dead Nation
Sur le papier, rien de bien passionnant. Encore un jeu de zombie, jouable à deux pour l'occasion. Les fans remarquent le sceau Housemarque, responsables de Super Stardust HD, mais dans mon cas, pas spécialement de raison d'être excité. Comme d'hab, la perspective d'y jouer en coop avec les autres (et une réduction PS+) m'a poussé à l'achat. Dans les faits, le jeu est magnifique, et a pas mal de petites subtilités, avec des bonus bien cachés dans les niveaux, à récupérer au prix de pas mal de risques, un arsenal conséquent avec une foule d'options pour les trucideurs de morts vivants en herbe. Ceci dit, je trouve le jeu très éprouvant. Ce n'est pas forcément un défaut, mais il ne faut pas s'attendre à un jeu très fun. On fait un pas en avant, et 4 en arrière à cause du rush de zombies qui sort de derrière un camion. Comme il est de bon ton de jouer à un jeu de survie dans des niveaux de difficulté élevés, ces vagues ennemies peuvent prendre un certain temps, et même un temps certain, à éradiquer, menant à un rythme de jeu lent. Les missions durent facilement 30 ou 45 minutes au milieu de la campagne. La variété de l'armement se paye malheureusement au niveau de l'ergonomie, avec un défilement des armes très peu pratique dans le feu de l'action. Super Stardust et ses 3 armes s'en sortait vraiment mieux, toutes les armes étaient accessibles en un instant et en un bouton. L'orientation scoring va aussi un peu à rebours du côté immersif de la survie, et au final, malgré les tableaux de score potentiellement intéressants avec classement mondial par pays, je n'ai jamais joué pour le score.
Prix du jeu coop auquel je préfère jouer tout seul (les ennemis prennent un nombre moins ahurrissant de balles pour tomber)

Sackboy Prehistoric Moves
Un cadeau qui à sa sortie semblait vraiment généreux, Prehistoric est en fait une sorte de démo payante de LBP 2, un apéritif de ce que le jeu devrait proposer prochainement en DLC. Se jouant uniquement en multijoueur local, il permet de se remettre avec plaisir, malgré les contraintes que je viens d'évoquer (ie avoir un acolyte consentant à disposition), aux commandes de notre Sackboy préféré. L'expérience de jeu est clairement déséquilibrée, entre un joueur maniant Sackboy et progressant dans les niveaux, et l'autre qui l'assiste au Move. Le jeu est toujours aussi mignon et enchanteur sous son vernis préhistorique en papier mâché, mais pas mal des niveaux peinent à inspirer. On est soit devant devant un tutorial, soit devant du remplissage de mécaniques déjà connues. Les moments qui sortent du lot, sont ceux ou la coordination entre les deux joueurs est la plus sollicitée, avec ces plateformes à faire apparaitre rapidement sous les jambes du héros, ou les protections à positionnr au dessus de sa tête. Un divertissement rafraichissant et toujours aussi charmant, mais pas forcément très inspiré. C'est pourtant pas faute de s'épuiser ses idées en pariant sur la longueur puisque le jeu est assez court. Pas étonnant au final que presque tous les acheteurs potentiels se le soient vus offerts (abonnés PS+, détenteurs d'un trophée Or sur LBP 1, acheteurs de LBP 2).
Prix de la démo payante

The Secret of Monkey Island Special Edition
Profitant d'un bundle fort judicieux sur le PSN, proposant les remakes des deux premiers Monkey Island, je me suis laissé tenter à combler ce pan, semble-t-il fondamental, de ma culture vidéoludique. Pour avoir testé les démos à l'époque, je dois avouer que le remake du deuxième épisode me tente bien plus (interface plus accueillante, graphismes plus sympathiques). Mais je n'ai eu le temps pour le moment que d'entamer le premier épisode. Les décors remakés sont plutôt réussis, mais je ne suis pas un grand fan du design des personnages. Les dialogues font souvent mouche, par contre j'ai été déçu par les énigmes. On passe déjà une bonne partie du temps à bouger le très lent curseur sur tous les décors pour voir ce qui est interactif et ce qui ne l'est pas, et après, il faut utiliser les bons objets ou les bonnes combinaisons d'objets au bon endroit. J'ai rien contre un peu de réflexion, mais tout est si volontairement absurde et illogique que la progression est tout sauf agréable. On fait des allers retours incessants, on scanne tout, on lutte avec l'interface pour tenter de nouvelles choses, le plus souvent sans succès, à la recherche de LA combinaison forcément super maline et hilarante à laquelle ont pensé les développeurs. Heureusement qu'il y a un système d'aide, même si ça annihile l'intérêt du jeu.
Prix du jeu dont le remake rend l'interface moins intuitive

Dans une optique d'exhaustivité, je me dois de mentionner que j'ai furtivement lancé très brièvement (c'est dire ^^) Age of Zombies (twin stick shooters sans stick...), Yeti Sports (équivalent d'un très mauvais jeu Flash), Blast Off (sympathique fusée à manier), Fieldrunners (un tower defense, un genre pour lequel je n'ai aucune inclination). Et j'ai pu tester une heure chacun Prototype (impressionante modélisation de New York, dénuée d'âme mais à l'échelle saisissante), Red Faction Guerilla (détruire un batiment à coup de marteau est assez jouissif, mais tout le reste est désespérement "jeu vidéo") et DC Universe Online (game design, gameplay et DA affligeants).

On le voit, le nombre de jeux joués sur le PSN sur une année est impressionnant. Malgré la masse de jeux pas passionnant, je suis assez content d'avoir pris l'abonement PS +. Malgré des débuts pas très entousiasmant, puisque j'avais déjà LBP, Wipeout et son extension, SSFIITHDR, le fait d'avoir pu tester qulques légendes PSone comme Abe et Medievil, ou des jeux plus récents comme les Sam & Max, ou encore des DLC comme ceux de Fallout 3, a pleinement satisfait mon attente initiale de me faire essayer des jeux que je n'aurai pas forcément pris de moi même. Les découvertes de Cuboid, Aero Racer sont aussi de bonnes surprises. Les réductions sur des jeux attendus comme Dead Nation ou encore Costume Quest (en 2011) sont aussi bienvenues. L'ajout récent de Stacking au catalogue achève de me convaincre de la pertinence de cet investissement. Les jeux dématérialisés s'imposent en tout cas encore un peu plus dans mon paysage vidéoluddiques, se rendant  de plus en plus incontournables. De moins en moins évident de ne pas passer à côté de jeux intéressants.

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Commentaires

upselo
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upselo
Tu prêches un converti oui, mais y'a probablement des infidèles qui traînent dans le coin. Ta prose n'est donc pas perdue pour tout le monde ^^.
Pour FFVIII, je pense que mon problème se situe au niveau de la direction artistique qui ne m'inspire rien de bon, et aussi l'histoire que je trouve confuse et pas très bien rythmée. peut être que le fond de l'histoire est bien, que les thèmes soulevés sont passionnants, que les personnages sont plus profonds qu'ils n'en ont l'air, mais tout ça est perdu quand on joue simplement au jeu.
Et oui, quand j'ai joué à FFVI longtemps après tout le monde, sur PsOne, et bien j'avoue moi aussi que je n'ai pas compris tout le raffut autour du jeu. Oui, il a plus de perso, c'est pas mal rythmé, et le système de combats est varié, mais j'ai eu du mal à accorder le moindre crédit à Kefka avec ses sprites extravagants.
Numerimaniac
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Numerimaniac
Tu admireras ma syntaxe particulièrement audacieuse! Désolé!
Numerimaniac
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Numerimaniac
Pour Final Fantasy XII, tu as raison. C'est l'un des points forts du jeu, ce côté "décentré" du groupe. L'exemple plus parlant est Bur-Omisace. La première fois quand ils espèrent obtenir un soutien (et prouve ce que tu veux dire avec le fait que personne le leur accorde crédit et ont besoin d'alliances avec d'autres puissances) avec le fantastique personnage de Larsa (qui vient et part, ce qui montre, même sous forme d'illusion, que plusieurs personnages sont affairés, et pas seulement les personnages contrôlés par le joueur). C'est un peu la petit histoire d'un groupe qui se mêle à la grande histoire. Et pour donner cet effet, laisser des évènements dépasser les personnages est un bon procédé. C'est d'ailleurs ce qui se passe la deuxième fois à Bur-Omisace, avec le massacre qui a lieu en dehors du champ du joueur, qui arrive trop tard et qui repart impuissant de ce lieu d'ailleurs. Autre exemple : l'organisation de la rébellion par le très raffiné et très posé Marquis Ondore. Mais je ne fais que prêcher un convaincu, n'est-ce pas? :)

Pour FFVIII, c'est tout le problème, le regard de maintenant ou celui de l'époque (même si j'ai dû le faire après en témoigne ma version Platinum). C'est certain que j'ai le même problème dans la perception. Mon cousin qui a fait FFVI récemment me disait que la scène de l'opéra tombe forcément à plat, puisque la mise en scène est forcément risible avec ce qu'on a aujourd'hui alors qu'à l'époque, c'était un moment rare et unique dans le RPG. FFVIII, je le trouve marquant. Bien que très différent de FFXII, ils partagent tous les deux une grande ambition. Les deux ne sont pas "parfaits", ils peuvent être "mal branlés" (excuse moi mon impolitesse) mais ce sont comme des "monstres", monstres qui ont ce quelque chose de fascinant (puisque monstre, ça vient de monstration, ou du verbe montrer, c'est à dire ces choses ou ces créatures qui doivent être montrées pour le caractère fascinant justement, parce qu'ils ne représentent pas un caractère "normal", ce qui pour FFVIII et FFXII est vrai : ils ne sont pas "normaux" parce que nourris par des idées fraîches à l'époque ou une forme de radicalité).
Bizarrement, je me cache sans doute derrière les G-forces pour justifier que ce serait usant de le refaire, mais peut-être que c'est plus profond que ça, que je ne souhaite pas toucher à un souvenir, démystifier ou désenchanter ce Final Fantasy.
xgital
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xgital
quelques avis un peu trop tranchés sur certains jeux (Médiévil, FFWIII...) mais un déroulé d'opinions sympathique. C'est agréable de lire certains itinéraires annuels de joueurs passionnés. C'est le cas ici.

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http://gameculturecollection.com
upselo
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upselo
Ah mais tu ne me feras pas défendre Zidane, Tidus ou Vaan pour autant t'inquiète pas ^^.
Et FFXII a au moins l'avantage de l'échelle. Ils ne sont pas tous seuls à la fin, et au début, personne ne leur accorde le moindre crédit. Ce n'est que grâce aux alliances avec d'autres grandes puissances qu'ils s'en sortent.
Après, peut être que FFVIII a apporté beaucoup au JRPG. Mais jugé avec mes critères d'aujourd'hui (et aussi à l'aune de son aura nostalgique), il ne m'est pas paru à la hauteur. Je serai probablement tout aussi critique des embrouilles de clonage/Jenova/anciens/Sephiroth si je rejouais à FFVII. Mais Clad avait déjà des pensées intérieures. On explorait même son inconscient à un moment ^^.
Et même si je n'irai pas chanter les louanges de FFIX, je trouve au contraire que son aspect de conte joue en sa faveur. En tout cas, c'est plutôt cohérent, même si pas spécialement ambitieux sur ce plan.
Numerimaniac
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Numerimaniac
Tu es un peu mauvaise langue, car sur le même ton je pourrais te dire qu'il faudra m'expliquer comment la plupart du temps un bande de bras cassés d'âge moyen de 17 ans peut faire trembler un empire. ;-) Là pour le coup c'est expliqué qu'il appartient dès le début de l'histoire à un corps d'élite et qu'il est surdoué (tout le monde le dit) et que son talent est aussi gros que son orgueil. Résultat, il partage une cicatrice avec son premier rival. Et tout le montre de façon tragique la montée de ces deux êtres qui veulent surpasser l'autre, étouffés dans leur fierté.
Comme je pourrais te dire improbable de voir un simple voleur à queue de singe avoir une grande destinée, un surfer blond happé par hasard dans une grande aventure, ou même Vaan et Penelo dont leur motivation est de devenir pirates du ciel.

Comme tu étais sévère, mon plaidoyer était trop fort, mais FFVIII pose une vraie romance alors qu'avant c'était du conte. Qu'est-ce que cela veut dire? Qu'on s'intéresse à la finesse psychologique de chacun, y compris les personnages secondaires (Edea & Cid, Irvine pour ne citer qu'eux). Ce virage a été entamé avec FFVII, et il a été continué avec FFVIII pour que ça devienne sensible. Dans les faits, c'est pas toujours très heureux, mais c'est toujours mieux que de revenir au conte dans FFIX, qui pour le coup revient en arrière, et FFX qui a tout compris de travers question romance. FFVIII, s'il avait été assumé, aurait pu être une des plus grandes histoires d'amour du RPG. Bien sûr que c'est un peu clichouillé, parce que c'est pour un public d'ados émos gothiques (d'où la moumoute) lolilol kro mignons, mais justement, c'est un jeu qui a plus 17 ans d'âge mental que 14 si tu vois ce que je veux insinuer ;-)

Ainsi, FFVIII propose des avancées significatives en terme de narration (finesse psychologique des personnages, pensées dévoilées, ce qui appellent à des doubles jeux) qui en envoie, et cela méritait d'être défendu! A mon avis, il fait partie des jeux qui justement ont proposé quelque chose en plus et on fait avancer le J-RPG, vraiment. La proportion réaliste des graphismes appuient, comme GTAIV par rapport à ses précédents, un propos qui se veut plausible, derrière les feux d'artifice que tu dénonce et qui ne sont que des artifices. Si seulement FFX avait pu reprendre qu'un soupçon de la sagesse de FFVIII pour camper ses personnages...
upselo
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upselo
Faudra que tu m'expliques comment des gamins arrivent à se retrouver respectivement bras droit de la grande sorcière, directeur de la BCU, chef de la résistance, etc.
"Il pose très bien ses enjeux", je ne suis pas sûr de comprendre ce que tu veux dire. En tout cas, il expose très mal son histoire, vu qu'on ne comprend rien la plupart du temps et quand le jeu essaie d'expliquer, il préfère finalement embrouiller le tout, et même le final en rajoute une couche dans l'incompréhension, avec une méchante sorti du chapeau.
L'amour qui évite la gnagnardise (connais pas ce mot ^^), faut le dire vite. La relation met plus de temps à se développer, mais y'a rien de renversant non plus (les autres qui laissent Linoa et Squall au feu d'artifice c'est mignon mais ça évite pas les clichés gnangnan). Et on évite pas les moments un brin ridicules avec Laguna pétrifié par la belle chanteuse notamment, et ses potes qui se foutent de sa gueule.
Et tes moments mémorables...
L'évasion de la prison est certes mémorable, mais plus pour le design abusé de cette mission (et vas y que je recycle la même salle sur 15 étages, avec plein de monstres pour faire passer le temps). Y'a des moments improbables, comme la tentative d'assassinat près de l'arc de triomphe, avec un plan abracadabrantesque.
Y'a des moments cool ceci dit, comme l'assaut du train, mais au final, c'est très loin d'un FF7 je trouve, qui en avait bien plus.
Numerimaniac
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Numerimaniac
Autant nous sommes d'accord sur Final Fantasy XII, autant nos avis divergent sévèrement à l'égard de Final Fantasy VIII. Je garde sans doute les souvenirs de l'époque, lorsque je l'ai fait et terminé sur PS1, mais je l'aime beaucoup. Il est mature, pose très bien ses enjeux, évite les gnagnardises habituelles sur l'amour, est tragique, dévoile progressivement la psychologie des personnages, développent des séquences mémorables (examen du SEED, mission d'assassinat, évasion de prison, attaque de la BGU, Découverte d'Estar, La base spatiale). C'est presque un FF adulte en fait, avec un héros existentiel pour une fois réussi. Quand ils sont à l'université de Selphie (oublié le nom), et qu'on l'entend penser sur le fait que les autres font semblant d'être compatissant et de réfléchir, c'était magnifique.

Pour la soluce obligatoire, je suis d'accord. Il en est de même avec FFXII.

Et pour voler la magie, oui et non. Ce que j'aimais beaucoup, c'était que tu associais tes magies à tes capacités. Si tu les utilisais, tes capacités baissaient. Plus la magie est puissante, plus elle donne des capacités élevées. C'est très bien comme forme de dilemme. Je me souviens avoir gardé des magies puissantes exprès pour garder mon 9999 de PV.

Le seul truc très lourd, c'est la longueur des cinématiques des G-forces.
upselo
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upselo
Je suis pas vraiment fan de l'univers de Tomb Raider (dont je n'ai fini que le premier et c'était déjà un peu nawak avec des dinos), et je dois avouer que le grand Indien m'a plutôt repoussé également avec son look particulier.
Par contre, le DLC avec Kane & Lynch :P
Tcho Bilout
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Tcho Bilout
De mon côté j'avais trouvé le coop très sympa, et voir l'univers Tomb Raider autrement m'avait beaucoup plus aussi, cela dit la démo est assez représentative du jeu donc je pense que tu as fait le bon choix :)
upselo
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upselo
J'ai joué à la démo, mais j'ai pas plus accroché que ça. Rien de renversant niveau combats, énigmes ou plateforme de ce que j'en ai vu. Ni foncièrement très original, ni très passionnant. Le mot le plus approprié pour décrire mon sentiment, c'est efficace.
Tcho Bilout
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Tcho Bilout
Tu n'as pas essayé Lara Croft?
upselo
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upselo
C'est marrant quand tu dis "nostalgique", je lis "régressif" :P
Ce à quoi je fais référence avec ma comparaison, c'est la sélection 2010 de Faskil (mais c'est surement pas le seul qui pense ainsi). Répéter ainsi ad vitam qu'Heavy Rain est le degré zéro de l'interactivité (on dirait un élément de langage tellement c'est beau), et se tripoter (certes nostalgiquement) sur les point & click (que je trouve pour le coup vraiment régressifs, rigides, et avec un gameplay ultra limité), ça me dépasse au plus haut point.
Après, je ne doute pas que l'on tripe sur l'histoire, et que si on accroche au délire des énigmes, on passe un excellent moment. Perso, la frustration prédomine.
Skywilly
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Skywilly
Pour Sam & Max et le pointé cliqué en général, il faut bien comprendre que c'est un gameplay volontairement nostalgique qui est proposé pour les énigmes et leur résolution "unique". C'est tout à fait différent d'un Heavy Rain (faudrait largement comparer cela à des jeux comme La Poupée Pleine aux As et autres enquêtes vidéos sur PC).

Mais par contre leur nouveau système de direction à la manette est vraiment mauvais.

Billets discrets

Par upselo Blog créé le 10/12/09 Mis à jour le 16/12/13 à 00h33

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Édito

Un blog ou vous pourrez trouver des critiques et des analyses qui essaient de discuter du game design, de la narration, et de tout ce que j'estime important dans les jeux vidéo :) Je m'efforce de développer des avis approfondis, les textes seront donc longs et n'hésiteront pas à spoiler si nécessaire pour discuter de ce qui en vaut la peine. Vous êtes prévenus désormais, bonne lecture !

Les commentaires et réactions à mes billets sont particulièrement appréciés.

Je participe également au site merlanfrit.net

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