Catégorie : Top 5 Rétro gogo

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

C'est l'été! On ne rêve que de plages et de soleil, d'autant plus en cette année bizarre qui nous empêche peut-être d'aborder sereinement la sacro sainte période de vacances sous les meilleurs auspices. Alors pour nous remémorer avec émotion nos plus beaux souvenirs estivaux, plongeons nous aujourd'hui dans une série de jeux qui sentent bon le soleil et la moiteur de l'été. Car oui, incarner un homme des cavernes sur consoles est une garantie de se retrouver plongé dans un univers tropical, rempli de palmiers, de plages au sable fin et de tenues décontractées. A croire que nos ancêtres ne connaissaient pas le froid! C'est donc vêtu de mon plus beau pagne en cuir de mammouth que je vais me plonger dans la peau d'un homme des cavernes et découvrir les joies des prémices de l'humanité. Le tout en bondissant, car oui, l'homme des cavernes sur console est avant toutes choses un homme qui adore sauter sur ses ennemis, les matraquer à coups de gourdins, ou autres objets contondants, le tout en se balladant et sautillant avec aisance, évitant les pires dangers qui se présentent devant lui, et ce dans un titre d'action plateforme, c'est une évidence!

Il faut dire que le décor enchanteur qui accompagne la vie de rêve de ces hommes de l'ancien temps a de quoi en faire saliver plus d'un joueur, et certains développeurs l'ont bien compris! Ainsi nous allons nous appercevoir que, non content de nous proposer une aventure digne de ce nom dans ce classement, sous peine de ne pas y figurer bien sûr, les jeux dont nous allons faire la liste aujourd'hui font souvent partie d'une série de titres qui ont connu une vie sur diverses consoles et à travers plusieurs voir de nombreux épisodes. L'homme des cavernes était-il déjà conscient de son héritage, et voulait-il à tout prix voir sa descendance ne pas tomber dans l'oubli? On peut se poser la question! Mais plus raisonnablement, on peut imaginer que le thème ayant trouvé un certain écho auprès du public, certains développeurs se sont engouffrés dans la brêche, et ce afin de proposer des aventures toujours plus folles à leurs hommes munis de gourdins. La règle du jour sera donc de ne faire figurer qu'un épisode de chaque série existante dans le classement ci-dessous. Messieurs habitants des cavernes, vous voilà prévenus, à vous de jouer, aidez nous à déterminer les lieux paradisiaques ou il faisait bon vivre et par la même, nous donner le Top 5 des jeux qui nous placent dans votre peau! 

 

Numéro 5: Chuck Rock sur Amiga, puis sur à peu près tout ce qui bouge

On commence notre décompte du jour avec un homme des cavernes qui a abusé des aurochs grillés pendant l'hiver, et qui dès lors qu'il revêt son pagne estival, présente un ventre proéminent, qui par chance, va lui être bien utile. Car Chuck Rock; non content de pouvoir, comme son nom de famille l'indique, soulever et jeter de gros rochers à tout va, se sert de ce ventre benonnant afin d'en faire voir de toutes les couleurs à ses ennemis les agressant littéralement avec son appendice. Et dans le jeu Chuck Rock, du même non que son héros, le danger rôde: Insectes géants, mammifères carnivores ou imposants dinosaures des temps anciens sont nombreux à vous mettre des bâtons dans les roues. Et ils seront d'autant plus coriaces que la hit box ne sera pas de votre côté pour vous en défaire. Il faut dire que le ventre n'est pas la partie de votre anatomie qui va favoriser les coups préçis et offrir une portée suffisante, rendant son utilisation pour le moins inconfortable. Heureusement que l'on trouve des rochers à portée de main assez facilement! Ces derniers vous servions également de plateformes afin d'atteindre des endroits que le gros Chuck serait bien incapable d'atteindre par le biais d'un saut à la portée ridicule, surpoids oblige. Malgré cette maniabilité hasardeuse, il n'en demeure pas moins un jeu de plateforme agréable, à l'ambiance chaleureuse ou l'on se surprend à apprécier l'humour et les mimiques de notre homme des cavernes tout en rondeurs. Le développeur Core Design ayant eu le bon goût de porter son titre initialement sorti sur Amiga, sur toutes les consoles existantes à sa sortie en 1991, vous trouveez sans aucune difficulté ce titre sur votre console de coeur. Mais l'histoire de Chuck Rock ne s'arrête bien entendu pas là, puisque soucieux de donner une suite aux aventures de son héros, Core Design va mettre en scène dans Chuck Rock II: Son of Chuck le petit fiston de la famille, qui, évolution oblige, a lui appris à se servir d'une massue afin de mettre à mal ses adversaires. Une intelligence supérieure qui lui permettra par la suite de construire quelques véhicules préhistoriques, qui dans BC Racers, jeu sortie en 1995 sur Mega CD, lui permettrons de tester ses talents de pilotes. Quel progrès en une seule génération!

 

Numéro 4: Prehistorik Man sur Super Nintendo

Tout droit venu du monde de PC, le jeune Sam, homme des cavernes, ô surpise sans peur et sans reproches, débarque sur consoles, et doit partir sauver son village de la famine qui guette. C'est à croire que la nourriture était la seule chose à intéresser nos héros d'antan. Sam peut manier du gourdin, mais également crier pour faire peur à ses ennemis, ou encore leur sauter dessus afin de les éliminer comme dans tout titre de plateforme classique qui se respecte. Aidé par les quelques membres de sa tribu qui lui donnerons quelques bonus supplémentaires, tels que des armes ou encore quelques inventions à l'image de ce monocycle en pierre brute, ce deltaplane en peau de lion qui vous rappellera sans aucun doutes vos plus beaux moments en plein vol vêtu de votre belle cape dans Super Mario World, ou encore cette canne à pogo qui vous fera atteindre la cime d'arbres gigantesques, Sam va parcourir des décors luxuriants, sans relâche. Ces mêmes arbres géants qui feront l'objets de niveaux dédiés que vous pourrez également parcourir de l'intérieur, pour une variété de level design assez intéressante en seront un exemple parmi d'autres! Le jeu est très joliment réalisé, et assez accrocheur. Malhreuseument Sam souffre du même mal que bon nombres d'homme des cavernes, son saut est quelque peu imprécis, et couplé à une certaine inertie, notamment pour enclancher la course, cela lui vaudra quelques morts rageantes qui vous feront dire que le développeur Titus tenait un véritable petit bijou de plateforme s'il avait peaufiné un tout petit peu sa maniabilité. Ah oui! Une dernière chose: les hommes des cavernes achetaient leur sauvegarde au magasin du coin en échange des os ramassés sur ses ennemis, incroyable n'est-ce pas? Vous l'aurez compris, l'un dans l'autre, on passe un moment tout à fait charmant en compagnie de Sam et sa bande sur Super Nintendo, ce qui n'est malhreuseument pas le cas si l'on décide de se lancer dans la version Gamboy du jeu, qui est elle clairement à côté de la plaque. Triste suite et fin pour les aventures de notre symphatique Sam.


 

Numéro 3: Adventure Island 2 sur NES

Et si on parlait un peu de la copie carbone de Wonder Boy? Le bien nommé Adventure Island d'Hudson Soft sur NES, dont la série s'étale à travers quatre épisodes sur la seule 8 bits de Nintendo. Le héros du jeu adopte résolument un look d'homme des cavernes convaincant non? Que dire de plus si ce n'est que dès le 2nd épisode, que nous prendrons donc comme référence aujourd'hui, il se retrouvera fréquemment à dos de dinosaures qu'il aura débusqué dès leur plus tendre enfance, c'est à dire dans leur oeuf, et qui l'aideront dans sa tâche, sur la terre dans l'eau voire dans les airs! Oui, le très coloré Adventure Island 2 a toute sa place ici, puisqu'une fois de plus la règle du jeu sera de collecter un maximum de nourriture, comme chez tout bon individu qui porte fièrement son pagne 100% naturel! Heureusement pour se faire, Adventure Island 2 compte sur une grande variété dans les niveaux qu'il traverse et les dinosaures qu'il mets en scène, on l'a dit, pour vous accompagner, chacun possédant son petit look adorable et ses compétences bien à lui. Naturellement, Adventure Island 2 n'oublie pas d'emmener dans sa besace les hachettes de guerre et le surtout son skateboard, emblème de la série, qui vous aideront aussi à venir à bout de la faune hostile de cet épisode. Votre progression sur l'île n'en sera que plus agréable, le tout porté par une animation et une maniabilité irréprochable ainsi qu'une musique entrainante. Cerise sur le gâteau, vous aurez même droit, et dieu que c'est rare dans ce genre de jeu à un monde sous la neige et la glace. Avec ça, si ce jeu d'homme des cavernes n'est pas original, je ne sais plus quoi vous dire. Jettez vous dessus, ainsi que sur son aîné, et ses deux suites. Adventure Island 3 étant le digne successeur de son grand frère, et le 4ème et dernier épisode, apportant quelques touches d'aventure à un style résolument porté sur l'action plateforme. La série ne vas pas s'arrête sur NES, et continuer à vivre des grandes aventures, notamment par le biais de deux suites sur Super Nintendo, toutes aussi recommandables. Une grand opus d'une grande saga donc, qui fait honneur à la NES et qui trouve fort logiquement une place de choix dans le classement du jour.

 

 

Numéro 2: Joe & Mac 3: Lost in the Tropics sur Super Nintendo

Comme son nom l'indique, Joe & Mac 3: Lost in the Tropics est... le second volet des aventures de Joe & Mac, nous deux sympathiques hommes des cavernes aux teintes de cheveux très prononcées. Et qui dit Joe & Mac dit jeu jouable à deux, en simultané pour un potentiel de fun décuplé! Vous traverserez donc quelques niveaux qui vont de la jungle tropicale, aux marécages, en passant par, devinez quoi... Un stage dans la neige! Comme quoi tout bon soft mettant en scène un homme des cavernes se doit d'avoir son niveau dans la poudreuse après tout! Pour mieux naviguer entre ces niveaux que vous pourrez parcourir dans l'ordre qu'il vous sied, vous aurez droit à une carte du monde qui offre un tout petit aspect aventure, avec en son centre, un village en guise de hub qui vous enverra à la recherche de 7 pierres precieuses réparties sur l'ensemble du chapelet d'île qui composent le jeu. Pas très difficile, le jeu est par contre très beau, très coloré, avec des sprites assez fins, et proposant quelques beaux effets graphiques. Par ailleurs, la maniabilité est un peu moins hésitante que la concurrence, on glisse moins que d'habitude en compagnie de Joe et de son comparse Mac. Et surtout on se régale de quelques unes de leurs animations hilarantes, comme lors ce que l'on avale un peu de nourriture dont on peut par la suite recracher les os ou les pépins sur ses ennemis. On rigole également devant la possibilité offerte par un mini jeu, qui vous permet de vous marier, fonder une famille et aménager votre petite hutte en conséquence. Si l'on ajoute à cela de magnifiques dinosaures qui ponctuent les stages et apparaissent souvent en guise de boss de niveaux, malgré un certain classissisme dans son exécution et sa relative facilité, nous voilà en face d'un excellent jeu de plateforme dont le développeur Data East peut être fier, et qui a en toute logique connu un certain succès à sa sortie en 1993. Normal me direz-vous puisque ce jeu constitue une suite de qualité au premier Joe & Mac déjà très plaisant, mais aussi au vrai faux second épisode de la série, toujours sur Super Nintendo, Congo's Caper qui nous mettait dans la peau de Congo, un tout jeune et frêle homme des cavernes, tout aussi amusant à manier que ses deux illustres cousins.

 

Numéro 1: PC Genjin 2, Bonk's Revenge sur PC-Engine

S'il ne devait rester qu'un seul homme des cavernes dans nos coeurs, cela serait naturellement cet adorable petit Bonk, qui par la grâce de son crâne luisant attaque tête la première tous les ennemis qu'il croise. De la longue lignée de jeux qui portent son nom, le 2nd épisode sur PC-Engine, PC Genjin 2, ou Bonk's Revenge chez les anglophones, est sans nul doutes le plus inventif et le plus emblématique de la série. Bienvenue dans un univers déjanté, à tendance tropicale bien sur, qui voit notre héros accomplir des exploits improbables grâce à ses capacités insoupçonnées: remonter le courant d'une cascade, s'appuyer sur des fleurs rebondissantes afin de s'élever vers les cieux, mordre les troncs à pleine dents pour se projeter dans les airs, mais également les falaises de pierre! Le tout dans des niveaux remplis d'ennemis toujours plus loufoques. Tout ce joyeux ménage culmine lors des batailles de boss dont la mise en scène d'introduction mémorable vous ferons y revenir encore et encore. Le jeu est bourré de passages secrets et de niveaux bonus, sans oublier les nombreux items à collecter dans tous les sens, à l'image de ces chaussettes rouge et blanches qui tombent du ciel... Quelques power ups sous forme de gigots vous aideront dans votre périple, vous occtroyant quelques nouveaux pouvoirs temporaires encore plus destructeurs. Un vrai grand jeu de plateforme, splendide, à la maniabilité irréporchable et à la durée de vie exemplaire. Comme mentionné, la liste des titres qui composent la série est longue, et ou que l'on regarde, Bonk, c'est de la bonne! : Depuis l'épisode originel sur PC-Engine, en passant par un 3è épisode presque aussi excellent Bonk's Big Adventure. Mais il faut également faire justice aux excellents titres Super Famicom, Super Bonk et Super Genjin 2, sans oublier les versions Gameboy très agréables à parcourir aussi malgré les limitations de la console. Que dire de plus si ce n'est que la série a également vu le jour sur Amiga et en Arcade et s'est vue dotée de spin-off sous la forme de Shoot them up qui mettent en scène son lointain cousin: Zonk. Bonk est omniprésent dans les années 80 et 90, assumant pleinement et avec succès le rôle de mascotte pour NEC, et fait en toute logique aujourd'hui, office d'homme des cavernes de référence au sein de notre classement du jour.

 

Vous êtes encore là? Pas encore partis à la plage vêtu de votre plus beau pagne? C'est vrai que certains de ces jeux donnent une furieuse envie d'incarner nos fameux ancêtres et ainsi retarder notre départ en vacances! Si la série des Bonk sort clairement du lot aujourd'hui pour sa qualité, et que l'on ajoute à cela l'excellence de la saga des Adventure Island, on arrive à un constat clair: Le véritable maître du jeu se nomme Hudson Soft. Oui ce développeur fait bien office de référence dès lors que l'on parle pagne ou gourdin! Et ce même si c'est avec plaisir que je me lance encore dans un Joe & Mac, été comme hiver. Il ressort de tous ces titres une atmopshère particulièrement sympathique qui nous pousse à y revenir de temps en temps, pour de courtes parties, toujours dans la joie et la bonne humeur. Quelques autres développeurs se sont bien évidemment essayés à l'exercice, et on peut noter au-delà du Top 5 du jour quelques titres notamment du côté des adaptations en jeu vidéo de la sérié animé The Flintstones, qui a occasionné quelques jeux, moyens pour la plupart, sur Master System, NES, Megadrive ou Super Nintendo, à une période ou la série télé était à la mode.

Pour retrouver d'autres titres de qualité, il faut sans doutes s'éloigner un tout petit peu du cadre strict qui nous voit incarner un homme des cavernes dans un environnement préhistorique, et regarder vers des softs tels que The Legendary Axe, ou Makyo Densetsu en japonais, dont le héros possède tous les attributs d'un parfait habitant de caves préhistoriques mais dont l'action se situe dans un monde résolument fantastique. Voilà toutefois un très beau jeu d'action platforme sur PC-Engine, fort recommendable. C'est également le cas pour l'adorable Tombi!, héros qui est à la croisée des chemins entre un homme du passé et un parfait plagiste. Reconnaissable d'entre mille avec sa chevelure violette, ses aventures sur Playstation sont un incontournable de la plateforme sur la boite grise de Sony. Enfin comment disserter sur un tel sujet et ne pas évoquer E.V.O. Search for Eden, l'ovni publié par Enix, qui va vous faire traverser les différentes périodes de l'évolution qu'a connue notre belle planète bleue, et vous faire vivre le stade ultime de votre aventure vous faisant incarner enfin un homme des cavernes qui vous permattra de vaincre vos plus terribles ennemis. Un véritable incontournable de la console d'une originalité absolument bluffante. 

Mais il est grand temps maintenant de vous quitter, l'appel de la plage devient quasiment irrésistible après m'être remémoré autant d'aventures tropicales ici, je vous laisserai donc compléter cette liste au besoin avec vos propres coups de coeur, n'hésitez pas à me parler de vos plus belles collections de matraques!

Et qui sait, à très vite pour un nouveau Top 5, les pieds dans le sable!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Tout le monde connait les grandes séries que sont les Dragon Quest, Final Fantasy ou autres Tales of. Mais dans la roue de ces mastodontes, il existe bien entendu un nombre important de séries qui, même si elles n'ont pas connu un succès commercial aussi important, constituent des valeurs refuges, des certitudes pour tout joueur qui a eu le plaisir de s'y plonger. Ne se composant, fort logiquement, que bien souvent d'un nombre plus restreint d'épisodes, ils ont su à leur manière, marquer de leur empreinte le RPG nippon. La série sur laquelle je vais m'attader aujourd'hui est de celle-ci. Il n'aura fallu à Suikoden que deux générations de consoles afin de marquer durablement les esprits. Et il me parait naturel de faire une place à cette poignée de jeux qui arrivent à se démarquer sans peine de la pléthore de RPG qui étaient développés sur la période, et ce pour quelques raisons spécifiques qui me semblent aujourd'hui évidentes, mais qui s'avèrent importante de préciser ici même en introduction.

Car ce qui caractérise l'excellence que porte en elle la série de Konami est de nature diverse, permettant de faire parler toute l'originalité et l'ingéniosité des développeurs à la baguette sur cette saga.  Parmi ces thèmes communs, on peut noter la musique de Miki Higashino véritable toile de fond à la série, qui vous entrainera, entre thèmes enchanteurs aux accents orientaux et musiques d'ambiance enjouées. Tirant sa source d'un épais et passionnant livre de contes chinois qui voit une bande de hors la loi s'organiser en véritable petite armée pour défendre la veuve et l'orphelin: "Au bord de l'eau", c'est son titre en France, concentre son action sur cette troupe de 108 personnages. Ils sont logiquement au coeur des Suikoden, puisque chaque épisode cannonique de la saga vous permettra de recruter ces fameuses 108 étoiles du destin afin de vous épauler dans votre défense. Plus intéressant encore, ces différents épisodes prennent vie au sein d'un même univers, et ont lieu géographiquement parlant sur un même continent et ses environs. Certains évènements auront donc des répercussions sur l'histoire que vous vivrez au sein d'autres jeux, et mieux, certains personnages traverserons les différents pays du jeu et se retrouveront au sein de votre équipe d'un jeu à l'autre, formant en substance une épopée géante, fort réjouissante.

Maintenant que nous avons abordé ce qui constitue le tronc commun du folklore de Suikoden, entrons sans plus tarder dans le vif du sujet, et regardons ensemble quels sont les 5 plus grands RPG de la dite série!

 

Numéro 5: Suikoden Tierkreis sur Nintendo DS

On commence le classement du jour par un titre un peu à part, puisqu'il s'agit du seul ici qui ne fait pas partie de la série principale, mais fait office de spin-off, qui se situe dans une sorte de monde parallèle à l'univers de Suikoden. Cela m'empêche pas, Suikoden Tierkreis sur Nintendo DS, d'être un volet de la saga en version portable tout à fait agréable, et ce malgré quelque concessions faites aux bonnes habitudes de la série. La plus importante qui me vienne à l'esprit est la contraction de son équipe de combat, qui passe de 6 à 4 combattants, ce qui peut sembler limiter les options stratégiques et le soin que l'on peut apporter à affiner ses équipements et préparer ses meilleurs éléments avant de les lancer dans la mélée. Le titre ne souffre cependant pas trop de cette contraction, qui promet tout de même de beau moments lors de vos affrontements contre les forces du "One King", votre principal adversaire dans ce monde alternatif étrange. Un autre écueil qui me parait important de noter, vient de la relative lenteur que le jeu prends pour se mettre en place. Il se dégage une certaine nonchalance de l'ensemble, et l'on se surprend à ronger son frein, souhaitant voir l'intrigue, les personnages, et surtout sa base s'organiser et évoluer autours de ses 108 compagnons de route. En conséquence, une fois que tous ces éléments sont bien en place, on rentre de plein pied dans l'aventure, et celle-ci est fort heureusement largement à la hauteur de ce que propose les meilleurs épisodes de la série. Le soft étant par ailleurs fort joli et bien réalisé, on s'accroche au début, puis on profite pleinement de cette atmosphère lancinante, souvent luxiriante, puisque le théatre d'opération aux accents essentiellement boisés est omniprésent, et toujours plaisant, voire réconfortant. Suikoden Tierkreis constitue au final une très belle expérience, en parfait complément des épisodes cannoniques disponibles sur consoles de salon.

 

Numéro 4: Suikoden 3 sur Playstation 2

Attaquons sans plus tarder le coeur de la série, et penchons nous sur le cas de Suikoden 3, qui opère avec succès la transition de la série sur Playstation 2. Profitant du bond technologique offert par la machine, le 3ème épisode cannonique de la saga nous propose pour la première fois un environnement tout en 3D, qui pour l'époque a le mérite d'être convaiquant, même si aujourd'hui, l'habillage du jeu pâtit immanquablement dans sa comparaison avec les épisodes en 2D qui ont beaucoup mieux vieilli. On abordera aujourd'hui le titre avec un petit sourire en coin en découvrant, ou redécouvrant, le design quelque peu simpliste, voir artistique tendance cubiste, de nos protagonnistes. Mais fort heureusement, le jeu possède de nombreux atouts, à commencer par cette possibilité d'incarner tour à tour trois héros dont les destins croisés vont culminer en un final haletant, une fois que chacun d'entre eux aura cimenté autour de lui sa troupe de fidèles. Ce final qui vous verra faire cause commune contre le principal antagoniste du jeu, qui se fait une joie, tapi dans l'ombre, de mettre le Nord du continent de Suikoden, les Grassland, à feu et à sang. Cette trame scénaristique offrant une variété de gamplay bienvenue, constitue un petit vent de fraicheur et permet de nous attacher plus facilement à chacun des groupes de personnages. La dernière ligne droite reste elle plus en lien avec les bonnes habitudes de la série, et réserve quelques belles révélations, tout en promettant quelques heures agréables à optimiser sa base et ses troupes. Un quasi sans faute, dont seule la réalisation datée pourra peut-être un peu refroidir les plus exigeants. A noter également la musique de cet épisode qui diffère quelque peu des autres, et pour cause, la bande son est cette fois l'oeuvre de Michiru Yamane. Il en ressort un travail agréable, même si je trouve la compositrice plus percutante dès lors qu'il s'agit d'habiller un projet tel qu'un épisode de la série des Castlevania, qu'ici dans Suikoden 3. En résumé, nous sommes face à un très bon RPG sur la PS2, possédants beaucoup de qualités, et notamment une galerie de personnages très attachante, qui lui vaut sans problème cette quatrième place dans le classement du jour.

 

Numéro 3: Suikoden sur Playstation

Au coeur de ce Top du jour, on retrouve l'épisode originel, Suikoden premier du nom, un RPG sur lequel Konami semble fonder beaucoup d'espoir à sa sortie en 1995. Il faut dire que le genre commence à avoir le vent en poupe au-delà du Japon, et que chaque développeur cherche à capitaliser sur certains titres de la génération 16 bits dont la renommée commence à intéresser un plus large public, proposant ainsi sur les consoles 32 bits des RPG aux scénarios toujours plus fouillés, aux histoires toujours plus haletantes, et à la réalisation à la hauteur des enjeux présentés au sein de leurs scénarios respectifs. Suikoden est à l'image même de cette ambition puisqu'il est le premier à proposer au joueur d'articuler autour d'un RPG nippon traditionnel, la gestion d'une équipe élargie de 108 protagonnistes, qui permet d'y intégrer quelques nouveautés bienvenue. A commencer par cette agréable sensation de pouvoir recruter n'importe quel personnage qui sort un tant soit peu de l'ordinaire et que l'on croisera au sein des villages que nous traversons, afin de le faire déménager dans votre château, véritable base militaire et petite ville à lui tout seul, qui deviendra fort animé en fin de partie. Ce système permet également d'intégrer des bribes de combats sous forme de tactical RPG, ou plutôt sous forme de wargame, qui verra votre armée affronter les forces ennemies à grand renfort de cavaleries. Mais au milieu de ces scènes parfois grandiloquantes, Suikoden n'oublie pas de nous proposer un scénario certes simple, mais efficace, et surtout très touchant, notre attachement à quelques personnages au centre de l'intrigue s'en retrouvant ainsi renforcé. Certes, le titre connait quelques soucis d'optimisation notamment dans la gestion de son inventaire, jeu PS1 de première génération oblige, mais il n'en demeure pas moins extrêmement attachant et consititue le parfait point de départ de la saga, se faisant fort de mettre en lumière les forces à venir de la série.

 

 

Numéro 2: Suikoden 5 sur Playstation 2

Et après le premier épisode de la série, nous voici en compagnie de Suikoden 5, le dernier titre de cette superbe épopée a avoir vu le jour sur console de salon. Irrémédiablement associé à un relatif déclin de ce qu'était le RPG phare de Konami sur la décennie, celui-ci fait un peu figure de mouton noir, et ce malgré des qualités indéniables! Mais alors pourquoi a-t-il été boudé par les amateurs à sa sortie? La faute peut-être à une réalisation un peu trop sage, polissée et fade, qui ne le fait clairement pas sortir du lot face aux mastodontes du genre que sont les Final Fantasy 12, Dragon Quest 8 et autre Persona 3, tous déjà disponsibles sur une console qui arrive alors en fin de cycle. Et pourtant, il serait bien dommage de s'arrêter à cet enrobage quelque peu quelconque, car derrière tout ceci, se cache en réalité un grand RPG. Doté d'une histoire haletante et remplie de rebondissements, Suikoden 5 nous rappelle les plus belles heures de la série, voire les transcende parfois pour notre plus grand plaisir. Jamais les combats à 6 n'auront étés aussi efficaces et agréables, jamais les phases de wargame aussi abouties et épiques. Le casting des 108 étoiles du destin est toujours d'actualité, et il est de qualité, avec en prime quelques têtes bien connues des habitués qui sont autant de madeleine de Proust à dévorer en parcourant le vaste monde de Suikoden 5, car oui, cerise sur le gâteau le jeu est relativement long, sans être ennuyant pour un sou! Ajoutez à cela une bande son de grande qualité et vous l'aurez compris vous tenez ici un épisode exceptionnel, tout à fait recommandable malgré son relatif échec commercial. Un épisode qui plaira a tous les fans de la série sans aucun mal, voir deviendra peut-être leur épisode préféré! Voilà une seconde place largement méritée au sein de ce classement pour un jeu qui ne serait être devancé que par un titre fabuleux à tout point de vue. Et bien sur c'est ce que nous allons voir sans plus tarder!

 

 

Numéro 1: Suikoden 2 sur Playstation

Car Suikoden 2 est un RPG fabuleux! Un grand RPG de la PS1, peut-être même le plus grand sous bien des aspects, et dieu sait qu'il y a de quoi faire sur le support entre au hasard...Xenogears et Final Fantasy Tactics. La preuve en est, si vous avez le courage de parcourir mon billet sur les meilleurs RPG de la console, ou le jeu figure naturellement en très bonne place. Et afin d'éviter de me répéter sur ce titre majuscule, je dirais tout simplement que c'est ce RPG que je me prends à relancer plus souvent que tout autre jeu du genre sur la console. Je retrouve toujours avec un plaisir non dissimulé Riou, Nanami et sa bande de fidèles combattants qui les accompagne. Je me questionne toujours sur les réélles motivations de Jowy qui lui font prendre un autre chemin que celui de son ami d'enfance, et je m'émerveille devant la classe de Clive ou la force brute de Georg et Pesmerga. J'ai toujours un frisson lors ce que je vois enfin Luca Blight tomber sous une pluie de flèches, et un sourire en coin quand je retrouve une vieille connaissance du 1er épisode en la personne de Neclord, que j'affronte ici sur une musique absolument épique. J'intègre avec plaisir à mon équipe de guerriers, le héros du 1er volet, et je suis toujours ravi d'écouter Shu & Apple déployer leur stratégie militaire avec talent. Vous l'avez compris, au-delà d'une réalisation spendide et qui resiste magnifiquement au poids des années, d'une musique touchante, et d'une histoire exceptionelle marquée par quelques rebondissements très bien ammenés, Suikoden 2 est avant tout l'histoire de la naissance d'une tribu. Un clan qui se forme sous vos yeux et dont chaque élément à son importance, chaque membre de cette collectivité étant mis en avant dans le jeu de manière élégante. En cela, il est le volet de la série qui se rapproche le plus du roman dont il tire sa source, "Au Bord de l'Eau", tout en réussissant au passage à trouver le parfait équilibre dans ses phases de jeu et son ambiance, afin d'en faire non pas un RPG, mais un jeu vidéo de légende. 

 

Voici ce qui constitue à mes yeux le meilleur de la saga des Suikoden, ces quelques jeux qui en ont fait une série qui compte, et dont les amateurs de RPG gardent souvent, à juste titre, un souvenir ému. On ne peut que regretter le déclin de celle-ci après une pourtant excellent 5ème épisode sur console de salon, suivi de la décision de Konami d'interrompre la série depuis maintenant plus d'une décennie. Et l'on se prend à rêver de ce que pourrait être un Suikoden 6 sur les plateformes modernes. Mais malgré quelques rumeurs autour de la sortie d'une éventuelle suite, les chances de voir un jour nos 108 héros de la destinée à nouveau réunis semblent bien minces. Tout ceci est fort dommage, car il est difficile aujourd'hui de trouver un titre comparable à ce que Suikoden pouvait offrir aux férus de RPG, ce subtil mélange de petites histoires entremélées à la grande, donnant au monde une substance toujours éloquente. Tout juste trouverons nous par bribes des éléments qui nous raccrochent à ces jeux dans des séries telles que Fire Emblem ou Trails of Cold Steel, des titres qui ont évidemment beaucoup d'autres mérites par ailleurs, mais qui ont su également reprendre avec succès quelques éléments du mythe créé par Konami.

Comment de pas conclure ce billet par les quelques laissés pour compte, à commencer par l'épisode cannonique passé sous silence: Suikoden 4, sans doutes le plus inégal du lot, et qui, s'il semble proposer un contexte original, fortement axé sur les batailles maritimes, n'exploite pas assez son potentiel et se contente d'expédier un scénario prometteur, reléguant ainsi les personnages, habituellement le point fort de la série, bien trop souvent aux rangs de simples faire-valoir. Si l'on ajoute à cela un système de combat mal optimisé, on comprends que Suikoden 4 ne figure pas dans le classement du jour. Les autres épisodes sont eux plus difficiles à hiérarchiser car ils ne sont pas des RPG au sens traditionel du terme. Et ce malgré un Suikoden Tactics qui peut s'en rapprocher, et qui comme son nom l'indique demeure un Tactical RPG sympatique, auquel il manque clairement de profondeur et d'une histoire convaincante. On aurait pu évoquer plus largement aujourd'hui le cas de Suikogaiden volume 1 & 2, deux sympathiques visual novel qui tentent de faire le lien entre les éléments scénaristiques de Suikoden 2 et Suikoden 3, avec un certain succès. Une manière agréable de prolonger son immersion dans l'Univers Suikoden. Sans doutes plus convaincante, à mes yeux en  tous cas, que cette relecture de certains évènements des premiers jeux de la série qui sont un prétexte pour Konami d'essayer de nous vendre un...jeu de cartes, fort anecdotique, le bien nommé Suikoden Card Stories

En espérant que ce billet vous aura donné envie de lancer ou relancer un titre portant le nom de Suikoden, ou tout du moins vous remémorer vos plus beaux souvenirs en compagnie de ces RPG si particuliers. N'hésitez pas à les partager ici-même.

Et à très vite pour un nouveau Top 5!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (18)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Le blog compte déjà quelques billets qui font état des meilleurs Shoot Them'up sur leurs consoles respectives, et certaines d'entre elles telles à l'image de la Megadrive, la Saturn ou la PC-Engine ont certes une ludothéque en la matière qui mérite que l'on s'y intéresse de très près. Pourtant, lors ce que l'on évoque le genre, on passe souvent sous silence une console pourtant incontournable de sa génération, la Super Nintendo. Et ce silence est plus ou moins justifié, car au regard de la qualité générale des jeux que l'on trouve sur la machine, l'offre en Shoot Them'up peut paraitre quelque peu dérisoire. Je pourrais me lancer dans un Top 5 de ce qu'offre de mieux en la matière la 16 bits de Nintendo, car il y a tout de même quelques belles oeuvres sur lesquelles m'étendre, mais...j'aime bien me compliquer la vie un peu plus que de raison! 

Un classement des meilleurs Shoot Them'up de la machine, trop facile? Alors allons voir de plus près ce que peut proposer le sous genre des Cute Them'up sur Super Nintendo! Une utilisation judicieuse de la palette de couleurs disponible, et le talent des studios de développement habitués à nous pondre un rendu graphique de qualité sur de nombreux jeux de la 16 bits, devraient nous permettre de trouver quelques titres alléchants à nous mettre sous la dent. Bien sur, le CPU de la Super Nintendo peut lui jouer des tours sur ce style de jeux qui, s'il n'est pas optimisé dans son utilisation, peut occasionner des ralentissements importants qui gâchent l'expérience de jeu. Il n'y a qu'à regarder un Shoot Them'up comme Super R-Type, clairement sorti trop tôt dans la vie de la console, avec un résultat indigne d'une prestation sur 16 bits. Mais le genre des Cute Them'up s'adapte peut-être mieux à ces limitations, l'accent n'étant pas porté en priorité sur la vitesse de l'action, mais plutôt une utilisation intelligente des couleurs et des petits détails de sprites et d'animations délirantes. De quoi proposer un Top 5 de qualité? C'est ce que nous allons vérifier tout de suite sur ce Top 5 des Cute Them'up les plus réussis sur la fameuse 16 bits de Nintendo!

 

Numéro 5 Flying Hero: Bugyuru no Daibouken

Débutons ce classement par un jeu quelque peu méconnu, car malheureusement resté cantonné au Japon. Et pourtant, Flying Hero: Bugyuru no Daibouken aurait certainement mérité une sortie en dehors de son territoire d'origine. Car au-delà de son développement assuré par le studio Sting alors en pleine ascension, les futurs auteurs de Treasure Hunter G, Baroque, Riviera: The Promise Land et autres Yggdra Union, avant de se spécialiser dans le RPG, ont réalisé un Cute Them'up qui a tout pour plaire. Aux commandes d'un héros très cartoon, sorte de Kirby monochrome doté d'ailes d'anges et d'un casque d'aviateur qui part à la recherche de son amie disparue, on se retrouve rapidement enchanté. Le soft est coloré, les musiques enjouées, et l'on navigue joyeusement dans une monde fait de pâtisseries qui servent d'upgrades à nos armes, de singes volants nous prenant pour cible, tout en affrontant des boss à tête de chat ou au corps de sirène. On parcours au hasard une forêt verdoyante, un château de jouets ou une plage paradisiaque qui offrent une variété appréciable au titre. Le tout, et c'est une surprise vu le support, sans le moindre ralentissement visible à l'écran! Pour couronner l'ensemble, le jeu est extrêmement maniable. Alors, nous sommes déjà, en 5ème position dans ce classment face à un Cute Them'up d'exception? Pas loin! Mais malhreureusement le titre est un peu, voire très facile. Dès que nos petits démons à tête chercheuse qui nous accompagnent et nous servent de modules d'attaque suppélementaires sont au rendez-vous, on fait peu de cas des ennemis qui arrivent à l'écran et des boss qui tombent presque comme des mouches. Toutefois, Flying Hero: Bugyuru no Daibouken est loin d'être inintéressant avec ses 8 niveaux, ses nombreux demi-boss, et ses quelques armes disponibles ainsi que sa super "bombe" de confettis lui assurant un minimum de durée de vie et de plaisir de jeu manette en main. Vous passerez un bon moment sur la console en sa compagnie, de quoi justifier sa place ici-même.

 

Numéro 4: Pop'n'Twinbee

Décidemment, il est difficile d'aborder un classement sur Super Nintendo sans y évoquer l'un des nombreux jeux développés par Konami. Se positionnant sur quasiment tous les genres, il n'est guère surprenant de les retrouver en bonne position également quand on parle de Cute Them'up. Avec Pop'n'Twinbee, nous sommes gratifiés, outres une superbe utilisation de la palette de couleurs, d'une gamme d'ennemis toujours très drôles et mignons, et d'un soft jouable à deux, avec quelques possibilités sympa et originales telles que celle de lancer au sens propre son équipier sur les ennemis. On peut également donner quelques coups de poings grâce à son vaisseau à la forme si atypique à mi chemin entre une abeille et un vaisseau spacial, et ce afin d'envoyer valser les ennemis dans le décor. Une bombe permet  par ailleurs d'attaquer certains ennemis positionné sur un autre plan que notre vaisseau et inatteignable autrement. Enfin une super attaque lance un véritable essaim de petites abeilles similaires à vos modules, qui se jettent sur ces pauvres adversaires sans ménagement. Cette originalité se retrouve dans le système d'options, sous forme de cloches, qui sortent des nuages dans lesquels vous tirez avant de gentillement retomber sur vous. Ce fonctionnement n'est malheureusement pas toujours très pratique, et il arrive de nous emmêler les pinceaux assez facilement dans la sélection de nos cloches favorites. Il faut dans l'idéal, mémoriser les couleurs qui correspondent aux options que vous souhaitez, et faire preuve d'une certaine stratégie pour ne pas, par erreur, changer au dernier instant la couleur de cette cloche tant désirée en lui tirant dessus par erreur. Il n'en demeure pas moins que le jeu est relativement aisé, à la limite du lénifiant si l'on y joue dans les modes de difficultés les moins élevés, la difficulté étant fort heureusement adaptable. Jouez-y en difficulté moyenne au minimum pour ne pas vous retrouver avec votre barre de vie constamment pleine et une subite envie d'éteindre la console! Le rythme du jeu étant assez lent, sans doutes pour palier aux soucis de candencement du CPU, il en ressort au global un titre très agréable, joli, avc quelques originalités, et à la maniabilité précise dès lors qu'on y associe un challenge acceptable. Un très bon Cute Them'up en définitive!

 

Numéro 3: Märchen Adventure Cotton 100%

On avait laissé Success et sa série des Cotton après un premier épisode réussi sur PC-Engine, mais ce n'était que pour mieux le retrouver sur 16 bits, à travers un opus impressionnant sur Megadrive, Panorama Cotton, mais également pour le cas qui nous intéresse aujourd'hui, au sein d'un épisode plus classique, mais diablement efficace à travers l'exclusivité Super Famicom: Märchen Adventure Cotton 100%. Nous nous retrouvons donc, fort logiquement en face d'un Cute Them'up très solide, qui vous place toujours sur le balai de la jeune sorcière, Cotton, qui se fera un plaisir de dégainer sa magie devant chaque ennemi qui se présentera à porté de ses sortilèges. Bien entendu la puissance et le rayon d'action des tirs dépendra de votre niveau en jeu, qui pourra être augmenté dès lors que Cotton ramassera quelques upgrades sous forme de cristaux. En guise de modules, de petites fées vous aideront également à descendre les hordes maléfiques du grand méchant Wool...Un bouclier de protection et quelques super attaques magiques sont également de la partie, comme le veut la tradition de la série. Tout au long des 7 niveaux qui composent le jeu, assez court donc, on a tout de même le temps d'en prendre plein les yeux, le titre étant particulièrement soigné graphiquement. L'action est assez soutenue, et les ralentissements sont assez rares malgré un défilement un peu plus rapide que sur la plupart des Cute Them'up de la console. Märchen Adventure Cotton 100% est au final un excellent compromis pour tout les amateurs sur Super Nintendo,  et ce même s'il reste un poil facile, ce qui constitue peut-être son seul défaut. Il mérite de fait largement sa place sur le podium du jour, et ce même si le jeu commence à côter malheureusement un peu trop sur le marché de l'occasion.

 

Numéro 2: Jikkyou Oshaberi Parodius

Comme on se retrouve mesdames et messieurs de chez Konami. Impossible de faire un Top sur la 16 bits de Nintendo sans un titre du développeur? C'est une certitude! Et ici nous en aurons deux pour le prix d'un. Car il est bien évident que parler Cute Them'up sur la console sans aborder le cas Parodius serait un crime de lèse majesté, que je ne me risquerai pas à commettre. Vous le savez sans doutes, il existe trois épisodes de la série paru sur Super Famicom, et ils sont tous excellents. Aujourd'hui cependant, je vais m'attarder sur le plus récent à avoir vu le jour sur la console: Jikkyou Oshaberi Parodius. Sans nul doute l'épisode le plus abouti et complet des trois, il a comme particularité de proposer des voix digitalisées à la pelle, puisqu'un commentateur réagit à vos actions en plein jeu. Tout en japonais dans le texte, bien sur! Mais en dehors de cette particularité, ce volet est surtout un véritable feu d'artifice graphique, rempli d'humour, et ce dès les premiers instants de la partie, qui vous verront croiser des pinguins à perruques, ou qui scratchent sur leur platines de vinyles, mais aussi un père noël en monocycle en train de jongler...Du grand n'importe quoi, à l'image également de ce premier boss, tout d'abord composé d'une boule à facette géante, qui laissera apparaitre un panda chantant et dansant en tutu doré. Le tout bien sur sur une musique infernale. Certains autres boss sont d'ailleurs des clins d'oeil appuyés à d'autres séries phare de Konami et rapelleront à certains de bien bon souvenirs. Jikkyou Oshaberi Parodius s'appuie qui plus est sur une sélection de personnages très importante, issus eux aussi d'autres titres de la firme, afin d'offrir une belle variété de gameplay.  Et vous aurez besoin de l'aide de chacun d'entre eux pour venir à bout du jeu, qui n'est vraiment pas aisé, la faute selon moi une hit box pas du tout permissive et à quelques passages très exigus particulièrements délicats à maneuvrer. Heureusement un bouclier et quelques modules pourront vous aider, puisque l'on retrouve un système de power up hérité de Gradius, toujours aussi jouissif. Quelques méchants ralentissements viennent toutefois ternir ce tableau par ailleurs idyllique, dès lors qu'il y a trop d'éléments affichés à l'écran. Un problème récurrent sur la console vous l'avez compris, mais qui n'empêche pas au jeu, ni à la série, de mériter largement sa seconde place sur le podium du jour!

 

Numéro 1: Pocky & Rocky 2

Cependant pour ravir la première place, on compte aujourd'hui sur le talent du développeur Natsume qui nous offre une suite à son déjà excellent Pocky & Rocky sur Super Nintendo. Suite en tous points plus fouillée et intéressante à jouer, jugez plutôt. Pocky & Rocky 2 conserve le style de son aîné, à savoir un voyage dans un Japon médiéval kawai sous la forme d'un Cute Them'up qui nous permet de choisir dans quelques cas son parcours, l'essentiel de l'aventure se déroulant à pieds. On traverse des stages d'une beauté sidérante ou le mot pixelart prends tout son sens, à présent à l'aide de  6 personnages supplémentaires qui accompagnent les Pocky et Rocky d'origine. Le jeu offre ainsi une grande variété aux attaques et stratégies que l'on peut mettre en place. Quelques options supplémentaires telle que la possibilité de lancer son camarade sur les ennemis pour une sorte de super attaque apporte un réel plaisir à parcourir le jeu en mode deux joueurs. Il va sans dire que votre camarade vous sera d'une aide précieuse, car le titre n'est pas facile contrairement à nombre de jeux de la liste d'aujourd'hui. Certains ennemis bien vicieux, et quelques boss à la barre de vie bien fournie, à l'image de ce renard sans doutes basé sur la légende du kitsuné, dans le stage 3, forment un tout particulièrement bien retors. Par ailleurs magnifiquement animé, on se retrouve mine de rien face à un redoutable Shoot Them'up, qui se paye le luxe qui plus est d'intégrer quelques légers éléments de RPG avec la possibilité d'acheter des upgrades aux temples que l'on croisera en chemin, quand vous n'aurez pas pu vous procurer vous précieuses options dans un paquet au milieu de la route, ou dans des coffres à ouvrir si tant est que vous en possédiez la clé. Enfin les niveaux 5 & 8, à dos de chien puis de dragon, au défilement résolument nerveux et définitivement 100% orientés Shoot them'up cassent un peu le rythme habituel du titre pour notre plus grand bonheur. Cerise sur le gâteau? Pocky & Rocky 2 ne ralentit même pas tant que cela, et se pose en conséquence en Cute Them'up ultime de la console!  Un bonheur à traverser pour tous les amateurs, qui l'ont bien compris, vu le prix du jeu, stratosphérique, proposé par les revendeurs aujourd'hui...

 

 

Alors comme ça, la Super Nintendo ne possède pas de Shoot Them'up convaincants? J'espère bien que la lecture de ce billet vous fera changer d'avis, ne serais ce qu'un peu...Et attendez ne partez pas tout de suite car il reste encore quelque jeux que nous n'avons pas, ou peu évoqués. A l'image des deux premiers épisodes de la série des Parodius, à savoir Parodius Da! et Gokujo Parodius, qui même s'ils sont moins impressionnants que leur petit frère n'en demeurent pas moins de grands Shoot Them'up, reposant sur des bases tout aussi solides. Gokujo Parodius! serait même celui qui a ma préférence, et j'aurais du lui réserver sa place dans le Top si je n'avais fait parler que le coeur aujourd'hui. Bien entendu le 1er épisode de Pocky & Rocky  est parfaitement recommandable, le titre est tout aussi superbe que sa suite, et possède quelques options qui lui sont propres comme cette capacité pour votre héroine de faire une glissade afin d'attaquer ou éviter ses ennemis. Foncez sans hésitez! Enfin, et si j'avais pu inclure un 6ème jeu au sein de ce classement, j'aurais certainement évoqué Cosmo Gang the Video, subtil mélange de Space Invaders et de Galaxian, le tout évidemment proposé avec un enrobage digne de ce nom pour un Cute Them'up.

Certes, l'offre n'est pas aussi pléthorique que celle de sa grande rivale de l'époque, la Megadrive, mais tout de même, on peut constater qu'une utilisation intelligente des capacités de la console, et notamment de sa palettes de couleurs très étendue et de certains effets graphiques spécifiques, nous ont permis de profiter aujourd'hui de quelques titres très symathiques, tout particulièrement si l'on regarde, comme c'est le cas aujourd'hui de plus près, l'offre en Cute Them'up que propose la machine. Cela ne veut pas dire que les Shoot Them'up plus classiques n'ont pas leur mot à dire bien entendu, mais cela sera pour une prochaine fois...

N'hésitez pas à me donner votre avis sur votre Cute Them'up préféré sur la console, ou sur une autre machine, pourquoi pas!

Et à très vite pour un nouveau Top, peut-être un peu moins "cute" cette fois.

Ajouter à mes favoris Commenter (12)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Aaaaah, les joies du multijoueur en local! Quel joueur assidu n'a pas passé des heures dans son canapé, en famille ou avec des amis, à se confronter manette en mains, dans un esprit de compétition bon enfant? Nombre de ces titres ont une ambition bien ciblée, qui consiste à vous amuser à plusieurs, l'espaces de quelques dizaines de minutes, ce style de jeu se voulant bien souvent réservé à de courtes mais intenses parties. C'est le cas par exemple d'un nombre important de Beat them all tels que ceux qui composent la série des Final Fight ou des Streets of Rage sur la génération de consoles 16bits pour ne citer qu'eux, qui permettaient le temps d'une petite heure de se défouler à deux, voire plus, surtout en Arcade, et de s'amuser à 3 ou 4 joueurs. Un parti pris agréable et qui laisse quelques grands souvenirs aux joueurs friands de co-op en local.

Pourtant nous n'allons pas parler de ces jeux aujourd'hui, mais d'une catégorie bien à part comme l'indique le titre. Ces quelques jeux qui sont allés au-delà d'une proposition qui consiste à s'amuser quelques dizaines de minutes, ces quelques titres qui nous ont poussé dans nos retranchements, et nous ont fait relancer encore et encore une partie afin de tenter de vaincre avec votre allié assis sur le canapé à vos côtés en coopération, ou de triompher contre lui en tant qu'adversaire du jour. Ces softs qui après des parties à la pelle ne semblent pas montrer leurs limites et dont le plaisir de jeu ne semble jamais se démentir. Vous avez vous aussi vécu cette expérience, et relancé une "toute dernière partie" alors que le tableau de score affiche 63-62 et qu'il est déjà tard dans la nuit? Alors ce classement va sans doutes vous parler! Entrons sans plus tarder dans le vif du sujet et voyons de plus près quels sont les cinq jeux qui ont marqué les esprits en multijoueur local et qui vous ont fait relancer les parties sans cesse, à vous en faire saigner les mains.

 

Numéro 5: GoldenEye 007

Impossible d'aborder un classement multijoueur en local sans évoquer le cas de la Nintendo 64, console conviviale par excellence, dotée dès ses premiers pas de 4 ports manettes permettant la coopération ou la confrontation en local à 4 joueurs. Nombre de développeurs ont vite compris l'intérêt de proposer des jeux dont les points forts s'articulaient autour de ces modes multijoueurs. Et dans la pléthore de titres proposés, il y a évidemment ceux qui sortent du lot, tels que Wave Race 64 (jouable à deux seulement), Diddy Kong Racing, Perfect Dark ou encore Mario Party et, déjà, Super Smash Bros. si l'on va chercher du côté de la mascotte de Nintendo. Mais d'entre tous, ce n'est pas cette figure emblématique du jeu vidéo qui va retenir l'attention des joueurs pour des parties à plusieurs endiablées, mais bien une figure mythique du cinéma, en la personne de James Bond. L'adaptation du film GoldenEye produite par le développeur Rare est sans aucun doute possible l'une des plus grande transposition du monde du cinéma vers celui des consoles. Le jeu en solo est captivant et superbement réalisé. Mais la vraie force de ce grand jeu ce cache dans ses parties en multijoueur. Et si le FPS connait déjà ses heures de gloire sur PC, GoldenEye 64 permet au genre de se démocratiser très largement, pour la toute première fois sur consoles. Et l'expérience à plusieurs est pour le moins jubilatoire! De nombreux personnages et de nombreuses map toujours intelligemment construites sont disponibles, les armes sont également variées à l'image du fameux golden gun dont la balle fera rager n'importe quel adversaire qui en sera la victime. On joue donc à cache cache, on forme des alliances pour mieux coincer ses adversaires, et on se fait joyeusement trahir dans les derniers instants de la partie, ou l'on voit rouge dans un grand cri de rage et de désespoir. Avant de relancer une nouvelle partie plein d'entrain et d'espoir! La magie GoldenEye 007 opère à plein et laisse à toute une génération de joueurs des souvenirs impérissables.

 

Numéro 4: International Superstar Soccer (et ses suites, dont Pro Evolution Soccer)

Impossible également de passer sous silence dans ce classement les jeux de sport dont les très nombreuses déclinaisons sur consoles de salon sont autant de moyens de se confronter sur le canapé et de comparer ses talents sur une très large variété de disciplines. Mais quoi de plus rassembleur sur notre continent que ce bon vieux football? Konami l'a bien compris en faisant au fil des années d'International Superstar Soccer un jeu de football toujours à la pointe de l'évolution, offrant à chaque fois plus de possibilités de jeu et donc, de possibilités de se retrouver autour d'un match à plusieurs afin de pouvoir constater qui de ses amis à les meilleurs réflexes et la meilleure technique balle au pied. Sur Super Nintendo ou le titre à pris son essor, puis sur PS1 ou il se tourne progressivement vers une simulation, et enfin sur PS2 ou la série atteint sans doutes son apogée avec les derniers volets de Pro Evolution Soccer, les amateurs n'auront de cesse de partir à la recherche d'un tir optimisé, d'un dribble qui laissera son adversaire sans voix, ou encore d'aller puiser dans un répertoire de joueurs toujours plus fourni pour aller dégoter la perle que personne n'avait pensé à sélectionner. Que de souvenirs avec cette série, ou l'on passe son temps à se féliciter d'une action menée avec classe grâce à l'aide de son coéquipier, ou pester contre lui dès qu'il assure mal une passe ou loupe un tacle défensif. Ou l'on découvre avec surprise que Patrick M'boma ou Boudewjin Zenden sont des joueurs de classe mondiale après s'être pris un triplé en quelques minutes devant les yeux de ses amis, ou encore lors ce que l'on constate que Roberto Carlos était bel et bien capable de marquer un coup franc des 45 mètres. Voilà un véritable bijou de jeu multijoueur en local qui aura durablement marqué les joueurs sur console au tournant des années 2000, avant que l'e-sport ne prenne la relève, et rende ce mode de jeu quelque peu désuet. Mais en mémoire de cette période incroyable, cette quatrième place me parait amplement méritée.

 

Numéro 3: Street Fighter 2 et se suites

Qui ne se rappelle pas, la première fois, instant magique, ou il a réussi à sortir enfin cette satanée boule de feu des mains de Ken ou Ryu? Et il y a fort à parier que ce jour là vous n'étiez pas seul devant votre écran, et que vous avez partagé cette joie avec la ou les personnes assises à vos côtés. Car, si Street Fighter 2 est un grand, peut-être même le plus grand, jeu de combat en 2D, il est avant toutes choses une formidable machine à créér des rivalités pour mieux les mettre en exergue une fois sur l'aire de combat. Certains jeux de cette longue série font particulièrement la joie des connaisseurs, et même si l'on peut considérer que la quasi intégralité des titres parus après Street Fighter 2 constituent d'excellents jeux pour se livrer à une expérience multijoueur de grande qualité, quelques épisodes sortent clairement du lot. On peut citer Street Fighter 2 Turbo qui reste l'intemporel classique des versions 16 bits avec un équilibrage parfait de ses combattants et sa vitesse hallucinante. Ou encore Street Fighter Alpha 3 qui sur Saturn est peut-être le meilleur titre de combat en 2D du tournant du millénaire. Et enfin Street Fighter 3 Third Strike que beaucoup de joueurs acharnés de la série considèrent comme le meilleur opus jamais réalisé. Quoi qu'il en soit, les parties en versus sont une source infinie de plaisir, et l'on enchaine les parties sur n'importe lequel de ces titres, sans voir les heures défiler. Il n'était pas rare pour ma part, une fois le Street Fighter 2 original sur Super Nintendo en ma possession d'atteindre en une scession de jeu les 100 parties dès que j'avais un ami à affronter. Ces parties étaient alors autant d'occasions pour essayer de placer de nouvelles combinaisons travaillées à l'entrainement, ou encore de faire le malin en constatant à quel point sa supériorité techique, développée avec un personnage en particulier vous permet de faciles victoires...le tout avant de vous faire ratatiner par le joueur suivant. La magie du versus fighting opère encore et toujours grâce à cette série devenue mythique avec le temps, et en toute logique, elle obtient sa place au sein de ce classement, par le biais d'un Hadouken ravageur!

 

 

Numéro 2: Super Bomberman et ses suites

Cette série a connu tellement de versions différentes et a été porté sur à peu près n'importe quelle console du marché. Pourtant quel que soit le jeu et le support sur lequel il tourne, une constante s'impose: En multijoueur local, nous avons affaire à un véritable monument inaltérable, dont le potentiel de fun et de rigolade n'a que très peu d'égal à travers le temps. Quelques versions se démarquent bien sur, citons Bomberman '94 sur PC-Engine, ou son équivalent sur Megadrive Mega Bomberman. Un titre ou l'on sent qu'Hudson Soft, le développeur, a tout donné afin d'offrir la version ultime à ses fans sur sa console de coeur, la NEC PC-Engine. La Super Nintendo n'était à l'époque néanmoins pas en reste avec Super Bomberman 3 qui a connu les honneurs d'une sortie en Europe et Super Bomberman 5, resté lui au Japon et qui constituent deux des épisodes parmi les plus complets jamais réalisés. Enfin comment passer sous silence le Saturn Bomberman qui tourne sur la console du même nom, et permet des parties, enfin disons plutôt des massacres, jusqu'à...10 joueurs en simultané. Le concept ne varie pas, il faut encore et encore grâce aux bombes que vous posez au sol, faire exploser vos adversaires. Il n'y a guère que les options disponibles et l'agencement des stages qui font une différence notable, et pourtant, on y revient encore et encore. Poussé par la joie que procure une partie à plusieurs, ou l'on essaye de collecter dans son coin une maximum d'options avant de larguer un déluge de bombes sur ses adversaires, en espérant que ceux-ci commettent un faux pas. On élabore des tactiques pour cerner ses ennemis, et l'on pactise avec les autres joueurs pour éliminer celui qui tient le plus de victoires. Avant de tout faire voler en éclats entre deux fous rires occasionnés par une mort injuste ou un ami qui s'est bêtement coincé avec ses propres bombes. Bomberman est un incontournable absolu du jeu vidéo, et son multijoueur un mythe. Sa place dans les hauteurs de ce classement est indubitable.

 

Numéro 1: Super Mario Kart et ses suites

Qui d'autre que Mario pour tenir la dragée haute à des monuments du multijoueur tels que Street Fighter ou Bomberman? Bien sur que le plombier a un potentiel à rassembler les foules indéniable. Mais pour autant fallait-il trouver la formule pour lui permettre de s'exprimer sur un titre qui met en avant l'esprit compétitif des joueurs. Cela sera chose faite en 1992 à la sortie de Super Mario Kart, qui par la grâce de l'écran splité nous offre dès son premier opus, des instants inoubliables, que l'on s'affronte en course ou dans un mode battle aux mécaniques redoutables. Que dire de cette série si ce n'est qu'elle vous fera jouer jusqu'au bout de la nuit avec vos amis, et ce, quelle que soit la version du jeu que vous déciderez d'insérer dans votre console de prédilection. Et si mes préférences personnelles vont aux versions Super Nintendo ainsi qu'à Mario Kart: Double Dash!! sur Gamecube et Mario Kart 8 sur Wii U et Switch, n'importe quelle titre de la série est une merveille de jeu en multijoueurs. Les courses sont autant d'opportunités de se faire tous les coups bas possibles et imaginables. On ne compte plus les carapaces de tortue lancées en traitre et qui vous ont coûté, ou acquis la victoire sur le fil. Ni les instants d'intense rigolade ou vos voisins de canapé marmonnent des insultes à votre encontre en s'appercevant que vous avez réussi à les dépasser sur le fil grâce à l'utilisation d'un raccourci. Le mode battle n'est pas en reste, et rien ne surpasse peut-être l'humiliation ultime de Mario Kart 64, qui consiste à se faire crever ses 3 ballons coup sur coup, pour mieux se faire rouler dessus par un adversaire muni d'une étoile d'invincibilité, alors qu'il ne vous restait que la maigre possibilité, déguisé en bombe géante, d'aller exploser votre ami qui vous avait pris pour cible repetée quelques secondes auparavant. Ces situations hilarantes sont si nombreuses qu'il serait vain d'essayer des les relater ici, mais elles forgent sans aucun doutes la légende de Mario Kart, la série qui restera à tout jamais au sommet de l'expérience multijoueur en local, et par conséquent qui restera pour longtemps au sommet de ce classement!

 

 

Difficile pour moi de faire une conclusion à ce billet, il faut dire que mes mains sont en sale état et j'ai toutes les peines du monde à tapper sur mon clavier. Inutile de vous demander à qui la faute, pour parfaire ce billet j'ai décidé de relancer quelques uns de ces jeux, et évidemment les parties se sont éternisées! Il me reste tout juste un peu d'énergie pour vous parler des quelques titres que j'ai décidé de ne pas inclure dans ce classement, mais qui méritent tout de même votre attention, ainsi que celle de vos pires amis, ou meilleurs ennemis, c'est selon...

A commencer par un jeu qui n'a malheureusement pas connu une large diffusion vu la plateforme sur laquelle il est initialement sorti, la Neo Geo. Je veux bien entendu parler du brillant Windjammer, la meilleure simulation de freesbee de l'histoire du jeu vidéo! En même temps, en existe-il d'autres? Véritable 6ème jeu de ce classement, sa récente sortie sur les plateformes modernes permet enfin au plus grand nombre de s'y essayer, alors n'attendez plus, allez jouer à ce jeu avec vos amis. Ensuite, difficile pour le fan que je suis de ne pas citer la fameuse série des Dragon Ball Z Butoden sur Super Nintendo, et notamment son 2nd épisode qui m'aura usé les pouces à force de Kamahameha!  Comment ne pas mentionner également la série des Track and field, qui depuis la NES use à peu près tous les pads qui ont eu le malheur de devoir officier sur le jeu, allant jusqu'à se faire martiriser par un briquet pour la bonne cause! N'oublions pas par ailleurs NBA Jam, complètement over the top et qui vous fera enchainer les matchs de basket au-delà de la raison ou encore la série des Worms du studio Team 17 qui vous garantira nombre de fous rires. Enfin, il m'était impossible de passer sous silence une autre console qui possède 4 ports manettes, la Dreamcast, ou l'on peut trouver de véritables grands jeux multijoueurs tels que cette superbe réalisation de Capcom qu'est Powerstone 2, la référence des jeux de tennis en Arcade,Virtua Tennis 2 ou encore le loufoque jeu d'athlétisme Virtua Athlete 2K.

Voila c'est officiel, mes doigts vont lâcher, je vous laisse donc me raconter à votre tour quels sont les jeux sur lesquels vous avez passés des journées ou des soirées entre amis ou en famille. Quels titres vous ont fait rager ou ont fait de vous une star de votre groupe de potes.

Et à très vite pour un nouveau Top dès que mes doigts seront en état!

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

En contre-pied du Top 5 des plus beaux jeux en 2D sur PS1, il était grand temps d'aborder les plus belles réussites 3D de sa concurrente, la Saturn, dont on a très longtemps vanté les mérites en 2D mais qui semblait montrer de sérieuses limites dès que l'on passait en 3 dimensions. Et pourtant, on va s'appercevoir que ce constat n'est pas absolu, et quand les développeurs s'en sont donnés la peine, le résultat était parfois à la hauteur des attentes des joueurs, voire au-delà! Et pour cause, si les considérations techniques d'antan restent de rigueur, la relative complexité de programmation de la Saturn n'en on pas fait une plateforme de prédilection pour le développement de ce type de projets. Mais c'est sans compter sur le fait que la console est tout de même très versatile dans son utilisation et permet tout de même beaucoup de choses, notamment d'obtenir un rendu très propre sur des jeux fait de polygones. Il faut rappeler qu'il s'agit ici de la première véritable génération de consoles de salon capable de proposer en masse ce rendu alors encore relativement novateur. Le résulat final tient donc bien avant tout au talent et à l'abnégation du développeur de proposer un titre ambitieux techniquement, sans compter sur le fait que nous sommes alors en pleine période de transition pour des équipes de développement souvent peu habituées à manipuler autre chose que des pixels.

Cette complexité de programmation a bien sur créé un déséquilibre sur la qualité, mais surtout la quantité de titres 3D disponibles au final sur Saturn, et s'il nous est évident de citer 5 références en la matière sur PS1 sans  difficulté aucune, force est de constater qu'il faut faire appel à sa mémoire dès lors qu'un exercice similaire doit être réalisé avec la 32 bits de Sega. Si l'on ajoute à cela le fait que la comparaison entre deux titres identiques portés sur ces deux consoles était souvent, si ce n'est tout le temps, au désavantage de la machine de Sega, cette recherche devient encore plus compliquée. Et pour cause, un développeur avait un intérêt double: financier car la machine de Sony était très vite, mieux distribuée, et technique, car la programmation s'averait plus aisée sur PS1. Résultat:  Sur les 5 titres évoqués aujourd'hui, aucun d'entre eux n'ont étés portés sur d'autres consoles et sont donc tous exclusifs à la Saturn si tant est que vous souhaitiez y jouer dans votre salon. Ces 5 titres constituent donc une bonne raison de plus de se procurer cette machine, et ainsi goûter à ces quelques excellentes exclusivités. C'est parti pour le tour d'horizon!

 

Numéro 5: Burning Rangers

Vu la complexité de développement évoquée en introduction, dans un tel classement on ne sera pas surpris de retrouver Sega a la baguette de nombre de productions mettant en avant les capacités réélles, mais parfois sous exploitées, de leur propre machine. Et qui de mieux que la Sonic Team pour nous en mettre pleins les yeux grâce à une utilisation optimale d'une 3D alors maitrisée sur un jeu qui arrive en fin de vie de la Saturn: Burning Rangers. Après une très belle introduction animée qui nous rappelle également que la bande son de Daytonaaaaaaaa U.S.A. n'est pas entièrement due au hasard, et un passage par un tutoriel un peu...indigeste, on entre enfin dans le vif du sujet et l'on découvre des mécaniques de jeu proches de celles de la série Sonic mais qui sont mises en scène ici dans un univers futuriste nous permettant d'incarner une équipe de pompiers des temps modernes. Partant à la rescousse de victimes d'incendies, le jeu prends place dans un délire visuel digne de celui du scénartio et de la musique de cette véritable perle des années 90 signéee Sega.  Entre effets de flammes et de lumières magnifiquement rendus, environnements géants tout en polygones, et superbes effets vocaux qui nous guident dans le coeur de l'action, Burning Rangers est une indéniable prouesse sur Saturn, malheureusement gâchée par une maniabilité un peu tatillone et des soucis d'optimisation graphiques récurrents. Le jeu a peut-être le tort de pousser la console trop loin dans ses limites et en paye le prix. Il est cependant intéressant de constater que l'équipe de Yuji Naka est arrivée, à défaut de produire un vrai épisode Sonic en 3D sur la console, à un résultat assez bluffant de qualité avec cette simulation de soldats du feu. Et si la Saturn proposait une 3D un peu plus simple? Le rendu et le gameplay n'en serait-il pas meilleur? C'est ce que l'on va voir dans la suite de ce classement, mais en attendant, je retourne écouter un peu cette OST incroyable!  

 

 

Numéro 4: Sega Rally

En plus de créations originales, la Saturn était aussi la promesse de pouvoir s'essayer aux derniers jeux d'Arcade dans son salon, et après un portage de Daytonaaaaaaaa U.S.A. en demi teinte, Sega mets les bouchées double pour nous pondre cette fois-ci une version irréprochable de son autre grand jeu de courses: Sega Rally. Le moins que l'on puisse dire c'est que le jeu est superbe dans cette conversion très fidèle à l'originale, et arbore une 3D classieuse et très fine. Et ce notamment au niveau de la modélisation des véhicules, qui est pour l'époque bluffante, et bien supérieure à ce que peut proposer la concurrence sur console. Toute personne qui a pu s'y essayer sait que le jeu est d'une qualité irréprochable et offres aux amateurs des sensations de conduite à la croisée des chemins entre la simulation et le pur titre d'Arcade. Ces sentations, manette en main, sont également admirablement retranscrites pour former un ensemble de haute tenue. Le seule concession faite sur Saturn se situe au niveau de la baisse de framerate, toutefois, en 30fps le jeu demeure tout a fait fluide et agréable à jouer. On pourrait peut-être également regretter le fait que Sega Rally sur console ne soit qu'un simple conversion, et ne propose par exemple pas plus de quatre circuits, ou quelques véhicules supplémentaires, mais c'est sans doutes oublier la véritable révolution que constitue le jeu à sa sortie, c'est peu dire qu'il va paver la voie vers une toute nouvelle génération de titres de rallye en 3D tels que la série des V-Rally ou des Colin McRae Rally. Nous voici donc en présence d'un titre non seulement impressionant pour sa réalisation en 3D convaincante, mais également un grand jeu au gameplay de qualité et qui a marqué l'histoire du jeu vidéo en Arcade comme sur console. Vous l'avez compris cette quatrième place dans le classement est loin d'être usurpée.

 

Numéro 3: Nights into Dreams

Tiens tiens, comme on se retrouve chère Sonic Team. Voila bien une équipe qui a su prendre le virage de la 3D avec enthousiasme et succès! Avant de proposer un ambitieux Burning Rangers, la star des équipes de Sega s'attarde sur le monde des rêves, et nous propose une première réalisation onirique, toute de polygones vêtue. Nights into Dreams prends des allures de conte de fées, y intégrant la part de cauchemar qui habite les deux enfants au centre du jeu et dont on va explorer les songes. Le scénario n'est rien de plus qu'un pretexte pour que ceux-ci enfilent le costume de Nights, personnage haut en couleur et agile dans les airs comme Peter Pan. C'est essentiellement avec lui que vous allez parcourir en voltigeant, de magnifiques environnements en 3 dimensions vastes et colorés. Les mondes, au nombre de 7, offrent une variété intéressantes, et l'on navigue avec autant d'aisance et de plaisir dans les airs ou sous l'eau, au soleil ou au milieu de montagnes enneigées. Le jeu est beau, fluide, et grâce à sa manette analogique adapée vendue en bundle, hyper maniable. Un sans faute qui montre que dès 1996, à l'image de Sega Rally d'ailleurs, il  est tout à fait possible de proposer sur Saturn un titre tout en polygones, d'une grande qualité technique et ludique. Vu sa 3ème place ici, vous comprenez que malgré le fait qu'il soit l'aîné des deux productions de la Sonic Team sur la console, c'est bien Nights Into Dreams qui a ma préférence, car s'il peut sembler au premier abord un peu moins abouti et un peu moins fin dans son approche technique; sa proposition graphique et ses mécaniques me paraissent mieux maitrisés dans leur exécution, donnant à l'ensemble un meilleur équilibre. Un choix très personnel j'en convient. Quoi qu'il en soit nous sommes en présence d'un jeu phare de la console, qui aura eu le mérite de mettre en avant les capacités de la Saturn en matière d'affichage 3D et de fait, se doit de figurer dans le classement du jour.

 

Numéro 2: Virtua Figher 2

Qui d'autre qu'un studio de développement interne pour aborder la suite de ce billet qui faisait la part belle à la Sonic Team jusqu'à présent? Qui d'autre que l'équipe Sega-AM2 de Yu Suzuki, le grand manitou de l'Arcade pour relever le défi d'une conversion ultime sur Saturn, basée sur l'un de ses hits issu des salles de jeu? Après un premier épisode qui accompagne la sortie de la console et qui laisse une impression de titre sorti à la hâte, et obligera Sega à sortir une version Remix, sorte de DLC correctif avant l'heure, le studio AM2 remet les pendules à l'heure et met tout le monde d'accord à la sortie de Virtua Fighter 2.  Le jeu s'impose comme maître étalon d'un genre qu'il a lui-même largement démocratisé, la simulation de combat dans un environnement en 3 dimensions. Avec une modélisation des personnages qui gagne largement en finesse et une plus grande variété de décors et d'options de jeu. Avec une maniabilité encore perfectionnée et surtout une animation en 60 fps, alliée à un panel de coup revu à la hausse permet d'effectuer des enchainements d'une finesse et d'une fluidité alors jamais égalée dans un jeu de combat: Il en ressort un titre nerveux, technique et pour ce qui nous intéresse aujourd'hui d'une beauté épurée sidérante. Faites l'expérience par vous même, relancez Virtua Fighter 2 aujourd'hui et constatez à quel point le soft résiste bien aux années qui s'écoulent. Un véritable tour de force pour un jeu de combat tout en polygones. Les nombreux concurrents sortis en cette même année 1996, décidémment année bénie pour la 3D sur Saturn, font bien pâle figure. Assez logiquement, Virtua Fighter 2 qui a par ailleurs trusté le top des ventes de la console, se place quasiment tout en haut de ce classement, et il n'y a qu'un titre à la réalisation et à l'ambiance démentielle pour lui ravir la première marche du podium...

 

Numéro 1: Panzer Dragoon Zwei

Et je vous laisse deviner de chez quel développeur il est issu? Sega bien sur! C'est à la Team Andromeda, futur Smilebit et géniteur de Jet Set Radio à qui l'on doit cet exploit. Car non content d'avoir proposé à la sortie de la console, un jeu d'une qualité ludique et technique très intéressant en inaugurant un premier épisode de sa toute nouvelle série, Panzer Dragoon, le studio va remettre le couvert, et de quelle manière! Car ce n'est pas un, mais bien deux titres que va proposer la Team Andromeda aux possesseurs de la Saturn. Tout d'abord une suite directe au premier jeu qui va reprendre la formule d'origine du rail shooter, puis par la suite, un RPG qui se situe dans le même univers, forcément approfondi vu la nature du jeu. Un double coup de maître, d'une qualité incroyable, chacun des deux jeux étant caractérisés par une technique bluffante et une 3D qui n'a pas d'égal sur la 32 bits de Sega. J'ai préféré ici mettre en avant la suite directe du premier jeu de la saga, Panzer Dragoon Zwei, que je trouve dans sa réalisation absolument incroyable, et ce même si Panzer Dragoon Saga, mérite tout autant de figurer en haut de ce classement. Quelques mots sur ce rail shooter de génie qu'est Panzer Dragoon Zwei de fait, qui combine une 3D d'une finesse à peine croyable sur Saturn à un gampelay diablement efficace et addictif, le tout soutenu par une maniabilité irréprochable et une durée de vie honorable renforcée par la possibilité de choisir un parcours différent en cours de partie. Enfin la musique, dans la droite ligne de son prédécesseur, est un vrai régal pour les oreilles et compte quelques morceaux parmi les plus marquants de la console. Voila qui dépeint un tableau magistral pour le jeu qui possède sans doutes l'un des univers en polygones le plus convaincant de sa génération, rien de moins. En toutes logiques, la première place revient au sublime Panzer Dragoon Zwei, un titre à essayer ou réessayer de toute urgence!  

 

A la lecture de ce classement, le constat est on ne peut plus limpide: devant la complexité de programmer sur la 32 bits de Sega, très rares sont les candidats ayant avec succès concrétisé un projet d'envergure tout en 3D. Cette situation a sans doutes participé au rapide déclin et désintérêt de la console en dehors du Japon, ou la large majorité des joueurs étaient attirés vers cette évolution majeure de l'Histoire du média qu'est la 3D, et vers ces rendus plus impressionants, plus immersifs, même si paradoxalement moins suggestifs. Les studios internes de Sega n'ont eu de cesse de proposer au monde des jeux tout en 3D forts réussis, ludiques et dotés d'une réalisation qui n'avait pas à palir de la comparaison avec les titres sortis durant le même période sur PS1. Mais si la qualité était au rendez-vous, ces quelques jeux n'ont pas pu remplacer la vaste majorité de studios de la planète qui se sont mis à sortir des titres en 3D à tour de bras sur la console de Sony.

Ainsi au titre des jeux qui n'ont de justesse pas étés retenus aujourd'hui, on va retrouver assez logiquement des titres développés en interne au sein de Sega, tels que par exemple le superbe Fighters Megamix qui impressionne peut-être tout autant que Virtua Fighter 2 dans son style, même s'il a moins marqué les esprits, étant sorti une année après son illustre aîné. Comment ne pas citer également Last Bronx et ses personnages hauts en couleurs, qui est venu compléter avec brio l'offre des jeux de combat 3D de grande qualité made in Sega sur Saturn. Dans un autre registre, je pourrais avoir jeté mon dévolu sur ce jeu sorti beaucoup trop tard dans la vie de la console: Deep Fear, un survival horror réussi et très bien réalisé, qui propose un gameplay proche de celui de la saga Resident Evil, le tout dans un univers digne du film Abyss de James Cameron. Celui-ci nous fera oublier la transposition en demi-teinte du Resident Evil original, qui n'est qu'une pâle copie de sa version d'origine sur PS1. Un cas de figure qui se répète malheureusement trop souvent, à l'image de Tomb Raider, produit d'appel phare de la Saturn en Europe mais qui a vite perdu de sa superbe à la sortie de sa version PS1, quelques semaines plus tard.

Qu'est-ce qui aurait pu donner envie aux studios externes de développer sur la console? Peut-être la présence d'un vrai titre Sonic en 3D dont le potentiel commercial était alors sans doutes encore intact. Un projet qui n'a malheureusement jamais vu le jour, malgré la présence d'un hub en 3 dimensions prometteur et fort bien réalisé sur la compilation Sonic Jam qui regroupe sur un disque les meilleurs opus 2D sortis sur Megadrive. Personne ne peut le dire, mais une chose est certaine, sans Sega himself, ce Top aurait eu bien du mal à exister.

N'héitez pas à commenter ce billet, et peut-être à me faire découvrir un titre 3D passé sous les radars, demeuré au Japon et qui n'a pas été réalisé par Sega! Je serais ravi de pouvoir constater qu'il existe quelques exceptions à la règle.

Et à très vite pour un nouveau Top!

Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Puisque la console foisonne de jeux du genre et le mérite largement, nous voici sur le 2nd volet de ce classement spécial Shoot them'up consacré à la Megadrive. Si l'espace tient logiquement, une place de choix, et présente quelques solides références comme on a pu le voir dans le classement du Top 5 des Shoot Them'up au thème spacial sur la 16bits de Sega, quelques développeurs ont opté pour une approche un peu différente et parfois très originale, afin d'apporter leur pierre au solide édifice et à la ludothèque conséquente de la machine en la matière. Entre les magiciens qui innondent l'écran de boules de feu, les zeppelins, ces dirigables confinés aux livres d'Histoire, ou encore ces insectes en pleine aventure intérieure, la liste des Shoot them'up avec un thème qui sort des sentiers battus constitue une catégorie un peu à part, mais elle a toute sa place sur Megadrive comme on va le constater ici.

Tout comme leurs homologues spaciaux, ces jeux, souvent uniques de par l'univers dans lesquels ils prennent place, tirent profit des capacités bien particulières de la machine afin d'offrir une expérience de jeu parfois plus originale au joueur. Souvent impressionnants à l'époque de leur sortie, encore aujourd'hui je considère que ces titres proposent quelque chose de différent, parfois de décalé, par rapport à ceux qui peuvent voir le jour ultérieurement, et ce même sur les consoles contemporaines. Une fois de plus ce subtil mélange entre cette vitesse d'affichage qui permet quelques folies, ce son métallique si particulier au chipset de la console, et cette maniabilité un poil rigide, mais ô combien adaptée que l'on doit au pad de la console, nous permet d'obtenir un ensemble d'une qualité remarquable. Le tout avec ce petit quelque chose de viscéral qui pousse tout adepte du genre à rallumer sa Megadrive et parcourir encore une fois ces jeux exceptionnels. Si le premier Top 5 nous démontrait que la 16 bits est une grande dame du Shoot them'up, celui-ci arrivera peut-être à vous convaincre qu'elle en est la reine incontestée. En route vers de nouveaux cieux, regardons en contre pied au billet précédent, ce que je considère comme étant les 5 plus belles réussites du genre parmis ces jeux qui proposent autre chose qu'un thème spacial pour vous permettre d'expirmer vos talents et vos réflexes aguerris!

 

Numéro 5: Elemental Master:

Débutons le classement du jour avec un titre issu de chez Technosoft, un développeur habitué, on l'a vu, à nous délivrer des titres de qualité. Un studio qui reste respecté par tous les fans pour ses Shoot them'up de légende. Elemental Master n'est peut-être pas à la hauteur de ses toutes meilleures productions, mais il mérite néanmoins largement le détour. Prenant place dans un univers médiéval fantastique, et vous mettant aux commandes d'un surpuissant magicien qui lutte contre son frère submergé par ses démons et qui a succombé aux forces maléfiques, le titre propose un scénario qui est un prétexte à quelques séquences d'images fixes sympatiques. Mais il s'appuie surtout sur des points forts présents à tous les niveaux et nécessaires pour en faire un grand Shoot them'up. A savoir, une belle réalisation technique qui utilise correctement la palette de couleurs de la Megadrive, avec quelques boss impressionnants à la clé, une musique digne d'intérêt, et un système de progression d'armes fort intéressant avec en son centre la possibilité de déclancher une super attaque pour vous tirer d'un mauvais pas ou des pattes d'un monstre trop coriace. Avec toutes ces qualités, qu'est ce qui empêche alors Elemental Master de figurer plus haut dans ce classement? Je dirais que, si certains boss sont impressionants, surtout vers la fin du jeu, d'autres sont assez quelconques, et surtout, le jeu manque un peu d'originalité dans la construction de ses niveaux qui peuvent sembler un peu génériques, empêchant le titre de proposer ce rythme si intéressant que l'on retrouve sur d'autres softs du genre sur la même console, ce rythme, cette "musique" si particulière à la Megadrive, que l'on va retrouver dans les titres suivants. Il n'en demeure pas moins qu'Elemental Master mérite votre attention, ne serait ce que pour voir ce dont Technosoft est capable dès qu'il quitte son terrain de jeu de prédilection: l'espace.

 

 

Numéro 4: Gynoug:

Arborant un thème fort original pour un Shoot them'up, Gynoug nous propose un voyage dans la Grèce antique et sa foisonnante mythologie. La création du studio Masaya prends place dans le monde d'Iccus, et rappelle en toile de fond la triste vie d'Icare qui se brûle les ailes en volant trop proche du soleil, sombrant dans l'océan qu'il tentait de traverser. Notre héros se voit donc pourvu d'ailes impresionnantes qui lui permettrons de traverser une foule de niveaux assez longs, remplis d'épreuves, sur fond d'une musique digne des grandes composition de la Megadrive. Pour l'aider dans sa tâche, un système assez malin d'armes spéciales, sous forme de grimoire sera disponible, qui lui permettront une fois ceux-ci collectés de les combiner pour des effets parfois dévastateurs. L'action est toujours très lisible et le titre est agréable à l'oeil, se permettant le luxe de proposer dès les premies instants de jeu, des effets de distortion convainquants. Je note toutefois une exception à cette réalisation au demeurant maitrisée, à savoir ce qui est proposé dans l'avant dernier niveau, et qui s'apparente à une sorte de voyage intérieur, ou à un cauchemar selon mon avis. Un mauvais rêve aux couleurs criardes et particulièrement peu à propos, tranchant ainsi radicalement avec le reste du jeu. Ce souci est vite gommé par la traversée d'un dernier stage qui est lui superbe et propose un scrolling paralax du plus bel effet afin de vous offrir un final en apothéose. Gynoug est dans l'ensemble un vraie réussite et qui mérite de prendre place dans n'importe quelle collection digne de ce nom sur la 16 bits de Sega, d'autant plus que contrairement à nombre de ses pairs présentés ici, il reste relativement abordable aujourd'hui, une aubaine pour ceux qui ne souhaitent pas se ruiner et s'essayer à la folie des Shoot them'up sur Megadrive.

 

Numéro 3: Empire of Steel

Empire of Steel est un titre auquel je porte une rééle affection. Son ambiance steampunk rétro qui vous situe dans un monde fantasmé de l'entre-deux guerres apporte au jeu une ambiance unique et captivante, tout en étant particulièrement bien adaptée aux joies du Shoot them'up. Qui ne demande pas mieux que d'être placé à la barre d'un fameux Zeppelin ou un petit avion à hélices afin d'en découdre avec de véritables forteresses volantes toutes droit sorties de l'imaginaire foisonant des développeurs. Il y a, aussi surprenant que cela puisse paraitre des touches de Porco Rosso ou du Château dans le Ciel au sein de ce titre, pour mon plus grand bonheur. Vous l'avez compris, Empire of Steel possède un univers et une atmosphère fort attrayants, mais pas seulement, car nous sommes avant tout en présence d'un excellent Shoot them'up. Le titre est graphiquement très réussi, et voir ces fameuses forteresses volantes qui se délitent sous vos tirs nourris, puis exploser en vol, sont un temps fort d'un jeu au rythme que je considère par ailleur excellent. Quelques passages en particulier ne reposent pas sur votre capacité à abattre un géant des airs, mais vont mettre à rude épreuve vos talents de pilote, comme cette fuite aérienne au sein d'une caverne ennemie qui vera le scolling s'accelérer et vous rappeler vos plus beaux exploits en tapis volant dans un autre titre de référence sur la console: Aladdin. Une expérience une nouvelle fois formidable! Mais alors qu'est ce qui empêche Empire of Steel d'être tout en haut de ce Top me direz-vous? Quelques détails, qui ne gâchent pas beaucoup l'expérience, mais qui malheureusement ne peuvent être passés sous silence. Tout d'abord le jeu est assez court, ce qui pourra fruster les plus aguerris. La difficulté est certes présente mais pas non plus insurmontable, notamment à l'image d'un boss final aisé et surtout minuscule. Un comble alors que l'on vient de se frotter à plusieurs forteresses volantes bien plus redoutables. Enfin, le soft souffre de quelques vilains ralentissements dès lors que l'ennemi multiplie ses attaques. Un éceuil technique qui gâche quelque peu l'intensité promise par certaines phases clés du jeu. Pas de quoi ternir toutefois une expérience que je considère comme inoubliable, et que tout possesseur de Megadrive se doit d'avoir essayé. Surtout au prix qu'il affiche aujourd'hui sur le marché de l'occasion, cela serait vraiment dommage de passer à côté de cette pépite méconnue!

 

Numéro 2: M.U.S.H.A. Aleste: Full Metal Fighter Ellinor

Lors ce que l'on lance MUSHA Aleste aujourd'hui, on peine à croire que ce titre est sorti sur Megadrive en...1990.Le moins que l'on puisse dire c'est que la réalisation de ce jeu est à peine concevable pour l'époque et démontre, s'il restait à prouver, le talent hors normes du développeur Compile, grand habitué des Shoot them'up de qualité. Confortablement installé aux manettes de votre Metallic Uniframe Super Hybrid Armor (rien que ça!), ou MUSHA pour les intimes, vous allez parcourir en vue du dessus, un monde qui mélange avec succès le style nippon médiéval et tout ce que l'archipel peut fantasmer de méchas et autres robots géants. Sur un rythme tonitruant et à l'écoute d'une musique géniale et survoltée, vous profiterez d'un système d'armes basé sur l'accumulation d'items d'une même couleur. Système fidèle à la série qui vous permettra d'adapter votre stratégie et votre style en fonction de vos ennemis. Vous serez également assités de petits modules de combat qui viendront vous accompagner en vol et adopterons à la volée la formation que vous souhaitez afin de vous protéger au mieux et surtout abattre vos ennemis au plus vite. Au milieu de cet arsenal vous réglerez la vitesse de votre unité de combat afin de pouvoir profiter au mieux des magnifiques effets de distortion ou de scrolling ultra rapides qu'offerts par le jeu. Véritable prouesse technique au gameplay raffiné, MUSHA Aleste est l'un de ces jeux Megadrive particulièrement appréciable et qui possède ce fameux rythme, cette fameuse "musique" propre aux grands titres du genre sur la console de Sega. Un Shoot them'up excellent à tous niveaux, à essayer par tous les moyens, et dont le seul défaut est de n'être jamais sorti en Europe, la faute sans aucun doutes à un succès modéré lors de sa parution au Japon et aux Etats-Unis, ce qui en fait naturellement un titre relativement cher aujourd'hui pour celui qui cherche à s'y frotter. Le prix de l'exceptionnel peut-être...Disons pour nous rassurer quelque peu et aborder la dernière ligne droite de ce top avec panache, qu'il vous coûtera toujours un rein de moins que le titre qui va suivre.

 

Numéro 1: Battle Mania Daiginjo (Trouble Shooter 2)

Voici sans doute le Graal des Shoot them'up sur Megadrive, non seulement de par le prix qu'il vous en coûtera pour vous le procurer aujourd'hui, mais surtout, surtout, parce qu'il s'agit avant toutes choses d'un jeu proprement extraordinaire. Un titre duquel il se dégage une personalité, un humour et une atmosphère absolument unique et délicieuse, le tout porté par une réalisation proprement sublime. Battle Mania Daiginjo vous place dans la peau d'un charmant duo de justicières équipées de jetpacks et d'un véritable arsenal militaire, qui vont parcourir un Japon fantasmé, présenté ici, comme il est parfois mis en avant dans les meilleurs séries d'Animé, à la croisée des chemins entre tradition, humour, ésotérisme, et science-fiction. Un univers ou se mêle allègrement l'ensemble de ces éléments afin de mieux vous entrainer dans une aventure absolument folle à travers un Shoot them'up qui sous des airs de Forgotten Worlds, célèbre représentant du genre issus de chez Capcom, propose en réalité une formule bien plus savoureuse. En dehors de sa réalisation colorée et de qualité et de son humour étincelant, Battle Mania Daiginjo est un titre nerveux, doté d'une musique entrainante à souhait et qui multiplie les passages d'anthologie. Ces instants magiques, à l'image du stage 5 du jeu, que vous allez parcourir non pas en virvoltant dans les airs grâce à votre jetpack, mais à bord de votre bonne vieille voiture. Un niveau ou, après une introduction qui verra les véhicules de police se faire exploser en pleine route, vous devrez vous attaquer à une véritable forteresse volante qu'il vous faudra méthodiquement abîmer afin d'espérer l'abattre. Vous l'avez compris: originalité, réalisation hors-normes, humour et atmosphère typiquement nippone et envoutante, musique de folie et un duo mémorable font de ce chef d'oeuvre du développeur Vic Tokai un titre logiquement fort recherché aujourd'hui. Un titre culte dans tous les sens du terme, auquel la première place de ce classement revient de plein droit.

 

Ce Top sera, je l'espère, parvenu à vous conforter dans l'étendue et la qualité qui compose la ludothèque de la Megadrive en matière de Shoot them'up. Proposer une collection d'une telle qualité quand bien même nous n'avons pas une seconde considéré ici l'ensemble des titres qui prennent place sur le terrain de jeu favori de la vaste majorité des Shoot them'up, l'espace, démontre toute la force de cette console et sa ludothèque. Ces propositions parfois très originales n'oublient pas de s'appuyer sur les points fort de la machine pour proposer au joueur une expérience de jeu souvent mémorable. Tout cela sans compter que nous sommes loin d'avoir fait le tour des titres dans cette catégorie qui ont essaimés sur la 16 bits de Sega.

Citons parmi les oubliés du jour, entre autres, l'adorable Twinkle Tale, symathique titre qui à l'avantage de s'éloigner un peu du genre Shoot them'up sur rails, pour vous offrir une plus grande liberté de mouvements, tout en nous rappelant par son thème, un peu Elemental Master. Ou encore Bio Hazard Battle, une réalisation de Sega himself, au design bizarre, à la limite parfois du dégoutant, et qui sous des contours parfois un peu trop classiques propose néanmoins de solides atouts tels que sa musique et son système d'upgrade d'armes. N'oublions pas le très coloré et superbement réalisé Panorama Cotton dont je parlais récemment pour illuster les plus grandes réussites techniques de la console . Enfin Forgotten Worlds qui est mentionné plus haut dans ce billet est également un titre de qualité dont la conversion depuis l'Arcade souffre malheureusement quelque peu de la comparaison avec sa version d'origine.

Ainsi se clôture donc sur ce blog le bal des Shoot them'up sur Megadrive. Un bal qui je l'espère rendra tout l'honneur qu'il se doit à la magnifique boite noire de Sega, que beaucoup considèrent, à juste titre à mon humble avis, comme la reine du genre. Ce billet n'étant qu'une preuve de plus laissée sur la toile, et qui relate son indéniable qualité à nous proposer des jeux d'exceptions dans ce genre si particulier et si accrocheur.

Et de votre côté, quels sont les Shoot them'up qui vous mettent aux prises avec d'autres adversaires qu'une armada interstellaire et qui vous ont notablement marqué sur Megadrive?

A très vite pour un prochain Top! Ou deux...

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Quelques récents commentaires m'ont fait prendre concience de tout l'amour que suscite encore aujourd'hui le genre du shoot them'up sur Megadrive. Amour à mes yeux fort légitime, vu le nombre de jeux du genre qui ont vu le jour sur le support. Une densité, et surtout une qualité à faire pâlir quasiment n'importe quelle autre console jamais sortie. Car oui en réalité, la question est assez simple: La 16 bits de Sega est elle la machine ultime dès lors que l'on parle de Shoot Them'up? Le classement ci-dessous apportera sans doutes quelques éléments de réponses à ceux qui en doutent encore. Et puisque nous parlons de classement, ne faisons pas les choses à moitié, et célébrons le sujet à sa juste valeur. Car après avoir trituré un bien trop simple Top 5 dans tous les sens, je me suis rendu à l'évidence: Impossible de n'aborder que cinq softs dans cette catégorie, sans passer sous silence d'énormes morceaux tels qu'un Thunderforce 3 par exemple. Dès lors la donne est simple, ce ne sont pas un, mais bien deux Top 5 qui feront l'objet de ma prose indigeste. Le premier billet que vous avez sous les yeux, qui abordera tous les titres qui ont pour thème un lieu si souvent visité par le genre, à tel point qu'il en devient un sous-genre à lui tout seul: le Shoot Them'up spacial. Le second billet que vous retrouverez le même jour sur ce blog, s'attardera lui sur les jeux qui ont eu la bonne idée de s'écarter de ce thème de prédilection, vous emmenant partout ou l'imagination des développeurs l'aura décidé, sauf dans l'espace, vous l'avez compris.

L'espace, thème central de ce classement, parlons-en, et regardons de plus près ce que la Megadrive pouvait proposer d'original, se démarquant ainsi de la concurrence de l'époque. Lors de ses premières années d'exploitation, elle se retrouve donc face à une NES vieillissante avec quelques Shoot them'up de légende tel que Lifeforce ou Gradius, classiques incontournables mais qui semblent dépassés déjà par ce que peut proposer une autre star des Shoot them'up sur le marché: la PC-Engine. Cette 8 bits survitaminée du constructeur NEC va proposer un nombre impressionant de jeux de tir qui vont en faire une référence incontournable, et largement participer au succès de la console, tout du moins au Japon. Entre les Gate of Thunder, Super Star Soldier et autres Dragon Spirit, Magical Chase ou Coryoon, sans oublier les portages de légendes telles que R-Type, les amoureux du genre ne savent plus ou donner de la tête. Pourtant, la Megadrive va faire plus que reprendre le flambeau, et dès ses premières années d'exploitation, va porter encore plus haut la qualité d'un genre alors au sommet de sa gloire dans les salles d'Arcade et dont le potentiel sur consoles de salon va s'exprimer pleinement. La toute nouvelle 16 bits de Sega va voir débarquer assez rapidement dans son existance une multitude de Shoot them'up qui vous feront traverser planètes et galaxies dans un déluge d'effets techniques et sonores saisissants, se créant son propre style, qui s'appuie alors sur une réalisation souvent impressionnante, une animation nerveuse, et une bande son menée tambours battants et aux accents métalliques prononcés. Un écrin parfait pour parcourir ces vastes étendues spaciales à bord d'un vaisseau équipé jusqu'aux dents. Mais je m'étale déjà inutilement, voyons donc sans plus tarder quels sont les cinq plus grands représentants du genre à avoir vu le jours sur l'élégante boite noire du géant de Shinagawa.

 

Numéro 5: Gaiares

Mon classement commence tout d'abord par une hésitation. Me faut-il y inclure de justesse un jeu très solide tel que Darius 2, qui, dans un style propre à la série, tout en faisant honneur à la Megadrive, propose une refonte du jeu d'Arcade d'origine?  Selectionner un jeu qui se compose de chemins alternatifs à travers le système solaire, lui offrant une durée de vie conséquente? Ou privilégier un titre original et propre à la machine? Je pencherai ici en faveur de cette 2nde option et vous propose d'inclure de fait Gaiares dans ce classement, même si dans mon coeur, vous l'avez compris, les deux jeux se valent. Quels argument penchent donc en faveur du titre de Telenet et lui offre les honneurs d'une place ici-même? Toutes choses bien considérées, un bon nombre d'éléments: à commencer par un certain enclin à proposer une musique qui colle parfaitement au genre et à l'ambiance du soft, sur des tons...oui vous vous en doutez, métalliques, dignes de la console. Mais également pêle-mêle, un design globalement très agréable, une maniabilité irréprochable et quelques effets techniques convaincants, à l'image de ces mini trous noirs que vous allez croiser lors de votre traversée spaciale, au sein du 3ème stage du jeu et qui vous attirerons vers eux pour mieux vous détruire. Oui tout cela! Mais pas seulement, car si Gaiares s'appuie également sur quelques mécaniques de jeu éprouvées et efficaces tels que la vitesse réglable de votre vaissau ou encore la possibilité d'utiliser un bouclier de protection, c'est surtout par son utilisation très maline d'un petit module à tête chercheuse qui va aller allègrement pirater puis s'approprier pour votre compte le tirs de vos ennemis, que ce Shoot them'up se démarque. Cette option, assez unique en son genre, offre en effet une grande variété de configurations d'attaques différentes, et vous permet de tester un bon nombre de combinaisons selon le passage ou le boss rencontré. Sans compter qu'il y a quelques possibilités d'obtenir des tirs bien cachés au sein du jeu, nous voilà face à une vraie proposition originale, qui a elle seule change radicalement l'approche que l'on pourrait se faire d'un Shoot them'up classique. Un pari osé et réussi qui place Gaiares dans le haut du panier sur Megadrive, et qui aurait pu le propulser encore un peu plus haut si ce n'était la présence de quelques boss un peu quelconques et une diversité des stages et des situations un peu trop paresseuse. 

 

 

Numéro 4: Gleylancer

Continuons notre périple spacial et attardons nous maintenant sur le cas de Gleylancer, le jeu à jamais gravé dans ma mémoire comme le titre qui vous propose d'inarner un véritable rapace métallique à travers toute la galaxie. Et vous allez en voir du pays à bord de votre vaisseau en forme d'oiseau de chasse, le titre étant doté de 11 stages généreux, ce qui en fait sans doutes l'un des représentants les plus long du genre. Outre sa durée de vie, Masaya à la baguette pour développer ce titre, nous propose naturellement un bon nombre d'options fort à propos afin de nous garantir une immersion digne de ce nom. A commencer par une intro en scènes fixes du plus bel effet dans le plus pur style Anime, des voix digitalisées assez surprenantes à la sortie du jeu, en 1992, accompagnées d'une animation nerveuse et sans accrocs, et de musiques, vous vous en doutez, c'est une habitude dans ce classement, mémorables. Les options de jeu offertes ne sont pas en reste, avec un panel intéressant de possibilités vous permettant notamment d'adapter la vitesse de votre vaisseau selon vos envies ainsi qu'un panel d'armes très complet qui vous permettra de choisir votre tir de prédilection (le Gun Bound pour ma part), tir que sera renforcé par la présence de petits modules de combats situés autour de votre cher rapace spacial. On notera tout de même que l'absence du moindre bouclier rend le titre relativement difficile, le moindre tir ennemi vous anéantissant instantanément. Pas de quoi décourager n'importe quel afficionados du Shoot them'up et l'empêcher d'admirer les quelques belles images de fin faisant échos à l'introduction, et qui accompagnent vos derniers instants dans ce bel univers. Vous l'avez compris, Gleylancer est indéniablement une valeure sûre de la console, une magnifique voyage spatial, dont seul le prix relativement élevé sur le marché de l'occasion empêche tout fan de la console de se le procurer sans réserve aujourd'hui. Un jeu pétri de qualités et qui mérite largement sa place au sein de ce Top.

 

Numéro 3: Thunder Force 3

Le nom de Technosoft, en bon fan de Sega que vous êtes, vous dit forcément quelque chose. Habitué des consoles du constructeur, sa série des Thunderforce constitue sans aucun doutes leur plus belle réussite. Et le 3ème épisode de la série, le 2nd à sortir sur Megadrive, ne fait pas exception. Car au-delà d'un accès très étrange aux options lors du démarrage de votre partie, tout respire la qualité sur Thunderforce 3. Un jeu qui coche toutes les cases du grand Shoot them'up. Une vitesse adaptable sur votre vaisseau? Présente. Un changement d'armes à la volée? Naturellement. De superbes musiques? Ô suprises, elles sont bien présentes également et nous en mettent plein les tympans! Des effets graphiques à foison, et somptueux? Au rendez-vous bien entendu! Un level design redoutable qui vous fera vous battre autant contre l'armada adverse que contre les éléments? Incroyable, mais vrai! Il suffit de traverser le stage d'Heides, véritable niveau vivant, pour réaliser le génie des développeurs, qui vous mettent dans des situations impossibles par le biais d'un ingénieux parcours semé d'embûches, auquel s'ajoute un nombre vertigineux de scrollings qui vous feront sans doutes perdre la tête. Comble de bonheur pour les possesseurs de Megadrive de l'époque, le titre sort dès 1990 dans le monde, plaçant la barre très très haut pour ceux qui osent venir se frotter au genre sur la console par la suite. Pourtant, et malgré toutes ces indéniables qualités, deux titres vont parvenir à se hisser à ce niveau, voire quelque peu au-delà. En toute logique, c'est une méritée place sur le podium qui revient à Thunderforce 3, une troisième place qui lui va à ravir et qui nous montre l'incroyable richesse de la Megadrive en matière de Shoot them'up, et le talent hors normes de Technosoft sur cette décennie à venir. Quelque chose me dit que vous n'avez pas fini d'entendre parler d'eux aujourd'hui!

 

Numéro 2: Eliminate Down

Mais avant de conclure ce classement en apothéose avec Technosoft, attardons nous sur une véritable pépite, oubliée dans les méandres de l'Histoire du jeu vidéo. Presque un miracle au regard de sa qualité et du studio de développement duquel il est issu. Aprinet, connu pour...à peu près rien si ce n'est un obscur jeu de Formule 1 sur Super Famicom qui vous place dans la peau du pilote japonais Satoru Nakajima. Leur jeu suivant cette fois sur Megadrive sera, contre toute attente, une indéniable réussite, le studio faisant preuve d'une maitrise technique et artistique impressionnante. Eliminate Down nait à l'été 1993, uniquement au Japon, dans l'annonymat le plus complet. Evidemment les conséquences d'une telle mise sur le marché ne sont pas sans conséquences, et trouver le jeu aujourd'hui relève de la gageure. Je dirais donc ceci, vu les circonstances qui entourent sa disponibilité: essayez par tous les moyens Eliminate Down sur Megadrive, ce jeu doit être joué et reconnu à sa juste valeur! Et pour cause, dès les premiers instants passés en sa compagnie, on se retrouve face à une introduction du tonnerre qui vous en mets plein la vue...et les oreilles. On comprends immédiatement que ça va secouer sévèrement. Une fois en jeu l'impression se confirme, et dès la première mission, votre descente à la surface d'une planète en état de guerre, ou il vous faudra voltiger entre les missiles sols-air en approche, est juste bluffante. On comprends assez vite que votre vaisseau possède de nombreuses facultés d'optimisation pour passer certains moments difficiles. Entre une vitesse adaptable, un bouclier, un système de power-up bien fichu et la possibilité de changer d'armes à la volée, tous les fondamentaux du Shoot them'up 16 bits sont bien présents. On poursuit son voyage en dégommant quelques boss impressionants, toujours sur une musique démentielle, et au détour d'une 8ème mission ou l'on navigue en vitesse lumière, pourchassant sans relâche le boss final du soft, on termine Eliminate Down dans un amalgame d'explosions, de sons saturés et de satisfaction intense. Résolument, une expérience unique et incontournable sur Megadrive!


 

Numéro 1: Thunder Force 4

Sans trop de surprises, la référence ultime des Shoot them'up sur la 16 bits de Sega, tous styles confondus, y compris ceux relatés au sein de mon billet en miroir sur le sujet, est à chercher du côté de Technosoft et de sa série des Thunder Force, qui, reposant déjà sur des bases solides avec deux épisodes excellents sur la même console, enfonce définitivement le clou avec un 4ème épisode absolument homérique. Tout comme sur Eliminate Down, l'introduction démarre sur les chapeaux de roues, le développeur nous rappelle avec classe que ses compositions musicales sur Megadrive sont parmi les plus abouties à n'avoir jamais vu le jour. On comprends qu'ils ont tout donné dans cet épisode et que la console va littéralement cracher ses tripes. Après avoir choisi son ordre de prédilection pour les premières étapes de son parcours, on se retrouve propulsé à vive allure sur des niveaux à défilement horizontal, mais qui autorisent également un déplacement vertical important, permettant à votre vaisseau de traverser les niveaux avec une grande liberté d'action. Il faut voir votre vaisseau filer à toutes vitesses au ras de l'eau, cherchant à batailler avec certains ennemis aquatiques, et quelques secondes plus tard par la grâce d'une manoeuvre rapide se retrouver la tête dans les nuages à esquiver des missiles aériens. La sensation de liberté et de variété offerte est grisante. Si l'on ajoute à cela le fait que Thunder Force 4 est le plus beau Shoot them'up de la console, la traversée de chaque niveau, qui grouille de détails, est un véritable bonheur pour les yeux. Ce degré de prefectionisme rarement atteint se retrouve à mon humble avis sue une toute petite poingée de jeux au statut mythique, à l'image de la série des Metal Slug. Le chef d'oeuvre de Technosoft est de cette trampe. Qu'ajouter à une coupe déjà bien pleine? Si ce n'est que toutes les options que l'on aime avoir à portée de main sur un tel titre sont évidemment présentes, des modules d'attaque, au bouclier, en passant par un tir chargé qui fera son apparition en milieu de partie. Ces précieux éléments qui vous permettrons de vous confronter, dans une dernière scène d'anthologie, et sur une composition musicale majuscule, à un dernier boss invraisemblable et énorme. Le tout avant de pouvoir, enfin, lâcher votre manette et verser dans l'émotion à la découverte de la fin du jeu quelque peu... surprenante. Voici en résumé ce qu'apporte Thunde Force 4 au genre. Genre dont il est tout simplement le plus grand représentant sur sa génération.

 

On s'en serait douté, on se retrouve avec un plateau de haute qualité pour ce classement, qui nous confirme que la Megadrive est bien la console reine sur le terrain des Shoot them'up. Pour les rares personnes qui en doutent encore, le billet sur les titres phares du genre ne prenant pas place dans l'espace devrait finir des les convaincre. Devant la myriade de softs qui ont vu le jour sur la 16 bits de Sega et qui n'ont pas eu droit à une place au soleil, on peut citer Hellfire qui magré son action qui se déroule à un train de sénateur possède quelques beaux atouts. Je lui préfère néanmoins sa version PC-Engine. Impensable par ailleurs de ne pas citer Truxton qui doit sa renommée en Arcade grâce à un système d'arme particulièrement efficace et surtout à la présence d'une super bombe du plus bel effet, en forme de tête de mort. Sa conversion sur Megadrive est une réussite incontestable. On peut également évoquer Zero Wing, ou Aero Blasters qui valent sans aucun doutes le détour, ou encore Sol-Deace développé par la célèbre Wolf Team. La liste est longue, et encore, on ne cherche pas ici à s'écarter trop du genre dans l'absolu, afin d'éviter de vous parler de perles telles que Granada ou de Ranger X, l'un des jeu les plus impressionants de la console...

La Megadrive, reine incontestable et incontestée du genre, certes. Mais le meilleur est sans doutes à chercher dans cette conclusion, car on peut dire de sa successeur, la Saturn, qu'elle a repris le flambeau avec brio et qu'elle est peur-être la seule à pouvoir contester cette suprématie. En effet, Sega ne s'est pas arrêté en si bon chemin, et continue sur la génération des 32 bits de proposer une collection de Shoot them'up délicieuse.  Queqlques uns de ses plus grands représentants ont d'ailleurs déjà étés présentés au sein de ce blog.

Tout cela me rappelle une autre promesse faite il y a longtemps sur les commentaires de cette ancienne page, ou il paraissait évident qu'un second billet sur le sujet serait à réaliser tôt ou tard, afin de faire honneur aux quelques titres phares, restés dans l'ombre de ce premier classement. Un second Top 5 portant sur les Shoot them'up de la Saturn? On a pas fini de parler du genre ici même!

N'hésitez pas à partager votre expérience sur vos titres préférés: quel Shoot them'up vous a fait saliver sur Megadrive? Quelle épopée spaciale vous a fait le plus bel effet?

Et à très vite pour un, voire deux nouveaux Top 5!

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (14)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Vous avez pu remarquer sur ce blog un certain amour pour les RPG en tous genres. Si le genre se cantonne très largement au Japon sur les générations précédentes, les premiers titres phares du genre sur 16bits et leur localisation en langue anglaise, font prendre concience aux joueurs de tous horizons du fort potentiel accrocheur et ludique de ce style. La plongée en immersion dans un univers qui dévoile ses détails sur plusieurs dizaines d'heures d'affilée est un phénomène nouveau, qui tranche radicalement avec une expérience de jeu plus immédiate présente sur les simulations sportives, beat them up et autres jeux de plateforme alors en vogue. Le résultat est souvent gratifiant pour le joueur et les souvenirs nombreux. Avec l'arrivée des consoles de 5ème génération que sont la Playstation, la Saturn ou la Nintendo 64, le RPG rentre dans une phase de maturité, et certains sous-genres se démocratisent également, proposant un gameplay plus que jamais basé sur une mécanique de jeu particulièrement travaillée.  

Le tactical et le strategy RPG trouve alors naturellement sa place et écrit ses plus belles pages, dans un style qui se prête bien à de longues scéances vidéoludiques, et de fait à des écrits qu'il serait ici, aisé d'étendre plus que de raison. L'exercice du jour qui consiste donc à essayer de vous convaincre en quelques lignes de l'excellence des cinq titres qui vont suivre, n'est donc pas chose aisée. Toute personne ayant déjà eu l'occasion de se frotter à ces jeux saura immanquablement reconnaitre la grande valeur de ceux-ci. Le genre du tactical et du strategy RPG n'est pas un style de jeu que l'on lâche au bout de quelques heures dès lors qu'on adhère à son univers, son histoire et surtout sa mécanique. Et si l'on peut dire que ces 5 softs ont réussi à s'imposer, c'est avant tout par leur mécanique bien huilée. Alors entrons dès à present dans le vif du sujet et essayons de nous pencher, sans trop nous perdre, sur les 5 plus grands tactical & strategy RPG qui ont vu le jour sur les consoles 32 et 64 bits.

 

Numéro 5: Front Mission 3 sur Playstation

Sans surprise, Squaresoft occupe, comme à son habitude, avec élégance, tout bon classement de RPG qui se respecte. Et sur le genre qui nous intéresse aujourd'hui, le développeur propose en 1999 une suite à sa série initiée sur Super Nintendo, celle des Front Mission. Le 3ème épisode reprends les principaux éléments des premiers volets de la série malheureusement restés cantonnés au Japon, et conserve son univers emprunts de méchas,  nous plaçant au coeur d'un conflit aux soubresauts passionnants et aux touches futuristes particulièrement bien senties. Le titre possède, sans surprise vu le style de jeu, des possibilités d'optimisation de ses chers méchas très détaillés, et permet d'élaborer des stratégies et des approches différentes une fois au coeur de chaque bataille. On passera naturellement beaucoup de temps à chouchouter nos robots et leurs pilotes, et on découvrira avec un plaisir sans cesse renouvellé les rebondissements d'un scénario prenant. Non content de posséder une durée de vie importante, Front Mission 3 se paye le luxe de vous permettre d'incarner chacune des deux factions rivales du conflit, en fonction d'un choix en début d'aventure qui vous fera basculer vers l'un ou l'autre des camps qui s'affrontent, et naturellement vous proposera deux déroulés et deux épilogues en conséquence. Que dire de plus si ce n'est que la gallerie de personnages est attachante et pétrie de classe et que l'ambiance sonore colle parfaitement au genre, si ce n'est que la bande son n'est peut-être pas la meilleure proposée par un Squaresoft alors littéralement en feu sur cette période. Vous l'aurez compris, nous sommes face à un morceau de choix dès le premier titre proposé dans ce classement, car il ne manque rien à ce jeu pour en faire une excellente expérience. Voila qui laisse préfigurer des qualités indéniables des titres qui vont suivre...

 

Numéro 4: Ogre Battle 64: Person of Lordly Caliber sur Nintendo 64

Vu la relative pauvreté de l'offre proposée par la Nintendo 64 en matière de RPG, c'est un quasi-miracle de retrouver un titre qui intègre le classement du jour. Pourtant, Ogre Battle 64 mérite largement de figurer ici-même, tant sa proposition de jeu de stratégie qui vous projette dans un univers médiéval teinté de fantastique est superbe. Et ce à tous les niveaux, puisque la réalisation technique est à la hauteur des ambitions du jeu, avec entre autres une bande son mémorable sur une console pourtant abonnée à une relative médiocrité en la matière. Mais l'essentiel est évidemment dans l'histoire que propose Ogre Battle 64, et celle-ci est de qualité, prenante et offre quelques rebondissements bien sentis. Les mécaniques de jeu offertes par cette véritable suite au très agréable Ogre Battle paru sur Super Nintendo quelques années plus tôt dont il reprends la formule en l'améliorant sensiblement, ne sont pas en reste. La préparation de vos escouades avant des les envoyer battre la campagne afin de chasser l'ennemi des villages et châteaux du Royaume de Palatinus forment le coeur du jeu, et l'on se plaira à diriger ses chers commandants sur une carte en mouvement, en temps réél afin de vaincre les hordes de l'outremonde. Le personnage central du jeu, Magnus, jeté au coeur du conflit devra faire des choix drastiques pour assurer la survie de ses proches et de ses troupes, laissant ainsi la possiblité au joueur de recommencer plusieurs fois l'aventure et découvrir les différentes fin qui ponctuent ce magnifique jeu de stratégie. Comme évoqué plus haut, pour un titre au genre si peu commun sur la console, Ogre Battle 64 s'en sort plus qu'avec les honneurs, il intègre sans aucun mal les grands jeux du genre sur console de sa génération, voir toutes générations confondues.  A essayer d'urgence pour tous les amateurs! 

 

 

Numéro 3: Shining Force 3 sur Saturn

Vous allez vivre avec Shining Force 3 une aventure trépidente, qui va vous permettre d'incarner tour à tour 3 héros différents ainsi que leurs groupes d'amis respectifs, et ce afin de mettre un terme aux agissements du vil démon Bulzome. La force du jeu tient en son approche, assez originale, qui vous raconte son histoire par le spectre différent de ces trois personnages, et ainsi vous permettre de découvrir les desseins des différentes factions qui composent le monde de Destonia & d'Aspinia, territoires qui cherchent à préserver une paix fragile. Les habitués de la série sont aux anges, le système de combat reprenant dans les grandes lignes et ave succès ce qui se faisait dans les épisodes précédents. Le gros point fort de cette véritable saga, si l'on se donne la peine d'aller au bout des trois jeux qui composent chacun l'un des trois scénarios (malheureusement avec le seul premier scénario jamais sorti du Japon...), est sans aucune doutes sa durée de vie massive, qui vous permettra de faire évoluer plusieurs fois vos personnages à votre guise. On va ainsi débobiner le fil du conflit qui oppose ces deux pays au coeur de la tourmante, afin de contre les desseins de cette satanée secte, face visible du démon qui reste tapis dans l'ombre et attend son heure pour affronter nos héros dans un final épique qui regrouppera l'ensemble de vos forces. La réalisation n'est pas en reste, et la 3D honnête ne gâche absolument pas la lisibilité sur le champ de bataille. La musique est elle l'oeuvre de Motoi Sakuraba, qui signe ici une OST comme à son habitude pétaradante à souhait pour accompagner vos moindres pas à la recheche de meilleurs équipements et vos moindres exploits sur le champ de bataille. Shining Force 3 peut-être considéré comme le point culminant d'une série qui était alors ce qui se faisait de mieux en terme de Tactical-RPG et qui a ravi à n'en point douter tous les fans du genre sur les consoles Sega qui les ont accueillies. Quel dommage encore une fois que seul le premier scénario ait connu les joies d'une traduction...     

 

Numéro 2: Dragon Force sur Saturn

Il m'a été très difficile de départager les deux titres qui prennent place aujourd'hui au sommet de ce classement. Pour une raison assez simple, essentiellement due à la nature même du thème du jour, qui regroupe par commodité, jeux de stratégie et simulation tactique. De fait, Dragon Force est le plus grand représentant du genre strategy RPG sur cette génération. Et les raisons de sa présence à une telle place sont nombreuses. Non content de nous plonger dans une campagne épique, qui vous mettra aux prises avec les différentes factions du Royaume de Legendra et le maléfique Madruck qui attend son heure pour asseoir son pouvoir sur le pays, le jeu propose une direction artistique magnifique qui donnera envie à tout un chacun de vivre l'aventure avec l'ensemble des huit héros que l'aventure vous propose. Envie magnifiée par un système de combat absolument unique et ô combien jubilatoire qui vous place à la tête de véritables petites armées qui réagissent aux ordres de leur général au doigt et à l'oeil tout en profitant des pouvoirs spéciaux de celui-ci sur le champ de bataille. Il faut voir la centaine de dragons fondre sur une horde de samourai et se faire laminer par cette dernière qui s'attaque alors de toute part au général adverse pour essayer de l'achever. Ces instants sur le champ de bataille forgent l'essentiel de l'excellence de ce chef d'oeuvre, qui par ailleurs, propose en dehors des combats, une gestion de ses troupes et de ses équipements exemplaire. Qu'ajouter à ce tableau idylique si ce n'est que la musique est à la hauteur de l'évènement avec en point d'orgue un thème inoubliable qui ponctue un affrontement final mémorable. Vous l'aurez compris, Dragon Force est dans un style bien à lui, un immense jeu de stratégie, un titre dont Sega peut être fier et dont on attends désespérement un prochain épisode depuis un deuxième épisode en demi-teinte sorti en 1998. Une éternité...

 

 

Numéro 1: Final Fantasy Tactics sur Playstation

Pour se positionner au-dessus d'un bijou tel que Dragon Force, il faut évidemment des arguments en béton armé. Pourtant, Final Fantasy Tactics, la suite spirituelle de Tactics Orgre, autre chef d'oeuvre du genre sur la génération de console précédente, se paye allègrement ce luxe. Ayant déjà vanté sur un précédent billet les qualités de sa version PSP, quasi identique à la version originale dont il est question aujourd'hui, je ne m'étendrai pas sur détails qui font de ce jeu le plus grand tactical RPG de l'Histoire. Sachez simplement que le titre réussit à trouver un parfait équilibre entre préparation et amélioration de ses troupes d'un côté, et une mise en situation exemplaire sur le champ de bataille de l'autre. Que les possibilités stratégiques en fonction des classes de personnages choisies sont quasi infinies, et vous permettent de parcourir le monde d'Ivalice afin de découvrir ou redécouvrir son atmosphère unique avec un plaisir à chaque fois intact. On ne résiste pas à l'idée de se plonger une fois de plus dans ce drame familial qui va irrémédiablement mettre la famille Beowoulve à genoux. J'ai pu parfois évoquer au travers de mes billets un phénomène bien particulier, qui concerne une toute petite poignée de jeux, et qui nous pousse à revenir vers ceux-ci encore et encore. Cela même si on en connait les moindre ressorts. Un phénomène qui nous pousse ici à nous replonger dans l'aventure, afin d'essayer une nouvelle tactique, une nouvelle approche et de saisir au détour d'une nouvelle découverte tout le génie qui habite cette création de Yasumi Matsuno et son équipe. Final Fantasy Tactics est de cette trampe, de ceux qui vous accompagnent tout au long de votre vie de joueur et dont on se demande si un jour il sera égalé par un créateur assez fou pour proposer un jeu de ce style aussi complet, inventif et exemplaire que celui-ci. 

 

Vous percevez sans mal l'affect certain qui m'habite dès lors que l'on aborde ces jeux de stratégie et tactique qui offrent aux joueurs qui prennent le temps de s'y intéresser de véritables plongées en immersions dans des univers vastes, parfois complexes, ou le développement des personnages et du monde qui les entoure est traité avec un soin tout particulier. Il en ressort immanquablement un attachement fort. Et malgré leur durée de vie importante, je m'étonne de retourner assez fréquemment vers les titres qui composent cette liste. Si l'on regarde au-delà de ces quelque merveilles citées aujourd'hui, on peut par ailleurs confirmer ce qui était évoqué en introduction: cette génération de console a connu un véritable essor du genre chez nous, puisque nous avons pu découvrir également des titres tels que Vanguard Bandits et ses champs de batailles constellés de méchas colorés, l'excellent Vandal Hearts qui, malgré quelques limites techniques, nous propose un univers captivant et un système de classe accrocheur, Mystaria: The Realms of Lore tout aussi limité techniquement mais tout aussi diablement efficace, ou encore Legend of Kartia développé par Atlus avec rien de moins que Yoshitaka Amano qui tient le crayon. On a également pu découvrir les vastes champs de bataille de Brigandine et se replonger avec délice dans l'Histoire de la Pérégrination vers l'Ouest de San Goku dans Saiyuki: Journey West.  Enfin tous les amoureux de tactical RPG se seront sans aucun doutes essayés à la trilogie Arc the Lad, avec notamment un second épisode en suite directe du premier et sans doute point d'orgue de la série.

Vous le constatez, la liste est longue, sans pour autant être exhaustive, et malgré la variété et la consistance de l'offre, on peut regretter que quelques perles du genres soient restées cantonnées au Japon. A commencer bien évidemment la suite de Dragon Force, mais également des titres majeurs tels que la série des Sakura Taisen, celle des Langrisser, ou encore celle des Black Matrix.  Autant de séries qui ont payé cher le prix du manque de succès de la Saturn en dehors de son pays d'origine. Quand à la génération suivante, elle sera tout aussi agréablement garnie en titres du genre, sans à mes yeux égaler la perfection des jeux qui figurent dans la liste du jour, tout en se portant de plus en plus vers le marché des consoles portables. Profitant ainsi des avantages de la mobilité pour un genre qui s'y adapte très bien, au détriment peut-être de ce supplément d'immersion si important.

En espérant avoir été complet sur le sujet il est maintenant temps pour moi de retourner jouer sur ma Switch à ce superbe jeu de stratégie, issu d'une série qui aurait sans doutes mérité toute sa place au sein du classement d'aujourd'hui si ce n'est qu'il n'a pas connu, cas unique et étonnant dans son histoire, d'épisode sur la génération 32/64bits. Je veux bien entendu parler de la série Fire Emblem et du génial Three Houses, qui perpétue la tradition d'excellence du genre tactical RPG!

Et de votre côté, quel est le tactical ou strategy RPG que vous adorez faire et refaire, et ce afin d'affirmer vos talents de stratège sur la 5ème génération de consoles?

A très bientôt pour un nouveau Top!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

Parlons aujourd'hui de cette bonne vieille Game Boy, l'insubmersible console portable de Nintendo qui a fait rêver, en monochrome, les joueurs à travers le monde. Nombre d'entre nous se souviennent des longs trajets en trains ou en voiture, en compagnie de nos jeux préférés, enfin à portée de main, et cela même au prix de concessions techniques évidentes. Pourtant, devant le succès fulgurant de la machine, puisque dès son lancement la portable embarque avec elle l'incontournable et ultra addictif Tetris, se crée un véritable phénomène de société, qui fait adhérer petit et grands aux plaisirs du jeu nomade. Il ne faut donc pas attendre bien longtemps pour que les développeurs se poussent au portillon et proposent, bien souvent des déclinaisons de leurs titres phares sur console de salon, adaptés ici avec plus ou moins de réussite. Les éditeurs stars de l'époque sont évidemment de la partie, et on ne compte plus les grands jeux qui sont sortis des murs d'éditeurs tels que Capcom, Konami Sunsoft ou autres Squaresoft. Tous heureux de pouvoir écouler des titres 8bits en noir et blanc à la pelle. Et il y a certainement beaucoup à dire sur ces jeux...

Mais aujourd'hui, prenons le temps de nous attarder sur ce que le concepteur de la machine à proposé sur son propre support. Voyons ce que la boîte à malice de Gunpei Yokoi à permis à Nintendo de réaliser, et ce malgré les concessions obligatoires qu'imposent ses limites techniques. A la suite d'un départ tonitruant porté par Tetris, la Game Boy est restée en exploitation pas moins de 10ans! Une éternité dans le domaine qui nous intéresse. Le géant de Kyoto a donc eu tout le temps de peaufiner quelques magnifiques titres, qui ont largement contribué à son aura et démontré à tous, que la puissance de calcul et la résolution d'affichage ne font pas tout. Quand on possède dans ses rangs des développeurs au talent incomparable, sur un petit écran en noir et blanc, l'émerveillement est permis! Abordons sans plus tarder le Top 5 des jeux développés par Nintendo pendant cette décennie sur sa chère 8bits portable, et qui ont fait de lui le roi incontesté du jeu vidéo nomade.

 

Numéro 5: Super Mario Land 2: 6 Golden Coins

A tout seigneur tout honneur, c'est avec le vénérable Mario que nous commençons notre classement du jour. Fort d'un premier épisode de la série des Mario Land, qui cherchait à proposer une formule novatrice qui s'écartait quelque peu des canons du genre sur console de salon. Nintendo nous faisait découvrir un titre ou évoluait un Mario miniature, dans une ambiance très différente de celle du traditionnel royaume champignon, constitué de tortues à la carapace explosive, de moyens de locomotions motorisés ou de voyages vers des contrées exotiques. Une expérience assez courte et techniquement limitée, mais très plaisante et parfaitement adaptée au format portable. Il faudra attendre un second épisode pour que l'équipe de Gunpei Yokoi, à la baguette sur ces épisodes GameBoy, enfonce le clou et nous propose un Mario digne de ses grands frères de référence que sont Super Mario Bros. 3 et Super Mario World.  On peut dès lors se déplacer librement sur une carte du monde, qui nous permet à la volée de choisir les niveaux à traverser dans l'ordre qui nous convient. Niveaux qui sont bien souvent remplis de surprises et passages secrets que Mario pourra atteindre grâce à une gamme de pouvoirs élargis. Notre cher plombier pourra en effet voler pour la 1ere fois sur GameBoy de ses propres ailes grâce à...la carotte magique! Un titre graphiquement superbe, très bien animé et la maniablilité irréprochable, auquel on pourra simplement reprocher sa trop grande facilité. Il ne vous faudra que quelques essais avant de vous retrouver face au boss de fin, votre nouveau némésis, le bien nommé Wario qui apparait ici pour la première fois à l'écran, avant de mener une longue carrière sur la portable de Nintendo. Une carrière dont nous verrons l'une des plus belles réussites un peu plus loin dans ce Top...

 

Numéro 4: Donkey Kong 94

Voila un jeu bien surprenant! Non content de reprendre, en version portable, la formule d'un jeu qui a fait le succès de Nintendo dans les salles d'Arcade une décennie plus tôt, Donkey Kong 94 innove à plus d'un titre. Ce premier soft spécialement développé pour mettre en avant le Super Game Boy, accessoire dont l'utilité restait à prouver en 1994, ne se contente pas de mettre en lumière un simple gadget. Après les premiers instants en jeu, passés à essayer de secourir Pauline des griffes de ce diable de Donkey Kong à travers le bien cèlèbre immeuble en construction de la formule originelle, le jeu nous prends par surprise en nous proposant un habile mélange de puzzle game et de plateforme. L'increvable Mario doit traverser de nombreux pièges et énigmes afin de progresser dans un dédale de portes et de structures qui s'étendent dans tous les sens. Par le renfort d'une capacité à sauter toujours plus impressionnante, l'utilisation d'objets en tous genre, la grâce de mini-jeux bien sentis et de son bon vieux maillet, le plombier va se sortir des griffes de Donkey Jr. et son père, non sans avoir traversé des dizaines et des dizaines de niveaux très variés! Nintendo a sans conteste mis les bouchées double afin de proposer une expérience originale au joueur, bien loin d'une simple transposition du jeu dont il tire son nom. Qui plus est, le titre est une franche réussite, avec un level design toujour très étudié, des mécaniques amusantes, et bien sur toujours une maniabilité irréprochabl. On est face à un sans fautes, un titre qui fait honneur à ce cher petit cube blanc monochrome, le tout pour des parties nomades, pour lesquelles le genre est parfaitement adapté. Un bel exemple de créativité et une réalisation exemplaire qui mérite toute sa place au sein du classement du jour.

 

 

Numéro 3: Kirby's Dream Land

Vous pouvez peut-être feindre une pointe de surprise à la découverte du titre du jeu qui compose la dernière marche du podium d'aujourd'hui. Car oui, Kirby's Dream Land n'a pas été développé à proprement parlé en interne mais bien par HAL Laboratory, et pour cette raison j'ai hésité à l'intégrer à ce classement. Mais fort de son ADN qui s'inscrit tellement dans la celle qui émane des jeux Nintendo, les équipes de développements étant par ailleurs tellement proches de celles du géant de Kyoto, on peut considérer que ce titre est essentiellement sorti des murs de Nintendo sans trop d'hésitations. La conception du jeu étant l'oeuvre de Masahiro Sakurai (oui, le papa de Smash Bros. est aussi celui de la petite boule rose Kirby), le tout sous la supervision de Satoru Iwata, qui fera les beaux jours de Nintendo en tant que...PDG de la société. On est alors pas étonnés des références évidentes aux standards Nintendo au sein de Kirby's Dream Land, et encore moins des qualités indéniables de ce jeu de plateforme jovial, à la technique parfaite. Maniabilité impeccable, graphismes tout en rondeurs et superbes, malgré les limitations évidentes de la console, animation quasi sans faille ne sont que l'enrobage d'une aventure fort plaisante dans la peau de l'adorable Kirby. La musique n'est pas en reste et vous entraine aisément au fil de l'aventure. Quel dommage que le level design manque d'une touche de génie qui fait la différence entre excellent jeu et titre de légende, et que le soft soit d'une facilité consternante. Malgré tout, Kirby's Dream Land est un véritable petit bonbon que l'on parcours encore et encore avec autant de plaisir. Un vrai grand jeu pour la petite Game Boy, qui démontre tout le savoir faire et le talent de HAL Laboratory et mets en lumière une adorable mascotte qui n'a pas fini de faire parler d'elle.

 

Numéro 2: Wario Land: Super Mario Land 3

On avait laissé Mario un peu plus haut, aux prises avec son double maléfique, le vil Wario. Quel n'est pas mon étonnement à la sortie de Super Mario Land 3 en 1994, de découvrir que le héros de cet épisode sera bel et bien ce personnage aux proportions gargantuesques et au sourire carnassier. Ne s'éloignant pas de la formule du jeu de plateforme, ce 3ème épisode de la série introduit tout de même de nouvelles mecaniques à la série, aidé en cela par la corpulence de cet anti-héros, et de sa proportion à dégommer tout ce qui bouge à l'aide de tenues de combat ma foi très originales pour la série tels que la tête de dragon qui crache d'épaisses flammes, ou ce casque constitué de cornes de taureau qui fait de nous une véritable brute épaisse. Moins agile que notre plombier superstar, Wario compense en effet ses lacunes par sa force brute et sa malice. Loin des objectifs très nobles d'un Mario, le jeu vous propose cette fois d'aider notre cupide personnage à voler les tésors d'une bande de pirates afin de permettre à Wario, aboutissement ultime du capitalisme made in Nintendo, de se payer le palace de ses rêves. En clair, si l'on rafle un butin conséquent, notre anti-héros se lancera dans l'acquisition d'un château digne de Versailles...voire d'une planète entière! Nous sommes sur un titre signé Nintendo fort inspiré. Inutile de préciser que la réalisation est en tout point exemplaire, et l'on se ballade avec un plaisir sans cesse renouvelé à travers des mondes, variés, originaux et dotés d'un level design très bien étudié. S'il est encore un ton au dessus de Kirby's Dream Land, et truste donc logiquement la 2nde place de ce classement, il souffre également du même défaut que celui-ci, à savoir une durée de vie un peu faible essentiellement du fait de sa trop grande facilité. Il n'en demeure pas moins que Wario Land: Super Mario Land 3 est certainement le plus grand jeu de plateforme de la console, qui a marqué durablement les esprits à sa sortie.

 

Numéro 1: Zelda: Link's Awakening

On a en toute logique beaucoup parlé de Mario, qui avec trois apparitions au sein de ce classement nous confirme l'omniprésence de la mascotte de Nintendo et ce même sur sa ludothèque en format portable. Mais l'autre saga phare de la firme n'est pas en reste sur Game Boy, puisque Zelda aura également droit à un épisode tout de noir et blanc vêtu. Et quel épisode! Car si tous les titres cités précédemment sont excellents, nous sommes ici bel et bien devant ce qui constitue le meilleur jeu de la machine, et pour certains, le meilleur épisode de la vénérable saga. Un constat incroyable vu une nouvelle fois, les limitations imposées par la console. Takashi Tezuka, l'un des plus brillants créateur de Nintendo a fait ici parler toute sa classe, en proposant un épisode qui ne s'éloigne pas des bases proposées par l'insubmersible Zelda: A Link to the Past sorti quelques années plus tôt sur Super Nintendo, tout en proposant un univers original, rempli de petites touches étranges et magnifiques. Zelda: Link's Awakening possède une atmosphère bien à lui, teintée d'émotion et de mélancolie. Un tour de force prodigieux pour un jeu au format portable, affiché en noir et blanc. La réalisation est évidemment de haute volée, mais l'essentiel est au-delà vous l'avez compris. Il faut avoir rencontré les personnages inoubliables de l'île Cocolint, traversé ses vastes contrées, porté par une musique épique,  avoir testé par la grâce de la plume un saut au-dessus d'un précipice qui semble infranchissable, pour ne serais-ce qu'effleurer la richesse et le génie qui se cache dans ce jeu absolument époustouflant. Inutile d'en rajouter je pense que vous comprenez sans mal tout l'amour que je porte à cette aventure, véritable poésie monochrome et digne représentant de la grande famille des titres Zelda. Une première place incontestable au sein de ce Top, tout naturellement.  

 

Voici donc les quelques jeux qui à mes yeux caractérisent le mieux le savoir faire de Nintendo sur sa première véritable console portable. On peut faire un constat en demi-teinte de ce qu'à proposé le constructeur sur sa machine, tout d'abord par le nombre de titres assez restreints mis sur le marché, et cela surtout si l'on considère la longue durée de vie de la Game Boy. Cela s'explique sans doutes en partie par le phénomène Pokémon qui a permis d'allonger la durée de vie de la portable au-delà des prévisions. On peut également s'interroger sur la qualité des titres proposés, qui, si certains sont excellents, sont parfois en deçà des attentes. A l'exception de Link's Awakening, difficile de trouver un titre à la hauteur des plus grands jeux développés par Nintendo. Un bilan honorable donc mais sans doutes décevant au regard du succès sans précédent de la console.

Au jeu des grands oubliés de ce classement, citons bien entendu le long et parfois criptique Metroid 2: Return of Samus, le sympathique Kid Icarus: Of Myths and Monsters à l'image de son aîné sur Nes, et bien sur les premières aventures du plombier sur Game Boy avec Super Mario Land véritable 6ème jeu de ce classement, qui offre une proposition très originale mais possède malheureusement les défauts d'un titre développé en tout début du cycle de vie de la machine. Enfin, impossible de conclure ce billet sans évoquer plus largement le phénomène Pokémon, série indissociable de la portable de Nintendo et à l'origine d'une partie de son succès et de sa place dans l'Histoire du jeu vidéo. J'ai décidé de ne pas intégrer la première génération de ces titres au succès hors du commun à la présente liste, du fait de leur développement qui est assuré par un studio externe, même s'il est vrai, très proche de Nintendo, à savoir Game Freak. Quoi qu'il en soit, les titres fondateurs de la saga que sont Pokemon Red et Pokemon Blue ont assurément toute leur place en haut de ce classement, en dignes représentants de l'excellence qui caractérise la série.

J'espère que vous avez apprécié ce petit détour dans ce monde des années 1990, tout de  monochrome vêtu, et ce même s'il ne tranche pas sur l'éternelle question qui nous intéresse tous dès que l'on parle de la fameuse portable de Nintendo, à savoir celle de son nom: Bien malin celui qui pourra du coup me confirmer si l'on dit, le Game Boy ou bien, la Game Boy ?

N'hésitez pas à apporter votre commentaire, surtout si vous avez la réponse à l'éternelle question ci-dessus. Question que tout gamer digne de ce nom s'est posé un jour dans sa vie.

Et à très vite pour un nouveau Top, tout en couleurs cette fois-ci!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Top 5 Rétro gogo (Jeu vidéo)

La Playstation 2, ou PS2, est l'objet de de tous les records, et elle reste à ce jour la console de salon la plus vendue de tous les temps. Attirés par son succès commercial immense, de très nombreux développeurs ont sauté le pas et décidé de développer sur le support. Au final plus de 4000 titres seront développés sur la machine pendant plus d'une décennie. Des chiffres qui donnent le vertige! Dans la roue des célébrissimes licenses que sont Gran Turismo, Need For Speed, GTA, et autres Final Fantasy, la production est d'une hétérogénéité également rarement atteinte, et entre triple AAA, portages de jeux d'Arcade, jeux rétros réactualisés, attrapes nigauds à but lucratif, et autres jeux complètement atypiques, il y en a pour tous les goûts! Chaque joueur trouvera forcément chaussure à son pied. Prenons un exemple idiot: Vous êtes fan de moustique? Ce petit insecte tout mignon qui vous suce le sang tout l'été. Pas d'inquiétude cher joueur, car sur PS2, grâce à Mr. Moskeeto vous pourrez bel et bien incarner ce petit moustique afin de voltiger aux quatre coins de la maison et vous régaler de bon sang humain...Vraiment on trouve de tout!

Et dans cette masse de jeux, forcément, plus ou moins réussis et au succès retentissant ou très modeste, on trouve quelques propositions qui sortent du lot par leur originalité, et leur ambition. La puissance offerte par la console permet alors de donner naissance à des mondes en 3D bien plus complexes, avec des interactions toujours plus folles. Certains développeurs chevronnés vont alors faire le pari de surpasser ce que le média propose jusqu'à présent et vont se lancer dans les projets les plus fous, afin de conforter leur image d'excellence, ou, tout simplement se faire un nom. Jettons un oeil aujourd'hui aux 5 projets les plus fous et ambitieux jamais réalisés sur PS2, ceux qui ont su dépasser les limites techniques de cette machine au succès foudroyant, et parfois installer un nouveau genre, pour notre plus grand bonheur de joueur. Joueur heureux qui assistait alors en direct à la création d'une nouvelle page de l'Histoire du jeu vidéo.

 

Numéro 5: Katamari Damacy

Le moins que l'on puisse dire c'est que Namco est un éditeur qui brille surtout pour ses titres extrêmement bien calibrés, avec une réalisation technique toujours à la pointe, et qui a aquis un talent particulier pour mettre en avant ses séries sur les différentes générations de consoles Playstation, et ce depuis les premices de la PS1. L'inventeur de PacMan serait capable, pourrait-on croire, de porter un projet à l'ambition démesurée sur le monolithe noir de Sony sans aucun souci. Mais c'est dans un registre bien plus surprenant que l'on peut ici le retrouver lors ce qu'il propose un titre sorti de l'esprit loufoque de Keita Takahashi, l'inventeur de la série des Katamari Damacy dont le premier épisode constitue une réelle surprise. Et ce dans tous les sens du terme! Pour le thème abordé tout d'abord, extrêmement peu commun puisqu'il s'agit de faire rouler à l'aide du Prince (du Cosmos tout de même!)  une minuscule boule à laquelle n'importe quel objet va s'accrocher, et à cette même occasion la rendre plus volumineuse. Si les premières minutes nous voient ainsi rouler et absorber les petits objets de notre quotidien, tels une épingle ou un stylo, notre taille en constante augmentation nous pousse à intéger des objets de plus en plus volumineux, pour une course absolument folle vers une taille vertigineuse, à l'échelle du Cosmos! On comprends en quelques secondes les mécaniques de jeu, et s'ensuit une course contre la montre effrénée afin de grandir par tous les moyens possibles et pouvoir ainsi tout avaler sur son passage! Inutile de préciser que la musique qui accompagne ce jeu hors du commun est délirante à souhait et vous plonge dans une atmosphère acidulée et décalée. Elle est en cela dans la parfaite continuité du jeu, et le complète magnifiquement. Voila un titre fort original, addictif, fou et hypnothique dont la PS2 peut être fière. Bravo à Namco d'avoir tenté et réussi un tel pari!

 

Numéro 4: God of War

God of War est bien sûr aujourd'hui une franchise à succès, qui repose sur des bases de gameplay très solides et surtout une réalisation somptueuse et une action nerveuse à l'image de notre héros, véritable demi-dieu de la destruction. Mais en 2005, l'effet de surprise est total à la sortie du tout premier épisode de la série, et si les premières images du jeu ont l'air alléchantes, on est encore loin de se douter du potentiel du titre, de la qualité de sa réalisation et de sa mise en scène. On lance donc le jeu rempli d'espoir, en priant l'Olympe que Kratos, notre eratz d'Hercule, nous fasse vivre une aventure inoubliable. Et en effet, après quelques minutes, les bras nous en tombent. Nous avons le souffle coupé par ce que nous venons de vivre. En quelques minutes sur un bateau en pleine tempête, en train de disloquer sous les assauts d'une hydre immense qui agresse sans relâche notre héros et l'équipage du navire, on se frotte les yeux pour y croire et on s'accorche au pad pour survivre. S'ensuit un enchainement ininterrompu d'angles de vues impressionants, de combats dantesques et d'une brutlité absolue ou votre héros allie célérité force et agilité dans un ballet guerrier inoui. L'hydre succombe sous vos coups, et on comprends que l'on est en face d'un monument du jeu vidéo. Oui, nous venons simplement de terminer le chapitre 1 de God of War, mais on comprends déjà que ce titre fera date. Et si certains passages sont par la suite un peu moins soutenus, et donc un peu moins mémorables, le jeu sait se rappeller dès qu'il le faut au bon souvenir de ces premiers instants incroyables, à l'instar de ce combat contre le minotaure, autre moment clé de votre aventure ici encore restitué dans toute sa splendeur et sa violence. God of War est une folie visuelle, une épopée comme seule la PS2 sait alors nous en proposer, doté d'une réalisation de haute volée qui se rapproche de ce qui se fait de mieux au cinéma, et qui nous fait comprendre que le jeu vidéo est entré de plein pied dans une nouvelle ère. 

 

 

Numéro 3: Grand Theft Auto: San Andreas

Si la proposition d'incarner un dieu grec permet bien des folies, celle de Rockstar autour de sa série des Grand Theft Auto, ou GTA,  peut sembler tout ce qu'il y a de plus banal dans une Los Angeles transposée en jeu vidéo. Mais le propos prends ici une ampleur nouvelle sur ce volet "bigger than life"  mettant en avant la mégalopole californienne . Oui, s'il s'agit aujourd'hui d'une évidence, le studio new yorkais n'a pas froid au yeux et après avoir connu la gloire grâce à GTA 3 puis GTA Vice City, il ne s'en laisse pas compter et mets les bouchées double afin de proposer un ultime cadeau aux possesseurs de la PS2. Il en ressort une aventure aux proportions qui donnent le vertige et qui va dépasser les rêves les plus fous des amateurs, dans un style de jeu que le studio a presque à lui tout seul, créé. Poussant encore plus loin le principe de monde ouvert déjà expérimenté dans Vice City, GTA San Andreas peut être considéré comme le jeu testament d'une PS2 qui connait sa dernière série de gros titres avant de laisser doucement la place à sa petite soeur. Il est impossible de décrire San Andreas en quelque ligne tellement la proposition de Rockstar est impressionnante, foisonante et s'étale sur de nombreux genres. Si le coeur du titre continue de se diviser en missions basées sur le tir, l'infiltration, la conduite, ect... Les possibilités offertes par le terrain de jeus immense, donnent elles le sentiment d'être infinies. Permettant de façonner le mythe d'une découverte à chaque partie, derrière chaque arbre, chaque maison ou chaque rocher que compte le jeu. Certains d'entre nous auront croisé, ou cru croiser une sirène ou un alien, d'autres le Yéti ou des membres du Ku Klux Klan. L'existance d'un tel titre tient du miracle sur la 128bits de Sony, et la première place serait sans conteste à portée de main si les deux jeux suivants, en plus de leur proposition démesurée n'avaient à mes yeux un univers bien plus attirant pour le joueur que je suis. Quoi qu'il en soit, GTA San Andreas est objectivement un grand jeu bac à sable qui a fait date dans l'Histoire du média, et de son studio de développment, confortant l'indéniable domination de la PS2 sur laquelle il a vu le jour en 2004.

 

Numéro 2: Okami

Après avoir voyagé en Grèce antique et dans l'ambiance moite des cités californiennes, tournons nous vers les légendes du pays du soleil levant. Celle de la déesse du soleil justement, Amateratsu, personnage ô combien central du shintoïsme méritait sans doute d'être transposée et racontée en jeu vidéo. Et les honneurs sont revenus à Clover Studio, qui dans le giron de Capcom, et après une série de titres basés sur l'Univers de Viewtiful Joe,  décide de changer de registre et de proposer une vaste aventure en monde semi-ouvert, sur le modèle d'un Legend of Zelda, tout en y intégrant une mécanique de jeu délicieuse et une patte graphique alors jamais vue et proprement bluffante. Okami sera le chant du cigne de ce petit studio si soucieux de la qualité de ses productions, mais quel feu d'artifice ce dernier titre aura été! Il faut voir ce magnifique loup blanc, réincarnation de la déesse Amateratsu, déambuler sur de vastes plaines verdoyantes, et d'un coup de pate, ou de pinceau pour le joueur, y faire pousser la végétation, y faire jaillir l'eau, créer une bourrasque ou encore changer le jour en nuit. Le titre est une merveille de tous les instants, doté d'un potentiel lyrique à ce jour peut-être inégalé. Si l'on ajoute à cela une galerie de personnages qui entoure notre héros, qui sont tous dotés d'une personnalités fort attachante et aux airs parfois incroyables, une envolée musicale de haute volée, des combats de boss mémorables, le tout incorporé à un terrain de jeu immense, inutile de dire qu'Okami dépasse les rêves les plus fous de tous joueurs en mal d'aventure. Pour sa proposition artistique originale, son gampelay absolument unique, et son univers typiquement nippon et résolument enchanteur, impossible de passer à côté de ce titre lors ce que l'on parle des projets les plus fous de la PS2. Un incontournable absolu!

 

 

Numéro 1: Shadow of the Colossus

Vous l'attendiez n'est-ce pas? Comment aborder un Top 5 des projets de jeux les plus fous sur PS2 et ne pas évoquer Shadow of the Colossus? Le projet le plus dingue de la console, pour ce qui constitue également à mon sens le meilleur jeu de la 128 bits de Sony. On pourra trouver à redire sur l'aspect technique du titre, qui bien que tirant le maximum d'une console alors clairement entré dans sa dernière ligne droite, met immanquablement en lumière les limites de la bête. Mais jamais un jeu n'a aussi bien (sur)exploité les ressources de la console, c'est une certitude! Il suffit, après quelques minutes de jeu passées à parcourir de vastes étendues au dos de votre fidèle destrier, de croiser le chemin d'un premier géant pour comprendre, en un instant, la beauté surnaturelle de ce jeu. Vous aimez les jeux de plateforme, d'aventure ou à énigmes dans lesquels votre héros est en mouvement au sein d'un univers gigantesque et superbe? Qui n'aimerait pas un tel jeu? Mais Shadow of the Colossus fait encore plus fort, car cerise sur le gâteau, les niveaux prennent la forme de ces gigantesques colosses et sont donc eux aussi en mouvement et en interaction avec vous! Un pari absolument insensé! Et pourtant réussi avec un tel brio et une telle maitrise de son propos qu'on en reste sidéré. De fait, chaque "niveau" est une découverte saisissante possédant un cheminement épique et toujours intelligent. Il faut voir certains de ces titans succomber sous les flèches et les coups d'épées désespérés de notre frêle héros, après que celui-ci ait laborieusement escaladé ces véritables montagnes en mouvement. Que dire de plus sur cette merveille si ce n'est qu'elle se paye le luxe qui plus est, de proposer une grande variété de colosses que l'on sera ammené à abattre, avec une mention toute particulière à ceux qui sillonent les cieux, et qui resterons à jamais des instants gravés dans la mémoire de tout joueur s'étant frotté à la majesté de Shadow of the Colossus. Le jeu à jamais le plus invraisemblable de la PS2.

 

 

Avec une telle variété et une telle quantité de titres ayant vu le jour sur la reine incontestable des salons de Sony, il était, croyez le, extrêmement difficile de faire un choix. Bien sur certains titres sont une évidence, et il aurait été impensable de ne pas faire figurer Shadow of the Colossus à la seule place qu'il mérite, la première.  Mais de nombreux autres prétendants pouvaient se prévaloir d'une place au soleil. Pour rappeler les plus évidents, citons: Final Fantasy 12,  RPG à l'ambition démesurée mais malheureusement rabotée par SquareEnix, ainsi que son pendant, Dragon Quest 8 à l'univers chatoyant tout de cell shading vêtu. Impossible de passer sous silence Metal Gear Solid 3, sans doutes le meilleur épisode de la série, ou encore le ténébreux mais trop difficile Devil May Cry 3, qui faisait cracher ses tripes à la PS2 dans tous les sens du terme. Je ne vais pas allonger inutilement cette liste mais celle-ci pourrait être encore largement étendue.

Quand on tire le bilan de cette période, le constat est clair, la 128 bits de Sony n'avait pas d'équivalent, malgré les efforts de Sega, Nintendo et Microsoft, en terme de ludothéque. Et même si les concurrentes possèdaient de solides arguments techniques, on ne peut que se rendre à l'évidence, les projets les plus insensés ont bien connu la lumière avant tout sur PS2, portés par le succès insolant d'une console devenue mythique.

Sur ce, je vous laisse car je dois aller entrainer au chant mon nouvel ami, l'ours polaire Kuma Utaet l'aider à améliorer les paroles de sa toute dernière chanson. Quoi, vous ne connaissez pas Kuma Uta? Bon, voyez-vous, les projets les plus fous sur PS2...Je crois que vous connaissez la chanson!

Et de votre côté, quel est le souvenir le plus fou, l'expérience la plus inoubliable, le jeu le plus incroyable que vous avez pu tester sur le fameux monolithe noir de Sony?  N'hésitez pas à me parler de votre moustique ou de votre ours polaire préféré!

Et à très vite pour un nouveau Top 5 encore plus fou!

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Le Blog rétro de Tompouce

Par Tompouce75 Blog créé le 16/01/19 Mis à jour le 29/07/20 à 12h10

TOP 5 de jeux rétros selon mes envies. N'hésitez pas à demander un TOP 5 qui vous ferait envie personnellement!

Ajouter aux favoris

Édito

Joueur invétéré depuis 30 ans, ce blog a pour objectif de partager avec vous sur la base d'un classement limité à 5 titres, parfois absurdes, ou plus sérieux, une ou plusieurs anectdotes sur mes jeux préférés.

Et ce avec l'espoir de toucher votre corde notalgique, ou soyons fou, de vous faire découvrir ou redécouvrir un jeu méconnu! En toute subjectivité bien sur.

Bref un bon prétexte pour parler de jeux rétros, et communiquer sur cette passion.

Bonne lecture et bonne découverte de TOP 5! N'hésitez pas à réclamer un TOP 5 en particulier.

Archives

Catégories