Trafalgar Square

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Premier sujet de la série. Ici, c'est de 4 jeux que je vais traiter, par ordre chronologique : Donkey Kong, Super Mario Bros, Super Mario Bros. 2 et Super Mario Bros. 3. Pour vous donner une idée de l'importance de la licence, en tant qu'amateur de la série et du style, je peux affirmer sans trop me tromper que les trois derniers cités figurent au Panthéon des meilleurs jeux de plate-forme 2D, même encore aujourd'hui.

 

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L'Evolution Part Encore Du Singe


La première fois que l'on aperçoit le moustachu virtuel le plus célèbre du monde, c'est en 1981 dans un jeu intitulé Donkey Kong. Le principe était très simple : le personnage que vous incarniez, JumpMan, devait escalader un échafaudage, tout en évitant les obstacles envoyés par un singe géant, afin de récupérer sa bien aimée, toute de rose vêtue.

 


C'est de ce jeu que sont tirés les éléments qui vont être repris dans Super Mario Bros. Pourtant, on peut noter qu'aujourd'hui, la maniabilité de Donkey Kong est plus que rigide, le principe repose essentiellement sur le dead & retry pour progresser, plus que sur la dextérité, et seulement 4 niveaux sont proposés. Mais il s'agissait là d'une autre époque, où l'arcade était encore un point stratégique dans le milieu du jeu vidéo.

Ce titre là va aussi permettre l'éclosion d'un créateur pour lequel une carrière fabuleuse s'annonce. Je parle bien sûr de Shigeru Miyamoto.

 

Des Sauts, Des Dinosaures Et Des Fricassées Aux Champignons

 

Attention mesdames et messieurs, on va évoquer ici, dans cette partie, un monstre du gameplay, du level design, mais surtout du plaisir de jeu et de l'envie de progresser. Toutes ces qualités sont réunies au sein d'une même cartouche, Super Mario Bros.

 


Et vous savez quoi, pas besoin de processeur Intel Core 2 Duo de mes deux, ou autres Cell, bla bla bla...Non là, seulement 8 bits, une console et une cartouche carrées, et un travail en amont au poil suffisent pour pondre une merveille du jeu de plate-forme sur Nes.

Beaucoup d'entre vous ont déjà joué à Super Mario Bros, je pense. Vous savez donc tous qu'il suffit de lancer le jeu pour entrer en compétition avec soi-même. Il s'agit là d'un jeu assez difficile, parfois impitoyable, nécessitant beaucoup de concentration et la nécessité de prévoir les situations à venir, que l'on finit souvent par apprendre par coeur, à force de game over à répétition. Et pourtant, il ne s'agit que d'un simple jeu de plate-forme 2D à scrolling horizontal. Tout bêtement. Il ne faut pas oublier non plus les fameux power-up, qui permettaient au joueur de "tricher" afin de pouvoir avancer plus facilement dans le jeu. Que ce soit le fameux Champignon, 1-Up, Fleur de Feu, tout ces avantages ont évité à nombre d'entre nous de se tirer une balle à un moment ou à un autre. 

C'est aussi ce premier volet de la série qui va donner naissance à un univers qui va matérialiser les fondations de la saga Mario. Bienvenue à vous, Gombas, Koopa, Bowser, Peach, Toad, Bullet Bill et j'en passe.

Pour l'anecdote, je termine le jeu sans perdre aucune vie, et j'ai même réussi à traverser tout les niveaux un par un sans atteindre le game over. Oui, je sais, je suis plutôt fier de moi.

 

 

Que Ce Passe T'Il Avec Cette Suite ?


 Au Japon, Super Mario Bros. 2 ressemble beaucoup à son aîné, et fait plutôt office de Super Mario 1.5, comme on dirait aujourd'hui.

En Europe, le jeu nous situe dans un monde plus inspiré des Contes des Mille et Une Nuits, et nous propose d'incarner 4 personnages, aux capacités différentes : Luigi, Toad, Peach et Mario, bien sûr. De plus, il ne s'agit pas d'un simple jeu de plate-forme car un aspect aventure est intégré à l'expérience. Vous pourrez exploser des murs, vous découvrirez dans un monde parallèle des champignons augmentant votre barre de vie. Au final, le tempo est plus lent, plus posé que dans Super Mario Bros. premier du nom, et laisse place à plus de réflexion, ce qui donne une impression, non pas mitigée, mais perturbante.

 


La raison à cela, c'est tout simplement parce-que Nintendo a estimé que la difficulté de Mario Bros. 2 aussi connu sous le nom de The Lost Levels, était trop importante pour nous, européens manchots. Les têtes pensantes de la société nippone ont alors décidé d'adapter l'univers Mario à un jeu nommé  Yume Kōjō: Doki Doki Panic et ensuite de le sortir en Europe. Comme qui dirait, pas vu, pas pris.

Mais au fond, ce n'est pas un mal, car de nombreux éléments présents dans ce jeu vont être repris dans les prochaines versions des épisodes à venir, ce qui contribue à la richesse d'un l'univers au style unique et indéniable.

 

Le Summum d'Une Série Et d'Un Gameplay

 

Peut-être le meilleur jeu de plate-forme 2D de tout les temps. Et ce titre ne serait pas volé tant le jeu brille par ses nombreuses qualités.

 


Tout d'abord, le jeu est beau. Tellement beau pour la console, d'ailleurs, que l'on note parfois certains ralentissements, je vous rassure, d'importance mineure. Mais Super Mario Bros. 3 est aussi une assez longue expérience pour un jeu du style à cette époque. 8 mondes, d'au moins 10 niveaux chacun. Et comme la difficulté a été rehaussé, on en a pour son argent, encore aujourd'hui.

Le choc, c'est aussi l'intégration d'une carte du monde sur laquelle on en fait pas que se déplacer, mais où on peut découvrir des raccourcis, s'attribuer un power-up pour faciliter un passage délicat, participer à des mini-jeux afin d'obtenir des vies supplémentaires. Tout cela constitue un apport majeur dans la série, qui va garder l'idée quasi-systématiquement.

A propos du gameplay, bien rien à ajouter si ce n'est qu'il est toujours excellent. Les sauts sont précis, les niveaux bien pensés, le tout agréable à explorer. Vous pourrez désormais bénéficier d'une pointe de vitesse parfois nécessaire pour sauter au dessus de certains précipices et voler, si vous êtes vêtu du costume de tanuki, mais souvent risquée car les obstacles sont plus difficiles à anticiper. Soyez sûr de vous.

 


Je n'ai pas besoin de m'étaler plus encore. SMB3 est peut-être l'épisode le plus abouti de la série, pour ce qui est des jeux en 2D, même aujourd'hui encore.

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Voilà pour les jeux de la Nes. Prochainement, je vais mettre en ligne un sujet sur les jeux Mario que l'on connaît sur sa petite soeur, la Super Nes. Et autant vous le dire, le modèle a abrité de très belles perles.

 

Deuxième Partie :

A L'Assaut d'Une Nouvelle Génération

 


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Finally, the last Colossus. The ritual is nearly over...Thy wish is nearly granted, but someone now stands to get in thy way. Make haste, for time is short...

 

J'ai beau m'être évanoui, cela fait peut-être longtemps que je dors, mais je suis encore épuisé. Plus encore. Mes mains me lâchent, ma peau se fait blanche, presque transparente, ma vue s'affaiblit. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je touche au but, je vais bientôt réaliser mon souhait, mais je commence à me demander, si ça en valait vraiment le coup.

Elle dort toujours cependant. Et Dormin m'a rappelé que je devais agir avec hâte. Je place deux doigts entre mes lèvres et siffle péniblement. Agro s'approche et comprend que l'on va devoir partir sous peu. Je monte sur mon compagnon, je lève mon épée et la lumière qui s'en dégage m'indique le sud. Je lui fais signe de partir en frappant difficilement son derrière et il commence à trotter. Maintenant que le sol est régulier, Agro galope avec puissance. On se dirige vers le sud. Sur notre chemin, nous passons par la faille d'un plateau, avant d'apercevoir l'immense étendue qui s'ouvre à nous. On continue vers le sud.

 


Après avoir longtemps erré dans ces plaines interminables, une énorme porte se présente. Devant elle, un socle cerclé de lumière, sur lequel je pose mes deux pieds. Je soulève la lame, et les rayons qui en sortent convergent vers le centre de cette porte. Celle-ci s'ouvre lentement, comme si cela ne s'était jamais produit auparavant. Les battants qui rencontrent les pans de la montagne révèlent un escalier. Agro et moi, nous nous y engageons, avançant petit à petit.

Un pont surplombe une vallée. Une rivière y coule. La chute serait fatale. Comme je n'ai plus la force de me déplacer, je monte sur mon destrier, qui finit par comprendre que la force de ses pattes nous permettra de traverser le pont, dont une partie s'est effondrée, et empêche le passage. Agro trotte puis galope, et saute sur le pont. L'épreuve est réussie, nous sommes vivants sur ce pont instable. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Derrière nos pas, la roche s'écroule. Mon compagnon galope de toute sa force, mais la pierre se dérobe sous sa patte. Nous tombons, le courant ne demande qu'à nous emporter. Mais Agro élance son épaule et me lance en direction de la berge. J'atterris violemment contre l'autre côté de la vallée, mais je ne vois plus mon cheval. Je comprends que je ne verrai plus jamais mon ami.

De l'eau s'écoule sur mon visage, mais je ne peux plus rien y faire. J'avance. Je grimpe le long de la paroi, traverse les tunnels qui transpercent la montagne, puis j'aperçois enfin un semblant de lumière, caché par un orage particulièrement ténébreux. Un pic rocheux s'élève depuis le longtemps sur lequel je souffle. Sa pierre est noire, brillante. D'où je regarde, le mont semble être d'obsidienne. Des bras s'en échappent avec en leur paume un coeur de lumière. Les paumes brillent de plus en plus, les coeurs de lumière se rapprochent de moi, le choc est d'une violence telle que je suis projeté contre un rocher. Je peine à me lever. Mais dès que je me stabilise sur mes deux pieds, je comprends que je vais devoir cravacher. Je cours vite, très vite en direction du Colosse face à moi, tout en prenant soin de me couvrir derrière les roches disséminées sur le plateau. Les rayons de lumière continuent de frapper le sol avec violence, puissance.

 


 

Mais je suis plus rapide malgré ma fatigue. Je me retrouve au pied du Colosse et celui-ci ne semble pas s'en rendre compte. J'entame la montée et comme la créature est immobile, grimper n'est pas une tâche particulièrement difficile. Je finis par me retrouver devant le torse du géant, dans lequel je plante mon épée, pour forcer sa réaction. Se pliant de douleur, le Monolithe approche sa main de ma position. La fourrure présente sur sa paume permet de m'y accrocher. Je monte le long de son bras, frappe son bras. Son autre main s'approche pour tenter de me déloger, mais je m'y accroche. Je remonte le long de son autre bras jusqu'à arriver sur son épaule.

Le Colosse s'énerve, remue le haut de son lourd corps de pierre, dans le but de me faire chuter. Mais je m'accroche, je grimpe jusqu'à arriver sur son crâne. La créature s'énerve d'autant plus, virevolte, se déplace avec violence, sentant le danger se rapprocher, la mort la frôler. Mais le géant finit par s'épuiser, et je profite du moment pour planter l'épée dans sa tête. Une fois, deux fois, trois fois...

 


Du sang d'une couleur sombre s'échappe des plaies béantes. Le Colosse s'effrondre sur lui-même, abandonnant la vie qui l'animait pour devenir un simple amas de roche. 

Ca y est. Le dernier Colosse est abattu, je crois. Je m'allonge sur son corps défunt. Et je sais les ombres vont finir par m'assaillir. Je ferme les yeux, sens ma poitrine se percer de part en part. Mon âme traverse de nouveau ce couloir de lumière, qui va finir par me ramener au temple, où dors cette fille sacrifiée.

 


 


 

Voir aussi

Jeux : 
Shadow of the Colossus
Plateformes : 
PlayStation 2
Sociétés : 
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Il y a 1 an, me baladant à la Fnac des Allées Jean-Jaurès, à Toulouse, j'aperçois dans les rayons un jeu nommé Shadow of the Colossus. J'en avais entendu dire beaucoup de bien, et je n'aurai besoin de dépenser que 10 € seulement. C'est fait ! Je passe à la caisse. Quelques jours plus tard, je profite de mes vacances pour lancer le jeu pour la première fois. Et j'y joue, selon le compteur de jeu, environ 8 heures, heures pendant lesquelles je vis une aventure différente, très éloignée des sentiers battus, vivifiante. Pourtant, après avoir affronté 14 des Colosses présents, j'abandonne. L'aventure traîne. Je m'ennuie un peu. Je ne vois pas encore le bout du tunnel, et je commence à me lasser du noir.

Nous sommes en mai 2010, 1 an plus tard. Je sais quoi lire, je sais quoi voir, je dois m'occuper du blog, mais je ne sais plus trop à quoi jouer. Je regarde un peu ma ludothèque, et je retrouve le même Shadow of the Colossus, qui prend la poussière. Je me tâte un peu. Le périple était un peu lent, mais j'ai ressenti de grandes émotions. Après réflexion, j'insère le disque dans ma PS2, et j'allume la console.

 


Je me retrouve devant une ruine, devant laquelle j'ai prié la dernière fois que j'ai plongé dans l'aventure. Agro, mon cheval, rôde autour de moi. J'ai un peu de mal à reprendre le jeu en main. Sauter avec Triangle, s'agripper avec R1. Je me souviens que ma lame, utilisée à bon escient, vous indique la voie à suivre. C'est alors que je dégaine mon épée, et celle-ci me rappelle que le prochain Colosse se situe au Nord-Est.

Je monte alors sur mon cheval et me dirige là où m'attend la créature tant recherchée. Cette fille attend que je puisse la réveiller, il ne faut pas que j'oublie. Ainsi soit-il. Je galope dans une plaine, sans vraiment savoir ce qui va se produire, puis j'arrive dans une forêt. Je tourne en rond avant de comprendre qu'il s'agit d'un cul-de-sac. Je décide donc de revenir sur mes pas. Mais je continue d'errer dans le monde qui s'offre à moi. Il me semble que ce n'est pas la première fois que j'ai du mal à trouver ma cible. J'ai souvent éprouvé des difficulté à savoir où se trouve le Colosse.

Mais il ne s'agit pas forcément d'un mal. Sur mon chemin, je chasse des lézards, et ramasse leurs queues à la pointe argentée, et me sens donc plus puissant, plus fort, capable de tenir plus longtemps suspendu aux parois, plus apte à l'escalade, et je sais que cela me sera utile pour affronter les géants. J'en profite aussi pour manger les fruits des rares arbres présents dans ces vastes plaines qui constituent mon univers. Puis, après de longues chevauchées à dos de destrier, je me retrouve aux portes d'un désert. Et je finis par comprendre qu'il s'agit de la dernière ligne droite avant de parvenir devant ma cible. Je galope alors. Encore et encore. 

 


Un temple se présente alors devant moi. Je quitte Agro et m'avance vers les ruines qui me font face. Après avoir escaladé les roches qui font office d'obstacles et derrière des piliers massifs, je découvre une grande allée, très profonde. Je devine alors que le Colosse m'attend au bout mais je ne sais pas à quoi m'attendre. A quoi ressemble t-il ? Comment se comporte t-il ? Comment dois-je me battre ?

Mais j'avance. Avec appréhension, certes, mais j'avance. Après une longue marche, un précipice s'étend. Le sol tremble. Une main de pierre apparaît. Elle fait deux fois ma taille. La créature s'impose de tout son haut, et lève son arme au-dessus de sa tête, n'attendant que de l'abattre sur le premier être doté de vie qu'il apercevra. Sans réfléchir, je fuis vers les piliers, je m'éloigne, j'évite le contact et cherche à comprendre comment je vais abattre ce géant. Avec une distance suffisante pour me protéger d'éventuelles offensives, je décoche quelques flèches en direction du Colosse, en espérant vainement que cela aurait un quelconque effet. Je rêve, en réalité. Le monstre s'approche et se retrouve à quelques pas devant moi. Le Colosse lève alors le pied et l'abat puissamment contre le sol. Comme je ne fais pas le poids, je me retrouve nez contre la paroi de la vallée, celle qui fait office d'arène pour notre opposition.

 


Malgré la voix qui s'élève, et me conseille de son ton rauque et ténébreux, je ne comprend toujours pas comment me débarrasser d'un tel adversaire. Je dois donc vous avouer honnêtement, que j'ai triché, et j'ai donc finis par comprendre qu'utiliser la force de l'ennemi me permettra de déceler ses points faibles. En effet, ce dernier défonce le sol, élevant donc les mosaïques au sol, qui me servent alors de tremplin pour atteindre des galeries situées aux bords de la vallée. Alors caché derrière des piliers antiques, le Colosse s'énerve et frappe la paroi de son arme. Des roches tombent, et donnent accès à des endroits encore plus élevés, que je n'hésite pas à gravir. Je me rends alors compte que je me trouve au-dessus du monolithe qu'est mon adversaire. Mais celui-ci utilise de nouveau sa dague de pierre et fait s'effondrer le pont sur lequel je me situe.

Fort heureusement, je me suis rattaché au bord, et je remonte afin d'échapper de nouveau à l'ire du Colosse. De nouveau, je lui tire dessus. Quelques flèches plantées sur son torse, non protégé d'une armure de pierre, suffisent à l'attirer. Dès qu'il sera assez proche, je saute sur sa tête, et j'abats ma lame sur son crâne vulnérable. Il est tout près. Je bondis alors. J'atterris sur son cou, et je me raccroche à la fourrure de son corps pour ne pas chuter. Mais la bête se rend compte que je représente pour elle un danger, et gémit, s'active, remue, pour me faire tomber au sol. Je puise dans les forces qui me restent pour approcher de sa tête. Je résiste tant bien que mal, mais fatigué, le Colosse s'arrête quelques secondes. C'est pendant ce temps là, que je lève ma lame au-dessus de ma propre tête et l'abat violemment sur celle de mon adversaire. La bête souffre, se déchaîne d'autant plus, et je suis bien placé pour comprendre que sa colère va rendre la tâche bien plus complexe.

Mais je découvre quoi faire. Vous savez, sur sa main figure la marque, qui m'indique où frapper pour survivre. C'est alors que je tente de descendre le long du corps du géant. Mais ce dernier s'agite de plus en plus, frappe à tout va. Mes forces s'épuisent. Cependant, j'approche du point faible, et je sais que je peux l'atteindre. Et malgré la résistance de la créature, j'y parviens, et j'attends le simple moment où le Colosse soufflera. Dès qu'il s'arrête, je me décide  frapper.

Blessé grièvement, le titan de roche laisse tomber son arme à terre, révélant sur sa paume le point où je dois frapper pour l'abattre. La tension monte. Le Colosse est faible, mais se bat toujours avec autant d'énergie. Mais ce moment va finir par arriver. La créature fatigue. J'élève de nouveau mon épée, aussi haut que mon bras me le permet, et je laisse retomber le fer au creux de sa main.

Le Colosse s'effondre. Epuisé, blessé. Mort, en réalité. Je ne me rends pas compte de l'exploit que je viens d'accomplir. Pourtant, je n'éprouve aucune joie. Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu. Tel un dictateur. J'ai détruit une créature presque aussi vieille que le monde dans lequel je respire, tout ça pour sauver cette fille. Je ne sais plus quoi penser, et même après avoir abattu 15 de ces Colosses, mon âme noircit, mon coeur se fait lourd.

 


Je sais que des ombres vont s'échapper du corps du géant, mais je n'ai plus la force de lutter. Je tente de fuir, mais en vain. Des lames noires pénètrent mon abdomen, emplissent mon corps de la tristesse qui les compose. Je sais que je vais m'évanouir de nouveau et que mon esprit va traverser encore une fois ce couloir de lumière. Je sais que je vais me réveiller au sein du temple, et comprendre que de nouvelles souffrances m'attendent.

Peut-être s'agira t-il de la dernière fois ? Ca fait quand même longtemps que je me pose la question...

 

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Shadow of the Colossus
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Allez, pour ce dernier article sur le thème de Zelda Ocarina of Time, j'ai choisi d'évoquer un instrument parmi les plus connu de toute l'Histoire du jeu vidéo, et oui, je n'ai pas peur de le dire...

Il s'agit bel et bien du célèbre Ocarina, objet à la conception quelque peu originale. Pourtant, le premier épisode de la saga sur Nintendo 64 n'a rien inventer puisque l'on pouvait déjà l'utiliser un objet similaire dans les premiers épisodes de la série, Link's Awakening compris.

La Flûte ou Ocarina, un objet récurrent dans la saga des jeux Zelda

 

Mais à la différence de ses aînés, l'Ocarina permettait dans ce 5e opus de réellement jouer de la musique. En effet, le recours à l'instrument vous obligeait à suivre une partition afin de retranscrire une musique apprise et bénéficier de ses effets.


Dans Ocarina of Time, il fallait jouer les partitions sur votre instrument, les notes correspondants aux touches C et A du pad de la Nintendo 64

 

La force du jeu ne résidait cependant pas simplement dans le fait de jouer la musique, chose qui était déjà un élément de gameplay fort appréciable, mais surtout de profiter des superbes airs proposés par Ocarina of Time. Qui ne se souvient pas du Chant des Tempêtes, du Thème de Saria, du Boléro du Feu, et j'en passe...

Il est vrai que l'apprentissage de chacun de ces airs donnait lieu à une mise en scène particulièrement réussie pour l'époque. Il ne s'agissait pas d'un simple gadget : les musiques de l'Ocarina faisait entièrement partie de l'histoire, et créait notamment des liens forts avec les divers personnages du jeu, dont les Sages, qui sont tous liés de près ou de loin, à l'enseignement de ces thèmes musicaux.

Voilà ! Je n'épiloguerai plus désormais sur cette oeuvre magistrale qu'est Ocarina of Time, et je vous laisse maintenant vaquer à vos occupations.

Sur ce, See You Next Time I Hope...

 


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Je n'y pense que maintenant, mais il s'agit d'une évidence : chevaucher Epona, c'était quelque chose de tout simplement extraordinaire.

Avant tout, ce qui était génial dans Ocarina of Time, c'était aussi de découvrir pour la première fois une très vaste étendue ouverte au joueur, qu'était la Plaine d'Hyrule. Ce que l'on pouvait apprécier, en comparaison avec par exemple la world map de Final Fantasy VII, c'est l'impression de liberté, de ne plus avoir à suivre bêtement le cours de l'histoire, donner le sentiment d'une exploration sans limites. Bon, il est clair qu'aujourd'hui, ce sentiment n'est plus vraiment présent, devant tant d'évolution technique et l'apparition de titres tels que GTA III, qui ont sensiblement changé la donne.

Ah là là ! Epona ! Elle aussi, une héroïne de jeu vidéo

Mais la nostalgie a ça d'extraordinaire, c'est qu'elle permet de sublimer des objets tellement dépassés. Et un élément contribuait énormément à cette sensation de liberté : la possibilité de chevaucher Epona. Alors, en théorie, il est possible de terminer Zelda sans jamais vraiment croiser ou disposer de la fameuse jument. Mais ce serait vraiment dommage de se passer d'un tel plaisir. Cela a d'ailleurs marqué de nombreux gamers, qui se souviendront pendant très longtemps de cette possibilité, voyager rapidement et librement, de prendre son pied devant une bouillie de pixels.



Le monde d'Hyrule : petit aujourd'hui, mais énorme à l'époque

Je n'ai pas grand chose de plus à dire, si ce n'est que Epona devient un personnage majeur de la série, figurant notamment dans Majora's Mask, où elle était cette fois-ci indispensable, et dans Twilight Princess, où elle était réellement un coéquipier de notre petit elfe vêtu de vert.

Je vous laisse vous remémorez certains souvenirs, et

Sur Ce, See You Next Time I Hope...

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Il existe une tradition dans les jeux Zelda, celle d'intégrer une quête reposant sur l'échange d'objets clés, que vous pouviez trouver tout au long de l'aventure. Tout ça pour dire que Ocarina of Time ne faisait pas défaut à cette habitude.

En effet, vous devez être nombreux à avoir cherché la fameuse Epée Biggoron, la plus puissante du jeu, tellement efficace qu'elle vous privait d'ailleurs de l'usage du Bouclier, chose parfois handicapante. Mais bon, le jeu en valait tout de même la chandelle, sa force étant démesurée, son utilité prouvée, surtout contre le dernier boss du jeu, un certain Ganondorf, si vous voyez ce que je veux dire.

De gauche à droite, l'Oeuf de Poche, le P'tit Poulet, le Champignon Suspect, la Mixture suspecte, puis la Scie du Chasseur...

Toutefois, il fallait s'armer de patience pour pouvoir récupérer l'arme tant recherchée et profiter de ses effets. Comme je vous l'ai expliqué plus tôt, il faut en effet pour cela échanger de nombreux objets, tous aussi variés et improbables les uns que les autres avant de parvenir devant le grand Biggoron - désolé pour l'euphémisme - et obtenir de sa part l'Epée.

Mais ce n'est pas tout puiqu'il y avait aussi l'Epée de Goron ( brisée ), l'Ordonnance, le Crapaud-Qui-Louche, les Gouttes, puis le Certificat...

De plus, la quête se complexifiait au cours de l'aventure avec l'introduction de comptes à rebours, qui vous obligeait à atteindre tel endroit en un temps limité, et parfois très juste. Tout le monde se souviendra du chemin de croix, partant du Lac Hylia en direction du Chemin du Péril, où éruptions, chutes de pierres, attaques d'araignées sont monnaie courante.

Enfin, après 3 jours d'attente, vous obteniez l'Epée de Biggoron. Ouf !

Mais cela valait le coup, vraiment, et facilitait grandement vos affrontements à venir contre certains boss ou demi-boss particulièrement retors.

Voilà ! J'espère que le souvenir vous aura plu et sur ce, See You Next Time I Hope...


 

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De nos jours, la médiatisation incessante nous fait découvrir presque toutes les spécificités d'un jeu à venir, donnant l'impression de la connaître, dès lors que l'on tient la manette en main.

Mais ce qui était beau à l'époque - et oui ! Je parle comme un vieux con -, d'autant plus quand vous êtes âgés de seulement 8 ans, c'est que vous n'êtes pas au courant des événements, et vous permet de réserver toutes les surprises du jeu.

Et à l'époque, retrouver Link plus grand de 1 m, au moins, était une véritable surprise, un moment qui a marqué ma vie de gamer.

De gauche à droite, le Saphir Zora, le Rubis Goron, et l'Emeraude Kokiri

Pour vous remettre dans le contexte de Ocarina of Time, votre premier objectif était de récupérer tout d'abord l'Emeraude Kokiri, le Rubis Goron et le Saphir Zora, afin de sceller la fameuse Triforce. Dès lors que vous aviez accompli votre quête initiale, direction le Temple du Temps, lieu marquant de l'histoire, magnifique, monolithique, grandiose. Sauf que, Cliffhanger, Ganondorf profitait du moment où vous retiriez la Master Sword pour assouvir le monde et s'ériger en tant que grand adversaire du scénario, je pense que vous l'aviez deviné.


Le Temple du Temps : une musique, une ambiance, et beaucoup de révélations

Voilà ! C'était simplement pour raviver un souvenir particulièrement fort de mon expérience vidéoludique, le retrait de la Master Sword, qui va changer l'intégralité de l'aventure, et vous en dévoiler une plus grande encore.

Sur ce, See You Next Time I Hope...


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C'est en lisant l'excellent article de Tojraf, que vous pouvez retrouver à ce lien, que ma passion pour la saga Zelda s'est réveillée, et notamment pour un de ses épisodes, Ocarina of Time, qui figure parmi les plus marquants de la série, s'il ne s'agit pas déjà du plus mémorable. Je vous propose donc de redécouvrir, pour nombre d'entre vous, les moments les plus marquants du jeu, qui n'en manque pas, l'opus étant particulièrement riche en surprises et découvertes.

Si vous voulez donc partager vos impressions, vos ressentis, vos sentiments sur l'aventure Ocarina of Time, c'est l'occasion ou jamais, par le biais de mon blog, de vous manifester et vous remémorer de grands souvenirs de votre expérience vidéoludique.

Le Temple de l'Eau, tout le monde s'en rappelle...et pas toujours pour les bons souvenirs

Tout d'abord, je vais vous évoquer un moment particulièrement difficile du jeu, le fameux Temple de l'Eau. Doté d'une très bonne ambiance, entièrement submergé par les eaux du Lac Hylia, le donjon est avant tout réputé pour être un des environnements les plus complexes de Zelda, tout jeux confondus, à s'en arracher les cheveux. La légende veut qu'une soluce était obligatoire pour parvenir au boss de fin, Morpha, lui aussi bien difficile à abattre. En tout cas, j'en ai eu bien besoin.

Morpha, qui me terrorisait à l'époque

Mais le plus grand problème de ce donjon, c'était l'obligatoire alternance entre le port des Bottes de Plomb, qui vous permettait de marcher aux fonds des eaux du temple, et l'usage du Grappin, afin d'atteindre des zones inaccessibles du lieu.

De plus, l'autre moment mémorable du Temple de l'Eau est cette fameuse bataille contre votre double maléfique, Dark Link, ce qui donnait lieu à un combat acharné et très dynamique. Peut-être le face à face le plus exigeant de Ocarina of Time.

Bref, vous m'aurez compris, le Temple de l'Eau, et vous ne me contredirez pas, était une sacrée épreuve. Beaucoup de temps, beaucoup de tentatives, beaucoup de potions, beaucoup de patience, beaucoup de tout en réalité. A savoir qu'un autre temple similaire apparaît dans Twilight Princess, comme si Nintendo voulez nous annoncer un moment bien difficile à passer.

Voilà, j'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas discuter de vos grands moments vécus en jouant à Ocarina of Time. En tout cas, je continue mon petit bonhomme de chemin en vous proposant d'autres périodes mythiques de ce jeu, qui en regorge.

Sur ce, See You Next Time I Hope...


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Trafalgar Square

Par Sirocco Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 17/12/13 à 11h42

Toulousain sympathique, fantastique, folklorique, féérique, symphonique, éclectique, chimérique, mirifique, artistique, acoustique, exotique...et autres adjectifs en -ique que j'accepte volontiers.

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Édito


 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour/bonsoir à toutes et à tous.

Je suis Sirocco, étudiant en 5e année de Droit à Toulouse, blogger à mes heures perdues, mais avant tout grand amateur du Jeu Vidéo, marmite dans laquelle je suis tombé tout petit.

Trafalgar Square, c'est le nom de ce tout petit site qui privilégie notamment la musique tirée du média mais qui parle aussi de tout et de n'importe quoi. Ne vous étonnez pas d'entendre beaucoup parler de Nintendo, c'est parce-que j'en suis grand fan mais cela ne m'empêche pas de passer de nombreuses heures sur PS3 ainsi que sur les jeux Steam dont le prix défie toute concurrence.

N'hésitez pas à commenter les articles et à "liker" si vous avez apprécié la lecture de mes articles. Vous pouvez évidemment me joindre par MP si vous souhaitez me poser une question ou parler d'une chose, d'une autre. En attendant, j'espère que la lecture vous plaira et rendez-vous ici-bas ou bien ailleurs, si mon activité vous intéresse.

 


 

 

J'arbore fièrement une récompense aujourd'hui plus tellement valable mais que voulez-vous, c'est la seule que j'aie ^^. Elle fut attribuée par l'ami Anfalmyr sur la base des votes des Gamebloggers et elle me plaît tout particulièrement du fait que je tente de soigner le mieux possible l'apparence du blog, pour un plus grand confort de lecture. Et vi, je pense à vous et à vos petits yeux fatigués...

 

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