Le Blog de ShorF

Par ShorF Blog créé le 01/07/17 Mis à jour le 02/07/17 à 06h28

Un blog de gameur passionné de 1990, de la Moselle 57, franco allemand donc :P Venez partager votre passion avec moi :)

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World of Goo - World 2 - Automne

World of Goo est un jeu de réflexion 2D, sorti en 2008, réalisé par le studio américain « 2D Boy », fondé par deux personnes : Kyle Gabler et Ron Carmel. Kyle Gabler est également à l’origine du site « Experimental Gameplay Project », sur lequel le prototype de World of Goo a vu le jour, alors nommé « Tower of Goo ». A titre personnel, c’est ce jeu qui m’a lancé dans la passion du monde des développeurs indépendants. Au sortir de la génération GameCube et en pleine génération PS3, un peu blasé, un ami m’a fait découvrir ce chef-d’½uvre. Et quel ne fût pas mon enchantement ! Encore aujourd’hui il reste mon indie préféré. Mais pourquoi me direz-vous ? Je vais tenter de vous convaincre.

CONSTRUIRE AVEC DE LA COLLE ET DU GOUDRON

Tout d’abord, le nom du jeu fait référence aux mignons petits personnages que nous allons tenter d’aider, les « Goo ». Ils ont la propriété de se lier les uns aux autres afin de réaliser des constructions, le but du jeu est de les guider vers la sortie, représentée par un tuyau. Chaque niveau démarre dans une position d’équilibre qui vous laisse le temps d’appréhender l’architecture du niveau. Les goos se promènent librement sur la structure construite, et c’est un paramètre très important à prendre en compte car le jeu gère la physique et donc par conséquent le poids. Au fur et à mesure du jeu, nous rencontrerons différentes couleurs de goo, chacune ayant des propriétés uniques, dont voici une petite liste non exhaustive : le noir est le goo de base utilisé pour les constructions, utilisable une seule fois ; le blanc transparent se comporte comme une goutte d’eau et ne peut réaliser que des constructions verticales vers le bas ; le vert est collant et peut être décroché et réemployer à volonté ; le rouge ressemble à une allumette et peut exploser. Il en existe d’autres mais je vous laisse le plaisir de la découverte et de l’expérimentation. Côté prise en main, le jeu est entièrement jouable à la souris ; il suffit d’appuyer sur clic gauche pour sélectionner un goo, puis de maintenir son clic et de bouger la souris pour déplacer notre petit ami ; à noter que des petites imprécisions peuvent survenir lors de la sélection du goo désiré.

C’EST COURT ! EN FAIT NON !!

Le jeu comporte 5 chapitres, la durée de vie du soft est d’environ 5 à 10 heures pour une session en ligne droite ; à la fin de chaque niveau sont résumées différentes statistiques (temps passé, nombre de goos sauvés, nombre de coups employés) et le challenge porte sur l’amélioration de ces aspects afin de satisfaire à l’OCD : Obsessive Completion Distinction (« Critères de Distinction Obsessionnel »). C’est réellement une deuxième facette du jeu qui s’offre à nous, tant il faudra creuser, torturer et user chaque possibilité de gameplay. Au même titre qu’un certain Nihilumbra ^^.

C’EST BEAU À VOIR, C’EST BEAU À ENTENDRE, C’EST BEAU À LIRE !

Le jeu est servi par une direction artistique sublime tant visuelle, sonore que narrative. Les graphismes donnent un aspect cartoon, caricatural et mignon, en formant un mélange de 2D en relief, rappelant le cinéma de Burton. La physique de l’ensemble donne vraiment l’impression de prendre soi-même les boules en main, qui d’ailleurs poussent des petits cris lorsqu’on les saisit, les relâche voire les fait tomber (oups !). Enfin, les musiques donnent un aspect majestueux au titre (non mais écoutez ces ch½urs). De plus, cette bande originale est disponible gratuitement, les créateurs du jeu y donnant accès en libre téléchargement à cette adresse : http://kylegabler.com/WorldOfGooSoundtrack/ (écoutez la piste 24, Best of Times !). Le scénario du jeu passe essentiellement par la présence d’un « Peintre des pancartes » qui n’aura cesse de nous faire rire et réfléchir à nos actes. Assez abstraite dans son propos, la narration m’évoque le conte, dans un ton qui se marie à merveille avec les graphismes du jeu entre imaginaire et réel.

Y A PLUS QU’À !

Pour tirer une synthèse succincte, World of Goo est un jeu de réflexion qui propose un réel divertissement, un vrai challenge mais aussi et surtout une expérience vidéoludique prenante, savoureuse et sincère. Accessible et accueillant, il vous fera passer de très bons moments, et qui sait, peut-être y rejouerez-vous encore de longues années, tout comme moi ;). Pour couronner le tout, une démo du jeu est disponible sur le site de 2D Boy, qui permet de jouer l’intégralité du premier chapitre http://2dboy.com/games.php ; ce qui vous permettra de vous faire une première opinion sur cette perle attachante, collante au c½ur.

Goo-ement vôtre, votre ami le Peintre de Review.

FICHE DU JEU

Nom du jeu : World of Goo
Nom du développeur : 2D BOY
Genre : Réflexion
Supports : PC, Wii, Android, Blackberry, iPad, iPhone, iPod Touch ; démos pour Windows, Mac, Linux
Une description rapide : Construisez avec les goo pour les guider vers la sortie
Date de sortie : Octobre 2008
Prix : 20 euros sur le site des développeurs
RESSENTIR PLUTÔT QUE JOUER

PS : un grand merci à At0mium, car c’est sur son site https://www.indiemag.fr/ que j’avais initialement publié ce test. Visitez sa page de toute urgence, c’est le Graal de la source française d’informations sur les jeux indépendants.

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Réflexions (Jeu vidéo)

Le jeu vidéo moderne traverserait-il une sorte de crise existentielle ? Englué entre ce désir de nouvelles technologies et cet amour du rétro. Depuis quelques années nous célébrons les anniversaires des plus grandes licences, leurs 20, 30 voire 40 ans d’existence. Récemment, la presse remet en lumière des développeurs et journalistes des années 90, à l’occasion de leurs anniversaires des 20, 25 ans. En ce moment, nous pouvons également noter cette gloire du jeu indépendant, hommage à ces jeux au fonctionnement si simple et pur. Etonnement ce média commence même à intéresser les médias (les grands et populaires : TV et magazines) qui désirent tirer profit de cette potentielle manne, car nos chers politiciens ont remarqué que les matchs « de e-sport » attirent en masse les foules (une émission télé-réalité va être diffusée sur TF1 dont l’objectif est de montrer au quotidien l’entraînement de joueurs professionnels en devenir, afin de voir s’ils peuvent se qualifier pour les championnats du monde de League of Legends). Le jeu vidéo n’a également jamais été aussi connecté, que cela soit par les réseaux sociaux (twitter et twitch en tête), le jeu en ligne ou les plateformes d’achat en ligne (Humble Bundle, Steam, U Play, Origin). Il semble que le public s’intéresse désormais à d’autres choses, le jeu vidéo est devenu un produit de consommation à grande échelle, un objet que l’on aime posséder et afficher. Cet amour porté à la customisation et à la collection est aussi présent dans le gameplay des jeux de façon inhérente et totalement assumée, voire même débridée : skins, DLCs, succès, bande-son, bribes de scénario… tout ces éléments collectables traduisent une nouvelle tendance de société. Si l’on observe bien, chaque génération de console marque une nouvelle étape du fonctionnement général de notre société de consommation : il est fascinant de comparer l’évolution des façons de consommer par tranches de 5 années depuis les années 1970 jusque 2020. Le jeu vidéo n’est plus une activité dans laquelle on prend le temps de s’immerger complètement, rapidement lorsque nous sommes bloqués dans un jeu nous cherchons la solution via internet ; ou le jeu devient une activité fragmentée dans le temps, on préfère les sessions de jeu courtes. Et c’est justement cette tendance de fond qui me révolte, le jeu devient un consommable et non plus une expérience à laquelle on accorde du temps. La recherche du plaisir immédiat et sans cesse renouvelé pousse à la création de jeux dont le gameplay devient axé sur des quêtes type Fedex, complètement détachées d’une réelle cohérence de son univers ; l’argument hypocrite de dire au joueur qu’il se crée sa propre expérience et qu’il est libre de faire ce qu’il veut, cache en réalité une paresse des développeurs peu inspirés. On fait croire au joueur qu’il est unique et qu’il est maître de ses actions, mais en réalité il ne fait que jouer le jeu d’une entité éditoriale et marketing qui vise à le faire consommer toujours davantage.

Un paradoxe m’habite cependant, j’ai adoré et je continue d’y consacrer beaucoup de temps, à la nouvelle licence qu’est Overwatch, le nouveau jeu compétitif de Blizzard, et pourtant il incarne en quelques sortes ce qu’est devenu le nouveau jeu moderne de l’hyper-consommation; je le trouve extrêmement bien conçu par rapport à ce qu’il est conçu pour délivrer au joueur : de l’action continue, des batailles en équipes, une grande diversité de personnages pour créer un maximum de synergies. J’ai toujours été plus un joueur de FPS que de RTS ou MOBA, en ce sens j’y ai plus vite trouvé mes marques que dans Starcraft II ou Heroes of the Storm. Mon seul regret est de ne pas avoir pu le pratiquer avec 5 autres amis en même temps, voire même soyons fou avec 11 autres amis.

Au final, après plus d’une 20aine d’années de pratique, si je ne devais retenir que quelques jeux, il resterait surtout des jeux Nintendo et des jeux indépendants : Smash Bros, Metroid, F-Zero, Mario Kart, World of Goo, The Witness, Sword and Sorcery, Starcraft II, Age of Empires II, Battlefield 3.

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Édito

Notre média préféré est le Jeu Vidéo, certes. Mais que devient-il au fur et à mesure de ces années ? Entre nostalgie et modernité. Entre Pixel Art et Hyper Réalisme. Entre Pad et Casques Virtuels. Entre jeu de Salon et Transportabilité. 

Et n'oublions pas la multitude d'activités qu'il engendre : jouer, parler, écrire, dessiner mais aussi ressentir, partager, s'épanouir, s'évader.

Le JV en 2017, c'est tout ça à la fois !

Le JV en 2017, c'est vivre et créer.

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