Des pages et des pages de nostalgies remis au gout du jour.
J'ai abandonné Zelda pour les Blu Ray de Saint Seiya ! Suis je raisonnable ?
Et voici la seconde partie de mon revisionange sur cette saga si culte. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai pris mon pied sur les dernières maisons. Je m'étais arrêté donc à la maison de la Vierge. Je vais continuer à faire le tour des maisons ou presque.Et cette fois promis, je vais essayer de faire moins de fautes de frappes/syntaxes.
La maison de la Balance, épisode particulier puisqu'il est essentiellement concentré sur le sauvetage de Hyoga. On dirait ce qu'on voudra, mais Kurumada a pensé à cette bataille sous les moindres détails. Les armes de la balance sont relativement bien mises en avant, et c'est l'occasion pour Shiryû de montrer ô combien il sait manipuler les armes. Cet épisode à susciter l'envie de voir débarquer le véritable Gold Saint de la Balance. Notons la petite incohérence, Shiryû connaissait l'existence de Camu et savait qu'il était le maître de Hyoga !

Shun se sacrifie finalement pour réchauffer Hyoga, une scène qui a fait fantasmer bien des fans de yaoi à cause de son étonnante ambiguïté.L'occasion pour la première fois d'en savoir un peu plus sur l'entrainement de Shun. J'y reviendrais lors de la maison du poisson.


La dernière (et belle) participation de Shingo Araki sur le sanctuaire.
Milo fait rapidement son apparition. Nous avons le droit à des séquences inédites. A l'instar de Shaka, Milo combat brièvement les bronzes, tandis que cette fois-ci, Seiya parvient à vaciller très légèrement le scorpion. L'épisode est signé Shingo Araki et visuellement il en met plein la vue. Mention spécial à la comète qu'envois Seiya, les effets spéciaux de l'époque sont redoutables en efficacités. Ce sera son tout dernier épisode sur cette partie de l'histoire, puisqu'il sera appelé sur le film Asgard.
C'est donc à Hyoga de se frotter à un Gold Saint. L'épisode dessiné par Masahiro Naoi s'en sort très bien. Il y a quelques choses d'assez unique même, c'est son rythme ! En effet Milo commence à infliger ses mortelles piqures, tout s'enchaine magnifiquement. La musique Tobe! Pegasus (dernière partie de la piste dans le box Eternal Edition) y est pour beaucoup.

Entretemps Jabu fait son grand retour. Mais ce Jabu n'a plus grand chose à voir avec l'ancien, plus de propos racisme sur les russes, de vantardises démesurées ... Non ce nouveau Jabu s'est remise en question, et est beaucoup plus chevaleresque. Kurumada avait été approché en 2008 par le magasine Saint Cloth Chronicle et avait apporté une réponse plus ou moins surprenante (suivant votre opinion sur Jabu) :
En fait, à l'origine je comptais faire de Jabu un personnage du cast principal, mais son caractère bouillonnant faisait doublon avec Seiya, et il a donc fini avec Ichi et les autres en dehors du groupe principal. Même aujourd'hui il m'arrive d'y repenser, mais je reste cependant sûr d'avoir fait le bon choix en ne gardant que Pégase.
Revenons sur Milo, le combat en devient bien morbide. Sachant que la production de la série a toujours éludé (ou 80% d'entre eux), les passages ou les armures se détérioraient aux fils de l'histoire, il est étonnant de voir l'armure du Cygne en si piteux état. 
Le troisième et dernier épisode est loupé. C'est un peu symptomatique à ce stade là. La Toei semble avoir privilégié les épisodes à suspenses plutôt que les résolutions. Pourquoi est-il aussi mauvais ? Plusieurs réponses :
- Shizuo Kawai au commande, soit le tâcheron le plus célèbre de la série !
- Beaucoup de meublage, nous revoyons une bonne partie de l'épisode de la maison de la Balance. Pendant presque 7 minutes.
- Au final qu'est ce qui se passe ? Hyoga parvient à envoyer son coup, mais il est gravement atteint par les piqures ... Milo raconte les véritables intentions de Camu ... Et hop l'attaque finale à lieu.
Dommage, le plus étonnant c'est que Yamauchi est quand même au commande ...
Arrêtons nous un instant sur Milo, il amusant de constater qu'aussi bien la Toei et Kurumada ont voulu le rattacher le plus possible à Hyoga OU Shun. En effet dans le manga, lors de la publication dans le Shônen Jump, ce n'est pas Camu qui détruit le bateau de la mère de Hyoga mais Milo :

Finalement la page sera modifié et il s'agira bel et bien de Camu (un autre signe d'eau). Tandis que dans l'animé, Milo devient le Gold qui a décimé l'île d’andromède. Mais la Toei devra faire marche arrière puisque bien plus tard, Kurumada resté vague au début, décrétera qu'il s'agissait d'Aphrodite. Malchanceux jusqu'au bout ce Milo !
La maison du sagittaire, les scénaristes sont allez chercher loin une idée pour ralentir les Bronzes. Il faut dire que le manga n'était pas très crédible, comment la lecture d'un rapide testament pouvait il prendre une heure ? L'occasion à Tatsumi d'avoir son heure de gloire et raconter tout ce qu'il sait à la nouvelle génération. Le grand pope quand à lui nage en pleins délires. Mais émet néanmoins un doute justifié : Qu'est devenu le corps de Aiolos ? Notons ce petit passage auquel presque les 10 bronzes sont rassemblés dans la salle du grand pope !

Allez Geki ! Affronte pour voir Aldebaran !!!
Le passage secret de la maison du Sagittaire n'est pas une mauvaise idée. On se croirait parfois dans Fort Boyard mais l'idée se tiens. Notons quand même l’intelligence de la coupure de cet épisode. Au japon les publicités coupent les épisodes d'où les écrans de pauses (j'ai oublié le nom précis que ça portait). La pause intervient juste avant que la chaine de Shun détecte une personne dans la grotte ... Avouons que cela à de quoi surprendre lors du tout premier visionnage. D'ailleurs, j'ajouterais que Shun fait le sacrifice le plus crédible sur les trois. J'aime également cette escalade infernale de Seiya, qui en vient au pleure. La fin n'est pas aussi émouvante que je l'aurai souhaité à mon plus grand regret.
Pour savoir qui est l'intrus dans la maison du sagittaire restez avec nous après la pub !
Ah le Capricorne, combien n'avions nous pas versé une larme sur ces épisodes ? Avant d'entrer sur les événements, il est bon de rappeler que Shura existe en deux versions : Manga / Anime. Celui du manga connait les agissements du grand pope, et connait peut être même l'histoire sur cette Athéna qui était un enfant. Remercions Aphrodite qui balance son nom ! quand à l'anime, il fait de lui le saint le plus protecteur au service d'Athéna. Les fresques sur sa maison son magnifique, l'occasion de féliciter le soin apporté aux maisons dans l'ensemble. Rien avoir avec les ruines du manga bien décevantes. L'originalité est que ce combat se passe en pleine air, s'en est bien agréable d'ailleurs. 
Le flash back avec Aiolos est très bon et très bien animé. Aiolos a même droit à
une technique inédite Atomic Thunder Bolt ! L'issue du combat est faussée par Athéna. Il est original que ce soit Shiryû qui prenne la défense d'Aiolos. Shura n'en démord pas, le Jumping Stone semble avoir été crée uniquement pour contrer le Rozan Shô Ryû Ha. Notons que de toutes les pertes d'armures de la série, celle du Dragon est la plus impressionnante ! C'en est même parfois fascinant de voir le casque resté !
Tout comme Shun, ce combat est une occasion pour Shiryû d'utiliser une technique encore jamais vu jusqu'à présent. Malgré tout Shura fait une vaillante prestation, il est même le second personnage à trouver la faille de Shiryû. La fin est émouvante à souhait, tout a été parfaitement bien réalisé. On avait quelques micro indices sur ce coup de théâtre, avec un Seiya qui nous disait " a bientôt Shiryû"). Généralement, lorsqu'on demande sa mort préféré chez les fans, celle de Shiryû fait le plus souvent écho (avec Cassios).
La suite du combat avec le Verseau dispose d'une atmosphère assez étrange. Hyoga ne combat plus véritablement pour Athéna, et le combat tourne vite à des raisons personnelles. Au passage quelle escroquerie cette armure du Cygne, bien qu'elle soit née dans un grand glacier, sa résistance au froid est la même que les autres bronzes. Brrr je retiens surtout le final là aussi émouvant (mais pas du même niveau que Shiryû à mon avis). La musique employée appartiendra à jamais à cette séquence.

L'épisode suivant qui fait office de pause nous dévoile un peu la motivation de fer de Shun ! Personnage souvent laissé de coté, et complexé par lui même, puisqu'il répugne souvent à dire "car je suis un homme" (!). Malgré tout, les séquences avec Albior de Céphé sont belles. La Toei a commis la même erreur qu'avec Hyoga, ils ont montré le maître de Shun beaucoup trop tôt, alors que Kurumada dévoilera bien plus tard le véritable maître d'Andromède, Daidalos. La comparaison avec Cristal Saint s'arrête là, puisqu'Albior est bien plus réussie que son alter égo du manga, Daidalos.


Le vrai et le faux !
On éprouve encore plus de sympathie lorsqu'Aprhodite dévoile que sa puissance était comparable à un Gold Saint, et que Milo aurait très bien perdre son combat par deux sympathiques dessins crayonnés. Ne nous leurrons pas, cette astuce scénaristique est là avant tout pour justifier l'intervention d'Aphrodite. Mais le résultat n'est pas identique au manga, puisque c'est toujours Milo qui achève Albior, le faisant pour ainsi dire passer pour un lâche.


Difficile de ne pas éprouver de la sympathie envers Albior !
Le combat qui oppose nos deux androgynes ne manque pas d’intérêt. D'abord, parce que le Gold du Poisson est beaucoup plus prévoyant que tout ses pairs, puisqu'il piège le chemin qui emmène Seiya au grand pope. Voilà donc un protecteur qui a de la suite dans les idées. Ce qui fait de Shun à ce moment là le seul Saint toujours en course !!! Les motivations de notre héros sont détournés, si dans le manga, ils se battaient pour Athéna mais secrètement également pour atteindre la maison du poisson, les scénaristes de la série en appel au destin leur rencontre. Les pouvoirs d'Aphrodite ne feront jamais de lui un Gold impressionnable comme l'était Shaka, néanmoins petit bémol ! Il est véritable dangereux et assez sous-estimé par les fans en général. Personnellement, je le crois plus dangereux que Aiolia, Aldebaran et Death Mask (mais vous avez le droit de ne pas être d'accord) car quelques unes de ses attaques sont pour ainsi dire définitives. Notons la sensualité qu'émet Keiichi Nanba pour invoquer le Royal Demon Rose ! Et nouvelle technique de Shun : Thunder Wave !

Pour revenir à l'entrainement de Shun, c'est étrange d'y revenir aussi tardivement mais à l'époque ce combat aurait très bien pu être le dernier de Shun, voir ses origines n'est pas inintéressant. Leda & Spica montrent à quel point ils ont maltraités Shun. Le dernier épisode est une petite merveille (contrairement à Shaka & Milo). Car cette fois-ci, le désespoir s'installe tout au début cet épisode 70 : Piranhan Rose déchiquettent la chaine nébulaire, d'une manière assez surprenante ! Le résultat rappel un peu le coté dramatique de Shiryû à la perte de son bouclier face à Shura, seulement Shun a toujours combattu avec pendant prêt de 70 épisodes ...La réponse est finalement très surprenante mais pas incohérente avec la personnalité du héros. 
Le rebondissement est fatal, Aphrodite montre bel et bien qu'il reste fidèle au grand pope, quelque soit son passif. La technique "Bloody Rose" qui cumule les avantages des deux techniques précédente à son petit coté compte à rebours ! Les Nebula Stream & Nebula Storm rendent à Shun bien du crédits auprès des fans. Une très belle toujours avec la somptueuse musique "Dans un rêve". La dernière partie s'étale sur Marine & Shaina qui ont le devoir d'épauler Seiya, L'occasion de revoir le très oublié Phaeton, qui parvient quand même à blessé Shaina.
Avec l'aide de Marine, en insérant un flashback nous faisant croire que c'est sa sœur (qui n'y croyait pas à l'époque), Seiya parvient à balayer le terrain. Et nous arrivons sur le dernier combat, peut être le plus beau de Seiya (et hélas l'un des plus court vu son importance capitale). Saga se montre pour la première fois sa bonté. Ce qui n'a jamais été le cas dans la série, à cause des complexifications inattendu sur Ares etc ...

Une bien maigre consolation par rapport a ce qu'on nous propose dans le manga.
Nous assistons à un déluge de révélations (mais pas autant que dans le manga), à commencer sur l'arme d'Athéna : Niké ! Pour les japonais, avant de voir apparaitre Son Gokû et ses cheveux jaune, la transformation par les cheveux symbolisait le démon, la possession d'esprit. Procédé né dans Urotsukidôji et son manga gore-érotique. Il faut également féliciter le travail du défunt Sogabe Kazuyuk pour donner vie à un Saga mauvais bien effrayant.


Seiya dans un combat très inhabituel !
Devant une telle transformation, Seiya se pose mille et une question et on le comprend. Le Another Dimension est heureusement annulé illico. Arrive enfin l'épisode 72 un de mes grands favoris, pourtant il a beaucoup de défaut en apparence. Seiya semble être défait par Saga, qui le prive de ses 5 sens, mais pourtant on y croit ! Il se relève et balaye ne serait ce qu'un instant le Gold Gemini ! Le Pegasus Rolling Crush est également mis à contribution (mais en vain). Lorsque le casque représentant Janus pleure devant les actions de ce Saga, on commence à éprouver vraiment de la pitié sur ses intentions.
Et là boum quel rebondissement, Shaka & Ikki ressuscitent ! Le Gold Saint semble s'être remis en question, mais le dialogue n'est pas à la hauteur que dans le manga. Grave erreur de ne pas revenir en effet sur le fait que Shaka à connu le "bon Saga".







Ma scène favorite de la saga !
Ikki fait son arrivé au fanfare et c'est exactement jouissif de le retrouver face au méchant de l'histoire, et surtout protégeant Seiya. Bien sûr on regrettera que ses adieux aux 4 Saint aient été éludés, sans doute parce selon les scénaristes, Hyoga, Shiryû et Shun étaient bel et bien morts avant qu'Ahténa ne repose la mains sur eux. Toujours est il que le passage est magique : Seiya plus mort que vif puise ses dernières forces pour se relever et s'oriente vers la statut d'Athéna. Ikki quand à lui encaisse les coups pour le protéger, rivalisant verbalement avec le traitre ! Il y a un certains nombres de passages cultes dans la série, beaucoup reviennent souvent comme tout l'épisode de Shaka, dans mon cas, je répondrais avec cette séquence !
Le Another Dimension n'a aucun effet, et le Phoenix Ho Yoku Tensho parvient à ébranler même peu Saga. Ce dernier est prêt à tout, même à détruire son temple pour se débarrasser provisoirement de son adversaire, le tout dans un rythme stressant à souhait, nous signalant au passage qu'on joue les dernières secondes de l’horloge !!
Avant cela, revenons sur l'escalade de Seiya. A bout de force, il reprend courage grâce à l'appel de ses amis, quelque chose de plutôt classique dans les Shône mais merveilleusement fait. D'autant que la musique employée avait déjà eu cette vocation dans le film Eris (Seiya grimpe la falaise après avoir repris courage). Le résultat est assez émouvant ! Une bien belle scène.
Bref, cet épisode est quasi parfait pour moi, nous retrouvons toutes les valeurs que j'aime dans Saint Seiya. Maintenant on peut lui reprocher un paquet de choses. Le problème avec Yamauchi, c'est qu'il zappe parfois de grandes révélations dans ses travaux, déjà dans Dragon Ball, il avait magnifié la transformation de Zabon mais hélas en omettant que Freezer pouvait aussi se transformer. Dans le cas ce final, le combat entre Ikki et Saga est beaucoup plus expéditif, pas d'illusions gore etc ... Pas de révélation sur le Star Hill du grand Pope, si ce n'est par Marine, mais hélas très insignifiant par rapport aux précieux récits du manga ...
Saga tuait Shion parce qu'il n'avait pas été choisi pour le succéder préférant ainsi Aiolos. Il est était très important de savoir qu'Aiolos et Saga se connaissait plus expliquer pourquoi Aiolos le reconnaissait lorsqu'il s'attaquait a Athéna bébé. Bien sûr, le manga laissait des indices déjà sur le chapitre Hades, Saga est finalement vaincu par les 10 cosmos des bronzes cumulés (Coucou Jabu et les autres) pour ensuite voir cette inquiétante armure qui lui demande qui il est ...
L'anime se dépêche donc de finir rapidement cette course à la montre pour poursuivre son combat avant le retour d'Athéna. Le dernier épisode est mitigé, parfois de très bonnes choses et d'autres sont un peu farfelus. Que penser d'Athéna qui marche lentement les marches pour arriver si rapidement chez le Grand pope, à ce stade là, impossible de passer outre ce détail. On pourrait penser que Saga et Ikki combattent toute la nuit, mais ce n'est pas possible au vu de leur emplacement respectifs. A ce propos, notre Phoenix n'a pas de chance, heureux de pouvoir récupérer tout ses sens après sa résurrection, il reperd la totale dans un bref échange plutôt déroutant !

De retour à la case départ !
Seiya parvient finalement à encore se relever mais cette fois ci devant tous le monde (bonjour l'humiliation). L'occasion de voir les bronzes terminer c qu'ils ont commencer sans l'aide de personne ... Mais était ce vraiment nécessaire de faire intervenir Shiryû, Hyoga et Shun ? Je ne suis pas conquis par le résultat. Seul la fin de Saga est merveilleuse, un bras tente de frapper Athéna, tandis que le second se donne la mort par le sceptre Niké !

Je ne sais pas si je saurais faire une conclusion sur cette saga, ou si ça sera intéressant à lire. C'est un passage poignant de cette œuvre, voir même de notre offense puisque nous avons suivi cela avec intérêt et malgré les années cela conserve son charme. Même si Shingo Araki n'aura participé qu'à 3 épisodes, on félicite comme il se doit son talent, en particulier sur l'épisode de Shaka qui est ce qui se fait de mieux. Yamauchi quand à lui a pris parti de réadapter à sauce certains passages phares du manga, en zappant hélas des parties bien précises ... Mais en compensation, il est parvenu à donner une poésie qu'aucun de ses pairs n'a su faire excepté Katsumata.
Voilà, j'espère que vous avez pris du plaisir à me lire.
Avec la mort de Shingo Araki, je me suis remis à revoir la série d'origine, notamment depuis l'épisode 38. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas revu la série, je regarde donc ça d'un autre œil. C'est assez agréable de se refaire les douze maisons, j'ai toujours voulu me la regarder d'une traite (mais 12h c'est long), ce qui me fait un visionnage en une soirée d'une maison en moyenne.
Déjà avec mon nouveau recul, rien à dire, Seiji Yokoyama restera l'un des meilleurs compositeurs japonais. Mais le petit bémol quand on écoute ses autres œuvres, c'est que le tout est très chevaleresque. Pour Saint Seiya, c'est normal, mais y a un petit hic avec ses musiques sur la série Sentai "Oh Ranger". Même si ses partitions auraient leur place dans la saga Hades par exemple. 
Tout ne vieillit pas extrêmement bien, mais ce qui frappe, c'est la violence des années 80, les japonais se permettaient certaines choses qu'ils ne peuvent plus faire à présent. On ne compte pas les animes aujourd'hui qui efface les goutes de sang. En ce moment on a la polémique sur le reboot de la série HxH ... La réputation de Dragon Ball Kai n'est plus à faire non plus. Bref, voir Shun achève mortellement l’œil de Spica (pourtant déjà défait) c'est étrange de nos jours.
Bien sûr, l'anime met bien en avant le mystère sur Ares, toutes les révélations sur ce petit arrangement trouve réponse sur les Side Story des Jump Gold. Mais ce décalage est intéressant, même si ça ne sera pas très poussé par la suite. C'est dommage de nous révéler aussi vite que le grand Kyoko/Pope est le Gémeau.
La traversé est toujours aussi magique. Toutes les maisons ne sont pas sur un pied d'égalité évidemment. Je trouverais toujours l'épisode autour d'Aldebaran bien mollasson. Seul Shiryû, Hyoga et Shun parviennent à rendre l'affrontement divertissant.
A l'époque il y a presque dix ans, on était nombreux à parler de cet épisode sur Cyna.net . Mais l'épisode réalité par Katsumata autour de la maison de la balance sort incroyablement du lot. 20 ans plus tard, la magie ne prend pas une ride. Pire les situations s'emboitent magnifiquement avec le Crystal Saint. L'émotion est toujours là, accompagné par la prestigieuse musique Dans un rêve . Bien qu'inégal dans le combat, Camu à toute notre sympathie. C'est grâce au talent de Rokuru Naya, qui illustre parfaitement les émotions de ce Gold Saint. Le final reste très poétique. Cet épisode nous rappel ô combien Katsumata était talentueux sur la série d'origine, et qu'il réalise facilement l'un des meilleurs épisodes.
La suite avec le Cancer est sympathique ... Dans le manga, Death Mask a toujours été une sorte de clown, voir un bouffon. Dans le manga, ils ont quelques peu réhabilité son image, son design y est pour beaucoup. Il y a deux grands moments dans ce combat :
- Death Mask se rend lui même au puit des âmes ! A ce moment là, Ryouichi Tanaka se met à interpréter un rire tout droit sorti d'un film d'horreur. Le résultat est original !
- Evidement Shiryû s'énerve et l'épisode se termine sur une raclée en bonne et due forme. Voir Death Mask a terre tremblant de peur c'est juste jouissif

Le dernier épisode, à l'image de celui de la Vierge est moins poignant. Arrivé sur la maison du Lion on frappe un grand coup en mettant Shingo Araki au commande. L'épisode est une petite merveille. On a même le droit à une fausse piste grâce aux gardes du grand Pope. Cet épisode comporte à mon sens, une des meilleures séquences issues de l'anime absente dans le manga. Je parle bien sûr du flash back avec Aiolia, Seiya et Marine. 
On cerne Aiolia comme LE Saint idéal. Parmi tous les Gold, c'est celui qui a le plus l'âme chevaleresque. C'est en quelque sorte le Gold Saint parfait ! C'est un peu ce qu'aurait pu devenir Seiya s'il était devenu un Saint de cette classe. Les similitudes entre les deux personnages va plus loin, puisque le data Book (Taizen) dévoilait que le Lightning Plasma était un Pegasus Suiseiken lancé à la vitesse de la lumière. Bref, Aiolia est mon grand favoris (et pourtant je suis Gémeau).
Vient la maison de la Vierge. Alors je sais que je vais me faire des ennemis en disant cela ... Attention Oui j'aime bien le PREMIER (uniquement le premier) épisode avec les disciples de Shaka. Les gros fans de Shaka pourraient penser que ça dénature un peu le personnage mais je ne trouve pas. La scène où Shiva manque d'achever la petite Hélène fait clairement écho avec Shaka s’apprêtant à tuer Shun (mais à des échelles différentes). Par ailleurs je trouve qu'au niveau symbolisme, le duel Phoenix /Paon génial ! Par ailleurs les récits de mantra durant le combat apporte beaucoup d'originalité.


L'excellent site Moeru Cosmo fait un excellent petit aparté sur leur origine :
Attardons-nous quelques instants sur les constellations auxquelles sont rattachées les Cloths revêtues par les deux créations de l’anime que sont les disciples de Shaka, Shiva du Paon et Agora du Lotus, pour nous apercevoir que les choix opérés par l’anime sont loin d’être anodins.
Pour le paon : Contrairement à notre culture occidentale où il est le symbole de l’orgueil et de l’arrogance, le paon constitue en Orient la dignité et la beauté, ainsi que le renoncement aux valeurs d’apparence pour les Bouddhistes. La roue qu’il crée par son plumage lors de ses parades nuptiales symbolise la Grande Roue Cosmique qui régit la mécanique de l’Univers selon les croyances en vigueur dans la péninsule indienne.
Pour le lotus : Le lotus revêt la même symbolique en Orient que le lys en Occident (et il a existé autrefois une constellation du lys). Cette plante, qui semble naître d’elle-même à partir de l’eau, revêt la force créatrice et la puissance génératrice des eaux primordiales. Il est par suite le symbole de la réincarnation, plus que de la résurrection. Il est la totalité du temps : passé dans ses boutons, présent dans sa fleur et futur dans ses graines. Il incarne la perfection de la beauté virginale féminine. Il existe dans le Bouddhisme une expression qui dit « Om mani padme hum » : le joyau dans le lotus (le mani est une pierre précieuse à partir de laquelle une lumière jaillit pour dissiper les ténèbres et éclairer le mondes). Enfin on distingue plusieurs types de lotus : roses (padma) comme symbole de la prospérité, blancs comme symbole de compassion et bleus comme symbole lunaire de Shiva
Autre chose, la fin de l'épisode ! Remarquable puisqu'on est plongé à un désespoir jusque là inconnu chez Ikki. Cela dit, ça va allé beaucoup plus loin très vite. Passons à Shaka, les séquences inédites de l'anime sont bien trouvé. Capable de donner un temple en parfaite harmonie avec le personnage. Il est dommage que Kurumada lui même n'est pas tenté de créer une approche un peu plus nuancée entre Shiryû et Shaka. La puissance de Shaka est tel qu'on bien de la peine à voir Shun prisonnier de ses propres chaines. On comprend vite que derrière la sagesse apparente de cet homme se cache un être obnubilé par sa puissance. Lorsqu'il prétend vouloir achever Shun, le propos est assez sidérant.
Le Phoenix arrive à la rescousse et nous avons le droit a des échanges passionnants. Jusqu'à présent, hormis avec Shiva & Agora avait toujours été le Saint brillant le mieux. On se souvient de la méga claque avec Dante & Capela ! Ou encore le ridicule Saint Ennetsu. Bref, pour le moment Ikki brillait dans chacune de ses apparitions. Même son combat avec le Black Pheonix (faussé car sans armure) tourne court. C'est avec tout ça en mémoire que nous commençons le combat avec Shaka et évidemment le résultat est impressionnant, si Ikki semble être le plus expérimenté de son groupe, il en est presque de même avec Shaka. C'est ce combat ou le fan a commencé à se questionner : Est ce que tous les Saint ont vraiment des pouvoirs équivalant ? Quand on sait que Death Mask n'a qu'une seule véritable technique et que Shaka en compte au minimum 7. De quoi faire plaisir les fans curieux puisque les références sont très pointues. D'emblée le Rikudô Rinne (Métempsychose à travers les six voies) apparait comme une attaque à la fois originale et invraisemblable ! Il faudra s'appuyer sur un livre du Boudhisme pour y déceler les références.
C'est ce qui caractérise ce combat, c'est qu'en 114 épisodes, il n'y a pas un seul combat mettant en avant autant de références sur une culture, une mythologie. Même si bien plus tard, Krishna de Chrysaor avec sa maitrise du Kundalini.

Ce voyage autour du Boudhisme c'est Ikki qui le subit. Sans connaitre la version originale, il est impossible de comprendre que Rikudô Rinne agit sur le Phoenix pendant tous le combat. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne parvient pas à s'enfuir. En parlant de ce Saint, il apprend ce qu'est la véritable peur ...
Entre nous, le passage ou le Phoenix Genma Ken est renvoyé à son utilisateur, c'est juste poignant lorsque le héros fait l’état des lieu sur ce qui s'est passé.M algré une vaillante résistance, bien que très veine. Shaka apporte un désespoir immense au Phoenix en invoquant le Tenbu Hôrin. Et là c'est juste un désespoir inouïe ! Et d'une rare cruauté. Bon c'est un petit raccourcie ce que je dis, puisque Shaka réalisant qu'il ne peut tuer le Phoenix à cause de ses résurrections s'apprête à l'y préparer en le rendant inoffensif. Cette torture est quand même délicate.


C'est d'ailleurs pour cela que ce Saint ne sera jamais un de mes favoris, à cause du sadisme qu'il met à l'ouvrage. Et encore le manga va légèrement plus loin là dessus. L'épisode culte de Yamauchi se termine sur l'abolition des 5 sens. Ce qui est impressionnant avec tout ceci, c'est que qu'on sait à peu prêt tous que l'épisode suivant est "bien sans plus", on a toujours envie de le revoir tant le suspense est à son comble.
Le résultat déçois. En dix minutes, l'action est bien molle. Ikki perd donc son dernier sens, Shun intervient, mais préfère laisser son frère triompher. La résolution de l'énigme sur les yeux de Shaka n'est pas très crédible. En gros Shaka n'utilise pas tous son cosmo lorsqu'il ferme les yeux, et l'utilise à fond (ce cosmo laissez derrière) lorsqu’il ouvre les yeux. CDZ Abregé à plutôt tuer cette résolution en impliquant Shiryû sur une très belle vanne. Par ailleurs, quand on voit le désespoir du Phoenix dans l'épisode d'avant, on souris toujours en pensant que c'était finalement volontaire. J'ai toujours des frustrations en voyant Shiryû et Seiya presque insensible à la mort du Phoenix. Enfin c'est déjà mieux que dans le manga, ou l'on a quasi l'impression qu'ils ignorent ce qui s'est passé. En tout cas, grand épisode sur Shaka, aussi bien sur la poésie que cela engendre sur le Phoenix que les multiples allusions aux Boudhisme.
Voilà, second sur mon prochain jet de Saint Seiya.
En 2004 sortait le Box des films Saint Seiya. Celui ci trouva un avis unanime chez les fans ! La qualité de l'image était en tout point remarquable. Je me souviens avec émotion de cet excelent article sur le site Cyna (une référence en son temps). Et malgré la perte d'image par rapport à l'édition HK et Française, le plaisir était là !Sans compter que le livret proposait des modèles Sheet parfois rares des protagonistes.
7 ans plus tard, la Toei ressort ces films en HD avec le Tenkai ET un DVD bonus proposant une interview du génial réalisateur Yamauchi. L'occasion de revenir sur ces chefs d'oeuvres, en l'occurence Asgard et Abel. Vu le fiasco commercial du Tenkai-Hen et de sa chute par celui ci, le film est esquivé, normal !
La qualité d'image est parfaite ! La barre est désormais très haute. Si la Toei n'a jamais été capable de conserver ses séries (hormis Dragon Ball) proprement, surtout par rapport à TMS, les films ont de sérieux arguments à revendre. Et pour des films qui soignent excessivement les décors comme ceux de Saint Seiya, le résultat est sans appel : bluffant ! Le dernier film à ma préférence à ce sujet, certes c'est le plus récent (2004), mais on redécouvre ce sanctuaire idyllique. De quoi remettre encore plus en avant cet aspect contemplatif de ce film qui a tant déchainé les foudres à l'époque.
Asgard n'est pas en reste, souvenez vous de ces magnifiques décors qui accompagnaient la traversé de Seiya lorqu'il franchissait le temple du Valhalla ! Le résultat tout juste saisissant, rendant parfaitement hommage au travail exceptionnel de Tadao Kubota (béni soit cet homme).
Quand à Abel, c'est un déluge d'effets spéciaux qui trouvent du bonheur chez les puristes. Là encore, la beauté magistral des décors est mis en relief. C'est bien simple, à la vue de cette image, on comprend mieux le travail accompli 25 ans après. Ces décors si onérique mis en place par Reiko Kitayama sont parfait. De quoi donner un second souffle à ce film, adorer par tans de fans, proclammant qu'il s'agit sans nul doute du chef d'oeuvre de Yamauchi (et ils sont sans doute raison).
Le Burning Corona d'Atlas est évidement sublimé au maximum !
Bien que très critiqué quasi unanimement, le film Lucifer en HD met parfaitement bien en relief quelques passages clés, notamment le Demon Fantasia e Moa, Les fameux papillons accompagnant l'illusions sont somptueux ! L'image zoomé en HD permet également de voir la pauvreté des dessins du début du film (accrochage entre Lucifer et Saori). Un ratage certes, mais avec associé à de délicieuses musiques !
Les Trailers ont été remasterisés, ce n'était pas le cas pour l'édition DVD. Toujours plaisir de revoir celui d'Asgard avec ses God Warrior aux couleurs inversés. Là ou ça fait mal, c'est que le Box DVD nous permettait de découvrir l'introduction du film Abel sans ses crédits ! Ce bonus est absent, dommage car il apportait un sens nouveau à cette scène poétique.
Quand au DVD Bonus, il propose un petit débat des films entre Keiko Han (Saori), Tohru Furuya (Seiya)et Shigeyasu Yamauchi. Quelques petites informations avaient filtrés sur la toile, auquel Yamauchi révélait que Asgard était son film favoris. Ce qui n'est pas tellement étonnant au vu des interview des années 2000, dans lequel il disait que ce film était très avance techniquement parlant en son temps. Furuya choisi Abel sans hésiter pour la scène du port ("je veux savoir pourquoi"). Comme nous le comprenons ! Je regrette l'absence des autres comédiens, il aurait été intéressant de le voir conserver ensemble. Même chose pour Shingo Araki & Michi Himeno, dont nous saluons leur performance. Et que dire de Seiji Yokoyama, aucun de ses récents travaux n'est aussi prodigieux que les films Abel & Asgard. Malgré tout l'échange semble passionnant et j'espère qu'une traduction arrivera très vite sur la toile.
Carton rouge pour le livret n'a pas grand intérêt. Une raison supplémentaire de conserver soigneusement le Box DVD.
Alors oui, 150 euros pour ce box de 5 films c'est un prix assez destabilisant ... Si vous êtes un fan occasionnel, passez votre chemin. Ou si vous êtes moyennement convaincu par les films qui se terminent par une flèche en plein coeur ça se conçois. Sachez seulement qu'une édition Française d'un tel calibre n'est pas au rendez vous avant très longtemps. Pour information, l'édition Française des films est honnête sans plus. Une image pas tronquée comme l'édition japonaise mais insufisante (le Tshirt de Seiya en devient orange) sans parler que l'image zig zag de droite à gauche, de quoi donner le mal de mer.
Voilà, ce fut mon premier article sur ce site, j'espère ne pas avoir dit n'importe quoi.
Et donc au revoir Saint Seiya, car oui après le Tenkai, plus jamais ça ne sera comme avant !

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Mon petit repère

Des pages et des pages de nostalgies remis au gout du jour.
J'ai abandonné Zelda pour les Blu Ray de Saint Seiya ! Suis je raisonnable ?



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