Dans l'oeil du Cyclone

Dans l'oeil du Cyclone

Par Sharn Blog créé le 02/07/12 Mis à jour le 23/11/13 à 11h29

Souviens-toi de Delilah.

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Catégorie : Pavanes

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Alors non, je ne signale pas que je m'en vais. Pour deux raisons : je ne pars pas et je ne me vois pas comme quelqu'un de très bon. Faut quand même être honnête avec soi-même quand on écrit des choses de qualité très moyenne. Bref venons-en au fait.

Quand vous passez une semaine sans avoir accès à Gameblog la première chose qui vous fait plaisir en y retournant c'est de lire d'excellents articles de blog. Oui je ne viens plus sur Gameblog pour lire l'actualité ou les tests/critiques je trouve ça ailleurs et en mieux. Par contre des articles de blog aussi fournis et bien fichus j'en trouve rarement ailleurs ou ce n'est pas aussi bien mis en avant, mais c'est vrai que je triche en restant uniquement sur l'onglet Communauté. Bien sur tous les articles de blog ne sont pas des exemples d'oeuvres géniales et inoubliables (suffit de visiter mon blog) mais on trouve ici ou là de vraies petites perles ou de grosses montagnes d'or. Je vous vois déjà en train de vous dire « on est au courant, tu ne nous apprends rien ». Oui évidemment que je n'apprends rien à personne surtout pas à plus anciens que moi, n'étant qu'un petit nouveau qui ne passe et participe régulièrement que depuis l'été 2012. Alors il est vrai que depuis cet été 2012 on a perdu quelques piliers ou autres grands contributeurs mais rien qui ne m'a vraiment chamboulé le coeur. « Mais c'est qu'il aurait des émotions le bourrin qui nous parle de sport de combat » ben oui je sais ça peut étonner certains mais je suis un grand sensible. Si bien que pour éviter de se mettre à sangloter un peu trop souvent, on se blinde, on se dit « soit un homme, encaisse, montre tes tripes » et si on pleure ce n'est que seul face à un livre qui nous bouleverse.

Or hier soir, après donc cette semaine sans articles de qualité à se mettre sous les yeux (je remercie mon IUT qui bloque tous les sites commençant par Game) on retrouve le petit monde de Gameblog. Et un contributeur que j'aime particulièrement à savoir Snake_in_a_box. Pourquoi j'aime tant Snake (le gamebloger par le personnage suivez un peu) ? Simplement pour la qualité de son travail qui me semble titanesque. Même ces articles sur les Gothic Lolita qui semblent léger et du bon remplissage sont tous précédés d'un texte court mais de grande qualité, quelque chose qui va forcément vous parlez si ce n'est l'humour au moins la véracité de la chose. On ne doit pas oublier ces articles sur les armes emblématiques du jeux vidéo. Une série d'article que je ne trouve plus, que j'aurais du enregistrer pour pouvoir les relire, les apprécier à nouveau. Je te déteste Snake pour ça, tu es auteur et tu as donc tous les droits sur ton oeuvre mais ça me brise le coeur de plus pouvoir lire tout ça, c'était non pas du pur génie mais un travail méthodique, précis et prenant. Je n'oublie pas les articles sur le Mechadesign qui étaient là aussi de très haut vol et qui transpirait la passion que tu avais pour cette matière.

Vous savez dans la vie (la virtuelle ou la réelle peu importe) on se donne des modèles dans telle ou telle composante de la vie. Je veux être aussi fort que Hulk, aussi joyeux que Luffy, aussi bon écrivain qu'Alain Damasio, avoir autant de hargne que Golgoth neuvième du nom, restez aussi probe qu'Eddard Stark. On se donne des exemples à suivre, fictionnel ou réel. On voit leur qualité et on se dit « si seulement je pouvais avoir un peu de ce qu'il a » pour moi Snake_in_a_box c'était mon modèle à atteindre en terme de travail et d'écriture d'articles de blog. Ça fera peut-être rire certains de porter si haut un bloger mais savoir qu'il n'écrira plus c'est comme tuer un modèle, tuer l'inspiration qu'on avait, le but qu'on s'était fixé. Alors oui j'en fais des montagnes mais il fallait que ça sorte un petit peu tant le choc de cette nouvelle m'a ému et décranté. Je me sens non pas abandonné mais triste de ne plus profiter de son écriture. Ça me manque déjà beaucoup.



Petit aparté pour signaler que The Best is Yet Come je l'ai longtemps compris, à cause d'un niveau déplorable en anglais, comme Le meilleur est déjà parti. J'espère que le sens véritable se réalisera.

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Voilà deux heures que je planche sur cette foutue entrée en matière. L'odeur âcre du tabac froid empli la pièce et je n'ai toujours rien trouvé. Deux heures. Le niveau de ma bouteille de whisky est de plus en plus bas. Je vais devoir me lever pour aller en chercher une autre. Je tire lentement sur ma cigarette pour me calmer. Deux heures déjà. Il y a pourtant bien quelque chose à faire. Je n'ai jamais aimé ça. L'introduction, la prise de contact. Ce n'est pas pour moi. Oh oui, quand c'est lancé je ne m'arrête plus mais il faut se lancer, se jeter dans l'abîme. Je me lève pour aller à la fenêtre. Le vent griffe le verre comme un dément. Ah, le vent cette matière, cette puissance qu'il dégage et pourtant pas moyen de l'amadouer, de le canaliser, il modèle comme il détruit avec force ou avec patience. Je suis né avec le vent mais je n'en ai rien retiré il faut bien l'admettre. Pas de folie, pas de génie. De mes mains, je ne créé rien, la matière n'est pas dressée sous ma férule comme le serait un bon chien. L'effort est pour moi trop grand et ma volonté trop petite. Ma capacité à produire du sens n'existe que grâce à la création d'autres : les mots. J'en use et j'en abuse, pas comme un maître il faut être clair, j'en suis terriblement loin. La rime n'est pas pour moi et la prose ce n'est guère mieux mais c'est déjà mieux. On se contente de peu.

 Je bois le whisky sur mon bureau, histoire de m'hydrater un peu le gosier. Une eau de feu comme aurait dit les indiens, pardon les amérindiens. Un liquide qui brûle sur son passage. Et pourtant ça s'anime en bas, ça chauffe et réconforte à sa façon. Le whisky est simplement du courage en bouteille et haute à dose les deux vous tuent. Je n'ai pas beaucoup de feu en moi. Disons simplement que je suis lent à l'allumer. Mais pardi quand il a reçu assez de carburant pour brûler comme une fournaise c'est autre chose que la créature flasque qu'on rencontre d'habitude. Le combat, la tension de l'effort sont voulus, on peut alors se jeter, larguer les amarres et ne plus laisser que son corps aux commandes, le cerveau très loin en arrière comme un spectateur idiot. Un simple passager qui ne peut plus rien. Ce n'est pas pendant l'effort que le problème se pose mais avant et après forcément. Une quête personnelle en somme, celle d'une réussite qui n'est pas accessible à cette pauvre créature amorphe tout juste bonne à se gaver des plaisirs de la chair et de l'esprit. Le vent se bat encore contre ma vitre aidé par la pluie. L'eau en voilà une autre énergie fondamentale source de vie, et de mort aussi. Quand nous pleurons, nous donnons notre eau aux morts alors que ça fait longtemps qu'ils n'en ont plus besoin. L'eau n'importe qu'aux vivants, ceux dont le sang circule encore dans leurs veines et leurs artères, irriguant, réchauffant là où il passe. J'inspire encore la fumée de ma cigarette, laissant son bien-être remonté jusqu'au siège de mon âme. La cigarette est finie, j'en cherche une autre dans la poche de mon veston. Rien. Je marche vers la cuisine pour y trouver un paquet. Le sol est froid sous mes pieds nus. Après tout je suis chez moi, c'est mon sol, ma terre en quelque sorte. Il faudra bien y retourner un jour d'ailleurs. Tu es poussière et tu retourneras à la poussière comme le dit si bien le prêtre. Deux heures et toujours rien.

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Édito

Je ne sais pas de quoi ça parle et je ne sais toujours pas de quoi ça parlera.

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