Butcher's Blog

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Par SerialButcher Blog créé le 04/01/10 Mis à jour le 19/05/17 à 14h57

"Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses."

"Je mets les pieds où je veux Little John... Et c'est souvent dans la gueule..."

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Il y a plusieurs mois de cela, quand le Web nous livra des vidéos de présentation et quelques extraits de gameplay de Little Nightmares, je fus immédiatement conquis et irrémédiablement attiré par ce jeu, son univers et sa patte graphique.

 

Nous sommes ici clairement en face d'un jeu de plateforme rappelant sans aucun doute possible des jeux comme Limbo, Unravel ou Inside. Little Nightmares à l’instar de ces jeux ne nous explique rien, nous précipite dans son univers unique sans aucun indice, aucune piste ni cinématique explicative pouvant éventuellement nous éclairer sur le sujet ou le but du jeu. C’est à nous, comme dans Limbo ou Inside de comprendre avec nos codes, notre culture ou notre instinct le fin mot de l’histoire. Little Nightmares ne déroge pas à la règle. Le jeu commence après une micro cinématique nous présentant une femme qui porte sur elle les codes vestimentaires de ce qui se rapproche le plus d’une Geisha (peut-être l'incarnation ou la représentation de l'image de la Mère), puis nous nous réveillons et prenons le contrôle de notre personnage.

 

Ce dernier, qui semble être une fille, sachant que rien nous le confirme si ce n’est son corps frêle d’enfant, voire sa démarche maladroite ou son allure générale, se réveille dans une valise sans autre explication. Quel est ce personnage étrange vêtu d’un ciré jaune ? Un enfant ? Un monstre au visage effrayant masqué par sa capuche jaune?
En fouillant sur le net j’ai pu mettre un nom sur ce personnage, qui ne sera jamais dévoilé durant le jeu : Six… Est-ce là une indication sur son âge, un numéro de code pour des expériences scientifiques effectuées sur des enfants pour décupler d’éventuels pouvoirs?… Mystère... De l’aveu des programmeurs ce jeu est une sorte d’allégorie sur le parcours qui nous mène de l’enfance à l’âge adulte, d’y illustrer la difficulté d’y parvenir et les peurs qui sont liées à ce changement de monde, à cet abandon du confort ouaté de l’enfance vers l’inconnu et la noirceur du monde des adultes, de leur cupidité, de leur avidité et de leur laideur intérieure et extérieure.

Évidemment tout ceci, vous le supputez en parcourant Little Nightmares et vous vous dirigerez progressivement vers cette explication, parmi tant d’autres. Six avec son imperméable jaune est ultra graphique et s’oppose au monde sombre et grisâtre qu'elle traverse. Telle une lumière d’innocence parcourant un monde dangereux, glauque, malsain et violent.

Les références sont multiples et variées. D'Another World, au mythe de Méduse, à BioShock, Silent Hill, au Voyage de Chihiro, à Jérôme Bosch, à divers films en passant par l’horreur ultime qui m’a sauté aux yeux, une référence pour moi claire et nette aux camps de concentration. J’aimerais avoir l’avis d’autres joueurs qui auraient fait ce jeu afin de savoir si le passage dans la pièce où sont entassés valises et tas de chaussures leur aura également fait penser à ces photos tristement célèbres sur lesquelles nous pouvions voir des entassements de valises, de chaussures ou de lunettes appartenants aux victimes des chambres à gaz… Ceci ferait sens ici, puisqu’illustrant parfaitement le mot cauchemar. À moins que ce soit simplement la représentation de la peur de partir, d’être abandonné. C’est ce qui est bien avec ce type de jeu, chacun y trouve ses interprétations et ses références…

Et il faut plutôt s’attendre à cela avec ce jeu : des éléments, ambiances ou références effrayantes plutôt que d'imaginer avoir peur comme dans un Survival Horror classique avec des jump scares à foison. L’horreur est tout de même là avec la présence de monstres difformes et grotesques. Certains rappelant les ½uvres de Jérôme Bosch, Le Voyage de Chihiro ou Massacre à la tronçonneuse. Et c’est vraiment en leur présence que le malaise s’installe. C’est d’ailleurs à partir du moment où le premier de ces monstres surgit dans le jeu que Little Nightmares devient vraiment intéressant et se démarque de Limbo ou d’Inside. Durant les 20 premières minutes l’atmosphère est plutôt pas mal, graphiquement très plaisante et originale mais rien de transcendant ni d’unique. Jusque là je n’étais pas vraiment convaincu par le jeu. Puis au bout de 20 minutes, dès que le premier monstre surgit et nous menace, les énigmes commencent à devenir plaisantes et l’identité de Little Nightmares apparait enfin. Le cauchemar difforme et grotesque peut débuter.

À ce petit défaut de rythme où il ne se passe pas grand chose en début de jeu s’ajoute le véritable problème de Little Nightmares qui se trouve être sa maniabilité quelque peu hasardeuse, imprécise, non instinctive et qui pourra paraître brouillonne dans certaines situations délicates comme des phases de fuite stressante ou le franchissement de certains passages du décor très étroits.

Autre défaut qui tiendra plus de la frustration que de la maniabilité est la faible durée de vie. Certes compensée par un prix de vente plus qu’attractif, mais quel dommage de ne pas pouvoir profiter de ce petit bijou plus de 3 heures. Il devient intéressant au bout d’une heure, passionnant au bout de deux et addictif et unique au bout de trois… Je soulignerai une fin particulièrement jouissive accompagnée d’une BO prenant aux tripes et collant parfaitement avec cette dernière scène mémorable. Et tant que j’en parle, je soulignerai ici la qualité démentielle de cette BO justement, qui est pour moi l’une des meilleures de ce premier semestre 2017. Des mélodies dignes d’un film à gros budget avec des thèmes entêtants que je n’arrête pas de fredonner et de siffler depuis trois jours. L’un des très gros points positifs de ce petit bijou.

Little Nightmares, vous l’aurez compris n’est pas exempt de défaut mais ce jeu n’en demeure pas moins l’une des bonnes surprises de cette année. Il pourra très bien en énerver ou en frustrer certains, en décevoir beaucoup mais également en séduire et en marquer plus d’un. Little Nightmares si vous lui laissez sa chance risque de vous offrir des moments de grâce et vous réservera quelques moments hors du temps et complétement magiques. Un bon gros coup de c½ur pour moi sans aucune hésitation.

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Puyo Puyo. Tetris. Deux noms. Deux casse-tête mondialement connus. Deux légendes réunies en un mashup ultime sur lequel vous pourrez user vos doigts et passer vos nerfs ou vous amuser en solo ou entre amis des heures durant.

Disponible sur Switch et PS4 depuis peu, je me suis laissé tenter ce week-end par l’achat de ce jeu qui m’avait tout l’air d’une belle récréation vidéoludique. Ayant passé des milliers d'heures à jouer à Tetris sur ma GameBoy et y jouant encore aujourd’hui (ladite GameBoy étant perpétuellement sur ma table de nuit avec Tetris dedans), c’était l’occasion d’y jouer en couleurs et vautré dans mon canapé. De plus ne connaissant que très peu Puyo Puyo, si ce n’est de nom, c’était également un bon moyen avec cet achat de mixer et de profiter en même temps de ces deux licences incontournables. Je me suis pris ledit jeu sur PS4, n’ayant toujours pas de Switch et sachant de toute façon que cette version de Puyo Puyo Tetris est 10 euros plus chère que la version PS4… Passons sur cet écart de prix une fois de plus incompréhensible pour nous concentrer sur le jeu en lui-même.

 

Dès l’écran titre on s’en prend plein les yeux et plein les oreilles. Un déluge coloré et sucré de graphismes joyeux accompagné d'une musique dynamique donnant immédiatement le ton du jeu. Le menu propose le choix entre les modes Aventure, Arcade en solo, Multi-joueurs en local, Options, Online et Tutos. Le tout en anglais. Car oui Puyo Puyo Tetris est en anglais à 100%, pas de sous-titres en français ni de voix en français. Mais rassurez-vous rien d’insurmontable non plus…

Le mode aventure nous propose une confrontation « scénarisée » entre adeptes de Puyo Puyo et adeptes de Tetris. Une série de personnages haut en couleurs qui discutent entre eux pendant de très longues minutes pour déboucher à chaque fois sur un match vous opposant à la console puisqu’ici vous incarnez l’un desdits avatars. Dans ce mode le choix de jouer à Tetris ou à Puyo Puyo est imposé et vous ne pourrez en aucune façon choisir votre type de jeu. Sorte de tuto scénarisé, ce mode aventure qui se déroule sur plusieurs chapitres eux-mêmes divisés en 10 parties vous permettra de vous entrainer tout en ayant l’impression de suivre et vivre une histoire. En toute honnêteté j’ai très vite zappé les dialogues tant leur durée interminable et leur contenu dispensable en rendra fou plus d’uns.

 

Quitte à jouer tout de suite autant choisir le mode Solo Arcade. Ce mode est dingue tant le nombre de modes de jeux est important. Versus, Fusion, Swap, Party, Big Bang et Challenge, eux-mêmes proposant des sous-divisions de modes alloués à Tetris et à Puyo Puyo (Endless Fever, Endless Puyo, Tiny Puyo, Sprint, Marathon, Ultra). Rien que pour faire le tour de tous ces modes il vous faudra des heures et des heures de pratique. Un très gros point positif pour les joueurs qui comme moi ne sont pas forcément adeptes du jeu online. Surtout pour ce type de jeux où le niveau doit être tellement dingue en ligne qu’il a de quoi vous décourager très, trop, rapidement… Ce mode Arcade est donc parfait pour vous entraîner encore et encore afin d’atteindre un niveau suffisant pour vous confronter aux cadors du genre.

Mais de toute façon ce type de jeu, à l’instar d’un bon Mario Kart se déguste avec des amis et en local… Rien de tel et rien de mieux que de se charrier en direct, manettes en mains, bières se réchauffant et pizzas refroidissant sur votre table basse…

Pour conclure cet aperçu rapide et après 5 heures de jeu, Puyo Puyo Tetris tient toutes ses promesses et en plus d’un rapport qualité prix imbattable il vous proposera des heures de jeux, de fun, parfois de Rage Quit, en solo ou à plusieurs. Il remplit son contrat à 100% et pouvoir profiter de ces deux grosses licences en un seul et même jeu est un plus indéniable. Un achat coup de c½ur et compulsif que je ne regrette absolument pas, d’autant plus que j’ai pu enfin découvrir et user mes pouces sur Puyo Puyo.

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Débordé de boulot en ce mois d’avril, je n’ai pas vraiment eu le temps de rédiger des tonnes de posts. Ce pourquoi je vous livre un petit résumé des quelques jeux auxquels j’ai eu le temps de m’adonner. Entre bonnes surprises et réelle déception, ce mois d’avril fut placé sous le signe de la diversité des émotions.

La première réelle et véritable bonne surprise de ce mois d'avril fut Tearaway Unfolded, depuis longtemps disponible partout, mais proposé gratuitement il y a quelque temps sur le PSN+. Cela faisait des mois et des mois que je n’entendais que du bien de ce jeu. Plusieurs fois je suis passé devant des bacs de jeux d’occasion hésitant à me le prendre. Et puis la gratuité du PSN+ fini par me convaincre. Malgré tout, je le laissai dans ma console pendant quelques semaines sans y toucher, puis un dimanche après-midi sans savoir pourquoi, je lançais le fameux Tearaway. Quelle surprise et quelle claque !
Après quelques heures dessus je me demandais comment j’avais pu passer autant de temps, autant de mois, avant de jouer à ce jeu. 
Un petit bijou graphique et sonore, un enchantement technique et quelle utilisation de la manette PS4 et de la caméra ! Ce qui me conduit à me demander ce que propose la version PSVita pour combler ce manque. Je m’explique. Pour attirer l’attention de notre personnage ou pour chasser les ennemis et redonner au décor ses couleurs d’origine il faut pointer l’écran avec sa manette et la lumière de ladite manette se voit matérialiser à l’écran et donc dans le jeu. Lors de certains passages la caméra se justifie complétement puisque grâce à celle-ci le quatrième mur est brillamment brisé. La première fois que je me suis vu filmé et donc incrusté directement dans le jeu, j’en suis tout simplement resté coi de surprise et de jubilation. Magique et génial. Que ce soit en live ou en photo capturé par la caméra cela fonctionne parfaitement. Très très très bon ! Et puis l’utilisation du pavé de la manette pour dessiner divers choses et les voir se matérialiser dans le jeu est vraiment étonnant et jouissif au possible. Un enchantement magnifique d’une originalité onirique folle. Un must have total !!!


Dans la continuité des jeux disponibles sur le PSN je me suis enfin procuré l’intriguant Inside, profitant d’un prix cassé à côté duquel je ne pouvais décemment pas passer… Ayant adoré Limbo et ayant été conquis par ce dernier sur 360, je ne pouvais que faire confiance à ce nouveau jeu. Son ambiance unique, ses graphismes sublimes, ses énigmes simples et originales m’ont conquis en quelques minutes. Terminé en 2 sessions, Inside marqua mon esprit pour longtemps et le fait d’y repenser plusieurs jours après l’avoir fini est pour moi la marque d’un grand jeu. Une autre très bonne surprise de ce mois d’avril.


Une petite pause dans les jeux téléchargés, pour tenter de m’aventurer durant des heures dans Dragon Age Inquisition. Ne souhaitant pas plus que cela me prendre Mass Effect Andromeda et ayant envie en ce moment d’avantage d’évasion médiévale que spatiale, je me dégotais d’occasion ledit Dragon Age de chez BioWare.

Je débute donc avec la création de mon avatar, passe pas mal de temps à créer un visage pas trop pourri et me voilà pénétrant dans un monde et une licence que je ne connais que de nom. Une heure passe… Entre cinématiques et scènes de combats, rien de très intéressant pour l’instant. Je continue… Une deuxième heure s’écoule. Putain toujours pareil, cinématiques puis combats sans grande intensité. Une impression de déjà vu et d’ennui profond commence à s’installer. À chaque minute qui passe une seule idée et une seule envie monopolise mes pensées… Jouer à Skyrim… Jouer à Skyrim… Jouer à Skyrim. Telle une incantation inconsciente et lancinante qui commence à tarauder mon esprit. Pendant que je me fais chier dans Dragon Age je ne pense qu’à Skyrim et à ses tavernes, à ses flèches dans le genou et la liberté totale offerte par ses contrées enneigées infinies. L’impression de coucher avec un fille tout en pensant à une autre… et puis au bout de trois heures d’un ennui presque aliénant je mets fin à mon calvaire, éjecte cet ennui matérialisé par cette galette maléfique et me lance dans Lumo.

Contexte somme toute médiéval, le point commun entre Dragon Age et Lumo s’arrête là. Jeu en 3D isométrique qui me rappelle mes anciens jeux sur Spectrum 48ko auxquels je jouais des heures durant. Lumo fut de mémoire disponible le mois dernier gratuitement sur le PSN+ et ce fut là encore une bonne surprise. Les vieux réflexes, impressions et souvenirs enfantins ressurgirent assez rapidement après quelques minutes passées dans ce monde en 3D isométrique. Même problèmes de visibilité et même approximation dans les sauts qu’à l’époque. C’est avec un sourire aux lèvres que je dirigeais mon personnage dans ce dédale immense de centaines de pièces s’enchaînant les unes derrières les autres. Me voilà confronté à de nombreuses énigmes afin de faire sortir mon personnage de ce monde parallèle, celui-ci s’y retrouva projeté à la manière de Flynn dans Tron.
Lumo
est également bourré de clins d’oeil aux années 80 et à ses jeux. En plus de la manière dont le personnage est projeté dans ce monde en 3D isométrique, nous croiserons de nombreux objets et sonorités qui nous feront immédiatement penser à cette période vidéoludique. Que se soit le son du générique du début qui reprend le son des téléchargements bien connus des possesseurs de Spectrum ou encore la découverte de cassettes audio sur lesquelles se trouvaient nos vieux jeux d’antan. Techniquement satisfaisant, le voyage dans ce monde en 3D isométrique fonctionne parfaitement et nous promet des heures d’errance et de résolutions d’énigmes en tout genre. Une très bonne et belle surprise.


Je passerai rapidement sur deux jeux VR qui m’auront pour le premier, Tethered, tenu en haleine que deux petites heures et pour le second, The Playroom VR, qui lui me vissa sur mon canapé des heures durant puisque j’y jouais avec ma fille durant les vacances de Pâques. Pour ce jeu la VR fonctionne parfaitement et les jeux proposés sont très drôles puisque jouables à deux joueurs. Pouvoir enfin jouer à deux à des jeux VR c’est vraiment très cool. Une très bonne surprise.


En parlant de VR, un autre jeu que je me suis procuré pour pouvoir également partager des heures de jeux avec ma fille fut Job Simulator. Une fois encore la VR fonctionne parfaitement. Dans un monde très cartoon nous réalisons diverses tâches liées à quatre job aussi différents les uns que les autres. Du caissier de Corner Shop, au cuistot amateur en passant par l’employé de bureau ou le mécanicien de seconde zone, les épreuves demandées restent variées et amusantes. Ces dernières débouchent sur un mode libre où vous pourrez faire absolument tout ce que vous voudrez tant l’interaction avec votre environnement est importante. Laissez libre court à votre imagination pour faire tout et n’importe quoi. Un bon jeu VR que je conseille à 19 euros, pas plus, ce dernier ne proposant pas d’énorme Replay Value sauf si vous avez une fille de 12 ans, auquel cas vous y jouerez très souvent.


N’ayant toujours pas réussit à me mettre à fond ou à me mettre tout court dans Horizon Zero Dawn, je me suis remis entre deux parties de Job Simulator à GTA V. Je l’avais essoré sur 360 et recommencé sur PS4 il y a des mois et des mois. Mais l’envie de retourner virtuellement à LA euh à LS est à nouveau là et le désir de reprendre l’histoire de ces trois personnages, de faire le con à Los Santos ou de simplement me promener sur la plage me font plus plaisir que de chasser du dinosaure robotique.


Un mois d’avril sous le signe des jeux vidéo à n’en point douter, puisqu’entre deux parties sur ma PS4, j’occupais mes soirées à dévorer deux livres indispensables. Du très bon « Les Parchemins de Tamriel » de Franck Extanasié édité chez Third Éditions ou le passionnant et très complet « L’Histoire de Tomb Raider » d’Alexandre Serel édité chez Pix'n Love, ces derniers ont comblé mes soirées lecture. Deux excellents livres que vous pouvez vous procurer les yeux fermés si les deux univers traités vous passionnent, bien entendu.

 


Sur ce, je vous laisse sur une série de week-end de trois jours qui me permettront d’errer avec bonheur au c½ur de Los Santos, d’effectuer quelques recettes de cuisine virtuelle avec ma fille ou encore de découvrir quelques nouveaux jeux comme Little Nightmares, Puyo Puyo Tetris ou encore This Is The police. 

Rendez-vous donc dans quelques jours ou semaines pour partager à nouveau avec vous mes moments vidéoludiques.
Bon et long week-end à tous, les hyper joueurs !

 

© D.R.

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Depuis toujours et comme beaucoup de personnes, j'ai le regard rivé vers le ciel, les yeux perdus dans les étoiles et je suis constamment attiré par l'espace infini et mystérieux. Une envie viscérale mue par la simple et originelle attirance de l’Homme pour les étoiles, le cosmos, l'univers et alimentée par une culture cinématographique ciblée depuis mon plus jeune âge. Je citerai dans le désordre Le Trou Noir, 2001, E.T., L’Étoffe des héros, Star Wars, Explorers, Star Trek, Alien, Interstellar, Seul sur Mars, Rencontre du 3e type, Contact, Arrival et tant et tant d'autres films. Cette envie de partir perdure encore aujourd'hui. Si j'étais millionnaire mon billet pour l'espace serait prit depuis bien longtemps tout comme une option posée pour un aller simple sur Mars...
J’ai eu tout de même la chance immense et incroyable d’aller en Russie il y a des années afin de visiter La Cité des Étoiles et d’assister au lancement d’une fusée grâce au Space Camp Patrick Baudry. Une des aventures les plus incroyables de ma vie. Mais la frustration de rester au sol était malgré tout bien présente. N’étant ni millionnaire et n’ayant pas été choisi pour aller sur Mars, je me contente comme 99,9% de la population fascinée par l'espace de rêver les yeux grands ouverts... Pour palier à cette frustration nous pouvons nous abreuver de littérature spécialisée, de films de science-fiction, de documentaires et de jeux vidéo bien sûr... Nouvelle, récente et excitante étape dans nos vies, la VR de salon nous permet de nous rapprocher le plus possible d'une expérience réaliste en nous offrant à moindre frais la possibilité d'effleurer et de tutoyer les étoiles... 

 

Autant dire que lorsque j'ai vu il y a plusieurs mois JulienC jouer à Apollo 11 sur HTC j'ai prié le ciel et Youri Gagarine d’avoir un jour l'occasion de l’essayer et de vivre enfin ce fabuleux voyage fantasmé depuis toujours...   

L’adaptation d’Apollo 11 The VR Experience sur PS4 était heureusement prévue depuis toujours... L'attente fut si longue que tous ceux qui l'attendaient crurent pendant longtemps que ce portage était tout simplement abandonné... Pour mon plus grand malheur...
Puis hier je tombe par hasard sur un tweet de Playstation EU annonçant que Apollo 11 VR était disponible aujourd'hui sur le PSN pour 11,99¤... Putain j'ai presque explosé de joie en plein open space... Je file du taf en fin de journée pour me précipiter chez mon revendeur afin de m'acheter 20¤ pour approvisionner mon compte PSN, le tout sous un déluge digne d’une fin du monde... J'arrive enfin chez moi littéralement 
trempé de la tête aux pieds... Je grimpe dans mon grenier, entre le code et lance le DL... Aïe 5,1 Go... Pourvu que la connexion ne fasse pas des siennes et me télécharge le jeu en moins de 2 heures... Buzz Aldrin doit veiller sur moi car le DL est plié en 1h45...

Il est 23h et tout le monde dort dans la maison pendant que je me prépare le coeur battant à vivre, toucher et effleurer ce vieux rêve rendu virtuellement possible grâce au PSVR...

  

Une heure plus tard je retire mon casque VR avec encore des étoiles plein les yeux. Quelle expérience de dingue… Tant et si bien que j’ai enchainé sur un second run dans la foulée. Cette nuit j’ai enfin marché sur la lune…

Le jeu débute sur l’intégralité du discours de Kennedy, projeté sur un écran de cinéma et sur une télé le tout visionné dans un salon à la déco très années 60. D’une simple pression sur le bouton X vous pouvez changer de place et regarder ledit discours depuis un fauteuil se trouvant en face de la télévision ou bien depuis un autre fauteuil en face de l’écran où est projeté le film en Super 8. Le discours terminé je me retrouve survolant l’aire de lancement de la célèbre fusée. Et une fois de plus la VR nous en met plein les yeux. Une fois de plus l’impression d’y être est indescriptible et d’une efficacité redoutable. Quel bonheur mais quel bonheur de pouvoir vivre de telles expériences depuis chez soi.

Le jeu est intégralement en anglais nous faisant profiter des discussions et discours originaux ce qui décuple l’effet d’immersion. On y est…

Je monte avec l’équipage à bord de l’ascenseur nous menant à la capsule. Nous nous installons tous les trois, très à l’étroit, le nez sur les panneaux de contrôle tant l’intérieur de la capsule est ridiculement étroit… Je jette un coup d’½il par l’un des hublots et le soleil m’aveugle. Je regarde à nouveau les panneaux de contrôle car le compte à rebours vient de débuter. La capsule se met à trembler et nous sommes secoués comme des fous. Plus que quelques secondes avant de quitter notre bonne vieille Terre. La poussée des réacteurs devient assourdissante. Le coeur battant d’excitation je me sens écrasé au fond de mon siège tant la poussée de plusieurs G me compresse et m’empêche de bouger… Deux minutes plus tard montre en main nous sommes en apesanteur et un stylo me passe devant le visage comme pour me rappeler que je suis enfin dans l’espace froid, dangereux mais magnifique…

 

Vous l’aurez compris l’impression d’avoir vraiment vécu ce décollage durant la mission Apollo 11 est bien palpable. Cette séquence est bien évidemment l’une des plus impressionnantes du jeu. Oui car il s’agît d’une expérience mais aussi d’un jeu puisque nous pourrons à deux reprises contrôler notre vaisseau, alunir manuellement et bien sûr marcher sur la Lune. Les moments passés sur notre satellite n’étant pas limités nous pouvons prendre le temps de sauter sur sa surface, d’activer des panneaux, répondre au coup de fil du président et de bien sûr hisser le drapeau étoilé. Ces moments sont accompagnés d’un descriptif écrit ou audio afin de nous apprendre des choses sur les objets se trouvant sur le sol lunaire et sur certains moments précis de la mission. Apprendre tout en s’amusant en somme.  

Après avoir visité la Lune et bondit comme un cabri pendant de très longues minutes, la Terre lointaine qui trône au dessus de nos têtes nous rappelle à son bon souvenir. Il est temps de rentrer. Décollage tout en douceur puis nous pénétrons dans l’atmosphère terrestre. Et cette rentrée dans l'atmosphère, vue du cockpit, est tout aussi impressionnante que la phase de décollage. Les parachutes s’ouvrent, nous amerrissons… Nous sommes de retour sur Terre. Tous les trois entiers et vivants…

 

Apollo 11 VR sur PS4 tient la route et toutes ses promesses. J’ai été hors de l’espace et du temps pendant une heure en prenant mon pied comme jamais. Pour 11,99¤ pouvoir vivre de l’intérieur une envie et un fantasme d’enfance c’est vraiment donné… Un voyage mémorable, unique, magique et ahurissant… Il serait bien dommage de vous priver de cette expérience pour un prix si petit.

Un petit prix pour votre compte en banque, un grand prix pour votre âme de rêveur…

 

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Avec le PSVR trônant sur ma tête depuis bientôt 2 mois, les expériences et les jeux se succèdent pour le meilleur, le bon, le pire voir carrément l’arnaque (qui a dit Perfect?)… Les possibilités de s’amuser sont tout de même au rendez-vous et il y a de quoi s’occuper des heures durant. Je reste tout de même en demande continuelle de nouvelles immersions, expériences et de nouveaux dépaysements.

 

Dans le paquet de jeux VR disponibles sur le PSN il y a des petits jeux sans prétention qui fonctionnent parfaitement et qui exploitent le PSVR comme il se doit. Ma fille approchant de sa 12e année, je me suis laissé tenter par un petit jeu qui ne paye pas de mine mais qui, une fois le casque VR sur la tête fonctionne parfaitement. Le jeu idéal à partager avec ses enfants. Ce jeu, déjà sorti depuis quelque temps sur PC et sur le PSN, a rejoint ma petite collection de jeux VR durant les vacances de février. N’ayant que peu de retour sur Carnival Games VR je me suis vraiment lancé sans filet dans ce tour virtuel de fête foraine.


Premier constat le jeu est super propre, absolument net et ne souffre d’aucun aliasing ni effet de flou. Les couleurs sont vives et colorées, remplissant parfaitement leur office pour ce genre d’univers. Le fond sonore vous immergera dans une ambiance de fête foraine avec cris lointains et bruits de manèges à foison. Plusieurs aires de jeux symbolisées par des portails s’offrent à vous après avoir été accueilli par la mascotte du jeu qui vous suivra partout et vous présentera toutes les attractions de cette fête foraine. Une seule d’entre elles est accessible en début de jeu et il vous faudra débloquer les autres en récoltant un nombre de tickets précis, et ce, jusqu’à avoir finalement débloqué les 12 attractions proposées. Oui 12 attractions seulement… Un peu léger ? J’y reviendrai plus tard. 

Après avoir essayé la totalité des attractions, il faut bien admettre que toutes ne sont pas égales en ce concerne l’intérêt ou la précision des activités proposées. Mes préférences vont à La Maison hantée, L’Anneau de la chance, Le Lâcher de gâteaux,  Paniers et Le Mur d’escalade. Il reste donc Lait en Or, Jockey, Fléchettes, Splash, À vos battes, Stand de tir et Joyeux bowling. Non pas que ces derniers jeux soient vraiment mauvais, je dirais juste que personnellement ils m’ont beaucoup moins amusés que les premiers cités. Ma fille de 12 ans, quant à elle, a beaucoup apprécié La Maison hantée, Le Lâcher de gâteaux et Le Mur d’escalade.

 

En ce qui me concerne, La Maison hantée est l’une des attractions qui fonctionne le mieux. Que ce soit du point de vue de l’immersion VR, des graphismes et de l’ambiance. On est vraiment dans la maison hantée de Disneyland. Vraiment bon enfant, efficace et très plaisant à jouer, ne provoquant aucun malaise ni mal des transports. Parfait pour des gens sensibles au motion sickness ou pour des enfants. Seul reproche la session est très courte et j'en aurais bien pris pour 10 minutes supplémentaires. Le but est simple, il faut à l’aide de deux pistolets laser détruire des cibles en mouvement, ou non, représentant fantômes, sorcières ou zombies, le tout dans un style très cartoon et très enfantin. Efficace, amusant et vraiment immersif.

L’autre attraction un peu "con-con" mais que j’aime beaucoup c’est L’Anneau de la chance. Le principe est simple, il faut comme son nom l’indique lancer des anneaux autour de piquets afin de marquer le plus de points possible. Une fois encore la VR fonctionne à merveille et la précision des PSMove est d’une efficacité redoutable sur cette attraction. J’ai passé de très nombreuses minutes à essayer d’augmenter mon score comme un imbécile heureux… Je ne peux vous dire pourquoi j’aime cette attraction. Peut-être car elle est très précise et que je peux lancer les anneaux quasiment exactement où je veux ou tout simplement parce que je m’amuse… L’essence même du jeu vidéo quoi…


L’autre jeu qui fonctionne aussi très bien et qui est pour le coup le plus long de tous est Le Mur d’escalade. Vous devrez franchir le plus vite possible, en dominant la série d’obstacles qui s’offre à vous, ledit mur d’escalade jusqu’à atteindre la couronne qui se trouve tout en haut de la structure. Une fois encore la VR marche parfaitement et lorsque vous regardez vers le bas l’impression de hauteur et de vertige fonctionne super bien. Saisir virtuellement les bacs, les chaines ou les cordes se fait sans difficulté et les quelques nuages de poussière qui peuvent vous tomber virtuellement sur le visage vous donne vraiment envie de tousser. Du tout bon!


Dans la section Sport du parc d’attraction il y a le jeu Paniers ! qui même s’il n’est pas très très amusant reste sympathique. Le but est ici de lancer un maximum de ballons de basket dans un panier, logique, afin de marquer le plus de points possible. Très précis, il fait partie des jeux les moins frustrants de Carnival Games VR.
 

Dernier jeu que j’affectionne particulièrement est Le Lâcher de gâteaux. Ici encore la précision des PSMove est au top et l’on déplace nos deux assiettes (une dans chaque main) pour rattraper les 40 gâteaux qui sont projetés dans les airs, avec une efficacité et une précision redoutables… Idiote sur le papier cette attraction est bizarrement très drôle et vraiment plaisante. Car une fois de plus super précise et fatalement super efficace. Avec ma fille c'est une véritable course au scoring que nous nous livrons sur ce jeu... 

 

Certaines attractions ne sont pas aussi précises, donc pas vraiment amusantes et après avoir tenter vainement d’en faire quelque chose on finit par ne plus y jouer… Fléchettes est dramatique d’imprécision, Splash, Jockey et À vos battes sont du même tenant et ne procurent que peu d'amusement finalement… Rédhibitoire pour moi…

Carnival Games VR est un jeu qui pour la majorité des activités fonctionne vraiment très bien. La précision des PSMove, l’immersion proposée par la VR et l’absence totale de motion sickness en font un jeu très agréable, bon enfant et sans prise de tête.  
À 10 euros il aurait été parfait. À 20 euros, prix de vente actuel, Carnival Games VR peut sembler un peu trop cher car le nombre d’attractions reste assez faible une fois toutes les aires de jeux débloquées. J’aurai aimé plus de jeux, plus de stands, (les idées ne manquent pas pourtant) et pourquoi ne nous avoir pas donné l’occasion de profiter de manèges et d’attractions à sensations fortes via le PSVR, c’était l’occasion d’exploiter ce périphérique. Sans être obligé de nous faire vomir, sachant que les enfants restent une cible potentielle pour un tel jeu, les idées étaient une fois de plus nombreuses et quasiment illimitées… 

Toujours est-il que je ne regrette pas mon achat, Carnival Games VR n’est pas un grand jeu, mais reste une petite bulle d’oxygène sans prétention qui vous apportera détente et évasion, seul ou en famille. Et ça, c’est déjà pas mal…

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Karl Fairburne est enfin de retour dans ce quatrième opus de la licence Sniper Elite. Il déteste autant les nazis et est toujours partant pour faire exploser des centaines de têtes à l’aide de son fusil de sniper…

 

En 2005 le premier opus nous permettait d’errer au coeur d’un Berlin en ruines afin d’y semer la mort et la désolation dans les rangs ennemis. Sniper Elite V2 comme son nom l’indiquait, conduisait notre héros au fin fond de l’Allemagne afin d’éliminer les responsables du programme meurtrier V2 et d’assister à la fin du conflit mondial. En 2014, Sniper Elite III Afrika nous proposait un changement radical de décor et, profitant d’un retour en arrière chronologique, nous permettait de fouler le sol Africain afin de nous mesurer à l’Afrika Korps, dirigé d’une main de fer par le sinistre Rommel. Exit l’Allemagne en ruines. Exit les troupes Russes Vs les troupes Allemandes. Exit Berlin. Exit la fin de la guerre. Place à l’Afrique. 
Nous pouvions alors exercer tous nos talents de sniper contre les troupes ennemies en Libye, Egypte et Tunisie.

En changeant simplement de théâtre d’opération et en ne s’enfermant plus dans une aventure chronologique, les gars de chez Rebellion ont trouvé le moyen de décliner à l’envie leur licence en nous faisant profiter des grandes campagnes de la Seconde Guerre mondiale. Avec Sniper Elite 4 nous restons encore au soleil puisqu'après l’Afrique nous nous retrouvons en Italie. En 1943 Mussolini est plus puissant que jamais et sa dictature sanguinaire et impitoyable épaulée par Hitler, est à son apogée. Mais c'était sans compter sur Karl Fairburne qui une fois de plus mettra tout en oeuvre pour contrecarrer les plans de domination des troupes allemandes et cette fois italiennes. 

Sniper Elite est une licence qui depuis SEV2 m’a toujours plu. Sans vraiment comprendre pourquoi, Sniper Elite V2 fut alors très souvent critiqué (à tort), descendu et décrié… J’avais pour ma part adoré ce titre, malgré quelques errances de gameplay et une maniabilité parfois chancelante… Une fois ces quelques défauts mis de côté, Rebellion nous proposait finalement un titre mi-action, mi-infiltration, assez jouissif, rythmé, violent, dépaysant et offrant diverses manières d’accomplir nos missions. Après avoir effectué 2 runs, fait et refait de fond en comble le DLC « Assassiner le Führer», j’attendais l’annonce d’une suite avec grande impatience.
Le passage sur la PS4 permit à Sniper Elite III Afrika de profiter de graphismes et d’éclairages dynamiques plus que bienvenus. L’impression de soleil écrasant et de chaleur était particulièrement bien retranscrite. Ce nouvel opus proposait un nombre de missions variées et très différentes de SEV2, alternant entre le jour et la nuit, l'assaut de complexes particulièrement bien gardés ou des séquences d'infiltration à travers des oasis vides nous offrant seulement quelques palmiers pour nous dissimuler...

 

Une fois cet opus terminé, en mal de Sniper Elite et de X-Ray Kill Cam, je m’étais laissé tenter en 2015 par la compilation Zombie Army Trilogy proposant trois campagnes d’une vingtaine de niveaux plus glauques les uns que les autres durant lesquels nous défouraillions du Zombie à tout va. Quoi de plus jouissif que de buter du Nazi Zombie à foison ?

Même si cette compilation prenait part dans l’univers de Sniper Elite, il faut la considérer comme un add-on à part entière n’ayant aucun lien avec la métahistoire de Karl Fairburne. Le niveau de difficulté de cette compilation était hallucinant lorsque vous jouiez en solo. Pensé pour être parcouru en coop (jusqu’à 4) Zombie Army Trilogy devient alors dans cette configuration beaucoup plus simple… Le nombre de zombies à l’écran est tout simplement bluffant et flippant à souhait. Un jeu effrayant en solo tant par son ambiance que par sa difficulté extrême. Je n’ai d’ailleurs jamais pu le terminer, rebuter par tant de difficulté.

 

Puis au fil des mois l’annonce d’un nouveau Sniper Elite 4 commençait à émerger. Étonnant de voir les mecs de chez Rebellion s’accrocher à leur licence ayant l’impression que chaque opus n’attire pas vraiment les foules. Je dois sûrement me tromper. En tout cas personnellement je suis ravi quant à l’arrivée de ce 4e opus, peut-être un peu moins par le théâtre d’opération choisi, ayant une préférence pour la bataille de Normandie.


Bref, ne boudons pas notre plaisir. Nous sommes le 14 février et quoi de plus romantique que de frapper en plein c½ur du Nazi en cette Saint Valentin ?

Une fois de plus je ne passe pas à côté d'une maudite mise à jour de 2 Go à laquelle s'ajoute 2 Go pour la mission Killing Fucking Hitler... Après avoir eu le temps de repeindre l'ensemble de ma maison, regarder Le Jour le plus long, trois fois, et classer par ordre alphabétique tous mes dvds, Sniper Elite 4 est enfin prêt... Merci merci merci à ma magnifique connexion en carton...
L'énervement laisse place à l'excitation de pouvoir enfin sniper quelques nazis qui ne se doutent encore de rien.
Immédiatement les habitués de la licence retrouveront leurs marques, entre le thème musical que l'on reconnaît immédiatement et la charte graphique des menus, pas de problème nous sommes bien en face d'un opus de Sniper Elite. Les modes de jeux habituels sont là : la campagne solo, les missions en coop et le multi. Je me réserve le coop pour un peu plus tard et débute immédiatement la campagne solo. Il nous est ici une fois de plus possible de choisir son niveau de difficulté, ce qui revient à diminuer les aides au tir. À savoir représentation ou non du point d'impact, influence du vent sur la trajectoire de la balle, affichage ou non de diverses indications et aides. Le niveau de la licence est dans l'ensemble assez tendu, je sélectionne donc "normal" et me lance à corps perdu dans cette nouvelle mission...

Une petite cinématique en guise d’intro, quelques dessins la complétant rappelant ceux de SEIII, mais ici beaucoup moins cheap et de meilleure facture, puis nous prenons le contrôle de Karl.

Le début du jeu m'impose un mini tuto, histoire de me rappeler les commandes de base puis me voilà enfin lâché dans la nature, libre de mes faits et gestes. Quatre objectifs pour cette première mission à savoir assassiner 4 généraux allemands afin de les fouiller et de récupérer des documents de la plus haute importance. Un peu la fleur au fusil et trop sûr de moi je commence à sniper à tout va sans prendre la peine de camoufler le bruit de détonation de mon fusil par les vrombissements fréquents des bombardiers qui me survolent. Et dans ce nouvel opus le nombre d’ennemis qui vous tombent dessus est largement supérieur à ceux des anciens opus et particulièrement dès le début du jeu… Je me suis fait défoncer la tronche et à plusieurs reprises… Sniper Elite 4 est vraiment à faire en infiltration, en prenant le temps d’étudier la map, de marquer ses ennemis, de masquer les détonations de son sniper avec les bruits ambiants afin de vous faire repérer le moins possible. Gérable pendant la première mission cela devient tout de suite plus hard dès la deuxième mission avec des snipers ennemis qui ne vous feront aucun cadeau. Mais cela reste jouissif car on est obligé d’établir un plan d’action grâce à la map… et ça c’est vraiment bon.

Graphiquement le jeu reste très agréable, un poil au dessus de Sniper Elite III et les maps me semblent beaucoup plus grandes, plus accidentées et plutôt variées. L’IA oscille entre le très bon et le moins bon… La prise en main après quelques minutes est très instinctive et les possibilités de poser mines et pièges sont disponibles très rapidement. C’est toujours très agréable de voir deux soldats ennemis se précipiter sur une mine judicieusement placée et les voir voler en éclats. La X-Ray Kill Cam est bien évidemment toujours présente et toujours aussi gore, crade et jouissive…

J’ai lu que c’était l’épisode qui pourrait réconcilier les déçus de la licence avec celle-ci… Je ne vois pas en quoi. Sniper Elite 4 est, et reste, un Sniper Elite… Même gameplay, mêmes qualités et mêmes défauts. Ce n’est pas le fait d’avoir des maps plus vastes qui va changer quelque chose. Si vous êtes allergique à cette licence passez votre chemin… En revanche si vous aimez Sniper Elite vous ne serez pas déçu, même plutôt agréablement surpris et prendrez toujours autant de plaisir à sniper du nazi à foison.

Les 10 missions proposées laissent envisager une bonne durée de vie et le nombre de collectibles à récolter participe à étoffer le scénario et à rallonger ladite durée de vie. Comme dans Sniper Elite V2 où vous pouviez shooter des bouteilles de vin planquées dans le décor, vous pourrez dans Sniper Elite 4 partir à la recherche de statues représentant un aigle dissimulées un peu partout. Le fait de récolter toutes les infos, de détruire toutes ces statues participe à l’augmentation de vos points et de votre rang vous permettant de débloquer de nouvelles armes. Chaque fin de mission se termine par une vue d’ensemble des médailles obtenues en fonction de vos actions, du nombre de kills et de la manière dont vous vous êtes débarrassés de vos ennemis. Le nombre de médailles pour atteindre ce qu’ils appellent La Perfection est hallucinant. Médiales obtenues, en solo, en coop et en multi. Une grosse durée de vie pour ce titre si vous cumulez ces trois modes de jeu.

La version Limited propose d’entrée de jeu le fameux DLC où il faut tuer Hitler. Cet add-on qui revient à chaque épisode est toujours un bonus fort sympathique.

Ce Sniper Elite 4 est un très bon cru pour les fans de la licence, plaisant et jouissif, il restera dans ma PS4 jusqu’à la fin car c’est typiquement le genre de jeu que je fais d’une traite sans me laisser distraire par d’autres jeux en cours. Vivement ce soir que j’y retourne…


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Qui n’a jamais rêvé de pouvoir un jour voler dans les cieux tel un oiseau majestueux ou tel un rapace rapide et sans pitié… Voler est depuis la nuit des temps le rêve de tout homme et ce depuis que nous avons commencé à lever la tête pour regarder le ciel…

Les petits gars de chez Ubisoft nous proposent cette opportunité depuis le 8 novembre dernier en mettant à notre disposition ce rêve aussi vieux que l’humanité, grâce à Eagle Flight spécialement développé pour la VR. S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à Ubisoft c’est bien leur volonté et leur envie de tester de nouvelles choses dès qu’une nouvelle machine ou qu’un accessoire sort. On se souvient bien sûr de ZombiU qui exploita comme jamais le GamePad de la WiiU et à présent Eagle Flight qui accompagne la révolution VR de salon.

 

Ce jeu nous permet d’incarner un aigle dans un Paris complétement reconquis par la nature et exclusivement peuplé d’animaux, les humains ayant tout simplement disparus… Nous ne savons pas si cette disparition est due à une explosion des loyers ou à une explosion nucléaire… Et puis en fin de compte cela n’a aucune espèce d’importance. Nous débutons Eagle Flight à l’intérieur de notre ½uf au moment de notre éclosion sous le regard ému de nos deux « parents » dans une petite scène tout à fait charmante.

 

Celle-ci n’est pas sans rappeler le début d’Assassin’s Creed II et la naissance d’Ezio. Un petit coup d’½il sur le côté pour avoir le temps d’apercevoir un second aiglon partageant notre nid puis l’aventure commence.

 

Une fois de plus la magie de la VR opère dès les premiers battements d’ailes. Lorsque vous survolez Paris pour la première fois l’impression de vertige et de hauteur est complétement folle, enivrante et déboussolante à souhait. Une fois de plus il ne faut pas s’attendre à une révolution graphique mais l’ensemble très coloré reste tout de même très honnête et l’impression "d’y être" fonctionne une fois de plus parfaitement. Les commandes sont très simples et instinctives. On dirige l’aigle avec sa tête, nous accélérons avec R2 puis nous freinons avec L2. Par la suite et plus nous avançons dans l’aventure, plus d’autres touches seront assignées à la manette pour accomplir de nouvelles actions. Par exemple presser la touche carré afin de lancer une onde sonique pour nous débarrasser de vautours peu engageants… Ces phases de combat sont plutôt bien foutues et ces courses poursuites très « dogfight » sont efficaces, rapides et procurent quelques moments mémorables. Rien de tel que de slalomer à fond la caisse entre les monuments parisiens à la poursuite de vautours agressifs et menaçants.
Vous pourrez également augmenter la durée de vie du jeu et varier vos objectifs en pêchant des saumons en rase-motte au dessus de la Seine ou bien en récoltant les nombreuses plumes qui se cachent dans toute la ville. Oui nous sommes bien dans un jeu Ubisoft…

La partie solo du titre se boucle en quelques heures et s’étend sur cinq chapitres. Certes cela peut sembler court mais le solo, comme celui de Battlefield 1, est à considérer comme un gros tuto en vue d’affronter des adversaires du monde entier dans la partie multi. Cette dernière ne disposant que d’un seul mode de jeu ne vous maintiendra pas en haleine des heures durant.

Le mode libre complétera les modes histoire et multi. Un mode bienvenu et jouissif, si vous voulez survoler librement Paris et slalomer tranquillement sans objectif précis à travers les monuments recouverts de verdure.

Dans l’ensemble ce titre est très agréable et l’impression de voler est sublimement retranscrite. Un titre qui se picore par petites sessions de 30 minutes et qui est une véritable bulle d’air frais vous permettant de vous changer les idées après avoir affronté la famille Baker en VR ou après avoir passé des heures à buter les clowns maléfiques de Rush of Blood.

 

 

 

 

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Conquis dès les premières minutes passées au c½ur du Manoir Spencer et ressentant pour la première fois une véritable peur dans un jeu vidéo, Resident Evil me marqua à jamais en ce mois d’août 1996. Impossible alors de retirer le jeu de ma PS1 tant ce dernier me maintint en haleine, les mains vissées sur ma manette. Une fois ce voyage horrifique terminé, je compris que je venais de m’adonner à un titre unique, viscéral et splendide… En 2016 la licence fêta ses 20 ans débouchant en 2017 sur un retour aux sources plus que bienvenu proposé par le 9e opus canonique (en comptant Resident Evil Zero et Code Veronicade la licence incontournable de Capcom.

  

Fan de la première heure je dois bien avouer qu’à l’inverse de certains vrais gros aficionados de la licence, je n’ai fait que les épisodes majeurs. En partant du premier Resident Evil de 1996, en passant par le 2, le 3, Code Veronica, RE Zero, Rebirth, le 4, le dramatique opus 5 pour finir par le très décevant numéro 6… J’ai fait l’impasse, entre autres, sur les opus Revelations, même si le numéro 2 m’attend depuis un bon moment sous blister…
Bref, revenons à ce nouvel opus. Après avoir fait la première partie de la démo disponible dans la foulée de l’E3 2016, je me suis interdit de faire la démo complétée il y a quelque temps afin de profiter à fond de Resident Evil 7.

  

Je dois préciser que j’ai longtemps hésité à acheter ce jeu le 24 janvier dernier, tant les FPS Survival Horror comme Condemned et Outlast m'ont effrayés comme jamais. Pour tout vous dire j’ai même rêvé et fait des cauchemars tant Resident Evil 7 m’obsédait une semaine avant sa sortie et tellement j’appréhendais de me jeter dans ce survival à la première personne. Je ne me rappelle plus vraiment de la teneur exacte de ces cauchemars mais je peux vous dire que le père Baker était là et que l’ensemble dudit cauchemar était particulièrement glauque, violent et dérangeant… Une obsession effrayée mêlée de peur et de curiosité…

  

Le 24 janvier pointe le bout de son nez putréfié, je me rends chez mon revendeur et repars, plein d’appréhension avec mon horrifique précieux sous le bras. Entre-temps je reçois un coup de fil me disant que mon casque VR réservé depuis décembre est enfin dispo… Putain tout se ligue contre moi pour que j’expérimente et vive la peur de ma vie…
Le week-end dernier je trouve enfin le temps d'installer ce bordel de casque VR avec ses 30 kilomètres de câbles et ses multiples connexions… Le chantier enfin terminé, plein de courage (sic) je tente Perfect (quelle merde et quelle arnaque) puis quelques jeux de VR Worlds, la mission VR de Call of Duty et… et… c’est tout pour ce week-end en mode VR…
Le samedi soir je lance Resident Evil 7 mais en classique… Je dois avouer que les 3 heures d’affilée en VR m’ont bien fatigué les rétines et que je n’aspire pour l’instant qu’à jouer en classique pour le repos de mes yeux et pour ménager mon petit c½ur. Depuis j’ai essayé Resident Evil 7 en VR mais ça nous y reviendrons un peu plus loin…
Premier constat, Resident Evil 7 est sublime et la vue FPS décuple ma frayeur et la peur de me retourner ou d’ouvrir une porte grinçante est là et bien là. Les deux premières heures passées dans cette demeure de fous m’ont tout d’abord fait penser à tout sauf à un Resident Evil malgré les avis contraires et les retours dithyrambiques des premiers tests. Puis le miracle opèra à partir du moment où j’ouvris les doubles portes flanquées de deux gros emblèmes. Cette double porte s’ouvrit sur une large pièce surmontée d’un étage ouvert et déservit par deux escaliers à sa droite et sa gauche... Un gros clin d’oeil au hall du manoir Spencer bien évidemment…

  

Et à partir de ce moment je me suis bel et bien retrouvé dans un Resident Evil. Les portes emblèmes avec les clés correspondantes à trouver, les coffres dans les salles de sauvegarde, le père Baker qui rôde à l’étage comme un véritable Némésis, les énigmes à résoudre, le fusil à choper en résolvant une énigme (merci Resident Evil), la gestion de l’inventaire très vite trop petit me forçant à élaborer diverses stratégies…

"Bon alors là je laisse mes munitions de fusil dans le coffre car je n'en n'ai besoin pour l'instant afin de me réserver de la place dans mon inventaire pour pouvoir récupérer la clé Scorpion que j'ai vu dans le sous-sol. Pour cela il faut que je prenne 30 bastos de flingue et deux herbes vertes pour flinguer ces créatures de merde..." De bons vieux reflexes de réflexions typiques propres au bon vieux Resident Evil de 1996.

Quelque peu sceptique au début de l’aventure je dois bien dire que je suis à présent complétement conquis et que je n’ai qu’une envie c’est d’y retourner afin d’en découdre avec cette famille de fous et surtout de me barrer de cet endroit maudit…

  

Ladite demeure semble immense et la durée de vie d’une bonne douzaine d’heures, assez honnête pour un Resident Evil, promet de bons moments de frayeur made in Resident Evil. Enfin j’espère car depuis la sortie du jeu, déjà de nombreux sons de cloches aussi dissonants les uns que les autres commencent à apparaitre sur le web et autour de moi. Du joueur complètement conquis au joueur extrêmement déçu car se trouvant en face d’un jeu très scripté et proposant une fin assez mauvaise, on a droit à tout… Comme je le dis toujours rien de mieux que de se faire son propre avis avec sa propre expérience… Je ne peux donc pas donner mon avis définitif n’ayant, à l’heure où j’écris ces lignes, pas encore terminé ce jeu. Pour l’instant après presque 3 heures de jeu je m’éclate comme un fou, entre tension, stratégie, exploration et stress, le cocktail Resident Evil 7 fonctionne enfin à merveille sur moi.

 

Mais qu’en est-il de la VR ?

Plein de courage je me décide hier soir à continuer cette aventure en VR histoire de profiter d’une immersion promise comme étant effrayante à souhait… Bon une fois de plus en passant en VR le downgrade visuel est assez effrayant… Mais une fois immergé dans cet univers glauque et inquiétant la magie noire opère tout de même… L’impression d’être DANS le jeu est vraiment folle et complétement dingue… Aucun mot ne pourra vraiment décrire la puissance de cette expérience et l'immersion vécue… C’est tout simplement bluffant et sidérant… La grandeur des pièces est écrasante et l’impression d’y être est viscérale.

Deux modes VR de déplacement sont dispos, l’un par à-coups et l’autre me permettant de me déplacer en vue FPS d’une façon tout à fait normale. L’un de mes potes a tenté la VR et a dû stopper au bout de 10 minutes, prit de nausées causées justement par la VR, d’autres n’ont eu aucun problème. À mon tour de voir ce qu’il en est. 

Après 25 minutes passées dans cet asile de fous en VR, l’immersion est bien entendu sublimée et la tension vraiment palpable. Revenir en vue classique provoque irrémédiablement une belle déception… Mais à mon très très très grand regret j’ai du stopper cette expérience unique car les symptômes de la cinétose étaient vraiment trop puissants. Pour vous dire après avoir arrêté la console j’ai dû me coucher dans le noir histoire de récupérer… Une belle déception pour moi car l’expérience est si forte que la peur passe au second plan pour laisser place à cette folle envie de VIVRE le jeu… Le seul regret de ce Resident Evil 7...

 

Pour conclure Resident Evil 7 est une vraie bonne surprise et même si dans la forme il nous fera irrémédiablement penser à P.T. ou à Outlast, dans le fond cet opus est définitivement un jeu Resident Evil dans tout ce qu’il a de meilleur… Si vous possédez un casque VR et que vous êtes moins sensible que moi, faites Resident Evil 7 en VR, c'est une expérience dont vous vous souviendrez longtemps... 

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S’il y a bien un jeu qui me marqua comme jamais ce fut bien The Last of Us sur PS3 en juin 2013… Une aventure extraordinaire tant sur le fond que sur la forme. Profitant d’une intro magistrale, haletante, violente, perturbante, viscérale et d’une fin parfaite, ce jeu est pour moi encore aujourd’hui le chef-d’½uvre des chefs-d’½uvre.

 

The Last of Us surfait alors en 2013 sur les peurs conscientes ou inconscientes de pandémie causée entre autres par l’ampleur de la propagation de l’épidémie de grippe A (H1N1) en 2009. Une peur viscérale qui perdure toujours aujourd’hui et à forte raison, il suffit pour cela de regarder les infos en ce début 2017 pour se rendre compte que l’on continue d’abattre des millions de volailles en Europe pour éviter la propagation de la grippe aviaire due au virus H5N8 ou encore de voir les ravages que cause la vague actuelle de grippe en France. Cette peur virale du virus tueur a fait son chemin dans l’inconscient collectif depuis des années et de manière d’autant plus concrète et inquiétante car nous nous rendons bien compte que face à une telle pandémie nous ne pourrions pas faire grand chose. Cette peur est exploitée depuis une bonne dizaine d’années par la culture pop via les comics, séries tv, films et bien sûr les jeux vidéo. The Last of Us surfait sur cette vague avec maestria en 2013 et The Last of Us Remastered (2014) est toujours d’actualité en ce début 2017. Les influences cinématographiques et télévisuelles qui sautent tout de suite aux yeux sont, entre autres, Les Fils de l’homme, Je suis une légende, Le livre d’Eli, La Route, Contagion, The Crazies, The Walking Dead, Z Nation, etc…
 Ce fut pour cette raison que l’originalité du scénario de The Last of Us fut quelque peu critiqué à l’époque. Soit, mais son point fort venait et vient toujours de l’implication que nous offre Naughty Dog en nous faisant vivre de l’intérieur cette aventure, ce voyage géographique et relationnel… Car plus que l’importance d’un scénario original ici ce qui comptait et qui compte toujours avec ce remaster c’est bien évidemment cette relation entre Joel et Ellie, véritable intérêt du jeu, à l’instar de The Walking Dead de Telltale Games où le principal intérêt du jeu était bien sûr le « couple » Lee/Clémentine. Et dans The Last of Us cette relation est une véritable réussite. Le fait d’être alors IRL le père d’une petite fille de 8 ans a très certainement et absolument pesé dans la balance et fit que ce genre d’aventure, où la « relation » avec un enfant à protéger était le centre du jeu, me toucha si profondément et si viscéralement… Ma fille ayant presque 12 ans aujourd’hui, rejouer actuellement à ce remaster est d’autant plus prégnant et marquant. Son âge se rapprochant d’avantage de celui d’Ellie qu’en 2013.

 

Ce qui m’amène à parler de la narration qui est super bien foutue dans le fond et dans la forme. L’évolution de cette relation presque père/fille devient de plus en plus viscérale et on s’attache de plus en plus à Ellie au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu… Ce qui est également le cas de Joel qui finalement ne verra plus Ellie simplement comme un paquet à acheminer tout au long de l’aventure, mais bien comme un membre de sa famille. Et ça c’est super bien fait. Car dès le début du jeu on se fout un peu de cette ado bougonne et distante, puis, plus les heures passent en sa compagnie et plus on se surprend à avoir peur pour elle, à craindre pour sa vie et on s’étonne de vouloir la protéger coûte que coûte… Une véritable réussite!!!! Sans parler des dialogues parfaitement maîtrisés et sans fausse note. 
Cette urgence, ce besoin de protection, étant palpable grâce au génie de Naughty Dog qui réussit d’une manière incroyable à créer constamment une ambiance lourde, pesante, glaude et à instaurer et imposer une tension perpétuelle. Même quand il ne se passe pas grand chose, lorsque l’on explore des maisons abandonnées, des rues vides, des égouts crades, des immeubles en ruines, l’ambiance reste tendue. Une fois de plus cela participe grandement à l’immersion proposée par The Last of Us…

 

Après le fond, revenons sur la forme… Mon dieu que ce jeu est beau… Déjà en 2013 il mettait à genoux la PS3 mais profitant aujourd’hui d’un upscale maîtrisé qui n’a pas à rougir d’un Uncharted 4, The Last of Us Remastered atteint des sommets de beauté… Je suis souvent le premier à dire que les graphismes aussi beaux soient-ils ne font pas un bon jeu, mais là il faut bien reconnaître que la magnificence des graphismes de The Last of Us et de son remaster sublime cette aventure… Que c’est beau, mais que c’est beau, maîtrisé du début à la fin, sans faute de goût, nous proposant par moment de véritables pauses poétiques, oniriques et contemplatives… Plusieurs fois j’ai vraiment été subjugué et complétement émerveillé par certains décors, paysages, lumières… Je me suis surpris à m’arrêter de jouer et à rester là, en pleine contemplation, bouche bée, absolument en admiration devant la réalisation démentielle de ce jeu… Dans le cas de The Last of Us et du remaster les graphismes participent à la qualité du jeu, indubitablement…
 La bande son est vraiment très bonne, sans parler de la V.O. et de la V.F. excellentes et la B.O. de Gustavo Santaolalla est une merveille et collant toujours parfaitement au jeu. La bonne nouvelle c’est que ce génie participera également à la B.O. de The Last of Us Part II… Ce qui nous promet quelques frissons auditifs.

Certes certaines phases de gameplay peuvent sembler quelque peu répétitives mais pas de quoi les mettre en exergue pour descendre ce jeu. Ce qui fut alors fait lors de sa sortie par quelques trolls de mauvaise foi (pléonasme) qui essayèrent tant bien que mal de trouver des arguments (bidons) pour descendre ce jeu qui se voyait alors couvert d’éloges, à juste raison.

J’avais toujours voulu refaire ce jeu depuis un bon moment mais hésitant afin de conserver intacts mes souvenirs et mes émotions de 2013. Puis trainant au fond de mes tiroirs depuis des mois je me suis dit que c’était le bon moment d’y rejouer. Une envie sûrement déclenchée par la découverte du récent trailer de The Last of Us Part II.

 

Le plaisir de suivre les aventures de Joel et Ellie dans ce monde désolé et post-apo est toujours intact et toujours aussi émouvant et plaisant. Même si certaines scènes sont restées gravées à jamais, j’en ai bien sûr oublié une bonne partie et refaire ce jeu 4 ans après la version PS3 permet vraiment une réelle redécouverte. Avant de me lancer dans l’aventure principale je me suis fait le DLC inclus dans le remaster, Left Behind, préquelle émouvante et violente se focalisant sur Ellie. Un DLC qui à l’instar du jeu principal réserve quelques moments parfaitement émouvants et oniriques.

 

Quatre années après m’avoir conquis comme aucun autre jeux n’avait pu le faire en plus de 30 années passées à jouer, The Last of Us est toujours aussi puissant et demeure pour moi, de part sa narration et la relation entre Joel et Ellie le jeu que j’avais attendu toute ma vie de joueur. Un jeu qui reste encore aujourd’hui en 2017 un jeu culte… Mon jeu ultime… Avoir traversé ce petit bout des Etats-Unis durant plusieurs mois en compagnie de Joel et Ellie est, et reste, un souvenir impérissable. Je souhaite au plus grand nombre de pouvoir vivre cette aventure aussi viscéralement qu’il m’a été donné de le faire. Ravi d’avoir pu jouer à ce très grand jeu et ravi de jouer à nouveau à ce chef-d’½uvre, à cet incontournable absolu.

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