Butcher's Blog

Butcher's Blog

Par SerialButcher Blog créé le 04/01/10 Mis à jour le 09/03/17 à 10h03

"Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses."

"Je mets les pieds où je veux Little John... Et c'est souvent dans la gueule..."

Ajouter aux favoris

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)


Depuis toujours et comme beaucoup de personnes, j'ai le regard rivé vers le ciel, les yeux perdus dans les étoiles et je suis constamment attiré par l'espace infini et mystérieux. Une envie viscérale mue par la simple et originelle attirance de l’Homme pour les étoiles, le cosmos, l'univers et alimentée par une culture cinématographique ciblée depuis mon plus jeune âge. Je citerai dans le désordre Le Trou Noir, 2001, E.T., L’Étoffe des héros, Star Wars, Explorers, Star Trek, Alien, Interstellar, Seul sur Mars, Rencontre du 3e type, Contact, Arrival et tant et tant d'autres films. Cette envie de partir perdure encore aujourd'hui. Si j'étais millionnaire mon billet pour l'espace serait prit depuis bien longtemps tout comme une option posée pour un aller simple sur Mars...
J’ai eu tout de même la chance immense et incroyable d’aller en Russie il y a des années afin de visiter La Cité des Étoiles et d’assister au lancement d’une fusée grâce au Space Camp Patrick Baudry. Une des aventures les plus incroyables de ma vie. Mais la frustration de rester au sol était malgré tout bien présente. N’étant ni millionnaire et n’ayant pas été choisi pour aller sur Mars, je me contente comme 99,9% de la population fascinée par l'espace de rêver les yeux grands ouverts... Pour palier à cette frustration nous pouvons nous abreuver de littérature spécialisée, de films de science-fiction, de documentaires et de jeux vidéo bien sûr... Nouvelle, récente et excitante étape dans nos vies, la VR de salon nous permet de nous rapprocher le plus possible d'une expérience réaliste en nous offrant à moindre frais la possibilité d'effleurer et de tutoyer les étoiles... 

 

Autant dire que lorsque j'ai vu il y a plusieurs mois JulienC jouer à Apollo 11 sur HTC j'ai prié le ciel et Youri Gagarine d’avoir un jour l'occasion de l’essayer et de vivre enfin ce fabuleux voyage fantasmé depuis toujours...   

L’adaptation d’Apollo 11 The VR Experience sur PS4 était heureusement prévue depuis toujours... L'attente fut si longue que tous ceux qui l'attendaient crurent pendant longtemps que ce portage était tout simplement abandonné... Pour mon plus grand malheur...
Puis hier je tombe par hasard sur un tweet de Playstation EU annonçant que Apollo 11 VR était disponible aujourd'hui sur le PSN pour 11,99¤... Putain j'ai presque explosé de joie en plein open space... Je file du taf en fin de journée pour me précipiter chez mon revendeur afin de m'acheter 20¤ pour approvisionner mon compte PSN, le tout sous un déluge digne d’une fin du monde... J'arrive enfin chez moi littéralement 
trempé de la tête aux pieds... Je grimpe dans mon grenier, entre le code et lance le DL... Aïe 5,1 Go... Pourvu que la connexion ne fasse pas des siennes et me télécharge le jeu en moins de 2 heures... Buzz Aldrin doit veiller sur moi car le DL est plié en 1h45...

Il est 23h et tout le monde dort dans la maison pendant que je me prépare le coeur battant à vivre, toucher et effleurer ce vieux rêve rendu virtuellement possible grâce au PSVR...

  

Une heure plus tard je retire mon casque VR avec encore des étoiles plein les yeux. Quelle expérience de dingue… Tant et si bien que j’ai enchainé sur un second run dans la foulée. Cette nuit j’ai enfin marché sur la lune…

Le jeu débute sur l’intégralité du discours de Kennedy, projeté sur un écran de cinéma et sur une télé le tout visionné dans un salon à la déco très années 60. D’une simple pression sur le bouton X vous pouvez changer de place et regarder ledit discours depuis un fauteuil se trouvant en face de la télévision ou bien depuis un autre fauteuil en face de l’écran où est projeté le film en Super 8. Le discours terminé je me retrouve survolant l’aire de lancement de la célèbre fusée. Et une fois de plus la VR nous en met plein les yeux. Une fois de plus l’impression d’y être est indescriptible et d’une efficacité redoutable. Quel bonheur mais quel bonheur de pouvoir vivre de telles expériences depuis chez soi.

Le jeu est intégralement en anglais nous faisant profiter des discussions et discours originaux ce qui décuple l’effet d’immersion. On y est…

Je monte avec l’équipage à bord de l’ascenseur nous menant à la capsule. Nous nous installons tous les trois, très à l’étroit, le nez sur les panneaux de contrôle tant l’intérieur de la capsule est ridiculement étroit… Je jette un coup d’½il par l’un des hublots et le soleil m’aveugle. Je regarde à nouveau les panneaux de contrôle car le compte à rebours vient de débuter. La capsule se met à trembler et nous sommes secoués comme des fous. Plus que quelques secondes avant de quitter notre bonne vieille Terre. La poussée des réacteurs devient assourdissante. Le coeur battant d’excitation je me sens écrasé au fond de mon siège tant la poussée de plusieurs G me compresse et m’empêche de bouger… Deux minutes plus tard montre en main nous sommes en apesanteur et un stylo me passe devant le visage comme pour me rappeler que je suis enfin dans l’espace froid, dangereux mais magnifique…

 

Vous l’aurez compris l’impression d’avoir vraiment vécu ce décollage durant la mission Apollo 11 est bien palpable. Cette séquence est bien évidemment l’une des plus impressionnantes du jeu. Oui car il s’agît d’une expérience mais aussi d’un jeu puisque nous pourrons à deux reprises contrôler notre vaisseau, alunir manuellement et bien sûr marcher sur la Lune. Les moments passés sur notre satellite n’étant pas limités nous pouvons prendre le temps de sauter sur sa surface, d’activer des panneaux, répondre au coup de fil du président et de bien sûr hisser le drapeau étoilé. Ces moments sont accompagnés d’un descriptif écrit ou audio afin de nous apprendre des choses sur les objets se trouvant sur le sol lunaire et sur certains moments précis de la mission. Apprendre tout en s’amusant en somme.  

Après avoir visité la Lune et bondit comme un cabri pendant de très longues minutes, la Terre lointaine qui trône au dessus de nos têtes nous rappelle à son bon souvenir. Il est temps de rentrer. Décollage tout en douceur puis nous pénétrons dans l’atmosphère terrestre. Et cette rentrée dans l'atmosphère, vue du cockpit, est tout aussi impressionnante que la phase de décollage. Les parachutes s’ouvrent, nous amerrissons… Nous sommes de retour sur Terre. Tous les trois entiers et vivants…

 

Apollo 11 VR sur PS4 tient la route et toutes ses promesses. J’ai été hors de l’espace et du temps pendant une heure en prenant mon pied comme jamais. Pour 11,99¤ pouvoir vivre de l’intérieur une envie et un fantasme d’enfance c’est vraiment donné… Un voyage mémorable, unique, magique et ahurissant… Il serait bien dommage de vous priver de cette expérience pour un prix si petit.

Un petit prix pour votre compte en banque, un grand prix pour votre âme de rêveur…

 

-------

Derniers articles:

Carnival Games PSVR, le royaume de l'amusement !
Sniper Elite 4, Karl Fairburne est de retour.

Ajouter à mes favoris Commenter (21)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Avec le PSVR trônant sur ma tête depuis bientôt 2 mois, les expériences et les jeux se succèdent pour le meilleur, le bon, le pire voir carrément l’arnaque (qui a dit Perfect?)… Les possibilités de s’amuser sont tout de même au rendez-vous et il y a de quoi s’occuper des heures durant. Je reste tout de même en demande continuelle de nouvelles immersions, expériences et de nouveaux dépaysements.

 

Dans le paquet de jeux VR disponibles sur le PSN il y a des petits jeux sans prétention qui fonctionnent parfaitement et qui exploitent le PSVR comme il se doit. Ma fille approchant de sa 12e année, je me suis laissé tenter par un petit jeu qui ne paye pas de mine mais qui, une fois le casque VR sur la tête fonctionne parfaitement. Le jeu idéal à partager avec ses enfants. Ce jeu, déjà sorti depuis quelque temps sur PC et sur le PSN, a rejoint ma petite collection de jeux VR durant les vacances de février. N’ayant que peu de retour sur Carnival Games VR je me suis vraiment lancé sans filet dans ce tour virtuel de fête foraine.


Premier constat le jeu est super propre, absolument net et ne souffre d’aucun aliasing ni effet de flou. Les couleurs sont vives et colorées, remplissant parfaitement leur office pour ce genre d’univers. Le fond sonore vous immergera dans une ambiance de fête foraine avec cris lointains et bruits de manèges à foison. Plusieurs aires de jeux symbolisées par des portails s’offrent à vous après avoir été accueilli par la mascotte du jeu qui vous suivra partout et vous présentera toutes les attractions de cette fête foraine. Une seule d’entre elles est accessible en début de jeu et il vous faudra débloquer les autres en récoltant un nombre de tickets précis, et ce, jusqu’à avoir finalement débloqué les 12 attractions proposées. Oui 12 attractions seulement… Un peu léger ? J’y reviendrai plus tard. 

Après avoir essayé la totalité des attractions, il faut bien admettre que toutes ne sont pas égales en ce concerne l’intérêt ou la précision des activités proposées. Mes préférences vont à La Maison hantée, L’Anneau de la chance, Le Lâcher de gâteaux,  Paniers et Le Mur d’escalade. Il reste donc Lait en Or, Jockey, Fléchettes, Splash, À vos battes, Stand de tir et Joyeux bowling. Non pas que ces derniers jeux soient vraiment mauvais, je dirais juste que personnellement ils m’ont beaucoup moins amusés que les premiers cités. Ma fille de 12 ans, quant à elle, a beaucoup apprécié La Maison hantée, Le Lâcher de gâteaux et Le Mur d’escalade.

 

En ce qui me concerne, La Maison hantée est l’une des attractions qui fonctionne le mieux. Que ce soit du point de vue de l’immersion VR, des graphismes et de l’ambiance. On est vraiment dans la maison hantée de Disneyland. Vraiment bon enfant, efficace et très plaisant à jouer, ne provoquant aucun malaise ni mal des transports. Parfait pour des gens sensibles au motion sickness ou pour des enfants. Seul reproche la session est très courte et j'en aurais bien pris pour 10 minutes supplémentaires. Le but est simple, il faut à l’aide de deux pistolets laser détruire des cibles en mouvement, ou non, représentant fantômes, sorcières ou zombies, le tout dans un style très cartoon et très enfantin. Efficace, amusant et vraiment immersif.

L’autre attraction un peu "con-con" mais que j’aime beaucoup c’est L’Anneau de la chance. Le principe est simple, il faut comme son nom l’indique lancer des anneaux autour de piquets afin de marquer le plus de points possible. Une fois encore la VR fonctionne à merveille et la précision des PSMove est d’une efficacité redoutable sur cette attraction. J’ai passé de très nombreuses minutes à essayer d’augmenter mon score comme un imbécile heureux… Je ne peux vous dire pourquoi j’aime cette attraction. Peut-être car elle est très précise et que je peux lancer les anneaux quasiment exactement où je veux ou tout simplement parce que je m’amuse… L’essence même du jeu vidéo quoi…


L’autre jeu qui fonctionne aussi très bien et qui est pour le coup le plus long de tous est Le Mur d’escalade. Vous devrez franchir le plus vite possible, en dominant la série d’obstacles qui s’offre à vous, ledit mur d’escalade jusqu’à atteindre la couronne qui se trouve tout en haut de la structure. Une fois encore la VR marche parfaitement et lorsque vous regardez vers le bas l’impression de hauteur et de vertige fonctionne super bien. Saisir virtuellement les bacs, les chaines ou les cordes se fait sans difficulté et les quelques nuages de poussière qui peuvent vous tomber virtuellement sur le visage vous donne vraiment envie de tousser. Du tout bon!


Dans la section Sport du parc d’attraction il y a le jeu Paniers ! qui même s’il n’est pas très très amusant reste sympathique. Le but est ici de lancer un maximum de ballons de basket dans un panier, logique, afin de marquer le plus de points possible. Très précis, il fait partie des jeux les moins frustrants de Carnival Games VR.
 

Dernier jeu que j’affectionne particulièrement est Le Lâcher de gâteaux. Ici encore la précision des PSMove est au top et l’on déplace nos deux assiettes (une dans chaque main) pour rattraper les 40 gâteaux qui sont projetés dans les airs, avec une efficacité et une précision redoutables… Idiote sur le papier cette attraction est bizarrement très drôle et vraiment plaisante. Car une fois de plus super précise et fatalement super efficace. Avec ma fille c'est une véritable course au scoring que nous nous livrons sur ce jeu... 

 

Certaines attractions ne sont pas aussi précises, donc pas vraiment amusantes et après avoir tenter vainement d’en faire quelque chose on finit par ne plus y jouer… Fléchettes est dramatique d’imprécision, Splash, Jockey et À vos battes sont du même tenant et ne procurent que peu d'amusement finalement… Rédhibitoire pour moi…

Carnival Games VR est un jeu qui pour la majorité des activités fonctionne vraiment très bien. La précision des PSMove, l’immersion proposée par la VR et l’absence totale de motion sickness en font un jeu très agréable, bon enfant et sans prise de tête.  
À 10 euros il aurait été parfait. À 20 euros, prix de vente actuel, Carnival Games VR peut sembler un peu trop cher car le nombre d’attractions reste assez faible une fois toutes les aires de jeux débloquées. J’aurai aimé plus de jeux, plus de stands, (les idées ne manquent pas pourtant) et pourquoi ne nous avoir pas donné l’occasion de profiter de manèges et d’attractions à sensations fortes via le PSVR, c’était l’occasion d’exploiter ce périphérique. Sans être obligé de nous faire vomir, sachant que les enfants restent une cible potentielle pour un tel jeu, les idées étaient une fois de plus nombreuses et quasiment illimitées… 

Toujours est-il que je ne regrette pas mon achat, Carnival Games VR n’est pas un grand jeu, mais reste une petite bulle d’oxygène sans prétention qui vous apportera détente et évasion, seul ou en famille. Et ça, c’est déjà pas mal…

----------

Autres articles:
Sniper Elite 4, Karl Fairburne est de retour.
Apollo 11 PSVR. Cette nuit j'ai enfin marché sur la Lune.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Karl Fairburne est enfin de retour dans ce quatrième opus de la licence Sniper Elite. Il déteste autant les nazis et est toujours partant pour faire exploser des centaines de têtes à l’aide de son fusil de sniper…

 

En 2005 le premier opus nous permettait d’errer au coeur d’un Berlin en ruines afin d’y semer la mort et la désolation dans les rangs ennemis. Sniper Elite V2 comme son nom l’indiquait, conduisait notre héros au fin fond de l’Allemagne afin d’éliminer les responsables du programme meurtrier V2 et d’assister à la fin du conflit mondial. En 2014, Sniper Elite III Afrika nous proposait un changement radical de décor et, profitant d’un retour en arrière chronologique, nous permettait de fouler le sol Africain afin de nous mesurer à l’Afrika Korps, dirigé d’une main de fer par le sinistre Rommel. Exit l’Allemagne en ruines. Exit les troupes Russes Vs les troupes Allemandes. Exit Berlin. Exit la fin de la guerre. Place à l’Afrique. 
Nous pouvions alors exercer tous nos talents de sniper contre les troupes ennemies en Libye, Egypte et Tunisie.

En changeant simplement de théâtre d’opération et en ne s’enfermant plus dans une aventure chronologique, les gars de chez Rebellion ont trouvé le moyen de décliner à l’envie leur licence en nous faisant profiter des grandes campagnes de la Seconde Guerre mondiale. Avec Sniper Elite 4 nous restons encore au soleil puisqu'après l’Afrique nous nous retrouvons en Italie. En 1943 Mussolini est plus puissant que jamais et sa dictature sanguinaire et impitoyable épaulée par Hitler, est à son apogée. Mais c'était sans compter sur Karl Fairburne qui une fois de plus mettra tout en oeuvre pour contrecarrer les plans de domination des troupes allemandes et cette fois italiennes. 

Sniper Elite est une licence qui depuis SEV2 m’a toujours plu. Sans vraiment comprendre pourquoi, Sniper Elite V2 fut alors très souvent critiqué (à tort), descendu et décrié… J’avais pour ma part adoré ce titre, malgré quelques errances de gameplay et une maniabilité parfois chancelante… Une fois ces quelques défauts mis de côté, Rebellion nous proposait finalement un titre mi-action, mi-infiltration, assez jouissif, rythmé, violent, dépaysant et offrant diverses manières d’accomplir nos missions. Après avoir effectué 2 runs, fait et refait de fond en comble le DLC « Assassiner le Führer», j’attendais l’annonce d’une suite avec grande impatience.
Le passage sur la PS4 permit à Sniper Elite III Afrika de profiter de graphismes et d’éclairages dynamiques plus que bienvenus. L’impression de soleil écrasant et de chaleur était particulièrement bien retranscrite. Ce nouvel opus proposait un nombre de missions variées et très différentes de SEV2, alternant entre le jour et la nuit, l'assaut de complexes particulièrement bien gardés ou des séquences d'infiltration à travers des oasis vides nous offrant seulement quelques palmiers pour nous dissimuler...

 

Une fois cet opus terminé, en mal de Sniper Elite et de X-Ray Kill Cam, je m’étais laissé tenter en 2015 par la compilation Zombie Army Trilogy proposant trois campagnes d’une vingtaine de niveaux plus glauques les uns que les autres durant lesquels nous défouraillions du Zombie à tout va. Quoi de plus jouissif que de buter du Nazi Zombie à foison ?

Même si cette compilation prenait part dans l’univers de Sniper Elite, il faut la considérer comme un add-on à part entière n’ayant aucun lien avec la métahistoire de Karl Fairburne. Le niveau de difficulté de cette compilation était hallucinant lorsque vous jouiez en solo. Pensé pour être parcouru en coop (jusqu’à 4) Zombie Army Trilogy devient alors dans cette configuration beaucoup plus simple… Le nombre de zombies à l’écran est tout simplement bluffant et flippant à souhait. Un jeu effrayant en solo tant par son ambiance que par sa difficulté extrême. Je n’ai d’ailleurs jamais pu le terminer, rebuter par tant de difficulté.

 

Puis au fil des mois l’annonce d’un nouveau Sniper Elite 4 commençait à émerger. Étonnant de voir les mecs de chez Rebellion s’accrocher à leur licence ayant l’impression que chaque opus n’attire pas vraiment les foules. Je dois sûrement me tromper. En tout cas personnellement je suis ravi quant à l’arrivée de ce 4e opus, peut-être un peu moins par le théâtre d’opération choisi, ayant une préférence pour la bataille de Normandie.


Bref, ne boudons pas notre plaisir. Nous sommes le 14 février et quoi de plus romantique que de frapper en plein c½ur du Nazi en cette Saint Valentin ?

Une fois de plus je ne passe pas à côté d'une maudite mise à jour de 2 Go à laquelle s'ajoute 2 Go pour la mission Killing Fucking Hitler... Après avoir eu le temps de repeindre l'ensemble de ma maison, regarder Le Jour le plus long, trois fois, et classer par ordre alphabétique tous mes dvds, Sniper Elite 4 est enfin prêt... Merci merci merci à ma magnifique connexion en carton...
L'énervement laisse place à l'excitation de pouvoir enfin sniper quelques nazis qui ne se doutent encore de rien.
Immédiatement les habitués de la licence retrouveront leurs marques, entre le thème musical que l'on reconnaît immédiatement et la charte graphique des menus, pas de problème nous sommes bien en face d'un opus de Sniper Elite. Les modes de jeux habituels sont là : la campagne solo, les missions en coop et le multi. Je me réserve le coop pour un peu plus tard et débute immédiatement la campagne solo. Il nous est ici une fois de plus possible de choisir son niveau de difficulté, ce qui revient à diminuer les aides au tir. À savoir représentation ou non du point d'impact, influence du vent sur la trajectoire de la balle, affichage ou non de diverses indications et aides. Le niveau de la licence est dans l'ensemble assez tendu, je sélectionne donc "normal" et me lance à corps perdu dans cette nouvelle mission...

Une petite cinématique en guise d’intro, quelques dessins la complétant rappelant ceux de SEIII, mais ici beaucoup moins cheap et de meilleure facture, puis nous prenons le contrôle de Karl.

Le début du jeu m'impose un mini tuto, histoire de me rappeler les commandes de base puis me voilà enfin lâché dans la nature, libre de mes faits et gestes. Quatre objectifs pour cette première mission à savoir assassiner 4 généraux allemands afin de les fouiller et de récupérer des documents de la plus haute importance. Un peu la fleur au fusil et trop sûr de moi je commence à sniper à tout va sans prendre la peine de camoufler le bruit de détonation de mon fusil par les vrombissements fréquents des bombardiers qui me survolent. Et dans ce nouvel opus le nombre d’ennemis qui vous tombent dessus est largement supérieur à ceux des anciens opus et particulièrement dès le début du jeu… Je me suis fait défoncer la tronche et à plusieurs reprises… Sniper Elite 4 est vraiment à faire en infiltration, en prenant le temps d’étudier la map, de marquer ses ennemis, de masquer les détonations de son sniper avec les bruits ambiants afin de vous faire repérer le moins possible. Gérable pendant la première mission cela devient tout de suite plus hard dès la deuxième mission avec des snipers ennemis qui ne vous feront aucun cadeau. Mais cela reste jouissif car on est obligé d’établir un plan d’action grâce à la map… et ça c’est vraiment bon.

Graphiquement le jeu reste très agréable, un poil au dessus de Sniper Elite III et les maps me semblent beaucoup plus grandes, plus accidentées et plutôt variées. L’IA oscille entre le très bon et le moins bon… La prise en main après quelques minutes est très instinctive et les possibilités de poser mines et pièges sont disponibles très rapidement. C’est toujours très agréable de voir deux soldats ennemis se précipiter sur une mine judicieusement placée et les voir voler en éclats. La X-Ray Kill Cam est bien évidemment toujours présente et toujours aussi gore, crade et jouissive…

J’ai lu que c’était l’épisode qui pourrait réconcilier les déçus de la licence avec celle-ci… Je ne vois pas en quoi. Sniper Elite 4 est, et reste, un Sniper Elite… Même gameplay, mêmes qualités et mêmes défauts. Ce n’est pas le fait d’avoir des maps plus vastes qui va changer quelque chose. Si vous êtes allergique à cette licence passez votre chemin… En revanche si vous aimez Sniper Elite vous ne serez pas déçu, même plutôt agréablement surpris et prendrez toujours autant de plaisir à sniper du nazi à foison.

Les 10 missions proposées laissent envisager une bonne durée de vie et le nombre de collectibles à récolter participe à étoffer le scénario et à rallonger ladite durée de vie. Comme dans Sniper Elite V2 où vous pouviez shooter des bouteilles de vin planquées dans le décor, vous pourrez dans Sniper Elite 4 partir à la recherche de statues représentant un aigle dissimulées un peu partout. Le fait de récolter toutes les infos, de détruire toutes ces statues participe à l’augmentation de vos points et de votre rang vous permettant de débloquer de nouvelles armes. Chaque fin de mission se termine par une vue d’ensemble des médailles obtenues en fonction de vos actions, du nombre de kills et de la manière dont vous vous êtes débarrassés de vos ennemis. Le nombre de médailles pour atteindre ce qu’ils appellent La Perfection est hallucinant. Médiales obtenues, en solo, en coop et en multi. Une grosse durée de vie pour ce titre si vous cumulez ces trois modes de jeu.

La version Limited propose d’entrée de jeu le fameux DLC où il faut tuer Hitler. Cet add-on qui revient à chaque épisode est toujours un bonus fort sympathique.

Ce Sniper Elite 4 est un très bon cru pour les fans de la licence, plaisant et jouissif, il restera dans ma PS4 jusqu’à la fin car c’est typiquement le genre de jeu que je fais d’une traite sans me laisser distraire par d’autres jeux en cours. Vivement ce soir que j’y retourne…


Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Qui n’a jamais rêvé de pouvoir un jour voler dans les cieux tel un oiseau majestueux ou tel un rapace rapide et sans pitié… Voler est depuis la nuit des temps le rêve de tout homme et ce depuis que nous avons commencé à lever la tête pour regarder le ciel…

Les petits gars de chez Ubisoft nous proposent cette opportunité depuis le 8 novembre dernier en mettant à notre disposition ce rêve aussi vieux que l’humanité, grâce à Eagle Flight spécialement développé pour la VR. S’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à Ubisoft c’est bien leur volonté et leur envie de tester de nouvelles choses dès qu’une nouvelle machine ou qu’un accessoire sort. On se souvient bien sûr de ZombiU qui exploita comme jamais le GamePad de la WiiU et à présent Eagle Flight qui accompagne la révolution VR de salon.

 

Ce jeu nous permet d’incarner un aigle dans un Paris complétement reconquis par la nature et exclusivement peuplé d’animaux, les humains ayant tout simplement disparus… Nous ne savons pas si cette disparition est due à une explosion des loyers ou à une explosion nucléaire… Et puis en fin de compte cela n’a aucune espèce d’importance. Nous débutons Eagle Flight à l’intérieur de notre ½uf au moment de notre éclosion sous le regard ému de nos deux « parents » dans une petite scène tout à fait charmante.

 

Celle-ci n’est pas sans rappeler le début d’Assassin’s Creed II et la naissance d’Ezio. Un petit coup d’½il sur le côté pour avoir le temps d’apercevoir un second aiglon partageant notre nid puis l’aventure commence.

 

Une fois de plus la magie de la VR opère dès les premiers battements d’ailes. Lorsque vous survolez Paris pour la première fois l’impression de vertige et de hauteur est complétement folle, enivrante et déboussolante à souhait. Une fois de plus il ne faut pas s’attendre à une révolution graphique mais l’ensemble très coloré reste tout de même très honnête et l’impression "d’y être" fonctionne une fois de plus parfaitement. Les commandes sont très simples et instinctives. On dirige l’aigle avec sa tête, nous accélérons avec R2 puis nous freinons avec L2. Par la suite et plus nous avançons dans l’aventure, plus d’autres touches seront assignées à la manette pour accomplir de nouvelles actions. Par exemple presser la touche carré afin de lancer une onde sonique pour nous débarrasser de vautours peu engageants… Ces phases de combat sont plutôt bien foutues et ces courses poursuites très « dogfight » sont efficaces, rapides et procurent quelques moments mémorables. Rien de tel que de slalomer à fond la caisse entre les monuments parisiens à la poursuite de vautours agressifs et menaçants.
Vous pourrez également augmenter la durée de vie du jeu et varier vos objectifs en pêchant des saumons en rase-motte au dessus de la Seine ou bien en récoltant les nombreuses plumes qui se cachent dans toute la ville. Oui nous sommes bien dans un jeu Ubisoft…

La partie solo du titre se boucle en quelques heures et s’étend sur cinq chapitres. Certes cela peut sembler court mais le solo, comme celui de Battlefield 1, est à considérer comme un gros tuto en vue d’affronter des adversaires du monde entier dans la partie multi. Cette dernière ne disposant que d’un seul mode de jeu ne vous maintiendra pas en haleine des heures durant.

Le mode libre complétera les modes histoire et multi. Un mode bienvenu et jouissif, si vous voulez survoler librement Paris et slalomer tranquillement sans objectif précis à travers les monuments recouverts de verdure.

Dans l’ensemble ce titre est très agréable et l’impression de voler est sublimement retranscrite. Un titre qui se picore par petites sessions de 30 minutes et qui est une véritable bulle d’air frais vous permettant de vous changer les idées après avoir affronté la famille Baker en VR ou après avoir passé des heures à buter les clowns maléfiques de Rush of Blood.

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Conquis dès les premières minutes passées au c½ur du Manoir Spencer et ressentant pour la première fois une véritable peur dans un jeu vidéo, Resident Evil me marqua à jamais en ce mois d’août 1996. Impossible alors de retirer le jeu de ma PS1 tant ce dernier me maintint en haleine, les mains vissées sur ma manette. Une fois ce voyage horrifique terminé, je compris que je venais de m’adonner à un titre unique, viscéral et splendide… En 2016 la licence fêta ses 20 ans débouchant en 2017 sur un retour aux sources plus que bienvenu proposé par le 9e opus canonique (en comptant Resident Evil Zero et Code Veronicade la licence incontournable de Capcom.

  

Fan de la première heure je dois bien avouer qu’à l’inverse de certains vrais gros aficionados de la licence, je n’ai fait que les épisodes majeurs. En partant du premier Resident Evil de 1996, en passant par le 2, le 3, Code Veronica, RE Zero, Rebirth, le 4, le dramatique opus 5 pour finir par le très décevant numéro 6… J’ai fait l’impasse, entre autres, sur les opus Revelations, même si le numéro 2 m’attend depuis un bon moment sous blister…
Bref, revenons à ce nouvel opus. Après avoir fait la première partie de la démo disponible dans la foulée de l’E3 2016, je me suis interdit de faire la démo complétée il y a quelque temps afin de profiter à fond de Resident Evil 7.

  

Je dois préciser que j’ai longtemps hésité à acheter ce jeu le 24 janvier dernier, tant les FPS Survival Horror comme Condemned et Outlast m'ont effrayés comme jamais. Pour tout vous dire j’ai même rêvé et fait des cauchemars tant Resident Evil 7 m’obsédait une semaine avant sa sortie et tellement j’appréhendais de me jeter dans ce survival à la première personne. Je ne me rappelle plus vraiment de la teneur exacte de ces cauchemars mais je peux vous dire que le père Baker était là et que l’ensemble dudit cauchemar était particulièrement glauque, violent et dérangeant… Une obsession effrayée mêlée de peur et de curiosité…

  

Le 24 janvier pointe le bout de son nez putréfié, je me rends chez mon revendeur et repars, plein d’appréhension avec mon horrifique précieux sous le bras. Entre-temps je reçois un coup de fil me disant que mon casque VR réservé depuis décembre est enfin dispo… Putain tout se ligue contre moi pour que j’expérimente et vive la peur de ma vie…
Le week-end dernier je trouve enfin le temps d'installer ce bordel de casque VR avec ses 30 kilomètres de câbles et ses multiples connexions… Le chantier enfin terminé, plein de courage (sic) je tente Perfect (quelle merde et quelle arnaque) puis quelques jeux de VR Worlds, la mission VR de Call of Duty et… et… c’est tout pour ce week-end en mode VR…
Le samedi soir je lance Resident Evil 7 mais en classique… Je dois avouer que les 3 heures d’affilée en VR m’ont bien fatigué les rétines et que je n’aspire pour l’instant qu’à jouer en classique pour le repos de mes yeux et pour ménager mon petit c½ur. Depuis j’ai essayé Resident Evil 7 en VR mais ça nous y reviendrons un peu plus loin…
Premier constat, Resident Evil 7 est sublime et la vue FPS décuple ma frayeur et la peur de me retourner ou d’ouvrir une porte grinçante est là et bien là. Les deux premières heures passées dans cette demeure de fous m’ont tout d’abord fait penser à tout sauf à un Resident Evil malgré les avis contraires et les retours dithyrambiques des premiers tests. Puis le miracle opèra à partir du moment où j’ouvris les doubles portes flanquées de deux gros emblèmes. Cette double porte s’ouvrit sur une large pièce surmontée d’un étage ouvert et déservit par deux escaliers à sa droite et sa gauche... Un gros clin d’oeil au hall du manoir Spencer bien évidemment…

  

Et à partir de ce moment je me suis bel et bien retrouvé dans un Resident Evil. Les portes emblèmes avec les clés correspondantes à trouver, les coffres dans les salles de sauvegarde, le père Baker qui rôde à l’étage comme un véritable Némésis, les énigmes à résoudre, le fusil à choper en résolvant une énigme (merci Resident Evil), la gestion de l’inventaire très vite trop petit me forçant à élaborer diverses stratégies…

"Bon alors là je laisse mes munitions de fusil dans le coffre car je n'en n'ai besoin pour l'instant afin de me réserver de la place dans mon inventaire pour pouvoir récupérer la clé Scorpion que j'ai vu dans le sous-sol. Pour cela il faut que je prenne 30 bastos de flingue et deux herbes vertes pour flinguer ces créatures de merde..." De bons vieux reflexes de réflexions typiques propres au bon vieux Resident Evil de 1996.

Quelque peu sceptique au début de l’aventure je dois bien dire que je suis à présent complétement conquis et que je n’ai qu’une envie c’est d’y retourner afin d’en découdre avec cette famille de fous et surtout de me barrer de cet endroit maudit…

  

Ladite demeure semble immense et la durée de vie d’une bonne douzaine d’heures, assez honnête pour un Resident Evil, promet de bons moments de frayeur made in Resident Evil. Enfin j’espère car depuis la sortie du jeu, déjà de nombreux sons de cloches aussi dissonants les uns que les autres commencent à apparaitre sur le web et autour de moi. Du joueur complètement conquis au joueur extrêmement déçu car se trouvant en face d’un jeu très scripté et proposant une fin assez mauvaise, on a droit à tout… Comme je le dis toujours rien de mieux que de se faire son propre avis avec sa propre expérience… Je ne peux donc pas donner mon avis définitif n’ayant, à l’heure où j’écris ces lignes, pas encore terminé ce jeu. Pour l’instant après presque 3 heures de jeu je m’éclate comme un fou, entre tension, stratégie, exploration et stress, le cocktail Resident Evil 7 fonctionne enfin à merveille sur moi.

 

Mais qu’en est-il de la VR ?

Plein de courage je me décide hier soir à continuer cette aventure en VR histoire de profiter d’une immersion promise comme étant effrayante à souhait… Bon une fois de plus en passant en VR le downgrade visuel est assez effrayant… Mais une fois immergé dans cet univers glauque et inquiétant la magie noire opère tout de même… L’impression d’être DANS le jeu est vraiment folle et complétement dingue… Aucun mot ne pourra vraiment décrire la puissance de cette expérience et l'immersion vécue… C’est tout simplement bluffant et sidérant… La grandeur des pièces est écrasante et l’impression d’y être est viscérale.

Deux modes VR de déplacement sont dispos, l’un par à-coups et l’autre me permettant de me déplacer en vue FPS d’une façon tout à fait normale. L’un de mes potes a tenté la VR et a dû stopper au bout de 10 minutes, prit de nausées causées justement par la VR, d’autres n’ont eu aucun problème. À mon tour de voir ce qu’il en est. 

Après 25 minutes passées dans cet asile de fous en VR, l’immersion est bien entendu sublimée et la tension vraiment palpable. Revenir en vue classique provoque irrémédiablement une belle déception… Mais à mon très très très grand regret j’ai du stopper cette expérience unique car les symptômes de la cinétose étaient vraiment trop puissants. Pour vous dire après avoir arrêté la console j’ai dû me coucher dans le noir histoire de récupérer… Une belle déception pour moi car l’expérience est si forte que la peur passe au second plan pour laisser place à cette folle envie de VIVRE le jeu… Le seul regret de ce Resident Evil 7...

 

Pour conclure Resident Evil 7 est une vraie bonne surprise et même si dans la forme il nous fera irrémédiablement penser à P.T. ou à Outlast, dans le fond cet opus est définitivement un jeu Resident Evil dans tout ce qu’il a de meilleur… Si vous possédez un casque VR et que vous êtes moins sensible que moi, faites Resident Evil 7 en VR, c'est une expérience dont vous vous souviendrez longtemps... 

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

 

S’il y a bien un jeu qui me marqua comme jamais ce fut bien The Last of Us sur PS3 en juin 2013… Une aventure extraordinaire tant sur le fond que sur la forme. Profitant d’une intro magistrale, haletante, violente, perturbante, viscérale et d’une fin parfaite, ce jeu est pour moi encore aujourd’hui le chef-d’½uvre des chefs-d’½uvre.

 

The Last of Us surfait alors en 2013 sur les peurs conscientes ou inconscientes de pandémie causée entre autres par l’ampleur de la propagation de l’épidémie de grippe A (H1N1) en 2009. Une peur viscérale qui perdure toujours aujourd’hui et à forte raison, il suffit pour cela de regarder les infos en ce début 2017 pour se rendre compte que l’on continue d’abattre des millions de volailles en Europe pour éviter la propagation de la grippe aviaire due au virus H5N8 ou encore de voir les ravages que cause la vague actuelle de grippe en France. Cette peur virale du virus tueur a fait son chemin dans l’inconscient collectif depuis des années et de manière d’autant plus concrète et inquiétante car nous nous rendons bien compte que face à une telle pandémie nous ne pourrions pas faire grand chose. Cette peur est exploitée depuis une bonne dizaine d’années par la culture pop via les comics, séries tv, films et bien sûr les jeux vidéo. The Last of Us surfait sur cette vague avec maestria en 2013 et The Last of Us Remastered (2014) est toujours d’actualité en ce début 2017. Les influences cinématographiques et télévisuelles qui sautent tout de suite aux yeux sont, entre autres, Les Fils de l’homme, Je suis une légende, Le livre d’Eli, La Route, Contagion, The Crazies, The Walking Dead, Z Nation, etc…
 Ce fut pour cette raison que l’originalité du scénario de The Last of Us fut quelque peu critiqué à l’époque. Soit, mais son point fort venait et vient toujours de l’implication que nous offre Naughty Dog en nous faisant vivre de l’intérieur cette aventure, ce voyage géographique et relationnel… Car plus que l’importance d’un scénario original ici ce qui comptait et qui compte toujours avec ce remaster c’est bien évidemment cette relation entre Joel et Ellie, véritable intérêt du jeu, à l’instar de The Walking Dead de Telltale Games où le principal intérêt du jeu était bien sûr le « couple » Lee/Clémentine. Et dans The Last of Us cette relation est une véritable réussite. Le fait d’être alors IRL le père d’une petite fille de 8 ans a très certainement et absolument pesé dans la balance et fit que ce genre d’aventure, où la « relation » avec un enfant à protéger était le centre du jeu, me toucha si profondément et si viscéralement… Ma fille ayant presque 12 ans aujourd’hui, rejouer actuellement à ce remaster est d’autant plus prégnant et marquant. Son âge se rapprochant d’avantage de celui d’Ellie qu’en 2013.

 

Ce qui m’amène à parler de la narration qui est super bien foutue dans le fond et dans la forme. L’évolution de cette relation presque père/fille devient de plus en plus viscérale et on s’attache de plus en plus à Ellie au fur et à mesure que l’on progresse dans le jeu… Ce qui est également le cas de Joel qui finalement ne verra plus Ellie simplement comme un paquet à acheminer tout au long de l’aventure, mais bien comme un membre de sa famille. Et ça c’est super bien fait. Car dès le début du jeu on se fout un peu de cette ado bougonne et distante, puis, plus les heures passent en sa compagnie et plus on se surprend à avoir peur pour elle, à craindre pour sa vie et on s’étonne de vouloir la protéger coûte que coûte… Une véritable réussite!!!! Sans parler des dialogues parfaitement maîtrisés et sans fausse note. 
Cette urgence, ce besoin de protection, étant palpable grâce au génie de Naughty Dog qui réussit d’une manière incroyable à créer constamment une ambiance lourde, pesante, glaude et à instaurer et imposer une tension perpétuelle. Même quand il ne se passe pas grand chose, lorsque l’on explore des maisons abandonnées, des rues vides, des égouts crades, des immeubles en ruines, l’ambiance reste tendue. Une fois de plus cela participe grandement à l’immersion proposée par The Last of Us…

 

Après le fond, revenons sur la forme… Mon dieu que ce jeu est beau… Déjà en 2013 il mettait à genoux la PS3 mais profitant aujourd’hui d’un upscale maîtrisé qui n’a pas à rougir d’un Uncharted 4, The Last of Us Remastered atteint des sommets de beauté… Je suis souvent le premier à dire que les graphismes aussi beaux soient-ils ne font pas un bon jeu, mais là il faut bien reconnaître que la magnificence des graphismes de The Last of Us et de son remaster sublime cette aventure… Que c’est beau, mais que c’est beau, maîtrisé du début à la fin, sans faute de goût, nous proposant par moment de véritables pauses poétiques, oniriques et contemplatives… Plusieurs fois j’ai vraiment été subjugué et complétement émerveillé par certains décors, paysages, lumières… Je me suis surpris à m’arrêter de jouer et à rester là, en pleine contemplation, bouche bée, absolument en admiration devant la réalisation démentielle de ce jeu… Dans le cas de The Last of Us et du remaster les graphismes participent à la qualité du jeu, indubitablement…
 La bande son est vraiment très bonne, sans parler de la V.O. et de la V.F. excellentes et la B.O. de Gustavo Santaolalla est une merveille et collant toujours parfaitement au jeu. La bonne nouvelle c’est que ce génie participera également à la B.O. de The Last of Us Part II… Ce qui nous promet quelques frissons auditifs.

Certes certaines phases de gameplay peuvent sembler quelque peu répétitives mais pas de quoi les mettre en exergue pour descendre ce jeu. Ce qui fut alors fait lors de sa sortie par quelques trolls de mauvaise foi (pléonasme) qui essayèrent tant bien que mal de trouver des arguments (bidons) pour descendre ce jeu qui se voyait alors couvert d’éloges, à juste raison.

J’avais toujours voulu refaire ce jeu depuis un bon moment mais hésitant afin de conserver intacts mes souvenirs et mes émotions de 2013. Puis trainant au fond de mes tiroirs depuis des mois je me suis dit que c’était le bon moment d’y rejouer. Une envie sûrement déclenchée par la découverte du récent trailer de The Last of Us Part II.

 

Le plaisir de suivre les aventures de Joel et Ellie dans ce monde désolé et post-apo est toujours intact et toujours aussi émouvant et plaisant. Même si certaines scènes sont restées gravées à jamais, j’en ai bien sûr oublié une bonne partie et refaire ce jeu 4 ans après la version PS3 permet vraiment une réelle redécouverte. Avant de me lancer dans l’aventure principale je me suis fait le DLC inclus dans le remaster, Left Behind, préquelle émouvante et violente se focalisant sur Ellie. Un DLC qui à l’instar du jeu principal réserve quelques moments parfaitement émouvants et oniriques.

 

Quatre années après m’avoir conquis comme aucun autre jeux n’avait pu le faire en plus de 30 années passées à jouer, The Last of Us est toujours aussi puissant et demeure pour moi, de part sa narration et la relation entre Joel et Ellie le jeu que j’avais attendu toute ma vie de joueur. Un jeu qui reste encore aujourd’hui en 2017 un jeu culte… Mon jeu ultime… Avoir traversé ce petit bout des Etats-Unis durant plusieurs mois en compagnie de Joel et Ellie est, et reste, un souvenir impérissable. Je souhaite au plus grand nombre de pouvoir vivre cette aventure aussi viscéralement qu’il m’a été donné de le faire. Ravi d’avoir pu jouer à ce très grand jeu et ravi de jouer à nouveau à ce chef-d’½uvre, à cet incontournable absolu.

Ajouter à mes favoris Commenter (17)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Steep, véritable bouffée d’oxygène non-violente qui clôtura la conférence Ubisoft lors du dernier E3 me fit alors de l’½il car enfin, enfin, nous terminions une conférence sans les habituelles tueries ou scènes de fusillades tirées d’un prochain jeu d’action violent et sanglant…

 

Steep signifie « raide », et on parle bien ici de pentes enneigées et non de ce qui se passa dans mon froc à l’annonce d’une beta fermée du jeu hivernal d’Ubisoft Annecy. Cette dernière se termina le 14 novembre laissant place à une prochaine beta ouverte prévue cette fois du 18 au 21 novembre…

Une beta fermée finalement disponible sur ma PS4 après avoir téléchargé 24Go de données… Oui vous avez bien lu, 24Go… Un poids de fou pour une beta et lorsque l’on connait le faible débit de ma connexion, avoir 24Go à télécharger ce n’est que pure folie, tant et si bien que j’ai failli ne pas avoir accès à temps à cette beta au vue du nombre d’heures que m’a pris ce putain de DL…

Bref, après avoir patienté des heures durant je me lançais enfin dans Steep, m’imaginant débouler des pistes enneigées à toute vitesse, me faire des parcours de fou en wingsuit ou encore m’amuser comme un dingue avec mon parachute sur le dos… J’avais en tête bien évidemment l’espoir de retrouver quelques sensations d’un SSX bien speed ou tout du moins frôler le fun procuré sur Dreamcast il y a bien longtemps par l’excellent Extreme Sports.

 

Au vue des trailers plus que dynamiques j’étais persuadé de m’en prendre plein la tronche… Après environ 1 heure passée au coeur des Alpes, chaussant skis ou snowboard, alternant entre parcours imposés en parachute ou en wingsuit j’avoue avoir été extrêmement déçu par cette beta…

Il est toujours difficile de juger un jeu sur une telle version, mais il faut bien avouer que des beta comme celles de Battlefront Star Wars ou Battlefield 1 restèrent très proches des jeux finaux… À 15 jours de la sortie de Steep, autant dire tout de suite que ledit jeu est terminé et proche de passer Gold… Nous fournir une telle beta est incompréhensible… Tout est mou, lent et dénué de toute once de fun… Pour des sports extrêmes c’est bien dommage… Je ne comprends pas… Si vous souhaitez donner envie aux gens d’acheter votre jeu les yeux fermés, donnez-leur tout de suite, et dès la beta, des pistes vertigineuses, du hors-piste speed et fun, des snowpark qui nous proposent d’effectuer des figures acrobatiques nous procurant adrénaline et plaisir… Mais non, au lieu de cela nous avons droit à de ridicules petits parcours ennuyeux à souhait et d’une lenteur sans borne…

Moi qui étais si motivé et qui accueillais ce jeu à bras ouverts je me pris une bien mauvaise claque… Nous donner un tuto long et ennuyeux à souhait en guise de beta est une très mauvaise idée… Je ne suis même pas retourné dans ces Alpes virtuelles après avoir passé plus d’une heure sur le domaine proposé… Peut-être aurais-je dû et peut-être que la beta devenait palpitante à ce moment là, mais j’avoue ne pas avoir la patience ni l’envie d’en découvrir plus…

Je ne doute pas que le jeu final pourra nous surprendre et nous proposer du contenu amusant et débordant d’idées plus géniales les unes que les autres… Mais alors bordel, donnez-nous envie dès la beta!!!!!!

 

En ce qui me concerne, si les tests de la version finale ne nous montre pas l’inverse de cette beta en terme d’amusement je passerai mon tour et ressortirai ma bonne vieille Dreamcast avec Extreme Sports ou ma PS2 pour me faire un bon vieux SSX…

Cette beta fût un incompréhensible et étonnant voyage aux sports d’hiver pour retraités… Si vous aussi, vous vous êtes confrontés à cette beta, n’hésitez pas à partager vos avis en commentaires pour confirmer ou non mes premières et décevantes impressions…

-------------

Article précédent:

Skyrim Special Edition

 

Ajouter à mes favoris Commenter (31)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

The Elder Scrolls V: Skyrim avait, le 11 novembre 2011 fait sensation dès les premières 24 heures suivant sa sortie, réalisant des chiffres de ventes hallucinants qui avaient alors surpris tout le monde. En un mois 10 millions de copies furent distribuées et Skyrim généra alors pas moins de 600 millions de dollars de recette. C’est surtout le succès du genre jeu de rôle-action qui surprendra alors tout le monde, tant et si bien qu’il sera difficile de se procurer ledit jeu pendant les 10 jours qui suivirent sa commercialisation… Un succès rassurant pour ce type de jeu et qui fut amplement mérité…

  

Après avoir passé 32 heures sur la version Xbox 360 il y a 5 années maintenant, j’avais toujours été frustré de n’avoir jamais pu terminer ce jeu chronophage et gigantesque… Je ne me rappelle plus vraiment pourquoi j’avais laissé cette aventure hors-norme en suspens… J’avais pourtant adoré ces 32 heures passées en Bordeciel… Toujours est-il que le mal est réparé avec l’acquisition (décidée au dernier moment) de cette Special Edition… Déjà très occupé par le long Rise of The Tomb Raider et le jouissif Battlefield 1, c’est un peu une folie que de se relancer dans cet univers enneigé merveilleux et dépaysant à souhait… En même temps comment résister à l’appel des Dragons et des contrées uniques offertes par la licence The Elder Scrolls depuis tant d’années…

 

Mon premier contact avec cette licence fut bien entendu sur console avec l’incroyable et déjà fantastique Oblivion sur Xbox360… N’ayant alors pas encore de télé HD je débutais ce jeu sur cathodique… Un pote (fortuné) avait quant à lui fait l’acquisition d’une TV HD Ready et m’invita chez lui pour découvrir Oblivion sur son écran… La seconde claque dans la tronche que m’offrit Oblivion fut de le découvrir en HD… Je n’en croyais pas mes yeux… C’était sublime… Et je me mis alors à espérer pouvoir rapidement continuer l’aventure en HD…

 

Ce que je fis quelques mois plus tard grâce à Butcherette qui m’offrit généreusement ma Télé HD Ready… Combien d’heures j’ai alors passé sur Oblivion je ne pourrai le dire… Des dizaines et des dizaines… Ce qui me bouleversa dans ce jeu, en plus de l’aventure incroyable proposée, fut sa BO réalisée et exécutée d’une main de maître par le génial Jeremy Soule… Quelles mélodies, quelles compositions et quelle évasion sonore… Je retiendrai le morceau ultime Wings of Kynareth, LE morceau magique et sublime d’Oblivion… Mon morceau de musique de jeu préféré… Si je ne devais en retenir qu’un seul ce serait celui-ci… Un enchantement total et magique à chaque fois que j’en entends les premières notes…

 

 

Quelques années plus tard, ressortait l’édition 5e Anniversaire d’Oblivion, que je me repris alors sur 360… Et à ce moment là l’enthousiasme de me replonger dans Oblivion fut quelque peu échaudé par des graphismes qui avaient sacrement mal vieillis… Putain que c’était moche mon Dieu… Mais le plaisir de jeu était toujours là et l’envoûtement des mélodies de Jeremy Soule opérait toujours… J’avais alors presque fini Oblivion mais me suis retrouvé coincé aux portes d’Oblivion et je ne réussit jamais à m’en sortir… Soûlé, je laissai tomber une bonne fois pour toutes cet opus, dont je garderai le souvenir impérissable d’une expérience fantastique que seuls les jeux vidéo peuvent nous offrir…

Le 11 novembre 2011 est une date qui marqua au fer rouge ma vie de joueur. Je retrouvais avec bonheur et plaisir cette licence… Et de quelle manière…

 

À part une introduction que je trouvais particulièrement laide, la magie des décors de Skyrim opérait dès que je me retrouvais libre de mes mouvements au sortir d’Helgen et en arrivant à Rivebois. Quel bonheur de me perdre dans cette contrée gigantesque, d’½uvrer pour les Compagnons, pour la Confrérie Noire ou pour aider les habitants de cette région en réalisant des quêtes pour eux…

C’est donc avec un plaisir toujours intact que je retournais en Bordeciel avec cette Special Edition… Espérant une refonte graphique de dingue au vue de trailers dispos sur le web vantant un gap graphique incroyable avec de nouveaux effets volumétriques et des jeux de lumières remis au goût du jour… Dire que je fus déçu par l’intro est un doux euphémisme… Comme pour la version 360 celle-ci est très laide et mal branlée… Ensuite, à l’instar de cette même version 360 la beauté des décors opère à nouveau et on est immergé dans l’aventure en quelques minutes. Le temps de retrouver ses marques, de comprendre les menus et c’est reparti pour un tour… Skyrim est toujours aussi plaisant et se perdre dans cette région enneigée et gigantesque est toujours aussi jouissif.

 

Je pourrais en parler pendant des heures tant le nombre de missions diverses et variées est vertigineux… Question musique et BO c’est toujours aussi incroyable et les mélodies de Jeremy Soule sont toujours un véritable enchantement… L’autre avantage de cette Special Edition est de profiter de mods PC et de tous les add-on et DLCs sortis sur les précédentes générations.

Bref, vous en aurez pour votre argent et cette version ultime vous promet des centaines d’heures de jeu. Il serait dommage de passer à côté de cet incontournable, de ce must have absolu… Sur ce je retourne bastonner du dragon et assassiner quelques cibles pour le compte de la Confrérie Noire…

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Dès que Medal of Honor fit son apparition sur PS1 en 1999 et dès les premières minutes passées dessus je devins un fan inconditionnel de cette licence… Que ce soit Medal of Honor, Medal of Honor : Résistance, Medal of Honor : En Première Ligne, Medal of Honor : Soleil Levant, Medal of Honor: Vanguard ou Medal of Honor: Airborne je n’ai jamais été deçu… Puis cette licence laissa sa place aux Call of Duty qui impressionnaient entre autres par leurs scripts hallucinants et très Hollywoodiens. Du grand art à n’en point douter… Ce fut surtout Call of Duty 2 sur Xbox 360 qui me fit la plus forte impression. Disponible alors en day one avec la nouvelle console de Microsoft, je dois bien avouer que je m'étais procuré cette console pour pouvoir y jouer. Tellement beau et si impressionnant avec ses graphismes HD et sublimes. Au sortir de la PS2 la claque était magistrale…

Ayant toujours aimé l’histoire et en particulier la Seconde Guerre mondiale j’accueillais chaque opus à bras ouverts. Puis Medal of Honor perdit ses lettres de noblesse avec des épisodes modernes à l’idéologie pro-impérialiste assez gerbante et Call of Duty délaissait cette période historique que j’aimais tant pour des armes et des conflits plus modernes. Trop modernes pour moi… 


Parallèlement Battlefield m’offrait en 2009 ce retour aux sources avec Battlefield 1943 sur lequel je passai de très nombreuses heures en ligne sur 360…

Je succombais tout de même à l'appel de l’excellent Bad Company premier du nom qui même s’il ne prenait pas place durant d’anciens conflits parvint à me passionner de par son humour et par le rendu sonore des armes, hallucinant de véracité et de puissance… Suivirent Battlefield Bad Company 2, Battlefield 3 puis Battlefield 4 que je laissais très rapidement en suspens. Il faut dire que seul le mode solo m’intéressait alors et que je laissais de côté les modes multi…

Bref j’avais malgré tout l’impression de tourner un rond. Délaissant depuis plusieurs opus la licence Call of Duty espérant un retour aux sources… Chaque année je croisais les doigts en espérant qu’Activision verrait la lumière et que les développeurs écouteraient les attentes des joueurs… Parallèlement en discutant avec des amis nous fantasmions depuis des années sur des FPS se déroulant durant la Première Guerre mondiale. Au vue de l’ampleur du conflit les possibilités de jeux étaient infinies. Puis avec les graphismes offerts par nos consoles PS360 puis current gen il était dingue que personne ne se soit lancé sur cette voie… Quand on pense qu’en 1990 Cinemaware nous avait pondu sur Amiga l’incontournable et culte Wings aux nombres de missions avoisinant les 250, nous ne comprenions pas que cette période historique ne soit plus ou pas exploitée…

 

Combats dans les tranchées, dogfight à bord de biplans, conduite de chars, No man’s land, attaque au gaz moutarde, il y avait tant de choses à faire… Puis les années passèrent… 2014, Soldats inconnus : Mémoires de la Grande Guerre rappela à notre bon souvenir ce conflit atroce avec un jeu parfait qui m’enchanta et me toucha comme jamais… Mais toujours pas de FPS…

 

Puis il y a quelques mois les choses commencèrent à s’agiter sur le web avec des rumeurs nous laissant croire que le prochain Battlefield se déroulerait pendant la Première Guerre mondiale damnant le pion à Call of Duty qui continuait à s’embourber dans une vision de plus en plus futuriste. On se rappellera ensuite du nombre de dislike impressionnant récolté par le trailer de Call of Duty Infinite Warfare et à l’inverse l’accueil presque unanime qui fut réservé au trailer de Battlefield 1. Il faut dire que les conflits modernes commencent, comme la Seconde Guerre mondiale il y a des années, à lasser un très grand nombre de joueurs.

Déjà très excité par le trailer de BF1 je fus d’autant plus impatient de m’essayer à la bêta ouverte disponible du 31 août au 8 septembre dernier. Moi qui suis à la base plutôt un joueur « solo » j’avoue qu’au sortir de cette bêta, j’attendais ce jeu d’avantage pour le mode multi que pour le mode solo même si ce dernier s’annonce aux vues des premiers retours excellentissimes.

Si les premières heures furent ardues sur le multi, le temps de piger le gameplay, de comprendre les buts de défense et de conquête des objectifs, le maniement des armes et leurs customisations, une fois sorti de cette phase c’était du tout bon. Quel plaisir incroyable de shooter des mecs avec des armes datant de la Première Guerre mondiale dans des théâtres d’opérations qui graphiquement n’ont rien à envier aux maps déjà sublimes de Battlefront Star Wars. Bon alors je sais bien que pour la bêta consoles nous n’avions qu’une map mais celle-ci, plutôt grande, en plein désert avec tempêtes de sable en sus, était déjà très prometteuse pour la suite. Évidemment comme tout Battlefield en ligne c’est à plusieurs amis se trouvant dans la même escouade que ce jeu prend tout son sens et devient vraiment amusant et super addictif. Je ne vous raconte pas le nombre d’heures que j’ai pu passer dessus des nuits durant en compagnie de mes potes. Entre stratégie, kills et fous rires, les moments passés sur cette bêta m’ont conduit à réserver dans la foulée Battlefield 1.

 

 

Depuis que la bêta est terminée j’attends comme un dingue le 21 octobre… Presque 2 mois à ronger mon frein en espérant que cette date arrive vite.

Nous voici enfin le 20 octobre avec mon précieux entre mes mains que j'ai réussi à me procurer la veille de la sortie officielle… Une fois toute ma petite famille couchée, je lutte contre le sommeil mais l’excitation est trop grande pour aller dormir… Je lance fébrilement le mode solo attendant de découvrir les premiers moments chocs de ce jeu…

Premier constat, les graphismes, importants malgré tout pour une immersion totale pour ce genre de jeu à ambiance historique, sont sublimes sur PS4. On y est jusqu'au cou et on y croit. Le prologue débute en France. C’est en plein brouillard, subissant les morsures de températures glacées, grelotant dans un paysage ravagé et grisé de cendres que je débute le prologue. Premiers tirs et premiers ennemis qui se précipitent vers moi. Je me planque et je me mets à découvert durant quelques secondes téméraires afin d’arroser comme je peux la vague d’ennemis qui déferle dans ma direction… Les balles sifflent au dessus de ma tête, les explosions m’assourdissent et font éclater mes tympans sous la puissance du bruit des déflagrations. J’arrive à toucher deux ou trois ennemis que j’entends hurler de douleur… Puis le choc dans ma poitrine et tout s’éteint… Je change de soldat et change de nom. C’est reparti pour un tour. Je cours et trébuche sur des briques recouvertes d’une boue glissante, je me rattrape comme je peux, je prends appui sur mes mains meurtries et puis sans que j’ai eu le temps de m’en rendre compte l’obscurité de la mort m’enlace. Nouveau soldat, nouvelle identité, nouvel humain sacrifiable. Je parcours à peine trois mètres et me voilà réduis en bouillie par un obus qui décida que ma vie s'achèverait ici dans le froid et la brume…  

Vous l’aurez compris, la très bonne et très violente idée de ce prologue est de nous faire changer d’identité à chaque mort afin de nous montrer le massacre et le nombre de vies perdues en quelques secondes sur chaque théâtre d’opération. Et cela fonctionne parfaitement bien.

 

 © Marina Amaral

Ce prologue passé, nous retrouvons l’un des cinq personnages que nous allons incarner à travers le monde durant toute la campagne solo. Cinq personnages pour cinq "War Stories". Nous commençons avec Edwards lors de son premier jour dans une compagnie de chars. La cinématique passée (cette dernière profitant d’un grain un peu crade et de jeux de lumières qui ne sont pas sans rappeler Fury, même si ce dernier se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et non la première), nous nous retrouvons au c½ur d’un char puissant et bruyant… Après quelques minutes les problèmes débutent…

Nous devons parcourir les ruines d’un no man’s land ravagé où les troupes ennemies se terrent et nous harcèlent à coup de grenades anti-char et de canons. Mon char subit de graves avaries. Mais pas de problème, un coup de clé à molette et c’est reparti. Les captures de drapeaux et d’objectifs se succèdent dans la douleur et le feu. Après avoir sué sang et eau et en laissant derrière nous une montagne de cadavres ennemis ainsi que l’un des nôtres, nous voilà submergé par une vague de soldats revanchards et désespérés qui tentent de pénétrer dans notre char. J’envoie un pigeon voyageur afin de demander un soutien d’artillerie directement sur notre position… Quelques instants plus tard, un déluge de feu et de fer s’abat sur nous…

Cette campagne solo encensée par les critiques mérite bien tous ces éloges. Quelle beauté, quelle horreur, quelle violence et quel pied !!!! L’immersion est là et bien là. J’ai eu du mal à laisser la campagne en suspens mais vu l’heure très tardive je suis obligé de laisser de côté pour quelques heures Battlefield 1. Je me suis pour l’instant concentré sur la campagne solo qui ne me déçoit en rien. Que c’est beau, efficace et addictif. Et puis depuis le temps que j’attends ce jeu je suis joie… Hâte de m’essayer des heures durant au multi… Mais ça se sera pour ce week-end… Je n’ai effleuré ce mode cette nuit que le temps d’une map… C’est super beau et toujours aussi grisant et efficace. Du très bon boulot…

En attendant d'y retourner, je pars me coucher, des explosions plein les yeux et des bruits d’armes rudimentaires mais meurtrières plein les oreilles. Un excellent opus que vous pouvez acheter les yeux fermés… J'attends tout de même un DLC avec les armées Françaises et Russes, honteusement absentes de cet opus... Le seul vrai raté de ce Battlefield 1...

  

-------- 

Article précédent:

Mes jeux du moment (Mafia III - Rise of The Tomb Raider)

Ajouter à mes favoris Commenter (6)

Édito


Archives

Favoris