CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris

Catégorie : Blabla

Signaler
Blabla

Mon père me dit souvent : « t'es bien comme ta mère, quand une idée dans la tête, tu l'as pas ailleurs ». Cher papounet, je vais mettre des actes sur ce dicton familial. Il y a quelques mois, je vous disais que le jeu vidéo était traité trop techniquement par la presse et que personne chez les généralistes n'osait se mouiller sur le plan éthique quand un jeu ne se contentait pas d'être bon ou mauvais sur sa technique, mais allait également tâter maladroitement la propagande. Il est temps aujourd'hui de remettre ça sur le tapis avec quelques exemples qui ne se limiteront pas au médiocre Medal of Honor que j'évoquais dans ce premier billet. Je vais parler de trois jeux, aujourd'hui. Trois titres qui devraient m'aider à vous faire comprendre, pour ceux qui en doutent encore, que CE N'EST PAS JUSTE DU JEU VIDÉO. Enfin quand je dis que je vais en parler, je vais en réalité laisser la presse française en parler à ma place. On va donc jouer à un jeu. Je vais vous montrer ce qui est dit dans le récapitulatif de chaque critique de quatre gros sites français qui seront Jeuxvideo.com, Gamekult, Gameblog et Jeuvideo.fr ; j'ajouterais (par honnêteté tout de même) des passages sur ce qui est critique sur le plan politique ou éthique si cela a été signalé dans le test et ensuite, je vais ajouter quelques précisions sur le contenu politique ou éthique en question.

------------------------------------------------------------

 

Commençons par Ride To Hell : Retribution. Sorti cette année en Juin, le jeu n'a eu aucune publicité et avant même de démarrer, je tiens à dire que je fais une grosse erreur en en parlant car ce titre aurait du rester dans l'anonymat le plus complet. Des quatre sites que j'ai choisi pour ce billet, seuls deux en ont parlé (c'est tant mieux) et voici en substance ce qu'ils en ont dit :

Test de Jeuxvideo.com

 

Test de Jeuxvideo.fr

Comme on peut le voir, le titre est mauvais du début à la fin. Attardons-nous un peu sur le pourquoi ; JV.com nous parle d'un jeu dont toutes les caractéristiques techniques sont navrantes, des mécaniques de jeu à leur application manette en main, en passant par la musique ou l'histoire. De son côté, JV.fr note, en plus de ces considérations techniques, « Vulgaire jusqu'à en être catastrophique ». Quand on plonge un peu plus dans le test, une partie me semble toucher au vrai problème du titre : « Les apparitions féminines fortement siliconées ne servent qu'à ajouter un peu de charme à ce mélange guignolesque : on a donc droit à des scènes de sexe cinématiques où les personnages enchaînent les poses lascives tout habillé. Même le dernier des Joy osait montrer un bout de téton ; on devra ici se contenter du manque de courage de développeurs à l'agonie qui veulent le gras sans le sexe, le buzz et l'argent du buzz. Pathétique et avilissant au possible pour les donzelles, présentées comme des catins faibles qui succombent au moindre excès de testostérone ».

Je féliciterais ici Maxence d'avoir eu le bon goût de signaler le caractère parfaitement avilissant des séquences de sexe de Ride To Hell : Retribution. Pour avoir moi-même essayé le titre, je peux vous assurer que c'est le truc le plus dégueulasse en matière de sexisme que j'ai pu voir, tous jeux vidéos confondus. Parce que ce que n'exprime sans doute pas assez clairement Maxence dans ces quelques lignes, c'est qu'on ne parle pas des boucing effect de Ninja Theory, ou des armures féminines de MMO qui rapetissent au fur et à mesure qu'elles montent en puissance. On ne parle pas de fan service débile. On parle de séquences de sexe où, après avoir tué des mecs dans un des TPS les plus nuls jamais créés, le joueur verra tous les personnages féminins coucher avec le ''héros'', et pour en rajouter une couche à cette débilité déjà bien crasse, dans la même pièce où les cadavre fumants gisent au sol.

Permettez moi alors de revenir sur une autre partie des deux tests : malgré sa promptitude à signaler le côté dégradant de ces séquences, on notera tout de même que Maxence trouve le moyen de d'ajouter que c'est dommage qu'il n'y ait pas de tétons apparents. Ce à quoi, JV.com en la personne de Logan a répondu de manière bien plus beauf et qui se passe de commentaires, je pense : « Car oui, outre la trame principale évoquée un peu plus loin, vous pourrez dénicher quelques missions annexes comme celle où il faut sauver des donzelles en détresse. S'ensuivra alors automatiquement une scène où Jake couchera avec la gourgandine sauf que pour des questions de classification, les belles garderont leurs vêtements durant l'acte. N'espérez donc pas entrapercevoir le moindre téton. Bref, au final, le tout est plus ridicule qu'émoustillant, à l'image de tout le reste du jeu ».

 

 

Splinter Cell : Blacklist est un sujet plus casse gueule à la fois pour moi et pour les critiques que je vais citer. Je tiens à préciser que j'ai essayé le titre dans sa version 360, suffisamment pour voir qu'il semble y avoir une suite solide à Conviction sur le plan du jeu, mais pas assez pour savoir si le pitch est aussi manichéen et dangereux idéologiquement qu'il semble l'être. Bref, voici les récapitulatifs de nos quatre participants sur le titre d'Ubisoft sorti cette année :

 Test de Jeuxvideo.com

 

 Test de Jeuxvideo.fr

 

Test de Gamekult

 

 

Test de Gameblog

 Comme je le dis en introduction pour ce titre, le débat est beaucoup plus complexe. La bataille entre interventionnisme et isolationnisme aux États-Unis est un débat qui a tenu bon depuis que le pays est né. De nombreux experts en politiques internationales, en histoire, en diplomatie auraient des choses très intéressantes à développer sur le sujet. De ce que j'ai vu (et je tiens vraiment à rappeler que je n'ai vu que les premières missions du jeu) Blacklist ne prend aucun gant avec le sujet et met en clair : les terroristes soutiennent le non-interventionnisme (ils veulent que les américains retirent leurs troupes de tous les pays où ils sont stationnés) et comme ils sont terroristes ce sont les méchants. Autant je n'ai rien à dire sur la seconde partie de la phrase ; pas besoin d'avoir un doctorat en sciences politiques ou en philosophie pour comprendre qu'utiliser la terreur pour imposer une idée, c'est vraiment faire n'importe quoi. En revanche, je reste estomaqué par le fait que le jeu ne remette pas en cause le caractère potentiellement (c'est ouvert à débat) ''juste'' de leur cause. La série a toujours été coutumière du fait d'opposer aux États-Unis des nations d'Asie, d'Amérique du Sud ou des Balkans (voire Ex-URSS qui s'ignore). Sans ressortir les éternelles épouvantails (ou alors sous une autre forme) on a eu des scénarios qui portaient à débat mais qui restaient à mon sens assez équilibrés.

Je ne donnerais pas d'avis personnel et définitif sur celui de Blacklist, mais je trouve que le pitch a de quoi faire grincer des dents tant les quarante dernières années des États-Unis peuvent se montrer riches en exemples d'interventions ratées ou camouflées sous diverses formes. Mon idée n'est pas de faire un cours d'anti-américanisme, mais simplement de montrer que la question est complexe quand une oeuvre de fiction s'y attaque. Le dernier film de Katheryn Biguelow, Zero Dark Thirty a soulevé pas mal de débat sur son traitement de l'intervention qui a mené à la mort d'Ousama Ben Laden, par exemple. De même Ben Affleck a eu à subir des critiques sur la façon dont l'Iran est représentée dans Argo. Qu'on soit pour ou contre la façon dont cela est traité, ou qu'on aime le film ou pas, ça m'est égal ; ce qui est important, c'est que c'est une part entière de la critique du film.

Trente secondes de recherches et vous tombez sur l'état actuel de la présence militaire américaine dans le Monde. De quoi au moins entamer un début de réflexion sur le jeu et la légèreté ou le je-m'en-foutisme avec lequel il aborde le sujet.

Pourtant, dans tous les récapitulatifs, c'est un sujet complètement survolé. Au mieux parle-t-on de l'histoire pour nous dire qu'elle est chichement narrée. Pour avoir lu les tests complets, on en apprend pas plus, voire on ne se pose pas la question. Mimic nous dit par exemple : « En possession de la Blacklist (liste des activités secrètes et des agents US infiltrés à l'étranger) des fous furieux, se faisant appeler Les Ingénieurs, réclament le retrait des troupes de l'Oncle Sam postées dans le monde, "sans quoi il va y avoir des morts". Alors même si je suis fan de ce genre d'atmosphères tendues, inutile de vous dire que c'est du déjà vu et que malgré les efforts palpables de Ubisoft Toronto pour proposer une narration convaincante, notamment au sein de l'équipe qui entoure Sam, aucun rebondissement ne vous fera chuter de votre canapé ». C'est le seul moment où l'on évoque le sujet dans le test. JV.com et Gamekult ne font guère mieux et le sujet est systématiquement ramené à une courte phrase de synopsis et à une note sur le fait que la narration n'est pas terrible.

Encore une fois, c'est JV.fr qui va se démarquer avec la phrase suivante : « Fiction politico-militariste usée jusqu'à la corde, l'histoire de Blacklist ne fait qu'effleurer un sujet moralement complexe, et restera campé dans sa bêtise : aux implications humaines du conflit Amérique vs. "bad guys" - dont les revendications sont totalement caricaturales - , le récit préfère les petits enjeux superficiels de série B ». La note ne s'en ressent pas et à la rigueur le débat n'est même pas là pour ce billet, mais au moins le sujet est entrouvert ne serait-ce que brièvement.

 

 

Là on touche au vrai cas, problématique par excellence. Le premier jeu était mauvais, mais à un point tel qu'il avait peu de chance que l'on puisse tomber dessus ; le fait qu'il soit d'une débilité sans nom et d'un machisme qui dépasse l'entendement ne faisait qu'enfoncer le clou si l'on peut dire. Splinter Cell Blacklist en revanche est le cas typique du jeu qui flirte avec un sujet à débat mais s'arrange pour être suffisamment bon techniquement pour que tout le monde se foute de savoir s'il le fait bien ; comme 95% des shooters sortis sur cette génération. Oui à l'époque PS2, les shooters étaient moins dans le moderne et plus dans l'historique ou le fantaisiste, avec des approches plus documentaires et moins Fox News. Call of Juarez : The Cartel en revanche, c'est de la merde idéologique qui n'aurait jamais du sortir mais on passe complètement à côté de ça, parce que personne n'y fait attention. Voici les récapitulatifs sur le titre :

Test de Jeuxvideo.com

 

Test de Jeuxvideo.fr

 

Test de Gamekult

 

Test de Gameblog

Encore une fois, rien ne semble avoir particulièrement choqué les différents testeurs sur le plan narratif, si ce n'est le fait que c'est stéréotypé et plutôt raté. Maintenant, si je vous dis que le jeu fait passer les latinos et les noirs pour des voleurs de femmes ? Intrigant, n'est-ce pas ? La totalité des ennemis du jeu sont de ces deux ''minorité ethniques'' ; je le sais pour avoir joué au jeu en coopération. Le jeu se passe à la frontière avec le Mexique...soit (encore que). Là où ça devient de la propagande extrêmement dangereuse, c'est quand il est affirmé, dans le cadre certes d'une fiction mais qui prend pour base une guerre (oui quand on a 60000 décès officiels et 100000 officieusement à cause d'un conflit entre forces armées policières et trafiquants de drogue, on parle de guerre) qui se déroule toujours actuellement, que les Mexicains viennent aux États-Unis pour voler des femmes et les revendre au Mexique dans le cadre d'un réseau de prostitution. Je passerais rapidement sur la débilité absolue de cette idée, qui est l'objet d'une mission de libération ; c'est aussi con que de dire qu'en Europe on vient kidnapper des femmes en France ou en Angleterre pour les revendre dans un réseau de prostitution des pays de l'Est. Ça n'a strictement aucun sens ! Mais bref...

Le fait est que cette contre-vérité est un outil narratif dans le jeu pour stimuler le joueur à abattre des dizaines de mexicains et de noirs. Au passage, ça contribue à créer une confusion et un amalgame parfaitement dégueulasse et raciste qui consiste à montrer ces deux ''minorités ethniques'' comme un poison pour les États-Unis qu'on vient purger à la source. Il y a d'ailleurs un truc que je n'ai pas tilté à propos du jeu avant de voir un épisode de Extra Credit à son sujet récemment ; c'est que l'un des succès du jeu nous récompense pour avoir abattu un certain nombre d'ennemis (succès que je n'ai pas débloqué lors de ma partie, puisque apparemment il est buggué) ; il se trouve que, comme par hasard, il s'agit du seul niveau de tout le jeu à n'avoir que des noirs comme adversaires. Transcrit de but en blanc : on vous donne un succès pour avoir abattu x noirs dans un niveau.

 

------------------------------------------------------------

Je ne sais pas ce qui me m'effraie le plus : de penser que les sujets que j'évoque ici n'ait été ne serait-ce qu'abordé brièvement, par une pauvre phrase dans le texte, parce que les testeurs ne les ont même pas vu, ou qu'ils n'en parlent pas parce qu'ils s'en moquent et que ça n'a actuellement aucune place dans un ''test'' de jeu vidéo. Putain de merde, on parle d'un jeu qui aborde un sujet très complexe politiquement sans aucun tact et aucune volonté d'en faire quelque chose et de deux autres titres qui sont au-delà de la connerie et carrément dans la haine raciale ou le sexisme de très bas étage ! Et tout ce que les testeurs trouvent à dire, c'est que c'est mal raconté ou que c'est pas assez graveleux. Mais sortez-vous la tête du cul bon sang !!! Vous êtes censé être la première ligne de défense. Tout le monde n'est pas équipé pour capter ce que j'ai mis ici en avant au premier run, mais c'est aussi pour ça que vous êtes là, pour vous assurer que ça ne passe pas comme une putain de lettre pleine d'anthrax à la poste. Et là j'accuse les journalistes de jeu vidéo, mais soyons clair, les joueurs aussi vont devoir se mettre un coup de pied au cul assez vite et revoir à la hausse leur préoccupations dans des jeux comme les shooters modernes qui ne prennent pas une seconde de réflexion pour délivrer un propos qui ne soit pas raciste, sexiste ou propagandiste avant même d'être incohérent et con. Pfffffiou...je vais en rester là pour ce billet, avant de devenir encore moins châtié, en rappelant encore une fois que ÇA N'EST PAS QUE DU JEU VIDÉO.

Ajouter à mes favoris Commenter (63)

Signaler
Blabla

Okay, alors disons que je suis fan de...hum...de slasher movies, tendance adolescente. Enfin adolescente américaine donc joué par des acteurs de 25 ans au minimum. J'aime les films où il y a un tueur psychopathe, masqué de préférence, qui tente d'assassiner, pour d'obscures raisons que l'on découvrira à la fin du film, une bande de jeunes, cons de préférence, de manière cruelle et/ou drôle. J'aime les clichés du genre ; le nombre de jeunes est toujours impair, il y a plus de gars que de filles, les blacks ont toujours la lampe torche qui ne marche pas, les gens qui copulent sont les premiers à mourir, plus les seins sont gros plus les chances d'y passer augmentent...J'en déjà parlé à plusieurs reprises que cela soit dans ma rubrique Dream Games (qu'il faudrait que j'alimente d'ailleurs), dans un article sur comment faire son propre film d'horreur de merde (qu'il faudrait que je termine d'ailleurs) ou encore dans mes critiques de Tomb Raider ou Far Cry 3. J'aime ça, j'en bouffe régulièrement et je fais la différence entre un bon et un mauvais slasher.

------------------------------------------------------------

 


En somme, quand je regarde la saga Vendredi 13, je me contente du plaisir simple de voir Jason Voorhees gelé le visage d'une femme dans de l'azote liquide, puis lui éclater sur le comptoir en métal juste à côté, le tout dans l'Espace, parce que c'est la nouveauté de ce dixième épisode de Vendredi 13, intitulé Jason X. C'est stupide, ça ne repose sur rien de cinématographiquement intéressant ou nouveau, la direction artistique est à chier et dans le même temps, ça tire sur une corde tellement usée qu'après celui-ci on devra attendre huit année pour un reboot en solo de la franchise (avec entre les deux le cross-over Freddy contre Jason). Mais c'est drôle et quelque peu jouissif. Si j'en discute de vive voix, ou même à l'écrit comme je le fais actuellement, je vous dirais que c'est un bon slasher débile, qu'on s'y amuse beaucoup et que le divertissement vaudrait même qu'on se le prenne en DVD (pas en BR quand même, il ne faut pas que déconner dans la vie). Pour autant est-ce que c'est un bon film ? Non. Clairement pas.

Sur l'ensemble de la série, je dirais que le premier est plutôt un bon film, avec de bonnes idées de réalisation et un joli retournement de situation sur la fin ; il joui en plus d'une mise en contexte intéressante et nouvelle pour son époque. À voir maintenant, il est un peu kitsch clairement, mais a un charme des 80's qu'on peut difficilement égaler aujourd'hui. Le reboot est un sympathique film d'horreur ; clairement il est aussi original qu'un jeu Gameloft, mais le casting s'en sort pas trop mal niveau jeu d'acteur et certains moments sont assez plaisants tant ils poussent le cliché loin. En plus il y a Amanda Righetti et Julianna Guill, ce qui ne gâche rien. Pour tout le reste, d'une manière générale, on oscille entre le moyen de ce dernier opus et le carrément navrant ; les acteurs jouent comme des patates et, à l'instar de l'apparition de Busta Rhymes dans Halloween : Résurrection (le huitième de la série), on ne s'étonne plus de rien en terme de casting. Le seul attrait de chaque film est de voir quelle nouvelle mort ridiculement violente le réalisateur va avoir trouvé. Les amateurs du genre pourront donc séparer les bons Vendredi 13, Halloween, Scream...des mauvais.

Cependant, s'ils sont réellement fan de cinéma au global, je pense qu'il y a peu de chance qu'ils considèrent les meilleurs films de la série Vendredi 13 comme des bons films à l'échelle de ce que le cinéma a fait ou pourra faire à l'avenir. Les Autres, L'Orphelinat, Le Silence des Agneaux, Se7en, L'Exorciste ne sont pas des films d'horreur/thriller communs et cinématographiquement parlant, ils sont notables et reconnus pour leurs qualités artistiques qui renferment à la fois la façon de filmer, la musique, la direction d'actrices et d'acteurs, le scénario etc...Ça n'enlève rien au plaisir, coupable ou pas d'ailleurs, que procurent les sagas de slasher que j'ai cité auparavant, mais on peut faire une distinction entre des films d'horreurs notables et anecdotiques pour la masse qui ne s'intéresse pas à ce genre précisément. Bien sûr, ici je parlais de fondus de films d'horreur comme je peux l'être. Mais un critique de cinéma résonne de la même manière. Il y a les bons films et les films qu'on aime. Parfois ce sont les mêmes, parfois pas.

Mais alors, pour quelle foutue raison suis-je en train de vous parler de ça ? Ce matin (oui il est midi chez moi quand j'écris ça) je me suis lancé dans la laborieuse tâche de lire consciencieusement toutes les critiques de Call of Duty : Ghost des plus gros sites, ceux qui se retrouve sur Metacritic ou qui trustent l'Internet français. Je cherchais à comprendre comment après dix longues années à nous sortir les mêmes jeux sans ambition artistique quelconque, Activision pouvait encore se targuer d'avoir une moyenne d'appréciation largement au-dessus de la moyenne (même si ça baisse cette année, on est encore à 74/100) de la part de la critique mondiale. La réponse, c'est Gamespot qui me l'a donné.

Dans sa review vidéo, le site nous dit que l'ajout d'aliens dans un mode multijoueur est « un ambitieux mélange entre un tower defense, Borderlands et Left 4 Dead » avant d'ajouter que si cela n'a rien d'un séisme, l'ajout de cet ensemble aux mécaniques de tir rapide de la série offre « une expérience coopérative exceptionnelle ». C'est là que j'ai réalisé que ce critique de jeu vidéo n'aime pas le jeu vidéo, mais les FPS, comme moi j'aime les slashers. Si j'étais critique de cinéma, je ne dirais jamais que l'épisode dans l'Espace de Vendredi 13 est « une ambitieuse mise en contexte entre le science-fiction, action et horreur ». Ça n'est PAS ambitieux ! C'est une façon stupide et facile de tirer encore plus sur la corde ! Ajouter un mode horde à un jeu qui a un multijoueur, aussi agréable que ce mode puisse être, ça n'est pas ambitieux. Les scripts sont plus jolies qu'avant ? Ça n'est pas ambitieux. Le jeu a un bon rythme ? Jason X aussi a un bon rythme ! Ça n'est pas pour autant que ça en fait un bon film l'échelle du cinéma, de ce qui a déjà été fait ou de son potentiel avenir.

Les jeux se vendent très biens. Les films d'horreurs faciles aussi. La série complète des Saw, actuellement huit épisodes, dont seul le premier était un bon thriller et le second un "bon" film d'horreur (gore), cette franchise a généré près de 850 millions de dollars ! Ça n'est pas la renommé financière de Call of Duty, mais c'est une des séries les plus rentables de l'histoire du cinéma. Est-ce c'est jouissif à regarder ? Comme pour toutes les séries d'horreur: oui, si vous êtes amateur de gore et de torture-porn, ce sont des films divertissant avec toujours le renouveau des meurtres atrocement alambiqués. Est-ce que ça en fait des bons films ? Pour leur série, il y a des bons comme des mauvais, mais à l'échelle du cinéma, c'est plutôt médiocre et ça n'apporte pas grand chose. Même le premier épisode, que je considère comme un bon thriller, pas à la hauteur d'un Fincher mais très bon en terme d'ambiance et de twist, ce premier volet, toujours sur Metacritic a une moyenne de 46/100 et autant vous dire que les suites ne sont pas mieux accueillies. Call of Duty, c'est exactement ça, sauf que l'appréciation générale, et là je ne parle pas que de notes, qui sont juste là pour donner la tendance et pas vraiment le contenu des critiques, est largement supérieure à la moyenne, faisant de ce titre un très très bon jeu vidéo.

 

------------------------------------------------------------

Je n'ai pas joué à Call of Duty: Ghost (qu'on soit clair sur ce point) mais quand j'entends que ce qui justifie que la critique PROFESSIONNELLE mettent à ce jeu une note de 74/100, c'est qu'il est toujours efficace dans son genre et qu'il y a un mode de jeu multijoueur avec des aliens, je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il y a un grave problème dans ce qui est apprécié. Jamais Call of Duty ou Battlefield, ou bien même aucun des New Super Mario Bros (si ce n'est le premier) ne trouveraient grâce aux yeux d'un critique de cinéma. Pas parce qu'il serait plus snob, mais parce qu'il considérerait le jeu non pas sur le moment seulement, mais sur l'apport au média en général ou l'approche artistique choisie. Je ne dis pas que le cinéma et le jeu vidéo doivent être jugé sur les mêmes critères ; un bon jeu peut se passer d'une bonne histoire si ses mécaniques sont bonnes, le débat n'est pas là. Simplement que quand un jeu sort en étant soit simplement carré, zéro innovation, zéro prise de risque, soit en étant la même chose que l'année d'avant mais avec un changement minime à sa formule, il ne vaut pas plus qu'un film d'horreur lambda qui en prend aucun risque. La masse paiera pour y jouer, comme elle paierait pour voir en DVD, BR ou VOD, ou même au cinéma un film d'horreur d'une grosse franchise. L'amateur l'appréciera pour le divertissement immédiat, l'utilisation des stéréotypes du genre, mais s'il aime réellement le jeu vidéo dans son ensemble, il saurait faire la différence avec un vrai bon jeu qui apporte quelque chose de plus et qui mériterait une appréciation réellement positive à l'échelle du jeu vidéo et de sa potentialité. On peut ne pas hiérarchiser les plaisirs, mais on peut faire la différence entre bon et mauvais jeu comme on peut faire la différence entre bon et mauvais film. Dire qu'on aime regarder Jason Voorhees frapper un sac de couchage contenant un être humain vivant contre un arbre, ou un homme traverser un requin en le tronçonnant de l'intérieur et savoir que ça ne mérite pas d'être approuvé par une critique censée séparer le bon grain de l'ivraie. Aujourd'hui les sites du jeu vidéo, c'est un espace sans frontière entre nanarland et allociné. Et c'est pas bon pour l'industrie la conforter dans l'idée que faire Jason X c'est suffisant pour être bon.

Voir aussi

Jeux : 
Call of Duty : Ghosts
Ajouter à mes favoris Commenter (86)

Signaler
Blabla

Qu'est-ce qu'un jeu vidéo ? Ce débat sans fin qui n'a ni queue ni tête. Vous savez quoi ? J'aime les défis donc je vous propose une réponse qui ne va nul part, n'apporte aucun éclaircissement définitif. Ça n'aura ni valeur théorique ou scientifique, ni valeur universaliste. Ça sera juste moi vous expliquant ce que j'en pense et qui n'a pas plus de valeur que ce que vous en pensez (sauf si vous êtes l'un des crétins finis qui ont commenté mon Flop 10 sur facebook auquel cas je vous enjoins à quitter les lieux sans délais avant que j'appelle la sécurité...allez on se bouge là, c'est pas pour vous ce blog. Tu crois que je t'ai pas vu toi à te cacher derrière ? SÉCURITÉ!!!).

------------------------------------------------------------

 

Le débat revient souvent quand on parle de la propension qu'a Quantic Dream à amener beaucoup d'influence cinématographique, voire beaucoup de code narratifs propres au cinéma dans leurs jeux. Certains se demandent encore si Heavy Rain ou Beyond c'est du jeu vidéo ou pas. Je passerais sur le fait qu'on oublie systématiquement Fahrenheit qui est peu ou prou la même chose que Heavy Rain mais avec moins de paillettes. Et bien sûr je passerais sur Beyond : Two Souls auquel je n'ai pas joué et dont je me garderais bien d'avoir un jugement trop hâtif. Je pense que la cible choisie pour poser la question n'est pas vraiment la bonne. À mon sens, certains titres comme Proteus ou Dear Esther mérite beaucoup plus qu'on s'intéresse à eux quand on se pose la question des limites du jeu vidéo. Ce que j'en pense, c'est qu'il y a en gros deux façons de voir la chose.

 

1 - Ceci n'est pas du jeu vidéo.

La première chose consisterait à exclure des titres comme Proteus ou Dear Esther et pourquoi pas Beyond, si l'interaction y est vraiment limitée. Pourquoi ? Parce qu'on peut considérer à l'instar du cinéma qu'il y a le cinéma et l'art vidéo séparé du cinéma. Ce serait une vision exclusive qui ne me semble pas particulièrement mauvaise en elle-même. Dans Dear Esther, il n'y a pas vraiment d'interaction au sens où on l'entend habituellement (je vais y revenir). On avance et c'est un peu comme une randonnée avec de temps à autre un narrateur qui s'exprime pour nous parler de je ne sais quoi (ma sauvegarde a buggé je dois recommencer au début...). Dans le même genre, Proteus lui propose de la génération aléatoire à la fois de l'environnement physique (là on progresse le joueur) et de l'environnement sonore ; de la même manière, à part bouger, on ne peut rien faire. On pourrait donc prendre ces deux titres (ou d'autre) comme des non-jeux, des expériences interactives qui ne se servent du joueur que pour déclencher des triggers ou des systèmes de création aléatoire. Ça a déjà été fait dans l'art vidéo. Je ne me souviens plus dans quel contexte, mais je me souviens clairement lors d'une exposition avoir appuyé sur des boutons reliés à un écran qui formait alors des couleurs variables en fonction de mes inputs. Je ne me suis pas dit sur le moment « tiens c'est du jeu vidéo ».

Je pense que cette première vision est catalysée par quelque chose de particulier qui est tout simplement la volonté du joueur. En gros, ce qui sépare Proteus et Dear Esther et certaines séquences de Heavy Rain ou Fahrenheit d'autres titres ''limités'' sur la quantité d'interaction que le joueur peut y mettre, comme le récent Gone Home, c'est que le joueur ne sait pas ce qu'il va faire quand il fait ce qu'il fait. Quand dans une bagarre de Heavy Rain je fais un quart de cercle avec le joysick puis je presse le bouton triangle, je ne sais pas ce qui va se passer : tout au plus, je sais que je vais éviter le pire. En revanche quand dans une séquence de poursuite, on me demande clairement de tourner à gauche ou à droite, je sais que le résultat de mon input sera que le personnage va tourner à gauche ou à droite. Dans Dear Esther, je ne sais jamais à quel moment je vais déclencher quelle séquence narrative. Dans Proteus, je ne sais jamais ce que le jeu va jouer en fonction de où je vais et quel monde il a créé. Bref, je n'ai pas le contrôle absolu, ou je n'ai pas la sensation que c'est par ma volonté que le jeu produit ce que je vois à l'écran.

 

2 - Ceci n'est pas une pipe. Ceci est du jeu vidéo.

L'autre façon de voir le jeu vidéo serait donc inclusive avec comme connexion entre tous les jeux vidéo (y compris l'exposition que j'ai décrite plus haut) l'interaction. À partir du moment où quelqu'un a codé une machine de manière à ce qu'une télévision ou un écran quelconque puisse afficher une image qui réagit au input du joueur, c'est un jeu vidéo. Dear Esther ne donne pas son récit (sauf la toute première phrase) si le joueur ne fait aucun input. Si on avance pas, le narrateur ferme juste sa mouille et il ne se passe rien. Le jeu est donc influencé, même sans l'interaction directe, consentie ou voulue de la part du joueur. Il y a interaction, c'est un jeu vidéo. Du coup, pratiquement tout même Photoshop pourrait être du jeu vidéo.

 

------------------------------------------------------------

Alors le problème de cette manière de catégoriser, c'est que même en prenant en compte plutôt la volonté imprimé par le joueur comme facteur décisif ou non, il reste que le nom ''jeu vidéo'' recèle diverses définitions et que c'est un débat qui va bien au-delà du jeu vidéo, mais regroupe le jeu d'une manière générale. Le jeu de rôle mis en place dans une reconstitution de bataille par exemple ; c'est du jeu ou pas ? On sais déjà qui va gagner, mais le divertissement est présent et il y a un but sous-entendu, celui d'être le plus convaincant, le plus proche de la réalité recréée. Pour ma part, le jeu vidéo est précisément là. Si c'est divertissant et qu'il y a interaction, c'est du jeu vidéo. Si je n'ais pas la sensation que j'apporte quelque chose au jeu par mes inputs, ça n'est pas du bon jeu vidéo, ou plutôt ça n'est pas le jeu vidéo que j'aime. Je n'ai rien a priori contre Dear Esther ou Protheus et pour être honnête au delà du fait que je vous balance une narration sans queue ni tête avec mes Chère Esther, j'apprécie pas mal la randonnée qu'est le titre. Seulement je suis au Canada et des vraie randonnée j'en fais. Si j'ai envie qu'un vieux britannique me raconte sa vie pendant que je marche avec du vent dans tronche, j'irais en Écosse. Toujours est-il que je me place donc plutôt dans la seconde catégorie. Et pourtant je fais une nette différence entre Cinéma et Art Vidéo...comme quoi on est jamais à une contradiction près.

(pour finir sur une douceur visuelle, une petite image de Screenshot Simulator 2012)

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Blabla

Cela fait un peu plus d'un mois qu'un petit site a ouvert ses portes sous le doux nom de Multivers. Au moment de sa sortie, j'étais en pleine adaptation à ma nouvelle vie donc je n'ai à la fois pas commenté vraiment sur le site, ni participé activement à produire quoi que ce soit. Accessoirement aussi, je n'avais pas vraiment grand chose à dire puisque je ne jouais pas. Maintenant que je suis bien installé, que je joue de nouveau et que j'ai passé quelques uns des mes devoirs les plus urgents, j'ai enfin du temps à consacrer au Multivers et à mon blog. Voilà donc comment ça va se passer.

Le Multivers aura l'exclusivité de mes posts ''réflexion''. Quand je parlerais sérieusement (en essayant d'être intelligent) du  jeu vidéo, de l'industrie, de ses acteurs, ça se fera sur le Multivers. En revanche, les tops (qui cartonnent en ce moment), les Véhicules Chiants Magazines, les blabla, les blondes ou encore les dessins restent sur mon blog et uniquement sur mon blog.

Pour ce qui est des critiques de jeu, elles seront aussi exclusives au Multivers, si tant est que le jeu que je critique n'ait pas déjà été analysé par un collègue auquel cas, je m'arrangerais pour qu'il atterrisse aussi sur Gameblog en parallèle du Multivers. Mes impressions resteront sur mon blog, le Multivers ne se destinant pas à être un site de news. Je ne quitte donc absolument pas Gameblog, comme vous avez pu le remarquer. J'aime toujours le site ; tout n'y est pas parfait, mais je m'y sens bien et mon blog est une part assez importante de qui je suis maintenant. Je me fais une faveur en le gardant intact ou presque.

Pour promouvoir le Multivers et sa bande de joyeux blogueurs, quand je posterais quelque chose là-bas, j'en ferais une petite publicité en statut avec un lien. Je commence ici en vous linkant les deux articles que j'ai pondu pour le site jusqu'à présent :

-Game-design Indépendant : j'essaye de mettre en avant le jeu indépendant qui se base souvent sur peu de mécaniques mais poussées plus avant, en comparaison du jeu triple A qui a tendance à s'éparpiller un peu parfois, négligeant la qualité et l'intérêt des mécaniques qui ne sont pas essentielles.

-Narration et Jeu Vidéo : c'est le début d'un essai que je vais tenter d'écrire prochainement (je suis en train de me documenter sur ce qui a déjà été écrit). Je reviens sur la vision assez proche de trois développeurs de jeux assez différents : David Cage et Heavy Rain, Andreas Wangler et Shelter, et Daniel Bisson et Tomb Raider. Je tente d'y exposer les possibilités qu'a le média pour produire une histoire qui ne serait pas faisable dans un autre média. C'est un billet assez long mais je ne fais qu'effleurer la surface de ce qu'il y a dire.

Vive le Multivers, vive, le cinéma, vive la littérature, vive les séries et vive le jeu vidéo (et vive mon blog aussi un peu quand même)

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Blabla

Aujourd'hui, j'étais sur Paris, rue Vaugirard, près du croisement de la rue Convention, avec la chance d'avoir du beau temps ; un ciel bleu éclatant et un soleil splendide. Je devais en profiter pour voir quelques personnes, mais au final, ça s'est changé en une IRL assez géante au fur et à mesure des êtres de mon passé que j'ai vu défiler dans la rue. Comme le Monde est affreusement petit, surtout quand on traîne dans son quartier natal.

 

J'ai d'abord croisé deux amis de primaire et de collège que je n'avais pas revu depuis une éternité. Je sers la main au premier et le second me fait la bise. Okay, pourquoi pas. Ceci étant dit, quand je fais la bise à un garçon, c'est la plupart du temps parce qu'il est de ma famille ou que je le connais très bien et depuis longtemps. Je les connais depuis un certain temps, mais toujours est-il que ça m'a un peu fait tilter sur le moment. On parle de la vie...enfin de ce dont on parle toujours quand on a pas vu quelqu'un depuis longtemps : « Alors tu fais quoi de beau ? » sous-entendu « Quelles études mènes-tu ? Quel est ton job ? Qui êtes vous, quelle formation avez vous ? ». Bref, toutes ces questions qui devraient être sans intérêt et qui ne révèlent pas vraiment qui sont les gens à qui l'on parle...

Après quelques secondes de discussion, sortent d'un centre commercial que je n'avais jamais vu (et ce n'est pas faute de ne pas passer dans le coin) quelques gameblogers avec qui je devais aller manger, il me semble. Je sers une ou deux mains et encore une fois, un gamebloger se penche pour me faire la bise. Je sais qu'on s'apprécie beaucoup Infy, mais tout de même, depuis quand tant de garçon font la bise pour dire bonjour ? Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir que le groupe se met en marche. Je commence à discuter avec Zig qui me dit : « Donc tu as payé un billet d'avion pour venir à une IRL aujourd'hui ?

-Comment ça ? Non...

-Bah t'était pas au Canada ?

-... »

 

Je suis en train de rêver.

 

Pas de panique. Ça m'est déjà arrivé de me réveiller en plein rêve. C'est une sensation que je n'apprécie guère et pour cause, je suis déjà resté coincé dans cet état pendant quinze minutes d'affilées. Quinze minutes qui semblent être une éternité quand chaque détail étrange provoque une bouffée d'angoisse. En l'occurrence, au moment où je m'en rends compte, je tourne la tête et il n'y a personne dans la rue, ce qui est une bonne chose. Je respire un grand coup et je réveille dans mon grand lit.

 

Je reconnais mes draps rouges et ma chambre plutôt vaste de l'université. Je prends une minute pour me sortir de cet engourdissement mais je suis plutôt en forme. Comme tous les matins depuis que je suis arrivé, je vais chercher mon portable posé sur mon bureau pour regarder l'heure : 9h06. Il n'a pas sonné à 8h30 comme prévu ; j'ai normalement une sortie au Mont St-Anne qui promet de magnifiques photos. Je regarde par le vasistas l'état du temps ; le vent fait trembler les stores et même s'il fait trop noir pour voir ce qui se passe dehors, j'entends la pluie frapper le mur extérieur. Il fait noir ?

Je vérifie de nouveau l'heure sur mon portable : 23h36. Je ne suis pas fou, j'ai bien dormi au delà minuit. Qu'est-ce qui se passe avec ce portable ? Normalement il est réglé à l'heure locale. Je devrais peut-être allumer le PC pour regarder l'heure sur Internet...attends mais depuis quand j'ai un lit deux places dans ma chambre universitaire ? Et la porte n'est pas du tout à droite de mon lit, elle est à l'opposé.

 

Je suis encore en train de rêver.

 

Ce coup-ci je me réveille directement. Dans mon lit, mon vrai et fatigué comme on l'est après un mauvais rêve...après deux mauvais rêves. J'ai encore envie de dormir, mais si je me bouge un peu, j'aurais le temps d'écrire ça avant que ça s'efface de mon esprit. Je prends juste des notes, comme ça je pourrais le rédiger au propre plus tard. Il est quelle heure du coup ? 7H58...bon j'ai le temps, on part à 9h30 de la fac. Allez hop, j'allume l'ordi et je commence à taper : « Aujourd'hui, j'étais sur Paris, rue Vaugirard... ».

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Blabla

Il n'y a pas très longtemps, lors d'une IRL parisienne, je rencontrais PYT; cette dernière me demandait s'il m'était possible de lui faire un portrait de ScarJo. Je m'exécutais sans rechigner, prenant à la fois plaisir à la tâche et plaisir à faire plaisir. Et que reçois-je aujourd'hui par LaPoste, livré par une charmante postière (étrangement elle ne m'a pas dit "sympa l'entrée, je peux voir la chambre?"), un paquet!

Une pochette à dessin avec du matos en plus dedans (ça me changera de mes crayon à papier pourris)! Et ça rentre impeccable dans mon backpack. 

 Un grand merci et plein de bisous donc à PYT pour tant de dévotion! Maintenant j'ai plus d'excuse pour ne pas dessiner...

Ajouter à mes favoris Commenter (12)

Signaler
Blabla

Ça y est c'est fait ! Mon blog est prêt pour mon départ. Pour ceux qui l'ignorerait encore (c'est pas faute de m'égosiller virtuellement pour que tout le monde soit au courant) à partir du 26 Août ou au plus tard mi-Septembre, je quitte mon Paris natal pour une période de huit mois. Je m'en vais faire mon Master 1 de sociologie au Québec (la province), à Québec (la ville) à l'Université Laval. Comme je ne serais pas dans le confort et proche de tout ce que j'ai normalement chez moi et que je pars pour réussir mon année, quelques petites choses vont changer concernant mon blog.

Déjà, je n'aurais pas à disposition de consoles de salon. J'ai décidé de ne pas en emmener pour m'aérer un peu le cerveau. Je pars seulement avec la PSP et la DS. Ça veut dire que je ne pourrais pas jouer aux jeux récents qui arrivent en pelleté avant Mai 2014. Pas de GTAV, de Rayman Legend, de Saints Row IV et surtout...pas de GTAV! C'est ma plus grosse tristesse concernant mon départ (je veux dire les gens on s'en fout, j'ai l'habitude de les voir) mais c'est ainsi. Ça signifie également que je ne posterais probablement pas de critique de jeu pendant la durée de mon voyage, en tout cas concernant des jeux récents. Au passage, je ne prends pas non plus ma tablette graphique, donc je n'aurais probablement pas de nouveaux dessins en couleur à fournir avant longtemps et puisque je n'aurais pas de consoles de salons et que je ne sais pas comment sera ma connexion Internet, je ne proposerais plus de stream avant mon retour.

J'attends toujours la sortie d'une MappleBox 360 pour me sauver la mise, mais comme aucune annonce n'a été faite, je commence à craindre le pire.

D'une manière générale, je ne ferme pas mon blog, loin s'en faut. J'aime y écrire et c'est bon pour mon mental d'y poster ce qui me passe par la tête. Cependant l'activité autour du jeu vidéo sera largement ralentie. En revanche, il basculera vers une sorte de carnet de voyage avec beaucoup plus de IRL dedans. Des vidéos, photos et récits de ce que je vois, de ce que j'aime et de ce que je n'aim...non faut pas déconner, il y a rien que je n'aimerais pas. Bref, je ne déserte pas, mais ne vous inquiétez pas si jamais je suis absent pendant une longue période (genre deux jours) de Gameblog. Je serais probablement à potasser à la bibliothèque (ou pas).

Oh et puisque que j'ai rhabillé mon blog au thème de Canis Canem Edit (ouais je suis un puriste), je propose de voir la bannière et son fond (sans personnages ni titre) en HD. Le blog devient au passage CARIBOU: Scholarship Edition.

Cliquez pour plus de netteté!

Ajouter à mes favoris Commenter (52)

Signaler
Blabla

Une petite preview de ma prochaine bannière WIP qui sera en tête de mon blog pour mes huit mois à Québec.

Si tout se passe correctement, j'aurais finalement mes papiers d'immigration à temps pour que Papers, Please se passe bien IRL, le 26 quand j'arrive à Québec. Alors en ce moment je prépare pleins de choses. Je prépare la liste des trucs à prendre pour ma valise. Je prépare l'arrivée en coordination avec ma fac pour pas me retrouver SDF et que ma chambre soit prête dès le 26 au soir. Et surtout le prépare mon blog niveau esthétique pour huit mois qui vont vraiment changer pas mal de choses. J'en parlerais plus en détails lorsque je posterais la nouvelle bannière et décoration d'ici un ou deux jours. Et pendant ce temps là, pendant que je me stresse de petites choses, je rêvasse. Et quand j'imagine mon arrivée au Canada, elle ressemble à ça...

Oyeah, it's gonna happen!!!

Ajouter à mes favoris Commenter (24)

Signaler
Blabla

Je me rappelle d'un moment dans le jeu vidéo où tout était simple. Dans une mesure, ça l'est encore relativement sur la plupart des jeux consoles. On mettait une cartouche, un CD, un DVD dans la machine et pour peu que cette dernière ne soit pas sur le point de canner, le jeu démarrait. S'il ne démarrait pas, il n'y avait rien à faire, c'était de la merde et personne n'y jouait. Le PC avait sûrement ses petits soucis à lui déjà dans cette période. Tous les micro-ordinateurs ont eu leur lot de problèmes très propres à l'informatique. Des histoires de fichiers corrompus, d'incompatibilité système et/ou matériel. Des emmerdes dont on se passait bien sur console. Loin de moi l'idée de faire le candide, le mec qui débarque et ouvre les yeux sur ces soucis, mais j'ai un peu l'impression qu'on se fout de ma gueule. J'aime pas trop les voleurs et les fils de putes.

------------------------------------------------------------

 

Hier, je lis le test élogieux de Fumble au sujet de Papers, Please. Je lis le propos et le concept du titre et décide de me laisser tenter. Je me dis à ce moment là que le dématérialisé, c'est vraiment génial. Ça permet à des petits développeurs de prendre une idée et de la pousser un peu. Je vais y revenir dans un post dédié prochainement. Bref, je paye et télécharge le jeu ; j'y joue et là c'est juste fantastique. Un serious game comme j'aimerais en voir plus souvent mis en avant. Addictif et glauque, le jeu est intelligent et son gameplay, en plus de servir parfaitement son propos, joue vraiment sur les failles du modèle de gestion bureaucratique. Encore une fois, je vais y revenir dans un article dédié, parce que là, ça n'est pas le propos.

Ce matin, je me réveille très tôt pour une raison inconnue et me dit joyeusement : « je vais continuer ma partie de Papers, Please, ça fait plaisir ». Wait for it...stupeur et tremblement. RUNTIME ERROR. Quel est le foutre ? Pour quelle raison obscure obtiens-je cette fenêtre qui m'agresse de son langage informatique et anglophone ? Je viens en paix, je ne désire que jouer paisiblement et c'est comme ça qu'on me récompense. Alors je fouille un peu. Désinstalle, réinstalle. RUNTIME ERROR. Okay, donc je vais essayer en mode hors-ligne. RUNTIME ERROR. Je vais décocher la case mise à jour automatique et réinstaller le jeu. RUNTIME ERROR. Can't tell if trolling or just being a computer...

Direction internet ; je tape le message et tombe sur le fabuleux site Comment ça marche qui m'a déjà sorti de la mouise plus d'une fois. Sauf que cette fois-ci, trois pages de commentaires n'ont apparemment rien donné. On parle vaguement de mettre à jour C++ Visual mes couilles. Donc on change de stratégie et on va sur le forum dédié dans Steam. Je constate que je ne suis pas le seul à avoir le souci. Dieu merci, ça n'est donc pas mon PC qui s'est fait une pirouette d'update ni vu ni connu, jt'embrouille. Ceci étant dit, le problème ne semble pas réglé pour autant et ça fait déjà une demie-heure que je suis en train de chercher pourquoi le jeu à ses menstruations maintenant et me refuse l'entrée de son temple sacré. Il s'avère qu'après avoir tourné sur le forum sans succès (en réalité sans cliquer sur le bon lien posté en fin de topic) je suis allé voir directement le compte Twitter de Lucas Pope, développeur du titre Papers, Please et celui-ci indiquait qu'il fallait tester la version bêta du titre...qui elle fonctionne.

Le pire dans cette histoire, ça n'est pas tant d'avoir perdu trente minutes pour démarrer un jeu, le matin au réveil, encore en train de digérer mon chocolat et mes tartines de pain grillé. Le pire, c'est que le jeu marchait hier soir. Le pire c'est qu'il ait été mis à jour et que soudainement, la version bêta du titre est valable alors que la gold ne marche pas. Tout ça, par la magie d'une mise à jour. Moi ça me rappelle quelque chose. Une histoire entendue en Espagne, il y a de ça un an maintenant.

J'exagère sans doute puisque finalement la build bêta est tout à fait jouable, avec les sauvegardes de la version de sortie sans souci, mais là n'est pas la question. Le fait est qu'aujourd'hui, un jeu peut-être fonctionnel un jour et ne plus l'être le lendemain si, sur un coup de tête, sûrement partant avec de bonnes intentions, son créateur décide que telle ou telle chose doit être modifié. Le problème c'est qu'on peut rapidement se retrouver avec le phénomène George Lucas qui a juste réinventé le concept de restauration avec ses deux trilogies Star Wars. Ce qui me chagrine dans l'histoire, c'est à la fois la possibilité sortir un jeu qui ne marche pas pour faire de l'argent et le patcher par la suite que l'inverse, sortir un jeu qui marche et pour x ou y raison, le modifier et le rendre injouable chez certaines personnes. Au-delà même de l'aspect strictement technique, il y a une absence de pérennité de l'oeuvre qui est assez alarmante. De nos jours, TOUS les jeux vidéos sont susceptibles de subir l'effet who shot first.

 

------------------------------------------------------------ 

Pas question pour moi d'étendre le sujet à une réflexion générale sur la transmission du patrimoine vidéoludico-artistique. Il est 8h45 du matin et normalement, je devrais encore être en train de dormir pendant quatre heures. Il est trop tôt pour philosopher. Simplement, c'est la seconde fois cette semaine que je suis « forcé » de taper la discut' avec des développeurs indépendants directement sur leur Twitter pour leur demander un coup de main pour simplement jouer au jeu. Plus tôt dans la semaine, j'ai du effectivement contacter le développeur de Saturn 9, un jeu d'horreur sur XBLA à 80 points microsoft (moins d'un euro), fort sympathique au demeurant mais qui crashait dès que je tentais une nouvelle partie ; il se trouve que j'ai trouvé la solution tout seul (le dev m'a répondu, mais ne voyait pas d'où pouvait provenir le souci) à savoir mettre la console entièrement en anglais pour la langue et la région. Toujours est-il que je vois là une succession d'affaires, deux mois après la sauvegarde plantée de TLOU, un problème de fond. Ils sont où les jeux stables ?

Ajouter à mes favoris Commenter (10)

Signaler
Blabla

Depuis un petit moment, je n'ai pas utilisé vraiment ma chaîne Twitch. Tout simplement je n'ai pas progressé sur mes speedruns de Resident Evil 2. Mon record reste à 1h18 sur Leon A et j'ai beaucoup de mal à m'investir dans le jeu suffisamment pour aller plus loin sur les autres runs. Claire A est similaire donc j'avance aussi rapidement mais pour Leon B et Claire B il faut que je réapprenne l'ensemble de cheminement. Quoi qu'il en soit, je laisse un peu ça de côté. En revanche, quand je l'ai ouverte, j'avais aussi en tête de faire des marathons sur des séries connues. L'idée est de choisir une durée moyenne (12, 24, 48 heures) durant laquelle, sans dormir bien sûr, on finit le maximum de jeu d'une série. Ou alors à l'inverse, on choisit plusieurs jeux d'une série que l'on doit finir pour mettre fin au marathon. Comme je suis assez bons sur certaines séries, je me suis dit que je pourrais commencé par ce que j'ai actuellement. Ça me permettra aussi de rejouer à des jeux que je connais déjà, mais avec un nouvel objectif : les finir suffisamment vite pour ne pas m'endormir.

------------------------------------------------------------

 

Les jeux que je vais essayer de runner de la sorte d'ici à mon départ pour le Canada (dans un mois à peu près) sont :

- Les Resident Evil que je possède à savoir les 0, 1, Rebirth, 2, Code Veronica, Outbreak, 4 et 6.

- Les trois Mass Effect.

- Les Splinter Cell que je possède à savoir les 1, 3, 4 (version Xbox et 360) et 5.

- Les Hitman que je possède à savoir les 2, 3 et 4.

- Les Metal Gear Solid que je possède (ou que je peux emprunter pour le coup) à savoir les 1, Twin Snakes, 2, 3 et 4.

En un mois, et sachant que ce genre de défi repose sur le fait de bousiller littéralement 24h ou plus pour jouer non-stop puis dormir comme une masse pour récupérer, je pense ne pouvoir en faire que deux ou trois. Je vous propose donc un petit sondage pour savoir ce qu'il vous intéresserait de voir en priorité. Je me réserve bien sûr le droit de faire au final ce que je veux tout de même...c'est juste à titre indicatif.

Un sondage rose plein d'amour. Pour les deux qui sont sur tablette ICI.

 

Pour l'endroit, c'est évidemment ma chaîne Twitch qui sera là pour accueillir le marathon. Histoire de vous encourager à venir vérifier de temps à autres que je ne suis pas décédé de fatigue, je vais vous proposer de gagner un jeu tiré de ma propre ludothèque, seulement pour le premier marathon. Il y aura mon exemplaire de The Last of Us à remporter. Pour ce faire, un abonnement à ma chaîne twitch et un MP pour me signaler votre participation suffiront (indiquez dans le MP quel est votre pseudonyme Twitch s'il est différent de celui de Gameblog).

 

------------------------------------------------------------

En bref, je compte faire un premier essai d'ici la fin de la semaine (probablement de Jeudi à Vendredi ou de Vendredi à Samedi) et vous serez les bienvenus si le coeur vous en dit pour me voir terminer le plus de jeux possibles en 24H ou le plus rapidement possible trois ou quatre jeux d'une même série.

Ajouter à mes favoris Commenter (25)

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris