CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

Ajouter aux favoris
Signaler
Blabla

Cela fait un peu plus d'un mois qu'un petit site a ouvert ses portes sous le doux nom de Multivers. Au moment de sa sortie, j'étais en pleine adaptation à ma nouvelle vie donc je n'ai à la fois pas commenté vraiment sur le site, ni participé activement à produire quoi que ce soit. Accessoirement aussi, je n'avais pas vraiment grand chose à dire puisque je ne jouais pas. Maintenant que je suis bien installé, que je joue de nouveau et que j'ai passé quelques uns des mes devoirs les plus urgents, j'ai enfin du temps à consacrer au Multivers et à mon blog. Voilà donc comment ça va se passer.

Le Multivers aura l'exclusivité de mes posts ''réflexion''. Quand je parlerais sérieusement (en essayant d'être intelligent) du  jeu vidéo, de l'industrie, de ses acteurs, ça se fera sur le Multivers. En revanche, les tops (qui cartonnent en ce moment), les Véhicules Chiants Magazines, les blabla, les blondes ou encore les dessins restent sur mon blog et uniquement sur mon blog.

Pour ce qui est des critiques de jeu, elles seront aussi exclusives au Multivers, si tant est que le jeu que je critique n'ait pas déjà été analysé par un collègue auquel cas, je m'arrangerais pour qu'il atterrisse aussi sur Gameblog en parallèle du Multivers. Mes impressions resteront sur mon blog, le Multivers ne se destinant pas à être un site de news. Je ne quitte donc absolument pas Gameblog, comme vous avez pu le remarquer. J'aime toujours le site ; tout n'y est pas parfait, mais je m'y sens bien et mon blog est une part assez importante de qui je suis maintenant. Je me fais une faveur en le gardant intact ou presque.

Pour promouvoir le Multivers et sa bande de joyeux blogueurs, quand je posterais quelque chose là-bas, j'en ferais une petite publicité en statut avec un lien. Je commence ici en vous linkant les deux articles que j'ai pondu pour le site jusqu'à présent :

-Game-design Indépendant : j'essaye de mettre en avant le jeu indépendant qui se base souvent sur peu de mécaniques mais poussées plus avant, en comparaison du jeu triple A qui a tendance à s'éparpiller un peu parfois, négligeant la qualité et l'intérêt des mécaniques qui ne sont pas essentielles.

-Narration et Jeu Vidéo : c'est le début d'un essai que je vais tenter d'écrire prochainement (je suis en train de me documenter sur ce qui a déjà été écrit). Je reviens sur la vision assez proche de trois développeurs de jeux assez différents : David Cage et Heavy Rain, Andreas Wangler et Shelter, et Daniel Bisson et Tomb Raider. Je tente d'y exposer les possibilités qu'a le média pour produire une histoire qui ne serait pas faisable dans un autre média. C'est un billet assez long mais je ne fais qu'effleurer la surface de ce qu'il y a dire.

Vive le Multivers, vive, le cinéma, vive la littérature, vive les séries et vive le jeu vidéo (et vive mon blog aussi un peu quand même)

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Les Tops

Voici le classement que vous attendiez vraiment car vous aimez le sang. Comment le sais-je ? Vous êtes sur Internet...vous aimez donc le sang. Après des Tops pour les coups de coeur en boîte oubliés et les coups de coeur indépendant et dématérialisés, voici donc mon Flop 10 de la génération. Seulement 10 parce que je n'ai pas trouvé plus de 10 titres auxquels j'ai joué qui vaillent la peine qu'on les mettent en avant de la sorte. Histoire que l'on soit sur la même longueur d'onde pour capter l'intention de ce classement, je ne classe pas dans l'ordre des déceptions, ni dans l'ordre de médiocrité, mais quelque part entre les deux. D'ailleurs tous les titres que je vais citer ici ne sont pas forcément médiocres à mes yeux ou n'ont pas été des déceptions. En fait il s'agit d'une mixture composée de la médiocrité potentielle du titre et la déception potentielle que j'ai ressenti en y jouant. Je n'en dis pas plus, vous comprendrez en lisant les détails pour chaque titre.

------------------------------------------------------------

 

Quelle bouse. Je suis désolé j'y vais un peu trop violemment. Laissez moi reformuler. Quel jeu moyennement satisfa...merde ! Non je suis désolé. Je vous demande me pardonner mais comment est-ce possible d'être aussi mauvais en équilibrage ? Parce que Prototype part avec de bonnes bases. Certes, il n'est pas très beau et sa direction artistique pue la mort. Certes, le scénario n'a aucun sens et est délivré de manière pitoyable à travers des vignettes épileptiques dignes des pires montages de Michael Bay sous LSD. Ceci étant dit, en terme de sensation, il envoie du bois dans les premières heures. On se sent fort, rapide, inarrêtable. Le héros malgré un manque de charisme évident possède un mélange bien dosé entre Spider-Man, Hulk et Carnage et l'idée qu'il ne soit pas innocent permet de tailler dans le gras et de s'exprimer.

Seulement une fois cette euphorie du début passée, on se retrouve devant une ville ouverte qui ne sert à rien, des mécaniques de camouflages inutiles et une difficulté d'une crétinerie qui dépasse l'entendement. En gros l'idée, c'est que comme le jeu ne nécessite aucune habileté parce que les ennemis n'ont aucun pattern (alors que c'est la base du BTA) les développeurs pour augmenter la difficulté envoient les ennemis par paquets de cinq ou six et démerde toi avec ! Donc tu spammes le même coup pendant tout le reste du jeu. Et tu pètes des câbles quand tu ne peux plus le faire parce que tu détruis l'objet que tu es censé défendre en utilisant cette technique...FUCK IT TO HELL !

 

Oula oui, c'est de l'acharnement thérapeutique à ce stade. Il faut voir une chose. On essaye, on se plante, ça n'est pas grave. Dans le jeu vidéo plus que dans le cinéma ou la musique, on a toujours possibilité de retenter sa chance pour peu qu'on croit en son jeu. Mais là, c'est de l'arnaque. On nous sort un jeu équilibré par un détraqué mental, avec zéro ambition artistique et une narration qui n'a ni queue ni tête. Le jeu porte à merveille son nom. Et là, on nous fait une suite et honnêtement, c'est mieux équilibré, on utilise un peu plus de coups, les semi-boss ont des patterns...mais tous le reste est aussi naze que dans le premier. Bordel, on passe de l'énervement du premier à l'ennui du second. Moi je trouve que ça mérite d'être dénoncé. Donc non, mon bon Chipster. NON !

 

Si vous avez lu mon Top 15 des jeux oubliés, vous aurez peut-être remarqué la présence de Fable II. J'aime l'univers de Fable d'amour. J'ai même fait la queue lors de feu le Festival des Jeux Vidéos pour que Peter Molyneux himself me dédicace mes Fable sur PC et Xbox, mon The Movies sur PC et une jaquette de Fable II qui n'était pas encore sorti à ce moment là. Fable III partait d'un postulat intéressant, à savoir de devenir roi d'Albion après y avoir été deux fois un héros. On aurait pu y affronter la difficulté de réaliser les promesses faites au peuple, celles-là même que l'on reproche à Sir Molyneux. J'ai été tellement dégoûté par le système de carte qui est incompréhensible, les interactions avec les PNJs réduites à peau de chagrin, le menu qui est devenu un hub qui met du temps à charger et surtout le maintien de la physique molle du jeu depuis le second opus qui s'est même aggravée avec les combats rendus encore plus simple, que j'ai arrêté de jouer avant même d'être couronné virtuellement. Le second avait des défauts vraiment lourd comme un menu super pas ergonomique ou une structure semi-ouverte un peu contraignante, mais son charme avait réussi à m'emporter. Le troisième a trop de défauts pour que je passe outre. C'est un vrai pincement au coeur.

 

Ici l'affaire est tout autre. On a pas affaire à un jeu médiocre, j'y ai même pris beaucoup de plaisir à la sortie. Il a de très grandes qualités à commencer par sa conduite, ce qui dans un jeu de voiture est tout de même primordial. Seulement après un battage médiatique et une attente d'une longueur incommensurable, durant laquelle j'ai même réussi à perdre l'envie de jouer à des jeux de voitures d'une manière générale (la série des Project Gotham Racing mise à part) le résultat ne tient pas ses promesses. Vous savez quoi ? Je ne suis cependant pas mauvais joueur ; à la rigueur qu'il tienne ou non sa promesse, ça m'est un peu égal.

Ce qui me pose problème, c'est qu'après une carrière de plus 100 heures réalisée avec mon cousin sur GT3 : A-Spec, j'avais envie de retrouver Gran Turismo mais en next-gen. Au final non, c'est un jeu PS2 avec les inconvénients que ça sous-entend mais mis en HD (une jolie HD tout de même). Les temps de chargement sont d'une longueur incroyable, l'IA n'a pas bougé d'un centimètre en tant d'années et les dégâts sont anecdotiques ce qui est juste irrecevable aujourd'hui. Quant à ceux qui justifieraient la médiocrité des adversaires par le online, j'ai envie de dire qu'à partir du moment où on fourni un tel effort pour donner des championnats et un contenu solo aussi colossal, c'est qu'on a envie que le joueur s'éclate aussi en solo. Quand FIFA ou PES ont une IA de merde, on les dénonce à juste titre. Il en va de même pour la série de Polyphony Digital. GT5 m'a juste fait divorcer des jeux de voitures. Ni plus ni moins.

 

J'ai un léger pincement au coeur de mettre un titre Rockstar dans ce classement, quand bien même ce dernier ne soit en aucun cas un jeu à monde ouvert. J'avais énormément apprécié Max Payne premier du nom notamment pour son mélange entre histoire sombre, très froide mise en exergue par les fusillades âpres et stylisées. Max Payne 3, c'est à mon gameplay de TPS préféré (avec Resident Evil 6...oui oui). Contrairement à beaucoup, j'aime la lourdeur des personnages de Rockstar depuis qu'ils utilisent RAGE et Max ne déroge pas à la règle. Quand j'ai le contrôle du héros sur de longues fusillades, il y a de vrais piques de jouissance et de bravoure, comme cette glissade si woo-ienne entre deux escalators de l'aéroport.

Seulement pour une raison qui m'échappe et qui n'est pas simplement de dissimuler les chargements, Rockstar a alourdi le jeu avec cette suite de minis cutscenes sans aucun intérêt montrant Max ouvrant une porte ou appuyant sur un bouton ou montant une échelle...J'ai détesté qu'on me reprenne le contrôle pour toute action qui ne consistait pas à tirer sur un autre être humain. Ça m'a cassé l'expérience entre moment de plaisir et frustration terrible. Et ça a été une sacré déception compte tenu du fait que j'aime vraiment les mécaniques de tir de ce jeu et paradoxalement, c'est dans le multijoueur que j'y ai vraiment eu mes meilleurs moments.

 

Aïe, aïe, aïe. Ça partait pour être fantastique. AitD a été l'un des premiers jeux que j'ai suivi en téléchargeant les vidéos sur le Xbox Live pour essayer d'avoir une idée de ce qu'il donnerait sur mon écran. J'étais fasciné par les idées de mécaniques auxquelles Eden Games avait pensé. Le feu, par exemple, comme outil utile avant Far Cry 2. La technologie utilisée pour sa propagation était aussi bluffante et honnêtement, le jeu était sacrément en avance visuellement au point que pour y avoir joué en 2012, il n'avait pas tant vieilli que ça sur le plan strictement cosmétique. Car oui, le problème, c'est que je ne l'ai pas acheté avant de tomber sur le collector à 10€ dans un Game (avant que Game ne meurt, hein). Pourquoi ? Parce que le jeu est pratiquement injouable à cause d'une maniabilité d'un rachitisme tel qu'il ferait passé le premier Resident Evil pour un Ninja Gaiden. Et c'est tellement triste ; une heure dans ce titre et on a plus d'idée de mécaniques que dans 80% des triples A actuels ! La combinaison des objets, le menu intégré à la veste et en temps réel, les énigmes basées sur de la logique physique, le téléphone...et tout ça est ruiné parce que même le Titanic se dirige mieux que le héros. Mon plus gros « dommage » de la génération HD.

 

« Allons bon, le voilà reparti sur Heavy Rain... ». Veuillez m'excuser pour la redondance dans le propos. Mais pour ce jeu comme pour l'ensemble du Top 5 de ce Flop 10, c'est parce qu'il y a eu croyance, envie et dégoût que le jeu se retrouve ici. Car oui, avant d'être un de ses détracteurs les plus sévères, j'ai cru en Heavy Rain, dur comme fer ! J'ai fait jouer la démo à mes parents pour les convaincre qu'on avait un nouveau genre de jeux que je pourrais partager avec eux (en plus de Buzz et de Singstar). Au final, c'est une désillusion complète. Alors non, ça n'est pas parce qu'on a peu voire pas de mécaniques de jeux et que le titre repose sur des actions contextuelles. Ça ne m'avait pas gêné dans Fahrenheit et j'ai porté au nu The Walking Dead avec cette donnée dans le jeu. Mais ce scénario qui n'a aucun sens, qui est truffé d'incohérence et d'énormité qu'un réalisateur de téléfilm éviterait, ça n'est juste pas possible.

Heavy Rain est mal écrit a un point assez dingue. Aucun de ses personnages n'agit de manière logique et tous les événements se déroulent sans lien de cause à effet un tant soit peu réaliste. Et ce twist qui n'a aucun sens et qui est préservé par un pur et simple mensonge, c'est de la paresse intellectuelle. La raison pour laquelle je préfère mille fois Fahrenheit, que j'ai beaucoup aimé au passage, à Heavy Rain, c'est qu'il n'était pas prétentieux et parvenait à développer sa propre atmosphère quand Heavy Rain pue l'envie de faire du David Fincher en jeu vidéo sans aucun idée de ce qui fait vraiment de Fincher un réalisateur génial. Le pire, c'est que sous ce marasme se cache l'une des idées de game-design les plus brillantes que j'ai vu : l'histoire ne se finit pas quand un personnage meurt. Et on a peur de la mort dans ce jeu, vraiment. Ça c'est un tour de force. Seulement j'ai bien l'impression que c'est un coup de chance plus qu'autre chose...

 

Quelle bande de fils de la plage. Comment Io Interactive a pu faire d'un des jeux les mieux level-designé de la création vidéoludique, un titre d'une médiocrité et d'une vulgarité pareille ? Je ne suis pas tant choqué que cela par l'idée de changer Hitman et d'y mettre un côté plus action. Si ça ne tenait qu'à moi, on resterait sur la formule perfectionnée par Blood Money et on chercherait juste des gens suffisamment créatifs pour trouver des nouvelles missions. Cependant, s'ils veulent suivre la tendance et offrir à Code 47 son Conviction. Soit. J'ai aimé Conviction. Seulement il faut le faire bien.

Hitman : Absolution est un micmac de mécaniques qui n'ont aucune vocation à être ensembles et qui sont réglées en dépit du bon sens. Le déguisement ne sert à rien dans les zones où les gens sont habillés comme vous. Sauf que les trois quarts des objectifs demandent d'aller dans des zones où un seul déguisement marche et où on est donc aussi détectable déguisé que pas déguisé. Alors comme le déguisement ne fonctionnera pas, on se faufile. Sauf qu'il y a toujours un crétin devant la zone qu'on cherche à atteindre, crétin qui n'a aucune routine l'empêchant de rester planté sur place. Alors on y va à la bourrin et là le jeu nous signifie que ça n'est pas bien en nous retirant des points via un système de scoring affiché à l'écran qui ruine le plaisir de jeu. Par dessus ça, on ajoute un scénario qui enchaîne les incohérences comme des perles (littéralement une à deux incohérences par cinématique) et qui se permet en plus d'être une vulgarité et d'un beauf sans nom et le tout sans second degré (ils pensent qu'ils ont du second degré mais non) et vous avez l'une des pires régression que j'ai pu voir dans le jeu vidéo. Sur une de mes séries fétiches, ça fait très mal.

 

Contrairement à Hitman : Absolution, je ne considère pas que Mass Effect 2 soit un mauvais jeu. Son scénario se limite à bâtir une équipe pour battre le boss de fin, mais il compense cela par les interactions propres à la série et des personnages à plus fort caractère que le premier. Il est très cloisonné, mais a appris pas mal de chose en terme de combat et les phases de TPS sont plus vivantes et agressives bien que parfois dures pour des raisons idiotes. Il a quelque fautes de goût en terme de design à mon avis (les Vorchas, la tenue outrageusement moulante de Miranda) mais il est globalement splendide grâce à la direction artistique héritée du premier.

Seulement voilà, en terme de démarche de création, Mass Effect 2 n'a pas été conçu de manière très élégante. Au lieu de revoir ce qui n'allait pas dans le premier épisode pour consolider l'expérience et proposer une épopée spatiale plus poignante encore que le premier volet, qui est l'un de mes jeux préférés toutes machines confondues (je ne trahis pas de secret en disant qu'il sera dans mon Top 15 de la génération) Bioware a tout simplement enlevé tout ce qui avait été reproché au titre. Système d'inventaire trop large et fourre tout, avec beaucoup trop d'objets et mods à poser sur les armes et armures ? On a plus que deux armes et c'est tout. Le système de surchauffe pose de problème ? On le remplace par des chargeurs, expliquant au passage cela de manière vaseuse dans l'univers du jeu. Surtout...le Mako. Alors oui, je m'en plains TOUT LE TEMPS. Comprenez bien ceci tout de même. Je reconnais aisément que la redondance de ce qu'on avait à faire en Mako ou sa physique particulière aient pu gêner ; enfin c'est pas de ma faute si vous ne savez pas conduire mais passons. Mais pourquoi dratisquement retirer le Mako au lieu d'essayer de justement pousser cette partie exploration qui était juste fondamentale dans l'expérience du premier ? Le tout pour remplacer ça par un scanner de planète ? REALLY ?! Le pire c'est que je l'aime bien le scanner de planète...il est reposant après les fusillades interminables.

Mass Effect 2 n'est pas un mauvais jeu, mais c'est un jeu designé de manière paresseuse. Au lieu de chercher la confirmation d'une identité propre au premier volet en soignant ce qui avait du être fait de manière un peu limité sur cet opus qui était une aventure spatiale, il se contente de lorgner du côté du TPS à dialogue. Certes il a un excellent univers, mais ça ne cache pas à mes yeux la misère du game-design qu'il y a derrière. La seule raison pour laquelle j'aime vraiment Mass Effect 2 (au delà du fait qu'il y a Yvonne Strahovski dedans) c'est que c'est la suite du premier...et c'est extrêmement triste quand on pense que Mass Effect est un jeu vraiment, vraiment cher à mon coeur.

 

Oh boy...par où commencer ? Assassin's Creed, c'est une série que j'ai adoré dès le premier opus. Je suis de ceux qui ont aimé le jeu, de bout en bout et qui ne se sont rendu compte de sa répétitivité que quand on leur a dit « Tu trouves pas qu'on fait toujours la même chose ? ». Le second opus est de mes titres préférés auxquels j'ai pu jouer dans ma vie. J'adore l'ambiance de la Renaissance et à l'inverse complet de Mass Effect 2, Assassin's Creed II a pour lui d'avoir vraiment écouté les critiques en améliorant ce qui n'allait pas. Entre chaque ville, le vide est rempli de petites choses à faire. Il y a des activités annexes intéressantes et des quêtes d'objets qui pour un coup (plumes mises à part) servent le scénario. On perdait l'aspect construction du meurtre du premier, mais on gagnait énormément en échange en diversité de mécaniques. Avec en plus une direction artistique solide et une bande son de Jesper Kyd splendide, on avait avec ce second volet l'apogée de la série. Et puis Brotherhood (que j'ai fini) et Revelations (que j'ai abandonné au premier tier), sortants trop tôt l'un après l'autre n'ont fait que ressasser exactement la même soupe. J'avais fini le II de fond en comble et je n'avais aucun envie de refaire exactement la même chose. Seul ajout notable, le multijoueur qui ne m'intéresse pas malgré de bonnes idées.

Alors quand la campagne tambour battant du troisième volet laissait présagé d'un vrai changement, j'y ai cru. Je me suis emballé, j'ai redécoré mon blog aux couleurs de la saga et j'ai suivi avec attention ce qui était parti pour être mon jeu de l'année 2012 et le remplaçant de Assassin's Creed II dans mon top personnel. Tout cela pour quel résultat ?

Un jeu vraiment médiocre. Non seulement avec ce troisième volet la série n'a pas avancé, mais en plus de ça elle n'a fait que mettre en exergue ce qui n'allait plus. Le jeu propose une zone ouverte et large, mais le système de déplacement est imprécis. Le jeu veut proposer des missions annexes avec de l'infiltration (les prises de fort) mais l'IA fait comme bon lui semble et il est impossible de se mettre accroupi à sa convenance, c'est scripté. Le personnage ne se baisse que dans les buissons ? What the Fuck?! Qui a eu une idée aussi stupide ? En plus de cela, le jeu propose de la chasse mais on nous force à utiliser la même visée automatique que dans Assassin's Creed II ! Pourquoi ? Juste Pourquoi ? Quand le jeu ne se base pas ou très rarement sur les armes de jets ou à distance comme le second opus ou Bortherhood. Certes, c'est un peu contraignant, mais ça passe. Là on parle d'un indien d'Amérique, avec un arc, des couteaux de lancés, des armes à feu et on ne peut pas tirer manuellement. Le pire c'est que le système de lock ne s'enclenche que très près de la cible donc la plupart du temps on se retrouve à ne pas savoir quoi faire de ses doigts quand un ennemi nous vise au fusil ou qu'un loup nous court dessus, pour la simple raison que s'ils ne sont pas à portée du lock, on ne peut pas leur tirer dessus.

Et tout le jeu est comme ça, parsemé de vieillesses et d'approximations qui ruinent l'expérience. Mais évidemment, ça n'est pas fini et vous savez pourquoi. Trois ans de développement ? 500 personnes sur le titre ? Je n'y crois pas une seule seconde. Le moteur censé permettre des batailles rangées spectaculaires, le Anvil Next souffre des mêmes problèmes de poping que dans le second volet, en pire. Les textures sont instables par endroit et les fameuses batailles n'arrivent que deux fois. Une de très loin où l'on contrôle des canons et l'autre où l'on court comme un con sur le champ de bataille et où l'armée se trouve au loin. La seule chose remarquable du moteur, ce sont ses effets météorologiques carrément bien foutu. Et puis, bien évidemment vient le coup de grâce : Assassin's Creed III est le jeu le plus buggé auquel j'ai joué sur cette génération de console et pourtant, je suis fan des productions Bethesda. Même en faisant la somme de Oblivion, Skyrim, Fallout 3 et New Vegas, je n'ai pas eu autant de bugs que sur ACIII. Personnages et animaux bloqués dans des arbres, sauvegardes qui ne marche pas, freeze de la console, freeze de personnages en pleine bataille, personnage qui reste bloqué dans une position sans que je puisse l'en sortir, contrôles bloqués durant plusieurs phases d'action, armes et objets divers et variés qui flottent dans les airs...la liste est interminable.

Alors si aujourd'hui j'ai un tel mépris et dégoût envers la saga complète (au point d'être en train de réfléchir à enlever ou non ACII dans mon Top 15) c'est parce que je me suis senti trahis. Ce n'est pas juste que le jeu est médiocre, c'est qu'on m'a menti purement et simplement. Où sont les changements ? Les améliorations ? Putain ou sont passées vos trois années de développement bordel !?!

 

------------------------------------------------------------

Je me calme...pfiou...j'ai le palpitant qui s'emballe. Plus sérieusement, je suis assez rassuré de n'avoir trouvé que dix titres suffisamment décevant ou mauvais pour trouver une place dans ce top. En huit années d'une génération, ça ne prouve pas forcément qu'il y a eu moins de déchets que sur la précédente, mais ça prouve que je suis un peu plus averti sur ce dans quoi j'investis.

Ajouter à mes favoris Commenter (119)

Signaler
Les Tops

Hier, je vous proposais un Top dédié aux jeux qui seront probablement évincés des tops de la génération par la plupart des joueurs. C'était une occasion de mettre en avant des jeux pas forcément méconnus (de nom) mais qui mériteraient un peu plus d'attention et d'affection. Je tiens donc, dans la même ligne, à faire un top cette fois-ci rempli de jeux indépendants ou dématérialisés. Le but n'est pas ici de faire une distinction entre jeux boîtes et dématérialisé, entre petit budget et double ou triple A. L'idée est surtout de mettre plus de jeux ! Si j'avais conçu la liste d'hier en y intégrant des titres dématérialisés, j'aurais simplement enlevé la moitié des titres cités pour les remplacer par des perles indies. Tout cela pour dire que, quoi qu'il arrive, vous savez que je ne fais pas de classement de valeur entre blockbuster et indépendants (puisque les indépendants ont déjà gagné niark niark niark). Voici donc mon Top 15 des jeux indépendants et dématérialisés sortis au cours de la génération HD.

------------------------------------------------------------

 

Waldo (entre autres) tenait absolument à ce que je parle de To The Moon. Je vais donc faire une légère aparté sur quelques titres que j'ai trouvé sympathiques mais sans plus. To The Moon est un jeu principalement narratif fait en utilisant le moteur de création RPG Maker. Si l'histoire est vraiment bonne et pourrait se situer dans l'univers du très bon Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Gondry, j'ai trouvé le titre globalement mal rythmé avec certains passages particulièrement chiant au sens premier du terme (pas entravant, mais ennuyeux). Donc pas de place dans mon Top mais un titre intéressant néanmoins. De même, Lone Survivor aurait pu y être parce que le travail de transposition de Silent Hill est franchement remarquable et que la qualité sonore est au rendez-vous. Je citerais aussi des absence qui sembleront scandaleuses comme Hotline Miami, Super Meat Boy, The Binding of Isaac ou encore Mark of the Ninja ; ce sont des bons titres (enfin surtout Hotline Miami, SMB et MotN) mais je n'y ai pas suffisamment joué. Enfin pour Antichamber ou Spelunky, je ne les ai pas donc je serais bien en peine d'en parler ; je rappelle toutefois que vous pouvez offrir des jeux sur Steam...sivousvoyezdequoijeveuxdire.

 

« Thousands of video games ask you to take life, but very few ask you to create it ». Cette jolie phrase que l'on doit à Paste Magazine résume assez bien la création de Tiger Style, une boîte montée par un ancien de Looking Glass qui a travaillé sur la série Thief, Randy Smith. Il s'agit d'un jeu d'exploration en 2D. On est un astronaute venu étudié Mars et qui va malencontreusement réveiller certaines formes de vie à la croisée entre des plantes et des animaux, les Zoas. Le but du jeu est de progresser dans des cavernes à l'aide de son jet-pack et d'augmenter la floraison de la flaune (nouveau terme inventé par moi signifiant flaune+flore) locale. C'est très jolie visuellement avec des tons bien choisis et doux. Les dessins qui illustrent les conversations sont de bon goût et les musiques et doublages sont impeccables. Au niveau jouabilité, je conseille toutefois la version Steam un peu plus ''chère'' plutôt que la version Android. Déjà parce que la version Android peut avoir un phénomène de disparition régulière de textures en fonction de l'appareil que vous utilisez (c'est malheureusement le cas sur ma Kobo Arc). Également, le fait d'avoir à pointer à l'écran où voler gène parfois la lisibilité de ce qu'on fait. Pour le reste, un jolie petit titre de 2012 passé complètement à l'as.

 

J'ai encore un peu de mal à ne pas trouver que le jeu me botte le cul sans que j'y puisse grand chose. Cependant, même après seulement quelques heures passées sur ce jeu tactique rogue-like de Subset Game, j'entrevois ce qui en fait un titre passionnant. Il a un mélange habile entre la machine à sous et la stratégie. Chaque clic sur une nouvelle progression donne un léger frisson d'excitation quant à ce sur quoi on va tomber. Dans le même temps, bien qu'il soit d'une difficulté redoutable, il donne juste assez d'outils au joueur pour qu'il puisse toujours progresser un peu plus. Presque dur et juste à la fois...ça dépendra des parties.

 

J'aime la gestion. J'aime énormément la gestion. J'ai perdu un nombre d'heures incroyables sur des titre comme Jurassic Park : Operation Genesis, The Movies ou encore Sim City 2000. Game Dev Story allie de la gestion assez simple à une jolie habillage pixel-art et surtout une thématique qui forcément touche au joueur que je suis. Game Dev Story, c'est l'occasion de créer virtuellement l'histoire de la boîte de jeu qu'on a tous à un moment donné voulu faire. On choisira sur quoi on met l'emphase. Sortons nous des jeux vite et buggés, histoire de faire de l'argent facile tout en gagnant une réputation de merde ? Ou privilégions-nous la qualité au risque que si le jeu fait un flop, on doive renvoyer du personnel ? Plutôt Mindscape ou Platinum Games ?

 

Je cherche un peu le bâton pour me faire battre par Fache. Déjà, je ne parle pas de Splelunky, Super Meat Boy ou The Biding of Isaac. En sus, j'ai l'outrecuidance de ne pas mettre Fez dans le Top 10. Soyons clair, je trouve que Fez est un jeu assez brillant. Visuellement splendide, avec des couleurs chaudes d'un goût exquis, et doté d'une bande-son à écouter même sans connaître le titre. Il a pour lui une pâte artistique. La mécanique de jeu est également très ingénieuse et surtout elle a le mérite que peu de jeux peuvent se targuer d'avoir : elle bouscule le joueur. Maintenant, je n'ai pas réussi à finir le jeu ; j'ai trouvé que le gap entre les énigmes faciles et celles qui sont cryptées était trop large et pour être honnête, je n'ai juste pas saisi ce que je devais faire passé les trois à quatre premières heures. À mon sens, la partie mystérieuse est trop nébuleuse pour ne pas faire intervenir Internet dans l'histoire et je trouve ça dommage. Je le finirais cependant un jour parce qu'il est vraiment ravissant ce jeu, mais j'aurais besoin d'un coup de pouce extérieur. Reste une vraie perle et une ''création'' au sens purement artistique du terme.

 

J'en faisais mention dans un billet récent sur le Multivers (et toc la pub gratos) mais c'est avec une joie non dissimulée que j'accueille cette salve nouvelle de jeux d'horreur qui apparaissent sur Steam. Ce premier Amnesia n'a pas été la joie absolue dès le début, la faute à un gameplay un peu lourd. Cependant, le titre est bourré d'idées qui fonctionnent et surtout la plus puissante de toutes qu'on trouvera dans d'autres titres du genre comme la série des Penumbra ou des Slender : l'impuissance du joueur. Beaucoup de jeux jouent sur la montée en puissance du héros ou de l'héroïne. Amnesia nous met dans la peau d'un personnage vulnérable, sans défense et ça, ça fait peur. Un immanquable dans le genre horreur avec une belle réalisation et une bande sonore encore une fois très réussie.

 

Merci à Kokoro de m'avoir donné une clé Steam pour ce titre parce que pour le coup, c'est une vraie perle. Même dans la scène indépendante, il y a des jeux un peu plus connus que d'autre et malheureusement ce jeu tactique de Mode 7 n'en fait pas parti. Je répare donc cette injustice : c'est un peu les nouveaux échecs. Ici on joue un groupe d'intervention qui a un objectif à chaque mission ; sécuriser une zone en tuant tout le monde, atteindre un endroit d'une pièce etc. La présentation est un peu semblable à X-Com : Ennemy Unknown mais avec des graphismes plus sommaires et abstrait. Par contre niveau réflexion, c'est assez incroyable puisque ça n'est pas à proprement parler du tour par tour. Les deux camps agissent en même temps, ce qui fait qu'une fois les instructions données, on clique pour regarder la séquence et même le plan le mieux huilé peut ne pas se dérouler sans accroc. Très malin et vraiment pas cher (surtout si Kokoro vous l'offre). Les amateurs de X-Com y trouveront un gros challenge.

 

Que dire sur Braid qui n'a pas déjà été dit ? Graphismes superbes avec un trait qui rappelle la peinture (pourquoi si peu de jeu ont se parti pris visuel, bordel?). Musique classique mais assez mémorable (je la chantonne là) et surtout des mécaniques de jeu diaboliquement intelligentes qui sont en rapport direct avec ce qui est raconté. Braid va vous faire cogiter jusqu'au mal de crâne. Certaines mécaniques sont plus simples à comprendre que d'autres, mais la solution est toujours là. Il faut juste...réfléchir...calmement...à ce qui se passe à l'écran. Un vrai chef-d'oeuvre.

 

Sorti de nul part, Papers, Please est dans une catégorie de jeu à la fois peu connu et peu reconnu que l'on appelle les serious-game, des jeux avec un propos politique ou social et qui dépasse la simple notion d'amusement. Je ne sais pas si Lucas Pope, le créateur du titre, s'en revendique mais c'est la sensation que l'on a en jouant. Alors Papers, Please est amusant à jouer ; il se base sur le principe des sept erreurs. À la frontière d'un pays d'une version fictive de l'ex-URSS, on est l'employé des douanes qui vérifie les papiers. Tout se joue à la souris et le but est de déceler les papiers frauduleux. Comme on est payé au rendement et que la paye de chaque jour est engloutie dans les soins pour la famille, le loyer et la nourriture, on fait tout son possible pour être un bon bureaucrate sans âme. Là où le jeu devient donc vicieux, c'est qu'en nous laissant deux erreurs non punies par jour, il nous laisse la possibilité de ne pas renvoyer deux personnes qui tentent d'entrer illégalement sur le territoire. Il ajoute à cela des événements ponctuels qui pimentent les journées et complexifie les papiers chaque jour pour que l'on ne s'ennuie jamais. Franchement l'un des titres de cette année 2013. Génial et glauque de réalisme.

 

Un projet étudiant qui vire au génie. Je ne sais pas s'il est nécessaire d'ajouter quoi que ce soit mais je vais le faire quand même. Une direction artistique en rapport avec le propos et qui donne l'un des meilleurs méchants qu'on ait vu dans un jeu vidéo. Un gameplay innovant et parfaitement maîtrisé. Un level-design dans le Top 3 des meilleurs level-design de jeu vidéo. Si vous n'y avez pas encore joué, vous n'aimez pas les jeux vidéo. Vous pensez que vous aimez ça, mais c'est comme le gâteau, c'est un mensonge.

 

Ou comment devenir chauve en dix circuits. Bénéficiant d'une physique assez remarquable, Trials a réussi à mettre le curseur de difficulté juste au bon endroit : là où tu n'arrives jamais à faire les parcours avancés sans te vautrer des dizaines de fois, mais à la limite de l'endroit où tu pourrais abandonner. En solo, vous allez suer comme jamais pour certains passages au millimètre et vous allez supprimer votre liste d'amis histoire ne plus voir ces maudits fantômes qui arrivent à passer des passages impossibles. En multijoueurs sur un canapé, vous allez tellement rire que vous en mourrez. Vous serez prévenu ; Trials Evolution, c'est pas bon pour votre santé et vos relations sociales.

 

C'est la première fois de ma vie que je suivais à ce point un petit jeu indépendant. State of Decay répond à une attente, une envie qui mijote depuis des années : un jeu de survie dans l'univers des zombies. Je me désolais de voir systématiquement les zombies tourner en chaire à canon alors que l'essence du film de zombie tient autant dans la communauté de personnes que l'on suit, dans leur survie que dans le gore exacerbé. Grâce à Undead Lab, ce voeu est enfin réalisé. Il est moche, a un framerate qui descend dans les abysses quand on roule un peu vite mais bordel de merde qu'est-ce qu'il est bien foutu. Dans un monde ouvert, on doit y gérer la protection de sa maison fortifiée, ses provisions, ses armes, ses voitures et sa communauté de survivants. Un excellent titre qui je l'espère trouvera grâce à vos yeux une fois qu'il sortira vraiment poli sur Steam (actuellement il s'agit d'une version Early Access assez semblable à la version Xbox360).

 

Don't Starve c'est une esthétique superbe, des musiques et des bruitages topissimes et surtout (parce que l'emballage, c'est bien mais ça fait pas un jeu) un gameplay basé sur la survie et c'est tout. On doit y gérer en gros trois paramètres : la faim, la santé mentale et au bout d'un moment le froid. On a des journée très courtes pour utiliser l'ensemble des éléments à trouver et à crafter pour parvenir à la journée suivante sans trop s'affaiblir. Là où le jeu passe d'excellent à immanquable, c'est que non seulement il est bien fini de bout en bout, mais en plus la difficulté force le joueur à anticiper beaucoup d'éléments. Au début, cela pourra paraître injuste puisque l'on ne connaît pas forcément tous les dangers que le jeu peut nous opposer (et il y en a) mais plus on avance et plus on a envie d'avancer. C'est l'un de ces rares jeux où avoir ne serait-ce que trois patates plantées dans un champ et un muret qui les entourent c'est déjà être le roi du pétrole.

 

À sa sortie, je le qualifiais d'anti-Uncharted. Un jeu sous-estimé à mon humble avis, basé encore une fois sur une mécanique à contre courant : l'économie. Ici, par économie, j'entends bien la ''réserve'' et non le ''marché''. L'idée dans ce jeu, c'est que tout est rare et tout est précieux. L'énergie physique se consomme vite lors d'une ascension et provoque une véritable tension dans la grimpette qu'aucun titre avant n'avait fait avant (sauf Tintin au Tibet, ce traumatisme d'enfance). Les provisions pour se recharger sont rares et l'univers post-apocalyptique nous oppose bien plus d'ennemis que l'on a de balles dans son pistolet ou de flèches pour son arc. C'est un jeu où l'immersion vient essentiellement grâce à cette concentration sur l'économie que le joueur doit avoir. Tant pis si ce n'est pas le plus beau titre de 2012, tant pis si le scénario se finit de manière abrupte. Même après cet accouchement douloureux, il reste un des titres qui m'a le plus marqué de ces dernières années.

 

Take us back...snif.

 

La première fois que je l'ai téléchargé, j'y ai joué deux ou trois heures et si je voyais le potentiel, j'avais l'impression de faire toujours la même chose à savoir chercher des minerais pour les remonter à ma piaule pour les transformer en objets pour miner plus profond. Et puis un ou deux mois plus tard, je me suis réellement plongé dedans pour y jouer à ma façon. J'y joue en mode survie et je cherche à me faire une énorme baraque (qui commence comme une cabane) avec une cave digne du manoir des Wayne. Mais Minecraft ne s'arrête pas à ce que moi j'en fais et c'est pour ça qu'il est premier de ce top haut la main. Minecraft c'est la plus grosse invention vidéoludique de ces dix dernières années. Tout le monde peut en faire quelque chose. Ça ne veut pas dire que tout le monde va s'y amuser, mais c'est là, c'est infini. Minecraft c'est pas juste mes parties à moi, c'est les vidéos des aventures de Guss sur Youtube, c'est des screenshots de constructions démentielles sur Dead End Thrills, c'est un excellent reportage sur la création de Mojang aussi. Bref Minecraft, c'est plus qu'un jeu. Merci Monsieur Notch pour avoir fait...ça.

 

------------------------------------------------------------

Voilà donc pour le Top des jeux indépendants et dématérialisés. Je voulais profiter de cette conclusion pour dire à ceux qui hésiteraient encore sur certains titres cités juste pour une question de prix qu'il serait temps d'oublier cette question de prix. En toute honnêteté, combien de fois dans votre vie avez vous acheté neuf ou à des prix supérieurs à, disons ne serait-ce que 20€, et qui se sont révélés au final être médiocres ou peu passionnants ? Qu'un jeu soit cher ou pas ne présume pas de sa qualité.

Ajouter à mes favoris Commenter (18)

Signaler
Les Tops

Voici donc ma version de l'affaire qu'a été la génération HD qui s'est étalée, je le rappelle, de Décembre 2005 à décembre 2013 (voire même un petit peu plus, l'avenir nous le dira). Je vous propose donc mon premier top qui comportera quinze jeux ayant peu de chances de se trouver dans les récapitulatifs de la génération ; pas les plus vendus, les plus vendeurs, les plus connus, ou même les meilleurs, ce sera donc le top 15 des petits (gros (énormes)) coups de coeur qui se posent de temps à autre. Vous êtes intelligents (et beaux), il m'est donc inutile de vous rappeler que ça ne sera ni objectif, ni exhaustif.

------------------------------------------------------------

 

Sorti dans la première année de vie de la Xbox360, le titre de Rockstar ne sera sans doute pas mémorable pour grand monde. Pourtant, au delà d'une première démonstration convaincante du Rockstar Advanced Game Engine (le fameux RAGE) on trouve, à un prix peu élevé en plus au moment de sa sortie, un excellent jeu de tennis de table, à la fois simple à comprendre, rapidement amusant et assez corcé.

 

Je le sais et je le comprends, pour les fanatiques puristes de la saga de Konami, Silent Hill s'est perdu depuis le quatrième épisode. Cependant, de toute la saga, il n'y a pas un volet auquel j'ai joué que je n'ai pas apprécié à un moment ou à un autre. Au risque de passer pour un hérétique, même Homecoming a failli apparaître dans ce top. Je tiens donc à donner une petite place à ce Downpour, peut être pas à la hauteur de la folie engendrée dans la tétralogie originale, mais certainement l'un des jeux que j'ai le plus aimé parcourir sur cette génération. Ne serait-ce que pour avoir autant travaillé sur la narration par les décors et les objets, cette séquence culte du théâtre de l'orphelinat et une vraie créativité visuelle dans certains passages, il mérite sa place ici.

 

Découvert récemment après la déception du troisième volet, j'y ai trouvé un titre vraiment drôle et très varié. Ce qui m'a le plus amusé n'est cependant pas l'avalanche d'idées débiles comme de recouvrir des quartiers riches d'excréments pour faire chuter le prix de l'immobilier ; ce que j'ai aimé, ce sont les possibilités de jeu de rôle que Volition a mis à notre disposition avec ce volet. Saints Row 2, c'est un peu le jeu personnalisable à l'envie. C'est comme revenir aux Legos ou aux ActionMan. J'y ai passé beaucoup d'heures et des bonnes.

 

Si je vous dis monde ouvert, vous me répondrez sûrement Skyrim, GTAV ou Assassin's Creed II. The Saboteur n'est pas de ce calibre. C'est le dernier titre de feu Pandemic Studios avant que ces derniers ne mettent la clé sous la porte ; on leur devait les Star Wars : Battlefront, les Destroy All Humans ! ou encore les Mercenaries. Et on y trouve les tares et qualités habituelles de ce studio. Visuellement à la ramasse, avec du clipping innommable et des textures franchement dégueulasses dès que l'on sortait de la ville, The Saboteur avait pour lui une vraie direction artistique ; un Paris cliché pour touriste américain pendant la Seconde Guerre Mondiale, en noir et blanc avec des rehauts de couleurs dans les zones possédées par le troisième Reich et en couleur pour les zones libérées. Ajoutez-y un mélange de GTA, Assassin's Creed et Hitman et une ambiance frivole à souhait et voilà un cocktail pas évident à boire mais qui vous enivre quand même.

 

Avec le recul, je n'y ai pas tant jouer pour le gameplay parfois un peu mou et entravé par un level-design pas assez ouvert. J'étais très fan du premier. J'y ai joué essentiellement pour l'univers juste merveilleux, magnifique visuellement, drôle et avec une touche de Danny Elfman dans les oreilles (c'est l'une de mes OST de jeux préférées). Un enrobage qui m'a vraiment séduit et qui m'a poussé à découvrir le jeu en profondeur, malgré ses fautes évidentes. Et puis c'est un des rares jeux qui permettent de développer une famille, si restreinte que la mécanique soit et d'avoir un chien...et j'adore les chiens.

 

Quelle éclate totale. À mes yeux, c'est la bonne balance entre la conduite qui doit être apprise et qui est riche en sensations de vitesse et la part de chance induite par les objets offensifs et défensifs. C'est pour moi le meilleur Mario Kart like qu'on puisse trouver, devant même Mario Kart. Beau, rapide et amusant même en solo (et en multi c'est la grande rigolade évidemment).

 

En voilà un titre décrié. GTA-like raté pour certains, scénario pas intéressant ou mixant trop de références sans s'en affranchir (LOL) pour d'autres. Ce que je peux vous dire, c'est que quand un titre me donne les années 40-50, Frank Sinatra qui chante Let It Snow à la radio et de la neige juste après son introduction, il m'a déjà conquis. Au final, j'en retiens un super jeu d'action avec une ambiance fantastique et prenante, très bien réalisé (malgré de l'aliasing assez poussé sur console) et bien diversifié dans les situations. Je ne m'y suis pas ennuyé une seconde.

 

Rah ce grizzli avec son énorme tête qui passe par ce mur !!! C'est dans ce jeu que j'ai eu mon plus gros sursaut tous médias confondus. J'en garde un excellent souvenir. Même si la fin part un peu dans tous les sens, le jeu peut se targuer de provoquer des sensations viscérales. Entre le système de combat vraiment basé sur une brutalité et une violence assez dingue, des tripes visuels et des idées de mises en scène qui rappellent Silent Hill et les séquences d'enquêtes à la fois étouffante en terme d'ambiance et apaisante pour leur aspect sécurisé, on a là un jeu franchement mésestimé et vraiment à tort. Et le tort tue.

 

Le jeu sorti avec le timing le plus pourri de l'univers (juste derrière tous les titres sortis en Septembre 2013) Alpha Protocol a eu le malheur de se retrouver coincé entre Alan Wake et Red Dead Redemption. Vous ne l'avez pas acheté ? Je ne vous jette pas la pierre. Ceci dit, laissez lui une chance. Avec un bon système de progression RPG basé sur trois branche d'espionnage (piratage, infiltration ou action) on a affaire à une sorte de Mass Effect dans l'univers de James Bond. Bourré de bonnes idées comme les dialogues où l'on choisi le ton de sa réponse et non le contenu, l'appartement dans chaque pays qui sert de hub avant chaque mission et qui renforce bien l'immersion ou encore les embranchements à l'histoire qui se tient pas mal, on a là un sacré bon titre qui manque de finitions, je le reconnais volontiers, mais sur lequel j'ai investié beaucoup d'heures avec grand plaisir. Un jeu Obsidian en somme...

 

La belle gaufre de DICE. Mirror's Edge c'est un gameplay fin et qui demande à ce que l'on se plonge dans les défis et non que l'on s'arrête à son scénario sans intérêt. Il s'est malheureusement traîné la réputation d'un jeu court et c'est très dommage puisque au final, il tient plus du jeu d'arcade que du jeu narratif. Pour une fois, je peux avoir la fierté de l'avoir soutenu à sa sortie.

 

Un de ces titres qui prouvent que même en faisant de la merde constamment sur le plan de la politique éditoriale, Capcom en a toujours sous le coude pour sortir des nouveautés qui défoncent. Dragon's Dogma, c'est le Japon qui se réapproprie le jeu de rôle à l'occidental. Si le moteur de Resident Evil 5 montre clairement des limites à afficher un monde ouvert, le jeu brille par une DA stylée sans fioriture et surtout des idées de gameplay en pagaille. Les pions, la carte qui se révèle comme un pour un STR et qui provoque, avec le système jour/nuit ayant une utilité, un sentiment d'ivresse dans l'exploration, les combats qui mixent le BTA classique avec un peu de Shadow of the Colossus et quelques sorts bien trouvés. Saupoudré le tout de la personnalisation de non pas un mais deux personnages (ce qui me met en joie) et vous obtenez une réussite. Je VEUX un Dragon's Dogma 2...ah oui et la musique d'intro est tellement hors de propos qu'elle en devient bad'ass.

 

C'est mon jeu de course préféré. Je suis beaucoup moins friand du genre depuis quelques années, mais PGR4 et même le troisième avant lui possède la meilleure jouabilité du genre pour ce que j'en demande. Le compromis entre arcade et simulation est parfait. Visuellement, c'était classe en 2007 (et c'est toujours pas mal à vrai dire) avec des effets météorologiques superbes et c'est le seul jeu de voitures sur lequel je reviendrais n'importe quand sans hésitation. Un petit bijou souvent oublié face aux autres licences.

 

Putain mais qu'il est beau ce jeu!!! Un jeu dont je suis tombé amoureux. On oublie le classicisme qui n'est pas un problème en soi ou la répétitivité de certaines phases qui restent cependant toujours très jouables et jouissives (ces combats de brutes). Ici c'est juste la claque artistique de cette génération de console. C'est beau à en pleurer, l'histoire est géniale et musicalement, il y a une mélancolie folle. On l'a dit et répété des dizaines de fois, mais c'est vraiment ce que Burton aurait du faire avec sa version cinématographique de Alice. Splendide. J'irais jusqu'à dire que c'est mon plus gros coup de foudre artistique depuis la première fois que j'ai vu La Nuit Étoilée sur le Rhône de Van Gogh il y a dix ans...oui quand même.

 

Dans les nouvelles licences de Capcom sur cette génération, c'est celle que je retiens vraiment. Fan du sous-genre zombie dans le cinéma d'horreur, j'ai longtemps cherché une expérience dans le genre. Tout n'y est pas parfait et la structure avec ses zones et temps de chargements est un peu lourde sur le long, mais honnêtement, l'idée d'avoir un temps limité apporte une tension que je n'avais pas vu ailleurs. Sur ce second volet, la jouabilité est légèrement assouplie tout en gardant le coeur du jeu. Je le préfère également au premier pour le héros père de famille et la galerie de psychopathes que j'ai globalement plus apprécié dans ce second opus. Même si le scénario reste trivial, on arrive à avoir un mélange entre humour et malsain parfois très étrange, mais toujours réussi. De ces jeux qui n'ont l'air de l'air de rien de particulier (tuer des zombies c'est pas la révolution) mais qui apporte juste ce qu'il faut pour que l'expérience soit différente et plus prenante que la concurrence. 

 

UNE CATASTROPHE de bout en bout ! Le jeu ultime où rien ne marche correctement, tout rend absolument fou et qui ne dégage qu'une envie, celle de se pendre plutôt que de continuer à jouer. Graphiquement, c'est de la PlayStation 2 en début de vie avec un aliasing qui dépasse l'entendement. Au niveau sonore, on se tape les quatre mêmes musiques pendant tout le jeu et la plupart du temps, elles ne collent absolument pas à ce qu'on est en train de suivre à l'écran ; vous allez siffler cette OST pendant des heures et elle ne vous quittera même pas quand vous irez dormir. Et le gameplay...mais bordel de merde. Ça n'a aucun sens. Les voitures vont à deux à l'heure et tournent comme des chariots élévateurs. Les gunfights sont d'une mollesse sans nom et n'ont strictement aucun intérêt ; on sent qu'ils ont été ajoutés comme ça, sans raison. Et le jeu se fout de votre gueule avec cette carte routière qu'on ne peut pas dé-zoomer et qui tourne en même temps que vous (donc aucun moyen de se repérer).

Alors pourquoi ? Comment ? Parce que. Parce que de manière pratiquement indescriptible, le jeu parvient à maintenir une forme d'intérêt et une envie d'y retourner. À chaque fois que j'allumais ma console, j'avais cette sensation mitigée « Roh non ça me soûle, ça va être nul...ouais mais j'ai envie de voir la suite ». Au bout de six heures de souffrance, ça décolle et ça ne retombe plus. C'est ce qu'aurait du être Alan Wake. On parvient à oublier les tares, on entre dans le jeu, on se plaît dans certaines mécaniques d'enquêtes et on suit avec envie ce scénario et ce personnage qui est sans doute dans les meilleurs que j'ai vu dans un jeu. Deadly Premonition recèle d'ailleurs l'une des séquences les plus poignantes que j'ai vécu en tant que joueur grâce à ce casting franchement épatant et pour cela, il mérite ce petit culte que certains pourraient imaginer tenir de la position de hipster vidéoludique. Détrompez-vous, Deadly Premonition avec ses plagiats, ses incohérences, ses débilités de gameplay, est un grand jeu. Un grand jeu raté, mais un grand jeu quand même.

 

------------------------------------------------------------

Ici donc mes recalés des grands dîners mondains, mes amours cachés, mais chouchous à dix sous. Bref ces jeux inoubliables mais déjà oubliés pour la plupart. J'espère que certains d'entre vous qui ont laissez passer ces ''petits jeux'' leur laisseront une chance. Les vilains petits canard ne sont jamais loin d'être de beaux et grands cygnes. Bien sûr, vous êtes libres et même invités à partager vos petits titres à vous. Je m'attends à voir en commentaire quelques Fragile Dreams, Nier ou autre par exemple. Rappelez vous cependant, si je n'y ai pas joué, je ne peux pas en parler.

Ajouter à mes favoris Commenter (65)

Signaler

J'étais très excité à l'idée de donner mes différents tops des jeux de cette génération. Je voulais le faire dès cet été, avant mon départ, mais deux choses m'en empêchaient : le temps pris par les préparatifs et la sortie de GTAV qui avait de forte chance de se retrouver quelque part dans le Top 15 de cette génération. Finalement, je vais commencer à sortir mes Tops histoire d'alimenter mon blog avec autre chose que ma petite vie d'expatrié. Pour le moment j'en ai prévu quatre :

-Le top 15 des jeux oubliés des tops (dont probablement le mien). J'y mettrais la liste de mes coups de coeur qui ont peu de chance d'être mis en avant d'une manière générale. Il s'agira là de jeux en boîte puisque...

-Le top 15 des jeux indépendants ou dématérialisés. C'est ici que l'on trouvera les titres téléchargeables sur diverses devices, de la tablette Android, à Steam en passant par le XBLA.

-Le Flop 10 de la génération. Cas un peu particulier, il s'agira de mes expériences les plus ''amères'' pour x ou y raison. Tantôt pour une question de déception, tantôt pour la médiocrité du titre.

-Le TOP 15 de la génération aka ULTIMATE AWESOME BADASSERIE HD. Ici on aura une alchimie un peu particulière. Il s'agira à la fois des jeux que j'ai préféré et pour certains, ceux qui me semblent avoir apporté quelque chose. Je réserve ce Top ci pour un peu plus tard dans l'année, histoire de me laisser le temps de toucher à Grand Theft Auto V...sait-on jamais ! Il reste que si je vois que je ne peux pas acheter le titre de Rockstar, je m'en passerais et le sortirait au plus tard fin Novembre.

Tous ces classements auront donc en commun d'être composés de jeux sortis entre le 5 Décembre 2005, sortie de la Xbox360 en France et le 22 Novembre 2013 (la sortie de la XboxOne) qui marquera l'arrivée de la génération suivante. Autre précision; je n'inclurais AUCUNE remasterisation de jeu en HD. Donc pas de Bully: Scholarship Edition ou de HD Collection. Je n'inclurais aucun jeu sur console portable pour la simple raison que ça n'est pas ma façon de jouer et que rare sont les titres DS ou PSP que j'ai vraiment aimé au point qu'il puisse prétendre à une place dans un de ces tops. Juste pour la blague, je vais citer quelques titres sortis sur la période concernée : Professeur Layton et l'Étrange Village, un jeu merveilleux qui parvenait (contrairement à ses suites) à justifier le gameplay par le scénario, Animal Crossing : Wild World, le jeu reposant par excellence même si sa mécanique centrale basée sur le capitalisme de base est quelque peu éreintante, 999 parce que sinon Kaminos va m'envoyer un kamikaze pour faire péter ma résidence et Everybody's Tennis, un excellent titre PSP qui ne paye pas de mine mais sur lequel j'ai passé une bonne trentaine d'heures avec plaisir. Ce sera tout pour le moment, vous pouvez circuler.

Ajouter à mes favoris Commenter (17)

Signaler
Le Journal du Caribou

Ma wish-list n'attend que des âmes généreuses *faire les yeux du chat-potté*

Initialement, j'avais prévu un petit discours sur mon côté has-been. Oui, j'ai loupé GTAV et j'ai loupé ma vie ; quoi que soit le titre à l'arrivée, décevant pour certains, génial pour d'autres, ne pas y jouer en temps et heure est quelque chose qui me manque parce qu'on parle d'une série qui m'est extrêmement chère. Je devais poster une entrée de journal il y a une semaine pour parler du manque de lucidité lors de mon départ. Rappelez-vous, j'avais cru bon de partir avec le strict minimum en terme vidéoludique à savoir ma Nintendo DS accompagnée de quelques titres comme Animal Crossing et Drangon Quest IX, et un PC portable bien faible sur la 3D, mais suffisant pour goûter aux titres indépendants les plus plébiscités. Je voulais vous dire que ça avait été une erreur de sous-estimer ma passion pour le jeu vidéo. Mon humeur a quelque peu évolué dans le bon sens, mais je vais tout de même faire un petit point là-dessus.

Forcément les trois premières semaines après mon arrivée, ma vie a été bouleversée. J'ai passé mon temps entre activités d'intégration, découverte des lieux et paysages et rencontres diverses, variées et toujours au moins sympathiques. J'ai également du me faire au rythme d'une vie indépendante. Au global donc, j'ai eu l'esprit accaparé par un ensemble de choses liées à l'arrivée. Mais voilà, il fallait bien qu'avec la rentrée en cours, le tout se calme quelque peu. Ici, même si le travail personnel est extrêmement important et prend beaucoup de place, j'ai malgré tout très peu de cours ; à peine une douzaine d'heures étalée sur deux jours. Que faire de mes cinq jours restants quand je ne suis pas au Mont Sainte-Anne pour prendre des photos des spectaculaires forêts automnales ?

« J'ai envie de jouer...Oui, forcément ! C'est logique, espèce de crétin fini. Tu ne pensais tout de même pas échapper à l'envie de jouer ad vitam eternam ? D'autant plus pendant la période de sortie du jeu de ta vie ». Voilà où j'en étais il y a une semaine. Et puis j'ai pris le temps de me calmer quant à GTAV. L'euphorie retombant quelque peu et les nouvelles s'espaçant (pas assez au goût de certains) j'ai pu m'apaiser et me rabattre sur Steam pour tout de même me distraire. Là j'ai continué ce que j'avais amorcé en 2012, à savoir jouer plus aux jeux indépendants. L'année dernière, c'était par dépit ; moins de jeux à gros budget ne m'avaient convaincu, en comparaison des années précédentes. Cette année, ce sera par la force des choses, mon PC portable étant la seule machine avec laquelle je puisse jouer comme il faut. J'y jouerais par manque de budget (je préfère manger et voir du pays que jouer) et par manque de plateforme de jeu, tout autant que par envie. Je compte investir dans une Playstation 3 locale avec GTAV à un moment donné, mais je ne pourrais pas acheter tous les titres que j'aurais loupé d'ici là ou qui arriveront ensuite ; en vrac Saints Row IV, The Bureau: XCOM declassified, South Park and the Stick of Truth etc. Donc j'ai entamé le rattrapage de la liste des jeux indépendants et/ou peu coûteux que j'avais loupé en début d'année ou l'année précédente.

En plus de continuer l'excellent Papers, Please, l'une de mes grosses surprises de cette année ou encore de jouer pleinement à Hotline Miami, Mark of the Ninja, Dear Esther ou Deadlight, j'ai acheté Don't Starve, The Biding of Isaac, Cry of Fear (gratuit sur Steam) et je compte me procurer prochainement Gone Home, FTL : Faster Than Light et Waking Mars.

Don't Starve de Klei Entertainment: 14,99$ sur Steam.

Actuellement, c'est essentiellement Don't Starve sur lequel j'investis un peu de temps. Le principe me fait penser au début de Minecraft en beaucoup plus dur et l'univers visuel ainsi que les musiques sont fantastiques. Une mécanique de jeu ingénieuse et addictive, bien que reposant parfois sur la qualité de la carte générée et qui a tout pour me forcer à revenir. Pour le moment, je le mets même en tête de mes titres de 2013, juste devant State of Decay. Je suis en revanche beaucoup plus dubitatif devant The Biding of Isaac. Si l'univers visuel et surtout sonore me sied énormément, je ne comprends pas vraiment où se trouve l'intérêt de la mécanique de jeu. Rentrer dans une salle puis tourner en rond en tirant sur des monstres ne me passionne pas plus que cela et à vrai dire, je ne pense pas m'y plonger outre mesure.

Pour faire simple, je suis toujours un joueur invétéré (finalement plus que je me le figurais) et je me rends bien compte aujourd'hui que ça ne risque pas de changer, aussi merveilleux et nouveau que soit le pays où je suis. Je trouve mon compte quand même sans ma console, moi le consoleux. Je deviens progressivement un joueur ''indépendant'' et j'aime ça. La course à la puissance ne m'intéressant plus depuis un bout de temps, je suis aujourd'hui touché par soit du monde ouvert, soit des gameplay sans concession et sans sentiment de réchauffé. Dire que je suis comblé uniquement avec des titres indépendants serait absurde. Ce que j'aime, c'est justement mélanger triple A et titres moins grand public. Cependant, je redécouvre bien ce dont tout le monde parle depuis des années et que je n'avais goûté que par touche: le goût des nouvelles mécaniques de jeu ou de leur exploitation intelligente, minutieuse, moins permissive. Pour l'instant, ça me suffira plus que largement. Si vous avez des titres à proposer, je serais ravi de m'y essayer.

Pour finir comme d'habitude, je change de sujet pour vous présenter une nouvelle salve de photos. Cette semaine, elle sera dédiée à une très belle journée passée au Mont Sainte-Anne. Ce petit sommet de 803 mètres abrite en hiver une station de ski. Cependant, il est ouvert toute l'année aux amateurs de mountain-bike et de quad, ainsi qu'aux randonneurs. La saison automnale faisant doucement son chemin (bien que les températures soient assez hautes pour la saison) le bureau de la vie étudiante a eu le bon goût de nous emmener sur place pour que l'on puisse voir les énormes étendues de forêts parées de leurs couleurs jaune, ocre et rouge. Un vrai régal pour les photographes amateurs dont je suis. J'ai fait 248 clichés en tout et je vous en propose quelques uns, tous un peu compressé pour tenir sur Gameblog dans la limite du Giga.

   

    

  

   

   

   

 Cliquez pour plus de netteté.

 

[MàJ] Bon il y a des gens qui déchirent un peu trop dans cette communauté. En l'occurrence c'est NakedVince qui a eu la bonté d'âme de m'offrir une clé Steam pour FTL: Faster Than Light! Je te le revaudrais buddy! 

Ajouter à mes favoris Commenter (14)

Signaler
Blabla

Aujourd'hui, j'étais sur Paris, rue Vaugirard, près du croisement de la rue Convention, avec la chance d'avoir du beau temps ; un ciel bleu éclatant et un soleil splendide. Je devais en profiter pour voir quelques personnes, mais au final, ça s'est changé en une IRL assez géante au fur et à mesure des êtres de mon passé que j'ai vu défiler dans la rue. Comme le Monde est affreusement petit, surtout quand on traîne dans son quartier natal.

 

J'ai d'abord croisé deux amis de primaire et de collège que je n'avais pas revu depuis une éternité. Je sers la main au premier et le second me fait la bise. Okay, pourquoi pas. Ceci étant dit, quand je fais la bise à un garçon, c'est la plupart du temps parce qu'il est de ma famille ou que je le connais très bien et depuis longtemps. Je les connais depuis un certain temps, mais toujours est-il que ça m'a un peu fait tilter sur le moment. On parle de la vie...enfin de ce dont on parle toujours quand on a pas vu quelqu'un depuis longtemps : « Alors tu fais quoi de beau ? » sous-entendu « Quelles études mènes-tu ? Quel est ton job ? Qui êtes vous, quelle formation avez vous ? ». Bref, toutes ces questions qui devraient être sans intérêt et qui ne révèlent pas vraiment qui sont les gens à qui l'on parle...

Après quelques secondes de discussion, sortent d'un centre commercial que je n'avais jamais vu (et ce n'est pas faute de ne pas passer dans le coin) quelques gameblogers avec qui je devais aller manger, il me semble. Je sers une ou deux mains et encore une fois, un gamebloger se penche pour me faire la bise. Je sais qu'on s'apprécie beaucoup Infy, mais tout de même, depuis quand tant de garçon font la bise pour dire bonjour ? Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir que le groupe se met en marche. Je commence à discuter avec Zig qui me dit : « Donc tu as payé un billet d'avion pour venir à une IRL aujourd'hui ?

-Comment ça ? Non...

-Bah t'était pas au Canada ?

-... »

 

Je suis en train de rêver.

 

Pas de panique. Ça m'est déjà arrivé de me réveiller en plein rêve. C'est une sensation que je n'apprécie guère et pour cause, je suis déjà resté coincé dans cet état pendant quinze minutes d'affilées. Quinze minutes qui semblent être une éternité quand chaque détail étrange provoque une bouffée d'angoisse. En l'occurrence, au moment où je m'en rends compte, je tourne la tête et il n'y a personne dans la rue, ce qui est une bonne chose. Je respire un grand coup et je réveille dans mon grand lit.

 

Je reconnais mes draps rouges et ma chambre plutôt vaste de l'université. Je prends une minute pour me sortir de cet engourdissement mais je suis plutôt en forme. Comme tous les matins depuis que je suis arrivé, je vais chercher mon portable posé sur mon bureau pour regarder l'heure : 9h06. Il n'a pas sonné à 8h30 comme prévu ; j'ai normalement une sortie au Mont St-Anne qui promet de magnifiques photos. Je regarde par le vasistas l'état du temps ; le vent fait trembler les stores et même s'il fait trop noir pour voir ce qui se passe dehors, j'entends la pluie frapper le mur extérieur. Il fait noir ?

Je vérifie de nouveau l'heure sur mon portable : 23h36. Je ne suis pas fou, j'ai bien dormi au delà minuit. Qu'est-ce qui se passe avec ce portable ? Normalement il est réglé à l'heure locale. Je devrais peut-être allumer le PC pour regarder l'heure sur Internet...attends mais depuis quand j'ai un lit deux places dans ma chambre universitaire ? Et la porte n'est pas du tout à droite de mon lit, elle est à l'opposé.

 

Je suis encore en train de rêver.

 

Ce coup-ci je me réveille directement. Dans mon lit, mon vrai et fatigué comme on l'est après un mauvais rêve...après deux mauvais rêves. J'ai encore envie de dormir, mais si je me bouge un peu, j'aurais le temps d'écrire ça avant que ça s'efface de mon esprit. Je prends juste des notes, comme ça je pourrais le rédiger au propre plus tard. Il est quelle heure du coup ? 7H58...bon j'ai le temps, on part à 9h30 de la fac. Allez hop, j'allume l'ordi et je commence à taper : « Aujourd'hui, j'étais sur Paris, rue Vaugirard... ».

 

Ajouter à mes favoris Commenter (9)

Signaler
Dessins

La version finalisée du dessin que je vous présentais dans le billet précédent. Comme vous l'aurez remarqué, il s'agit d'une inspiration directe (une transposition même) du poster du film Miami Vice de Michael Mann. Je ne sais pas pouquoi, dès qu'il s'agit d'imaginer un poster de GTA, je pense en priorité aux films de Michael Mann comme référence.

 Cliquez pour plus de netteté!

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Dessins

N'ayant pas ma tablette graphique avec moi, je suis revenir au dessin traditionnel. Crayons en graphite, feutres noirs et...bah c'est tout parce qu'il faut que je trouve des crayons de couleur de qualité quelque part et je ne sais pas s'il existe un équivalent de Graphigro ici à Québec. Donc aujourd'hui, un petit medley de trucs. Les deux premiers sont WIP (il manque des persos sur les deux)...désolé pour la piètre qualité de la présentation, je n'ai pas mon scanner non plus sous la main. Rien à voir sinon, mais je pense dédier mon prochain billet à mes envie de gaming qui me reviennent dans la gueule de plein fouet en ce moment. Eh oui, j'ai été un peu léger de croire que ça passerait tout seul pendant un an.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (11)

Signaler
Le Journal du Caribou

Promotion: 0,99$CA par plat surgelé. Pas l'idéal sur le plan nutritif mais parfait pour mon budget.

Plus que quelques jours avant le ras de marée qui éclipsera définitivement toute autre sujet d'Internet. Avant donc d'être irrémédiablement has-been, je vais profiter de cette entrée hebdomadaire dans mon journal pour vous parler un peu moins de mon insupportable enthousiasme quotidien. Aujourd'hui, je vais aborder l'ombre au tableau ; l'argent. Je ne me lancerais pas dans une diatribe sur le système capitalisme ou dans un discours enfumé de Marie-Jeanne sur mon désir intérieur de pouvoir être citoyen du monde sans contrainte. Je vais plutôt vous donner dans les faits ce que j'ai du débourser moi-même pour arriver ici. J'en profiterais ensuite pour vous parler du coût de la vie à Québec.

Les coûts d'avant départ: 1347€ environ.

Petit rappel des faits : étant étudiant à l'université Paris 7 Diderot durant les trois années de ma licence, j'ai décidé pour ma première année de Maîtrise de poser ma candidature à un échange entre mon université et une université étrangère. En l'occurrence comme je partais pour le Canada, le programme qui régit ces départs s'appelle le CREPUQ (l'équivalent d'ERASMUS pour l'Europe). J'ai fait ce choix déjà par facilité. Il est plus aisé de rentré par la voix d'un échange qu'en demandant une inscription directe, surtout quand on parle d'université comme Ulaval ou UdeM. L'autre raison de ce choix, c'est que financièrement cela épargne de payer les droits d'Ulaval. En effet lors d'un échange on paye les droits universitaires de sa propre université tout en allant prendre les cours dans un autre établissement.

Les coûts des universités françaises sont assez peu élevé au regard de ce qui se pratique du côté du système anglo-saxon. Depuis que je suis entré à l'université, j'ai payé entre 250 et 450 euros par année d'étude, assurance maladie comprise. Cette année n'a donc pas beaucoup changé la donne ; une première année de maîtrise c'est environ 470 euros à Paris 7, contre 2500 dollars canadiens ici à Ulaval. Pour ceux qui sont un peu au courant des coûts de scolarité en école en France ou dans n'importe quelle université anglaise ou américaine, 2500 dollars canadiens semblent encore une fois relativement peu élevés. Cependant, ce tarif ne s'applique qu'aux Canadiens et aux Français. Pourquoi ? Parce que la France a une relation privilégier avec le Québec et qu'en tant que citoyen français, on a le droit à la prise en charge de près de 10000 dollars canadiens de la part du gouvernement Québecois. En somme, pour un étudiant étranger qui n'est pas Français, l'inscription peut monter jusqu'à 12500 dollars sans prendre en compte les coûts de l'assurance maladie obligatoire qui elle vaut environ 1000 dollars, si ma mémoire est bonne.

Pour ma part, en partant avec le système d'échange inter-universitaire, je n'ai à débourser ''que'' 470€ ; une somme qui compte les frais de dossier LMDE pour être protéger par la sécurité sociale. Pas de coût d'assurance maladie supplémentaire ne m'a été demandé pour la simple raison qu'il existe un autre accord entre la France et le Québec qui exempte les Français de l'obligation de payer. Après si vous n'avez pas de mutuelle, c'est encore une autre histoire.

 

Ce n'est pas le tout d'avoir été accepté par l'université, il y a un moment où il va bien falloir s'occuper du départ. Clairement, en terme de dépenses, c'est le moment qui m'a le plus coûté. Pour commencer, quitter le territoire français pour un pays hors de l'espace Schengen, cela nécessite un passeport que pour ma part je n'avais pas. En effet, si j'ai vu quelques pays de notre belle Europe et si j'ai voyager à la Réunion assez régulièrement durant mon enfance pour aller y voir ma famille, je n'ai jamais eu la nécessité d'un tel papier. Aujourd'hui en France, le passeport biométrique coûte 86 euros en timbres fiscaux.

Une fois le passeport obtenu, il faut candidater au Certificat d'Acceptation du Québec, le fameux CAQ qui m'a fait connaître la plus grande dose de stresse continu que je n'avais connu jusqu'alors. Ce document est une autorisation à être sur le territoire québécois ; il est nécessaire lorsque la présence sur le territoire dépasse les six mois. Il certifie que pour la durée de sa présence sur le territoire, la personne a de quoi vivre. Chaque année, un montant du coût minimum d'une année de vie à Québec est décidé et il faut financièrement être capable de prendre ça en charge. Pour 2013, le chiffre approchait des 12000 dollars canadien, soit 1000 dollars par mois. C'est très largement surestimé mais il faut s'y plier. Les preuves de sa santé financière vont des fiches de payes aux relevés bancaires en passant par les notifications de bourses. Pour ma part, c'est mes parents qui ont fourni l'entièreté des preuves ; c'est grâce à leurs deux salaires que je suis ici. Si le vrai souci reste donc vraiment de prouver que l'on peut fournir une telle somme (même si elle n'est jamais demandée) je voulais surtout parler de ce papier parce que ses frais de dossier sont de 107 dollars canadiens (environ 77 euros) et qu'ils ne sont pas remboursés à ma connaissance.

Pas plus que le dernier papier à se mettre dans la poche avant de partir, le Permis d'Étude. Celui-ci m'a coûté 120 dollars canadiens (environ 87 euros) plus des frais de dossier pour un total de 113 euros.

Toute cette paperasse était nécessaire, mais pas suffisante. N'étant ni un nageur de prodige, ni l'enfant caché de Superman, j'ai du me procurer un billet d'avion pour me rendre à Québec. Je me suis procuré le billet un mois et demi à l'avance, chez Air Transat et j'ai voyagé en classe économique. N'ayant pas d'idée de la date de mon retour, j'ai pris un allé simple qui m'a coûté 512 euros avec une assurance pour la perte éventuelle des bagages ou une annulation pour cause grave.

J'ajouterais à ces frais de départ l'achat d'une valise à 89 euros. Le total est donc de 877 euros pour tout ce qui concerne le départ.

Avant même d'arriver sur le territoire québécois, la note était de 1347 euros. La majeur partie a été absorbée par mes parents et le reste (environ 500 euros) a été couvert par mes maigres économies. J'imagine que pour beaucoup, ça ne paraît pas grand chose, mais ça l'est à mes yeux et à ceux de mes parents.

 

Le coût de la vie de tous les jours à Québec :

La vraie question qui m'a tenu au corps pendant les mois de préparation à ce départ a été : « Jusqu'à quel point serais-je un boulet financier pour mes parents ? ». Comme je le disais plus haut, lors de la demande de CAQ, j'ai découvert qu'aux yeux du gouvernement québécois, il faut 1000 dollars par mois pour vivre à Québec, ce qui, sans un salaire personnel, était un objectif un peu trop haut pour pouvoir être même envisagé. Qu'en est-il en réalité ?

Le logement dans lequel je suis est une chambre de résidence universitaire de 9m². Je partage les toilettes (cinq pour une quinzaine de chambres) les douches (deux pour une quinzaine de chambre) et les cuisines (une douzaine de feu pour mon étage et deux éviers pour tout le monde). La chambre est meublée et le lit plutôt confortable. Les rangements sont suffisamment nombreux et le bail inclus cela va de soi, l'eau et l'électricité, ainsi que le chauffage (encore heureux dans un pays qui passe à -30°C en hiver) et Internet. Je tiens à dire au passage que contrairement à ma plus grosse crainte quant à mon confort, si on ne fait pas n'importe quoi, le Wifi est fiable et relativement rapide. Pour certain stream en haute définition, ça a tendance à poser quelques soucis (mes amis de Twitch sauront de quoi je parle) mais dans l'ensemble pas vraiment de quoi se plaindre. Je m'y plais bien dans cette résidence. Par mois, le loyer s'élève à 312 dollars canadiens, donc 230 euros environ. À cette dépense mensuelle s'ajoute la location du frigo qui m'a coûté 127 dollars pour l'année et l'achat d'un four à micro-ondes pour 40 dollars. En moyenne, les étudiants que je fréquente n'ont pas de loyer qui dépasse 400 dollars canadiens grâce à de la collocation. Pour le reste, je dirais que la vie n'est pas forcément plus ou moins cher qu'elle ne l'était à Paris. Comme souvent quand on compare de grands pays occidentaux assez proches, cela dépendra de ce que l'on regarde.

C'est toutefois le moment de rappeler une règle qui m'a parue étrange au premier abord, mais à laquelle je commence à m'habituer : au Québec, les prix annoncés sont toujours hors taxe et les taxes tournent autour de 15% du prix. Il faut donc prendre un peu garde lorsque l'on rempli son chariot de course au risque de se retrouver avec de mauvaises surprises à la caisse.

Cette précision apportée, je dirais que, de ce que j'ai entrevu et acheté jusqu'à présent, ce qui concerne l'électroménager ou l'électronique est sensiblement moins cher à Québec, notamment pour une simple question de taux de change. Se nourrir en revanche demande des compromis. Le Canada étant l'Amérique du Nord, on peut difficilement passer à côté de l'achat essentiellement de produits empaqueté en conserves, en surgelés ou sous plastique. Le pain que je mange au quotidien est du pain à american-sandwich. Mon régime alimentaire, loin d'être maigre (je ne me laisse pas mourir de faim) est tout de même amputé la plupart du temps, des légumes élémentaires comme les tomates, les poireaux (oui j'aime les poireaux) la salade ou les patates (oui les patates sont des tubercules pas des légumes WHATEVER NERD!). Cependant, je ne me plains pas plus que cela pour deux raisons.

Premièrement, la situation est très tenable financièrement parlant. J'avais vraiment peur de ce qu'allait me coûter ma nourriture au quotidien mais en étant malin et en regardant les promos, on peut très bien s'en sortir. Chose notable pour laquelle je n'ai aucune explication, la viande me semble moins chère ici. Un filet de dinde, de poulet ou de porc, voir même un steak de temps à autre, c'est tout à fait possible sans taper dans sa tirelire plus que cela. La contrepartie, c'est que certains produits ont un goût particulier. Une boîte de haricots au lard ? Ça doit être salé ça non ? Ah non c'est sucré...pourquoi ça ?

Deuxièmement, on peut finalement manger assez varié. Mon appréhension principale était de finir par manger des pâtes tous les jours ; n'étant pas formidablement amoureux des pastas, j'aurais peut-être sauté des repas. Au final, si on ne s'acharne pas à manger ce dont on a envie sur le moment, mais ce qui est disponible en promotion (les promotions sont très régulières) on peut bien manger en Amérique du Nord. True Story.

Dernier point, les fringues. Je ne sais pas si c'est la période de mon arrivée qui est tombée juste, mais la plupart des magasins que j'ai pu traverser proposaient des rabais. Il y a fort à parier que les produits non soldés sont un peu plus chers que ce que j'ai observé jusqu'ici, mais comme pour tout le reste, le taux de change me reste globalement favorable, même en incluant les taxes.

Je vais en finir avec cette interminable (le pouvoir de l'oxymore) énumération avec une remarque générale : c'est triste à dire, mais contrairement à ce qu'aimerait nous faire croire l'université, un échange, bien que moins coûteux qu'un départ direct, reste ségrégationniste pour ce qui concerne le Canada en tout cas. J'ai la chance d'avoir le soutien financier de mes parents et de leur deux salaires (un par personne, qu'on s'entende) et une aide supplémentaire du CRIF qui m'accordera prochainement 450€ par mois. C'est plus qu'il n'en faut pour vivre mon rêve au moins cette année, mais je ne tromperais personne quant à ce qui a déjà été investi avant même que les dépenses sur place ne commencent. Sans dire qu'il faut être riche pour tenter l'aventure, ça n'est pas à la portée de toutes les bourses et pour prolonger ce rêve éveillé, il va falloir que je mette vraiment la main à la poche en travaillant en parallèle de mes études. Si vous comptez franchir le pas dans le cadre de vos études, ne faîtes pas comme moi, trouvez vous un travail d'été ou un mi-temps gérable en même temps que votre cursus. Privilégiez tout de même, au moins pour le premier départ, l'échange entre universités plutôt que le départ direct ; cela vous évitera des frais de scolarité plutôt élevés et quoi qu'il arrive, demandez une bourse. On ne perd rien à le faire et on a tout à y gagner. Quant à la vie sur place, elle peut-être douce même en low-cost. Encore faut-il pouvoir envoyer l'argent dès le début. Ah et, ça tient de l'évidence, mais je le rappelle à toutes fins utiles, tout ceci tient compte de mon expérience et de ma perspective des choses...il n'est pas dit que certains avec les mêmes dépenses ne voient pas des obstacles énormes ou à l'inverse aucun souci particulier.

Comme ce qui sera désormais une habitude et pour parler de sujet plus léger, je vais vous proposer quelques petites photos, redimensionnées malheureusement pour être téléchargeables sur GB. Cette semaine, deux séries de clichés : la première prenant place aux Chutes de Montmorency et la seconde sur l'Île d'Orléans où j'ai fait de la cueillette de pommes. En extra, je vous mets également la tarte cuisinée hier.

   

   

      

      

Les photos présentées sont les miennes. Si vous voulez les utiliser pour x ou y raison, veuillez me le demander avant.

Ajouter à mes favoris Commenter (18)

Édito

Suivez moi sur:

Archives

Favoris