CARIBOU: Scholarship Edition

CARIBOU: Scholarship Edition

Par seblecaribou Blog créé le 05/02/10 Mis à jour le 22/11/13 à 06h02

Le quotidien d'un gamer, nanardeur, cinéphile, blondophile...

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Les Tops

J'avances vraiment au ralentit, sur ce top! Si je continue sur ce rythme je ne l'aurais pas finis avant la prochaine décennie vidéoludique. Seulement je veux pouvoir parler vraiment de ce que je ressens pour ses jeux et pas juste les évoquer vite fait, que vous sachiez qu'est-ce qui en fait des expériences inoubliables à mes yeux.

 

Aujourd'hui donc je m'attaque au seul et unique jeu Nintendo de ce top. Si j'ai commencé à jouer sur la premier Nes (de mes cousins), je n'ai pourtant jamais eu d'attachement particulier aux licences de cette firme. Je tiens en quand même au creux de mon coeur de joueur, l'indétrônable meilleur jeu de plateforme 2D de tout les temps, Super Mario Bros 3. A vrai dire je n'ai jamais joué sur Nintendo 64 (à part chez un ami) et je n'ai eu qu'une seule console de Nintendo, la GameCube et encore pendant une courte durée. Mais s'il y a un jeu et un seul à retenir de cette console c'est celui ci. L'épisode plus ou moins polémique. Celui qui ne vieillira jamais visuellement, celui qui propose une des plus belles évasion j'ai pue connaître. The Legend of Zelda: The Wind Waker.

 

"En direct de l'E3 les premières images du prochain Zelda!"

J'avais 13 ans lorsque je découvrais les premières images du jeu à l'E3 2002. Je regardais l'émission Re7, présentée par Bertrand Amar. La première impression a été pour moi la déception. En effet à l'époque j'avais pas beaucoup de jugeote. J'avais vu des images d'anciens Zelda avec leur look plus "réaliste". Je m'imaginais, moi qui jouais sur PlayStation 2, acheter une GameCube pour voir un Zelda "mature" mais surtout avec une belle 3D pas toute anguleuse. Bon déjà qu'est-ce que j'y connaissais à la maturité à 13 piges? Je penses que comme les jeunes de cet âge j'étais un peu con. Je me moquais volontiers de la Xbox, je parlais volontiers de la GameCube comme d'une console pour gamin. Et pour moi ce Wind Waker n'était qu'une preuve de plus de la suprématie de la PlayStation 2. J'étais un vrai petit fanboy de Sony, élevé aux Gran Theft Auto et Metal Gear Solid (deux sagas au passage que je ne renie pas puisqu'elles sont ou seront dans ce top)

Mais la fiabilité plus que fébrile de la PlayStation 2 et sa mort préprogrammé par Sony (un complot dont je reparlerais dans un article explosif) tous les deux ans et demi d'utilisation me forcèrent au Noël 2003 à faire un choix...

La GameCube venait de passer à 99€! Et finalement je me suis laissé tenter, car le renouvellement de l'expérience PlayStation 2 m'aurait coûté au moins 50 à 70€ de plus. C'est ainsi que j'acquis (Ickx) le cubi de Nintendo, et quelques semaines plus tard le fameux The Legend of Zelda: the Wind Waker. Alors je pense honnêtement que je ne l'ai pas pris parce que j'ai eu une poussée d'intelligence en un an (quoique) ou même parce que finalement le cell-shading me paraissait être superbe, mais tout simplement parce que le jeu à pris un 20/20 sur Jeuxvideo.com, site que je visitais régulièrement à l'époque. Sachez d'ailleurs depuis qu'il n'y a aucun autre jeu parvenu à une telle note sur le site.

 

c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme

En fait quelque soit la raison qui m'a amené à mettre le disque dans la console, le résultat a été tout simplement incroyable. Pour commencer, le choc est bien évidemment visuel. Lorsque l'on pénètre dans Wind Waker, on part loin, très loin. L'esthétique du titre qui à l'époque faisait débat (sauf pour la critique finalement) fait partie des points les plus forts du jeu. Certains n'aiment pas, mais oser dire que c'est du mauvais cell-shading c'est non seulement sortir un énorme mensonge, mais en plus le faire de façon évidente. C'est beau les gens, mais incroyable vraiment! D'autant que ce genre de technique permet une chose au jeu: il ne vieillira jamais! Car au delà même de l'aspect purement artistique qui se dégage dès les premières secondes, on constate avec le temps que le jeu est techniquement irréprochable.

L'univers qui s'en dégage est du coup tellement beau, coloré et drôle aussi. Un aspect que j'ai particulièrement apprécié. Tout est fait pour être attachant, et la musique en rajoute une couche. Anciens thèmes de la série mêlés à de nouveaux absolument fantastiques. Des mélodies rythmée et prenante sans jamais être embêtantes. Encore aujourd'hui à l'évocation du jeu, je me mets à fredonner la musique du menu principale, ou celle de Mercantîle...

Evidemment ce qui aussi rétrospectivement ennuyait les joueurs, c'est que le jeu proposait de nombreux voyages à bord du bateau qui cause. La carte était vaste et il me semble qu'il fallait attendre presque la moitié du jeu pour obtenir un morceaux à la baguette du vent qui permettait de se téléporter rapidement grâce à une tornade. Seulement décidément, je vais encore aller dans la minorité j'ai l'impression. Personnellement, j'ai trouvé Wind Waker passionnant et envoûtant et tellement libérateur en terme de voyage parce que justement le monde est vaste et l'exploration en bateau est omniprésente. Pour moi le jeu est fantastique pou cette raison! Dans le même temps, je fais également partie de ceux qui ont adoré les phases de Mako dans Mass Effect...je pense que je dois être beaucoup plus sensible aux mondes ouverts et bourrés de trésors et de choses à faire.

 

Ce sera mon dernier point (ou presque) sur Wind Waker. L'aventure est extraordinairement longue et diversifiée. Le gameplay évidemment est quasi identique aux précédents sur N64, un peu optimisé semblent-il (même s'il n'en avait pas vraiment besoin) mais la structure, si elle reste proche de ce qui se faisait sur la génération précédente (donjon, nouvelle arme, utilisation de l'arme, boss etc) s'étoffe et donne l'occasion de faire des milliers de choses. Lorsque l'on commence et que l'on accroche, on passe des heures et des heures à droite et à gauche, pour chercher les trésors, les améliorations de vie ou d'équipement, pour prendre des photos de tous les personnages et les faire transformer en figurines, on fait des mini jeux en pagailles. Bref on ne voit pas le temps passer et on se laisse porter par le vent dans la joie et la bonne humeur...

Je ne vais en rajoutter d'avantage, ou faire un test d'autre l'on fait et mieux que je ne saurais le faire. Voilà pourquoi The Legend of Zelda: the Wind Waker est sixième de mon top 10 de la décennie. Il a pour moi comme particularité d'être de ces jeux "billet pour ailleurs" qui vous transportent à des kilomètres de votre canapé, tout en étant fun et addictif sur la longue durée en ne laissant jamais retombé le rythme de sa progression. Il laisse au joueur le choix d'aller vite et de le finir d'une traite , ou de s'attarder et de voguer en ayant toujours quelque chose à faire. Tout simplement un inoubliable.

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Commentaires

seblecaribou
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seblecaribou
et je te comprends aisément. A chaque fois que j'y repense alala c'est l'aventure la vraie!
tojraf
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tojraf
Mon jeu préféré, toutes consoles confondues...
seblecaribou
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seblecaribou
Et oui c'est le problème de la technique pure! Le Cell-shading de belle facture ou un partie pris graphique ralentit le temps ou le fait carrément disparaître. En bref ce jeu était, est et sera toujorus beau!
MrMarshall
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MrMarshall
ça me fait plaisir que tu places ce jeu dans ton top, c'est aussi pour moi un excellent souvenir.
D'ailleurs j'ai beaucoup aimé le moment où tu expliques que c'est un jeu qui graphiquement ne vieillira pas. Je suis entièrement d'accord avec ça. Il y a un fort parti pris esthétique dans The wind Waker, Même dans dix ans il restera beau.
Car un titre qui n'est juste qu'une baffe technique est condamné à être désuet en moins de 6 mois.

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