Il était une fois une contrée vaste comme la Terre, sur laquelle les enfants les plus chanceux, ne manquant de rien, pouvaient prétendre à un bonheur numérique que d'autres ne pourraient jamais s'offrir. Chaque foyer de ces enfants abritait une petite boîte en plastique. Celles-ci avaient la capacité de créer des mondes parallèles magiques, peuplés d'étranges créatures et de héros colorés et heureux.
L'adage dit : « Après l'orage, le beau temps ». Pourtant le conflit aujourd'hui connu sous le nom de Grande Guerre des Consoles de la première Ère a succédé à une période de famine et de choléra. En 1983, une terrible crise a poussé les moins bienfaisants des faiseurs de magie dans un gouffre où leurs mauvais sorts se terreraient à jamais ; on dit même que certains mauvais sorts ont été enfouis dans un désert. De ce chaos a jailli la NES. Cette boîte magique était plus puissante que tout ce que l'on avait pu espérer jusque là. Elle apporta d'ailleurs tout au long de son ère nombre de mondes extraordinaires qui vivent encore aujourd'hui et n'ont cessé d'évoluer.
Comprenant qu'il y avait de la place pour une autre boîte magique dans les foyers des enfants qui ne possédaient pas la NES, d'autres faiseurs de magie, aujourd'hui simples faiseurs de mondes, fabriquèrent la Master System. C'est alors que les querelles commencèrent.
Ne réalisant jamais la chance qui étaient la leur, les enfants chanceux jalousèrent les boîtes magiques de leurs voisins. Ne pouvant décemment pas prétendre à plus de boîtes que de raison, ceux-ci optèrent pour la seule option qui leur restait. S'ils ne pouvaient posséder toutes les boîtes magiques de plastique, ils désavoueraient l'existence de toutes les autres. C'est ainsi que naquit la Grande Guerre des Consoles de la première Ère.
Des années plus tard, alors que le conflit se tassait doucement dans la durée, que chacun réalisait qu'il avait assez de magie dans sa boîte pour ne pas vouloir de celle des autres, les faiseurs de magie inventèrent de nouvelles boîtes visant à remplacer celles qui d'ores et déjà étaient usées jusqu'au câble d'alimentation. N'imaginant pas qu'ils ouvraient la boîte de Pandore, délivrant les rancœurs assoupies des enfants désormais adolescents, ils ne créèrent pas simplement de nouveaux mondes, ils leur créèrent également des personnages si forts et propre à leur boîte magique respective, que ceux-ci personnifieraient les camps choisis. On ne défendrait plus sa boîte magique au détriment des autres ; on porterait ses héros en dieux, et on dénigrerait les dieux des autres. La vivacité bleutée d'un hérisson, contre la précision et la bonhomie d'un plombier. Le noir de la Megadrive contre le Gris de la SNES.
Le conflit ne s'est jamais vraiment arrêté. Quand une génération devenait assez mûre pour comprendre la futilité de la Grande Guerre des Consoles, une autre venait immédiatement la remplacer. Le conflit s'est déplacé. Du nombre de couleurs et de points que les boîtes pouvaient créer, au nombre de notes qu'elles pouvaient jouer, au nombre de bits qu'elles pouvaient renfermer... ah la Guerre des Bits. La Guerre des Bits est un conflit secondaire qui s'est ouvert en même temps que la succession de la sauveuse NES. Ne trouvant plus vraiment d'arguments pour se combattre, puisque chaque boîte avait ses atouts et ses inconvénients, les enfants chanceux commencèrent à mettre en avant le nombre de bits. C'était une unité, oubliée de nos jours, qui devait quantifier la puissance magique des boîtes, les hiérarchisant de manière simple.
La NES a été la première cible de ce conflit. Elle fut attaquée en 1988 par les possesseurs de la MegaDrive. L'une faisait 8bits, voyez-vous, tandis que l'autre affichait fièrement ses 16bits sur sa devanture. C'est peut-être l'occasion dans ce récit de remettre en perspective le rôle des mages créateurs dans cette Grande Guerre des Consoles. Prêchant pour leur paroisse, ils n'ont jamais hésité à mettre de l'huile sur le feu de cette guerre pourtant de plus en plus brûlant. Certains s'en sont d'ailleurs brûlés les ailes.
Alors que la SNES tenait tête à la MegaDrive, défendant le rang de sa lignée par ses 16bits et ses sonorités mélodieuses, dont chaque enfant chanceux la possédant pouvait vanter les mérites, une ancienne assemblée de faiseurs de boîtes magiques, ceux-là même qui avaient précipité la contrée numérique dans l'ombre en 1983, refirent surface et tentèrent de prendre le pouvoir et de s'allier les deux camps pour gagner la Grande Guerre des Consoles. Arguant que leur Jaguar était quatre fois supérieure aux autres, cette assemblée oublia rapidement une chose ; la puérilité du conflit n'avait lieu d'être que si les mondes magiques étaient réellement magiques...ce que la Jaguar ne savaient faire. 64 bits mais pas une once de magie. S'acheva alors le conflit des bits sur le décès d'un des fondateurs de la contrée numérique. Une mort qui mis en avant à quel point cette guerre n'avait pas lieu d'être.
Comme l'histoire nous l'a déjà appris, la Grande Guerre des Consoles ne s'est pas achevée pour autant, puisqu'elle perdure encore au moment où cette histoire est contée. Le conflit des bits ayant été étouffé, il a fallut que les nouveaux enfants chanceux, ceux qui n'avaient pas eu la chance de mûrir suite à la mort rapide de la Jaguar, trouve un nouveau champ de bataille. Et comme à chaque fois, c'est le renouvellement des boîtes à magie qui apporta le terreau fertile d'un nouveau conflit. Paradoxalement, ce conflit si immature eut-il été, se basa sur la maturité des nouveaux mondes magiques. Le conflit des bits étaient toujours présent, en arrière plan dans l'esprit de certains, mais là n'était plus le cœur de la Grande Guerre.
Alors que la Jaguar venait d'être enterrée, la PlayStation vit le jour après une sombre trahison de la part des faiseurs de NES. Qu'elle fut une boîte à magie merveilleuse, là n'est pas la question. Là est rarement la question dans cette Grande Guerre continue. Elle arriva et plaça le conflit numérique sous un nouvel angle. On ne parlerait plus de bits, on parlerait de polygones. Les mondes ne seraient plus magiques, ils seraient réels. Cette génération de boîtes magiques de plastiques amena les anciens soutiens de la MegaDrive à se disperser quelque peu. Si certains soutinrent la Saturn, sa boîte de remplacement, beaucoup lui préférèrent la réalité de la nouvelle venue. Surtout, et c'est là que le conflit trouva son vrai regain, beaucoup de nouveaux enfants, adolescents et adultes chanceux vinrent grossir les rangs de part et d'autre des camps, celui qui défendait la boîte magique PlayStation avant tout d'ailleurs...
Il ne fallut attendre que deux années pour que les faiseurs de la sauveuse NES s'ajoutent à ce duo. Continuant inutilement dans un conflit des bits, éteint depuis des années, ils nommèrent leur nouvelle boîte magique en plastique, la N64. A l'instar de sa voisine de foyer la PlayStation qu'elle eût pu être dans d'autres circonstance, elle fut une boîte magique merveilleuse, encore aujourd'hui célébrée par les enfants chanceux de l'époque qui sont désormais suffisamment grand pour l'apprécier à sa juste valeur comme sa comparse. Souvent ils gardent malgré tout une rancœur envers le camp adverse d'alors, preuve que cette guerre laisse des traces.
La guerre s'essouffla quelque peu, puis comme toujours reparti de plus belle. Cette fois-ci encore elle tua des faiseurs de magie légendaires. La DreamCast était la suivante de la Saturn. Les mages au hérisson avaient été affaibli par l'arrivée de la très puissante magie de leur collègues. Malheureusement, leur nouvelle magie, si belle, réelle et innovante fut-elle, n'y pu rien faire. Encore de nos jours, il n'est pas rare d'entendre certains adultes chanceux parler avec émotion de cette boîte si magique qui précipita contre sa volonté ses créateurs dans la crise.
Nous ne sommes plus qu'à une ère de notre présent dans notre histoire. Les noms changent au fur et à mesure des progrès de ce récit et la Grande Guerre des Consoles prend de l'importance. Elle ne se joue plus dans les cours qui réunissent les enfants chanceux, ni dans les chambres des adolescents chanceux. Elle a trouvé un nouveau lieu d'expression pour exposer sa toute puissance et ne créer que d'effroyables querelles sans but et sans fin. Cet univers parallèle est tant une bénédiction qu'un fléau. Une bénédiction car même le plus petit et insignifiant des être peut s'y exprimer. Un fléau parce que l'ensemble des loups de cette contrée y sont lâchés sans muselière.
Ici, l'anonymat fait oublier la bienséance. Le conflit n'était certes pas intelligent auparavant, mais il se devait d'être courtois sous peine de réprimande des parents. Maintenant que les enfants chanceux peuvent sans vergogne déverser des années de loyauté parfois transmise par leurs géniteurs, dans des limbes où la loi est proche de l’inexistence, plus personne ne prête allégeance à une boîte magique, à ses héros, à ses histoire, à ses mondes merveilleux. Ce sont les faiseurs de magie qui sont vénérés, eux qui n'ont fait que gaver leur cupidité avec le temps. La Grande Guerre des Consoles qui aurait du en finir depuis des années est en bonne voix pour l'éternité...
Alors n'oubliez jamais ceci :une boîte est une boîte, ce qui compte c'est ce qu'elle renferme. Vous êtes tous des enfants chanceux si vous pouvez en voir l'intérieur.
Vous en avez marre de Resident Evil ? Et ben moi jamais ! Donc aujourd'hui je vais casser du sucre sur le dos du quatrième volet, version Gamecube évidemment. Ça va on rigole (rangez immédiatement ces torches et fourches, bande de malpolis). Bon allé, on va faire dans l'intro classique et efficace. Tout fan de film d'horreur, particulièrement du sous-genre zombie, sait que Resident Evil est clairement inspiré de ce cinéma américain. Les noms et lieux de la saga parfaitement ancrés dans l'Amérique du Nord, l'aspect cloisonné qui n'est pas sans rappeler Night of the Living Dead du fameux George A. Romero (le créateur de ce sous-genre), les zombies qui ont la même démarche que dans ce même film, les angles de caméra très soignés et fixes. Bref sans avoir un background de malade mental, on sait d'où ça vient. Malheureusement, il y avait une chose qu'on ne savait pas avant 2002, c'est là où ça ne devait pas retourner...au cinéma.
Oula oui ! On aura toutes les discordes que l'on souhaite au sujet de Resident Evil : Code Veronica, de l'épisode Zero ou du cinquième volet que j'ai traité pas plus tard qu'avant-hier, mais je pense qu'il y a une quasi unanimité autour d'un fait : Resident Evil au cinéma, c'est pas juste pourri, c'est au delà de ça...
Dame Seli: Alors?
Arthur: *regarde l'écran*
Arthur: J'ai vu un film une fois qui s'appelait le Cinquième Élément, et c'était bien. Là aussi c'est un film, probablement avec les mêmes acteurs. Mais par un procédé miraculeux que j'arrive pas à m'imaginer, on dirait des gadins.
Dame Seli: Non mais c'est la réalisation ça.
Arthur: C'est prodigieux...
Vous savez il y a un jeu qui m'impressionne par son rythme c'est Bayonetta. La première fois que vous jouez, vous affrontez un boss et c'est tellement énorme que vous vous dîtes « Best boss ever ! Ils pourront pas faire mieux ! » et puis au chapitre suivant c'est encore plus dingue. Le rapport avec Resident Evil ; je peux en trouver un purement factuel. Bayonetta est une réalisation de Hideki Kamiya, créateur de Devil May Cry chez Capcom et de...Resident Evil 2 avant ça. Mais là n'est pas l'argument, non Bayonetta partage quelque chose avec les films Resident Evil. A chaque fois que tu en vois un, tu te dis « putain, c'est la pire bouse que j'ai jamais vu ! Ils pourront pas faire pire ! » jusqu'à ce que le suivant soit annoncé...ou que tu regardes Batman&Robin de Joel Schumacher (tétons apparents power!). A l'instar des boss de Bayonetta il y a une certaine montée en puissance dans les excréments qui dépasse l'entendement et qui ne laisse qu'une question en suspens : mais jusqu'où iront-ils ?
S'ils comptent nous faire toutes les couleurs de l'arc-en-ciel on est pas sortie de la merde!
Avant de faire une review par film, je voudrais d'abord expliquer une petite chose. Mila « Multipass » Jovovich est aujourd'hui connue et ce grâce à la franchise Resident Evil. Personnellement, je la connais du génialissime Cinquième Élément et de Jeanne D'Arc, deux films réalisés par Luc Besson qui n'ont pas connu de succès outre Atlantique donc de manière internationale (pourtant merde Chris Tucker qui chante All Night Long c'est culte!). Du coup, il ne faut pas s'étonner que la belle une fois le pied mis à l'étrier par le premier volet filmique de la saga, elle n'est pas lâché l'affaire, malgré le côté de plus en plus navrant de l'épopée de son personnage.
Autre point important, elle et Paul W. S. Anderson (réalisateur du premier et quatrième volet) entretenaient une relation depuis 2002 et sont désormais mariés depuis 2009. Ceci relativise le fait que malgré la qualité absolument pitoyable du personnage principal, non seulement celui-ci ne soit pas mort dans un épisode, mais qu'il soit même cloné de plus en plus, histoire que Mr.Anderson est plein de fois sa petite femme à l'écran une fois tous les deux ans au cinéma. Qui s'en priverait ?
Pour finir, sachez que Paul W. S. Anderson est habitué à la fois aux adaptation de jeux en film, puisqu'il a quand même tenu la caméra pour le truculent Mortal Kombat et le « il n'aurait jamais du sortir » Dead or Alive, mais également pour d'autres nanars comme Death Race 1 et 2 où il a été tour à tour réalisateur, producteur puis « scénariste » (j'imagine que vous comprendrez l'intérêt des guillemets).
Evil laugh is evil...
Bon allé trève de blabla, il est temps d'enfoncer des portes ouvertes, de tirer sur des ambulances, voire sur des corbillards...
Resident Evil (2002)
-Mais pourquoi on a signé ce contrat?
-Attends, toi ça va, t'es là que pour un épisode!
Je pense que je vais en surprendre plus d'un, mais pour moi, le premier volet au cinéma n'est pas une catastrophe complète. C'est même un film d'action potable, qu'on peut suivre avec un certain intérêt notamment pour une ou deux scènes assez fun. Le film reprend en fait la trame du premier dans une certaine mesure puisqu'il escamote les personnages connus (ne vous inquiétez pas ils se feront violer dans les épisodes suivants) pour en créer un nouveau nommé Alice. Alice c'est Mila Jovovich et d'une certaine manière c'est un peu la copine débile lambda à qui on montre le jeu en lui disant qu'il y a une atmosphère géniale et qui au bout de cinq minutes vous demande pourquoi vous tirez pas dans tous les sens parce qu'on est quand même dans un jeu vidéo, merde !
Du coup Alice, elle commence amnésique, ne sait rien de rien, mais comprend vite qu'elle a des capacité qui dépasse celles d'un être humain normal. C'est à dire qu'à partir du moment où l'on est capable de faire un coup de pied rotatif en appuie contre un mur pour se débarrasser d'un doberman en putréfaction, on montre déjà que si on a eu BacS c'est pas grâce à la physique mais à l'EPS option GRS.
Pourquoi se faire chier avec des armes à feu?
Pourtant, mis à part cette scène proprement scandaleuse, le brisage de nuque de zombie absolument pas safe ou encore Michelle Rodrigez qui joue les zombies aussi bien que les humains (c'est à dire mal) le film s'en sort sans mention mais sans le déshonneur complet. Au rang des choses assez plaisantes, le côté horreur de l'ambiance est assez bien retranscrit dans une ou deux scènes et le mec qui esquive les lasers pour se faire trancher par le coupe patate est plutôt culte. Le scénario suit finalement de manière plutôt fidèle le jeu, dans un sens, même s'il a tendance à amener du second dans le premier, chose qui va d'ailleurs se voir répéter par la suite. Donc pour une première adaptation ça aurait pu être pire. Je ne dirais pas que ça aurait pu être mieux non plus, parce que côté écriture, la saga de Capcom n'a jamais été un modèle non plus. En revanche clairement, l'action est trop présente et le suspens est rapidement tué.
Note du film : 5/10. Note du nanar : 4/10
Resident Evil : Apocalypse (2004)
Pourquoi je suis encore à poil au début du film?
Bon c'est là que les athéniens s'atteignirent. Dès le second opus, il y a un gigantesque pas en avant dans la débilité. Attention, pas dans la débilité de bas étage, pas juste dans le l'incohérence de base, pas juste dans la vanne à deux sous du film d'action américain des années 80-90, comme cette scène surréaliste où Kurt Russel se travesti dans Tango&Cash. Nooooooooooooooon ! Ça va bien plus loin.
Première chose cet épisode tente toujours sans le sens de la réalité de coller à la saga vidéoludique d'un peu plus prêt. Mais pas genre de lui coller avec le respect due à une lady appréciée par des millions de fans, non. Avec toute la bêtise du gros lourd qui se croit irrésistible et qui croit vraiment qu'il sait ce qu'il fait mettant ses sales pattes où il ne faut pas. Par où commencer ?
Je pourrais démarrer sur le scénario. Il suit directement le premier. En gros Alice sort du manoir, son chérie d'amour a été enlevé par des scientifiques pour subir une expérience top sicréte, liée au programme « Nemesis ». Elle se retrouve à demie à poile (oui comme dans le premier) dans une ville vide au sortir d'un hôpital (oui comme dans 28 Days Later). Pendant qu'elle faisait une sieste donc, le T-Virus s'est répandu et toute la ville a été contaminée et c'est un bordel monstre. Dans tout ce bordel, la über bien gaulée Sienna Gillory arrive dans un cosplay assez réussi de Jill Valentine, histoire de tenter de donner une demie molle aux fans et de les maintenir devant l'écran sans qu'ils ne se doutent du massacre à venir.
Attention, la photo pourrait avoir été coupée pour faire croire que la belle Sienna Guillory est nue dans une scène du film.
Moi je vous conseil d'écouter Careless Whisper en même temps que vous regardez la photo...c'est encore plus senssoual!
Car en fait c'est ce que fait ce Resident Evil : Apocalypse. Il ne parle pas des personnages, des lieux, des complots, des histoires autour de la saga. Il ne fait que lancer une tendance qui sera en fait l'apanage de toutes les suites déjà produites ou à venir : jeter des os pour les fans (genre Carlos Oliviera et Jill dans cette épisode) histoire qu'ils restent en haleine pour ensuite développer l'histoire d'un perso inexistant dont personne n'a rien à foutre à par Paul W. S. Anderson parce que c'est sa femme. Évidemment comme c'est la franchise cinéma Resident Evil, elle ne jette pas l'os dans l'écuelle du fan non, mais en plein dans la gueule et si t'es pas content bah c'est pareil !
Bon on va pas rester sur Sienna Gillory alors qu'il y a beaucoup mieux ! Par miracle, la production est parvenue à récupérer un masque de vilain de Power Rangers au dernier moment avant le tournage, du coup on a la chance d'avoir le Nemesis. Comme je l'ai dit plus tôt, le Nemesis s'avère être le choupinet d'amour de Alice. Du coup il a un relent amoureux. Au lieu de crier « STAAAAARS ! » et de ne courir qu'après Jill ou Chris (qui je le rappel n'apparait qu'au quatrième épisode au cinéma) il court après Alice...qui n'a rien à voir avec les S.T.A.R.S soit dit en passant. A vrai dire il ne lui court pas après mais c'est plutôt elle qui lui court dessus. Oui elle est un peu conne, ou alors c'est le mec qui a fait le script qui est sous crack.
Chériiiiiiiiiiiiiiiie!!!
Bref dans tout ce bordel il y a une scène qui a ce jour est la scène la seconde scène la plus too much que j'ai jamais vu de ma vie, juste après la vrille sous la grue qui enlève une bombe sous la Audi du Transporteur 2 (les amateurs de nanars savent de quoi je parle). Je ne vais pas la décrire...juste regardez :
A partir de là, je n'ai plus d'argument à avancer.
Note du film : 1/10. Note du nanar : 9/10
Resident Evil : Extinction...si seulement ! (2007)
-Salut! Nous on est les vrai héros de Resident Evil en fait...
-On en reparlera quand on comparera nos chèques, biatch.
Apocalypse est dans mon top 11 personnel des pires films de tous les temps. Celui-ci mériterait d'y être aussi et même devant mais il ne l'est pas et je vais vous dire pourquoi. Sur beaucoup de points, Extinction est encore pire si c'était possible que l'épisode qu'il suit. La raison principale est le script, l'histoire, les personnages, bref le déroulement. Déjà c'est un doigt d'honneur d'une heure trente envers tous les fans de la saga. Apocalypse avait déjà cette forme turgescente en tuant le Nemesis simplement en l'empalant, mais là c'est encore mieux défini.
Troisième épisode et toujours pas de Chris Redfield. Dieu merci, il a été préservé jusque là et Leon aussi du reste. Par contre il y a du guest avec entre autre Claire qui est un personnage que j'aime beaucoup (Resident Evil 2 étant mon volet préféré de la saga) et qui ne sert à rien, la première apparition de Wesker qui trouve le moyen d'être encore plus ridicule dans ce film que dans l'intro en live du premier jeu (je vous conseil la Caz'Retro qui revient sur ce pur moment nanar du jeu vidéo) ou encore un casting qui comprend dans ses rangs Ashanti, il y aurait de quoi dire avant même de parler des scènes à chier à proprement parler.
En fait ce qui est surprenant avec ce film, c'est que techniquement, esthétiquement et d'un point de vue des lumières, il est plutôt bon. C'est dur de l'admettre, mais il y a un vrai fossé entre Apocalypse et Extinction, même si ceci dit, battre Apocalypse sur le plan technique n'est pas un exploit en soit. Par contre ce qui rend ce film si magiquement mauvais, c'est que malgré sa tentative d'ambiance post-apocalyptique, qui au passage est totalement en adéquation avec l'ambiance de Resident Evil (c'est vrai, qui ne se rappel pas d'avoir traversé le désert en bus avec Leon?) le film soufre d'un scénario d'une autre dimension et qui finalement en fait un patchwork incroyable.
C'est la famille de Hitchcock qui a du être touchée!
Entre autres on trouvera des scènes inspirées directement des Oiseaux (à ne pas confondre avec les zoiseaux de Birdemic), de Jurassic Park ou de Dark City. Ce qui est étrange c'est que jamais le réalisateur ne pense à copier Resident Evil. Pourtant les deux titres sont similaires...c'est dommage. Quoi qu'il en soit Extinction à la palme du scénario le plus merdique de la saga en film. L'ensemble n'a aucun sens, le film n'a pas d'enjeu, les dialogues sont particulièrement à chier et en plus, on en a globalement rien à foutre de ce qui peut bien arriver aux personnages. Donc si vous êtes chaud pour un Mad Max du pauvre qui n'a pour lui qu'une technique pas dégueulasse...bah écoutez faites, vous plaisir !
Note du film : 2/10 Note du nanar : 6/10
Resident Evil : Afterlife 3D (2011)
-Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grosse douille...
-Ouh c'était mauvais comme réplique!
-Dixit la meuf qui vient de faire un salto sans raison.
Ça y est on touche le Saint-Graal ! Le retour en grâce de Paul W. S. Anderson. Pour le coup on pourra appeler ça un « fat come-back » . Car non seulement il est producteur et « scénariste » comme sur les deux volets précédents, mais en plus il cumule les casquettes en prenant celle de réalisateur, histoire de s'assurer cette fois que le travail soit mal fait même au niveau des cadrages, des effets et de l'ambiance. Faut pas déconner quand même les gens auraient pu s'imaginer que le film précédent était presque bon !
Milla: C'est bon, mon amour c'est bien de la merde?
Paul: T'inquiètes je gère!
Du coup là c'est l'orgie, le régal, le fourre tout absolu, mais attention c'est un foutage de gueule...en 3D !!! Car la vraie raison pour laquelle Extinction a une suite, ce n'est pas pour clore le scénario au combien philosophique qui nous avait laissé avec un cliffhanger au dernier volet, que quand tu le vois, tu te bouffes la tête. Non, non. C'est parce que Resident Evilest la licence la plus rentable actuellement en production chez Sony Pictures ! C'est pas magnifique de constater que le bon goût est universel ? Alors forcément pour faire encore plus de fric mais en faisant comme si on en avait quelque chose à foutre des quelques fans suffisamment débiles pour avoir vu les trois précédents, on va faire un film plus nase, plus con et avec l'obligation de payer 3€ de plus en salle...(ou la possibilité d'attendre qu'internet fasse son boulot).
Scénaristiquement (mettre ce mot dans une phrase pour parler de RE au cinéma, ça me fait toujours bizarre) le film ne se passe pas tout de suite, là maintenant, après le précédent. On a une légère ellipse qui nous fait passer de la découverte des clones d'Alice, qui est pour mémoire un soldat supérieur infecté par un virus, T, G, V, S, N, C, F...je ne sais plus duquel il s'agit. Toujours est-il qu'elle n'est pas contente et qu'elle va se précipiter chez Wesker qui se trouve au Japon (ne me demandez pas pourquoi) pour le déloger et l'éliminer. Bon c'est l'occasion d'admirer les zombies alors admirez les bien parce que après c'est fini ; mis à part quelques plans larges dans les séquences suivante, les zombies ne servent à rien.
Pour en revenir à Wesker, il y a un truc qu'il faut admettre, c'est qu'il a...super pas la classe. Je pense que le problème est à peu près le même que lorsque Kylie Minogue incarne Camy, ou que Christophe « high »Lambert incarne Rayden (dans Mortal Kombat, pas dans MGS). Les personnages de jeux vidéo très caricaturaux ou très fort en design, notamment japonais ne sont pas du tout de bon candidat à la transposition directe. Du coup le Wesker avec les cheveux blonds-jaunes gominés, les lunettes noires et la gabardine chourée à Neo, tiré de Resident Evil 5, qui était assez classe en combattant téléporteur façon Diablo, devient irrémédiablement nanar de manière instantanée. A ce titre chacune de ses apparitions est un régal...enfin bref.
Ce n'est pas un suicide...
C'est un meurtre...
Alice arrive pour lui mettre la main dessus. En fait je devrais dire Alices arrivent pour lui mettre les mains dessus. Après deux trois utilisations de slow-mo plus cheap encore que quand toi tu le fais pour déconner en soirée, elle arrive devant le grand-méchant blond qui se barre et nous laisse avec un suspens en mousse : est-ce que l'explosion du complexe militaire top secret que Alice a trouvé sur Google-map en tapant « japon, complexe secret, wesker », a tué l'héroïne ? Quoi qu'il arrive la réponse est non, déjà parce qu'il faut une suite, et ensuite parce que ce sont des clones...mais non c'est pas facile comme explication. En vérité, la vraie Alice (vous savez celle qui n'existe pas dans la saga RE à la base) est bien vivante et elle vient de perdre tous ces pouvoirs (ooooooooooh).
Bref, on avance à une nouvelle scène dont on a rien à foutre et qui nous rappel « ah mais oui c'est vrai, il y avait des personnages de Resident Evil la dernière fois ! ». Alice cherche donc dans une land désolée où se trouve ses amis, avant de rapidement comprendre qu'il n'y a plus personne mise à part une Claire Redfield encore plus inutile qu'auparavant (si c'était possible) puisque amnésique (AHAH ! Ça c'est du retournement!). Du coup elle décolle de nouveau, mais ensemble pour rejoindre la ville...je ne me souviens plus pourquoi. C'est l'occasin d'une nouvelle scène surréaliste avec un atterrissage qui ne ressemble à rien.
Je vais m'arrêter là sur les descriptions parce qu'en fait tout tient à ça. Comme il n'y a pas de scénario, les personnages vont à droite. Puis ils vont un peu à gauche pour varier. Entre les deux ils font du slow-motion avec des effets qu'on imagine aisément réalisés pour la 3Drelief. Le tout pour arriver entre les deux à nous placer Chris, incarné par Wenworth Miller et parvenir à un final qui est en fait une reproduction miteuse du combat Jill+Chris VS Wesker de Resident Evil 5, le jeu.
Putain, encore en taule...
J'ai oublié d'ajouté qu'il y a le bourreau de RE5 justement et qu'il meurt après une cascade d'un pitoyable sans nom ; je me disais que ça devait être dit.
Note du film :1/10. Note du nanar:10/10!!!
J'ai vu un paquet de bouses dans ma vie. Vraiment beaucoup. Des films d'exploitations composés de plusieurs films comme Flic ou Ninja, des trucs tellement mal doublé qu'on ne peut s'empêcher de rire au point de se fêler une côte comme Hitman le Cobra, des block-busters hypra too much, mal réalisé et qui pense pouvoir se cacher derrière le divertissement pour justifier les personnages à crever dans un rictus tellement ils sont stéréotypés, comme 2012. Mais rien, je dis bien rien, n'atteint la saga cinématographique adaptant Resident Evil. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas un mauvais film isolé.
C'est une tétralogie de nanars!!!
Même Joel Schumacher s'est arrêté à deux films après Batman Forever et Batman&Robin. La question n'est même pas de savoir si oui ou non il faut acheter ses films. La question est de savoir si vous êtes prêt à encaisser autant de conneries que cette tétralogie a à offrir.
Comme une bonne saison de Power Rangers, suivie du visionnage du film, les quatre Resident Evil avec des pizzas, des potes et un téléphone pour appeler les urgences quand vous aurez éclaté votre vessie à force de vous pisser dessus...c'est un régal de connaisseur. Et le mieux? C'est que c'est pas fini...
Avant de me faire Uncharted 3 et de probablement le démonter (oui je suis comme ça, je prédis ce que je vais penser d'un jeu avant de le faire, c'est mon côté JV.com) et de provoquer le courroux des fans de la franchise, je me suis dit qu'il serait de bon ton de se faire faire le dos à coups de fouet d'abord pour s'échauffer. Alors j'ai choisi un sujet sur lequel je suis en désaccord avec 80% des gens probablement sur ce site, et les rédacteurs de Gameblog en premier...non pas les séquences en Mako de Mass Effect...et non pas les séquences en bateau de Wind Waker (oui en fait je devrais en faire une rubrique régulière).
Le sujet c'est tout simplement Resident Evil 5. Pourquoi ? Parce que le sixième vient de faire l'objet d'un trailer et d'une annonce de sortie prochaine et que sur Gameblog, ça a été l'occasion d'un podcast que pour information, au moment où j'écris ces lignes, je n'ai pas écouté. Le tout relançant des piques régulières vers ce Resident Evil 5 d'ores et déjà enterré.
Alors pour expliquer pourquoi déjà j'aime cet épisode, mais surtout pourquoi ça me hérisse le poil quand on commence à en dire du mal, contrairement à d'autres jeux que j'aime et que d'autres n'aiment pas et dont on peut dire tout le mal qu'on veut sans que j'en ai rien à foutre (Mass Effect premier du nom, Oblivion, Assassin's Creed etc...) il va falloir que j'oriente mon argumentaire d'une certaine manière qui finalement va reprendre la façon d'argumenter de ceux qui décrient cet épisode.
Je suis un grand fan de la saga de Capcom. Je ne suis pas accurate à 100% sur toutes les fiches de dialogues comme l'incroyable KingTeddy (ce mec est taré!) et je n'ai pas fait tous les spin-off moisis au lightgun ou pas (Survivor 2 si tu passes par là...). En revanche j'ai joué à tous les épisodes canoniques (numéroté) que j'ai finis plusieurs fois chacun et j'ai également fait le décevant Code Veronica (cliquez !). J'ai encore d'ailleurs quelque part les trois premiers parfaitement conservés sur PSone ; enfin parfaitement dans la mesure de ce que les boîtes merdiques de PSone permettaient (avec une belle fissure devant sur chaque boitier)...tout ça pour dire j'aime d'amour les RE en général, j'aime le gameplay de cette série depuis le premier épisode. C'était pour remettre les choses dans leur contexte historique de l'époque.
Des muscles et des guns, un jeu pour le Moggy Aspi Show!
Resident Evil 5 est un jeu plein de défauts. Level design minable sur certains passages, scénario à chier sur la globalité (ceci dit les anciens épisodes...enfin bref), boss final qui se finit en QTE, moments d'intense ridicule, provoqués par la musculature digne d'un maître de l'univers, sans le côté charmant gay-friendly du héros (je rappelle à qui veut l'entendre que Chris tabasse littéralement un rocher lors du combat final) ou encore un côté too much et surréaliste que seul Twin Snake a pu atteindre jusqu'à présent en gardant son sérieux (nous on le garde pas notre sérieux devant ça, mais bref encore...). Oui il y a à redire c'est un fait, mais...
Pour commencer, des défauts régulièrement mis en avant il y en a quelques uns que je ne comprends pas vraiment, ou que je n'ai absolument pas ressenti comme tel. Je pense tout d'abord à la maniabilité. On sera tous d'accord sur un point, dire que le jeu se manie comme Resident Evil 4, sortie en Mars 2005, n'est pas un argument valable pour le dédouaner sur la lourdeur globale des contrôles. Comme le jeu est définitivement action, et que dans ce registre entre 2005 et Mars 2009 (date de sortie de RE5) on a eu entre autres Gears of War et sa suite ou encore Uncharted (dans un style bien différent j'en conviens) il paraît étrange d'avoir l'impression de manier un pétrolier, comme dirait notre ami du grenier, alors que les ennemis eux se meuvent avec une vraie aisance.
A cela je répondrais, en particulier aux fans de la série : « cela vous a-t-il dérangé dans Resident Evil 4 ? » J'ai l'air de détourner le propos, mais c'est bien le cœur de ce qui chagrine quand on parle de Resident Evil 5. On le compare sans cesse à son prédécesseur, à juste titre puisque ces deux volets canoniques de la saga ont tout le gameplay et la structure quasi identiques. Dans le même temps, on met en avant Resident Evil 4 pour décrier le 5. Au bout d'un moment il faut savoir ce qu'on dit aussi. Si vous considérez que la jouabilité du cinquième épisode est handicapante, alors vous devez admettre que celle du 4 l'est tout autant. En revanche si vous avez très bien su vous accommoder des contrôles du quatrième (comme moi) vous devez admettre qu'ils ne sont pas plus gênant, faute d'être meilleurs certes, pour le cinquième ; à moins que vous soyez entre temps devenu extrêmement mauvais ou que vous ayez trop joué à des jeux Ninja Theory, ce qui revient au même.
L'autre critique souvent adressée qu'en revanche là je ne pourrais justifier, puisque je n'ai jamais eu de souci avec, c'est l'IA associée à Sheva. Pour rappel, ce volet propose une histoire complètement coopérative avec un second personnage, gaulée comme une déesse (histoire de pas être dépareillée d'avec Musclor) qui peut donc être remplie d'une âme humaine ou bouger par la magie de la programmation informatique. Je n'ai JAMAIS eu aucun souci avec l'IA de Sheva. Alors je rappelle également que je suis le mec qui n'a JAMAIS eu de bug qui bloque une quête en 500h de Oblivion, 150h de Fallout 3, 75h de Fallout New Vegas et 125h de Skyrim...ceci explique peut-être cela. J'ai peut-être une chance qui confine à l'insolence, mais sans mentir, ma Sheva a toujours été utile, ne gâchait jamais les balles et ne s'est jamais bloquée à un endroit ou à un autre. Sur ce point donc...it's a tie (non pas une cravate).
Elle ne m'a pas gâché une seule balle...
Elle m'a délivré plus d'une fois avec son Falcon Kick! Sheva, what else?
Pourtant, je fais des concessions. Oui le gameplay aurait pu (dû) être meilleur, mais il n'est pas pourtant plus atroce que le quatrième. Impossible de descendre l'un sur ce point sans descendre l'autre avec. Le garrador de RE4, c'est autant la misère niveau déplacement, que le bourreau de RE5. C'est un fait. L'IA, je vous ai dit ce qu'il en était pour ma part, ça n'a pas été un souci. Le dernier point qui là en revanche me fait bondir et sortir ma pancarte « don't make me bitch-slap you ! » c'est l'argument suivant :
De toute façon Resident Evil 5 c'est de la traîtrise, ce n'est plus un Survival/Horror...
Oh my...comment dire à toute les personnes qui peuvent bien sortir une ânerie pareille que la trahison, c'est déjà Resident Evil 4. Le jeu est très bon, génial, qu'on s'entende bien ; je l'ai terminé à de nombreuses reprises sur GameCube, puis sur PlayStation 2 et c'est parmi les très rares jeux dont j'ai fait quelques tentatives de speed-runs ; à ma modeste mesure, 2h53 en normal sans restrictions particulière. Mais ce jeu n'est pas effrayant une seule seconde! Le seul vague stresse que je me paye de manière systématique (surtout sur les speed-runs) c'est la première pente où des pécores font rouler un rocher (le même qui se fera tabasser par Chris des années plus tard) et qu'il faut esquiver avec un QTE de merde qui change évidemment à chaque fois. C'est vrai que l'attaque du rocher géant, c'est à se chier dans le froc au moins autant que Pyramid Head qui gang-bang deux mannequins dans Silent Hill 2.
Pour moi c'est l'argument le plus irrecevable que l'on puisse bien mettre en avant. Resident Evil 5 n'est pas un survival/horror, pas plus que ne l'était son prédécesseur. Ce n'est pas parce que l'un se passe dans un trou du cul paumé de l'Espagne et que l'autre est en Afrique au soleil, que l'un est un survival/horror et que l'autre en devient d'un coup un jeu d'action. Les deux sont des jeux d'action, deal with it !
Là, ma réaction aurait été différente et le débat aurait eu lieu d'être.
Dans leur domaine, je trouve qu'ils se débrouillent très bien et encore maintenant, je pense que les deux jeux valent d'être joué. La vraie différence que je ferais entre les deux, c'est bien entendu l'ambiance qui n'a strictement rien à voir mais surtout la façon dont doit être abordé le jeu. Resident Evil 4 à l'avantage d'être un jeu solo parfaitement équilibré à quelques bémols près. Certains passages sont un peu lourdingues de mon point de vue notamment celui où il faut maintenir les ennemis hors de portée de Ashley et son adorable bouille de blondinette. Le mode mercenaries ajoute de la rejouabilité avec son scoring et le jeu comme je le disais plus haut est un parfait candidat pour qui voudrait se lancer dans le speed-run.
Avec ses grandes oreilles et sa bouille d'ange, elle donne envie de faire des miracles, même dans une scène bien nase!
Resident Evil 5 n'a pas la même portée en solo tout simplement parce qu'il ressemble trop au quatrième sans en avoir le rythme. Pourtant, je ne boude pas mon plaisir. Si j'ai effectivement trouvé le labyrinthe du cargo, la scène en voiture ou le combat final bien pourri, j'ai malgré tout aimé le jeu en solo mais surtout en coopération ! Car oui de cette génération de console je peux vous assurer que ce cinquième épisode de Resident Evil est l'un des meilleurs en coopération, notamment dans la difficulté maximum où il devient presque plus dur qu'accompagné d'une IA. L'avantage de ce mode de coopération, c'est qu'il oblige à vraiment jouer à deux et pas chacun de son côté. On essaye de se maintenir en vie, de ne pas chourer les munitions de son pote, de récupérer les trésors, et la quête du 100% en devient beaucoup plus fun. D'ailleurs au passage c'est l'un des rares jeux sur lesquels chercher les 1000G est non seulement faisable mais en plus fun puisque faisable en coopération, ce qui est relativement rare.
Un petit coup de main l'ami? Au sens figuré pas au littéral...quoique!
Je ne trouverais probablement pas d'argument pour racheter le jeu à vos yeux. Il est bourré de défauts et pour un épisode canonique, il n'est pas à la hauteur de ce qu'on en attendait. Mais ça j'ai mis du temps à le voir, pour la simple raison que j'y ai joué avec beaucoup de plaisir et qu'à ce jour je l'ai même fini plus de fois que Resident Evil 4. En fait le but avoué de ce billet n'est pas tant de vous dire que RE5 est bon, ça j'en reste persuadé, mais qu'il est loin d'être aussi mauvais que cela a été dit. Je pense que la différence de ressenti que je peux avoir avec cet épisode vient du fait que pour moi la saga est morte avec le quatrième volet. Pour moi il y a Resident Evil, Resident Evil 2 (le meilleur), Resident Evil 3 : Nemesis, Resident Evil : Code Veronica (pas mauvais, m'enfin bon), Resident Evil Zero et c'est tout. Je ne considère pas comme une suite un jeu qui change complètement de style et c'est ce qu'a fait Mikami avec le 4. Oui je suis de ceux qui pense que Splinter Cell Conviction n'est pas une vraie suite...ça n'a rien à voir avec la qualité, c'est juste l'esprit qui n'est pas le même. Donc voilà ce qu'il en est pour ma part. J'aime Resident Evil 4. Et j'aime Resident Evil 5, sa jouabilité qui fait aussi son charme en fait, ses graphismes à tomber par terre même s'il n'y a pas de moteur physique, ses passages émotions (oui j'aime la séquence avec Jill) qui sont parfois cassé par du nanardesque (it's cailloux-time !). Et ? Ah oui et je vous emmerde !
On va faire simple, j'avais envie de faire un fanart de Silent Hill 2, je n'avais aucune idée sur la façon de composer le dessin, aucune idée sur quel moment du jeu, ou autre je voulais montrer, donc j'ai fait un truc à l'arrache, que j'ai mis en couleur en un certain temps mais à l'arrache quand même. Je le mets tout de même parce que c'est fait donc autant le poster...
La tempête ne se calme pas dehors. Fordhiver est invisible, ensevelie sous la neige. Comme si l'Académie avait rassemblé ses plus grands invocateurs et que tous avaient produit leur plus puissants atronachs de glace pour qu'ils aspergent de leur souffle ce dernier lieux de vie avant la mortelle banquise. Je ne bougerais pas aujourd'hui. Je vais me contenter des piètres talents de conteurs et de joueur de luth du barde pour me lover dans la chaleur du feu de cette vieille auberge. Dès demain, je m'engagerais dans le reculé et haï bastion de la magie en Bordeciel. Là je pourrais enfin laisser court à mes talents de Bréton. Je crois...
Je ne devrais peut-être pas être ici. Je pense que j'ai cédé à la peur. Je n'ai jamais été une guerrière et je n'ai pas envie de le devenir. Père pensait que mes dons pour la magie de destruction ne devaient pas être gâché par une vie d’hermite. Qu'y puis-je si je suis taillée pour la lecture et l'apprentissage passif ? Nombre des sorts dont je connais les secrets aujourd'hui, je ne les ai point appris au combat, mais auprès de mes maîtres en Hauteroche. La magie coule dans les veines de ma race certes. C'est d'ailleurs difficile de concevoir que deux contrées si proche géographiquement que Hauteroche et Bordeciel puissent avoir une conception si différente de la magie. Cependant, la Destruction a des secrets que moi-même je ne voudrais pas découvrir et nombre de sorts ne devraient être appris par personne. Quoique je doute de ce que pourrait bien m'apprendre les mages d'un pays qui a presque banni la magie et qui croit encore que l'on peut se faire exploser en prononçant à haute voie la phrase d'un livre.
Je ne peux plus me leurrer. Je ne suis pas venu à Fordhiver pour apprendre dans la pire académie de mages de tout Tamriel. Je suis venu parce qu'ils attendent de moi que je les sauve de cette nouvelle plaie divine et que je suis persuadé que j'en ai pas la force.
Lorsque j'ai été prise et amenée à Helgen, je tentais de rejoindre Bruma. Les huit ont été bien cruels. C'était la première fois de ma vie que je soulageais de sa bourse un homme ivre. Les quelques pièces que j'en ai tiré devaient me permettre de payer une auberge en arrivant en Cyrodiil. Mais bien évidemment il a fallut qu'un justicier nordique veille à ce que je reste pour assister à la destruction de ses terres. Un vol ! Un vol suffisant pour que l'on me traîne sans ménagement et sans procès à la décapitation et que j'en sois sauvée par rien de moins que la créature la plus improbable que l'on puisse imaginer.
Un dragon. Hérissé de piques, aux écailles noires et au cris assourdissant. Le simple fait de se poser sur cette tour a fait vaciller la hache du bourreau. Certains pourraient dire que j'ai été sauvé par la grâce divine et qu'en retour, je dois me mettre au service de ce peuple. Je n'y vois qu'une immonde ironie. Le premier faux pas moral d'une pauvre brétonne perdue loin de sa famille, puni par la plus lourde responsabilité que l'on puisse imaginer. Les dragons ne sont pas des créatures communes, sauf dans les paroles que l'on entend dans ce genre de bouge nordique où les vieilles légendes content des histoires de héros flamboyants, preuves de la grandeur de la race locale. Leur grandeur est bien fanée et de toute évidence, même leurs héros, guerriers dans l'âme n'ont rien pu faire. Et on me demande de protéger toute une région contre ces créatures.
Bien sûr je ne serais pas seule, j'imagine, si je me décidais à aider ces gens. Mais ils cherchent un meneur et une voie qui dépassera les querelles entre Sombrages et Empire, ces viles affrontements de pouvoir. Jusqu'à présent, je n'ai été bonne qu'à écouter les ordres sans sourciller. On m'a demander de me rendre seule dans un des lieux les plus dangereux que j'ai visité de ma vie. Les loups et les bandits, j'en fais mon affaire. Les draugrs en revanche...si ma curiosité maladive sur la magie ne m'avait pas poussée à entrer dans ce Tertre, je serais peut-être enfin à Bruma à l'heure qu'il est. Ou même dans la grande Bibliothèque de la Cité Impériale.
Je crois que c'est bien la seule et unique raison qui me pousse à ne pas tenter de nouveau ma chance et quitter ce pays froid pour une région plus accueillante. Je vibre lorsque je crie. Je pensais que la chaleur de mes sorts étaient la sensation la plus forte et intime que je puisse ressentir. Je me suis trompée. Le Thu'um est plus fort, plus puissant que toutes les magies que j'ai bien pu expérimenter. Je ne pensais pas un jour avoir autant envie d'un pouvoir. C'est bien ce qui me fait peur hélas. J'ai été appelée, choisie. Par les Huit, par les habitants de Blancherive qui voit en moi celle qui a occis un dragon -ils en oublieraient presque que je suis mage- et maintenant par les Grises-barbes. J'ai envie d'y aller, de répondre à l'appel du Haut-Rothgar, mais j'ai peur de le faire pour les mauvaises raisons.
Regarde toi maintenant. Tu as traversé la moitié de Bordeciel pour aller noyer tes soucis dans l'alcool d'Hydrhonning. S'il y a une chose qui est bonne et douce ici bas, c'est cette hydromel. Voilà que tu parles seule...je vais aller dormir, la nuit me portera peut-être conseil...
Si j'ai bien conscience que mon influence s'est très peu fait sentir depuis le début de mon mandat (au côté d'un mouton) je tiens aujourd'hui à faire mon premier et dernier geste en tant que président-adjoint-mais-numéro-un de la république Gameblogienne.
En effet j'ai reçu une lettre émouvante de deux membres qui ont été condamné à l'asile par l'autorité modératrice (et bienfaisante) qui n'a pu faire autrement après qu'ils aient été pris en flagrant délire de trollage.
Les images du crimes...c'est affreux.
Dans cette lettre ils exprimaient leur peine face à la condamnation ainsi que leurs remords et là je cite :
« Si jamais par l'intervention présidentielle nous pouvions réintégrer le sein de Gameblog de manière à pouvoir nous y exprimer de nouveau, nous ne serions qu'amour et nous admettrions la supériorité du plug and play de la console face au PC. »Mordo
Je pense que cet acte de foi sûrement sincère (on sait très bien qu'ils n'ont jamais été vraiment PCistes) doit être pris en compte dans la réévaluation de leur peine d'exclusion. Redonnons à Mordo et Vito la place qu'il mérite au sein de Gameblog, quitte à les obliger à jouer avec un paddle pour leur apprendre la politesse! La rééducation n'était-elle pas plus humaine que l'exclusion?
(non et puis en plus je ne peux pas assurer le second degré ad vitam eternam, mes nerfs de bisounours ne peuvent pas tenir le choc ; il nous faut des professionnels !)
Par conséquent, je donne officiellement au nom de la communauté (qui m'a élu avec un mouton) la grâce exceptionnelle aux meilleurs unboxers, trolls, PCistes, d'une mauvaise foi sans nom...
VIVE GAMEBLOG!
NB : rappelons que non seulement cette grâce n'a pas de valeur juridique, formelle, concrète, quelconque mais qu'en plus elle pourrait éventuellement énerver encore plus les modérateurs qui pourraient éventuellement s'en prendre aux deux présidents.
Suite à mon précédent article dans lequel j'exprimais avec une joie non dissimilée mon agréable surprise quant à la création de mon second personnage dans Skyrim, qui s'est avéré par un pur hasard de bidouillage de jauge être un très jolie avatar de mon actrice fétiche, un autre amateur de belle femme s'est exprimé sans retenu non plus...
Devant un tel désarroi, je me suis lancé dans une tentative de création d'un avatar d'Emma Stone cette fois. Le résultat est...mitigé. Pour commencer, question de gabarit et de certaines formes (notamment celle du nez et des yeux) c'est la race des Bretons qui sied le mieux à la belle rousse. Le souci en fait c'est que la base de visage « prédéfinie » que j'ai utilisée (la toute première sur la jauge) marque des rides sur le front du personnage sans qu'on ne puisse rien y faire.
Autre problème, la bouche de la demoiselle avec des lèvres relativement plates est inexistante chez les Bretons (le plus approchant étant chez les Impériaux).
Pour finir, l'impossibilité de faire sourire le personnage, alors qu'Emma est sans cesse morte de rire sur toutes les photos et le fait justement qu'elle ne soit pratiquement jamais de profil sur les photos en question n'ont pas aidé non plus. Ceci dit et malgré les galères, je suis parvenu à ça...je retenterais à tête reposée !
Quoi qu'il arrive, je compte garder cette version pour la simple raison que j'ai besoin d'un troisième personnage pour jouer la magie (et quoi de mieux qu'une bretonne avec des frequels pour faire de la magie!!!). Ah oui et comme je ne suis pas idiot deux fois d'affilée de la même manière, j'ai cette fois pris en photo les paramètres que j'ai utilisé...si jamais quelqu'un les veut.
Vous le savez si vous suivez un peu mon blog, dès que j'en ai l'occasion, je créé dans les jeux un personnage féminin, avec des formes et surtout des cheveux couleurs blé. J'appel toujours ce personnage Scarlett...allez savoir pourquoi. Si la plupart du temps, je n'obtiens absolument pas ce que je cherche à faire, c'est-à-dire une femme ressemblant à ma muse, hier, un miracle s'est produit quand je trifouillais le système de création de personnage de Skyrim. Voilà ce qu'il s'est produit:
On peut faire Scarlett Johansson dans Skyrim. Donc c'est à graver dans le marbre:
The Elder Scrolls V: Skyrim est le plus beau jeu de tous les temps!
J'ai des idées d'articles, mais je révise les partiels donc ils viendront dans deux semaines. D'ici là je vous propose de lire si vous ne l'avez pas fait mon précédent article dans l'univers de Fallout : New Vegas. Et comme c'est la nouvelle année, je vous propose une nouvelle décoration vintage sur le thème de Fallout et des VaultBoys N'Girls. Le nouveau nom est tout simplement Welcome to the Caribou...un casino célèbre s'il en est, avec des hôtesse uniquement blonde. Ah oui et au passage un nouvel avatar qui va bien...
J'ai un peu mal à la tête ce matin. Ça revient de façon régulière. J'imagine que c'est ce qui arrive à toute personne qui prend une balle dans le lob temporal et qui n'en meurt pas. Ça et la perte partielle de mémoire. J'ai quelques souvenirs de mon enfance. Je me rappelle de la voix de Maman mais pas de son visage. Je crois que Papa est mort peu de temps après s'être engagé comme caravanier pour traverser le pays; il est tombé dans une embuscade de raiders...ou alors je confonds avec une histoire que j'ai entendu dans un bar. Ça ne m'étonnerait même pas.
Il y a peu de chose de mon passé dont je suis parfaitement sûre...mis à part mon nom ; je m'appelle Scarlett...Scarlett Johansson. Le Doc Mitchell m'a dit que c'était normal, que ça mettrait peut-être des mois à revenir, ou que peut-être ça ne reviendrait jamais. Il m'a dit que je devrais déjà être contente d'avoir encore mon visage d'ange. C'est vrai qu'il a fait un travail d'orfèvre. Non pas que la beauté soit toujours un avantage dans les wastelands, quand on pense aux rats qu'on peut bien y croiser ; m'enfin ça aurait été dommage de perdre cet atout qui m'a mine de rien sortie de pas mal de galère depuis mon réveil, et probablement aussi bien avant que je prenne une balle au dessus de l’œil.
Oui, je ne suis pas vraiment une goule. Maman disait que j'aurais pu être une star du cinéma comme on en faisait avant, si seulement l'ambiance avait encore été à cela. Je suis sûre que certains riches pervers me verrais bien dans des films, mais probablement pas ceux auxquels Maman pensait. Il fallait bien compenser ma faible constitution par quelque chose. Je sais tenir une arme et j'affectionne même les fusils -les armes de poing ou à laser ne me sied guère- mais quand il s'agit de résoudre un conflit, je préfère le charme, la discussion, les négociations ; et pour ce genre de résolution pacifique, ma "gueule d'ange" comme dit le Doc Mitchell, est une aide assez précieuse.
Entendons-nous bien, je ne suis pas une potiche. Négocier sans cervelle, même pour la plus belle des ladies, ce n'est pas recommandé. Dans les wastelands, particulièrement ici sur la côté Ouest, avec tous ces malades de camps différents qui ne luttent que pour un brin de pouvoir, si l'on veut survivre, il faut soit être fort, soit être en nombre, soit être malin et discret. Je suis assez frêle comme je l'ai déjà dit, je ne suis que rarement accompagnée -il n'y a que peu de personnes qui ont de bonnes intentions envers une jolie femme- si j'ai survécu jusqu'ici, c'est donc que je ne suis pas la dernière des idiotes et que s'il s'agit de traverser un bâtiment infesté de crétins armés jusqu'aux dents, je suis capable de le faire sans que l'un d'entre eux n'aperçoive ne serait-ce qu'un de mes cheveux blonds, le tout en piratant n'importe quel poste sur lequel je tombe.
Je suis en route pour Novac en ce moment. Je ne sais pas bien ce que je vais y faire, mais je trouverais sûrement. Je trouve toujours quelque chose à faire. J'aide quand je le peux et des gens à aider, on en trouve toujours. Je venais à peine d'être rafistolée et de me réveiller à Goodsprings qu'il a fallut que je tombe sur une conversation entre un poudrier et Trudy qui est ce qui se rapprocherait le plus d'un maire de cette ville. Enfin ville...j'ai remarqué que les habitants de la région utilise le mot ville de manière assez abusive. Trois tas de taules qui se battent en duel, pour moi ce n'est pas vraiment une ville. Quoi qu'il en soit, un jeune caravanier, un certain...c'est quoi son nom déjà. Je suis partie de Goodsprings depuis seulement trois semaines et j'ai déjà oublié son nom. Faut dire qu'il m'a piqué 50 capsules au jeu de Caravane alors que je ne connaissais pas les règles.
Bref n'étant pas rancunière pour un sou (ni pour 50) j'ai aidé ce type à se sortir de la panade. Pour faire simple, le poudrier qui s'était pris le bec avec Trudy était à la recherche de ce caravanier. Je dois bien admettre que l'idée d'aider plutôt les poudriers m'a effleuré l'esprit ; à la vue du nombre de ces ex-détenus avec qui j'ai du utiliser la négociation armée quand je suis arrivée à Primm, j'aurais peut-être du. Mais où en était-je ? Je n'arrive pas à me concentrer, avec ce mal de crâne.
Je lui ai dit de rester caché dans sa station service délabrée et que j'allais voir ce que je pouvais faire. A deux on se serait fait massacré sans aucun doute. Je vise bien, très bien même, mais ma combinaison de l'abri 21 offerte gracieusement par le Doc n'est pas en kevlar. D'ailleurs je ne la porte plus trop. Quand je dois traverser les terres arides entre deux villes, je suis toujours équipée de mon armure en cuir. Armure est un bien grand mot ceci dit. Au moins, les balles ne me traversent pas directement et certaines morsures de fourmis ou geckos sont nettement moins dangereuses. Et puis j'ai ce foulard trouvé sur un cadavre à Primm. J'évite les insolations, j'ai déjà assez à faire avec les problèmes d'eau et de nourriture. Pas moyens de boire ou manger sans s'intoxiquer d'une manière ou d'une autre. Mais pourquoi je parle de ça ? J'étais en train de parler de l'embuscade à Goodsprings.
La première personne à qui j'ai pensé pour m'aider à défendre le pauvre caravanier...RINGO ! Il s'appelle Ringo !
Enfin...la première personne à qui j'ai pensé pour m'aider à défendre Ringo, c'est Sunny. Cette femme est beaucoup plus capable que moi de survivre. Si j'ai tenu jusqu'ici -je suis à la Station Ranger Charlie- c'est en partie grâce à elle. Elle m'a remis le pied à l'étrier. J'étais courrier avant pas mercenaire. Elle m'a donc donné un fusil à vermine ; ce truc n'a l'air de rien, mais je l'ai tellement rafistolé que je pourrais mettre une balle dans les mandibules d'une mante à 200 mètres. Elle m'a également montré grossièrement comment faire sa tambouille. C'est donc sans surprise qu'elle a accepté de se joindre à moi sans condition.
Sunny comme moi n'envisageait pas vraiment qu'on puisse battre une bande de poudriers -qui au passage se nomment ainsi parce qu'ils utilisent de la dynamite pour se faire comprendre- si on les affrontait à trois. Connaissant le poids certain de l'avis de Trudy sur les paysans du coin, elle m'a conseillé d'aller la voir. Cette dernière était loin d'être enchantée par l'idée de se mettre les crapules à dos pour quelqu'un qui finalement n'appartenait pas à Goodsprings. J'ai su la convaincre en lui expliquant qu'étant les attaqués, il nous serait aisé de leur tendre une bonne vieille embuscade. Avec elle acquise à notre cause, on avait déjà de quoi faire le poids. Je me suis juste assuré que le vendeur du village, cet espèce de rapace, comprenne bien que la survie des habitants étaient dans ses intérêts pour qu'il nous fournisse des armures en cuir...Tiens, c'est d'ailleurs là que j'ai obtenu celle que je porte actuellement. Il me tarde d'arriver à Novac pour que je puisse remettre des vêtements plus élégants pendant quelques temps.
Quand j'eus rassemblé tout le monde, je me suis empressé de prévenir Ringo que l'on allait se battre à ses côtés. A peine sortions-nous de la station délabrée, que six poudriers entraient en ville. On était bien préparé. Un peu juste côté organisation, mais à part quelques balles dans les gigots, on en est tous ressortis vivants. On ne peut pas en dire de même pour les poudriers. Celui qui était venu pousser une gueulante dans le bar de Trudy s'est fait arraché la jambe par un tir de 357 Magnum. Les autres sont tombés sous une pluie de balles et le dernier a même eu le droit à une décapitation en bonne et due forme. 75% de chance de le tuer ; c'était ce qu'indiquait mon VATS. Ce bijou fait des merveilles.
Le Doc m'a donné son ancien PipBoy-3000. Il avait l'air de penser que ça me serait vaguement utile. Ça m'a sauvé la mise plus d'une fois. Ne serait-ce qu'avec tout le bardas que je transporte ; ce truc garde constamment en mémoire ce que je trimbale, mon nombre de capsules et a même un accès directe à mes fonctions vitales. C'est lourd certes, mais à part ça, ça n'a presque que des avantages. Je suis même surprise que personne n'est encore essayé de me le prendre...
Ma migraine s'est un peu calmée. Je pense pouvoir faire les deux ou trois derniers kilomètres qui me sépare de Novac sans m'évanouir. Par contre, il faudrait vraiment que je trouve un médecin sur place. Ma jambe me fait toujours mal depuis l'embuscade à la frontière de Nipton et si je compte marcher jusqu'à Vegas, il va falloir que je puisse tenir debout une journée entière sans avoir à faire des pauses dans tous les patelins du coin.
D'autant qu'au rythme où je vais, je me serais mis à dos toutes les factions de la région avant d'arriver et de mettre la main sur le charmant jeune homme en costume qui m'a laissé pour morte. Ce serait dommage...
Objectivement subjectif, ce blog parle de tout, surtout si c'est du cinéma, du jeu vidéo, des blondes et...non pas de la littérature, je vais quand même pas commencer à me nourrir de la culture légitime. Bref un blog rédigé par un cervidé.