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Chroniques de l'abîme

Chroniques de l'abîme

Par Samizo Kouhei Blog créé le 31/12/09 Mis à jour le 14/08/13 à 10h35

Mon blog sur lequel je parlerai de mes coups de coeur (et de gueule) en matière de jeux vidéos, BD, cinéma, musique, lecture.

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Triquites de jeux

Après avoir déballer l'édition collector nord-américaine et évoqué mes premières heures dans le jeu, me voici pour une "triquite" revenant surtout sur l'expérience de jeu et mon ressenti de l'histoire plutôt que d'être une fiche technique.

Je ne reviendrais pas sur le postulat de départ, déjà évoqué dans mes premières impressions. Je dirai simplement que l'histoire reste solide mais dont j'avais dénoué certains mystères par déduction :

- Catherine n'existe pas vraiment : personne ne l'a jamais vue et Vincent était toujours seul avec elle.

- C'est une sorte de succube : la description que semble en donner Steve m'a mis la puce à l'oreille. C'est une personnification des fantasmes masculins.

- Les déboires de Vincent sont une métaphore de ses angoisses : la peur de l'engagement, de la paternité, la tentation de la luxure avec une femme plus jeune et plus délurée.

- Les indices visuels autour de la thématique des moutons : le bar qui s'appelle le Stray Sheep, un cocktail appelé White Mutton.

Par contre, je n'avais pas vu venir :

l'identité du responsable des malheurs de Vincent et que Catherine ne soit qu'un pantin. Les motivations du "Boss" et  l'identité du mystérieux "inquisiteur" sont dignes des Persona : des puissances supérieures qui pensent pouvoir diriger les destinées humaines.

Comme il y a plusieurs fins (et que j'ai apparemment fini avec la "bonne" fin), vous n'aurez peut-être pas les mêmes révélations (je suppose que la fin est plus abrupte si on fait certains choix), donc les spoilers sont à vos risques et périls.

 La durée de vie est très convenable. Je ne suis pas très doué et j'ai bloqué sur certains stages pendant des heures, mais il m'a fallu 18 heures pour voir la fin du jeu en mode Easy. La difficulté est bien calibrée, car il n'y a cependant rien d'insurmontable avec du sang-froid et de la réflexion dans cette difficulté. Le jeu propose plusieurs fins,donc la rejouabilité est assurée (et d'ailleurs je ne devrais pas tarder à y rejouer).

Il y a 2 autres modes de jeu : le mode Babel (jouable à 2)  avec 5 stages inédits (jouables seuls ou à 2 en coopération) mais à condition d'avoir débloqué un certain nombre de trophées en or en difficulté Normal ou au dessus (autant dire que je n'en ai donc débloqué aucun pour l'instant). Ce mode Babel semble avoir ses propres fins.

Un autre mode intitulé Colosseum se débloque quand on finit le jeu, et propose de rejouer certains stages du mode Golden Theater (Histoire) mais un joueur contre un autre.

La réalisation est très correcte : le choix du cell shading est très judicieux, permettant de faire ressortir la qualité du character design. Les musiques sont assez passe-partout, mais les nombreux arrangements de thèmes classiques participe à l'ambiance grand-guignolesque des phases de puzzle game.

Ces phases se renouvellent sans arrêt. Pour ma part je ne m'en suis pas lassé. L'autre partie du gameplay consiste dans les scènes de bar où l'on peut boire (jusqu'à tituber, mais permettant d'aller plus vite dans les phases de puzzle game), jouer au jeu d'arcade Rapunzel, consulter ses messages et discuter avec les clients (mettant en place un simili système de S-Links comme dans Persona 3 & 4).

Catherine est à mon sens un jeu vraiment adulte. Non pas pour sa violence (certes présente mais plus de l'ordre de l'humour noir) ni pour son érotisme, survendu au moment des premiers visuels du jeu. Il n'y a pas plus de scènes de sexe ou de nudité que dans un épisode de Desperate Housewives, et les tenues et poses de Catherine ne sont pas plus scandaleuses qu'un clip de Lady Gaga. C'est d'un point de vue de ses personnages et de ses thématiques, mises en scène de façon parfois anxiogène et dérangeante, mais ni plus ni moins que dans les Persona, que la dimension mature du jeu se révèle : le passage à l'âge adulte, la fidélité, l'engagement. C'est à ma connaissance le premier jeu à aborder ces sujets de manière réaliste (hormis les phases durant les cauchemars, évidemment).

Pour son premier jeu sur console current gen, Atlus frappe un grand coup. Un jeu bien plus profond que le buzz racoleur qu'il a provoqué, un gameplay simple mais addictif. J'attend désormais avec impatience un Persona 5 qui démontrerait que le RPG japonais n'est pas mort et enterré sur consoles de salon.



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Jeux : 
Catherine
Sociétés : 
Atlus
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Commentaires

Samizo Kouhei
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Samizo Kouhei
Le stage 5-3 est le plus dur du jeu, et le seul qui m'ait réellement donné du fil à retordre (et encore j'ai joué en mode Facile).
Karas
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Karas
Je suis totalement en symbiose avec ta critique..Je n'ai rien à ajouter de plus et pour en avoir parlé avec certains comme Davcio ou Retroplayerman, on arrive au même accord sur la qualité de ce jeu et la maîtrise d'Atlus en terme de scénario et surtout sur la caractérisation des personnages. D'ailleurs, c'est aussi une principales qualités que j'ai retrouvé dans Persona 4 avec des personnages comme Rise (dur, dur d'être une pop-idol !) ou Kenji (même si le thème est traité indirectement et que parfois on puisse en douter, le thème de l'homosexualité est bien présent).
Actuellement, j'en suis à ma cinquième nuit et j'ai l'impression que je vais rester au dernier palier pour un petit moment ><
Samizo Kouhei
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Samizo Kouhei
J'ai l'impression que tout le monde s'est un peu enflammé en voyant les premières images de Catherine (le personnage) et la prédominance du rose en pensant que ça serait un jeu érotique.Quant aux phases de puzzle, je les ai effectivement tout de suite envisagées comme une métaphore des tracas du héros (même si au final, ça va bien au delà). Clairement un des jeux de l'année pour moi.
Kokoro
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Kokoro
Ink, le gameplay est totalement en accord avec les thèmes abordés. Les puzzles représentent les obstacles que Vincent doit surmonter au quotidien. Je ne vois pas quel autre gameplay aurait pu coller à ces thèmes... Et je ne pense pas que les gens achètent un jeu pour sa jaquette, sinon des jeux qui ont fait des bides monumentaux se seraient vendus. Quant au marketing d'Atlus, il n'est pas malhonnête, ils ont montré du gameplay et tout, je vois pas ce qu'ils peuvent faire de plus, ni en quoi ils ont menti.
Samizo Kouhei
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Samizo Kouhei
Si les gens ne font confiance qu'à une jaquette c'est leur problème. Quant au style de gameplay choisi, qu'est-ce que tu aurais voulu ? Je t'ai effectivement senti assez réticent à chaque fois que le jeu est évoqué sur les blogs de la communauté.
Ink
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Ink
Je reste néanmoins plutôt déçu, ou en tout cas hermétique, au style de gameplay choisi, que je trouve totalement à l'opposé des thèmes abordés dans l'histoire. J'ai aussi l'impression qu'il doit son succès à sa jaquette et à ses annonces marketing à grand coup d'érotisme...

Édito

Mon opinion sur l'actualité vidéoludique, mes impressions sur les derniers jeux auxquels j'ai joués, mes coups de coeur ou coups de gueule en matière de BD, cinéma, musique et dernières lectures.

PSN : samizo_kouhei

3DS : 2921 9505 3989 

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