Panneau de contrôle de la salle des machines du porte-avion U.S.S. Hornet
1/60s, ƒ/1.4, ISO 320
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
Explications sur l'atterrissage sur un porte-avion
1/1500s, ƒ/2.4, ISO 160
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
Photo d'une photo d'atterrissage
1/350s, ƒ/2.8, ISO 160
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
Détail d'un hélicoptère de sauvetage en haute-mer
1/60s, ƒ/2.4, ISO 400
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
Mon frère
1/2000s, ƒ/2.0, ISO 160
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
Détail du « hangar deck »
1/1000s, ƒ/2.4, ISO 160
Leica M9, Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
J'ai commencé la photographie il y a quelques années pour faire partager mon amour des paysages américains. Les lecteurs de ce blog l'auront d'ailleurs sans aucun doute constaté. Ce premier contact avec la photo m'a permis d'apprendre beaucoup de choses et de cultiver le désir de découvrir d'autres styles et particulièrement un dont j'aimerais parler aujourd'hui. J'ai en effet eu la chance inouïe d'acquérir il y a environ 18 mois un Leica M9, un « rangefinder » numérique qui a récemment bouleversé mon petit monde photo.
Le M9 fait partie du « système M » de Leica, introduit dans les années 50. Le premier appareil de cette série, le M3, date de 1954 et ses objectifs sont encore aujourd'hui compatibles avec le M9. Bien que le M9 soit un appareil moderne, comprenant un capteur Kodak CCD « full-frame » de 18 Mpixels, il emprunte de nombreux éléments à ses illustres ancêtres, tant par son apparence que par sa conception. Un rangefinder est très surprenant si vous avez comme quoi toujours utilisé des appareils de type « point and shoot » (comme l'excellent Canon S95) ou des (D)SLR (par exemple le Nikon D700 ou le Canon 5D Mk II). Les derniers modèles (M9 en numérique, M7 en film) sont en effet incapables, de par leur conception et philosophie même, d'offrir un système d'auto-focus. La mise au point se fait manuellement, à l'aide d'un ingénieux système de mécanique de parallaxe. Je ne vais pas rentrer dans les détails et je vous invite donc à consulter Wikipedia sur le sujet. Ce système de mise au point empêche également une composition « through the lens » (TTL). Quelle que soit la focale utilisée le viseur ne change pas et l'appareil affiche simplement des lignes brillantes pour estimer le résultat final. Enfin, les rangefinders, une fois encore en raison de leur système de mise au point, n'offrent que des objectifs à focale fixe (il y a quelques rares et coûteuses exceptions).
Je peux aisément imaginer votre réaction au paragraphe précédent. Qui donc voudrait bien, aujourd'hui, s'encombrer d'un appareil aussi difficile à utiliser ? Rassurez-vous, les rangefinders ont également des avantages. Je vais commencer par les avantages techniques. Grâce à l'absence de mise au point automatique, les objectifs de rangefinder sont petits, légers et offrent une qualité d'image exceptionnelle. Mon Leica Summicron-M 35mm ƒ/2 ASPH mesure une fraction de la taille et la moitié du poids de mon Canon 17-40mm ƒ/4 L. Dénués de mécaniques ou électronique compliquée, ces objectifs peuvent survivre pendant des décennies sans perte de qualité. Un objectif bien entretenu de 1954 fonctionne à merveille sur un M9 ! Leur taille permet de concevoir des optiques de grande qualité et d'obtenir de grandes ouvertures facilement (Leica propose un 50mm ƒ/0.95).
Un rangefinder offre un autre avantage important, une grande liberté. Le M9 ne possède que deux modes de prise de vue : priorité à l'ouverture ou exposition manuelle. La mise au point et le choix de l'ouverture se font manuellement sur l'objectif. Vous pouvez changer la sensibilité ISO et choisir entre RAW/JPG et couleur/N&B. Et c'est tout. L'absence de fonctionnalités avancées, compliquées ou inutiles vous permettent de vous concentrer sur l'essentiel, le cadrage et l'ouverture.
Je possède deux autres appareils modernes qui disposent de nombreuses fonctions, un Fuji X100 et un Canon 5D Mk II. Ces deux appareils sont à mon sens de superbes outils et je les utilise très souvent, bien plus souvent que le M9. Je les trouve en revanche ennuyeux. J'ai presque l'impression d'utiliser un ordinateur lorsque que je manipule ces appareils. La photo et mon sujet ne sont plus les uniques composantes de l'équation; je dois tenir compte de la complexité de mes outils. Je sais également que Fuji, Canon et bien d'autres ont annoncé ou vont annoncer des appareils similaires, trop similaires. Je ne suis plus aussi enthousiaste à l'idée des produits à venir que je ne l'étais pas le passé. Le M9, simple et discret, m'a redonné goût à la photo naturelle, la photo de tous les jours.
Les photos ci-dessus font partie d'une série prises à bord du U.S.S. Hornet, un porte-avion américain datant de la seconde guerre mondiale. J'ai encore quelques clichés de cette série à mettre en ligne mais je voulais les partager avec vous pour vous montrer à quoi ressemblent des photos prises avec un Leica M9. Ces images ont été prises en RAW et développées dans Lightroom 3. Les modifications effectuées en post sont minimes. Les superbes contraste et rendu des couleurs ainsi que le piqué extraordinaire sont possibles grâce à l'objectif que j'utilisais, un Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH. Cet objectif est tout simplement fantastique, sans aucun doute le meilleur que j'ai utilisé. Le bokeh est magnifique et après avoir pris quelques photos avec je comprends enfin le « creamy Leica look » dont Steve Huff parle souvent.
Je publierai sans doute bientôt d'autres photos prises avec cet objectif. Je pense que le M9 et ce 50mm vont maintenant rarement me quitter.
Matériel utilisé :
- Leica M9
- Leica Summilux-M 50mm ƒ/1.4 ASPH
- Le porte-avion U.S.S. Hornet
N'hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires !
29/01/2012, 09:46
29/01/2012, 09:49
29/01/2012, 10:15
29/01/2012, 10:34
en tout cas le f1.4 ç'est chiant a faire la mise au point, j'ai un samyang 34mm 1.4 et c'est un peu la roulette russe XD ha ? flou, on recommeeeEeEence
29/01/2012, 10:41
29/01/2012, 11:17
29/01/2012, 12:34