Indé, Néo, Rétro...

Indé, Néo, Rétro...

Par Retromag Blog créé le 28/10/11 Mis à jour le 04/07/15 à 10h26

Toute nouvelle publication sur le rétrogaming !

Ajouter aux favoris
Signaler
jeu video rétro (Jeu vidéo)

 

La défense du pouvoir d’achat est une question d’actualité, brûlante qui plus est. Celle-ci n’appartient pas seulement aux parents, les joueurs sont aussi concernés. À chaque nouveau cycle, le prix des jeux grimpe parfois plus vite que l’inflation. Alors voilà, à près de 70¤ le jeu on a tous le sentiment qu’un plafond psychologique est atteint, d’autant que la controverse du contenu additionnel s’invite avec fracas. Le vieux crouton que je suis pourrait vous vanter cet âge d’or du jeu vidéo emmené par des sociétés historiques telles qu’Atari, Activision ou encore Nintendo. Eh bien non. Car malgré l’ivresse ludique de cette période faste où tout restait à inventer, les prix pratiqués étaient scandaleusement élevés.
 

Ce n’est pas une ixième analyse d’un obscur cabinet qui en tire le constat, mais les grandes signatures du monde du développement. Réuni à l’occasion du sommet du DICE qui s’est déroulé début février, un parterre de vétérans de l’industrie a débattu de cette épineuse question. Mark Cerny, sorti de l’anonymat depuis peu est catégorique : “Le prix des jeux arcade était le plus élevé à ce jour”. Présenté comme l’architecte de la PlayStation 4, Cerny a commencé sa longue et brillante carrière en 1982 chez Atari avant de rejoindre Sega un an plus tard. Pendant son grand oral, il fut rejoint par Eugene Jarvis, co-créateur du légendaire Defender en arcade (1980). Ce dernier abonde naturellement dans le sens de son homologue et ami.

Alors que ce shoot’em up consacre le scrolling libre, les premiers tests réalisés en local n’accordaient que des sessions de jeu de 30 secondes. “Avec 25 cents vous n’aviez droit qu’à quelques minutes” , renchérit Mark Cerny. Ceux autorisant plus de deux minutes et demie étaient délibérément écartés par les opérateurs de salle d’arcade parce qu’ils n’apportaient pas une profitabilité élevée. Bien que très dynamique avec des taux de croissance à deux chiffres, cette activité était considérée à haut risque. Une grande partie du budget de développement des jeux était absorbée par le coût astronomique des meubles d’arcade. Leur conception devait être personnalisée afin de distinguer son produit de la concurrence, et ce de l’écran jusqu’au câblage : “C’étaient des projets d’un million de dollars”, acquiesce Eugene Jarvis. 
 
À trop vouloir idéaliser le rétro, on oublie souvent la cherté des jeux de cette époque.
 
Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Commentaires

Masahiko666
Signaler
Masahiko666
Cela revient à dire ce que j'ai déjà dit dans d'autres commentaires : nous ne sommes pas plus des vaches à lait qu'avant en fin de compte. Prenons un vieux jeu comme Gauntlet, dans lequel il fallait mettre 3 francs pour jouer...900 secondes (900 étant le nombre de points de vie d'un des personnages, et ces derniers s'échappant chaque seconde, sans prendre de dégâts par les nombreux monstres). Et, pour poursuivre l'expérience, il fallait donc, de temps en temps, remettre quelques piécettes dans la borne (le tout en jouant, hein, il n'y avait pas de pause sur les bornes d'arcade). Du coup, la machine nous avalait rapidement les quelques dizaines de francs que nos parents nous laissaient au début de la semaine en guise d'argent de poche.
Donc, pour rester efficace, la seule façon vraiment intelligente était de déposer tout son petit pactole sur la borne, et de piocher dedans toutes les 2 minutes afin de redonner quelques énergies salvatrices à Questor, l'elf vert. Sauf qu'à ce moment là, il y avait toujours un malin pour chiper le trésors gris et clinquant, et là, on était marron... Et ça, messieurs dames, c'est du vécu douloureux...
Et pour souligner encore plus cet argument, pensez les amis, que l'infâme Ghost'n Goblins était un jeu d'arcade au départ, et que la difficulté était la même...mais sans continue infini en appuyant simplement sur une touche cette fois.
Alors, les jeux sont-ils plus chers maintenant ? Je ne pense pas vraiment, car si lâcher 70 euros nous fais bien mal, je constate aussi que les tarifs de ces mêmes jeux se dévaluent rapidement (Bayonneta par exemple),et que se payer un jeu neuf peut rester bon marché à qui sait attendre un peu. Par contre, je me rend compte aussi que les tarifs de reprise sont également à la baisse... Un cercle vicieux donc...
Mais je vais me calmer, car je suis en train de rédiger un véritable article là...Désolé ami lecteur et mais quand je commence...
nikolah
Signaler
nikolah
A l'époque aussi, même les très gros joueurs n'avaient que quelques jeux. (Enfin... légalement) le marche était beaucoup plus petit et surtout, une borne d'arcade c'était un véritable monstre de puissance. Au milieu des 80's la différence entre une borne et une console ( voire micro) c'était plus ou moins la même qu'entre une ps2 et une ps4.
tamere
Signaler
tamere
Les années 80 était " fric et insouciance " . Une bonne époque pour ce qui l on vécu .
corwin
Signaler
corwin
l'erreur c'est de faire une fixette sur le prix. cela ne résume pas le plaisir que l'on peut prendre sur un jeu. Les jeux megadrive, super nes étaient parfois chers mais on en avait peu et on les essorait bien.

Mais en plus ce qu'ils disent est faux. quand tu étais bon à un jeu de café tu mettais 5 francs et tu finissais le jeu plusieurs fois. tout dépendait de ta qualité au jeu. C'est exactement l'inverse aujourd'hui.
Ichikyo
Signaler
Ichikyo
oliver > Il faut dire que SF2 était aussi pour l'arcade, fait pour etre joué avec des amis autour et à faire des tournantes pour conserver sa place au siege =)
Et depuis quand on a touché à SF2 sur super nintendo avec ses amis, même si on avait pas la même vitesse qu'en arcade, ca nous economisait bien de l'argent une fois avoir longuement rentabilisé la cartouche que la borne arcade en elle meme :o
oliveroidubocal
Signaler
oliveroidubocal
J'ai mis des milliers de francs dans les bornes de Street fighter 2 à l'époque oú j'étais lycéen. Mais je ne regrette pas:)
Donald87
Signaler
Donald87
Je fais partie de ceux qui "passaient" une bonne partie de leur argent de poche dans les jeux d'arcade et il faut rajouter les parties de flipper ... Moins onéreuses en "claquant" des parties ...

Édito

L'exercice est tellement délicat lorsqu'il s'agit d'écrire son premier édito ! Comme le nom l'indique, Retromag est une nouvelle publication sur le rétrogaming dont je suis le responsable. Je vous présenterai ici, le magazine en cours de création. J'espère de tout coeur vous savoir nombreux à me suivre et à partager vos (vieux) souvenirs !

 

Archives

Favoris