Le Blog de Polochon

Par Polochon Blog créé le 11/01/13 Mis à jour le 15/04/17 à 19h56

Un grand barda 'portnawak.

Cette expression ne veut rien dire? Parfait, elle est donc à l'image de ce que sera ce blog et son organisation.

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(Littérature)

A l'occasion, j'aime bien lire, même si je n'ai pas trop de temps pour ça. Plus que des thèmes ou des genres, je m'attache au style d'un auteur: un peu comme en musique, un bon auteur rendra très intéressante l'histoire la plus classique, un mauvais auteur réussira à pondre un navet à partir du Malade Imaginaire. Il me semble que le premier roman de Robert Charles Wilson que j'ai lu était Spin et je l'ai dévoré. Le thème est assez classique avec une vie tranquille, un changement d'abord minime qui mène à la fin du monde (ou pas?), une sorte d'élu qui ne comprend pas trop même s'il est -très- intelligent et consacre sa vie à essayer de comprendre (il n'est cependant pas le héros, même si central), une construction à base de deux histoires parallèles qui se rejoignent à l'occasion... le tout écrit dans un style assez simple qui vous titille régulièrement le cerveau: moi, ça me parle.

En ce moment, je lis Julian. A savoir que je l'ai acheté il y a trois jours (le ticket de caisse me sert de marque-pages!) et j'en suis à la page 200... sur 763. Oui, c'est un peu gros, mais ça se lit vraiment très facilement. Pour vous mettre dans le bain, voici le titre donné à la première partie du roman (qui compile et commence à poursuivre une nouvelle publiée quelques années avant):
"Un éden d'écorce de pin
ou 
Le train à cornes de caribou
Noël 2172
"
Comment rester de marbre face à des intitulés pareils?

En résumé, l'histoire se passe à partir de 2172, après divers évènements qui ont mené à la quasi-extinction de l'humanité, quelques dizaines d'années auparavant et à cause de la surexploitation des matières premières, en particulier le pétrole. N'ayant presque plus de matières premières à exploiter, la science a presque disparu, les gens ont adopté un mode de vie semblable à celui du XIXème siècle. Les gens ont évidemment adopté de nouvelles valeurs, en partie basées sur le mépris à notre propre mode de surconsommation, de nouvelles règles de société, pour maintenir un nouvel équilibre. Le livre est écrit à la première personne, par quelqu'un qui se propose de nous raconter l'histoire d'un certain Julian Comstock, apparemment une figure historique de son époque la société de son époque: le narrateur s'attend régulièrement à ce que son lecteur connaisse divers évènements "publics" de la vie du dit-Julian. Mais évidemment, c'est un auteur du début du XXIème siècle qui écrit un livre qui sera lu principalement par des gens de la même époque: c'est en fait une bonne excuse pour se livrer à divers exercices de style qui permettront de deviner comment l'humanité a évolué, de sous-titrer les "évidences" d'après le narrateur qui feront lever un sourcil au lecteur du XXIème siècle, etc. C'est d'ailleurs un des buts de ce livre, qui est introduit par trois citations, celle-ci en tête: "Nous lisons le passé à la lueur du présent, et les formes varient quand les ombres s'allongent ou que le point de vue change." Ici, nous lirons donc une vision du futur à la lueur du présent, ou presque: ce roman est censé être une "libre adaptation" de la vie de l'empereur romain Julien, rendue là où je suis dans le livre je vois peu de points communs mais pourquoi pas. 

Le "jeu" est donc de décoder tout ce qui se dit, retrouver les concepts dont les noms ont changé, se demander comment fonctionne donc cette société bizarre et toute cette sorte de choses. A vue de nez, les Etats-Unis sont devenus une nation pseudo-hippie sous fond de théocratie et de classes sociales très marquées et imperméables avec candidat unique depuis 30 ans pour président, le tout avec une guerre constante contre les "mitteleuropéens" pour contrôler les accès entre les deux océans etc. Les gens sont très heureux ceci-dit, ne vous y trompez pas. Surtout, nous avons souvent droit à des apartés sur des sujets annexes que j'adore. Comme quand il est question de cette légende selon laquelle les hommes seraient un jour allés sur la Lune, alors que tout le monde sait bien que les quelques images qui restent de ça ne sont que des montages, ils avaient tout à fait la technologie pour ça à l'époque, tout le monde le sait... mais quand même pas de quoi voyager dans l'espace, allons. Ou encore ce moment où le narrateur, forcément lettré, enseigne à un compagnon de guerre la lecture et l'écriture, en commençant directement par la méthode syllabique, limite ces deux pages sont un cours d'apprentissage de la lecture... en tant que fille d'orthophoniste qui a parfois dû lutter contre des instituteurs qui voulaient la forcer à utiliser la méthode globale, alors que je lisais déjà très bien grâce à la syllabique, forcément ça me cause. Parfois même ces "petits plus" peuvent durer un chapitre entier, comme quand Julian explique à Adam, le narrateur, qu'il est plus probable qu'il n'existe pas de Dieu ou que le survivant d'une catastrophe peut remercier Dieu de l'avoir sauvé alors que les familles des victimes crieront leur colère à un Dieu qui leur a enlevé un père ou un fils prématurément, etc. Un peu plus loin dans ce chapitre, ils assistent à un office religieux dans la cathédrale de Montréal, où Adam a littéralement le coup de foudre pour une jolie blonde: comme j'aime bien lire rapidement les dernières pages d'un roman, je sais que cette femme sera réellement sa dulcinée. Un simili de bombe éclate près de la cathédrale, tout le monde panique, Adam perd connaissance et est séparé des autres, le quartier étant défiguré par l'explosion il ne trouve plus son chemin et décide de partir au nord puisque son camp (il est militaire) devrait se trouver par là... et au coin d'une rue il croise le même voile blanc qui l'avait subjugué dans la Cathédrale, il en profite donc pour se faire confirmer son chemin auprès de la gente dame, très méfiante jusqu'au bout. D'où un chapitre qui se termine par: "La rencontre avait été brève mais agréable, même dans ces circonstances extraordinaires, et en me hâtant vers le pont, malgré mon appréhension, les gouttes de sang qui me coulaient sur le visage et la fumée qui montait de la ville dans mon dos, j'ai remercié la Providence, ou le Destin, ou la Fortune, ou une autre de ces divinités païennes, de nous avoir mis en contact, [Machine] et moi." Commencer un chapitre par les contradictions de la Bible, une sorte de pladoyer classique de l'athée ou au moins de l'agnostique, pour le terminer par "la main du destin" typique de ce qu'un croyant, sachant comment ça va se finir, verrait comme l'action de Dieu, c'est pas magnifique?

Je me demande même si le style dans lequel le roman est écrit ne relève pas d'une certaine ironie. A savoir que, comme je l'ai dit, il s'agit d'une biographie écrite par quelqu'un qui a cotoyé le sujet de sa biographie. C'est un genre littéraire assez à la mode de nos jours, et la tendance classique est de parler presque plus de soi que du sujet de la biographie, surtout quand le lecteur commence à lire entre les lignes sur les sujets d'interrogation du "biographe", ses angles pour aborder telle partie de la vie du sujet etc.: ça suinte la psychanalyse de bas étage par tous les pores. Par exemple, mon frère m'a offert pour Noël la biographie, certes romancée, de Sergei Limonov écrite par Emmanuel Carrère et pour laquelle il a reçu le prix Renaudot... je dois confesser ne pas avoir pu aller jusqu'au bout tellement j'en avais marre de voir quelqu'un m'étaller son ego sous les yeux en prétextant parler d'un homme "exceptionnel", que ça soit un homme bon ou mauvais. Ici, le narrateur fait régulièrement des apartés pour dire qu'il s'excuse de parler autant de lui, ça n'est absolument pas son but mais uniquement des mises en contexte, et presque à chaque fois ça introduit un passage important sur la situation de la société ou du monde à ce moment-là. Parce que le narrateur décrira ce qui est pour lui une évidence et comment ça se déroule à tel endroit, pourquoi est-ce que les choses sont différentes par rapport à ce qu'il a connu dans son enfance, etc. : évidemment, nous autres lecteurs du début du XXIème siècle lisons ça en nous demandant si les Etats-Unis n'auraient pas viré à la dictature, par exemple. J'aime particulièrement l'aparté du début du chapitre 6: "J'ai commencé en disant que mon histoire parlerait de Julian Comstock et je n'ai pas l'intention de lui faire parler de moi à la place. Elle donne peut-être cette impression, mais il y a une raison à cela, au-delà des évidentes tentations de la vanité et de l'égocentrisme. (...)". Jusque là c'est l'aparté la plus ouvertement potentiellement ironique que j'aie pu lire dans ce roman, mais... ça n'est pas la seule.

Et voilà, j'adore ce côté "plusieurs niveaux de lecture", tout simplement. Un peu comme s'il y avait plusieurs livres en un. Si ça vous amuse, vous pouvez même essayer de deviner comment la civilisation a évolué en "Mitteleurope", un peu à la manière de 1984 d'Orwell (là par contre je pense que c'est volontaire). Evidemment Robert Charles Wilson a ses manies et ses livres suivent un peu tous le même schéma, mais j'adore le lire, notamment parce qu'il change souvent de technique littéraire d'un livre à l'autre: on finit par se douter de ce qui va se passer à la fin des fins, mais il reste à déterminer le "comment", et surtout on se laisse complètement hâper par son style. Je n'ai évidemment pas lu tous ses livres, Axis (suite de Spin) par exemple était de mémoire plus maladroit que Spin même s'il était dans le haut du panier de ce que j'ai pu lire récemment, mais pour le moment je ne saurais que trop conseiller de lire au moins ce Spin  et au moins les 200 premières pages de Julian!

(+ Se balader dans les allées de Gibert Joseph à la recherche d'un livre à lire, c'trop bien.)

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Je déteste les jeux dématérialisés, mais parfois on n'a pas le choix, certains jeux n'étant pas vendus "en dur". Ou parce que même quand on achète "en dur", c'est pour activer un truc en ligne. Saletés. J'ai donc un compte Steam, que je n'active presque jamais mais il existe.

Il y a quelques jours j'ai accepté la demande d'"ami" d'un parfait inconnu, ces trucs-là me passent complètement par-dessus la tête mais si ça peut lui faire plaisir. Apparemment il a beaucoup aimé mes commentaires sur Moebius (injustement descendu par Fumble).

Et aujourd'hui, le type m'envoie Brothers - A Tale Of Two Sons en cadeau (non je ne l'avais pas encore)... ben écoute ça tombe bien coco, je réfléchissais justement à le prendre!

Vous me direz qu'après réflexion j'ai en avatar sur Steam une photo de moi après un certain accident = très amochée mais on voit que je suis une fille. Ca peut aider cette générosité soudaine.

Mais bon!
Dans le principe quoi!
C'trop bien Steam, quand un parfait inconnu vous offre des jeux!
Même à pas cher, juste pour le geste!

 

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(Musique)

Au cas où vous n'en auriez pas entendu parler (et c'est probable, puisqu'on n'entend pratiquement jamais parler des Grammy Awards en France, sauf cette année puisque des français en ont rafflé 5), Paul McCartney accompagné des 3 anciens Nirvana a gagné le Grammy de la meilleure chanson rock de l'année. Il vaut sans doute mieux que je vous passe ce que je pense de la chanson en question, ou même des autres chansons nominées dans cette catégorie.

Par contre, je ne me suis intéressée que récemment au titre bonus pour l'édition japonaise de son dernier album, New, et depuis ça tourne en boucle chez moi, j'ai besoin de ma dose plusieurs fois par jour:

C'est vraiment énervant de voir que les gens n'acceptent que du pop-rock très traditionnel de sa part, quand on sait qu'il est aussi capable de faire ce genre de choses... qui finissent comme bonus sur la version d'UN pays. Je sais bien qu'il y a The Fireman pour ses besoins d'expérimentation, mais chez le Fireman il collabore avec un certain Youth, qui a des besoins d'électro beaucoup plus marqués que Paul "au naturel". C'est pour ça que je n'aime pas toujours The Fireman, alors que là... j'applaudis des deux mains! Je n'aurais jamais cru "accrocher" autant à un simple son de xylophone (ou approchant)...

Pour le détail, voici donc ce qui a gagné le Grammy de la "meilleure chanson rock de l'année":


...Inutile de préiser ce que je pense de cette chanson, surtout par rapport à Struggle, n'est-il pas...
(Déjà que la majorité des titres sur New surclasse de trois têtes cette impro, qui sent en effet l'impro à plein nez, il y a de toute manière fort heureusement eu beaucoup de meilleurs titres "rock" que cette chanson cette année...)

Sur ce, je repars prendre une nouvelle dose!

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Je viens de tomber, bouche-bée, sur ça.

Si vous avez la flemme de cliquer, voici l'image:

Oui, oui, ce sont bien des images de Street Of Rage, Ecco et Golden Axe. -Les- images officielles, même, celles des jaquettes. Retouchées à façon "fashion", mais c'est bien elles (+ dans l'esprit du jeu à chaque fois: un peu racaille pour Street Of Rage, de l'eau et des rayons gamma (?) pour Ecco, metal mononeuronal/Manowarien pour Golden Axe).

Une marque nommée "Drop Dead" a créé ces tshirts en collaboration avec Sega (d'où l'utilisation d'images officielles) comme un hommage à ces classiques de la Megadrive. En effet, à en croire l'article, la marque a été créée par le leader de Bring Me The Horizon (d'où un article sur un truc qui parle de musique) pour proposer "des vêtements 'collectors', uniques, de qualité et en quantité limitée, inspirés par la culture des années 90, la vie sur les routes et un goût toujours en évolution pour la musique, l'art et la culture de rue". Rien que ça. Et d'où la Megadrive (Sega ne fait plus de consoles, c'est donc encore plus "élite" que Nintendo, tu vois.)

Cette "Drop Dead Megadrive Collection" sera disponible dans le monde entier depuis le site internet de la marque, http://www.dropdead.co, à partir du 10 décembre. Mais comme la rareté fait tout dans ce genre de commerce, ces tshirts seront distribués dès le 7 décembre ("à 10h" précise l'article, sans doute l'ouverture) dans le magasin Drop Dead de Londres, avec (évidemment!) des poches en édition spéciale et limitée pour les amener chez vous (que le site Internet n'aura certainement pas, forcément).

Enfin, pour vous persuader que si ces tshirts ont l'air très "exagérés" sur des cintres, ça rend en fait super bien quand c'est porté, voici une photo "au hasard" de trois japonaises "banales", croisées "au hasard" dans une rue japonaise:

(...la preuve que c'est un hasard: la photo n'a pas du tout l'air d'avoir été prise avec un argentique très moyen puis scannée histoire de faire genre "on l'avait oubliée dans un album photo pendant tout ce temps"... c'est quand même beau le marketing!)

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Aimant ce que fait Jane Jensen en général, je suis allée faire un tour du net au sujet de "Moebius" puisqu'il était censé sortir dans le coin de la fin d'année 2013. Il n'y avait pas grand chose de nouveau à apprendre, en dehors du fait que la sortie officielle semble s'être précisée: "janvier 2014". Par contre, je suis aussi tombée sur: http://www.gabrielknight20th.com/, toujours avec Jane Jensen aux commandes puisque c'est le site de son studio de développement qui annonce la chose etc.

Pour les plus jeunes: Gabriel Knight est une référence du jeu d'aventure (maitenant appelé "point'n'click"), surtout le premier (il y en a eu trois). Pour moi, il y a beaucoup de très bons jeux d'aventure, mais celui qui m'a le plus marquée est sans doute ce Gabriel Knight - Sins Of The Fathers. Parce qu'il était intelligent, tordu, drôle, bien raconté, et j'en passe: c'était un très (très) bon jeu! Mais voilà, impossible d'y rejouer: inutile d'essayer d'installer mes disquettes sur mon ordinateur actuel, et les versions que l'on trouve sur les sites d'abandonware plantent -toutes- au -même- endroit. D'où frustration! Très grande!

Malgré tout, comme toujours: est-ce une bonne chose de s'attaquer à un jeu qui était déjà excellent tel qu'il était? Est-ce qu'un excès de modernisme ne va pas "tuer" ce qui en faisait l'intérêt? C'est qu'on les imaginait les voix, à l'époque: aucun mauvais doublage pour nous gâcher l'expérience, par exemple! J'achèterai de toute manière certainement ce jeu dès le jour de sa sortie, en espérant que ces craintes seront vaines... en espérant! Le plaisir de retrouver cette histoire aidera de toute manière sans doute à faire passer les petites détails qui pourraient chagriner les vieux croutons (comme moi)...

Pour le moment, on ne peut apparemment acheter directement ni Moebius ni cette nouvelle version de Gabriel Knight (pour le 20ème anniversaire de la sortie du jeu, en 1993, et prévu pour juillet 2014, j'oubliais): la seule manière de les obtenir est de souscrire au groupe "CSG" ("Community Supported Gaming") de Pinkerton Road / Jane Jensen; avec la souscription à 30$ seulement Moebius, il faut celle à 50$ pour G.K. (et "Lola & Lucy's Big Adventure" en bonus + la possibilité de participer aux beta tests des jeux en développement). Je suppose que ça changera quand la date de sortie des jeux commencera à devenir plus que proche, du moins ça serait dans leur intérêt.

(...déjà, rien que voir les visuels du bureau de Gabriel, du tombeau des Gedde, d'une partie du parc de la Nouvelle-Orléans... aaaaah, c'tait tellement bien!)

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[AVERTISSEMENT! L'intérêt objectif de ce message est certainement proche du néant absolu, c'est juste pour le délire de la chose...]

 Il y a quelques temps(/années), j'ai converti une connaissance aux chats. Avant, elle ne jurait que par les chiens, appréciait les chats m'enfin sans plus, peut-être qu'elle les tolérait plus qu'autre chose. Simplement à Paris un chat c'est quand même plus pratique: en aménageant, elle a décidé de prendre un chat plutôt qu'un chien et vit l'amour absolu avec son petit félin depuis deux ou trois ans maintenant (avec cette fameuse relation où on appelle les chats "indépendants" alors qu'en fait ils nous rendent esclaves d'eux, et le pire c'est que plus ils le font plus on les apprécie pour ça! Un chat, c'trop fort...) Le chat en question a quand même son caractère, un chat bien éduqué tient toujours beaucoup de son maître après tout: ne sachant quoi offrir à cette personne pour son anniversaire qui arrivait à grands pas, mais ayant quand même bien envie de faire une ânerie bien niaise (le délire du moment...), je suis entrée dans une boutique de broderie sur Paris pour me laisser guider par l'inspiration. Et même s'ils avaient beaucoup moins de choses que d'habitude, je suis tombée sur ça:

(le "cadre" avec le poisson et les effets visuels sur le bord de la toile ne font évidemment pas partie de la broderie elle-même.)
J'aimais beaucoup le motif, je trouvais que ça correspondait très bien aussi bien à la personne qu'à son chat (!!!), mais par contre les couleurs... trop pétant/binaire pour elle, ça n'aurait pas correspondu à son intérieur. Après un point rapide sur les fils qu'il me restait chez moi, c'est donc devenu ça:

(Mes excuses pour la qualité, je n'avais pas mon bon appareil photo sous la main au moment d'immortaliser cette oeuvre.)
Le "cadre" est une toile de tableau achetée chez Gibert, et oui j'ai fixé la toile (avec des punaises) à ce tableau moi-même: c'est du 100% fait maison... et surtout, comme ça, le motif comme les couleurs correspondent très bien à la personne (d'ailleurs ça lui a apparemment beaucoup plu)!

C'est-y pas magnifique la niaiserie?

[Si certains craignent que je sois leur "maman Noël" sur Gameblog: Je ne me permets ce genre de délire qu'avec les gens que je connais bien, ne pas s'en faire... enfin, je ne promets pas non plus que le cadeau sera aaaaaabsolument 100% sérieux, mais ça ne sera pas non plus une ânerie 100% niaiserie! J'aime faire des cadeaux idiots, mais pour leur potentiel à faire sourire la personne, pas histoire de me débarasser de la question ou que sais-je...]

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[Je précise que ce "petit manuel" vaut pour toute manifestation susceptible d'accueillir du monde, beaucoup de monde.)

Pour ne pas avoir à souffrir de la foule, souvent idiote du fait de la simple "mentalité de foule", il vous suffit de suivre quelques règles très simples, les plus importantes étant, dans l'ordre, de faire attention au jour de votre visite puis à l'heure de votre arrivée.
Si classement il devait y avoir, ça serait sans doute:

1) Samedi? FUYEZ!
(Si vous n'avez pas le choix avec une autre date c'est que la maifestation n'est pas -énorme-: selon toute vraisemblance, ça devrait se passer correctement entre personnes qui partagent une même passion.)

2) Un jour férié? FUYEZ!

3) Une opération spéciale qui a toutes les chances de mal tourner? FUYEZ!

4) Arriver à l'ouverture? EVITEZ! A moins de vouloir participer à un truc où le placement est important (genre "1er arrivé 1er servi"), et encore: même dans ce cas, demandez-vous si ça vaut vraiment la peine de vous lever tôt puis piétiner et faire du sur place avant d'être au chaud.
(Généralement, arriver dans les 12h ou un peu avant est un bon compromis: ceux qui voulaient venir pour l'ouverture sont déjà à l'intérieur et ceux qui préfèrent arriver un peu plus tard (ou ont pris du retard) préfèreront déjeuner tranquillement de leur côté. Vous n'aurez donc pas à attendre beaucoup devant les portes, voire pas du tout, et il n'y aura pas encore foule l'après-midi.)

5) Les foules, parfois, ça bouchonne. Plutôt que vous énerver et entretenir une mauvaise humeur générale, prenez votre mal en patience, essayez de réfléchir à des circuits par lesquels ça pourrait aller plus vite... et dites-vous que si "ça se passe toujours bien au Japon, pourtant!", c'est parce qu'au Japon quand ça bouchonne personne n'essaie de doubler, tout le monde avance tranquillement à vitesse d'escargot, de toute manière c'est pareil pour tout le monde.

J'applique ces quelques principes depuis plusieurs années pour plusieurs manifestations, et grâce à ça je continue à passer des Japan Expo agréables et je n'ai pas du tout à me plaindre de l'organisation de la PGW cette année, suite à mon passage aujourd'hui (jeudi). En effet, pour le jour, le mercredi, le vendredi et le samedi étaient à fuir: restaient le jeudi et le dimanche, j'ai opté pour le premier. Je voulais arriver à midi, mais comme je suis tête en l'air comme pas permis j'ai eu plusieurs contre-temps et suis arrivée dans les 13h30: personne devant les portes, un peu de monde à l'intérieur mais rien du tout d'insupportable: deux "noeuds", pas très gros et très faciles à contourner en passant par les "rangées externes". De toute manière, ça s'est rapidement calmé. Dès mon arrivée j'ai pu mettre les mains sur Bravely Default, après un petit tour du salon histoire de voir la configuration et ce qui pourrait être intéressant à faire cette année je n'ai eu à patienter que 45mn pour accéder au stand PS4, un peu moins pour voir la démo de Watch Dogs et 30mn à tout casser pour tater d'ACIV chez Ubisoft. Je n'ai pas cherché à jouer à une xBoxOne parce qu'aucun jeu présenté ne m'intéressait, mais en soit il n'y avait pas à attendre longtemps pour tâter de la manette. Pareil sur le stand Nintendo (où Bayonetta 2 était présenté, soit dit en passant).

Donc voilà, en se débrouillant bien, il était tout à fait possible de jouer à plusieurs jeux.

Par contre, mais là l'organisation n'y est pour rien, j'ai largement préféré la PGW de l'année dernière: il y avait quelques jeux plus mineurs dans les coins, des curiosités à regarder du coin de l'oeil, enfin c'était un peu varié quoi. Là il y avait "l'artillerie lourde" avec plusieurs bornes pour chaque GROS jeu et pas grand chose d'autre. C'est pour ça que je me suis retrouvée à aller faire la queue pour Watch Dogs et surtout AC IV (alors que j'y avais déjà joué sur le stand PS4): généralement je profite de ce genre de salon pour découvrir ou approfondir d'autres choses. Mais soit j'ai raté des bouts, soit il y avait beaucoup moins d'exposants et l'intérêt du salon en a fortement pati, surtout parce que les constructeurs ont avant tout présenté des jeux "faits maison": il y avait 3 ou 4 jeux indépendants pour la PS4 mais qui n'avaient pas l'air révolutionnaires (dont le fameux Octodad, lui c'est juste qu'il ne m'attire pas), Tear Away pour la Vita (ah, et un Batman... sur la partie "pre-stand", où on a tellement peur de rater son tour qu'on ne touche pas aux Vita environnantes, même si le jeu paraît alléchant!), presque rien pour la PS3 chez Sony (un jeu de voitures et point?), pas grand chose de plus pour la xBox360 chez Microsoft (y avait-il un seul jeu?) etc. Généralement les stands Square sont remarquables parce qu'ils présentent autre chose que du jeu pur et dur, il y a un minimum de scénographie et toute la clique, mais là pas de Square et définitivement rien qui s'en rapproche chez les autres.
Les tournois inutile d'en rajouter: l'année dernière j'avais beaucoup aimé un stand qui montrait un jeu de baston (Tekken?) avec une compétition sur une scène au milieu et des bornes où les gens pouvaient jouer autour; cette année, c'était du FPS et assimilés sur écran géant, point. Enfin, si, 2-3 stands autour pour jouer à des parties en multi (dont celui d'AC IV de mémoire), mais rien sur les dits stands pour donner envie au néophyte de découvrir: des ordinateurs sur les côtés, une bannière au fond, des types qui te regardent de travers si tu approches (et que tu es une fille, peut-être?), s'per engageant...

Ubisoft et Nintendo ont fait un minimum d'efforts, pour Bandai les jeux présentés ne m'intéressaient pas mais au moins c'était présenté de manière à donner envie de s'arrêter. Pour le reste... dans l'ensemble, cette PGW fut moins intéressante que l'année dernière. Moins bruyante aussi, et ça c'est positif! En effet, l'espace était BEAUCOUP plus grand: les quelques "points bruyants" ne polluaient pas tout le reste du local. Ah, et, heureusement que je savais qu'il y avait un espace "enfants et vieilleries", sinon je ne serais pas allée voir sur un plan où il pouvait bien se cacher: je pense que beaucoup de monde est passé à côté. D'ailleurs, on peut se demander pourquoi l'espace "vieux jeux" s'est retrouvé dans l'espace "jeux pour enfants"... ah, mais ça doit être parce que le jeu vidéo était avant tout pour les enfants à l'époque! C'est vrai, ça a tellement évolué depuis... Toujours sur cet espace "vieux jeux", je regrette qu'il n'y ait rien eu sur les ordinateurs: l'année dernière il y avait quelques jeux CPC et Atari, cette année il n'y en avait que pour les consoles, avec encore et toujours les mêmes jeux à 90%... limite ça me donnerait envie de ramener mes cartouches et CD histoire de jouer à quelque chose qui change un peu, de temps en temps.

Au final, mon bilan de cette PGW est assez mitigé: j'ai passé un bon moment, mais pas vraiment découvert quoi que ce soit, la faute à des exposants trop frileux peut-être. Ca serait bien que les espaces "vieux jeux" de ces manifestations se renouvellent un peu de temps en temps, aussi... Dans tous les cas, en gérant bien le moment de sa venue, il était définitivement très facile de jouer à un peu tout et de ne pas avoir à souffrir de "gros beaufs", je l'ai vécu!

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Je viens de tomber sur un monument de n'importe quoi dans un trailer, qui en met tellement trois couches sur l'émotion et l'interactivité que je n'ai pas pu m'empêcher d'y voir un bon gros troll envers David Cage (ou ses partisans / ceux qui reviennent régulièrement avec le même genre de refrain plein de généralisations). Même si ça n'est pas le cas, je crois n'avoir jamais autant ri de bon coeur devant un trailer de jeu vidéo. Et puis bon, dans le fond, ils prennent peu de risque: étant que leur jeu ne sera jamais énooooormément mis en avant, il y a peu de chances qu'ils se fassent pincer.

Inconvénient par contre: c'est tout en anglais. Mais si vous avez un bon niveau d'anglais, faites-vous plaisir, c'est grandiose!

Je vois maintenant que Fumble a fait un test du jeu... ma foi, à voir quand j'aurai un peu de temps!

Voir aussi

Jeux : 
The Stanley Parable
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Ceci est un billet d'humeur qui ne mérite peut-être pas un article de blog, mais le fil sur le test de GTA est tellement "pollué" qu'il est impossible d'y causer tranquillement et posément. A vrai dire, il est notamment "pollué" par les rédacteurs de Gameblog, ce qui est à l'origine de mon problème / billet d'humeur.

Je n'aime pas le principe des GTA, jouer au pire des gangsters n'a jamais fait partie de mes aspirations quand je lance un jeu (ou même de mes aspirations tout court). Malgré tout, je suis curieuse en général, particulièrement quand il s'agit d'un domaine qui m'intéresse: puisque c'est un jeu dont beaucoup vont parler et auquel beaucoup vont jouer, je voulais lire quelques lignes à son sujet. Direction le test donc, normal, et les commentaires: quand je vais voir un test par curiosité avant tout, j'aime bien lire la première page de commentaires, ça met dans l'ambiance, ça précise des choses parfois, ça redonne un petit "boost" de curiosité souvent, 'fin c'est sympa. Bon, ok, pour les jeux très attendus, il vaut mieux survoler les premières pages parce qu'il y a un bon nombre de réactions "peu utiles" dans les premiers messages, mais le principe reste le même. Et là, euh... je n'ai pas pris le temps de lire le test au final, à force d'essayer de comprendre ce qui se passait dans les commentaires...

Si je suis bien: Gameblog a signé un accord avec Rockstar, qui leur permettait de sortir leur test hier à partir de 16h. Je suppose que l'accord disait aussi que Gameblog donnerait une forte visibilité au jeu, le moins que l'on puisse dire est qu'ils ont rempli cette partie de l'accord. Gamekult n'a pas signé d'accord, mais ils ont eu l'opportuité de la jouer finaud en chemin et ont soufflé tout le monde dans la dernière ligne droite, en publiant leur test quelques heures avant "l'heure autorisée". Ils auraient eu tord de se priver après tout, n'étant tenus à aucun accord. Et là, la question me semble évidente: MAIS OU EST LE PROBLEME?!?

On ne peut pas dire que les rédacteurs de Gameblog soient des nouveaux dans la presse, ça n'est donc sans doute pas la première fois qu'ils se font souffler une exclusivité, certainement pas la dernière non plus, et je suis à peu près persuadée qu'ils auraient fait la même chose s'ils en avaient eu l'occasion... alors c'est quoi ces réactions de gamins à la récré?! Oui, on a compris, les rédacteurs de Gamekult participent aussi à la course au clic en faisant ça... mais et alors, c'est le jeu sur Internet de toute manière, non? Dans la presse papier c'est la couverture qui permet de raffler plus de ventes, sur Internet c'est le référencement sur Google, chacun agit avec les armes qu'il peut dégainer à tel ou tel moment, la belle affaire? Je pense quand même que la plupart des gens savait déjà que Gamekult a besoin de vues, donc cherche à en attirer à l'occasion, inutile de prendre des airs de "pfffff, ils osent prétendre le contraire, et voilà comment ils agissent!"

Personnellement, la "couverture" de GTAV sur Gameblog rapporte peut-être énooOOoOooOOOOORmément de vues au site, mais elle me le fait fuir dernièrement: on a l'impression qu'aucun autre jeu n'est prévu dans les semaines à venir / qu'il n'y a plus rien à dire sur les autres jeux. J'ai vu hier soir un mini-dossier sur Thief (écrit par Fumble) plutôt intéressant, qui a été publié le 6 septembre, soit il y a à peine plus de 10 jours...  les rédacteurs pourraient dire "oui, et c'est la preuve que les articles de fond ne font que très peu de vues" (108 pour 3 réponses au moment où j'écris ces lignes), mais comment voulez-vous que les gens aillent voir un article DE FOND (donc a priori le chaland ne vient pas seul dessus, il faut l'attirer) s'il n'est plus sur la page d'accueil seulement 10 jours après?! Si vous voulez que vos articles de fond rencontrent un tant soit peu de succès, laissez-leur une chance: c'est sûr que si vous les noyez au milieu de news sur "le gros jeu du moment", news en quantité tellement énorme qu'on ne voit PLUS RIEN D'AUTRE sur le site, personne ne risque aller lire le reste, notamment les articles dits de fond!!!

En résumé, plutôt que perdre du temps avec la concurrence, occupez-vous plutôt de VOTRE site, ce qui y est bien et ce qui peut y être amélioré, ça sera visiblement bien meilleur pour vos nerfs, et beaucoup plus agréable pour nous autres lecteurs, qui n'en ont un peu rien à faire de ces histoires de "MONSIEUUUR!!!!! IL M'A PIQUE MA VOITURE!!!!!!!! MONSIEUUUUR, C'EST UN MESSANT!!!!!!!!!!!"
*ou ce genre quoi*

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Petite surprise en regardant le journal de 19h30 sur France 3, à partir de 20:47 :
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-3/19-20/jt-19-20-mardi-3-septembre-2013_398919.html

Evidemment il y a quelques généralisations, mais dans l'ensemble ça va, c'est plutôt positif... et j'adore les petites piques que les intervenants envoient à l'occasion aux jeux actuels, même si je ne suis pas sûre qu'un néophyte puisse noter toute la beauté(/portée) de ces petites phrases!

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Édito

Les messages type "c'était mieux avant, pourquoi Gameblog ne devient pas Le Monde du jeu vidéo!" me tapant allégrement sur les nerfs depuis quelques temps, j'ai décidé d'ouvrir un blog 'portnawak. Histoire que les gens comprennent bien pourquoi ils n'aiment pas la "nouvelle" tournure de Gameblog, sa communauté, tout quoi. Vous êtes donc prévenus, ça va partir en vrille, sur tout et n'importe quoi... et rarement du jeu vidéo, en fait. Ca va peut-être(/sûrement!) vous saouler, mais au moins vous saurez pourquoi vous vous plaignez!

-La rédaction du présent blog décline toute responsabilité en cas d'abandon soudain du présent blog, ça fait partie des travers de sa direction. D'un autre côté, ça vous fera des vacances, priez donc pour que son emploi du temps devienne rapidement trop chargé!-

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