Le Blog de Polochon

Par Polochon Blog créé le 11/01/13 Mis à jour le 19/06/16 à 20h43

Un grand barda 'portnawak.

Cette expression ne veut rien dire? Parfait, elle est donc à l'image de ce que sera ce blog et son organisation.

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J'ai découvert il y a quelques jours cette chose, et je suis devenue complètement accroc:

Ca mélange du xylophone, de la basse, des percussions, un système d'orgue de barbarie, sans doute d'autres choses... et surtout il faut avoir une imagination de dingue (et une volonté de fer) pour inventer et fabriquer un truc pareil! Car oui, c'est le monsieur à l'image qui a tout fait. Sur sa chaine, il nous fait suivre toutes les étapes de fabrication. C't'un dingue.

Et en plus musicalement c'est franchement bien.

Tout comme ce qu'ils font en général, apparemment, pour peu que l'on aime la musique "qui progresse":

*se prosterne à genoux*

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Pour un projet que je cherche à monter (ou pour me dire que c'est une vaste fumisterie qui ne mènera à rien), je lance une enquête.

Il y a trois formulaires (à télécharger et remplir, sont au format .doc) :
- Un pour les metalleux
- Un pour les « jrockeux » ('sait jamais, des fois qu'il y en ait par ici)
- Un pour les  gens qui aiment bien la musique... ou pas... ou de loin... (oui, j'aime me poser des questions existentielles...)
(Les liens se trouvent aussi sur le site où je centralise tout ça: http://rocknlied.free.fr/?Enquete-tu-veux-repondre-Lecteur)

Si vous êtes concernés par deux formulaires (par exemple un metalleux qui écoute aussi pas mal de metal), vous pouvez me renvoyer les deux formulaires « metalleux » et « jrockeux » sans vous embêter à re-remplir la partie commune (elle prend pas mal de place). L’adresse e-mail où renvoyer les formulaires est de toute manière écrite dans les formulaires.

N’hésitez pas à faire tourner les fichiers, plus j’aurai de réponses plus je pourrai savoir ce que je peux faire / dans quelle direction je devrais aller / s'il vaut mieux que je laisse tomber je pars trop en cacahuètes!

[Oui, j’aurais pu faire une version « en ligne » avec un formulaire à remplir directement sur le site... mais ça demande énormément de conception, hors le temps est précisément ce qui me manque !]

Merci d'avance!

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L'exposition "Mexique à La Villette" propose, notamment, un survol de quelques zones célèbres de Mexico en Oculus Rift, de mémoire 4 lunettes/dispositifs sont mis à la disposition des visiteurs.
Ne vous attendez pas à des graphismes de haute volée (c'est même limite laid, 3D à 100% quoi), mais ça donne une idée du principe de l'Oculus Rift... et surtout de savoir si vous êtes "disposé" à supporter la bête ou non: j'y étais avec quelqu'un qui porte aussi des lunettes (mais a facilement le vertige), elle a eu un peu la nausée à un moment donné et jusqu'à la fin du "survol", moi ça allait sans problème. Il faut dire que vers la fin du "survol" on vous fait vraiment faire de grandes montées et grandes descentes: le cerveau étant magique, vous ressentez vraiment une impression de "montagnes russes", avec tout ce que ça implique. Alors que vous êtes assis et que vous pouvez vous aggriper à une barre devant vous *magie*. Petit bonheur pour les myopes, ça s'utilise sans lunettes (...par contre pour les presbytes je suppose qu'il vaut mieux garder les lunettes? Aucune idée...)

Je maintiens cependant: ce truc-là, c'est dangereux, parce que ça vous coupe totalement du monde. Mais vraiment absolument totalement. Dans le contexte d'un jeu vidéo, ça risque causer de graves problèmes de désocialisation et autres "mince! t'étais là chérie / Ben alors, pourquoi tu cries comme ça?!", je ne parle même pas des situations où le cerveau vous donne l'impression de vivre ce que vous voyez (genre ce fameux moment "montagnes russes"). Rien que pour ça, je ne souhaute absolument pas que ça devienne l'avenir du jeu vidéo.
Vous avez encore quelques jours pour vous faire une opinion, tant pis si la vidéo elle-même est assez pourrie, c'est une bonne occasion pense-je!

C'est donc à La Villette, devant La Géode / juste derrière le Trabendo (lui-même à côté du Zénith). L'exposition elle-même est marrante à faire, plein de trucs interactifs assez bien faits même si certains peuvent être un peu frustrants, par manque de contenu. Notamment tous les monuments et autres vues que l'on peut voir sur un écran immense et photographiés en 360° (on peut tourner, monter, descendre, l'éclate): -énormément- de lieux à voir, mais c'est un peu frustrant qu'il n'y ait QU'UNE photo à chaque fois! Petit texte explicatif assez intéressant pour chaque lieu cependant. Après tout, sur une aussi petite surface, c'est un tour de force de proposer autant de contenu: on y a passé 2h de mémoire et on en est ressorties absolument ravies. C'est l'office du tourisme du Mexique qui organise cette exposition itinérante (elle a déjà fait quelques escales dans le monde, d'autres sont sûrement prévues), et soyons honnêtes on ressent régulièrement un certain: "ça ne vous dirait pas de venir voir tout ça en vrai?" Mais bon, c'est de bonne guerre, et leur truc n'en reste pas moins bien fait.

Cerise sur le gâteau: c'est gratuit!
Et c'est jusqu'au 22 juillet: plus qu'une petite semaine.
(Il y a juste un billet à aller chercher à côté de l'entrée, on vous le remet absolument gratuitement.)

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(Musique)

Je viens de tomber sur une interview où un distributeur parle de son métier, en gros. Très instructif ou au moins parlant de l'industrie musicale actuelle: le type est cru, pas aveugle et ne lache pas le morceau: ici 
(Ca parle même ordinateurs à un moment, ouaaaah...)

Morceaux choisis:
"On m’aurait dit en ‘95 que 90% de la population volerait dorénavant la musique, et en plus trouverait ca normal et défendable, ben c’est clair que j’aurais fait autre chose… (...) Et en ce qui concerne les gros groupes à la Radiohead, NIN, c’est bien gentil, comme NIN, de vendre 200 box a $300 et filer les mp3 gratuits à côté, mais pour en arriver là, il fallait passer par la case major pour devenir aussi gros."
"A ce jour, c’est juste plus facile de télécharger un truc illégalement que d’aller l’acheter ou de le télécharger légalement ! Alors oui, il y aura toujours du piratage, ça me va. Mais alors que dans les consoles, 10% des consoles sont piratées, la musique est à 10% NON piratée, et à 90% téléchargée illégalement."
"C’est sûr que filer des CD gratos à tout le monde dans la rue, ça aiderait aussi à la promo, mais ça ne paiera jamais le loyer à la fin du mois, non ? Evidemment que ça aide à faire connaitre le groupe ! Super, le groupe sera connu,…et clochard. Les revenus des groupes ont fortement baissé depuis cette crise."

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Je viens de tomber sur le dernier single en date d'un groupe japonais que j'eusse beaucoup aimé, fut une lointaine époque, à savoir One Ok Rock:

...Ca n'est pas forcément mauvais, mais c'est très prévisible dès lors qu'on s'y connaît un peu en musique. Ajoutez à ça quelques trucs bien "oomphants", et vous aurez un bon gros son commercial calibré pour les radios / jeunes qui pourront dire: "ouah, trop bien, jamais entendu ça avant!"
Si tu savais, le jeune...

Dire qu'il y a quelques années ils faisaient ça:

...Soit du rock très typiquement "indies japonais" (le son est pourri mais pas trouvé mieux), mais bien fait et beaucoup plus intéressant à écouter.

Mais bon, aujourd'hui ils ont du succès, gagnent sans doute très bien leur vie... les gros sous sont passés par là quoi. Hélas. 

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Les trolls (qui se réunissent de plus en plus sur Gameblog depuis quelques mois), l'OMGB, Julien Chièze aussi, Yukishiro, tous ces gens trop extrémistes: vous êtes tous des gros nazes.

Parce que, sérieusement, c'est quoi la base du "problème"?

Julien Chièze a une aisance de communication indéniable. C'est grâce à ça qu'il était apprécié chez Joypad ou que les médias généralistes l'invitent aujourd'hui facilement. D'un autre côté, au moins pour ce qui est de la communication orale, ça se voit qu'il a travaillé la chose: rien que dans sa gestuelle d'aujourd'hui, on retrouve les bases de "L'Art de la Rhétorique devant un Auditoire, Pour Les Nuls". Mais voilà, on n'aime pas voir quelqu'un qui a travaillé ça, ça irrite, ça ulcère. En plus, le dit Julien sait qu'il a une certaine aisance de communication, il tient à le montrer: ça a mis en valeur son côté "professoral", qui a fini par taper sur les nerfs de beaucoup de gens, alors que c'était tout à fait supportable à l'époque où il était encore un p'tit jeune sympa qui essaie de transmettre une passion. Il était déjà comme ça à l'époque, mais apparemment personne ne s'en était rendu compte... à l'heure du réveil, la chute fut rude.

Et l'OMGB fut créé. Parce qu'avoir un bouc émissaire, c'est bon pour "serrer les rangs" dans une communauté.

L'OMGB, dans le fond, qu'est-ce que c'est?

La quatrième dimension en un sens, un espace-temps différent peut-être, des gens d'un autre monde sans aucun doute. Quelque chose me sidère toujours sur ce fil: ils partent d'un truc, souvent assez anodin, s'en font une montagne, répondent à la moindre critique: "retourne dans ta grotte le low, c'est du second degré, si tu ne sais pas comprendre ça t'es qu'un gros naze", et dès que ça part en cacahuètes ils s'autocongratulent à base de: "ouaaaah mais c'est trop magnifique de voir Gameblog s'autodétruire comme ça! Jusqu'où iront-ils?" -question à laquelle il vaut mieux éviter de répondre un running-gag né dans les locaux de feux Joypad/stick-. Et voir l'art qu'ils savent déployer pour trouver des ramifications et des justifications complètement tordues, prétendant pouvoir se le permettre parce que "c'est du second degré, c'est Guéguerre!", et en même temps crier victoire et être complètement euphoriques dans le premier degré le plus total dès que ça dépasse le cadre de ce simple fil de conversation... Quand on va là-bas, on arrive dans la quatrième dimension, assurément.

Mais alors, sachant que le credo de Gameblog (surtout depuis que Julien en est devenu rédacteur en chef) est: "si vous n'aimez pas, ne lisez pas", pourquoi se préoccupent-ils de ce qui peut se dire sur ce fil? Surtout Julien, qui sait très bien qu'il est leur punchin-ball préféré? Un peu de cohérence!

Egalement, cher Julien, pourquoi tant de suffisance? Je ne sais pas si c'est un vrai sentiment de supériorité (mon petit doigt me dirait que non, mais ça n'est que mon petit doigt), un complexe à compenser ou je ne sais quelle part d'inconscient qui s'exprime, mais à un moment, quand AUTANT DE MONDE dit à toute la rédaction, rédacteur en chef en tête, que vous vous égarez, la réaction de tout être humain normal ne serait-elle pas de se poser pour analyser les choses? Plutôt que se braquer comme un enfant qui ne supporte pas qu'on le réprimande "parce que d'abord je sais que j'ai raison"? Surtout lorsque parmi tous ceux qui critiquent il y a une part non négligeable de gens qui défendaient votre point de vue il y a encore quelques années?

Car oui l'OMGB c'est la quatrième dimension, la psychologie de masse dans ce qu'elle a de plus misérable, mais il ne faut pas nier que Gameblog devient du n'importe quoi en barre. Par exemple, je suis la première à avoir dit que j'appréciais voir une page cinéma ou musique dans Player One à l'époque, et que je ne serais pas contre en voir un peu sur Gameblog. Mais bon sang de bois, il s'agissait d'une page, au plus une double page par mois! Et sur un thème qui était développé, pas une suite de mini-news sans importance (pour qui s'intéresse avant tout au jeu vidéo)! Si je veux suivre un fil d'actualités sur le cinéma, je vais sur Allociné, Cineblog (si ça existe), mais pas GAMEblog! Faites un dossier sur Batman à l'occasion d'une sortie de jeu, décrochez une interview avec Alexandre Astier ou je ne sais quel "homme (ou femme) de cinéma toujours ravi(e) de parler de jeux vidéo", parlez avec des gens du cinéma radicalement contre le jeu vidéo (ça aussi ça peut être intéressant), proposez des dossiers offrant une vraie analyse cinématographique d'un jeu (quite à spoiler comme des porcs, tant que c'est précisé en introduction) (et une vraie analyse qui tienne la route hein, pas un truc tout pourri que le péquin moyen, genre moi, sortirait en 15mn histoire d'alimenter un blog lambda), enfin proposez du CONTENU quoi! Pas un fil d'actualité -cinéma- qui n'a ABSOLUMENT PAS SA PLACE sur un site de JEUX VIDEOS! Ou sinon devenez officiellement Geekblog (Geekzone étant déjà pris, eh... "les vrais savent"), que les choses soient claires. Même chose pour les "geekeries" beaucoup trop nombreuses sur Gameblog depuis quelques mois. C'est pas mon problème si ça offre un bon classement sur Google, encore une fois Gameblog n'est pas Geekblog, point barre.

Malgré tout, ils sont bien gentils chez Gamekult, le "dérapage contrôlé" de Yukishiro est bien tenté (si ça se trouve en toute sincérité d'ailleurs, ce qui est sans doute pire), mais oser dire "je n'ai rien contre Julien Chièze personnellement, mais j'interdis à mes rédacteurs de faire savoir qu'ils passent des soirées avec lui, du fait de sa réputation sulfureuse"... Ok, donc le type peut être tolérable, grosso modo vous admettez que les pratiques de Julien Chièze sont pratiquées par beaucoup dans le milieu... par contre, du fait de la "manière d'être" du dit Julien Chièze, qui l'a rendu antipathique aux yeux de beaucoup, ces actes ne sont plus tolérables dès qu'il s'agit de -lui-, le rendant "officiellement infréquentable"? Alors que d'autres font pareil, voire pire, mais avec une attitude beaucoup plus humble, et là ça roule à vos yeux? Mais... mais... mais quel raisonnement magnifique!

Le plus immonde, c'est certainement les trolls qui envahissent Gameblog depuis quelques temps. Oui le "droit de réponse" que s'est octroyé Julien (sous couvert de "La Rédaction", même si on peut difficilement douter que les autres applaudissent des deux mains ce qu'il a écrit) est certainement assez ridicule, à tout le moins puérile. Ne serait-ce que parce que quand on passe son temps à se justifier à partir de "si ça ne vous plaît pas, ne cliquez pas", la moindre des choses serait de l'appliquer à soi-même. Mais quelle utilité de pourrir la partie "commentaires" du fil créé? La psychologie de masse... une des pires facettes de la psychologie humaine, pour sûr.

Enfin, si Julien Chièze pouvait avoir l'amabilité de moins chercher à mettre en avant ses cours de rhétorique, communication orales et autres tentatives de culte de la personnalité à l'échelle du jeu vidéo, ça serait bien agréable. A l'époque on adorait quelques rédacteurs de magazines de jeux vidéos parce qu'ils écrivaient correctement (= pas des suites de formules de style qui font perdre le fil)... et surtout ils étaient un gros poil timbrés. Ce qui les rendait sympathiques. Pas hautains. Pas M. La Science Vous Explique. Ouverts! Or, un sourire-colgate-puant de cours en communication ne fait pas "ouvert", ça fait "hautain". Et les gens "hautains", ça fait bien dans la littérature ou le cinéma... mais dans le jeu vidéo (ou la musique), on les exècre, on les méprise. Alors quand on voit quelqu'un chercher à afficher sa tête sourire-colgate-de-communiquant A LA MOINDRE OCCASION sur un site censé être celui d'une REDACTION a priori diverse... ça donne envie de fuir, pas de comprendre.

Mais bon, il paraît que les lecteurs sont des ignares incultes, alors à quoi bon leur donner du contenu de qualité de la part de tout le monde, en effet...

Le monde est peuplé de gros nazes, tel est le drame.

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Comme je ne vois personne parler de cette soirée, autant me lancer, il est très rare d'avoir ce genre de soirée en France après tout: si personne n'en parle ça ne risque pas se reproduire... et surtout ça n'est pas très sympa pour les organisateurs qui ont quand même pas mal travaillé pour nous proposer quelque chose de très correct.

L'attente a été un peu longue... et difficile: j'ai un GROS mal de dos depuis quelques jours, je prévoyais donc d'arriver dans les 19h20. Pour une entrée qui devait commencer à 19h30 ça me paraissait bien, ça me faisait arriver tard mais pas trop de station debout statique. Mais perdu: on ne commencera à entrer pour de bon que dans les 20h10-15. Un membre de l'équipe nous a prévenus dans les 19h30 qu'il y aurait du retard, si bien que l'on avait pas l'impression d'être "abandonnés dans la rue", mais... bobo! Heureusement les fauteuils du Max Linder sont -très- confortables, ça me permettra de rentrer chez moi sans trop passer en mode "mémé cassée", même si ce matin j'ai dû annuler un cours que je devais donner car trop mal au dos... mais bon, ils ont fait au mieux.

La soirée était en fait "1h30 avec M. Tabata, directeur [de production ou je ne sais quoi, mais j'ai beaucoup de mal avec le terme "directeur", seul, pour parler de la responsabilité de quelqu'un dans un processus créatif] pour FFType-0 (et XV)." Il a commencé par nous présenter FFType-0, de manière générale (le contexte, les clans, tout ça) puis petit focus sur 7 des 14 personnages. Comme je refuse de trop m'informer sur un jeu qui n'est pas encore sorti chez nous mais auquel je m'intéresse, je ne connaissais pas la plupart des informations données: pour moi c'était intéressant, pour d'autres c'était peut-être de la redite. Par exemple expliquer que chaque personnage a -son- type d'arme et que chaque arme peut se combiner avec de la magie pour avoir des effets spécifiques en combats, d'où des combinaisons multiples: ceux qui ont suivi tout ce qui se dit autour du jeu le savaient sans doute déjà, moi je l'ai découvert et j'ai trouvé ça intéressant / intriguant. De même pour l'importance donnée aux -personnages- du jeu, où il est à peu près certain que seuls les deux principaux pourront aller au bout, les 12 autres mourrant à un moment ou à un autre (d'où attachement, tristesse et expérience personnelle puisque j'ai cru comprendre que leur mort n'est pas prévue dans le scénario, il s'agit juste d'être plus ou moins bon en combat... or c'est un jeu -difficile-.) La forme était agréable en tout cas, pas trop long pour chaque point etc. A un détail près pour la présentation des personnages: ils avaient mal callé le temps pour lire le texte de présentation de chacun, résultat on passait souvent à la scène d'action le concernant avant que j'ai pu finir de lire le texte. Désagréable, mais c'est un détail.

S'en suit une séance de questions-réponses où on a surtout fait remarquer que ON VEUT LES VOIX JAPONAISES (quel que soit le jeu: très bien de les laisser dans FF Type-0, mais on les veut aussi dans FFXV! ET LES AUTRES!)... Tabata semble l'avoir noté, en a conclu "on va essayer de voir ce que l'on peut faire à ce sujet"... ce qui, en japonais, peut être un refus poli. D'un autre côté il avait l'air étonné que "les voix" aient une importance pour nous, sincèrement étonné, donc peut-être, peut-être... Après tout, il avait expliqué juste avant que c'est en recevant des mails de fans occidentaux (alors qu'il se demande encore aujourd'hui comment ils ont eu son adresse email!) qu'il a pris conscience de la demande en occident pour FFType-0 et comme la PSP n'a jamais marché chez nous, et qu'elle était déjà en perte de vitesse au Japon, ils ont lancé la machine sur PS4: peut-être que notre réaction quand il nous a demandé (puis redemandé) si c'était vraiment important pour nous d'avoir les voix japonaises lui fera aussi prendre conscience d'une "demande" en occident?
C'est à ce moment-là que j'ai appris (/me suis souvenue?) qu'il y aura un mode facile, créé pour ceux qui souhaitaient aller au bout de l'histoire sans trop s'embêter avec les combats... ou pour pouvoir finir le jeu avec les 14 personnages du début. Comme nous avions un peu chambré ceux qui ne veulent pas s'embêter à avoir un jeu où il faut un peu s'embêter pour finir le jeu, Tabata nous a proposé d'ignorer ce mode facile, il n'est pas pour nous après tout... à la place autant passer directement en mode "difficile" ou "très difficile"!

Par rapport à ce que l'on a vu du jeu (vu l'état de mon dos, pas de PGW pour moi cette année = pas de démo jouable), il faut bien avouer que... c'est laid. Enfin, sur PSP c'était très bien hein, mais là ça passe sur PS4 quand même et les graphismes en jeu ont visiblement peu été améliorés. D'un autre côté, je préfère qu'ils ne passent pas trop de temps à améliorer les graphismes d'un simple portage pour avoir plus de temps pour FFXV, donc bon... pas forcément très grave. Mais justement, si c'est un portage "a minima", pourquoi le vendre 70¤? Même si j'avais une PS4, alors même que j'adore les FF en général, je ne paierais définitivement pas ça à ce prix-là. Oui il y aura une démo de FFXV, m'enfin quand même... 50¤ à la rigueur ok, mais 70 c'est un peu se moquer du monde. Espérons juste que Square ne soit pas trop déçu des ventes (et ne fasse des conclusions trop hâtives sur "pffff, finalement, comme prévu, ça n'intéressait pas les occidentaux...": on n'achète pas n'importe quoi à n'importe quel prix les cocos, c'est tout!)

S'en suit un premier "merci d'être venus, au revoir et à bientôt!" qui nous laisse un peu sur notre faim, même si on se doute qu'il va y avoir un petit "ah, juste une dernière chose sur FFXV!" Il y aura en fait quatre ou cinq "ah, encore une petite chose!": au final, on a bien eu 1h sur FF-Type 0 et une heure sur FFXV. Nous ne nous plaindrons bien entendu pas du tout de cette "publicité mensongère".

Nous avons eu droit au dernier trailer en date sur l'écran du Max Linder (ça tombe bien, mon ordinateur en fin de vie ne m'avait pas permis de le voir jusqu'à la fin: j'ai découvert la caverne etc., très beau!), une nouvelle séance de questions-réponses, une vidéo de promenade (intéressante en fait, si si), une vidéo technique et toute cette sorte de choses. La vidéo de promenade a en fait été diffusée pendant que Tabata répondait à quelques questions, mais comme on voyait plein de choses dans cette vidéo (un peu coupée ici et là: on a eu du jour, de la nuit, différents types d'endroits et pas une grande plaine bien monotone etc.), c'est tout juste s'il ne nous dérangeait pas à blablater! Enfin, p't'êt' pas à ce point-là quand même...
[Note: quelques vidéos tournent déjà sur le net sur ce qui a été diffusé hier soir, mais de une elles sont de mauvaise qualité (filmer un écran de cinéma depuis un appareil pourri et en essayant de rester caché puisqu'il est interdit de filmer...), de deux ça serait quand même un tant soit peu intelligent de respecter les règles données lors de la soirée si on veut que ce genre d'évènement se reproduise. Il est donc ridicule d'avoir filmé ces diffusions, et encore plus ridicule de faire tourner les liens sur le net. Quand les vidéos officielles apparaitront j'éditerai sans doute cet article pour les intégrer, en attendant ça restera de la version texte pure souche.]

Il a notamment expliqué, en très schématisé, le système de combat de cet FFXV: tout se fera à partir de trois boutons, à savoir un pour l'attaque, un pour la défense et un pour pour l'attaque combinée. Ils appellent ça l'AXB (en remplacement de l'ATB, donc), pour "Action Cross Battle", qui peut sans doute se traduire par "combat d'action(s) croisée(s)". Notez aussi qu'à un moment dans la vidéo on voyait Noctis à terre, ses camarades qui lui demandent si "tout va bien" et s'approchent de lui pour le mettre à l'abris pendant que l'un d'eux va attaquer la grosse bêbête. Je suppose que ce type de scénette pourra se déclencher à partir d'un des boutons, type "en situation d'urgence, une action croisée = action de repli du combattant en mauvais état", et ça peut donner un côté assez réaliste / immersif aux combats... à voir.

Il a aussi parlé de la différence entre les "monstres de jour" et les "monstres de nuit", à savoir que la nuit nous aurons droit à des sales bestioles qui adorent la magie et les atérations de statut. Elles ne seront pas forcément très puissantes, mais évidemment une fois les altérations de statut lancées ça devient beaucoup plus casse-pieds de les éliminer. Dans la vidéo, c'était des espèces de lutins, je suppose que dans d'autres zones ça sera aussi d'autres types de bestioles. Puisque certains s'inquiétaient de "la magie grenouille" (= une saleté qui vous transforme en grenouille, avec les "capacités" d'une grenouille... soit bien peu de choses), il nous a assurés qu'on ne retrouverait rien de ce type dans FFXV... mais on devrait détester les "bestioles de nuit" et leurs "attaques de statuts" au moins autant que ces histoires de grenouilles. Tout juste si on aurait pas préféré continuer à être transformés en grenouilles, à vrai dire...

Chose plus étonnante, il nous a parlé un peu en détails de l'avancement "technique" du développement du jeu. A savoir que le jeu a d'abord était conçu sur une première version du moteur Luminous. Puis une deuxième version du moteur (ou un autre type de moteur?) a été développé: ils sont en fait en train d'intégrer(/implémenter? ma connaissance du jargon informatique est très limitée, désolée) ce nouveau moteur dans l'ancien Luminous, en même temps qu'ils avancent sur le jeu. Pour résumer, le premier trailer dévoilé cette année [oublié les périodes désolée] a été fait avec la version 1.3 du Luminous, le trailer de cet été avec la version 1.4 et la démo devrait être avec la version 1.5. Bien entendu, le jeu définitif sera fait avec la version 2.0, à savoir avec le nouveau moteur complètement intégré/implémenté au Luminous "traditionnel".
S'en est suivie la projection de la vidéo "technique", tout à fait intéressante.

Edit, j'oubliais de parler du contenu de la démo: d'après ce que j'ai compris, c'est toute cette zone de plaine qui sera jouable dans la démo. Avec les combats mais aussi des évènements et des mini-jeux (dont une zone de pêche, si si, Tabata a l'air d'adorer cette zone de pêche!). D'ailleurs FFXV devrait contenir pas mal de mini-jeux: quand on lui a demandé s'il y avait des choses qu'il n'avait pas pu mettre dans Type-0 qu'il a mis dans le XV à la place, il a tout de suite évoqué les mini-jeux en précisant qu'ils seront nombreux dans le XV. Mais donc, en dehors de ce détail... dans la démo, nous pourrons donc arpenter toute cette zone en large, en long et en travers, de jour comme de nuit, avec un côté "quête principale" mais aussi beaucoup de petits à côtés complètement optionnels. Un vrai mini-FFXV quoi, en gros. A ce compte-là, en achetant FFType-0 (à 70¤...), on se retrouve avec deux "petits" jeux... ma foi, ça fait 35¤ le jeu, autant prendre ça comme une compilation, ça passera mieux.

Voilà, je pense avoir fait le tour de la soirée, en gros. J'ai présentement le dos en compote, mais au moins j'ai passé une soirée agréable et assez instructive. Malgré tout, je me dois de relever quelques petits trucs qui m'ont chiffonée dans la soirée:
- Je n'ai absolument pas compris l'histoire des six personnes "remarquables dans la communauté Square Enix", montées sur scène recevoir un prix (en fait une affiche de la soirée, avec un très beau visuel, qui allait être signé par Tabata après la soirée)... et dont, personnellement, je ne savais rien. D'ailleurs, vu le peu d'enthousiasme dans la salle, j'ai l'impression que personne ne savait rien à leur sujet tout court. Ca aurait été bien de nous dire ce qu'ils ont fait pour mériter cette reconnaissance (si c'est des sites autant leur faire de la pub, si c'est des dessins qui étaient à envoyer ça aurait été sympa de les montrer sur l'écran géant, si c'était un tirage au sort autant le dire, etc.), là on ne citait que leurs noms... s'per, très évocateur!
- L'éternel Greg faisait le traducteur, il est évidemment excellent dans cet exercice et il est hors de question de le critiquer là-dessus, par contre... il était visiblement en grand manque de sommeil? A plusieurs moments j'ai cru qu'il allait s'endormir debout! Accessoirement il a passé son temps à regarder en haut dans les gradins: c'est peut-être une technique pour essayer de rester conscient (en haut = projecteurs, et la lumière ça réveille), mais résultat parfois en bas on se demandait si on existait? Pas cool, pas cool, Gregounet.
- Des personnes à côté de moi avaient espéré que des questions depuis la salle pourraient être posées, préparant le callepin et tout le patacaisse, et finalement nada. Mais bon, même les questions posées sur scène ont visiblement été "approuvées" avant d'être posées, je suppose donc que les organisateurs comme les officiels ne voulaient pas prendre de risques. Dans tous les cas les questions posées étaient assez intéressantes dans l'ensemble, je dirais donc "pas trop grave", pour le coup.

Sur ce je m'excuse, je dois présentement retourner sur mon lit, bouillote sur le dos... abobooooooooo!!!

-Polochon-

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Il y a quelques jours, j'ai décrété que mon ordinateur avait besoin d'un bon formatage des familles. Evidemment j'ai "mis de côté" un bon paquet de fichiers avant de lancer ce formatage, quelques sauvegardes de jeux compris... mais pas pour Steam, c'est tout en ligne Steam, ils passent leur temps à nous saouler avec tous les avantages que ce "tout en ligne" comporte, c'est pas la peine de mettre de côté les sauvegardes de ses jeux Steam? Hein? Hein?

A l'instant, voulant commencer à finir une bonne fois pour toutes Sleeping Dogs, je lance le jeu [ch'uis coincée chez moi pour cause de gros malaise ce samedi alors on s'occupe comme on peut hein]. La liste de mes trophées Steam pour ce jeu est tout à fait conforme à ce qu'elle était avant le formatage: tout roule. Le jeu démarre... et "Reprendre le jeu" est grisé. *avalage soudain de salive* Je reste zen, vérifie les trophées Steam, lance à nouveau le jeu... pareil.

Tentant de continuer à rester zen, je vais voir The Last Remnant, un jeu de rôle que j'ai -adoré- mais auquel je devenais un peu trop accroc: j'avais décidé de le mettre de côté quelques mois avant de le finir. Je vois bien 148h de temps de jeu (si si, et pas encore fini), mes trophées à jour, je lance... toutes les cases de sauvegarde sont vides. Ca commence à devenir difficile de rester zen.

Je tente Castlevania 2, que je n'ai pas encore fini car pas pu toucher depuis un moment, et là il semblerait que ma sauvegarde soit toujours valable... MAIS ALORS POURQUOI CA N'EST PAS LE CAS DES AUTRES JEUX?!

Et surtout... The Last Remnant... 148h de temps de jeu... Des unités bien optimisées et bien équilibrées (ce qui n'est pas une mince affaire à réaliser dans ce jeu)... bien avancé avec beaucoup de choses/personnages débloqués même si pas encore "la fin des fins"...
...tout ça pour rien, je dois tout refaire depuis le début... 

*Va crier sa douleur à la face du monde*
-Au moins, maintenant que je sais comment optimiser mes compétences dans les jeux aux sauvegardes perdues, je pourrai commencer à bien faire les choses dès le début du jeu, on va dire que c'est le côté positif des choses...-

Pourquoi... Pourquoi? POURQUOI?!?!?

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J'ai vécu un grand moment comique en allant travailler tout à l'heure: un américain (vu son accent et son attitude sans-gêne au possible) hurlait presque au téléphone les détails de la future annonce d'Apple. Apparemment pour impressionner son interlocutrice (ch'uis sûre qu'il y avait de la drague dans l'air). D'un autre côté, cette manière de hurler au téléphone les grandes lignes d'une future annonce importante d'une entreprise aussi importante (et jalouse de ses secrets) était tellement grotesque que j'ai hésité entre trois réactions:
- J'avais vraiment affaire à un américain-gros-naze dans toute sa splendeur, qui part du principe que les français sont tellement nazes qu'ils ne peuvent rien comprendre à ce qu'il dit en anglais, peu importe le volume sonore utilisé. C'est vrai quoi, le monde entier sait que nous sommes des buses en langues étrangères, nous ne cherchons absolument pas à apprendre la moindre langue en dehors du français (alors que les anglo-saxons eux cherchent systématiquement à parler plusieurs langues, histoire d'être sûrs de pouvoir comprendre et être compris un peu partout dans le monde... comment ça ils sont encore plus mauvais en langues étrangères que nous?! Baaaah, ils parlent anglais, quel besoin de savoir parler une autre langue..........)
- Cette personne voulait lancer soit des rumeurs soit des fuites, limite il allait prendre plusieurs lignes de RER toute la journée en braillant toujours aussi fort toutes ses infos, histoire de bien se faire entendre partout dans Paris.
- Le type était vraiment sur un coup sérieux, il avait plus envie que jamais de concrétiser, c'était -le- moment pour faire "la parade nuptiale du geek", tant pis pour les circonstances.

Et puisque vous avez lu jusque là, je vais satisfaire votre curiosité et vous révéler AVANT TOUT LE MONDE ce qu'Apple s'apprête à dévoiler au monde:

- Il n'y a pas -un- iPhone à venir mais deux. L'un de 4,7 pouces, l'autre 5 pouces. Pas de différence de prix fondamentale entre les deux modèles, "juste" une centaine d'euros.

- Autant les types de modèles ne font pas beaucoup varier le prix autant c'est une toute autre histoire quand on aborde les capacités de stockage, forcément. Mais le type disait que ça n'est pas très important, de toute manière aujourd'hui les gens préfèrent tout stocker sur un "cloud", et évidemment ça sera possible via une application (de même qu'il y aura pleiiiinnn d'applications sur ces téléphones, forcément): la capacité de stockage d'un téléphone n'aura bientôt plus d'importance.

- Apple (ou ce type) croit à fond dans le NFC, particulièrement pour payer ses achats. Le monsieur expliquait à son interlocutrice qu'il suffirait d'appuyer sur un bouton et (éventuellement? il n'était pas clair quand il expliquait si c'était obligatoire ou non) valider avec son empreinte digitale pour faire ses achats, dans les commerces qui disposeraient du boîtier adéquat évidemment (sous-sous pour vendre le boîtier aussi!) Egalement possible que pour les petites sommes (20-30¤ au plus de mémoire) il suffise de passer le portable devant le boîtier et pouf la transaction se fait toute seule. Ceci-dit pour ça il n'était pas sûr... et j'ai dans l'idée que dans un pays comme la France, avec la défiance naturelle du français, un système sans au moins un moyen de contrôle par transaction ne passerait pas. Plus généralement, le monsieur (et Apple?) croit à fond dans tout ce qui est NFC, "c'est l'avenir"... et sera certainement encore plus exploré en détails dans le futur.

- L'iWatch, vous la redoutiez? Elle arrive! Et en résumé, elle pourra faire tout ce que fait l'iPhone... paiement par NFC compris, et Apple (d'après le monsieur) compte miser à fond là-dessus. Pour vendre leur système (/le boîtier chez les commerçants!) -et- les iWatchs.

Voilà, c'était la minute Madame Soleil du jour... nous saurons bientôt laquelle des hypothèses envisagées plus haut se trouve plus certainement vérifiée!
-Le pire étant que je boycotte Apple par principe, je trouve leur "philosophie d'entreprise" détestable [1 nouveau modèle = les anciens deviennent automatiquement obsolètes, changez tous Chers Clients! Et des nouveaux modèles on vous en sort plein, sans arrêt! ON VEUT VOS SOUUUUUSSSSSS!!!!!!!!! *dents qui rayent le plancher*]. Mais l'attitude de ce type dans le RER était vraiment... j'espère qu'il pourra conclure son affaire, quelle qu'elle soit, que cette demi-heure à nous prendre des imbéciles [car soit assez naïfs pour le croire soit trop peu instruits pour comprendre un anglais d'américain] n'ait pas été vaine.-

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(Littérature)

A l'occasion, j'aime bien lire, même si je n'ai pas trop de temps pour ça. Plus que des thèmes ou des genres, je m'attache au style d'un auteur: un peu comme en musique, un bon auteur rendra très intéressante l'histoire la plus classique, un mauvais auteur réussira à pondre un navet à partir du Malade Imaginaire. Il me semble que le premier roman de Robert Charles Wilson que j'ai lu était Spin et je l'ai dévoré. Le thème est assez classique avec une vie tranquille, un changement d'abord minime qui mène à la fin du monde (ou pas?), une sorte d'élu qui ne comprend pas trop même s'il est -très- intelligent et consacre sa vie à essayer de comprendre (il n'est cependant pas le héros, même si central), une construction à base de deux histoires parallèles qui se rejoignent à l'occasion... le tout écrit dans un style assez simple qui vous titille régulièrement le cerveau: moi, ça me parle.

En ce moment, je lis Julian. A savoir que je l'ai acheté il y a trois jours (le ticket de caisse me sert de marque-pages!) et j'en suis à la page 200... sur 763. Oui, c'est un peu gros, mais ça se lit vraiment très facilement. Pour vous mettre dans le bain, voici le titre donné à la première partie du roman (qui compile et commence à poursuivre une nouvelle publiée quelques années avant):
"Un éden d'écorce de pin
ou 
Le train à cornes de caribou
Noël 2172
"
Comment rester de marbre face à des intitulés pareils?

En résumé, l'histoire se passe à partir de 2172, après divers évènements qui ont mené à la quasi-extinction de l'humanité, quelques dizaines d'années auparavant et à cause de la surexploitation des matières premières, en particulier le pétrole. N'ayant presque plus de matières premières à exploiter, la science a presque disparu, les gens ont adopté un mode de vie semblable à celui du XIXème siècle. Les gens ont évidemment adopté de nouvelles valeurs, en partie basées sur le mépris à notre propre mode de surconsommation, de nouvelles règles de société, pour maintenir un nouvel équilibre. Le livre est écrit à la première personne, par quelqu'un qui se propose de nous raconter l'histoire d'un certain Julian Comstock, apparemment une figure historique de son époque la société de son époque: le narrateur s'attend régulièrement à ce que son lecteur connaisse divers évènements "publics" de la vie du dit-Julian. Mais évidemment, c'est un auteur du début du XXIème siècle qui écrit un livre qui sera lu principalement par des gens de la même époque: c'est en fait une bonne excuse pour se livrer à divers exercices de style qui permettront de deviner comment l'humanité a évolué, de sous-titrer les "évidences" d'après le narrateur qui feront lever un sourcil au lecteur du XXIème siècle, etc. C'est d'ailleurs un des buts de ce livre, qui est introduit par trois citations, celle-ci en tête: "Nous lisons le passé à la lueur du présent, et les formes varient quand les ombres s'allongent ou que le point de vue change." Ici, nous lirons donc une vision du futur à la lueur du présent, ou presque: ce roman est censé être une "libre adaptation" de la vie de l'empereur romain Julien, rendue là où je suis dans le livre je vois peu de points communs mais pourquoi pas. 

Le "jeu" est donc de décoder tout ce qui se dit, retrouver les concepts dont les noms ont changé, se demander comment fonctionne donc cette société bizarre et toute cette sorte de choses. A vue de nez, les Etats-Unis sont devenus une nation pseudo-hippie sous fond de théocratie et de classes sociales très marquées et imperméables avec candidat unique depuis 30 ans pour président, le tout avec une guerre constante contre les "mitteleuropéens" pour contrôler les accès entre les deux océans etc. Les gens sont très heureux ceci-dit, ne vous y trompez pas. Surtout, nous avons souvent droit à des apartés sur des sujets annexes que j'adore. Comme quand il est question de cette légende selon laquelle les hommes seraient un jour allés sur la Lune, alors que tout le monde sait bien que les quelques images qui restent de ça ne sont que des montages, ils avaient tout à fait la technologie pour ça à l'époque, tout le monde le sait... mais quand même pas de quoi voyager dans l'espace, allons. Ou encore ce moment où le narrateur, forcément lettré, enseigne à un compagnon de guerre la lecture et l'écriture, en commençant directement par la méthode syllabique, limite ces deux pages sont un cours d'apprentissage de la lecture... en tant que fille d'orthophoniste qui a parfois dû lutter contre des instituteurs qui voulaient la forcer à utiliser la méthode globale, alors que je lisais déjà très bien grâce à la syllabique, forcément ça me cause. Parfois même ces "petits plus" peuvent durer un chapitre entier, comme quand Julian explique à Adam, le narrateur, qu'il est plus probable qu'il n'existe pas de Dieu ou que le survivant d'une catastrophe peut remercier Dieu de l'avoir sauvé alors que les familles des victimes crieront leur colère à un Dieu qui leur a enlevé un père ou un fils prématurément, etc. Un peu plus loin dans ce chapitre, ils assistent à un office religieux dans la cathédrale de Montréal, où Adam a littéralement le coup de foudre pour une jolie blonde: comme j'aime bien lire rapidement les dernières pages d'un roman, je sais que cette femme sera réellement sa dulcinée. Un simili de bombe éclate près de la cathédrale, tout le monde panique, Adam perd connaissance et est séparé des autres, le quartier étant défiguré par l'explosion il ne trouve plus son chemin et décide de partir au nord puisque son camp (il est militaire) devrait se trouver par là... et au coin d'une rue il croise le même voile blanc qui l'avait subjugué dans la Cathédrale, il en profite donc pour se faire confirmer son chemin auprès de la gente dame, très méfiante jusqu'au bout. D'où un chapitre qui se termine par: "La rencontre avait été brève mais agréable, même dans ces circonstances extraordinaires, et en me hâtant vers le pont, malgré mon appréhension, les gouttes de sang qui me coulaient sur le visage et la fumée qui montait de la ville dans mon dos, j'ai remercié la Providence, ou le Destin, ou la Fortune, ou une autre de ces divinités païennes, de nous avoir mis en contact, [Machine] et moi." Commencer un chapitre par les contradictions de la Bible, une sorte de pladoyer classique de l'athée ou au moins de l'agnostique, pour le terminer par "la main du destin" typique de ce qu'un croyant, sachant comment ça va se finir, verrait comme l'action de Dieu, c'est pas magnifique?

Je me demande même si le style dans lequel le roman est écrit ne relève pas d'une certaine ironie. A savoir que, comme je l'ai dit, il s'agit d'une biographie écrite par quelqu'un qui a cotoyé le sujet de sa biographie. C'est un genre littéraire assez à la mode de nos jours, et la tendance classique est de parler presque plus de soi que du sujet de la biographie, surtout quand le lecteur commence à lire entre les lignes sur les sujets d'interrogation du "biographe", ses angles pour aborder telle partie de la vie du sujet etc.: ça suinte la psychanalyse de bas étage par tous les pores. Par exemple, mon frère m'a offert pour Noël la biographie, certes romancée, de Sergei Limonov écrite par Emmanuel Carrère et pour laquelle il a reçu le prix Renaudot... je dois confesser ne pas avoir pu aller jusqu'au bout tellement j'en avais marre de voir quelqu'un m'étaller son ego sous les yeux en prétextant parler d'un homme "exceptionnel", que ça soit un homme bon ou mauvais. Ici, le narrateur fait régulièrement des apartés pour dire qu'il s'excuse de parler autant de lui, ça n'est absolument pas son but mais uniquement des mises en contexte, et presque à chaque fois ça introduit un passage important sur la situation de la société ou du monde à ce moment-là. Parce que le narrateur décrira ce qui est pour lui une évidence et comment ça se déroule à tel endroit, pourquoi est-ce que les choses sont différentes par rapport à ce qu'il a connu dans son enfance, etc. : évidemment, nous autres lecteurs du début du XXIème siècle lisons ça en nous demandant si les Etats-Unis n'auraient pas viré à la dictature, par exemple. J'aime particulièrement l'aparté du début du chapitre 6: "J'ai commencé en disant que mon histoire parlerait de Julian Comstock et je n'ai pas l'intention de lui faire parler de moi à la place. Elle donne peut-être cette impression, mais il y a une raison à cela, au-delà des évidentes tentations de la vanité et de l'égocentrisme. (...)". Jusque là c'est l'aparté la plus ouvertement potentiellement ironique que j'aie pu lire dans ce roman, mais... ça n'est pas la seule.

Et voilà, j'adore ce côté "plusieurs niveaux de lecture", tout simplement. Un peu comme s'il y avait plusieurs livres en un. Si ça vous amuse, vous pouvez même essayer de deviner comment la civilisation a évolué en "Mitteleurope", un peu à la manière de 1984 d'Orwell (là par contre je pense que c'est volontaire). Evidemment Robert Charles Wilson a ses manies et ses livres suivent un peu tous le même schéma, mais j'adore le lire, notamment parce qu'il change souvent de technique littéraire d'un livre à l'autre: on finit par se douter de ce qui va se passer à la fin des fins, mais il reste à déterminer le "comment", et surtout on se laisse complètement hâper par son style. Je n'ai évidemment pas lu tous ses livres, Axis (suite de Spin) par exemple était de mémoire plus maladroit que Spin même s'il était dans le haut du panier de ce que j'ai pu lire récemment, mais pour le moment je ne saurais que trop conseiller de lire au moins ce Spin  et au moins les 200 premières pages de Julian!

(+ Se balader dans les allées de Gibert Joseph à la recherche d'un livre à lire, c'trop bien.)

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Édito

Les messages type "c'était mieux avant, pourquoi Gameblog ne devient pas Le Monde du jeu vidéo!" me tapant allégrement sur les nerfs depuis quelques temps, j'ai décidé d'ouvrir un blog 'portnawak. Histoire que les gens comprennent bien pourquoi ils n'aiment pas la "nouvelle" tournure de Gameblog, sa communauté, tout quoi. Vous êtes donc prévenus, ça va partir en vrille, sur tout et n'importe quoi... et rarement du jeu vidéo, en fait. Ca va peut-être(/sûrement!) vous saouler, mais au moins vous saurez pourquoi vous vous plaignez!

-La rédaction du présent blog décline toute responsabilité en cas d'abandon soudain du présent blog, ça fait partie des travers de sa direction. D'un autre côté, ça vous fera des vacances, priez donc pour que son emploi du temps devienne rapidement trop chargé!-

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