Pixel realms (visitez mon blog pixelrealms.fr )

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Par dulman Blog créé le 02/03/13 Mis à jour le 01/04/16 à 17h16

LES PALADINS DU JEU VIDEO AU SERVICE DE LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE VIDEOLUDIQUE
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Le jeu du hasard


Pour ce troisième jeu du hasard, on peut dire que je ne vous ménage pas , aucun blockbuster méga connu à l'horizon ou de grosse licence ayant marquée sa génération d'une pierre blanche.

Non messieurs dames car comme à l'habitude sur pixelrealms , le hasard des situations ou des trouvailles du moment m'amèneront encore une fois à surfer sur des situations instables aléatoires dangereuses et périlleuses pour le simple paladin que je suis ( bon ok j'en fais un peu beaucoup mais on m'a toujours dit qu'un peu de drama et de suspense c'était vendeur alors ...).

 

Petit topo donc de la situation :

Lors d'une de mes mémorables discussions avec un de mes amis( ex-gamer reconverti en professionnel de la pêche ,si si c'est possible  ), sur nos jeux nous ayant marqué dans notre jeunesse, ce filou pro Sega me cite diverses anthologies vidéoludiques segaiennes. Arrive alors le  moment fatidique de la discussion où on bifurque forcément sur le thème fatal du jeu qu'on a aimé mais dont , paradoxalement , tout le monde se fout.

Vous savez, le jeu dont on ose parler à personne de peur qu'on nous reprenne nos diplômes et notre droit d'exercer la profession de gamer à temps plein....

Mais si ...

Allez ...

On en a tous un vous savez ... ( voir plusieurs pour certains )

Moi c'est James bond junior mais je reviendrais sur ce pan de mon moi profond plus tard.

Et bien là, le gars me sort comme ça de but en blanc : " bah moi quand j'té jeune , je me suis bien amusé sur DJ Boy !!"

Minute de solitude de mon côté et retourne alors la seule question censée qui me vienne à l'esprit en de telles situations ....

"Mais keksé ton jeu boudiou ?! Jamais entendu parler ?"

Mon pote : " mais si tu sais , c'est un jeu comme Streets of rage avec un mec en roller , j'ai bien aimé à l'époque ! c'était bien mais pas top , regarde donc sur le net si tu me crois pas !

Moi avec un air dubitatif mélangé à de la curiosité pleine d'à priori et de méfiance ( avec un sourcil plus haut que l'autre ) : bah écoute , je vais le tester ton jeu et j'en ferais un article !

Et on verra si c'est vraiment aussi fun que ce qu'il le laisse entendre ... hin hin hin ..... Ouahaha  ha ha ha !!! (Rire sadique...)

Et donc, malgré la honte que tout gamer se doit de ressentir lors de la découverte d'un jeu qu'il ne connait pas ( bah oui on est censé tout savoir non ?) je lance pour la première fois  le soft et m'attends au pire ...

Nous voici donc au pied du mur ... Passons au vif du sujet .

 

Dj Boy a vu le jour en 1989 sur arcade et a eu le droit à une conversion l'année d'après sur Megadrive.

Ce soft fut édité par Sega et développé par Kaneko , entreprise ayant disparu de la surface de notre terre en 2006 après plusieurs titres qui n'auront pas marqué grand monde , la plupart étant vraiment moyen .

Parmi ceux-ci nous pourrons citer le série des Gals panic , blaze on (du shmup) , cyvern , sengeki striker (du shmup encore ) ou encore puzz Loop .

Je ne vais pas tous les faire mais la plupart sont passés aux oubliettes.

Pour autant, nous voici en face d'une de leurs oeuvres et malgré tout ce que je peux lire sur le jeu, je me dois de garder l'objectivité du testeur que je suis .

Continuons donc.

 

Une fois le jeu lancé, je me retrouve sur un écran titre simpliste , assez coloré et sans grande inspiration, mais soit. Je décide de lancer ma première partie tel l'enfant déballant son cadeau de Noël avec l'insouciance et la naïveté de penser que ce qu'il y a l'intérieur est forcément fabuleux .

 

Et mine de rien, dans l'euphorie de la première partie, ça n'a pas l'air si mal que ça ... Ah en fait on me souffle que ... Non.

Mais pourquoi tant de haine ?

Le pitch du jeu à l'air de tenir la route : l'histoire d'un jeune garçon fan de rap et de roller qui se fait enlever sa meuf !! C tendu !! Va y avoir de l'action !!

Ah... Mon souffleur me dit encore que non ... Ça a déjà été fait un milliard de fois dans les autres jeux et ça tiens autant la route qu'un motard lancé à pleine vitesse sur du verglas en pleine courbe.

Tant pis! Moi ça me va, je suis devenu gamer pour sauver la veuve et l'orphelin, et accessoirement le monde et les meufs des autres . Alors allons-y!

Par quoi commencer donc ... Je ne sais pas trop ...

Mais allons-y, lançons nous dans le debriefing du jeu.

DJ Boy n'est pas à proprement parler un bon jeu et je m'en vais vous détailler le fond de ma pensée. Pour autant tout n'est pas noir et l'on passe un bon moment en sa compagnie si on n'est pas trop exigeant, mais on n'y reviendra plus tard une fois arrivé à la fin.

Pour résumer un peu la situation à l'avance, le jeu possède une re-jouabilité limitée due à la platitude de sesmises en situation et le peu de variété dans son gameplay nous lassera rapidement. on passera donc vite à autre chose.

Commençons alors par la direction artistique du jeu qui, je dois le dire, n'est pas des plus inspirée.

Le héros n'a aucun charisme, la plupart des ennemis en font autant pour ne pas déteindre ( il ne manquerait plus qu'il fasse de l'ombre au héros... ), et au pire ils sont risibles à l'instar de la big mamma noire (Boss du premier niveau) où on se demande bien ce qu'elle fout là ! On reviendra plus tard sur son cas.

Les décors du jeu ne sont pas plus à l'honneur car la plupart sont peu aguicheurs, même pour l'époque .

 La plupart des sprites sont, en plus, repris dans de nombreuses situations au sein des niveaux pour combler le vide de l'arrière-plan et aucune âme ne ressort du mélange du tout. Ce qui nous met en face d'un ensemble pourtant homogène mais qui peine franchement à nous faire plonger dedans et à donner suffisamment d'identité au jeu pour avoir envie d'y revenir ultérieurement.

 

 

 

Deuxièmement, le gameplay :

Il faut savoir que la force d'un beat'em all , avant tout le reste, se doit d'être son gameplay .

Les persos jouables doivent avoir une panoplie de coups larges, variées et funs à jouer .

Puis, de façon complémentaire, les ennemis se doivent, eux, d'avoir des réactions associés pour créer une dynamique et de pousser le joueur à élaborer des stratégies d'attaques en corrélation avec les éléments sus nommés ( j'en prends pour exemple une référence du genre qui est double dragon 2 , voire Streets of rage, qui , pour moi, alliait justement à merveille tous ces points)

Et bien là, rien de tout çà, on sent clairement que les développeurs n'ont pas fait beaucoup d'efforts et ont seulement implémentés trois ou quatre coups différents aux persos qui, en plus, n'ont aucun « impact » ou de sensation de puissance quand on les effectue.

De plus, au bout de 5 minutes, on a compris qu'un seul devient réellement intéressant pour s'en sortir ( le coup de pied sauté ) et, à partir de là, on passe notre temps à sauter comme un cabris pour « réussir » à toucher les ennemis .

J'insiste sur le mot « réussir » car je pointe, au passage, un autre point gênant qui est la gestion des collisions catastrophiques. On passe notre temps à frapper dans le vent, on ne sait jamais vraiment si on touche l'ennemi ou si lui va nous toucher en premier. Il en résulte un beau bordel nous amenant à un point où on finit par marteler les touches sans trop savoir si on va réussir à faire quelque chose de notre héros sur roller.

Bref, vous l'aurez compris, ce jeu ne fait clairement pas partie des pépites de l'arcade de la fin des années 90 sauf si on est fan de série B mal fignolée. 

Pourtant, comme dit plus tôt, j'ai finalement passé un moment agréable car je savais un peu à quoi m'attendre et le parti pris kitch du jeu a pris le dessus pour me laisser un bon souvenir. Pas impérissable, mais juste un bon moment passé en sa compagnie malgré ses défauts. Comme un vieux film des années 80 qui aurait mal vieilli mais qu'on regarderait avec les yeux de l'enfance.

 

Je te remercie donc, ami pêcheur anciennement gamer, d'avoir déterré ce jeu qui t'a tant amusé durant l'enfance et t'a laissé, à toi aussi, un bon souvenir. Puisque vingt ans plus tard, tu étais encore en mesure de me parler de ce jeu avec la volonté inconsciente de donner envie à ton prochain d'essayer cette relique d'un temps révolu (et çà a plutôt bien fonctionné ^__^).

Ce qui prouve, au passage, que même un « mauvais » jeu peut laisser de bons souvenirs.

Tout dépend du contexte dans lequel on l'à découvert (ça sera l'occasion, un jour, de faire un débat sur ce qui fait qu'on apprécie un jeu, ou pas, malgré ses qualités ou ses défauts ^_^).

 

TRIVIAS :

Le jeu renferme tout de même une petite polémique qui mérite d'être cité.Car , à l'époque de sa sortie , certains passages du jeu furent pris à parti et traités de raciste malgré des arguments qui peuvent paraître léger aujourd'hui . Pour autant; ceux là étaient pris au sérieux en 1989.

L'objet du délit est représenté , principalement, par le personnage noir stéréotypé servant de boss du premier niveau qui a le bon goût de s'attaquer à notre héros avec ses flatulences . Les japonais ont essayé d"expliquer à leurs homologues américains que cette "big mamma" noire faisait partie intégrante du côté absurde du jeu mais rien n'y fait .

 

Pour éviter la polémique , le jeu fut finalement censuré et la "big mamma" devint blanche pour ne pas choquer la bonne pensée américaine.Le jeu fut donc finalement modifié lors de son portage sur Genesis pour modifier la couleur de peau du personnage . De plus, certaines de ses attaques furent purement retirées. 

Par hasard ou non , dans certaines scènes ultérieures du jeu ou l'on recroise ce personnage , on peut constater que la femme redevient noire. Quoi qu'il en soit , qu'elle soit noire ou blanche , cela n'empêche pas notre héros de lui botter le popotin ^_^.

 

 

Une "suite" fut aussi développé et porte le doux nom de B.Rap Boys. Sorti en 1992 , le jeu étoffa un peu le concept du précédent opus .

Il laisse alors le choix entre trois danseurs hip hop ( un blanc , un afro-américain et un latino) et propose d'aller casser du loubard dans un scénario simpliste comme on savait s'y bien les faire.Le jeu propose en plus , de façon étonnante, d'utiliser plusieurs "véhicules" à manier allant du vélo à une combinaison mécha °_° ...

Je n'en dirais pas plus sur cette séquelle oublié du grand public n'ayant pas plus marqué l'histoire du jeu vidéo que son "illustre" prédécesseur.

 

Merci à tous d'avoir lu ce test jusqu'au bout et j'espère vous revoir prochainement sur Pixelrealms pour de nouveaux articles pleins de souvenirs vidéoludiques passés ensemble.

 

Dulman.

 

Sources : http://www.defunctgames.com/expert/3/five-controversial-facts-about-dj-boy

                    http://en.wikipedia.org/wiki/DJ_Boy

                    http://www.arcade-museum.com/game_detail.php?game_id=7480

 

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Sociétés : 
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Commentaires

Édito

bonjour à tous !

voila 27 ans que cette passion pour le jeu vidéo me poursuit depuis que mes parents ont décidés un jour de m'acheter une NES.

Et voila 27 ans plus tard que je commence à écrire sur ce qui représente ,à mes yeux , le huitième art sur terre.

à travers ce blog , je partagerais avec vous  toutes mes expériences passées , présentes et futures mais aussi mes délires !

en espérant que ca vous plaise !

 RETROUVEZ VOUS MOI SUR PIXELREAMS.FR pour retrouver le reste de mes articles :-)

 

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