Mémoires d'un gamer

Par Pite Blog créé le 29/09/11 Mis à jour le 14/07/14 à 14h36

La passion et les humbles mémoires d'un gamer

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Mémoires

Les annexes ne sont pas des tests de jeux, mais uniquement des anecdotes, des souvenirs et des impressions.

Game & Watch

Pour plus d'information sur ces magnifiques jeux de notre enfance, je vous invite à vous rendre sur le site des Editions Pix'n Love et de vous procurer le tome 2 de l'Histoire de Nintendo pour un listing complet de tous les jeux sortis, des anecdotes sur la création du système Game & Watch et plein d'autres choses... En fait, achetez tous les tomes de l'Histoire de Nintendo...En fait, achetez tous les livres sur le site.

 

Amstrad CPC 464

 Voici une liste des jeux qui m'ont le plus marqué, et pas toujours pour de bonnes raisons. En effet, j'ai rarement vu la fin de ces jeux qui étaient, pour moi, d'une difficulté dantesque. Je ne sais pas si c'était mon jeune âge ou les jeux en eux-mêmes, mais même après plusieurs années à pratiquer, je suis toujours aussi ridicule en y retournant.

 

After Burner

Pur fun, voici les premiers mots qui me viennent à l'esprit lorsque je repense à ce jeu. J'étais loin d'être bon, mais la nervosité du gameplay et la vitesse du scrolling était tellement grisante que le game over n'avait que peu d'importance. De toute façon, si j'avais tenu assez longtemps pour voir la fin du jeu, je crois que mon petit corps d'enfant n'aurait pas supporté de recevoir tous ces G virtuels.

 

L'Arche du Capitaine Blood


Un petit mot sur ce jeu venu d'un autre monde. J'ai eu la joie de pouvoir jouer à cet ovni que certains considère comme l'un des premiers jeux vidéo onirique....mais pour un enfant de 8 ans, c'est incompréhensible. Je ne suis même pas sûr d'avoir réussi une seule fois à répondre correctement à un extraterrestre. Cependant, je relançais souvent le jeu pour le plaisir de l'interface, de cette petite main d'E.T. et de la conduite à travers les canyons en fil de fer.

 

Batman the Movie

J'ai joué à ce jeu en pleine effervescence autour du film Batman, un véritable phénomène. Des bonhommes chauves-souris apparaissaient dans tous les coins : en pin's, en badges, en BD, en chanson, en publicité... Et bien sûr en jeu vidéo. Pour l'anecdote, je suis complètement plongé dans la batmania de l'époque à tel point que le nom du réalisateur, Tim Burton, est resté gravé dans ma mémoire, ce qui m'a permis de découvrir ses films précédents et futurs et d'en faire un de mes réalisateurs cultes. Pour ce qui est du jeu, et bien comme beaucoup de jeu Amstrad, je ne l'ai jamais fini. Je crois bien n'avoir jamais passé le niveau de la batmobile, qui n'était que le second. Dans le meilleur des cas, elle explosait lamentablement à coté de l'entrée de la batcave, après avoir raté le virage pour y accéder (sigh).

 

Barbarian

Surement le premier jeu vraiment gore que j'ai pratiqué. Je passais mon temps à faire tournoyer le personnage pour trancher la tête de l'adversaire pour le simple plaisir de la voir roulé par terre puis balayé du pied par le goblin ramasse-cadavre. Seulement, ce coup spécial vous laissant complètement sans défense et étant très lent, c'est souvent ma tête qui se retrouvait au sol.

 

Commando

Souvenir important que ce jeu car c'est un des premiers jeux dont Mr T.C. (cf L'éveil) nous avait fait la démonstration avant que mon père ne fasse l'acquisition de l'Amstrad. Je me suis donc empressé de lancer le jeu dès que j'en ai eu l'acquisition, de savourer sa musique si entrainante (et qui reste dans la tête même après plusieurs années) et... de mourir, mourir...et encore mourir. C'est beau la souffrance. Ca vous forge un homme...il paraît.

 

Donkey Kong

Le seul jeu de la liste dont j'ai vu la fin. En même temps, avec seulement 4 niveaux et un seul tableau par niveau, c'est déjà plus facile à gérer. Par contre, ce n'est que bien plus tard que j'appris l'importance de ce jeu dans le monde du jeu vidéo et qu'en fait j'étais entrain de contrôler Mario dans sa première apparition vidéoludique.

 

Fruity Frank

Un autre jeu où je pouvais tenir plus de 2 secondes. C'est peut être pour ça que je m'en souviens et que je le mets dans cette liste. Je me rappelle également m'être faite la même réflexion aujourd'hui qu'à l'époque: j'espère que le lead designer des monstres a arrêté la drogue.

 

Ghostbusters

Un autre jeu à licence, et quelle licence. Nous voici en présence d'un jeu tiré de mon film culte : S.O.S Fantômes (Ghostbusters pour les intimes). Ce film m'a véritablement marqué. Tout d'abord, pour les cauchemars que j'en ai faits étant petit. Bon, j'étais très émotif à l'époque. Pour tout dire, j'ai même fait des cauchemars d'E.T. (cette scène dans les épis de maïs, grrrr). Mais il faut croire que cette peur avait un effet attractif, parce que depuis je ne me lasse pas de le voir et revoir. Alors quand on nous propose de continuer l'aventure en jeu vidéo, que de bonheur. Et tout commence très bien avec  une version karaoké de la chanson du film. Puis, c'est le drame. Je n'ai jamais réussi à capturer un seul fantôme. Mais ca ne m'empêchait pas de relancer de temps en temps le jeu, rien que pour la chanson en version Amstrad.

 

Pac-mania

Souvenir particulièrement amusant lié à ce jeu, car c'est la première fois que je voyais ma mère jouer à un jeu vidéo... et en devenir accro. Elle adorait dirigé notre petite boule jaune préférée, même si je lui donnais quelques conseils pour s'en sortir. Et je me suis rendu compte plus tard que ce n'était que les prémices de son engouement pour certains jeux. J'aurais l'occasion d'aborder ce sujet dans de futurs articles.

 

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Mémoires

Avoir 30 ans pour beaucoup, c'est enfin devenir un véritable adulte responsable. Pour d'autres, c'est le moment où la nostalgie de ses vingt ans surgit tel un diable hors de sa boite, quitte à vous faire maudire votre trentième anniversaire. Pour ma part, après avoir entendu à plusieurs reprises la fameuse phrase Alors ? Pas trop dur de passer la trentaine ?... Non ? Boarf, tu verras, c'est à 31 ans que tu réalises j'ai surtout eu envie de me replonger dans mes souvenirs, de voir ce qui a perduré au cours de ses années. Et bien sur, les jeux vidéo en font partie. Souvenirs....

Premier contact

Après un rapide calcul, vous aurez surement compris que je suis née au début des années 80 (1981 pour être plus précis). A cette période, et malgré le fameux krach de 1983, le jeu vidéo allait commencer à s'implanter de plus en plus dans les foyers par le biais de consoles devenues cultes depuis. Mais, nous y reviendrons plus tard parce que mes premiers souvenirs qui chatouillent ma mémoire de gamer se passent plutôt du côté des Game & Watch.

Et oui, comme beaucoup issue de ma génération, le premier contact avec ce monde merveilleux qu'est le jeu vidéo se fit via ces célèbres jeux électroniques de poches. Entre 6 et 8 ans, je me souviens de la magie que dégageaient ces bip sonores et ces personnages à  trois étapes d'animations. Mais aussi de l'attente pour pouvoir jouer rien qu'une petite partie avec un de ces jeux que possédaient certains de mes camarades de l'époque. Des jeux tel que Bomb Sweeper ou Zelda (et oui déjà). Pourquoi une telle ferveur dans ces moments la ? Et bien déjà parce que ce n'était pas si répandu d'avoir un Game & Watch officiel, estampillé Nintendo. C'est que ces petits jouets pouvaient couter de 220 Fr pour les versions à un écran (env. 45€ de nos jours) à 320 Fr pour les versions à double écrans (env. 70€), une sacrée somme tout de même pour les parents. Ensuite, l'autorité parentale avait peur que ces jeux nous  abrutissent, à rester scotché pendant des heures sur ces petits écrans, avec nos yeux plein d'innocence. Heureusement, j'ai quand même pu goûter à ces petites machines par le biais d'ersatz qui était bien moins couteux et moins intéressant, mais  à l'époque nous ne faisions même pas la différence. Après tout, les récréations restaient rythmées au bruit des billes et des batailles de cartes Panini (les Crados...souvenirs).  La folie du jeu vidéo ne m'avait pas atteinte et ma fidélité d'enfant revenait encore à mes G.I. Joe, Mask, Tortues Ninja et autres Chevaliers du Zodiaque.

C'est quoi ce gros truc noir dans le salon ?

Toujours durant la même période, un curieux appareil vient faire son apparition dans de nombreuses familles, y compris la mienne. Tout se passa lors d'une sombre nuit d'orage. Il faisait froid, j'avais faim... Bon, d'accord, je dramatise un peu trop, mais un peu de suspense ne fait jamais de mal. Et puis, la sombre nuit était bien au rendez vous, je vous l'assure. Aux alentours de mes 7-8 ans, mon père ramena donc ce fameux soir un objet qui m'éveillera aux jeux vidéo. Massif, noir, doté d'un clavier et d'un écran, il était là, trônant sur la table de la salle à manger : l'Amstrad CPC 464

C'était Noël avant l'heure. Mais avant de continuer, il me faut d'abord revenir sur son acquisition. Je suis sûr que, comme moi,  un des meilleurs moyens, étant enfant,  de découvrir de nouveaux jouets et/ou jeux était les après midi passées chez les amis. Et encore plus si leurs parents avaient des salaires confortables. Un de ces amis, qui était en fait le frère ainé d'une amie de mon frère (tout le monde suit ?) et que nous nommerons Mr T.C., possédait une chambre incroyable. Une surface rectangulaire immense dans laquelle pouvait tenir un plateau sur lequel se trouvait un paysage de maquette, traversé par une miniature de chemin de fer et dont toute la structure pouvait être hissé jusqu'au plafond pour dégager l'espace. Sur des étagères se trouvaient des livres dont vous êtes le héros et des jeux de rôles tels que Call of Cthulhu ainsi que leurs figurines associées, peintes à la main. Cette chambre a marqué mon esprit, surtout pour un petit garçon qui, lui, devait la partager avec son frère ainé. Et dans la pièce en face de cette chambre se trouvait celle des parents, avec un meuble sur lequel était posé un Amstrad CPC 464 et une imposante imprimante. C'est la, devant ce petit bureau, que Mr T.C. nous montra à mon frère et moi-même les jeux de l'Amstrad. Et forcément, nous en avons parlé à nos parents. Alors, quand la famille de Mr T.C. a décidé de faire l'acquisition du modèle supérieur, l'Amstrad CPC 6128, mon père proposa de racheter l'ancien. Et voila comment cette machine qui faisait rêver chez le voisin est arrivé chez nous, pour ma plus grande joie.

Chargement....

Si la jeunesse est souvent synonyme d'impatience, je pense que beaucoup d'enfants de ma génération ont appris les vertus de la patience grâce à l'Amstrad et ses jeux sur cassettes audio.

Le lancement d'un jeu prenait un temps devenu inimaginable de nos jours. Vous pouviez compter 30min pour espérer pouvoir jouer...quand le chargement ne s'arrêtait pas tout simplement à 10 secondes de la fin. Il fallait donc toujours prévoir, sur les 2h de jeu accordé par les parents, au moins une heure d'installation. Heureusement après quelques mois à essuyer les caprices de ce lecteur cassette (et le son durant la lecture, raaaah ...), nous avons fait l'acquisition d'un lecteur  de disquettes qui, en plus de facilité le chargement, a permis de récupérer des jeux par le biais de Mr T.C. Et là, j'ai enfin pu goûter aux joies des jeux vidéo sans restriction...mis à part celles de mes parents, bien sûr.

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Édito

Un blog…...qui aurait cru qu'’un jour, je créerais un …blog. Surement pas moi. Et pourtant, me voila en train d’'en écrire l'’éditorial. Mais ne palabrons pas pendant des heures pour ne rien dire (ce qui est un peu le cas pour le moment). Cette tribune me permet surtout de mettre en avant l'objectif de ce blog : les mémoires d’un gamer. Le but n'’est pas la mise en avant de ma personne mais celle de sensations, d'’émotions et de souvenirs, tous liés à la passion qui nous réunit sur ce site et qui feront, je l'espère, écho chez d'autres joueurs de ma génération. Have fun !!

 

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