Le Blog de Parker

Catégorie : Cinéma

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Paxton et Josh, deux étudiant américains décident de parcourir l'Europe pour y faire la fête, durant leurs voyages il feront la rencontre d'Oli, jeune islandais partageant la même envie de s'amuser. Leur voyage les aménera en Slovaquie pour y trouver une résidence pleine de filles, belles et faciles. Tout semble parfait jusqu'au moment où Oli disparait...

Eli Roth n'est pas un mauvais réalisateur, il a déjà pu nous montrer son talent dans le très bon Cabin Fever. Hostel est donc bien fait, bien filmé malgré certains choix douteux et possédant une assez bonne ambiance. Roth nous présente une slovaquie assez malsaine, gangréné par le crime et l'appat du gain. Tout semble louche une fois que nos héros pénétrent dans cette ville. Il n'y a rien à dire sur le jeu d'acteur, pas parfait mais assez bon pour que cela ne gêne pas. 

Le problème du film n'étant pas la forme, qui reste correct mais le fond qui lui est assez pauvre.

 

Commençons tout d'abord par le "scénario". Qu'un groupe de jeune parte en vacances s'éclater,ok. Qu'il décide d'aller coucher avec tout ce qui bouge, pas de souci. Qu'il décide d'aller faire la fête un soir et que comme par hasard un jeune fumant au troisiéme étage d'un immeuble les voit et décide de les inviter chez eux...déjà c'est louche. Ensuite que le dit jeune homme parle aux héros d'une soi-disante maison où ils pourront faire la fête avec des femmes couchant avec tout ce qui bouge même si t'es un gros sac....c'est plus que douteux en plus de présenter une image peu reluisante de la femme.

Mais qu'ils tombent sur cette maison où ils ne vont donc  trouver que des filles, toutes belles et en plus voulante toute coucher avec le trio..ça bloque. J'ai voulu outrepasser tout ça mais déjà à ce moment du film, alors que la "boucherie" n'a pas commencé, je voulais stopper.

Que le film ne soit pas crédible, c'est une chose et on peut s'en foutre. Mais cette accumulation de circonstances, de rencontres fortuites pas si fortuites, de gens louches casse toute immersion. Et encore je ne parle pas de la fameuse rencontre,dans le fameux wagon avec une certaine personne que l'on devine encore une fois très louche.

 

 

Les fils de la narration sont beaucoup trop gros, beaucoup trop prévisible. On devine le film au bout de 5 minutes. Aucun enjeu dramatique vu qu'Eli Roth les cassera un par un. Que ce soit l'homosexualité non avoué d'un des héros, des peurs d'un autre ou du passé louche du dernier, Roth n'en gardera aucun. Il se permettra même un message assez douteux sur le fait d'être homosexuel, à savoir qu'il vous suffit de coucher avec une fille pour redevenir hétérosexuel...bref ! 

 

Eli Roth prend le temps pourtant de poser ses personnages. Le film met du temps avant de tomber dans sa partie "gore". Ainsi il n'y a aucun attachement pour les héros, on ne fait que regarder sans compatir ou souffrir avec eux.

 

 

Mais passons au coeur du métrage. 

C'est à plus de la moitié du film que le rythme s'accélére. les disparitions s'enchainent, un des héros enquêtent, l'ambiance commence à devenir poisseuse. Et tout retombe. Hostel basculant ensuite dans le torture-porn de bas étage. Encore une fois, l'enjeu narratif passe aux oubliettes pour laisser place à de la violence. Gore qui malgré la présence de Nicotero aux FX, peine à surprendre.

Les explications aux sévices seront vaguement expliqués, les motivations à peine esquissés. 

De plus, certains plans font plus penser à du cinéma comique qu'à un film d'horreur. Je pense à cette tête sortant de la porte ou alors de cette homme glissant sur une boule de torture faisant ainsi tomber sa tronçonneuse qui le sectionnera. Sur le papier cela ne semble pas choquant mais en film cela fait doucement sourire.

 

 

Au final, Hostel n'est pas un bon film, ni mauvais non plus mais n'arrivant jamais à décoller et cassant tout effet dramatique, scénarisitque du métrage. 

J'attends toujours un film de ce genre me permettant de casser cette image de film à la violence sans but. Il est certain que dans ce film, Roth donne un sens à son gore mais malheureusement n'arrive pas à aborder ce qui aurait rendu le film beaucoup plus intéressant, la condition humaine, son côté bestial etc..

 

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Aujourd'hui je vais vous parler de deux excellents films réalisés par Chrisohper Smith qui encore une fois n'ont pas la chance de bénéficier d'une couverture pub/marketing aussi importante qu'un Transformer (...)

Petit historique du réalisateur pour situer le personnage. Réalisateur et scénariste britannique, Smith commencera sa carriére par deux courts métrages,The 10000th Day et The Day Grandad went blind. Il se fera surtout remarquer lors de la sortie de son premier long métrage, Creep ( 2004 ). Film d'horreur teinté de survival mettant en scène une jeune femme se trouvant poursuivi par une étrange créature dans le métro Anglais. Son premier film, à défaut d'être un véritble chef d'oeuvre fut à l'époque un bon divertissement avec quelques bons moments de flippes.

Deuxième et déjà plus connu long métrage, Severance (2006 ). Véritable petite pépite corrosive, Smith nous narre l'histoire d'employés d'un grand marchand d'armes qui lors d'une sortie de groupe vont se retrouver pourchasser par d'anciens soldats de l'Est. Bénéficiant d'une véritable ambiance survival tout en gardant un certain humour pendant le film, Smith assoit son originalité par le biais de son second film.

2009, arrive Triangle, montrant aux spectateurs que Smith n'a pas finit de nous surprendre...

Après avoir emmené son fils ( autiste ) à l'école pour le week-end, Jess se prépare à rejoindre ses amis pour partir en bateau quelques jours. Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce qu'une énorme tempête se forme en face du bateau et qu'une énorme vague emporte le navire...

Je ne vais pas développer plus, la critique sera d'ailleurs assez courte car je ne peux, je ne dois pas révéler l'intrigue. Tout le film repose sur celle-ci. Véritable tour de force de réalisation et d'ambiance, Triangle se pose comme une nouvelle référence. Porté par un jeu d'acteur excellent ( Melissa George réellement traumatisante de faiblesse et de faille...) ainsi qu'une bande son en total accord avec le film. Si vous avez aimé l'univers torturé d'un Jaccob's Ladder, Triangle vous parlera. Avant que l'on me saute dessus pour me dire que ce n'est pas la même chose etc... Je parle d'un point de vue filmique.

Christopher Smith parvient et ce dès les premières minutes à rendre le spectateur perplexe, quelque chose cloche, l'héroïne semble se poser les mêmes questions, Smith parvient à faire monter la tension en à peine 1/4 dh'eure. Puis le film reprend un rythme normal, les personnages se posent, les sous intrigues aussi tel que la petite histoire d'amour entre l'héroïne et le pilote du bateau puis arrive la tempête...et là tout peut commencer...

Triangle est de ces films qui paument le spectateur, hérmétique au premier abord tout en laissant au fur et à mesure les clés de compréhension de l'ouvrage. 

Cette critique peut paraître courte mais il est préférable de ne pas en dévoiler plus. Achetez, regardez voila les seuls conseils que je peux vous donner. Vous aimerez, c'est sur...

Autre critique, même réalisateur, Black Death

Ne vous fiez pas aux pochettes tout simplement immondes du film faisant plus penser à un vieux DTV fantasy avec de sombres acteurs inconnus. Black Death est tout autre, Black Death est profond, grand et certainement culte.

Alors que la peste fait rage en Angleterre, Osmund, jeune moine en plein questionnement de foi va se retrouver amené à devoir diriger un groupe de chevalier mené par Ulric ( Sean Bean ) pour retrouver un village qui aurait échappé à la peste...

Christopher Smith nous montre encore une fois son talent pour frapper là où ne l'attend pas. Changeant complétement de registre, après avoir faire de l'horreur, du survival psychologique, nous le retrouvons dans le film de "chevalier". Et encore, résumer ce film ainsi pourrait être interprété comme une insulte. Encore une fois, Smith nous montre son talent de réalisateur et de conteur dans ce film. Il arrive et avec brio à nous plonger dans cette Angleterre en période de peste, parvenant à nous faire ressentir cette ambiance de crasse, de maladie et de mort dans chacun de ses décors.

 

Bénéficiant d'un excellent casting, Osmund prêtre en plein questionnement, habitué à sa vie de moine, devant faire face aux croyances "exterieures". Sean Bean en chevalier de la foi ou ses acolytes tous plus fous les uns que les autres.

Smith ne tombera jamais dans le cliché, on ne sera jamais dans un film d'heroic-fantasy, pas de combats ultra stylisés ou de ralentis de la mort pour montrer une épée coupant une tête. Tout est fait dans une optique réaliste, les joutes sont fatigantes, et la victoire ne s'obtenant jamais "gratuitement".

Aborder le thême de la religion dans un film n'est pas simple, toujours un peu hasardeux, la majorité tombe facilement dans soit soit une affirmation de la présence de Dieu ou alors sa négation totale. La véritable force des films de Smith est le questionnement qu'il suscite après visionnement. En abordant le thême de la religion mais plus globalement des croyances, Il arrive à nous faire réfléchir sur nos croyances.

Il en va de même que pour Triangle, pour ceux n'ayant pas eu la chance d'avoir vu le film, je n'en devoilerai pas plus. Et pourtant il y en aurait des choses à dire...que ce soit sur la religion, les doutes, les rapports humains ainsi que la différenciation entre "secte" et "culte".

Je ne peux que vous conseiller de vous procurer ces deux films radicalement opposés mais tout aussi fort dans le message qu'il délivre.

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Je ressors mon tout premier article...ça me permet de voir l'évolution et de vous infliger un article de plus à lire...ou pas ! 

Pour mon premier article, j'ai décidé de ne pas chroniquer l'habituel film de zombie. Même si ce sont des films de référence à mes yeux, j'ai préféré me tourner vers une des oeuvres que l'on a longtemps considéré comme mineure dans la filmographie du maître.

Avant de commencer je vais rappeler pour le peu de personnes qui ne savent pas encore qui est Romero, ce que ce monsieur a fait. 

Petite liste de films ( les "gros" films de Romero) : 

1968 : The Night of the living dead ( l'oeuvre de référence ! mais j'en ferai une analyse ) 

1972 : Season of the Witch ou Hungry wives

1973 : The Crazies ou la nuit des fous vivants (sic...)

1977 : Martin ( Chef d'oeuvre absolu )

1978 : Zombie ( autre film de reference ! un des meilleurs film de zombie ! ) 

 

Je m'arrête à Zombie car je pense que tout le monde voit maintenant qui est Romero.

Revenons à notre film ! 

Le synopsis : 

Joan Mitchell , est une femme somme toute assez classique, elle correspond au cliché classique de la famille americaine : Un mari et une fille. A priori rien de bien particulier, hormis les étranges rêves que fait Joan la nuit...   Lors de ces rêves, Joan se voit victime de tortures psychologiques et physiques. Son destin changera lors d'une soirée où elle fera la rencontre d'une "sorcière"...

Je ne reviendrai  pas sur l'histoire en elle même, car je préfère laisser le plaisir de la découverte, je ne reviendrai donc pas sur les scènes mais plutot sur l'idée et le message que véhicule tout le film. Bon ok je vais quand même devoir faire référence à certaines scènes...

Le message du film est clairement montré dés la première scène : Le rêve                                 Dans ce rêve, Joan est accompagnée de son mari, elle est derrière lui, le suit dans une sorte de bois. Cette scène suffit à résumer la situation de Joan au sein du couple et par là même résumer l'aliénation de la femme dans les années 70. Attention quand je dis femme je parle de la femme au foyer, celle qui est restée prisonnière dans cette emprise maritale/paternelle. En effet dans ce rêve, Joan se verra mutilée par les branches que lui envoie son mari lors de leur ballade, ou alors elle le suivra pendant qu'il lit son journal, tentant de lui donner son petit déjeuner...

L'oeuvre de Romero suit un schéma assez simple, annonce du probléme, solutions(s) possible, et resolution. Malgré ce déroulement assez classqiue, cela n'empêche pas le film de posseder une force et de délivrer son message avec brio. 

C'est lors d'une soirée ( ou plutot le rendez-vous des femmes dans le salon pour boire un thé ) que Joan entrera pour la premiére fois en contact avec la sorcellerie. De ce moment, decoulera une fascination de la part de Joan envers la sorcellerie. Aboutissant à la volonté d'en devenir une.

Joan se verra donc suivre un apprentissage assez long et fastidieux pour devenir une sorcière et c'est lors d'un dernier rite qu'elle se verra accéder a ce titre.

C'est pour ça que j'aime les films de Romero, il y a toujours plusieurs niveaux de lectures. Le film peut etre prit de diverses manières.

Prenons le tout d'abord comme un film fantastique : Joan veut devenir une sorcière et suit toutes les étapes pour en devenir une. Le film suit parfaitement ce schéma tant scénaristiquement que visuellement. L'ambiance devient de plus en plus mystique, les plans sont de plus en plus obscures et d'etranges visions font leur apparition. Si le film est prit tel quel, cela n'en fait qu'un simple film de sorcière et dans ce cas là autant retourner voir le mythique Suspiria d'Argento ! 

Mais si le film n'était que l'allégorie de l'aliénation de Joan ? Prenons le film dans ce sens...         Tout le film peut être vu comme l'avancée psychologique de Joan, son questionnement sur sa situation. Le rêve peut être vu comme la prise de conscience, la sorcellerie comme l'initiation à l'indépendance, la liberté. Joan se remet en question durant tout le film et tout ce que l'on croyait être des visions mystiques ne sont que les difficultés que rencontrent l'héroine à changer de vie. Les plans dans la maison ne sont que la représentation de la psyché de Joan. Son mari n'est au fur et a mesure plus vu comme un"mari" mais comme un agresseur, la maison est la prison de Joan. En découlera ce final ou Joan brisera complètement ses chaines en "tuant" celui qui l'empêche d'être réellement...son mari.

Pour conclure, Season of the Witch est au même titre que le sera Martin un peu plus tard, un film engagé, qui par le biais d'une situation banale tournant vers le fantastique traite d'un sujet important et fondamental, la condition féminine. Romero nous montre encore une fois que le film d'horreur/fantastique n'est pas là que pour montrer du Gore ou faire peur mais avant tout pour véhiculer un message sur notre propre condition.

Je n'ai pas trop développé le sujet sur la manière de filmer, j'ai voulu me concentrer surtout sur le personnage principal. Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire sinon. 

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Un petit Lovecraft pour finir le week-end ? 

Rares sont les films à avoir bien retranscris l'univers de H.P Lovecraft, souvent trop brouillon, privilégiant l'aspect purement horrifique ou alors bénéficiant d'un scénario ne respectant pas l'univers de l'auteur. Un des plus réussis restant "Dagon" de Stuart Gordon, l'univers là mais le film est plombé par un choix d'acteurs incompréhensible, des héros aussi charismatique qu'un barreau de chaise et un jeu d'acteur simplement ignoble, cassant toute l'ambiance du film. On se souviendra aussi de Call of cthulhu de 2008, film n'ayant de lien avec Lovecraft que par son nom et quelques références au sein du film. Pas de rythme, acteur moyen et réalisation anonyme rendent le film plus que dispensable. On se consolera avec l'adaptation "libre" de Carpenter et son "In the mouth of madness", véritable hommage à l'univers de Lovecraft.

La Herencia Valdemar est il LE nouveau film de référence sur l'univers de Lovecraft  ? Et bah....lisez la suite.

La Herencia Valdemar est donc un film réalisé par José Luis Alemàn, qui, n'a pas réalisé grand chose avant ça. Quelques épisodes de séries télés et...c'est à peu prés tout. 

Luisa Llorente, experte en biens immobiliers, disparait mystérieusement aprés avoir été engagée pour expertiser une mystérieuse maison, la Lazare Valdemar. Quelques jours plus tard, son patron engage Nicolas Tramel, détéctive privé pour partir à sa recherche. Nicolas durant sont enquête devra faire face au passé de la maison pour comprendre ce qu'il est advenu à Luisa.

Petite précision avant de continuer cette critique, ce film est scindé en deux parties. Le Herencia Valdemar est la première partie, le second opus se nommant La sombra prohibida. Je ferais une chronique du deuxième opus plus tard.

Le concept de film en deux parties et un bon point pour l'univers de Lovecraft, cela permet une bonne mise en place de l'univers ainsi que des personnages principaux. Les lecteurs de Lovecraft le savent, son univers n'est pas propice au 'jump-scare" mais plutôt à la mise en place d'une ambiance dérangeante et malsaine. Les oeuvres de Lovecraft jouant avant tout sur la dégradation de l'esprit humain et de sa lente descente dans la folie.

 

Commençons par les points positifs. D'un point de vue purement technique, le film est bien réalisé, l'image est propre et la photo est vraiment bonne. On sent que le film dispose d'un budget assez confortable. Cela se sent sur la richesse des décors. L'Espagne durant la période se déroulant dans le passé est trés bien retranscrite. Les acteurs se démmerdent bien sans être exceptionnels pour autant. 

De ce gros budget découle un certain anonymat dans la réalisation, tout est bien cadré, trop bien cadré même. On ne resent pas d'âme dans la mise en scène. Vous me direz, cela permet de se concentrer sur le film et cela un evite un réalisateur trop ambitieux voulant foutre des plans genre "je suis un jeune réal' alors je vais faire des trucs trop ambitieux et pas lisible du tout ! " 

La bande son est quant à elle trés classique, peut être même un peu trop. On ne retiendra aucune musique du film. Elles sont là pour servir un moment mais ne se prête pas à une écoute hors-film.

 

Le film nous conte donc par le biais de Nicolas, la légende du couple ayant vécu dans cette maison. Après avoir été accusé de "tromperie" alors qu'il pratiquait des séances de spiritisme Lazaro Valdemar se verra emprisonné et ainsi séparé de sa femme Leonor. Il fera la rencontre durant son séjour en prison du sieur Aleister Crowley, personnage cherchant à faire disculper Lazaro par tous les moyens. Pourquoi ? Vous le découvrirez en regardant le film...

Le long métrage se laisse suivre sans déplaisir, on s'attache au couple Lazaro/Leonor tout en suivant avec intérêt la présence d'Aleister. Le film basculera souvent de genre, le début s'affilie aux films de fatômes et de maisons hantés alors que la suite se transforme en drame avec en toile de fond l'univers de Cthulhu et sa magie noire.

On arrive à ce qui est un défaut et une qualité, le rythme. De par le choix de film à "suite", le réalisateur se permet une mise en place des personnages et de enjeux plus étendus. Ainsi Alesiter apparait assez tardivement et l'on est tenté de se demander à un moment si l'on ne regarde pas un simple drame. Pourtant ce choix permet de ne pas trop presser l'intrigue, de laissez l'univers vous emporter graduellement. Pourtant il aurait peut être été plus judicieux de raccourcir le format du film et préférer ainsi un métrage plus court, tout en gardant le format en deux parties.

Au final, cette première partie donne clairement envie de voir la suite. Le film reste assez intriguant pour donner envie de continuer. Il sera plus judicieux ( pourtant ce n'est pas ce que je fais...hum ) de juger l'oeuvre sur ses deux parties. Permettant ainsi une vue d'ensemble et constater l'emboitement des deux parties. 

Plongez tout de même dans l'univers ne serait-ce que pour une petite dose de Lovecraft en long métrage. Pour le coup cela est fait de manière respectueuse et cela se ressent.

Je me permets de faire une digression pour aborder l'univers de monsieur Lovecraft. Il est pour moi un des rares auteurs se pretant plus facilement à l'univers du jeu plutôt quà celui de film. Son univers reposant avant tout sur l'esprit humain, aspect difficilement transposable en film. Le média du jeu permet l'implication direct du joueur, il suffit de voir Amnesia ou encore le trop sous-estimé Dark corner of the Earth qui réussisse par leurs effets et ambiance à retranscrire la folie grandissante du héros. Darkness Within, autre jeu, permettait aussi cela par le biais du point and click. Une différence importante étant aussi la capacité à mettre en place l'univers, chose plus facilement faisable par le jeu vidéo. Les concepteurs ayant tout leurs temps pour y arriver.

 

 

 

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Pour le coup je ne vais pas parler d'un film d'horreur. On va changer un peu et aborder une sorte de thriller social ou alors de film sur les salons discussions sur le net, c'est sur que dit de cette manière ça donne pas trop envie...

Film sorti en 2010 et réalisé par Mr Hideo Nakata, responsable entre autres de The ring ou encore Dark Water. Des films d'horreur japonnais prenant un lieu commun ou un objet de tous les jours pour vous faire peur. Tout le monde connait The Ring je pense...Le film où une cassette tue les gens qui la regarde. Je suis pas vraiment fan des films d'horreurs japonnais, la plupart du temps c'est à peu près la même chose. Toujours le même départ, un objet maudit, des gens qui meurent. Notre héros ou héroïne n'a que quelques jours avant de mourir car il ou elle a été maudit/e, il ou elle réussit à s'en sortir en apprenant que le méchant est le fantôme d'un gosse à qui on a volé son goûter quand il était petit alors maintenant il fait payer tout le monde en tuant.

Au delà de ma longue phrase juste au dessus, je tenais juste à signaler que je ne suis pas fan de ce que fait Nakata en règle générale.

Bon, abordons de suite l'histoire pour que tout soit clair dans vos esprits. William est un tout jeune ado de 17 ans, il décide un jour de créer un forum de discussion sur internet regroupant les jeunes de sa ville. Il est rejoint dans ce groupe par 4 personnes, Eva, Emily, Mo et Jim. William apparaît très vite comme un leader voulant pousser ses compagnons à prendre des décisions pour s'affranchir de leurs problèmes. Ce que les autres ne voient pas c'est que William est un ado mal dans sa peau voulant influencer son groupe jusqu'à la mort.

 

Le film va donc tenter d'aborder des questions tels que l'importance des forums de discussion et de leur impact sur nos vie. On pourra voir aussi la dangerosité de ces forums et les débordements que cela implique. Le film abordera tout cela par le biais de ce groupe, composé de jeunes tous plus ou moins perdus. Mo est un jeune homme amoureux de la soeur de son meilleur ami, le problème étant que la soeur n'a que 11 ans. Il y a aussi Emily cherchant à tout prix l'insertion sociale ou encore Jim, associable depuis que son père l'a abandonné quand il était jeune dans un zoo.

On aborde donc la question d'internet et de ses dérives par le biais de jeunes exclus. Chacun préférant leur vie "virtuelle" plutôt que la vraie.

 

Abordons tout d'abord l'aspect visuel du film. Il y a un réel effort de fait pour mettre en place tout cet univers de forum. les forums sont représentés par des chambres dans un immeuble, chaque chambre menant dans un forum différent. L'immeuble et les chambres sont très colorées pour donner un aspect virtuel au tout. Il en est de même pour les personnages. Tout est fait pour les rendre en quelque sorte "beau" dans le monde virtuel, cela renforce l'idée que sur internet nous pouvons être ce que nous voulons. On le remarque surtout lors des scènes dans le monde réel, tout est gris et les couleurs ressortent beaucoup moins.

 

Parler d'internet est une chose assez difficile, il est très facile de vite tomber dans le cliché et ne montrer que l'aspect négatif de la chose. On note une volonté durant une bonne partie du film de nous montrer l'aspect social de ces forums, on rencontre des gens qui partagent nos idées etc...Mais on voit aussi le coté négatif de la chose, on se fait passer pour ce que l'on veut, l'idée du vieux monsieur voulant rencontrer des jeunes filles. Il y a aussi cet enfant coincé dans un forum, entouré d'adultes qui hurlent sur le jeune. L'idée est de nous montrer ces jeunes entrant dans des forums alors qu'ils n'ont pas l'age et devant faire face de véritables agressions verbales.

Je pense que tout le monde a saisi le concept.

[email protected] va donc nous montrer par le biais de William, gourou en puissance, toute la manipulation qu'il fera pour tuer socialement ou réellement ses compagnons. On entre donc dans le coeur du débat sur les forums. Ces gens qui à cause d'une faiblesse psychologique ou étant fragile à ce moment, se font manipuler par ces gens se sentant tout puissant derrière l'écran. 

 

Il est donc question de l'influence que l'on peut avoir par le biais d'internet, l'impact de nos propos. Il est difficile de se rendre compte des mots sur le net, on ne voit pas la personne et au final tout n'est que mot non ? On ne s'implique pas personnellement car nous ne sommes pas là physiquement. Tout le film s'articulera autour de ce concept. Même si dans le film nous pouvons voir ces jeunes réunis ensemble dans leur salon de discussion, cela n'est que pour donner l'illusion d'un réel dialogue. Ces jeunes ne se voient pas et se jugent sans connaitre le passé de la personne.

 

Le problème du film vient du fait qu'au final il ne se différencie pas des autres. Au final le message est le même. Internet est méchant et il faut tout arrêter et se bouger le cul pour sortir dehors. Nakata ne s'émancipe pas de ce cliché que traîne internet. 

Il est dommage de voir que le film fonctionne pendant plus d'une heure puis se perd dans le cliché durant la demi-heure finale.

 

Nakata nous sert donc un film intéressant car il permet tout de même de cerner certains "problèmes" du Net, les excès et les limites. Cela n'empêche pourtant pas le film de rester assez moyen, la faute à un traitement final faiblard. Le film n'échappant pas aux préjugés et clichés en tout genre.

 

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Abordons ces vacances avec un film choc ! Un de ceux qui vous retournent l'estomac pendant son visionnage...

Trop peu souvent mit en avant, le cinéma Coréen est à l'image du film que je vais vous présenter: drôle, émouvant, fort, violent et sans concession. Il est sur que la Corée doit être capable de produire des grosses daubes mais heureusement pour moi, je ne les ai pas vus.

Pour ceux que le cinéma Coréen intéresse mais qui ne savent pas trop quoi regarder, je ne saurai que trop vous conseiller de vous jeter sur la filmographie de l'excellent réalisateur Park Chan-Wook à qui l'on doit Old Boy, Sympathy for Mr. vengeance ou encore récemment Thirst. Jetez vous aussi sur la filmographie de l'acteur Song Kang-ho, un des meilleurs acteurs de cette génération. Il vous suffit de le voir dans Memories of murder ou encore The Host pour vous rendre compte du génie qui anime cet acteur. 

 

Alors que Su Yeon, agent des services secret de son pays, est en mission, il reçoit un coup de fil de sa femme Ju Yeon bloquée en voiture au beau milieu de nulle part à cause de la neige. Dans l'impossibilité de l'aider, il lui demande juste d'attendre une voiture devant venir la chercher. Ce n'est qu'après avoir raccroché qu'un homme tape à la vitre de la voiture pour proposer son aide...

 Suite à la mort de sa femme, tué par ce mystérieux individu prétendant vouloir l'aider, notre héros n'aura de cesse que de retrouver cet homme et le faire payer, voulant rendre au centuple la souffrance que sa femme a endurée.

 

Nous assisterons dès lors à une longe descente aux enfers où le monstre n'est pas forcément celui que l'on croit. 

I saw the devil est un film d'une rare violence, il ne faut pas oublier que lors de sa sortie en salle en Corée, il a été interdit au moins de 18 ans. Mais est-ce une violence gratuite ? Est-ce une violence similaire à ce que l'on peut voir dans un minable Saw ou un pitoyable Hostel ? Alors que dans un Saw la violence n'est présente que pour justifier une pauvre réflexion de comptoir ( et encore... ), la violence d'I saw the devil se justifie du début jusqu'à la fin, portant en elle la chute mentale du héros.

 

Abordons tout d'abord nos deux personnages principaux. Su Yeon est donc agent secret, il incarne la droiture, il obéit aux lois et les fait respecter. L'image du bien en somme. L'homme qu'il recherche se nomme Jang et représente son opposé en tout point, n'obéissant qu'à ses pulsions et cédant la plupart du temps à la violence. Comme vous pouvez le constater l'un représentant l'opposé de l'autre. 

      La Première heure de film est assez basique, on suit notre héros tentant de faire le deuil de sa femme en pourchassant son meurtrier. Nous sommes dans un thriller assez classique, nous suivons l'enquête de la police et en même temps celle du héros. On observe déjà notre héros franchir la frontière avec la justice, en effet il n'hésitera pas à tabasser des hommes pour leur soutirer quelques informations. Il s'éloigne déjà de l'homme que l'on pouvait voir au début du film. 

Ce n'est que lors de la première confrontation entre Su Yeon et Lang que l'on peut remarquer une réelle cassure "psychologie" pour notre héros. Il n'est plus question de justice, d'honneur ou encore de loi, seule la vengeance est présente dans sa tête. Ce n'est qu'à ce moment là que notre héros va sombrer petit à petit dans cette folie de vengeance et de meurtre. 

Je ne détaillerais pas cette vengeance mais je vais plutôt m'attarder sur nos deux protagonistes et l'image qu'ils vont véhiculer durant le film. 

 

Penchons nous sur Lang. Qui est-il ? Que représente t-il ? 

Très vite associé au méchant de l'histoire, Lang est bien plus que cela. On cherchera pendant tout le film à comprendre ses motivations, le but de sa violence, en vain. Le film ne nous donnant à aucun moment les clés de compréhension pour ce personnages. Nous avons beau chercher une justification à cette violence, il n'y en a aucune. La plupart du temps dans ce genre de film, le méchant possède une histoire, quelque chose qui va nous permettre de comprendre ses meurtres, sa violence. Cela permet ainsi de créer un distance avec le tueur, nous ne sommes pas comme lui car nous n'avons pas subi ce qu'il a subi. Il est devenu un monstre suite à un drame familiale ou autre...

Ce n'est pas le cas dans notre film, Lang est un homme comme les autres. Il ne semble pas avoir de problèmes et vit une vie normale. La seule différence étant qu'il représente le mal qui est en chacun de nous. Il n'est que la représentation des ténèbres au sein de nous. Lang est ce qu'il y a de pire chez l'homme, il obéit à ses pulsions, tue sans aucun état d'âme. Ce qui le rend d'autant plus dérangeant car il n'est au final qu'un homme comme vous et moi. Le titre du film prend alors tout son sens. I SAW THE DEVIL, j'ai vu le diable, le diable étant alors cet homme, cette représentation du mal dans notre société. Ce qu'il y a de pire en chacun de nous.

C'est ce que l'on est tenté de croire pendant un bon moment du film, pourtant nous nous trompons...le diable n'est pas toujours le plus visible.

En effet, ce n'est que lors de la deuxième partie du film que l'on comprend au fur et à mesure qui est le diable. Su Yeon incarne parfaitement l'image de l'homme qui sombrera dans la folie au nom de sa vengeance. Il décidera plutôt que de tuer l'homme responsable du meurtre de sa femme, de le faire souffrir sans le tuer. Et cela autant de temps qu'il le veut. 

Il sera aux yeux de Lang, une sorte d'entité le suivant en permanence, prêt à le faire souffrir dés que qu'il le voudra. Un Mal présent mais invisible. 

La force ou l'intelligence du film sera de nous faire oublier le statut de meurtrier de Lang, il ne tuera plus personne pendant un moment, cassant ainsi la logique de vengeance pour le spectateur. Le spectateur ne sait plus trop qui il doit suivre ou dans quel camp se ranger. Le réalisateur va briser les codes du thriller pour amener son film vers une réflexion sur l'homme et jusqu'où est il prêt à aller. 

Il est intéressant de voir l'avancée psychologique de Su Yeon, agent secret respectant les ordres au début du film passant à l'état de machine à tuer, une bête assoiffée de sang. 

 

Su Yeon qui au début du film cherchera juste à tuer le meurtrier de sa femme, deviendra tout au long du film un monstre dépassant la cruauté de Lang, prêt à tout, il tuera toute personne s'interposant entre lui et sa vengeance. 

Mais au final Su Yeon ne sera qu'un homme ayant prit gout aux meurtres, aimant laisser sa part de ténèbre prendre le contrôle sur sa personne. C'est de là que le film tire toute sa force, il nous montre comment un homme normal peut sombrer dans une telle folie. Nous ne sommes pas à l'abri de nos propres démons. La dernière scène confirmant cela, Su Yeon préférera rendre la famille de Lang responsable de sa mort plutôt que de le tuer lui-même. Geste ultime pour nous montrer que le diable peut revêtir bien des formes...

 


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Cinéma

 

Aborder Profondo Rosso ou les Frissons de l'angoisse (en français) va être une tâche assez difficile. Comme quoi chroniquer un film d'Argento n'est jamais facile. Il faut reconnaître que son cinéma ne se laisse pas découvrir si facilement.

Je reconnais que j'aurai peut-être dû voir ce film avant sa Trilogie des mères. Suspiria marquant à mes yeux un réel tournant dans son style. la trilogie des mères laissant plus de place aux délires visuels d'Argento.

Les Frissons de l'angoisse s'inscrit dans la lignée de ce que l'on appelle les Giallos. Je ne rentrerai pas dans de longues explications sur les styles de Giallo etc...il y a un numéro spécial Argento qui vient de sortie chez Mad Movies et qui explique tout cela. Mais je vais quand même expliquer simplement ce que c'est. 

Le Giallo est un style de film,venant principalement d'Italie, qui mélange plusieurs styles. On retrouve donc du policier, du fantastique, de l'horreur mais aussi de l'érotisme. Mario Bava et Argento représentent ce mouvement pour beaucoup de personnes.

Profondo Rosso (je vais utiliser le titre originale vu que déjà il est mieux et qu'en plus il est moins long à écrire) est donc dans la lignée du Giallo et la rupture se fera donc dès Suspiria. Mais la question n'est pas de vous montrer en quoi Suspiria casse les codes du Giallo mais plutôt de vous raconter un peu Profondo Rosso.

Avant de commencer, j'ai vu le film en version longue avec les rajouts de scènes en Italien. La plupart des rajouts sont des  scènes dites "comiques", il vaut mieux les éviter. Elle casse l'ambiance du film et pour la plupart (désolé Mr Argento si ce n'est pas le cas) ne servent à rien.

 

Lors d'une conférence sur en gros ce que l'on peut appeler la "puissance de l'esprit", une télépathe invitée pour l'occasion, ressent qu'au sein du public un meurtrier semble s'y trouver. Peu de temps après, elle est retrouvée morte dans sa chambre. S'ensuivra une longue série de meurtre inexpliquée...

Nous allons donc suivre au cours du film, l'enquête de Marcus Daly, pianiste, tentant de découvrir qui est le véritable coupable de cette sinistre affaire. Il sera épaulé par la journaliste Gianna Brezzi, cherchant le scoop à tout prix.

Abordons pour commencer la musique. Si ma mémoire est bonne je crois que cela doit être la première collaboration de Goblin pour Argento. Si je me trompe n'hésitez pas à me le dire. Goblin signe une musique encore une fois en parfaite harmonie avec le film. Ce qui est assez incroyable avec Goblin c'est que lorsque l'on décide d'écouter leurs musiques hors-film, il est impossible de deviner qu'elles vont être utilisées pour un film de ce genre. Et pourtant lorsqu'on les entend dans le film, il est impossible de voir d'autres musiques que celles de Goblin. Elles arrivent à créer un tension dans le film mais arrive aussi à beaucoup dynamiser certains plans. Argento ayant voulu faire son film de manière un peu lente, les musiques de Goblin complètent parfaitement son style de film.


 

Même si Suspiria est un réel tournant dans le cinéma d'Argento, Profondo Rosso bénéficie tout de même de la stylisation du maître. On observe quand même des similitudes, moins exagéré que dans Suspiria mais il y en a quand même. Il suffit de s'intéresser aux meurtres. Argento stylisera chacun des meurtres, ils seront violents mais en même temps il s'en dégagera comme seul Argento sait le faire, une certaine beauté. Je conçois que cela peut paraître étrange de dire cela mais je vous assure que dans chacun des meurtres du film, nous pouvons observer une mise avant esthétique de celui-ci. Il suffit de regarder le tout premier meurtre contre la glace ou alors la séquence d'introduction montrant un meurtre par un jeu d'ombre.

C'est en cela que je n'aime pas la version longue, elle casse toutes les séquences. Alors que la tension est à son comble, l'image se coupe et l'on voit nos deux héros se raconter une blague. JE vous assure que ça casse un peu l'enthousiasme. Il est ainsi difficile avec cette version de vraiment juger l'oeuvre car elle est entachée par ces scènes. Mais bon ça ne rend pas non plus le film d'Argento mauvais et n'en fait pas un mauvais Agatha Christie comme certains ont pu le dire...

 

 

Profondo Rosso s'inscrit aussi dans la lignée du whodunit, ou si vous préférez le Who done it ? En français cela donnerait grossièrement "qui l'a fait ?". En effet durant tout le film alors que l'on suit l'enquête de Marcus pour retrouver le meurtrier, nous avons toujours une longueur d'avance sur lui. Mais avant de voir ça, je vais expliquer le whodunit. C'est un procédé, que l'on peut voir dans les films ou dans les romans qui permet aux lecteurs ou spectateurs de posséder plus de clés de compréhension que l'enquêteur (souvent amateur) pour pouvoir ainsi trouver la solution avant la fin. 

Voila comment va fonctionner Profondo Rosso. Marcu découvrira toujours les bons indices mais ne saura pas les exploiter comme il le devrait. En témoigne la scène du dessin sur le mur. Alors que Marcus découvre un dessin d'enfant sur un mur, dessin symbolisant le tout premier meurtre, il s'arrête pensant avoir vu l'ensemble du dessin. Le dessin en question étant un enfant tenant un poignard avec à coté un homme qui saigne. Marcus pense alors avoir trouvé que le meurtrier est cet enfant qui a grandi et qui reproduit un schéma précis. Seulement, si Marcus avait attendu, il aurait pu voir la seconde partie du dessin, apparaissant lorsqu'un bout de mur tombe. Cela permet ainsi au spectateur de comprendre mais aussi de se rendre compte que Marcus part dans une mauvaise direction.

Beaucoup de scènes fonctionnent de cette manière, l'image que Marcus pense être un tableau au tout début du film, le mort dans la maison abandonnée ou encore le doigt d'une des victimes pointant un message.

 

Argento signe encore une fois un excellent film, il ne m'a pas autant marqué que les deux opus de sa trilogie des sorcières mais cela ne l'empêche pas d'être un très bon film. On reconnait la pâte du réalisateur, un univers assez sombres, les rues de la ville sont souvent vides et sont pour la plupart assez oppressantes. S'ajoute aussi cette stylisation propre à Argento et au Giallo.

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Cinéma

Alors que le dossier Silent Hill posté il y a quelques jours semblent plaire, je bondis sur l'occasion pour vous parler d'un grand film, un magnifique film même, Jacob's Ladder ou L'echelle de Jacob.

Sorti en 1990, réalisé par Adrian Lyne à qui l'on doit notamment Lolita. Le film est porté par d'excellents acteurs tel que l'excellent mais trop rare Tim Robbins jouant le héros du film, Jacob Singer. Notons pour les fans une courte apparition de Kyle Gass, le guitariste de Tenacious D durant la scène du "bain" ( cela n'a rien de sexuel... )

D'un point de vue réalisation, le film est bon, il est intéressant de noter que ce film utilise bon nombre d'élements du cinéma expérimental, que ce soit au niveau des effets ( je pense aux effets de tête de certains "monstres" ) ou encore en ce qui concerne le jeu de lumières ou de mise en scène. Le film se base avant tout sur l'imagination du spectateur, on suggére plus que l'on ne montre. Et cela marche, imaginer ce que peut voir Jacob à certains moments du film met réellement mal à l'aise. 

La bande son est quant à elle assez discrète mais sert totalement le film, elle se laisse entendre durant les moments forts du film et n'est jamais là pour combler un plan calme ou trop contemplatif.

Au sortir de la guerre du Vietnam,Jacob, après avoir survecu lui et son équipe à une attaque sur son camp dont ils ne gardent aucun souvenirs, tentera de reconstruire sa vie tout en tentant de comprendre ce qu'il a pu se passer durant cette fameuse nuit...

Ce qui va s'averer difficile durant cette chronique sera de ne pas vous révéler complètement les tenants et aboutissants de l'intrigue tout en vous montrant l'infinie richesse de cette oeuvre.

Après avoir abordé la partie purement "technique", penchons nous sur le propos même du film.

Le film traite avant toute chose des traumatisme d'après guerre et de la capacité de re-insertion des soldats lors de leur retour. L'ancien soldat devant vivre avec ses "démons" et reapprendre à vivre. Le film nous présente ces hommes, amoindris par la guerre devant vivre tel des étrangers au sein des leurs. Cela se retranscrit dans le film par cette incapacité de la part du héros à communiquer ou même de s'integrer pleinement. Le propos étant de montrer le soldat incomprit par ses pairs, n'oublions pas le comportement qu'ont du subir les soldats Americains après la guerre du Vietnam. On a pu constater la même chose au sortir de la Seconde guerre mondiale...

Le héros cherchant lorsqu'il se rend compte de l'inexistence de ses actes au sein de la société à se mettre au premier plan de celle-ci en justifiant ses actes par des complots du gouvernement cherhant à le faire taire. Le film faisant ainsi échos aux accusations par rapport à l'utilisation de drogues durant la guerre du Vietnam.

Adrian Lyne tentant de nous montrer l'homme au delà du simple soldat. A plus forte raison lorsque ce soldat ne croit pas totalement en ce qu'il fait.

Alors que le film pourrait n'être au final qu'un simple traitement des traumatismes d'après guerre comme beaucoup d'autres films l'ont déjà fait, Lyne décide de le traiter différemment.

Jacob affrontera "physiquement" ses démons et l'incomprehension humaine. Ses doutes, ses peurs voire même sa culpabilité se retranscrira à l'écran par un changement total de l'ambiance, le film basculant alors dans un genre proche du cinéma d'horreur.

Cela apporte une autre dimension au film, une approche plus frontale à mon sens, par la représentation "physique", Lyne nous fait vivre ce que Jacob ne devrait vivre que mentalement. On sent tout le malaise du héros, sa descente dans la folie cherchant à tout prix une "rédemption".

 

Par cette approche le réalisateur permet un autre sens de lecture à son film. Commençons tout d'abord par l'affiliation religieuse clair du film. Cela se voit par le titre du film, l'echelle de Jacob, faisant référence à cet homme s'imaginant lors d'un rêve montant une echelle amenant aux cieux.

Attention, je préviens ceux qui n'ont pas vus le film de ne pas lire la suite et de continuer après la prochaine image.

Le film prend ainsi un accent de redemption, d'acceptation, le déroulement du film n'étant alors que le cheminement de Jacob vers sa mort. Le monde se pervertissant autour de lui n'étant alors qu'une représentation du mal et des tentations diverses l'empêchant d'avancer. Cette vision se verra confirmé par le dialogue du docteur vers la fin du film à savoir que les démons nous apparaissant au fur et à mesure lors de notre mort pour laisser place aux "anges" à son acceptation.

Le film ne devient pas purement religieux pour autant, on l'interpête comment on l'entend. Ainsi on peut juste voir un homme se voyant mourir doucement refusant tout d'abord de partir pour l'accepter par la suite.

Les influences sont multiples dans ce film,  à commencer par les oeuvres du peintre Francis Bacon. Il suffit de regarder une de ses peintures pour en voir les similarités, des visages restant humains mais déformés de manière assez étrange...

L'enfer de Dante est aussi une influence que ce soit par le cheminement du héros dans sa quête personnelle.

 

Malgré l'echec commercial qu'a été ce film, il ne faut pas en minimiser son influence par la suite. La première chose qui marque lorsque l'on voit le film et son ambiance reste l'étrange similitude avec une série de survival bien connue...

On ressent tout de suite que Jacob's Ladder a été une influence assez importante dans l'univers de Silent Hill. Les décors jaunis, le changement d'ambiance et d'univers au détours d'une ruelle ou d'un souterrain ou encore ces monstres difformes mais étrangements  humains...

Il suffit de voir la scène du métro pour voir la similitude avec Silent Hill 3 ou encore la scène de l'hopital qui est la même que celle de Silent Hill 5 : Homecoming.  Silent Hill 2 faisant aussi écho au thème de l'acceptation de ce que l'on refoule au plus profond de soi, ce qui nous géne le plus.

Bien sur Silent Hill reste une oeuvre personnelle et n'est pas un plagiat de Jacob's Ladder mais il reste interessant de voir ce qui a influencé les auteurs lors de la création de leur jeu.

Je vous encourage à vous procurer ce film, véritable chef d'oeuvre du cinéma à mes yeux. Laissez vous happer par l'étrange univers de l'echelle de Jacob et entrez dans la folie de cette homme perdu au milieu de ses démons...

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Cinéma

En attendant une critique de jacob's Ladder demain, voici une petite friandise ! Hum...enfin un truc quoi ! 

D'ordinaire, je préfère patienter un jour ou deux avant de donner un avis sur un film.Comme ça j'ai le temps de bien réfléchir au film. Mais le problème dans le cas présent, si je décide de vous parler de Mother of Tears dans plusieurs jours...j'aurai tout oublié du film.

J'ai eu l'occasion de lire quelques critiques avant de voir le film. C'est à peu prés unanime, le film est mauvais. J'ai donc décidé de regarder ce soi-disant "navet" pour me faire mon idée. Vous savez quoi ? bah ils ont pas tout à fait tort...

 

Le synopsis ? Si vous y tenez...

Sarah, jeune étudiante en archéologie, ouvre par mégarde une urne maléfique contenant "l'esprit" de la Terza Madre ou Mater Lacrimarum ou encore mother of tears. S'ensuivra pour Sarah, une longue quête pour vaincre cette sorcière...

 

Ce qui frappe lorsque l'on voit Mother of Tears, c'est son manque de personnalité. Oubliez ce que vous avez pu voir dans Suspiria ou Inferno, Argento livre dans son troisième volet, un film d'une banalité visuelle affligeante. Ne cherchez pas les couleurs, ne cherchez pas les plans "démoniaques" à la Argento, oubliez tout cela car vous ne le trouverez pas. Il suffit de voir la première scène. Nous suivons juste la caméra nous montrant des ouvriers trouvant lors de travaux à coté d'un cimetière, un cercueil et une urne scellée dessus. C'est tout ! Souvenez vous dans Suspiria par exemple ! souvenez vous de l'ambiance pesante de la toute première scène. Ou encore Inferno et la longue descente aux enfers de l'héroïne au début. 

Vous ne trouverez rien de tout cela dans Mother of Tears.

Je dois pourtant reconnaître qu'au début j'étais assez confiant. Même si Argento ne faisait pas preuve de son génie visuel, il se dégageait tout de même quelque chose. Une certaine ambiance durant la première demi-heure. 

Mais Argento commet à mon sens une erreur. Il nous montre très tôt Mater Lacrimarum. Alors que dans les précédents volets, elles étaient avant tout un lieu, une idée, ce n'est plus la cas dans le film. Pour Inferno, il était possible de voir en la sorcière, un symbole de la mort avant de voir une simple sorcière. Il en était de même dans Suspiria, on ne la voit pas vraiment dans le film, elle correspond vraiment à cette allégorie du passage à l'age adulte. 

Argento commet donc l'erreur de donner dés le début du film, une apparence physique,humaine à cette sorcière. Elle n'incarnera donc à aucun moment l'idée que pourrait dégager cette troisième mère, à savoir; le chaos que nous possédons en chacun de nous, la bestialité au sein de l'Homme. Argento se prive de tout cela et nous montrera donc une femme se prenant pour une sorcière et qui passera tout le film complètement à poil...

 

Une autre erreur à mon sens pour Argento est d'avoir fait un lien direct avec ses deux films. En effet, nous apprenons très tôt que l'héroïne du film est en fait la fille de celle qui à battu Mater Suspiriarum. On apprend aussi que sa mère était une "guérisseuse" et qu'elle avait des pouvoirs, pouvoirs qui ont été transmis à sa fille Sarah. Je vais revenir sur le délire des pouvoirs un peu plus tard.

En quoi est-ce une erreur de faire un lien avec les autres films ? C'est simple, les deux volets n'étaient au final que des sortes de quêtes spirituelles. Mater Tenebrarum ou encore Suspiriarum n'étaient là que pour aborder une question, une thématique. L'enfance pour l'un et la mort pour l'autre. En créant un lien avec les trois films, Argento brise tous les symboles de ses films. Nous n'avons alors que trois films sur les sorcières, rien de plus. 

 

Je reviens donc sur cette histoire de pouvoir, Sarah possède donc les pouvoirs de sa mère. Elle peut se rendre invisible et voir les fantômes. C'est à peu prés tout...ça ne sert en rien à l'intrigue et en plus ils sont très mal utilisés. Elle ne possède au final des pouvoirs que pour faire le lien avec le premier épisode. Je ne m'attarde pas plus dessus car il n'y a pas grand chose à en dire.

Je pourrais m'attarder sur le jeu des acteurs qui est souvent plus que moyen, les acteurs ne donnant qu'un minimum syndical. Et encore...Asia Argento ( l'héroïne ) oscillant entre le mauvais et le très moyen. Mention spéciale pour les deux policiers qui en plus de correspondre à un cliché de la police, jouent de manière assez pitoyable. C'est assez drôle d'entendre des Italiens parler pendant tout le film en anglais...alors qu'on est à Rome.

Je ne vais pas revenir sur les meurtres car ils sont pour le coup assez bien fichus, violent et gore. De plus même l'on peut voir les trucages pour certains des meurtres, l'ambiance est là et ça passe.

 

Ce qui choque le plus durant le film, ce sont les incohérences. Entendez par là, les comportements ou évènement un peu à coté de la plaque. On peut commencer par l'héroïne qui décide d'exploser littéralement la tête d'une femme la poursuivant, entre deux portes. Pourquoi ? je me le demande encore. Je veux bien qu'elle panique car elle se fait poursuivre mais de là à lui détruire la tête entre deux portes de WC dans un train...Il y a aussi ce policier qui demande si quelqu'un à vu une fille s'appelant Sarah et que si oui il faut l'éviter et appeler la police, tout cela sans montrer à un seul moment une photo de la-dite Sarah. N'oublions surtout pas le policier qui retrouve Sarah à la fin du film dans la maison de la sorcière alors que d'une cette maison est secrète, Sarah galère pendant le film pour trouver la maison. Mais en plus ce policier ne se pose aucune question, il trouve Sarah et décide de l'aider à vaincre la sorcière...Je veux bien que ce monsieur soit très gentil et compréhensif mais bon il y a des limites quand même...

 

J'ai refusé d'y croire durant tout le film, je me disais que d'un seul coup Argento allait nous montrer qu'en fait tout cela n'était qu'un mauvais rêve. Mais non, Mother of Tears est bien ce qu'il est, un mauvais film. Je me rassure en me disant que je suis jeune et que je ne possède peut être pas la maturité pour le voir...

Jetez-y un coup d'oeil tout de même, juste pour Asia Argento..et encore préfèrez lui Stendhal Syndrome.

 

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Cinéma

 

 

Autant continuer sur ma lancée et vous parler du deuxième opus de la trilogie des Mères à savoir Inferno.

J'ai eu l'occasion de voir Inferno peu de temps après Suspiria. Après la claque qu'avait été Suspiria j'attendais énormément de ce film que je pensais être une simple suite, je me trompais. 

En effet Inferno ne doit surtout pas être regardé dans l'optique de voir la continuité de Suspiria, les deux films étant complètement opposés. Argento surprend encore une fois. Les films pouvant être au final regardés indépendamment sans que cela ne gêne sur la compréhension. 

Je sais que ce que je dis doit sembler logique pour tous les amoureux d'Argento mais je dois avouer que j'ai jusqu'au bout cru que j'allais voir une suite lorsque j'ai vu Inferno. 

Mais bref ! Passons tout de suite au film !

 

Nous sommes à New York,Rose vient d'acheter un ouvrage se nommant "Le Tre Madri" ou "Les Trois Mères". Dans cet ouvrage elle apprend qu'un certain Varelli aurait par le passé construit trois bâtisses pour trois sorcières ou trois mères.Une maison pour à Fribourg pour la Mater Suspiriorum, une à Rome pour la Mater Lacrimarum et enfin une dernière à New York pour la Mater Tenebrarum. Tout semble indiquer que Rose vit dans la maison de la Mater Tenebrarum.

 

 

C'est sur ce pitch que s'ouvre doucement Inferno, on reste en terrain connu durant la première demi-heure. Le début nous laisse donc gentiment croire que nous allons voir la suite de Suspiria, on nous parle des trois mères, on fait le lien avec la Mater Suspiriorum du premier volet et...ça s'arrête la. 

En effet, il faut le reconnaître le début est assez familier, on observe encore une fois cette "surexposition" des couleurs. Tout est éclairé, tout baigne dans le rouge, le vert ou bien le bleu. L'aspect esthétique est encore une fois vraiment mit en avant. L'héroïne comme l'était Suzy dans Suspiria semble détenir toutes les clés pour venir à bout du mal qui l'entoure. Elle semble même mieux armé car elle est au courant de l'existence des trois mères. Seulement, et c'est peut-être là que va se créer la rupture entre les deux films, la mort de Rose. Dès lors, le film change radicalement et à mes yeux délaisse un peu l'aspect esthétique pour laisser place à la perte de repère.

Le film aura déjà commencé à faire perdre un peu la notion d'espace et de lien entre les lieux, il suffit de voir la fameuse scène des égouts au début. Alors que Rose, piqué par sa curiosité, découvre les "égouts" en dessous de son immeuble, elle y découvre une salle complètement immergé, salle complètement conservé par les temps. Les meubles sont toujours en place, tout est à sa place. Argento joue avec le spectateur en brisant le lien avec les égouts. On ne sait déjà plus vraiment où l'on est. Et cela s'aggravera au fur et à mesure du film.

 

 

Argento s'amusera lors de la deuxième partie du film, l'enquête du frère de Rose sur la disparition de sa soeur, à nous perdre littéralement dans cette grande maison. Tout sera possible au sein de cette bâtisse. Le spectateur voyant à travers les différentes pièces, les différents couloirs ou raccourcis une sorte de deuxième maison qui se construit. Comme si la maison principale n'était présente que pour cacher la "vraie" maison. Ce qui au final, fait perdre tout repère au spectateur, il ne sait plus où il est, ni comment il est arrivé la. Argento joue avec nos sens.

 

Les lieux semblent être tous en quelque sorte sous l'emprise de la Mater Tenebrarum. S'ajoutera aussi à cela, un film empreint de sorcellerie. Le film ressemblant quand on l'observe bien à une sorte de rite de sorcellerie. Tout le déroulement du film le laisse penser. Découverte du "sort", préparation, sacrifice et enfin réalisation. La finalité étant l'apparition de la Mater Tenebrarum.

 

 

Alors que Suspiria abordait le thème du passage à l'age adulte, Inferno aborde la question de la mort. 

Argento jouant avec nos nerfs en faisant mourir de manière consécutives ceux que l'on pensait être les héros. Cela commencera par Rose, viendra ensuite la copine du frère et enfin la dame vivant à coté de la soeur. Au fur et à mesure chacun d'eux mourra des mains de la Mater. Aucun n'échappant au final à la mort. Il est intéressant de voir que seul le frère échappera "physiquement" à la mort mais devant vivre avec la perte de sa soeur. De plus le rire de la mort sur le dernier plan laissant comprendre qu'on ne lui échappe jamais éternellement. On peut donc y voir le questionnement sur la perte d'un être cher mais aussi l'idée que personne n'est éternelle. 

Argento signe encore une fois un magnifique film, complètement opposé dans son approche par rapport à Suspiria. Le film possède tout de même une beauté visuelle hypnotisant le spectateur. Les couleurs penchant cette fois plus du coté du bleu et du vert. 

Il est définitivement difficile d'aborder les films d'Argento tant ils sont uniques. Mon seul conseil étant d'aller le voir pour vous faire votre avis. 

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Le Blog de Parker

Par Parker32 Blog créé le 21/07/11 Mis à jour le 07/04/14 à 08h51

Un blog pour réfléchir sur le cinéma, les livres et les jeux vidéos

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Édito

 

Voila un petit moment déjà que je voulais commencer un blog. Ayant pour ambition le journalisme, je me suis dit :

Quoi de mieux qu'un blog pour s'entrainer à écrire des articles ?

Alors que va être ce blog ? Normalement un Blog sur notre culture Geek, je m'explique: je vais tenter de faire des critiques, analyses , sur le ciné, les bouquins ou encore les jeux vidéos. 

Bon, je suis conscient que ma visibilité ne sera peut être pas énorme mais tant que quelques personnes me lisent et soit donnent un avis sur l'article ou sur le style d'écriture, bah ça me va ! 

 

Voila ! Bonne (prochaine) lecture ! 

 

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