Le Blog de Parker

Catégorie : Cinéma

Signaler
Cinéma

 

Plutôt que de me lancer à nouveau dans une critique de film basique, je vais tenter de vous présenter succintement mais pas trop, deux films. En essayant de viser une certaine diversité tout de même. Pas de genre, ni de réalisateur commun pour le coup, juste plusieurs bonnes oeuvres, certaines cultes ou sous estimés. 

Bellflower (2012) :

 

On commence par le film le plus contemporain des deux, Bellflower. Sorti en l'an de grâce 2012, Bellflower est le premier long métrage du jeune mais pas trop quand même, Evan Glodell. Sur ce film, le sympathique Glodell assurera les rôles de réalisateur, acteur principal, scénariste, producteur et enfin chef monteur. Le film d'un homme en gros. Le métrage a bénéficié d'un petit buzz par le prix du jury au PIFFf (Paris international  fantastic film festival). 

De quoi ça parle ? De l'histoire de deux potes, fans de Mad Max, cherchant en vue d'une future apocalypse à construire "mother medusa", la caisse ultime dans un univers post-apocalyptique. Bellflower est aussi et surtout l'histoire d'amour entre notre jeune héros et la belle jeune femme qu'il rencontrera dans un bar. 

Et visuellement ? Pour une première réalisation, le godelureau Glodell assure bien. Son film sent bon le vintage, la chaleur, la sueur et les larmes. Ne disposant que de très peu d'argent, Glodell tentera avant tout de jouer sur l'ambiance et la couleur des lieux. Le côté "old school" du film se ressentira jusque dans les grains de l'image du fait des divers dommages ( cailloux, vents etc...) que subira la caméra pendant la conception du film. Ce qui devrait donner un côté "pourrave" à l'ensemble ne fait que renforcer au final cet aspect post-apo de l'oeuvre. Preuve du talent du pimpant Glodell, le jeu qu'il fera sur les focales, réussissant à créer une distancation entre ses personnages et le décor. Donnant une imagerie très proche du rêve à l'ensemble du film. 

Mais Bellflower n'est pas que beau. Il est aussi intéressant. Je vous l'accorde, il faut s'accrocher tout de même. On souffre un peu en début de film par le jeu assez approximatifs des acteurs et le tout ne semble pas trop naturel. Mais l'on s'habitue étrangement et l'on rentre ensuite très vite dans l'univers et le propos du film. Et le propos est universel ma bonne dame, l'amour. Sur le postulat d'une "future" apocalypse, Glodell nous narre l'histoire d'amour, de sa naissance à sa mort entre deux jeunes individus. L'originalité ? Le traitement. Glodell jouera avant tout sur le point de vue du narrateur à savoir le héros, se permettant ainsi de s'amuser à perdre le spectateur entre ce que va vivre réellement le héros et ce qu'il fantasmera. Dès lors, libre aux spectateurs de choisir ce que le hérors vivra ou imaginera. 

Une première oeuvre d'une grande force, d'une grande brutalité mais aussi d'une grande fragilité par le propos qu'il amène et la réfléxion qui s'en dégage. 

Maniac Cop (1988) :

Autre genre, autre époque (1988) mes amis ! Un bon Maniac Cop des familles par le talentueux et sous estimé William Lustig, réalisateur avant tout reconnu pour son boulot sur Maniac. Alors, pourquoi ce film ? Parce qu'à entendre à longueur de temps que ce Maniac cop n'est qu'un énième Slasher alors que c'est tout autre chose, je me devais de lui rendre justice ou du moins d'essayer de vous le démontrer. 

De quoi ça parle ? Sérieusement ? Un film qui se nomme Maniac Cop ? Vous ne devinez pas ? C'est l'histoire d'un flic qui se met à tuer des innocent sans raison la nuit. Et en plus il le fait de manière assez violente. C'est pas un cool le type. 

Et visuellement ? Je passe sur la réalisation et le cast. La réal' ne tenant pas du génie, de même pour la photo, vieillissante de nos jours. Mention tout de même pour la musique que j'ai trouvé tout simplement excellente. On notera tout de même que Maniac Cop a comme acteur principal, Bruce " j'ai plus de main alors je me colle une tronçonneuse" Campbell. L'acteur de la trilogie Evil Dead pour les ignares. 

Pourquoi sous estime t-on Maniac Cop ? Sur son propos. Le film étant à mes yeux beaucoup plus intelligent qu'il n'y parait. Sur un postulat somme toute assez classique, Lustig va tisser tout un métrage sur une critique assez violente du Vigilante. Le Vigilante ? Ses films comme les Dirty harry avec Eastwood ou bien une grande partie de la filmographie de Charles Bronson. Un justicier, limite fasciste, imposant sa vision de la justice et du pardon à coup de revolver sur de jeunes banlieusards. Vous savez, ces films où l'on se demande si le héros ne devrait pas faire de la taule pour tous les types qu'il descend tout au long du film. 

Pourquoi est-ce une critique ? Par le choix du boogey-man tout d'abord. Un flic, mort en cellule après avoir été arreté suite à un énième élan justicier de sa part. Le flic ressemblant en effet trait pour trait à l'image d'un Dirty Harry, droit dans ses bottes et à la gachette facile. Puis dans son choix de victime, plutôt que de continuer à tuer ceux qu'il mérpisait, il tuera dorénavant les innocents, ceux qu'il protégeait. Puis ensuite par le choix du héros, un flic banal, trompant sa femme et une jeune policière. Changeant ainsi la donne du héros solitaire réussissant tout, tout seul. Cette critique se verra renforcé dans la suite de Maniac Cop à savoir Maniac Cop...2. En effet, l'un des héros étant une copie conforme du personnage de Vigilante à la seule différence qu'il ne servira à rien pendant le métrage et ne sera même pas acteur du dénouement final. 

Maniac Cop cherchera avant tout à nous présenter une société sans code, en perte de repère. Alors que le dernier rempart de protection vient de tomber, à qui peut on se fier ? Doit-on perdre toute confiance en l'image de l'autorité ? Mais le film ne se veut pas  pro-sécuritaire, au contraire. Le film jouant aussi sur la vision sécuritaire nauséabonde pour mieux la pointer du doigt. 

Un excellent film donc, pas culte car tout de même un peu vieillissant mais assez intéressant pour que l'on jette tout de même un autre oeil. 

Voila ! Fin de cettte première partie. Beaucoup d'autres films sont à venir, notamment quelques métrages français, pour enfin lui rendre lui aussi justice ! Sur ce, bon film et bonne soirée ! 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Cinéma

 

Pourquoi ? :

Ahhhh Cronenberg...Je t'ai aimé à l'époque de The Brood, j'ai apprécie ta Mouche. Tu as su m'emmener dans des univers étranges, du Festin nu jusqu'à Faux Semblants. Tu réussissais à transformer le quotidien en quelque chose de troublant, de dérangeant, un peu à la manière d'un Polanski. Puis tu as sombré. Ton Existenz m'a paru d'une grande ignorance sur ce qu'était réellement les médias et tes films sur des cafetières, des histoires d'amours d'escaliers et tes chauffeurs russes m'ont gonflés. Ce sont de bons films, je ne retrouve juste pas cette patte de l'époque. Alors oui, tu as le droit de chercher autre chose, de tenter d'autres expériences et donc d'aller dans d'autres registres. 

Mais bon, tu m'as l'air sympathique, je vais te laisser une autre chance. Et puis un film avec Fasbender et Mortensen ensemble, ça ne peut qu'être bon non ? En plus j'aime Jung. Et même si tu foires ce film, Cronopolis a l'air assez bandant pour que je te le pardonne. Heureux ? 

Synopsis :

Sabina Spielrein est malade, la pauvre souffre d'hystérie. Une maladie dont on ne se vante pas lors d'un diner mondain en gros. Pour se faire soigner, la jeune demoiselle décide de consulter le psychanalyste Carl Jung. Au delà d'une maladie fort embarassante, la jeune femme tombera au fur et à mesur des séances, amoureuse de notre bon docteur Jung...

Cast et Réal :

Au casting, on retrouve un trio d'acteur tous aussi bons les uns que les autres. Un Fassbender confirmant encore une fois qu'il est l'acteur d'une nouvelle génération, Mortensen quant à lui excelle en Freud et prouve qu'il n'est pas obligé de montrer son sexe pour bien jouer et enfin la jeune et agréable à l'oeil Keira Knightley nous démontre qu'elle n'a jamais été aussi bonne que depuis son départ des blockbusters. Comme quoi, on peut avoir d'excellents acteurs et pourtant faire un mauvais film. 

Cronenberg à la barre ! On est en droit d'attendre du lourd d'un point de vue filmique non ?  Et bien non. Trop brouillon, basculant de Flashback en Flash-forward à outrance, le film est peu lisible. De ce choix narratif découle plusieurs problèmes. Un manque total d'empathie pour les personnages principaux et une histoire trop décousue pour être passionante. Comment s'attacher ou comprendre un personnage quand lorsque l'on nous présente une faille, le plan d'après se situe quelques années plus tard ? Comment hein ? Bah je ne sais toujours pas. 

Rien à redire sur la photo, souvent belle, jamais magnifique mais toujorus propre. De même pour la musique qui, sans être d'une virtuosité étourdissante, reste toujours agréable à l'écoute. 

De l'histoire d'un truc trop gros à raconter :

 

Au même titre que Twixt récemment, A Dangerous Method pouvait peut être peu lisible visuellement mais riche dans son fond. Et alors que Twixt échoue lamentablement à ce niveau, ADM (plus court) réussit un peu mieux. 

Le film part d'un postulat assez simple. Comment une personne aussi déchirée et malade peut trouver en elle la force de continuer et d'en faire au final une véritable force. C'est à travers le parcours de cette jeune femme que Cronenberg tisse cette idée. Nous présentant tout d'abord une femme détruite pour la faire évoluer tout doucement en femme plus sure d'elle, l'amenant au final à devenir elle aussi psychanaliste. Réfléxion nous amenant à réfléchir sur notre propre condition, ce qui nous définit et nous construit. Par cette approche Cronenberg tente de nous mettre face à notre propre mirroir et à nous faire réfléchir. 

On échappe pas non plus à la fameuse idée qu'avant de chercher à analyser les gens, il faut soi même être "fou" pour pouvoir les comprendre. C'est par le biais de Sabina que cette idée se développe tout d'abord. Celle ci passant de folle à médecin. Mais c'est aussi par Jung que cela se confirme. Il passera de médecin à fou à mesure que le film avance. Celui-ci laissant apparaitre ses propres névroses au contact de la jeune femme et encore plus dans l'intimité. 

Alors, on pourrait continuer comme ça encore un bon moment. Tenter de développer chaque point et en trouver un sens. Mais cela n'aurait pas grand intérêt et ne pousserait pas à la réfléxion les quelques uns n'ayant pas vus le film. Je vais plutôt me pencher sur ce qui gêne réellement le propos du film. Son sujet.

En effet, aborder Jung mais aussi Freud, leurs correspodances, le cas de Sabina et donc des différentes névroses tout en faisant évoluer l'histoire, pose un petit problème. C'est un peu gros non ? Comment aborder la vie d'un homme et ses idées en à peine une heure trente ? En survolant le tout, et cela de manière bien violente. On passe donc 1h30 à suivre la vie de Jung sans qu'au final on ne sache réellement son rôle dans la psychanalise. Cronenberg ne faisant que dessiner les rôles des personnages. Freud se résumera à un mec qui voit bites partout, Jung pour un lunatique donnant beaucoup trop d'importances aux rêves et aimant donner des fessés. De même pour Sabina passant de folle à...saine comme ça. 

Le film souffre d'un problème de trop-plein. Trop de choses à raconter, peu de temps pour les expliquer. Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'avoir un véritable propos, un message en son sein mais masqué par le bordel ambiant. 

Conclusion :

Sans être l'oeuvre majeure d'un homme, A Dangerous Method est honnête. Le film aurait toutefois mérité un recadrage complet des ambitions et des enjeux pour être véritablement bon. Il serait malhonnête toutefois de dire que le film ne fait pas réfléchir et n'amène pas une certaine réfléxion sur notre personne. 

Cronenberg, tu vas te sortir les doigts des fesses et nous pondre un Cosmopolis qui va mettre tout le monde d'accord. Je veux bien te faire une dernière fois confiance, mais c'est bien parce que c'est toi. Allez, à la prochaine ! 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Cinéma

 

 

Au commencement :

Argento se casse la gueule avec un giallo sans intérêt et fait peur avec son annonce d'un Dracula 3D, Carpenter devient paresseux et nous offre un The Ward sans âme et Romero ne semble pas vouloir se relancer dans un film. Cronenberg se lance dans un trip sur la violence, délaissant le fantastique et l'horreur (même si Cosmopolis s'annonce énorme) et enfin Lynch se lance dans la musique. Que reste t-il de ces grands de la grande époque ? 

Burton se parodie dans chacun de ses films depuis 2000, cherchant vainement à revenir sur ses succés, sa soi-disante marque de fabrique. Même De Palma ne semble plus capable de grand chose. 

Et voilà que Coppola revient sur le devant de la scène, l'homme à qui l'on doit notamment Dementia 13, sympathiquement  bancal mais surtout  Dracula, l'oeuvre d'une génération, marquant à tout jamais visuellement et musicalement le cinéma. Que vaut donc ce twixt, est-ce le retour réussi d'un grand réalisateur ou bien l'erreur de parcours que semble rencontrer tant d'anciens bons réalisateurs ? 

Synopsis : 

Hall Baltimore est écrivain, un peu raté sur les bords, il doit se rendre dans une petite bourgade des états-unis pour y faire une séance de dédicace. Avec un marriage qui bat de l'aile et des problèmes d'argents, la vie de Hall n'est pas ce que l'on peut considérer comme idéale. C'est en se rendant à cette séance de dédicace qu'Hall fera la rencontre du Sheriff du coin, fan de l'écrivain, qui lui proposera d'écrire un nouvel ouvrage sur les étranges meurtres de la ville et notamment sur celui du jeune fille fraichement morte. 

Cast et Réal' : 

Au casting, on retrouve un bon Val Kilmer, qui même s'il n'a jamais été un excellent acteur, a toujours su jouer correctement. On passera sur le côté bouffi du personna qui à défaut d'être volontaire renforce l'image de l'écrivain en fin de carrière. Bruce Dern joue le rôle du Sheriff, acteur que l'on retrouvera dans le prochain Rob Zombie et que les connaisseurs doivent connaitre, le monsieur ayant joué un bon paquet de films depuis les années 60. La jolie jeune femme de l'affiche n'est autre que Elle Fanning, déjà vue dans Super 8. Et enfin c'est Ben Chaplin qui se glisse dans la peau d'Edgar Allan Poe dans le film. 

Niveau réalisation. Il faut tout d'abord savoir que le film a été tourné sur la propriété de Coppola et cela pendant 7 petites semaines. C'est donc un tournage court demandant peu de moyen. L'envie du réalisateur étant de limiter le droit de regard de la production pour donner le plus de personnalité et d'affects à son film. Un choix qui se respecte. Tout du moins sur le papier. Je ne serai pas aussi indulgent un fois la pellicule digéré. 

La photo est tout simplement dégueulasse, les effets semblent provenir de mauvais inserts de l'époque Phantasmagoria sur Pc et la réalisation est d'une paresse affligeante, aveu même du réalisateur, celui-ci jugeant que le spectateur se branle de la mise en scène et donc si on nous sert du plan fixe mou comme un Maigret, ça ne choquera personne. Mixons le tout et l'on obtient un film qui ressemble à s'y méprendre à un bon DTV de soldes. Quelques plans sauvent toutefois la mise si l'on racle un peu et nous proposent de belles images macabres. 

La musique loge apparemment à la même enseigne que le visuel, d'un anonymat total, elle ne fera titiller l'oreille de personne. 

Mais bon, on peut toujours se dire qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture, que le fond du film prime sur sa forme aussi nauséabonde soit-elle. On se prend à se demander d'ailleurs si le tout n'est pas conscient et assumé de la part du réalisateur. Celui-ci cherchant définitivement à briser ses propres codes pour nous livrer l'oeuvre la plus personnelle qui soit. On se prend même à fantasmer cette ignominie visuelle pour tenter d'y trouver la puissance narrative de Coppola. 

 

Une oeuvre trop personnelle pour être intéressante :

Mais l'on se trompe. Le fim n'étant pas plus intéressant sur son propos. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé. Le film se présentant tout d'abord comme une enquête fantastico-policière, notre héros semblant être connecté en rêve avec la jeune fille morte. On suit le début de l'histoire avec beaucoup d'interêt, le film pose ses personnages et ses sous intrigues. Le film commence à poser ses thèmes, on assimile très vite l'auteur comme le reflet de Coppola, celui*ci renvoyant ses peurs et ses echecs à travers le personnage de Hall. Tout le film se déroule plutôt bien jusquà la prise de connaissance du destin de la jeune fille du héros par le spectateur. Et là...

Petite parenthèse avant de continuer, le film est, de l'aveu encore une fois du réalisateur, l'exutoire à sa culpabilité sur la mort de son fils. C'est par ce film qu'il tentera de se pardonner et d'accepter ses errerurs. 

Le film se perd dans ses sous intrigues. Coppola délaisse complétement l'histoire principal pour ne se concentrer que sur le travail et le chemin du héros pour accepter ses erreurs et arriver à accepter la mort de son enfant et en faire le deuil. Alors que dans tout film, la sous intrigue est avant tout un moyen de renforcer la dramatique d'un film, d'accentuer les failles ou bien de donner de la profondeur. 

Et de la profondeur on ne peut pas dire qu'il y en a beaucoup de prime abord. Traitant du deuil, de notre désir d'avancer, notre culpabilité mais aussi de cette auto punition que l'on s'inflige pour garder cette douleur en soi, Twixt peut sembler riche, il ne l'est pourtant pas. Effleurant chacun des sujets, ne faisant ainsi que présenter un mal ou un problème pour le délaisser le plan d'après. On ne ressentira aucune empathie pour le héros ni pour ses problèmes, tout semble trop lointain pour le spectateur. 

C'est à ce moment que l'on prend conscience de la trop grande personnalité du film, de son côté beaucoup trop intimiste de celui-ci. En cherchant à sortir ce mal en lui, Coppola ne fait que livrer un film accessible à sa personne et uniquement sa personne. Le film se veut alors comme le mirroire des peurs et hontes de Coppola sans le recul et la réfléxion necessaire pour que le spectateur s'immerge aussi dans cet univers. 

Conclusion : 

Ce n'est pas faute d'avoir essayé, j'ai voulu croire en ce film, croire en sa portée et en son message trop bien camouflé pour être perçu facilement. Ce n'est pas le cas. Twixt est mauvais. Aussi mauvais q'un Giallo d'Argento mais pas aussi propre qu'un The Ward de Carpenter. On peut se rassurer en se disant ceci, Coppola a déjà tout fait, il a bien le droit de réaliser un DTV dégueu pour voir ce que ça fait non ? Il n'en reste pas moins que Twixt apparait comme une énorme et regrettable erreur de la part de Coppola. 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Signaler
Cinéma

C'est Radcliffe qui m'a presque empêché de voir ce film. Je ne l'aime pas, voila, c'est dit. Impossible d'avoir une once d'empathie pour ce jeune homme. Pourquoi ? Harry Potter. Mais bon, James Watkins aux commandes, le retour de la Hammer et la promesse d'une ambiance gothique à souhait sont des arguments qui ont eu raison de ma volonté. 

Synopsis : 

Arthur Kipps, jeune notaire, doit se rendre à Crythin Gifford pour régler la succesion d'une vieille femme récemment décedée. Alors qu'il vient tout juste d'arriver sur place, d'étranges évenements commencent à se produire. Le village ne semble ainsi pas être aussi paisible qu'il ne le parait et l'étrange rumeur sur cette dame noir ne fait que renforcer cette impression. 

Cast et Réal : 

Les amateurs d'horreurs/survival connaissent déjà Watkins. Il est le petit trublion responsable d'Eden Lake, excellent survival traitant de l'Angleterre delaissée de Blair à travers la survie d'un couple face à des enfants meurtriers. Watkins, affirmait déjà à l'époque sa volonté de revenir à l'essence même du genre, l'angoisse comme vecteur d'un message sociale. Au même titre qu'un Carpenter ou Romero pour ne citer que les plus célébres. 

Et notre petit James nous balance une autre claque dans la face avec sa Dame en noir. Bluffant de maitrise visuelle pour commencer, le tout aidée par une photographie complétement hallucinante de beauté macabre. Mais Watkins ne fait pas que nous prouver qu'il maitrise son sujet. Il réussit, sans pasticher, à renvoyer à l'ambiance lugubre des films de la Hammer, en en tirant la substance moelle de la firme. Tout y est. De la vieille batisse sombre et inquiétante aux villageois consanguins et dangereux. 

Mais ce n'était pas ma plus grosse peur. Ma plus grande crainte était le choix de Radcliffe comme jeune père, héros de l'histoire. Comment un si jeune acteur, n'ayant montré aucune  once de talent dans les Harry Potter, pouvait assurer un rôle de ce genre ? Je me trompais. Sans être la révélation de l'année, Radcliffe assure vraiment. Tout en justesse, sans en faire des caisses, il réussit à incarner parfaitement le rôle. Notre jeune héros arrivant même à nous émouvoir lors de quelques moments. Radcliffe est accompagné par Ciaran Hinds, Janet McTeer ou encore Sophie Stuckey. Un très bon cast dans l'ensemble. 

Le Score est à l'image du film, macabre. Dans la grande lignée des anciens films d'horreurs en somme. Un plaisir autant visuelle que sonore. 

Avis et interprétations :

C'est par une mort que le film commencera, la mort en couche de la femme du héros. De cette mort découlera toute l'ambiance du film. Toujours présente sans être visible, la mort rodera en permanence. Au travers d'un film horrifique, Watkins traitera avant tout du deuil et de notre capacité à oublier notre amour. L'un des premiers plans du film résonne encore, notre héros se rasant, pensant voir encore sa femme à ses côtés. Par cette mort, Watkins justifiera ainsi tout le comportement à venir de Kipps. Une plus grande sensibilité au surnaturel, une acceptation ainsi plus grande sur tout ce qui touche à l'étrange. Ce qui peut sembler n'être qu'un détail est en fait le moyen de rendre l'ensemble du film plus crédible. 

Mais c'est aussi la mort qui aménera notre héros sur cette étrange histoire. La mort d'un enfant amenant la rancoeur d'une mère. Vous l'aurez compris, la Dame en noir est un film abordant la mort par différents angles. Et la mort sera là jusqu'au bout. On notera de ce fait, une prise de risque sur la fin, tant celle ci change des fins habituels. Couillu.

Notons aussi la totale réussite dans la mise en place d'une ambiance horrifique. Vous aurez droit à votre petit lot de jumpscare tout au long du film. Watkins mettant doucement mais surement en place une ambiance glaçante. Mention spéciale pour cete longue scène dans la maison, chaque couloir, chaque recoin, suintant la mort. 

Pour conclure, car avant d'être un film qui s'analyse, la Dame en noir est un film qui se regarde, je ne peux que vous conseiller de vous ruer en salle dès maintenant. Alliant le visuel et l'ambiance d'une Hammer en plein age d'or au message en filigrane des grands films d'angoisses, La Dame en noir est plus qu'une excellente surprise, c'est un grand film. 

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (10)

Signaler
Cinéma

C'est fatigué que je fuis un court instant, un exposé peu intéressant, annonçant une nuit longue et douleureuse, pour vous parler d'un film vu il y a un petit moment, The Murderer. Deuxième long métrage de l'excellent réalisateur de The chaser à savoir Hong-jin Na. Nom que je ne vais pas écrire souvent dans cet article...

 

Deuxième long métrage donc, d'un réalisateur ayant plus ou moins suscité beaucoup d'intérêt lors de la sortie de son premier film. The Chaser nous narrait les mésaventures d'un proxenette en quête d'une de ses filles de joies manquant à l'appel. Le film réussissait à tisser une ambiance sombre et froide et nous plongeait subtilement dans une critique brutale de la police et de l'indifférence humaine face à la cruauté. Le tout prenant l'aspect du bon film noir à l'ancienne. 

Synopsis : 

Gu-Nam est un looser. Un bon vieux looser des familles même. Chauffeur de taxi le jour, claquant son blé la nuit dans les jeux, Gu-Nam ne mêne pas ce que l'on peut appeller une vie de rêve. Il est de plus criblé de dette auprés de types louches qui l'ont aidés à financer le passeport de sa femme pour partir en Corée. Car oui je ne l'ai pas précisé mais l'action se déroule à Yanji, une petite ville paumée entre la Corée du Nord et la Russie, un coin assez pauvre en gros. 

La vie de notre bon héros basculera le jour où il fera la rencontre de Myun, sorte de chef mafieux local, lui proposant un contrat. Tuer un homme en Corée, lui rapporter son doigt et toutes ses dettes seront épongées. Une affaire en or que notre bon Gu-Nam ne refusera pas. 

Cast et Réal : 

J'ai déjà un peu évoqué précedemment le réalisateur du film, je ne vais donc pas trop m'attarder sur lui. En fait non, je vais quand même m'attarder sur lui. Excellent réalisateur, il confirme encore une fois son talent. Captant avec brio les rues dégueulasses de Yanji ainsi que la froideur malsaine des nuits Coréenne. Preuve de son talent, le film sent bon le gros blockbuster Coréen mais sait rester intimiste tout du long. L'action ne prenant jamais le pas sur les personnages et leurs quêtes émotionnelles. Car de l'action il y en a. Et de la bonne action. De l'action Coréenne même. Et ça change tout. Alors que beaucoup de films insistent sur l'aspect très impréssionant des dites scènes, The Murderer joue la carte inverse. Au même titre que pouvait le faire The Chaser en son temps. Les affrontements sont brutaux mais terriblement humain.

Pour le Casting, on retrouve le duo de tête de The Chaser. Yun-Seok Kim et  Jung-Woo Ha. Deux puissants acteurs Coréens. L'un (Jung-Woo Ha), jouant avec brio le jeune immigré en quête d'identité au sein de cette grande Corée et l'autre (Yun-Seok Kim), illuminant le film en chef de clan brutal n'hésitant pas à se salir les mains quand il le faut. 

Une Critique sociale ( pas d'idée de titre désolé...) :

Un peu comme The Chaser, The Murderer continue dans la critique sociale initiée par le premier film du réalisateur. On retrouvera encore une fois un bon brulôt sur l'incompétence policière, celle-ci paraissant encore une fois comme incapable de réussir quoi que ce soit. Souvent en retard, toujours à la ramasse, incompétente jusque dans l'arrestation d'un simple suspect. Elle sera même tellement incompétente que le réalisateur l'occultera du film au bout d'un moment. On retrouve ce message d'une police ne comprenant pas le monde qui l'entoure, ne saisissant à aucun moment les enjeux ni la gravité d'une situation. 

Il en sera de même pour la vision du mal au sein du film. Le film opposera deux clans l'un à l'autre tout au long du film. L'un représentant la campagne, l'autre la ville. L'un semble jeune, prête à se salir les mains et à agir tandis que l'autre s'est profesionnalisé donnant l'impression de n'être au final qu'une organisation de bureaucrates. De par cette opposition le réalisateur nous proposera sa vision de l'être humain et de sa soif permanente de pouvoir. Une société où prime seulement le pouvoir personnel au détriment des autres. Une société où la vie d'un homme pèse bien peu quand de l'argent est en jeu. 

Impossible, à moins d'avoir beaucoup de mal, de ne pas voir aussi la dénonciation du réalisateur contre les conditions inhumaines que subissent tous ces gens tentant de travers illégalement la frontière entre leurs villes et la Corée. C'est avec beaucoup de froideur que le réalisateur nous décrira cette situation. Du transport en bus au voyage en bateau où les faibles meurent dans des cales jusqu'à l'ultime plongée dans l'eau pour rejoindre la Corée. 

C'est aussi par le biais de son héros que Hong-jin Na véhiculera plusieurs messages assez forts. L'identité sera le plus fort message du film. Car avant même d'être l'histoire d'un meurtre, de la quête d'homme pour sa femme, le film sera avant tout le parcours initiatique d'un homme vers son identité. L'affirmation d'un individu, la revendication d'une existence. En effet, tout au long du film notre héros ne sera appellé qu'une fois par son prénom, il sera référé le reste du temps par son statut d'immigré niant ainsi sa personnalité. De simple chauffeur de taxi, Gu-Nam deviendra Homme, refusant ce qu'on lui a trop longtemps imposé. Affirmant sa volonté à ne plus être consideré comme un outil à la merci des grands.

Le chapitrage du film renforce cette idée, celui-ci scindant le film en plusieurs parties. Chaque partie symbolisant le statut du héros tout au long du film. De Taxi Driver il passera à celui de Murderer puis d'immigré. Le héros se voit ainsi symbole des oubliés, des petits. 

Conclusion : 

The Murderer est noir, triste et violent. Mais The Murderer est aussi beau, touchant et terriblement intelligent. Maitrisé de bout en bout, possédant un admirable casting et une magnifique bande son, The Murderer est à l'image de The Chaser en son temps, à voir absolument. 

Allez, petit bémol pour les néophytes, le film peut paraitre assez long. Il ne l'est pas. Il est même trop court. Non mais...

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
Cinéma

 

 

Boston,1962. Une vieille femme est retrouvée étranglée à son domicile. Ce meurtre, à priori sans mobile apparent sera le premier d'une série qui terrorisera Boston pendant deux ans. Le coupable, Albert DeSalvo sera arrêté en 1964 et reconnu coupable. Pourtant des soupçons pèsent encore sur cette affaire et certains pensent que DeSalvo n'est pas le seul coupable.

C'est sur ce fait divers assez macabre que Richard Fleisher décide de faire son film. Un film qui marquera son temps et qui offrira à Tony Curtis le meilleur rôle de sa carrière. 

Tout le monde connait Tony Curtis...mais si ! Vous vous souvenez surement de lui dans Amicalement Votre au coté de Roger Moore. Il faut dire que cet acteur à souvent été vu dans des films un peu plus léger. Il est donc tout à fait particulier de le retrouver dans un rôle comme celui-ci. Il suffit de voir le film pour se rendre compte de tout le potentiel de Curtis, véritable révélation dramatique dans The Boston Strangler.

 

Au delà du jeu d'acteur de Tony Curtis, The Boston Strangler est déjà une petite révolution en lui-même. Il est un des premiers films à utiliser cette technique du Split-Screen. Cette technique consiste à montrer plusieurs scènes ou plusieurs angles de vues sur un même écran. Ce ne fut pas gagné d'avance pour Fleicher qui, convaincu du bien fondé de cette technique, fut forcé de convaincre ses producteurs. Les producteurs pensaient que cette technique allait faire perdre le fil aux spectateurs. C'est lors d'une bobine d'essai que Fleisher pu convaincre les producteurs.

 

Lançons nous dans l'analyse du film ! 

Le film a la particularité de se scinder en deux. La première partie concerne les meurtres et la police alors que la deuxième s'attarde sur le personnage de l'étrangleur. 

Abordons donc la première partie. 

Le film va nous montrer durant cette partie toute l'enquête de la police ainsi que la panique qui va commencer à se propager dans la ville. La police patauge et les meurtres s'intensifient. Les gens commencent à avoir peur, un couvre-feu est lancé mais cela n'empêchera pas le meurtrier de continuer. Toute cette partie du film suit les codes du film policier. Les enquêteurs cherchant à tout mettre en oeuvre pour capturer le coupable. Face à cela nous avons une population qui commence à vivre dans la peur. Personne n'est en sécurité et ce malgré le couvre-feu. Plusieurs pistes commencent à se dessiner mais elles n'amèneront jamais à la capture du meurtrier.

Cette première partie est assez forte car elle est totalement détaché. Je m'explique, la manière de filmer ainsi que cette technique du split-screen donnent au film un aspect très documentaire. Nous suivons une enquête de police, rien de plus. Tout est fait pour que l'on ne s'attache pas aux personnages. On à réellement l'impression d'être face à un documentaire télé. 

La police est d'ailleurs montré de manière très impersonnelle, il y à des enquêteurs que l'on connait mais ce sont ceux qui dirigent l'enquête rien de plus. 

De plus l'étrangleur de Boston est durant cette partie montré comme une menace. Une ombre qui plane au dessus de la ville. Il représente la peur de l'inconnu dans tous les citoyens. Durant cette partie l'étrangleur est vraiment présenté comme "la chose à abattre". 

 

Et pourtant...

La première partie s'achève sur la découverte d'une victime et sur les théories de la police quant au potentiel coupable. La séquence s'achève par un fondu lorsque les médecins recouvrent la victime.

La deuxième partie s'ouvre sur un salon.On peut apercevoir une ombre,assit dans un canapé. La télévision est en marche. On peut voir que Kennedy vient de se faire assassiner. La caméra se rapproche lentement du visage de l'homme dans l'ombre.

 

On commence à apercevoir le visage de cet homme qui semble dur,froid. Derrière, une cuisine comment à se dessiner, on peut même apercevoir une femme qui semble faire la cuisine. Puis deux enfants apparaissent juste derrière l'homme et se chamaillent. L'homme reste impassible. Aucune émotion ne transparaît sur son visage. La femme écarte les enfants de cet homme. La caméra se rapproche. C'est alors que l'on comprend. Alors que l'enfant s'approche de l'homme et lui " ne sois pas triste papa ", l'homme change. Ce que l'on pensait être de la froideur n'est en fait que la tristesse d'un homme qui vient de voir mourir son président. Il prend sa fille sur ses genoux et  d'un seul coup la gentillesse transparaît sur son visage.

Fleisher vient de casser ce qu'il avait construit durant sa première partie. En l'espace de quelques secondes il réussit à donner une profondeur énorme à son meurtrier. Il n'est plus simplement une menace, c'est un homme normal, un père. Il a tout. C'est aussi ce qui en fait quelqu'un de fascinant mais aussi d'effrayant. Il est ce que nous sommes. Qu'est ce qui nous différencie d'apparence avec cet homme ? Rien.

 

La deuxième partie va donc s'attarder sur le meurtrier. Nous montrer ce qu'il fait et comment il le fait. Nous pouvons donc y voir un homme habité par des pulsions, n'arrivant pas à les contrôler, le poussant à aller tuer des jeunes femmes. 

Cette partie est à l'inverse de la première, elle est très personnelle, d'un seul coup chaque personnage prend une certaine profondeur. A commencer par le meurtrier comme nous avons pu le voir tout à l'heure.

La suite du film est comme vous vous en doutez la capture du meurtrier. Elle se base sur une erreur de la part ce celui-ci. Un oubli. L'erreur qui le fera tomber. Sa capture n'est pas ce qui nous intéresse le plus, le plus important se trouve dans la confrontation. Cette confrontation entre l'inspecteur et le meurtrier. 

Ce passage est mémorable, Curtis nous livre dans le dernier déroulement du film, une véritable performance d'acteur. Il va nous montrer que son personnage est un homme perdu dans ses troubles, ne trouvant pas d'équilibre, un homme qui au final est seul. Seul avec lui même. 

 

 

Il est intéressant de noter que la culpabilité de DeSalvo est encore à l'heure actuelle remise en question. Est-il réellement le coupable ? Certains tendent à affirmer que DeSalvo n'était qu'un homme perturbé, un homme qui dans une société où il n'arrivait pas à trouver sa place à laissé place à ses pulsions. 

Je recommande à tout le monde de voir ce film, il nous montre tout le talent qu'avait Mr Curtis. Il fut d'ailleurs nommé comme meilleur acteur dramatique dans ce film. 

Fleisher nous montre dans ce film toute la complexité de l'homme. Un tueur n'est jamais juste un tueur. Il reste avant tout un Homme avec un vécu qui l'a poussé à être ce qu'il est devenu. 

Je le répète mais il faut vraiment voir ce film. Vraiment.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Cinéma

Nouvelle critique, nouvel avis, nouveau film ! Aujourd'hui on revient sur le Territoire des loups ou The Grey en version originale. On passera sur le titre somme toute assez dégueulasse de la version française, celui-ci annonçant de manière trop grosse la menace du film ainsi qu'une partie de l'intrigue. Le The Grey original sonnant beaucoup plus juste, jouant sur toute l'ambiguité du film ainsi que ses personnages. 

Il est d'ailleurs assez dommage de ne pas plus entendre parler de ce film tant il résonne encore en moi comme une grosse claque de début d'année. Le film passant pour un simple survival de base alors qu'il est tellement plus...tellement plus...

Synopsis :

Travaillant pour une grande compagnie pétrolière en Alaska, Ottway protège les employés des attaques de bêtes sauvages pendant les forages. Victime d'un accident d'avion, lui et quelques ouvriers rescapés vont devoir tenter de tout faire pour survivre face au grand froid et les créatures sauvages qui rodent...

Je ne développe pas le synopsis à dessein. Pousser trop loin le descriptif du héros ainsi que son boulot serait gacher une partie du plaisir du spectateur. 

Cast' et Réal' :

Aux commandes, Joe Carnahan, réalisateur des excellents Mise à Prix, Narc et du mauvais Agences tous risques. Un réalisateur capable donc du meilleur mais aussi du pire. Il était ainsi assez étonnant au vu de ses anciens films de le retrouver dans un survival intimiste. On pouvait donc craindre le pire, à tort. Carnahan maitrisant parfaitement son film de bout en bout, distillant chaque élément, chaque sous-intrigues avec talent. Le réalisateur sublimant ses décors et ses personnages pour nous dévoiler une histoire d'une grande cruauté. 

Mais tout cela ne saurait être réalisable sans un grand casting. Parce que même avec la plus grande volonté, réaliser comme un fou avec des acteurs de merde, ça donne jamais du bon. Heureusement on échappe à cela avec un casting parfait. Liam Neeson, d'une justesse glaçante, incarnant ce héros à la perfection. Le reste du cast' n'est pas en reste, chaque rôle étant distribué à d'excellents acteurs. On peut donc retrouver, Dallas Roberts, Frank Grillo, Dermot Mullroney ou bien même Joe "The River" Anderson. Un casting se voyant ainsi constitué d'une majorité d'homme.

Notons l'unique présence féminine en la personne de Anne Ophenshaw jouant la femme du héros. 

Ne pas parler de la photo du film serait presque un crime tant celle-ci magnifie chaque instant du métrage. On se retrouve facilement subjugué par ces décors d'une immensité assez glaçante. La bande son n'est pas en reste, tout d'abord assez discrete, elle saura se faire entendre lors des moments clés. Elle sonne d'ailleurs un peu comme ce que peut faire John Murphy sur 28 jours plus tard ou encore Sunshine. La bande originale est signée Marc Streitenfeld.

L'Homme :

Avant même d'aborder le thême de la nature, des loups ou bien des risques d'accident lorsque l'on décide de voler en pleine tempête de neige, le film se veut avant tout être un histoire d'Homme. Une histoire sur les relations, sur notre capacité à nous entendre ou nous faire comprendre. Pour traiter de cela, Carnahan choisir comme héros des hommes que la société rejette de par leur marginalité où leur incapacité à rentrer dans une case. C'est par ce prisme que le réalisateur traitera du comportement humain. Celui-ci jouant ainsi sur l'idée que l'on a de ces hommes, on les imagine sans coeur, prêt à tout, sacrifiant leur mère ou grand mère pour un peu de blé. On est alors incapable de les imaginer pleurer ou avoir peur.

Chaque personnage présentera sa faille le rendant attachant ou alors son souvenir qui lui permet de rester en vie, de continuer à avancer dans la vie. Chacun de ses hommes paraitra tout au long du film indispensable et chaque perte sera vecu comme un véritable déchirement. Le film étant ainsi l'histoire d'un groupe avant d'être l'histoire d'un homme.

Mais Carnahan n'oubliera pas pour autant son héros. De l'homme désabusé commencera à apparaitre l'image d'un mâle cherchant à mourir sans en avoir le courage. Il commencera à prendre de plus en plus de profondeur, les failles commençant ainsi à apparaitre au fur et à mesure du film. Le comportement suicidaire du héros se verra justifié tout au long du métrage et expliquera notre capacité à accepter la mort ou la braver par un final tout simplement splendide. Je m'arrête là pour notre héros pour ne pas spoiler les futurs spectateurs. 

 

L'Homme et la Nature :

Au même titre qu'un Deliverance en son temps, The Grey nous propose l'eternel combat de l'Homme face à la grande mère Nature. On remplace cependant les rednecks fantasmés par des loups biens réels cette fois. Enfin, oui et non. En effet, Carnahan jouera tout au long du film sur le côté à la fois fantasmé et réel de ces loups. Leurs première apparitions apparaitra tout d'abord comme venue tout droit du cinéma fantastique. Ils sont énormes et semblent faire plusieurs mètres de hauteur. Puis, le film passant, la forme des loups commencera à diminuer pour finalement atteindre une taille normale. Ce traitement renvoyant directement à l'image que l'on se fait dès lors que la peur est présente pour ensuite une fois le calme revenu, redevenir normale. 

Mais que serait un film sur la nature, sans la nature ? Un film dans une ville. Ce n'est pas le cas ici et nos héros auront leurs lots d'intempéries à gérer. De la tempête glaciale à la forêt mortelle, tout est la pour qu'ils souffrent. Le message est sensiblement le même que Déliverance, l'Homme impuissant face à une nature qu'il pense connaitre et contrôler. Et Carnahan réussit parfaitement son coup, la neige semble en vouloir à nos héros pendant tout le film, les arbres semblent vouloir les perdre et l'eau les noyer. Tout est maitrisé et se voit sublimer par la photo. Un excellent boulot d'ambiance est fait. 

Conclusion :

Au final, The Grey est plus qu'un excellent film. Prouvant l'immense talent d'un Liam Neeson habité par son personnage, la puissance narrative et émotionelle d'un Carnahan lui aussi possedé par son histoire, The Grey est à voir, à savourer puis à revoir encore. Bénéficiant d'un casting irréprochable, d'une bande son toujours juste, le film marque un quasi-sans fautes. On regrettera peut être quelques longueurs voir même peut être un rythme lent pour certains. 

 

 

 

 


 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Cinéma

 

 

 

Après avoir visionné un reportage sur l'évolution du cinéma d'horreur français, j'ai pu me rendre compte qu'il était soit méconnu ou alors non-considéré car français justement. Je vais donc tenter modestement de rendre justice et vous parler de ces films d'horreur français qu'il faut voir vu !

Il faut rappeler tout de même que le cinéma d'horreur français souffre de gros préjugés, considéré comme mauvais, mal joué, mal filmé et surtout ne faisant que copier les modèles du genre, à savoir les films d'horreur américains. Pourtant certains films arrivent à tirer leur épingle du jeu ! Bien sur la plupart ne révolutionne pas le cinéma mais propose tout de même un traitement assez particulier pour qu'on s'y intéresse.

Je vais certainement oublier des films mais je tiens à parler de ceux qui m'ont marqué  ou ceux qui m'ont déçu.

Commençons voulez vous ? 

 

 

HAUTE TENSION: Film d'horreur réalisé par le fameux Alexandre Aja !

Qu'est ce que Haute tension?

Le film nous narre l'histoire de deux jeunes filles se rendant dans la maison familiale pour réviser leur examen de droit. On est dans un film d'horreur je le rappelle, les pitchs ne sont donc pour la plupart pas vraiment puissant à la base. Ces films devant de toute manière a mes yeux toujours prendre la situation la plus banale du monde, permettant ainsi une meilleure identification et immersion.

Que propose Haute Tension ? Un jeu d'acteur assez bon. Cécile de France est une bonne actrice et ce quelque soit le style de film qu'elle tente et Philippe Nahon en tant que bourreau campagnard, crade et malsain, excelle ! On retiendra aussi le rôle de Maïwenn qui remplit parfaitement le rôle de la "crieuse". L'histoire se suit avec beaucoup de plaisir ( oui ça fait bizarre de dire ça pour un film d'horreur) et le twist final qui même si il est plein d'incohérence à le mérite d'être très surprenant. Je vais avoir un peu de mal à faire une analyse vraiment "propre" du film étant donné que Aja n'a pas à mon humble avis la volonté de faire vraiment réfléchir son spectateur mais plutôt de le divertir. Ce qui est réussi pour ce film. Alors oui je pourrai trés bien partir en délire et tenter de montrer que le film représente la dualité permanente que l'on possède tous au fond de nous. Cet équilibrage permanent entre le bien et le mal que certains n'hésitent pas à franchir. Mais sincèrement j'y crois pas.

 

 

Ils : Film de Xavier Palud et David Moreau.

Alors la...On attaque un niveau un poil supérieur à mes yeux. Le scénar' ? Nous sommes à Bucarest, Clémentine, jeune française et professeur de français, vit avec son mari dans une maison assez isolée de la ville. Un soir alors qu'ils décident d'aller se coucher, ils commencent à entendre des bruits bizarres à l'extérieur de leur maison.

 

Ce qui fait la force de ce film c'est son sujet : L'intrusion

En effet, cela reste un thème qui fonctionnera toujours, l'idée que quelqu'un puisse s'introduire dans notre maison sans qu'on le sache, l'idée de la menace au sein de sa propre maison. A cela vient s'ajouter une bonne réflexion au sortir du film sur la violence, les jeunes et pousser jusqu'à la responsabilité de ses actes. Le film est extrêmement bien joué, les acteurs collent parfaitement à l'ambiance. Tiens parlons-en de l'ambiance ! Durant tout le film on a le droit d'avoir un ambiance particulièrement lourde, la maison semble trop vaste, la menace est invisible mais bien présente, la maison semble même des fois être avec l'intrus plutôt que nos deux héros.

La deuxième partie du film est aussi très bien amené, la révélation sur la menace fait froid dans le dos.Ce film à été pour moi une très agréable surprise,divertissant dans le sens ou l'histoire est suffisamment bien amené pour que l'on ait envie de continuer mais proposant tout de même un bonne réflexion au final. 

 

Martyrs : Film culte à mes yeux réalisé par Pascal Laugier.

Attention ! Je préviens d'ores et déjà que ce film est d'une extrême violence. 

Martyrs, que dire sur ce film ? Beaucoup de chose. Je pense que j'en ferai une critique détaillé un peu plus tard pour pouvoir bien expliquer pourquoi ce film est un véritable chef d'oeuvre à mes yeux.

Le film nous conte l'histoire de Lucie et Anna, deux jeunes femmes, toutes les deux issues d'un "orphelinat". Lucie fut victime dans les années 60 d'un kidnapping, elle fut retrouvé quelques mois après son enlèvement, en sang au bord d'une route. Dix ans plus tard Lucie contacte Anna et lui dit qu'elle a retrouvé ses tortionnaires. Armée d'un fusil de chasse elle décide de se venger de ses bourreaux.

Martyrs fait partie de ces oeuvres qui gênent, celles qui de par un extrémisme très prononcé ne peuvent que susciter des réactions tout aussi extrêmes.

Qu'est ce qui fait de Martyrs une oeuvre aussi forte ? Tout d'abord son thème. La vengeance. Le thème de la vengeance est toujours un thème très passionnant quand il est fait avec intelligence, et c'est le cas. Jusqu'ou s'exerce la vengeance ? n'est ce pas se rabaisser au niveau que de vouloir punir son bourreau ? La vengeance apporte t-elle le repos désirée ? Toutes ces questions c'est au spectateur de trouver la réponse. C'est la qu'est la force du film, une oeuvre totalement nihiliste, mettant vraiment mal à l'aise. A cela vient s'ajouter durant la deuxième partie du film une réflexion sur la vie et la mort. Une grande réflexion sur le thème du martyr.Le nihilisme ne touche pas que Lucie et sa volonté de vouloir se venger mais elle touche aussi la deuxième partie, portant sur la volonté de la part de l'organisation ( il faut avoir vu le film pour bien saisir ) de mutiler, torturer des gens pour en faire des martyrs et ainsi pouvoir comprendre la question de la mort et ce qu'il y a au-delà.

La première partie s'achève ici ! Je continuerais la suite de cet article un peu plus tard ! N'hésitez pas à me donner des titres de film d'horreur français. pour me rafraîchir la mémoire.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (34)

Signaler
Cinéma

 

En attendant la suite de sa filmographie, certainnement dans le courant de la semaine prochaine, voici un petit recapitulatif de la semaine :

-On commence avec la première chronique de la semaine, Lost Highway : 

Chronique de Lost Highway

Film traitant par la descente aux enfers d'un homme, de la schyzophrénie mais aussi de ce que l'homme peut s'infliger inconsciemment pour se punir. 

 

-Puis on enchaine avec un autre très gros film, Mulholland Drive :

Chronique de Mulholland Drive

Par le biais du parcours d'une jeune femme amnésique en quête d'identité, Lynch se lache et traite du cinéma holywoodien, de ses travers mais aussi du rêve américain. 

 

-Et enfin, on revient à la base de la filmographie en se penchant sur un de ses premiers films : 

Chronique de Blue Velvet

Un homme retrouve une oreille alors qu'il se ballade dans les bois. De là, Lynch nous plonge dans l'univers sombre et violent du polar pour mieux mettre en avant un film traitant de l'homosexualité. 

 

-Et pour conclure, les plus melomanes d'entre nous pourront se faire plaisir en allant faire un tour sur la petite section abordant quelques musiques de Lost Highway :

Musique et lost Highway

 

En vous souhaitant une bonne fin de semaine et un bon Week-End ! 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
Cinéma

1987, l'année de ma naissance. Sortie de bons nombres de choses aussi, des jeux, des grands films et plus particulièrement, Blue Velvet. Quatrième long métrage de sieur Lynch aprés un étrange Eraserhead, un troublant Elephant Man et un décevant Dune. 

Loin des réfléxions profondes d'un Lost Highway ou de la critique acerbe de Mulholland Drive, Lynch signe ici un film d'une narration pure, en privilégiant avant tout son ambiance. 

Synopsis : 

Alors qu'il se ballade tranquillement dans un champ, le jeune Jeffrey, revenu dans sa ville natale en raison de l'état de santé de son père, trouvera dans l'herbe une oreille fraichement tranché. N'hésitant pas une seconde, il l'a ramène au poste de Police. S'ensuivra une longue enquête pour découvrir à qui appartient cette fameuse oreille ainsi que les secrets qu'elles renferment...

Cast et Réal' :

Kyle MacLachlan, connu de Lynch pour sa présence dans Dune et par la suite dans Twin Peaks, tient ici le rôle principal. S'il est un acteur mésestimé, c'est bien lui. Au même titre d'ailleurs qu'un Bill Pullman ou encore Sam neil..mais je m'égare. C'est au côté de l'excellent et regretté Denis Hopper que Kyle donnera la réplique. Autre actrice familière du cinéma de Lynch, Laura Dern, que l'on reverra dans Wild at Heart (Sailor et Lula) ou encore Inland Empire. Ce casting s'achevera avec la présence de Isabella Rossellini en Dorothy Vallens, elle aussi présente par la suite dans Sailor et Lula.

Quatrième métrage donc pour Lynch, on y assistera à moins d'expériences filmiques, moins de délires visuelles ou encore de tentative de perte de spectateur par une chronologie perturbante. La narration se veut clair, point de flashback ou autres techniques étranges pour les néophytes. Blue Velvet semble d'ailleurs le meilleur film pour commencer la filmographie du monsieur.

C'est Blue Velvet qui signera pour la première fois la collaboration de Badalamenti et Lynch. Les deux monsieurs n'ayant pas travaillés ensemble par le passé. Angelo Badalamenti signe ici une musique typé film noir, policier voir même un peu Jazzy sur les bords. Du tout bon donc, s'inscrivant parfaitement dans l'ambiance du film. Notons toutefois qu'elle se veut plus anonyme que celles des films suivants, Badalamenti semblant plus assuré par la suite. 

Une certaine idée de la jeunesse : 

 

Le choix des protagonistes principaux n'est pas anodin. Deux jeunes, l'un revient pour voir son père et l'autre est une jeune fille encore à l'école s'attachant doucement mais surement au héros. 

Lynch nous présente ici une jeunesse désabusée, une jeunesse n'ayant plus d'empathie pour sa propre famille et cherchant à tout prix à fuir cet état de fait. Ainsi, on ne verra notre héros rendre visite à son père que deux fois durant le film, il ne lui parlera pas, ne montrera aucun signe de pitié ou même de tristesse. L'image du père sera au passage toujours trouble, jamais vraiment présente. Comme si par le choix de garder en quelque sorte une vision anonyme du père, Lynch nous présentait la vision du héros sur celui-ci.

Il en sera de même pour la situation du héros, devant plus ou moins travailler dans la quincaillerie de son père durant sa convalescence, on ne le verra que très peu de fois en son sein. Lynch tente-t-il de nous sous entendre que le héros y travaille la journée et fait ce qu'il a à faire le soir ? Il semble plus probable qu'il dépeindra l'image du jeune rejettant ses responsabilités.

Cette vision de jeunesse fuyant en quelques sortes ses devoirs, se verra renforcer par la suite du film. On y verra notre héros, chercher des réponses sur cette fameuse oreille comme si tout cela n'était qu'un jeu. Il se cache dans des placards, se crée un appareil photo camouflé ou se déguise tel un enfant. Avant même d'être un thriller voir une enquête policière, le film prend des tournures de films d'enfants sur un enfant. 

Ce n'est au final que par la mort et le sexe que le jeune héros commencera à devenir adulte, à prendre conscience des choix qu'il fait ainsi que de leurs conséquences. La mort et la violence frappant le héros alors qu'il croit encore jouer un jeu sans conséquence. 

L'amour sera aussi traité du point de vue de la jeunesse. L'amourette entre notre héros et la jeune blonde aura ainsi des relents d'amour de lycée, la jeune fille pardonnant son amoureux avec une facilité assez déconcertante. Il en sera de même pour la vision de l'amour par le rêve qu'aura la jeune fille au début du film, un monde sombre reprenant ses couleurs grace aux rouges gourges amenant l'amour sur terre...

Une ambiguïté sexuelle :

Aprés avoir posé sa base narratrice ainsi que ses thèmes forts (jeunesse, amour, abandon), Lynch n'oubliera pas ce qu'il maitrise comme personne, la symbolique. Choisissant de placer son film dans une époque plus ancienne que celle de la réalisation, permettant ainsi d'aborder des thèmes plus sensibles. 

L'homosexualité semble être le premier choix d'interprétation. Le héros devenant ainsi homosexuel refoulé, rejettant ce qu'il est de manière inconsciente. Plusieurs indices semblent le laisser croire. Comme cette fameuse phrase que répétera Dorothy plusieurs fois durant le film et notamment juste aprés que le héros lui ait fait l'amour " Il a mit sa maladie en moi". De cette phrase résonne tous les clichés homosexuels connus. L'homosexualité en tant que maladie contagieuse. De plus l'attirance du héros pour Dorothy semble se faire tout d'abord à cause de l'aspect androgyne de celle-ci. En témoigne cette scène où l'on peut la voir se déshabiller, retirer sa perruque et paraitre soudainement trés masculine de dos. 

Autre point, la boucle d'oreille que portera le héros tout au long du film. Celle ci n'ayant pas la même symbolique qu'ici, elle semble représenter pourtant la sexualité du héros. Les boucles d'oreilles ayant été popularisé par la communauté gay et hippie aux états unis. Le héros semble ainsi échapper ce qu'il est en revenant dans sa ville, tentant de se refaire une identité en flirtant avec la jeune blonde. 

L'homosexualité se verra représenté aussi par Denis Hopper, homosexuel n'acceptant pas ce qu'il est et cherchant à tout prix à le cacher. Celui-ci refusant qu'on le regarde lorsqu'il veut faire l'amour, comme s'il refusait qu'on le voit pour ce qu'il est. Préferant aussi se camoufler dans le noir, éteignant les lumières autour de lui, pour qu'ainsi personne ne puisse vraiment voir qui il est vraiment. 

De cette incapacité à s'accepter résultera un comportement d'une grande aggresivité, cherchant à tout prix à montrer qu'il aime les femmes, quite à en faire trop. Ce qui ne l'empêchera pas de fréquenter un bordel gay. Hopper sera aussi le seul à déceler l'homosexualité du héros. Une phrase résonne encore " tu es comme moi", signifiant ainsi qu'il a vu ce qu'était le héros, qu'il ne peut lui cacher. 

Cette impossibilité d'acceptation aménera Hopper à vouloir la mort de tout le monde comme moyen de se faire oublier, de devenir autre. 

N'oublions pas le mari disparu de Dorothy que l'on croit kidnappé. Il en est autrement, celui semble plutôt accepter son statut car on le retrouve dans une petite salle avec son fils dans le bordel gay qu'Hopper fréquentera. Le père semblant plutôt avoir quitté sa femme, celle-ci semblant refuser son départ préférant pretexter un kidnapping. 

Conclusion :

Encore une fois, il serait facile de trouver encore d'autres symboliques mais je vous laisse seul maitre de votre interprétation. 

Pour tous les détracteurs de Lynch pour son style prétentieux, masturbateur ou autre, Blue Velvet est pour vous. Simple d'accés, ne cherchant pas à prendre la tête au spectateur mais avant tout à raconter une histoire, s'il est un film à voir de la filmographie de Lynch, c'est celui-ci. 

 

 

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Le Blog de Parker

Par Parker32 Blog créé le 21/07/11 Mis à jour le 07/04/14 à 08h51

Un blog pour réfléchir sur le cinéma, les livres et les jeux vidéos

Ajouter aux favoris

Édito

 

Voila un petit moment déjà que je voulais commencer un blog. Ayant pour ambition le journalisme, je me suis dit :

Quoi de mieux qu'un blog pour s'entrainer à écrire des articles ?

Alors que va être ce blog ? Normalement un Blog sur notre culture Geek, je m'explique: je vais tenter de faire des critiques, analyses , sur le ciné, les bouquins ou encore les jeux vidéos. 

Bon, je suis conscient que ma visibilité ne sera peut être pas énorme mais tant que quelques personnes me lisent et soit donnent un avis sur l'article ou sur le style d'écriture, bah ça me va ! 

 

Voila ! Bonne (prochaine) lecture ! 

 

Archives

Favoris