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Le Blog de Parker
Cinéma - 5 Mai 2012 @ 10h50 -
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Aprés une agréable parenthèse Icare mag', il est temps de se remettre au boulot et de lancer un nouvel épisode de Deux Films, Deux périodes !

Le choix fut difficile, les prétendants furent nombreux et ce fut avec un déchirement certain que je me suis résolu à n'en sélectionner que...surprise. Au menu, du polar français dégoulinant de punchlines et deux films en un. Pourquoi deux films en un ? Car l'un ne va pas sans l'autre, quand l'un explique, l'autre répond, quand l'un sous entend, l'autre le montre sans concession.  Qu'est-ce donc ? Pour connaitre la réponse, il va vous falloir attendre un petit peu. 

 

 

Les Lyonnais (2012) :

Ahh Les Lyonnais...En voila un film français sans concession, qui tache bien. Le retour des bons dialogues français qui osent l'utilisation de l'argôt sans que cela choque ni ne semble déplacé. Les Lyonnais est un film réalisé par Olivier Marchal, il vient tout juste de sortir en dvd et est sorti au ciné cette année soit l'an de grâce 2012. Olivier Marchal nous avait déjà agréablement surpris avec ses anciens films. Que ce soit de 36 quai des Orfevres ou encore Mr 73, Marchal avait réussi avec brio à se créer une identité, un univers, propre au monsieur. 

De quoi ça parle ? De mafieux. Enfin, surtout de la vie d'Edmond Vidal dit Momon (oui, on ne choisit pas son pseudo dans la mafia..ce qui explique quelques ratés...). D'un postulat assez simple, l'arrestation du meilleur ami de Momon, le film propose de retracer une grande partie de la vie de ce joyeux mafieux en abordant donc  ses différentes frasques à travers la françe jusqu'à sa retraite anticipé pour l'amour d'une femme. 

Et le français il sait filmer ? Force est de constater que oui. Et il filme même excellemment bien le moniseur Olivier Marchal. Le film bénéficie en plus d'une photo toute en retenue, qui joue avant tout sur la froideur de l'univers pour distiller une excellente ambiance de mafia. Marchal sait donc filmer, c'est un fait. Comment peut on le voir ? En contemplant la lisibilité filmique parfaite de son film, en appréciant la caméra proche des personnages reflétant l'amour du réalisateur pour ses héros, ne tombant jamais dans le pathos gras et inutile servant juste à vous faire pleurer quelques larmes. Mention spéciale aux dialogues du film, renvoyant aux films de Gabin, Ventura où chaque phrase était une punchline en puissance, un plaisir auditif, une jouissance sonore même. Chaque dialogue du film sonne juste et la peur de voir le film se vautrer dans le "too much" s'efface dès le début du film. 

Et il sait raconter une histoire aussi ? Comme s'il ne l'avait pas déjà démontré lors de ses précédents films. Bien sur qu'il sait raconter des histoires le moustachu de Marchal. L'histoire se suit sans aucun déplaisir. Mais c'est encore une fois au niveau des thèmes que le film se démarque. Renvoyant directement au cinéma de John Woo, non pas de manière revendiquée mais de manière thèmatique, le film aborde les thèmes de l'amitié, du sacrifice, de l'amour et de la vengeance froide et meurtrière. Ainsi, au même titre que pouvait le faire un The Killer en son temps ou même un Syndicat du crime, le film aborde par le biais du regard de ceux que l'on considère comme des "fumiers" toute la mythologie et les codes qui s'en dégagent. Vous aurez ainsi droit à de la rivalité entre flic et voyou, d'amour entre une femme et un ancien voyou, de vengeance et d'acceptation. Alors que cela peut sembler ridicule exposé comme ça, le tout prend une tournure crédible et touchante tout au long du métrage. Un peu comme la relation flic/voyou de The Killer de John Woo. 

Les Lyonnais est un film à acheter, à voir, puis à revoir pour noter toutes les punchlines et se rendre compte que seul les acteurs peuvent les sortir sans avoir l'air con. 

Halloween I et II (2007-2010):

            

Critiqué en son temps, pour diverses raisons, sacrilége pour certains, mauvais films pour d'autres, il était temps de lui rendre justice. Il faut toutefois avouer que reprendre et faire une remake du classique de Carpenter pouvait sembler un peu dangereux de prime abord. L'original résonnant encore dans le coeur des fans comme une véritable claque du cinéma d'horreur.  Petite piqure de rappel pour les deux du fond qui dorment, Rob Zombie se fit connaitre tout d'abord en tant que musicien avec son groupe White Zombie pour partir vers une carrière solo et enfin finir réalisateur. Je résume grossièrement, il est aussi scénariste de films d'horreurs et de comics. 

 

De quoi ça parle ? 

Sérieusement ? Vous voulez que je vous fasse un résumé de l'histoire d'Halloween ? Quelqu'un ne la connait pas ? Bon...c'est bien parce que c'est vous. Mais seulement du premier. Faut pas abuser. 

C'est à l'age de 10 ans que la vie du jeune Michael Myers bascule, la nuit d'Halloween plus précisemment. Victime de pulsions meurtrières (famille un peu spécial, enfant seul, le schéma plus ou moins classique du futur tueur en série psychopathe en gros), il assassinera brutalement sa famille à coup de couteau. Arrêté, il sera pris en charge par le docteur Loomis durant toute sa jeunesse pour tenter de soigner et aider ce jeune garçon en perdition.

17 ans plus tard. Myers a grandi et ne semble pas aller mieux...Réussissant à s'échapper  du complexe où il est incarceré,il semble n'avoir qu'une seule chose en tête. Retourner dans sa ville natale, là où sa jeune soeur, seule survivante du massacre réside.

 

Et techniquement, un ancien métalleux ça peut tenir autre chose qu'une guitare ? Zombie ne signe pas ici ses deux premiers films, il est déjà responsable de deux autres métrages avant cela. The house of 1000 corpses et The Devil's Reject. Deux très bons films, qui à défaut d'être des chefs d'oeuvres préfiguraient le style et l'ambiance propre à Rob..ou Robbie. Comme on veut. Une ambiance dégueulasse nous présentant une amérique glauque, suintant la mort et la maladie à chaque coin de rue.

Les deux Halloween sont assez différents l'un de l'autre. Optant pour une mise en scène classique pour le premier, comme si l'ombre de Carpenter planait sur les pauvres épaules du réalisateur, il se lachera complétement lors du deuxième opus. Excellent réalisateur, accordant beaucoup d'importance à l'ambiance, à l'univers et à sa bande son. Chaque film de Zombie étant un plaisir des yeux avant tout.  

Pour les acteurs, les fans de Robbie (ça casse un peu l'image du bourrin ce nom..non ?) ne seront pas dépaysés. L'homme aimant choisir des personnages décalés, malsains mais terriblement attachant. Brad Dourif en Sherif, Scout Taylor Compton en Laurie Strode, Malcom McDowell en Loomis, la belle Sheryl Moon Zombie en deborah Myers et enfin, le catcheur Tyler Mane pour jouer le tueur au masque.

 
Arrêtons les digressions techniques et penchons nous sur le fond du sujet, non ?
Sur le fond c'est bon, même plutôt bon. Orientant son premier opus sur les origines du meurtrier bien connu des jeunes enfants, Zombie donne une profondeur au personnage. Alors que l'on pourrait crier au scandale, et moi le premier, cela ne gêne aucunement le film et rend Myers encore plus fascinant que jamais. La lente descente aux enfers d'un enfant l'amenant à devenir ce tueur froid et sanguinaire se voit traitée avec plus d'intelligence et de respect pour le materiel original que l'on pourrait le croire. On regrette cependant une deuxième partie de film peut être un peu plus brouillone et symptomatique du cahier des charges à respecter. Cette deuxième partie reste toutefois plus que regardable et permet de présager ce que donnera par la suite le second volet de la saga. 
C'est donc toujours le sieur Zombie aux commandes et pour le deuxième opus, le monsieur se lache. S'émancipant totalement de son ancêtre, il nous livrera un film d'une noirceur et d'une violence insoutenable. Petite anecdote, la scène de l'hopital au début du film s'avère être le début du Halloween II d'origine. Au delà de l'histoire, que tout le monde connait, c'est encore une fois le traitement de Myers qui intéresse. Le tueur se voyant caractérisé tout au long du métrage comme hors du temps, hors de l'espace avec lequel il interargit. En effet, par d'habiles effets, les apparitions du tueur masqué se feront toujours en un instant, sorte d'apparition de nulle part, de fantôme tueur en quelque sorte. Par ce traitement, Zombie renvoit l'imagerie de Myers comme écho de notre part sombre, comme si Myers n'était qu'un reflet de nos propres penchants meurtriers (si tant est que nous en ayons bien sur).
 
Pour conclure, Les deux Halloween semblent indissociables l'un de l'autre, comme si l'un ne prenait corps qu'en relation avec l'autre opus. Zombie nous confirme son talent par le biais de ces deux métrages et démontre qu'une licence peut toujours bénéficier de remake, si tant est que le réalisateur à de la suite dans les idées, un propos à tenir et un talent certain. Je ne peux donc que vous ordonner d'acheter ces deux films, c'est pour votre bien. 
 
C'est ainsi que se termine se troisième épisode de Deux Films, Deux périodes ! Je vous souhaite donc une agréable soirée et à la prochaine ! 
 

Bouquins - 4 Mai 2012 @ 18h00 -
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Icare Mag vient de sortir ! Vous vous souvenez surement du premier numéro sorti il y a presque un an déjà. Ce mois-ci sort donc le deuxième numéro et traite comme le titre de leur couverture l'atteste, de la saga Deus Ex. 

Pourquoi parler d'Icare mag' ? Au même titre que le papier que j'avais pu faire sur RockyRama, j'estime que certains ouvrages doivent être mis en avant. Surtout quand la pérennité de tels projets dépend de votre achat. Au même titre donc que RockyRama, quand on nous propose enfin quelque chose de différent, de neuf et de frais mais surtout d'intelligent cela se doit d'être salué. Alors si toi aussi aime tu as aimé Gameplay RPG en son temps mais aussi Background ou bien RPG magazine et que tu aimes donc un traitement différent et intelligent de ton support favori à savoir le jeu vidéo, fonce donc chez ton marchand de journaux et fais toi plaisir. 

Au programme de ce nouveau numéro donc, une grosse partie sur Deus Ex (en même temps c'est un peu le coeur du mag') qui traite de tous les épisodes, leurs mythologies, symboles et anecdotes. Un traitement réellement intéressant qui permet surtout de voir à quel point le premier Deus Ex reste une oeuvre de référence et d'une rare intelligence dans le jeu vidéo. En seconde et grosse partie, un dossier Anticipation sur la science dans le futur puis une nouvelle toujours aussi agréable à lire et enfin un article sur la presse spécialisé et sa probable mort. 

Ajoutons à cela une interview de Gary Jamroz, concept artist chez DONTNOD. Un jeune illustrateur bourré de talent. 

D'un point de vue purement technique, papier glacé, texte toujours d'une grande lisibilité et illustrations de toutes beautés. Le prix à un peu augmenté par rapport au premier numéro mais se voit justifié par une augmentation de la pagination. Et puis pour être honnête 8e50 à dépenser tous les 6 mois- 1 an c'est pas la mer à boire non plus. 

Je ne peux donc que vous pousser à acheter ce numéro, pour apprécier un mag' de qualité, des articles tous intéressants et intelligents mais aussi pour soutenir ce genre d'initiative. 

Achetez petits frippons ! Je préviens tout de suite que cet article sera amené à etre souvent ( pas 50 fois par jour non plus hein !) rebalancé pour lui donner une bonne visibilité et faire découvrir ainsi le mag'.


Cinéma - 3 Mai 2012 @ 20h30 -
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On se lance pour un deuxième numéro de Deux Films, Deux périodes ! Au programme du slasher précurseur et du film fantastique français. Du lourd en perspective pour tous les amateurs de film de genre (si tant est que le film de genre existe !). Attendez vous à voir cette rubrique revenir plus souvent ou alors avec quelques variations (une série de film similaire ou une saga complè)te, elle me permet d'aborder plus de films et de m'émanciper un peu de la formule classique. 

Black Christmas :

On commence par le moins contemporain des deux, Black Christmas de 1974 réalisé par le pas assez considéré mais pourtant assez talentueux quand même, Bob Clark. De prime abord, l'on pourrait penser à un énième slasher, une énième déclinaison du genre. Ce serait oublier que Black Christmas se place comme precurseur du genre, il pose en effet les bases de ce que deviendra ce style. 

De quoi ça parle ? Le film parle d'une pension pour fille. Une grande pension pour fille. Une énorme même. Avec beaucoup de jeunes femmes à l'intérieur. Forcemment, pleins de jeunes femmes dans une sororité ça attire les personnes louches. C'est en pleine période de Noël que le film se déroule. Alors que seulement quelques jeunes restent dans la maison, elles se mettent à recevoir d'étranges coups de fils, tous plus malsains et dérangeants que les autres. Assez vite, d'étranges disparitions vont avoir lieu au premier étage de la maison. 

Et visuellement ? Visuellement c'est bon. Très bon même. Le film se déroulant en grande partie dans la maison, la caméra épousera avec brio l'espace de cette grande sororité. Jouant sur les lieux exigus, le hors champ et l'ambiance, Black Christmas est un petit bijou avant gardiste dans le Slasher. Le parti pris de représenter le tueur de manière subjective, à savoir, à travers son regard, renforce encore plus cette douce ambiance inquiétante tout au long du film. Tous les codes à venir sont présents. Une ambiance sombre, une menace invisible, des personnes isolées et une musique inquiétante. Le film dispose aussi d'un cast en béton, chaque actrice remplissant à merveille son rôle.

Et sur le fond ? Sur le fond aussi ça reste vraiment bon. Le film utilisant à merveille ce que doit être le film d'horreur, un moyen de dénociation sociale, d'exutoire au malaise. Il ne faut ainsi pas oublier la date du film et donc son contexte historique. En fin de guerre du Vietnam et donc de la défaite américaine, le film nous dépeint une société où la menace est invisible, sans nom et sans visage. Le malaise est vraiment présent et ce ressent tout au long du métrage. Ajoutons à cela l'éternelle peur de l'inconnu et vous obtenez un excellent film. Il en va de même pour les personnages, tous plus profonds que l'on peut le croire. Chacune possédant son petit secret, sa part d'ombre qu'elle ne souhaite pas mettre en avant. Représentant ainsi cette amérique plus sombre que jamais. 

Black Christmas est donc un film à voir, plus profond que ce que le titre ne peut le laisser penser. Oubliez tout de suite le remake, celui-ci donnant un visage et une identité au tueur du film alors que l'original laisse planer le doute et renforce cette image de menance présente en chacun de nous. Foncez le voir, il est dispo à pas trop cher dans les grands magasins. Foncez vous dis-je ! 

Livide :

Ahhh Livide, tu m'as bien fait chier quand même. Une galère pas possible pour te voir, les salles que je fréquente d'habitude ne souhaitant pas t'afficher. J'ai pesté contre cette France ne souhaitant pas prendre de risque, refusant de diffuser des films français dans le plus de salle possible. Et pendant ce temps là, les salles étaient combles de blockbusters et autres films sans grand interêt. Mais j'ai pu te voir, te haîr pour mieux t'apprécier. Livide est donc le dernier film du duo de choc Alexandre Bustillo et Julien Maury, les deux excellents réals' d'à l'intérieur. Deux réalisateurs que j'apprécis tout particuliérement au passage. 

De quoi ça parle ? De la Bretagne. Oui c'est assez rare pour que je commence par ce point là. Soirée d'Halloween même. Lucie et deux de ses potes décident de cambrioler la barraque que la jeune femme a pu voir lors de sa tournée d'aide soignante. Cette maison cacherait en ses murs, d'anciens trésors, trésors que notre trio souhaite voler pour pouvoir s'offrir une vie moins merdique et surtout loin des bigoudaines. Ce qu'ils ne savent pas c'est que d'étranges légendes régnent sur cette maison et qu'elle n'est peut être pas aussi vide qu'elle peut le laisser penser. 

Et visuellement ? Visuellement c'est bon. Pas excellent non plus, on sent les deux hommes beaucoup plus à l'aise pour tourner en intérieur, les plans d'extérieurs étant assez pauvres quand même. Heureusement que la plus grande partie du film se déroule au sein de la maison. Pour le reste c'est du classique, on joue sur le sombre, le hors champ et le jump-scare de base. Les deux hommes ne bénéficiant pas pour le coup de l'effet de surprise du premier film. On s'eloigne aussi du genre de leur premier métrage pour se tourner vers le fantastique et non l'horreur survival comme à l'intérieur. Mention spéciale pour la musique, agréable surprise du film, elle joue la carte du fantastique et le fait bien.

Et sur le fond ? Sur le fond c'est assez classique. Le film raconte une histoire et c'est à peu prés tout. Ce qui ne l'empêche pas pour autant de développer quelques sous intrigues intéressantes. Comme le deuil d'une mère. Notre jeune (et accessoirement vraiment belle)  héroïne ayant perdu sa mère il y a peu de temps, sa présence résonne encore en elle comme si elle n'était pas encore partie. C'est surtout le traitement du sujet qui surprend. Le film traitant des vampires mais de manière un peu différente que ce que l'on peut voir en temps normal. Je ne dévoile pas plus pour ne pas gacher les tenants et aboutissants de l'intrigue. Sachez tout de même que le final surprend tant il semble en décalage (ce qui n'est pas une critique) avec le reste du film. Et il ne faut pas croire que le changement de style empêche nos deux larrons de faire du gore, il y en aura et du bon même. 

Au final, Livide peut surprendre. Changeant radicalement avec leur premier long métrage, abordant le vampirisme sous un autre jour tout en distillant quelques sous thèmes vraiment sympas. Notre duo de choc prouve leur talent et pousse le spectateur à attendre avec beaucoup d'impatience leurs prochains projets. 

Fin de notre deuxième épisode. On se retrouve pour un prochain numéro avec quelques petites pépites méconnus ne demandant qu'à étre apprécié à leurs justes valeurs. 

 



Cinéma - 2 Mai 2012 @ 19h28 -
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Plutôt que de me lancer à nouveau dans une critique de film basique, je vais tenter de vous présenter succintement mais pas trop, deux films. En essayant de viser une certaine diversité tout de même. Pas de genre, ni de réalisateur commun pour le coup, juste plusieurs bonnes oeuvres, certaines cultes ou sous estimés. 

Bellflower (2012) :

 

On commence par le film le plus contemporain des deux, Bellflower. Sorti en l'an de grâce 2012, Bellflower est le premier long métrage du jeune mais pas trop quand même, Evan Glodell. Sur ce film, le sympathique Glodell assurera les rôles de réalisateur, acteur principal, scénariste, producteur et enfin chef monteur. Le film d'un homme en gros. Le métrage a bénéficié d'un petit buzz par le prix du jury au PIFFf (Paris international  fantastic film festival). 

De quoi ça parle ? De l'histoire de deux potes, fans de Mad Max, cherchant en vue d'une future apocalypse à construire "mother medusa", la caisse ultime dans un univers post-apocalyptique. Bellflower est aussi et surtout l'histoire d'amour entre notre jeune héros et la belle jeune femme qu'il rencontrera dans un bar. 

Et visuellement ? Pour une première réalisation, le godelureau Glodell assure bien. Son film sent bon le vintage, la chaleur, la sueur et les larmes. Ne disposant que de très peu d'argent, Glodell tentera avant tout de jouer sur l'ambiance et la couleur des lieux. Le côté "old school" du film se ressentira jusque dans les grains de l'image du fait des divers dommages ( cailloux, vents etc...) que subira la caméra pendant la conception du film. Ce qui devrait donner un côté "pourrave" à l'ensemble ne fait que renforcer au final cet aspect post-apo de l'oeuvre. Preuve du talent du pimpant Glodell, le jeu qu'il fera sur les focales, réussissant à créer une distancation entre ses personnages et le décor. Donnant une imagerie très proche du rêve à l'ensemble du film. 

Mais Bellflower n'est pas que beau. Il est aussi intéressant. Je vous l'accorde, il faut s'accrocher tout de même. On souffre un peu en début de film par le jeu assez approximatifs des acteurs et le tout ne semble pas trop naturel. Mais l'on s'habitue étrangement et l'on rentre ensuite très vite dans l'univers et le propos du film. Et le propos est universel ma bonne dame, l'amour. Sur le postulat d'une "future" apocalypse, Glodell nous narre l'histoire d'amour, de sa naissance à sa mort entre deux jeunes individus. L'originalité ? Le traitement. Glodell jouera avant tout sur le point de vue du narrateur à savoir le héros, se permettant ainsi de s'amuser à perdre le spectateur entre ce que va vivre réellement le héros et ce qu'il fantasmera. Dès lors, libre aux spectateurs de choisir ce que le hérors vivra ou imaginera. 

Une première oeuvre d'une grande force, d'une grande brutalité mais aussi d'une grande fragilité par le propos qu'il amène et la réfléxion qui s'en dégage. 

Maniac Cop (1988) :

Autre genre, autre époque (1988) mes amis ! Un bon Maniac Cop des familles par le talentueux et sous estimé William Lustig, réalisateur avant tout reconnu pour son boulot sur Maniac. Alors, pourquoi ce film ? Parce qu'à entendre à longueur de temps que ce Maniac cop n'est qu'un énième Slasher alors que c'est tout autre chose, je me devais de lui rendre justice ou du moins d'essayer de vous le démontrer. 

De quoi ça parle ? Sérieusement ? Un film qui se nomme Maniac Cop ? Vous ne devinez pas ? C'est l'histoire d'un flic qui se met à tuer des innocent sans raison la nuit. Et en plus il le fait de manière assez violente. C'est pas un cool le type. 

Et visuellement ? Je passe sur la réalisation et le cast. La réal' ne tenant pas du génie, de même pour la photo, vieillissante de nos jours. Mention tout de même pour la musique que j'ai trouvé tout simplement excellente. On notera tout de même que Maniac Cop a comme acteur principal, Bruce " j'ai plus de main alors je me colle une tronçonneuse" Campbell. L'acteur de la trilogie Evil Dead pour les ignares. 

Pourquoi sous estime t-on Maniac Cop ? Sur son propos. Le film étant à mes yeux beaucoup plus intelligent qu'il n'y parait. Sur un postulat somme toute assez classique, Lustig va tisser tout un métrage sur une critique assez violente du Vigilante. Le Vigilante ? Ses films comme les Dirty harry avec Eastwood ou bien une grande partie de la filmographie de Charles Bronson. Un justicier, limite fasciste, imposant sa vision de la justice et du pardon à coup de revolver sur de jeunes banlieusards. Vous savez, ces films où l'on se demande si le héros ne devrait pas faire de la taule pour tous les types qu'il descend tout au long du film. 

Pourquoi est-ce une critique ? Par le choix du boogey-man tout d'abord. Un flic, mort en cellule après avoir été arreté suite à un énième élan justicier de sa part. Le flic ressemblant en effet trait pour trait à l'image d'un Dirty Harry, droit dans ses bottes et à la gachette facile. Puis dans son choix de victime, plutôt que de continuer à tuer ceux qu'il mérpisait, il tuera dorénavant les innocents, ceux qu'il protégeait. Puis ensuite par le choix du héros, un flic banal, trompant sa femme et une jeune policière. Changeant ainsi la donne du héros solitaire réussissant tout, tout seul. Cette critique se verra renforcé dans la suite de Maniac Cop à savoir Maniac Cop...2. En effet, l'un des héros étant une copie conforme du personnage de Vigilante à la seule différence qu'il ne servira à rien pendant le métrage et ne sera même pas acteur du dénouement final. 

Maniac Cop cherchera avant tout à nous présenter une société sans code, en perte de repère. Alors que le dernier rempart de protection vient de tomber, à qui peut on se fier ? Doit-on perdre toute confiance en l'image de l'autorité ? Mais le film ne se veut pas  pro-sécuritaire, au contraire. Le film jouant aussi sur la vision sécuritaire nauséabonde pour mieux la pointer du doigt. 

Un excellent film donc, pas culte car tout de même un peu vieillissant mais assez intéressant pour que l'on jette tout de même un autre oeil. 

Voila ! Fin de cettte première partie. Beaucoup d'autres films sont à venir, notamment quelques métrages français, pour enfin lui rendre lui aussi justice ! Sur ce, bon film et bonne soirée ! 

 

 


Cinéma - 1er Mai 2012 @ 16h10 -
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Pourquoi ? :

Ahhhh Cronenberg...Je t'ai aimé à l'époque de The Brood, j'ai apprécie ta Mouche. Tu as su m'emmener dans des univers étranges, du Festin nu jusqu'à Faux Semblants. Tu réussissais à transformer le quotidien en quelque chose de troublant, de dérangeant, un peu à la manière d'un Polanski. Puis tu as sombré. Ton Existenz m'a paru d'une grande ignorance sur ce qu'était réellement les médias et tes films sur des cafetières, des histoires d'amours d'escaliers et tes chauffeurs russes m'ont gonflés. Ce sont de bons films, je ne retrouve juste pas cette patte de l'époque. Alors oui, tu as le droit de chercher autre chose, de tenter d'autres expériences et donc d'aller dans d'autres registres. 

Mais bon, tu m'as l'air sympathique, je vais te laisser une autre chance. Et puis un film avec Fasbender et Mortensen ensemble, ça ne peut qu'être bon non ? En plus j'aime Jung. Et même si tu foires ce film, Cronopolis a l'air assez bandant pour que je te le pardonne. Heureux ? 

Synopsis :

Sabina Spielrein est malade, la pauvre souffre d'hystérie. Une maladie dont on ne se vante pas lors d'un diner mondain en gros. Pour se faire soigner, la jeune demoiselle décide de consulter le psychanalyste Carl Jung. Au delà d'une maladie fort embarassante, la jeune femme tombera au fur et à mesur des séances, amoureuse de notre bon docteur Jung...

Cast et Réal :

Au casting, on retrouve un trio d'acteur tous aussi bons les uns que les autres. Un Fassbender confirmant encore une fois qu'il est l'acteur d'une nouvelle génération, Mortensen quant à lui excelle en Freud et prouve qu'il n'est pas obligé de montrer son sexe pour bien jouer et enfin la jeune et agréable à l'oeil Keira Knightley nous démontre qu'elle n'a jamais été aussi bonne que depuis son départ des blockbusters. Comme quoi, on peut avoir d'excellents acteurs et pourtant faire un mauvais film. 

Cronenberg à la barre ! On est en droit d'attendre du lourd d'un point de vue filmique non ?  Et bien non. Trop brouillon, basculant de Flashback en Flash-forward à outrance, le film est peu lisible. De ce choix narratif découle plusieurs problèmes. Un manque total d'empathie pour les personnages principaux et une histoire trop décousue pour être passionante. Comment s'attacher ou comprendre un personnage quand lorsque l'on nous présente une faille, le plan d'après se situe quelques années plus tard ? Comment hein ? Bah je ne sais toujours pas. 

Rien à redire sur la photo, souvent belle, jamais magnifique mais toujorus propre. De même pour la musique qui, sans être d'une virtuosité étourdissante, reste toujours agréable à l'écoute. 

De l'histoire d'un truc trop gros à raconter :

 

Au même titre que Twixt récemment, A Dangerous Method pouvait peut être peu lisible visuellement mais riche dans son fond. Et alors que Twixt échoue lamentablement à ce niveau, ADM (plus court) réussit un peu mieux. 

Le film part d'un postulat assez simple. Comment une personne aussi déchirée et malade peut trouver en elle la force de continuer et d'en faire au final une véritable force. C'est à travers le parcours de cette jeune femme que Cronenberg tisse cette idée. Nous présentant tout d'abord une femme détruite pour la faire évoluer tout doucement en femme plus sure d'elle, l'amenant au final à devenir elle aussi psychanaliste. Réfléxion nous amenant à réfléchir sur notre propre condition, ce qui nous définit et nous construit. Par cette approche Cronenberg tente de nous mettre face à notre propre mirroir et à nous faire réfléchir. 

On échappe pas non plus à la fameuse idée qu'avant de chercher à analyser les gens, il faut soi même être "fou" pour pouvoir les comprendre. C'est par le biais de Sabina que cette idée se développe tout d'abord. Celle ci passant de folle à médecin. Mais c'est aussi par Jung que cela se confirme. Il passera de médecin à fou à mesure que le film avance. Celui-ci laissant apparaitre ses propres névroses au contact de la jeune femme et encore plus dans l'intimité. 

Alors, on pourrait continuer comme ça encore un bon moment. Tenter de développer chaque point et en trouver un sens. Mais cela n'aurait pas grand intérêt et ne pousserait pas à la réfléxion les quelques uns n'ayant pas vus le film. Je vais plutôt me pencher sur ce qui gêne réellement le propos du film. Son sujet.

En effet, aborder Jung mais aussi Freud, leurs correspodances, le cas de Sabina et donc des différentes névroses tout en faisant évoluer l'histoire, pose un petit problème. C'est un peu gros non ? Comment aborder la vie d'un homme et ses idées en à peine une heure trente ? En survolant le tout, et cela de manière bien violente. On passe donc 1h30 à suivre la vie de Jung sans qu'au final on ne sache réellement son rôle dans la psychanalise. Cronenberg ne faisant que dessiner les rôles des personnages. Freud se résumera à un mec qui voit bites partout, Jung pour un lunatique donnant beaucoup trop d'importances aux rêves et aimant donner des fessés. De même pour Sabina passant de folle à...saine comme ça. 

Le film souffre d'un problème de trop-plein. Trop de choses à raconter, peu de temps pour les expliquer. Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'avoir un véritable propos, un message en son sein mais masqué par le bordel ambiant. 

Conclusion :

Sans être l'oeuvre majeure d'un homme, A Dangerous Method est honnête. Le film aurait toutefois mérité un recadrage complet des ambitions et des enjeux pour être véritablement bon. Il serait malhonnête toutefois de dire que le film ne fait pas réfléchir et n'amène pas une certaine réfléxion sur notre personne. 

Cronenberg, tu vas te sortir les doigts des fesses et nous pondre un Cosmopolis qui va mettre tout le monde d'accord. Je veux bien te faire une dernière fois confiance, mais c'est bien parce que c'est toi. Allez, à la prochaine ! 

 


Cinéma - 1er Mai 2012 @ 10h35 -
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Au commencement :

Argento se casse la gueule avec un giallo sans intérêt et fait peur avec son annonce d'un Dracula 3D, Carpenter devient paresseux et nous offre un The Ward sans âme et Romero ne semble pas vouloir se relancer dans un film. Cronenberg se lance dans un trip sur la violence, délaissant le fantastique et l'horreur (même si Cosmopolis s'annonce énorme) et enfin Lynch se lance dans la musique. Que reste t-il de ces grands de la grande époque ? 

Burton se parodie dans chacun de ses films depuis 2000, cherchant vainement à revenir sur ses succés, sa soi-disante marque de fabrique. Même De Palma ne semble plus capable de grand chose. 

Et voilà que Coppola revient sur le devant de la scène, l'homme à qui l'on doit notamment Dementia 13, sympathiquement  bancal mais surtout  Dracula, l'oeuvre d'une génération, marquant à tout jamais visuellement et musicalement le cinéma. Que vaut donc ce twixt, est-ce le retour réussi d'un grand réalisateur ou bien l'erreur de parcours que semble rencontrer tant d'anciens bons réalisateurs ? 

Synopsis : 

Hall Baltimore est écrivain, un peu raté sur les bords, il doit se rendre dans une petite bourgade des états-unis pour y faire une séance de dédicace. Avec un marriage qui bat de l'aile et des problèmes d'argents, la vie de Hall n'est pas ce que l'on peut considérer comme idéale. C'est en se rendant à cette séance de dédicace qu'Hall fera la rencontre du Sheriff du coin, fan de l'écrivain, qui lui proposera d'écrire un nouvel ouvrage sur les étranges meurtres de la ville et notamment sur celui du jeune fille fraichement morte. 

Cast et Réal' : 

Au casting, on retrouve un bon Val Kilmer, qui même s'il n'a jamais été un excellent acteur, a toujours su jouer correctement. On passera sur le côté bouffi du personna qui à défaut d'être volontaire renforce l'image de l'écrivain en fin de carrière. Bruce Dern joue le rôle du Sheriff, acteur que l'on retrouvera dans le prochain Rob Zombie et que les connaisseurs doivent connaitre, le monsieur ayant joué un bon paquet de films depuis les années 60. La jolie jeune femme de l'affiche n'est autre que Elle Fanning, déjà vue dans Super 8. Et enfin c'est Ben Chaplin qui se glisse dans la peau d'Edgar Allan Poe dans le film. 

Niveau réalisation. Il faut tout d'abord savoir que le film a été tourné sur la propriété de Coppola et cela pendant 7 petites semaines. C'est donc un tournage court demandant peu de moyen. L'envie du réalisateur étant de limiter le droit de regard de la production pour donner le plus de personnalité et d'affects à son film. Un choix qui se respecte. Tout du moins sur le papier. Je ne serai pas aussi indulgent un fois la pellicule digéré. 

La photo est tout simplement dégueulasse, les effets semblent provenir de mauvais inserts de l'époque Phantasmagoria sur Pc et la réalisation est d'une paresse affligeante, aveu même du réalisateur, celui-ci jugeant que le spectateur se branle de la mise en scène et donc si on nous sert du plan fixe mou comme un Maigret, ça ne choquera personne. Mixons le tout et l'on obtient un film qui ressemble à s'y méprendre à un bon DTV de soldes. Quelques plans sauvent toutefois la mise si l'on racle un peu et nous proposent de belles images macabres. 

La musique loge apparemment à la même enseigne que le visuel, d'un anonymat total, elle ne fera titiller l'oreille de personne. 

Mais bon, on peut toujours se dire qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture, que le fond du film prime sur sa forme aussi nauséabonde soit-elle. On se prend à se demander d'ailleurs si le tout n'est pas conscient et assumé de la part du réalisateur. Celui-ci cherchant définitivement à briser ses propres codes pour nous livrer l'oeuvre la plus personnelle qui soit. On se prend même à fantasmer cette ignominie visuelle pour tenter d'y trouver la puissance narrative de Coppola. 

 

Une oeuvre trop personnelle pour être intéressante :

Mais l'on se trompe. Le fim n'étant pas plus intéressant sur son propos. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir essayé. Le film se présentant tout d'abord comme une enquête fantastico-policière, notre héros semblant être connecté en rêve avec la jeune fille morte. On suit le début de l'histoire avec beaucoup d'interêt, le film pose ses personnages et ses sous intrigues. Le film commence à poser ses thèmes, on assimile très vite l'auteur comme le reflet de Coppola, celui*ci renvoyant ses peurs et ses echecs à travers le personnage de Hall. Tout le film se déroule plutôt bien jusquà la prise de connaissance du destin de la jeune fille du héros par le spectateur. Et là...

Petite parenthèse avant de continuer, le film est, de l'aveu encore une fois du réalisateur, l'exutoire à sa culpabilité sur la mort de son fils. C'est par ce film qu'il tentera de se pardonner et d'accepter ses errerurs. 

Le film se perd dans ses sous intrigues. Coppola délaisse complétement l'histoire principal pour ne se concentrer que sur le travail et le chemin du héros pour accepter ses erreurs et arriver à accepter la mort de son enfant et en faire le deuil. Alors que dans tout film, la sous intrigue est avant tout un moyen de renforcer la dramatique d'un film, d'accentuer les failles ou bien de donner de la profondeur. 

Et de la profondeur on ne peut pas dire qu'il y en a beaucoup de prime abord. Traitant du deuil, de notre désir d'avancer, notre culpabilité mais aussi de cette auto punition que l'on s'inflige pour garder cette douleur en soi, Twixt peut sembler riche, il ne l'est pourtant pas. Effleurant chacun des sujets, ne faisant ainsi que présenter un mal ou un problème pour le délaisser le plan d'après. On ne ressentira aucune empathie pour le héros ni pour ses problèmes, tout semble trop lointain pour le spectateur. 

C'est à ce moment que l'on prend conscience de la trop grande personnalité du film, de son côté beaucoup trop intimiste de celui-ci. En cherchant à sortir ce mal en lui, Coppola ne fait que livrer un film accessible à sa personne et uniquement sa personne. Le film se veut alors comme le mirroire des peurs et hontes de Coppola sans le recul et la réfléxion necessaire pour que le spectateur s'immerge aussi dans cet univers. 

Conclusion : 

Ce n'est pas faute d'avoir essayé, j'ai voulu croire en ce film, croire en sa portée et en son message trop bien camouflé pour être perçu facilement. Ce n'est pas le cas. Twixt est mauvais. Aussi mauvais q'un Giallo d'Argento mais pas aussi propre qu'un The Ward de Carpenter. On peut se rassurer en se disant ceci, Coppola a déjà tout fait, il a bien le droit de réaliser un DTV dégueu pour voir ce que ça fait non ? Il n'en reste pas moins que Twixt apparait comme une énorme et regrettable erreur de la part de Coppola. 

 

 


Jeu vidéo - 29 Mars 2012 @ 18h00 -
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Au début je voulais faire une sorte de dossier sur les jeux vidéos et les messages qu'ils peuvent faire passer. Une sorte d'article pour montrer que les jeux vidéos font réfléchir. Et d'un seul coup j'ai pensé à Silent hill ! L'accord parfait entre le jeu et la réflexion.

Préparez vous à entrer dans l'univers de Silent Hill.
Le but n'est pas de faire un historique de Silent Hill, de vous donner les dates de tous les épisodes etc...Je vais plutôt tenter d'analyser un peu chaque opus pour montrer à quel point le jeu peut vous faire réfléchir. 
Je vais quand même vous expliquer un peu le type de jeu que sont les Silent Hill. Ce sont des Survival-Horror. Un style vous demandant de survivre dans un univers souvent peu naturel. Prenons l'exemple de Resident Evil, vous devez survivre dans un manoir infesté de zombies.
Je reconnais que lorsqu'on résume le jeu comme ça, ça fait un peu stupide. Mais il ne faut pas oublier le scénario ! le coeur du jeu ! 
Qu'est-ce que Silent Hill ? 
N'apparaissant pas sur les cartes, Silent Hill est une ville fantôme. Oubliée depuis des années,cette ville n'est habitée que par les souvenirs et les drames qui l'ont crées et détruites. Silent Hill sera dans chacun des épisodes la ville où le personnage principal atterrira. Par choix ou bien à cause du destin, chacun des héros devra retrouver son chemin dans la ville maudite de Silent Hill.
Véritable coeur du jeu, la ville peut même être vue comme un des protagonistes principaux des épisodes. Elle fait évoluer chacun des héros en son sein. Chacun cherchant une vérité. Seule la ville pouvant leur apporter.
On finit même nous aussi par connaître cette ville. Au fil des épisodes, on reconnait les rues, les magasins, la ville étant toujours la même et abritant en son sein toujours autant de secrets et de cauchemars. Ce n'est qu'en plongeant des profondeurs de Silent Hill que l'on se rend compte qu'elle est différente pour chacun des héros de la série. Pourquoi ? je vous l'expliquerai plus tard.
Silent Hill est une série qui s'intéresse avant tout à l'individu. Ses problèmes, ses peurs, ses erreurs, tout ce qu'il est. C'est une des rares séries qui dans chacun des épisodes nous fait incarner quelqu'un de blessé mentalement. Je m'explique, chacun des héros aura en lui une sorte de blessure qui ne se referme pas, quelque chose qu'il n'accepte pas ou bien qu'il refuse de voir en face. C'est une des forces de la série. Nous n'incarnons pas un soldat armé jusqu'au dent ou alors un héros avec une grande épée prêt à tout détruire. Nous incarnons une personne banale. En quelque sorte nous pouvons voir une partie de nous même dans chacun des héros de Silent Hill.
Pour que vous puissiez vous en rendre compte je vais vous décrire brièvement les héros de chaque épisode. Je ne parlerai pas du cinquième épisode qui n'est pas un Silent Hill à mes yeux.

-Silent Hill 1 : Harry Mason, père de famille ayant eu accident avec sa fille à l'entrée de Silent Hill. À son reveil, il est seul dans sa voiture, sa fille ayant disparu.

-Silent Hill 2 : James Sunderland reçoit une lettre de sa femme lui demandant de la rejoindre à Silent Hill. Le problème étant que sa femme est morte depuis 3 ans.

-Silent Hill 3 : Heather, jeune adolescente, se retrouve mêlée à une sombre histoire de secte. Tout cela la ramènera dans la ville de Silent Hill.

-Silent Hill 4 : Henry Townshend ne peut plus sortir de chez lui depuis un moment. En effet des chaines ont commencé à apparaitre sur sa porte et l'empêche de sortir de chez lui.

-Silent Hill Origins : Travis O'Grady, routier, évite de peu un accident avec une jeune fille sur la route. Alors qu'il part à sa recherche il découvre une maison en feu. Entendant quelqu'un crier à l'intérieur, il décide d'aller aider cette personne. Il sauvera une petite fille dans cette maison. De cette décision, changera à tout jamais Travis.
Comme vous pouvez donc le constater, chaque scénario, chaque situation est assez banale. Il n'est pas question de sauver le monde de 12 cavaliers de l'apocalypse ou je ne sais quoi d'autre.
Dans Silent Hill, chaque héros sera confronté à ses propres démons intérieurs. Et c'est la qu'entre en scène la particularité de la ville et ainsi du jeu. "l'autre monde".
En effet dans chaque Silent Hill vous serez à un moment ou à un autre transporté dans ce qui semble être la ville de Silent Hill mais sous un angle différent, la ville devient sale, voir même dégueulasse. Tout change, tout prend soudainement une couleur sombre,rouille. Comme si l'on découvrait la ville mais dans une réalité différente. Je vais vous monter une image pour que vous saisissiez bien : 
Vous voyez ? 
Tout ceci à un sens. Ce monde n'est pas là juste pour vous faire peur. Ce monde est symbolique, ainsi que les monstres qui y résident.
Et c'est là que Silent Hill puise toute sa force. Ses symboles. En effet ces mondes ne sont en fait que le reflet de nos héros ou plutôt de leur "moi-intérieur". Chaque monde ou monstre ne sera que le reflet de leur secret, de leur culpabilité ou de leurs pêchés. 
Prenons par exemple le héros du deuxième opus. Je sais que j'en ait parlé dans un autre dossier mais c'est l'exemple le plus riche en symbole. James sera confronté durant le jeu à ses démons intérieurs. Cela se traduira par des décors de plus en plus sombre. Des passages demandant à chaque fois de descendre encore plus profondément dans la ville. Comme si l'on descendait de plus en plus loin dans l'esprit de James pour trouver la cause de son mal-être. Il suffit aussi de regarder les monstres tel que Pyramid Head. Une sorte d'homme habillé en boucher et qui possède une sorte de pyramide à la place de la tête. Il est le symbole de la culpabilité de James. Il représente cette culpabilité qui le tue à petit feu. Chaque ennemi est un symbole.
Je ne vais pas revenir sur le message de Silent Hill 2. je l'ai déjà fait auparavant dans le dossier sur les émotions. Pour résumer, Silent Hill 2 aborde le deuil et notre manière de le gérer ainsi que notre part de responsabilité. Comment tourner la page ? Comment faire le deuil de celle qu'on aime alors que l'on se sent responsable ? 

Il est intéressant de voir que Silent Hill s'intéresse beaucoup à ce que l'homme refuse de s'avouer.
Prenons Silent Hill Origins. Nous incarnons donc Travis le camionneur. Dans cet opus, le problème traité sera le déni. Travis est un homme qui vit dans le mensonge. Il refuse de voir comment ses parents sont réellement morts et refuse aussi de voir ce qu'il est vraiment. Travis refusera jusqu'à la fin de s'avouer la vérité.
Tout au long du jeu plusieurs indices nous sont donnés. Des indices que Travis refusera de considérer, la vérité étant lourde de conséquence. Travis est un tueur mais refuse de se l'avouer. Préférant croire qu'il est normal. Je ne dévoilerai pas plus sur le jeu, je préfère vous laisser faire le jeu. 
Tout cela pour vous montrer que Silent Hill Origins nous pousse à réfléchir sur ce que l'on est. Ce que l'on croit être. Par le biais de cet homme qui vit dans le mensonge, sommes nous différents ? 
Il nous montre à quel point nous sommes capables d'occulter sciemment des évènements de notre histoire dans le simple but de nous sentir mieux. Préférant vivre dans le déni plutôt que d'affronter ce que l'on est. 
 
 

Il y aurait encore beaucoup à dire sur Silent Hill. Chaque épisode cherchant à nous faire réfléchir, cherchant à nous faire nous poser des questions. Nous poussant à regarder à travers ce miroir pour tenter de voir ce que l'on est réellement. Je pourrai vous détailler chaque symbole de chaque Silent Hill ou alors vous montrer à quel point chaque scénario d'un Silent Hill pousse à la réflexion. Je préfère vous laisser jouer aux jeux. Faites vous une idée. Laissez vous envahir par la ville de Silent Hill. Vous ne serez plus les mêmes...

 


Bouquins - 28 Mars 2012 @ 18h11 -
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Petit article pour vous parler de mon dernier achat. Non, je ne vais pas tomber dans la lubie de vous montrer tout ce que j'achète, ça ne sert pas à grand chose. Mais là c'est différent. Tout d'abord parce que ce livre mértie d'être connu et qu'en plus il est magnifique. 

Mais qu'est-ce que RockyRama ? Plutôt que de vous en vanter les mérites, je vous laisse avec la toute première page de l'ouvrage :

Rockyrama numéro 1, c’est la finesse d’unSchwarzenegger alliée à la classe d’un Sonny Crockett. En gros les 80’s comme on les aime. Des articles inédits par des plumes comme Stephane Moissakis ou Rafik Djoumi, des interviews, un poster, des illustrations originales sorties de studios de renom, Rockyrama est sûrement l'un des plus gros projets de BBE depuis sa création, nous espérons que le résultat vous plaira autant qu’à nous.

Mais le maître d’œuvre du projet vous en parlera mieux que nous, place à l’édito :

Here is Rockyrama premier du nom, donc.

Chère lectrice, cher lecteur, le numéro que tu tiens entre tes deux mains que tu as préalablement lavées pour prendre soin de ton mook se lit comme on mate un bon blockbuster, tu sais, celui que tu as au fond du placard sur une vieille K7 VHS usée et fatiguée : entre potes, confortablement installé, avec une bonne quantité de junk food à portée de mains, et toutes ces putains de punchline que tu connais par coeur. Avec ce premier opus nous avons voulu te ramener dans les eighties, celles qu’on aime toutes et tous. Que tu aies connu cette époque ou pas, tu vas avoir l’occasion de « sentir » l’ambiance perdue d’un vidéo club, apprendre comment Don Simpson a révolutionné le cinéma moderne, découvrir l’épopée Tetris, fantasmer sur les théories extra terrestres visant Michael Jackson, comprendre pourquoi Breakfast Club se vit mais ne se raconte pas, porter avec nous Predator au panthéon des plus grands films de l’histoire, analyser Cobra, rencontrer Bob Gale ou John Carpenter, et encore plein d’autres trucs qui te rendaient si impatient ces derniers mois, sans que tu saches vraiment pourquoi.
Évidemment nous sommes tous d’une mauvaise foi évidente, et l’exagération outrancière est ici élevée au rang de religion, sans quoi l’aventure serait beaucoup moins drôle.

Ce numéro se veut la De Lorean du lecteur, le véhicule qui va le ramener dans le passé en le gardant fermement tourné vers l’avenir, une sorte de « marche arrière en avant », parce que là où on va y a pas vraiment besoin de route et du reste.

Un vrai retour vers le futur en somme.

Enfin je tiens à remercier ici, les auteurs et graphistes, qu’ils soient professionnels ou juste passionnés, pour le temps, l’énergie et la rage qu’ils ont mit à mon service, et surtout au vôtre, bande de veinards.

Gloire à vous nobles guerriers, car Rockyrama, son ring, c’est la rue !
Rocky bisous !


Voila, vous voyez maintenant ? Vous comprenez pourquoi l'achat est indispensable ? Comment passer devant plus de 300 pages de bonheur, de joie et de jouissance éternelle ? 

Alors oui, le livre peut sembler cher de prime abord. 30e la version simple, 40e la collector. J'ai la collector en main et je ne regrette rien, le papier est de qualité, la pochette est sublime et en bonus j'ai un vinyl que je n'ai pu écouter pour l'instant et ce poster : 

Donc plutôt que d'aller acheter la misérable collection HD de Silent Hill, plongez avec passion et amour dans ce magnifique voyage vers les 80's. On y est bien. Vraiment.

Je manque à mon devoir si je ne vous donne pas l'adresse pour le livre. Il est dispo dans les bonnes crémeries, il y en a peu donc n'hésitez pas trop ! On peut aussi l'avoir directement sur le site : Un bon site pour choper ce Mook

Voila ! Foncez !


Cinéma - 27 Mars 2012 @ 11h11 -
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C'est Radcliffe qui m'a presque empêché de voir ce film. Je ne l'aime pas, voila, c'est dit. Impossible d'avoir une once d'empathie pour ce jeune homme. Pourquoi ? Harry Potter. Mais bon, James Watkins aux commandes, le retour de la Hammer et la promesse d'une ambiance gothique à souhait sont des arguments qui ont eu raison de ma volonté. 

Synopsis : 

Arthur Kipps, jeune notaire, doit se rendre à Crythin Gifford pour régler la succesion d'une vieille femme récemment décedée. Alors qu'il vient tout juste d'arriver sur place, d'étranges évenements commencent à se produire. Le village ne semble ainsi pas être aussi paisible qu'il ne le parait et l'étrange rumeur sur cette dame noir ne fait que renforcer cette impression. 

Cast et Réal : 

Les amateurs d'horreurs/survival connaissent déjà Watkins. Il est le petit trublion responsable d'Eden Lake, excellent survival traitant de l'Angleterre delaissée de Blair à travers la survie d'un couple face à des enfants meurtriers. Watkins, affirmait déjà à l'époque sa volonté de revenir à l'essence même du genre, l'angoisse comme vecteur d'un message sociale. Au même titre qu'un Carpenter ou Romero pour ne citer que les plus célébres. 

Et notre petit James nous balance une autre claque dans la face avec sa Dame en noir. Bluffant de maitrise visuelle pour commencer, le tout aidée par une photographie complétement hallucinante de beauté macabre. Mais Watkins ne fait pas que nous prouver qu'il maitrise son sujet. Il réussit, sans pasticher, à renvoyer à l'ambiance lugubre des films de la Hammer, en en tirant la substance moelle de la firme. Tout y est. De la vieille batisse sombre et inquiétante aux villageois consanguins et dangereux. 

Mais ce n'était pas ma plus grosse peur. Ma plus grande crainte était le choix de Radcliffe comme jeune père, héros de l'histoire. Comment un si jeune acteur, n'ayant montré aucune  once de talent dans les Harry Potter, pouvait assurer un rôle de ce genre ? Je me trompais. Sans être la révélation de l'année, Radcliffe assure vraiment. Tout en justesse, sans en faire des caisses, il réussit à incarner parfaitement le rôle. Notre jeune héros arrivant même à nous émouvoir lors de quelques moments. Radcliffe est accompagné par Ciaran Hinds, Janet McTeer ou encore Sophie Stuckey. Un très bon cast dans l'ensemble. 

Le Score est à l'image du film, macabre. Dans la grande lignée des anciens films d'horreurs en somme. Un plaisir autant visuelle que sonore. 

Avis et interprétations :

C'est par une mort que le film commencera, la mort en couche de la femme du héros. De cette mort découlera toute l'ambiance du film. Toujours présente sans être visible, la mort rodera en permanence. Au travers d'un film horrifique, Watkins traitera avant tout du deuil et de notre capacité à oublier notre amour. L'un des premiers plans du film résonne encore, notre héros se rasant, pensant voir encore sa femme à ses côtés. Par cette mort, Watkins justifiera ainsi tout le comportement à venir de Kipps. Une plus grande sensibilité au surnaturel, une acceptation ainsi plus grande sur tout ce qui touche à l'étrange. Ce qui peut sembler n'être qu'un détail est en fait le moyen de rendre l'ensemble du film plus crédible. 

Mais c'est aussi la mort qui aménera notre héros sur cette étrange histoire. La mort d'un enfant amenant la rancoeur d'une mère. Vous l'aurez compris, la Dame en noir est un film abordant la mort par différents angles. Et la mort sera là jusqu'au bout. On notera de ce fait, une prise de risque sur la fin, tant celle ci change des fins habituels. Couillu.

Notons aussi la totale réussite dans la mise en place d'une ambiance horrifique. Vous aurez droit à votre petit lot de jumpscare tout au long du film. Watkins mettant doucement mais surement en place une ambiance glaçante. Mention spéciale pour cete longue scène dans la maison, chaque couloir, chaque recoin, suintant la mort. 

Pour conclure, car avant d'être un film qui s'analyse, la Dame en noir est un film qui se regarde, je ne peux que vous conseiller de vous ruer en salle dès maintenant. Alliant le visuel et l'ambiance d'une Hammer en plein age d'or au message en filigrane des grands films d'angoisses, La Dame en noir est plus qu'une excellente surprise, c'est un grand film. 

 

 

 

 


Cinéma - 25 Mars 2012 @ 11h05 -
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C'est fatigué que je fuis un court instant, un exposé peu intéressant, annonçant une nuit longue et douleureuse, pour vous parler d'un film vu il y a un petit moment, The Murderer. Deuxième long métrage de l'excellent réalisateur de The chaser à savoir Hong-jin Na. Nom que je ne vais pas écrire souvent dans cet article...

 

Deuxième long métrage donc, d'un réalisateur ayant plus ou moins suscité beaucoup d'intérêt lors de la sortie de son premier film. The Chaser nous narrait les mésaventures d'un proxenette en quête d'une de ses filles de joies manquant à l'appel. Le film réussissait à tisser une ambiance sombre et froide et nous plongeait subtilement dans une critique brutale de la police et de l'indifférence humaine face à la cruauté. Le tout prenant l'aspect du bon film noir à l'ancienne. 

Synopsis : 

Gu-Nam est un looser. Un bon vieux looser des familles même. Chauffeur de taxi le jour, claquant son blé la nuit dans les jeux, Gu-Nam ne mêne pas ce que l'on peut appeller une vie de rêve. Il est de plus criblé de dette auprés de types louches qui l'ont aidés à financer le passeport de sa femme pour partir en Corée. Car oui je ne l'ai pas précisé mais l'action se déroule à Yanji, une petite ville paumée entre la Corée du Nord et la Russie, un coin assez pauvre en gros. 

La vie de notre bon héros basculera le jour où il fera la rencontre de Myun, sorte de chef mafieux local, lui proposant un contrat. Tuer un homme en Corée, lui rapporter son doigt et toutes ses dettes seront épongées. Une affaire en or que notre bon Gu-Nam ne refusera pas. 

Cast et Réal : 

J'ai déjà un peu évoqué précedemment le réalisateur du film, je ne vais donc pas trop m'attarder sur lui. En fait non, je vais quand même m'attarder sur lui. Excellent réalisateur, il confirme encore une fois son talent. Captant avec brio les rues dégueulasses de Yanji ainsi que la froideur malsaine des nuits Coréenne. Preuve de son talent, le film sent bon le gros blockbuster Coréen mais sait rester intimiste tout du long. L'action ne prenant jamais le pas sur les personnages et leurs quêtes émotionnelles. Car de l'action il y en a. Et de la bonne action. De l'action Coréenne même. Et ça change tout. Alors que beaucoup de films insistent sur l'aspect très impréssionant des dites scènes, The Murderer joue la carte inverse. Au même titre que pouvait le faire The Chaser en son temps. Les affrontements sont brutaux mais terriblement humain.

Pour le Casting, on retrouve le duo de tête de The Chaser. Yun-Seok Kim et  Jung-Woo Ha. Deux puissants acteurs Coréens. L'un (Jung-Woo Ha), jouant avec brio le jeune immigré en quête d'identité au sein de cette grande Corée et l'autre (Yun-Seok Kim), illuminant le film en chef de clan brutal n'hésitant pas à se salir les mains quand il le faut. 

Une Critique sociale ( pas d'idée de titre désolé...) :

Un peu comme The Chaser, The Murderer continue dans la critique sociale initiée par le premier film du réalisateur. On retrouvera encore une fois un bon brulôt sur l'incompétence policière, celle-ci paraissant encore une fois comme incapable de réussir quoi que ce soit. Souvent en retard, toujours à la ramasse, incompétente jusque dans l'arrestation d'un simple suspect. Elle sera même tellement incompétente que le réalisateur l'occultera du film au bout d'un moment. On retrouve ce message d'une police ne comprenant pas le monde qui l'entoure, ne saisissant à aucun moment les enjeux ni la gravité d'une situation. 

Il en sera de même pour la vision du mal au sein du film. Le film opposera deux clans l'un à l'autre tout au long du film. L'un représentant la campagne, l'autre la ville. L'un semble jeune, prête à se salir les mains et à agir tandis que l'autre s'est profesionnalisé donnant l'impression de n'être au final qu'une organisation de bureaucrates. De par cette opposition le réalisateur nous proposera sa vision de l'être humain et de sa soif permanente de pouvoir. Une société où prime seulement le pouvoir personnel au détriment des autres. Une société où la vie d'un homme pèse bien peu quand de l'argent est en jeu. 

Impossible, à moins d'avoir beaucoup de mal, de ne pas voir aussi la dénonciation du réalisateur contre les conditions inhumaines que subissent tous ces gens tentant de travers illégalement la frontière entre leurs villes et la Corée. C'est avec beaucoup de froideur que le réalisateur nous décrira cette situation. Du transport en bus au voyage en bateau où les faibles meurent dans des cales jusqu'à l'ultime plongée dans l'eau pour rejoindre la Corée. 

C'est aussi par le biais de son héros que Hong-jin Na véhiculera plusieurs messages assez forts. L'identité sera le plus fort message du film. Car avant même d'être l'histoire d'un meurtre, de la quête d'homme pour sa femme, le film sera avant tout le parcours initiatique d'un homme vers son identité. L'affirmation d'un individu, la revendication d'une existence. En effet, tout au long du film notre héros ne sera appellé qu'une fois par son prénom, il sera référé le reste du temps par son statut d'immigré niant ainsi sa personnalité. De simple chauffeur de taxi, Gu-Nam deviendra Homme, refusant ce qu'on lui a trop longtemps imposé. Affirmant sa volonté à ne plus être consideré comme un outil à la merci des grands.

Le chapitrage du film renforce cette idée, celui-ci scindant le film en plusieurs parties. Chaque partie symbolisant le statut du héros tout au long du film. De Taxi Driver il passera à celui de Murderer puis d'immigré. Le héros se voit ainsi symbole des oubliés, des petits. 

Conclusion : 

The Murderer est noir, triste et violent. Mais The Murderer est aussi beau, touchant et terriblement intelligent. Maitrisé de bout en bout, possédant un admirable casting et une magnifique bande son, The Murderer est à l'image de The Chaser en son temps, à voir absolument. 

Allez, petit bémol pour les néophytes, le film peut paraitre assez long. Il ne l'est pas. Il est même trop court. Non mais...

 

 

 


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Le Blog de Parker

Par Parker32 | Blog créé le 21/07/11
Dernière modification le 04/05/12 @ 20h24

Un blog pour réfléchir sur le cinéma, les livres et les jeux vidéos

Édito

 

Voila un petit moment déjà que je voulais commencer un blog. Ayant pour ambition le journalisme, je me suis dit :

Quoi de mieux qu'un blog pour s'entrainer à écrire des articles ?

Alors que va être ce blog ? Normalement un Blog sur notre culture Geek, je m'explique: je vais tenter de faire des critiques, analyses , sur le ciné, les bouquins ou encore les jeux vidéos. 

Bon, je suis conscient que ma visibilité ne sera peut être pas énorme mais tant que quelques personnes me lisent et soit donnent un avis sur l'article ou sur le style d'écriture, bah ça me va ! 

 

Voila ! Bonne (prochaine) lecture ! 

 

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