Le blog de Pabliche

Par pab73 Blog créé le 22/08/10 Mis à jour le 25/07/12 à 18h12

Un blog consacré à la culture, et ce dans la joie et la bonne humeur!

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Je pense qu'on pourra dire que ce Dark Knight Rises (on va dire DKR maintenant ...) était attendu comme le messie après la baffe de The Dark Knight. Un casting de rêve à l'image des deux premiers, un budget obscène de 250 millions de dollars et un des réalisateurs les plus talentueux de son temps, ça fait saliver tout de même ... mais alors qu'en est-il réellement ?

 

Tout d'abord un conseil pour ceux qui vont s'aventurer dans les sales obscures : regardez les deux premiers avant ! Ce n'est pas absolument nécessaire mais c'est toujours pas mal pour pas être pommé durant la première demi-heure où on ne parle que de ce qui s'est passé dans les épisodes précédents. Cela étant dit, abordons les points sensibles de DKR .

 

On va commencer par une petite déception : les effets spéciaux. Bon c'est clair il y a deux-trois trucs sympas (les plans éloignés de la ville de Gotham lors de l'attaque, explosions sympathiques) mais c'est tellement en dessous d'autres blockbusters (Spider Man 2 dans mes souvenirs était plus réussi) que c'en est finalement décevant.  On peut notamment parler de l'explosion du pont avec la cabriole ratée de Gordon-Levitt où je me suis dit mince quand même ..

 

Deuxième souci plutôt problématique : les dialogues inutiles et pas intéressants ! Nolan avait évité l'éceuil dans The Dark Knight (grâce entre outre au regretté Heath Ledger) , mais là, le techno bullshit de Freeman m'a saoulé. Le dialogue entre Bruce et Alfred est juste ... pas émouvant (ce qui problématique pour une discordance entre un super-héros et son mentor ...). On peut aborder également la prestation de Cotillard, qui tire malheureusement le cast vers le bas. Heureusement, Oldman est toujours là , Bale est toujours là et même mieux que dans TDK j'ai trouvé,  et surtout Tom Hardy est super dans son rôle de rédempteur de Gotham. Après c'est sur que quand on compare au bad guy du précédent (à savoir Heath Ledger en Joker), c'est pas le même niveau, mais ça passe nickel.

 

Mais là où DKR est clairement inférieur à son illustre prédécesseur, c'est sur les thèmes abordés. TDK présentait la dualité entre Bruce Wayne et Batman , le conflit entre le Joker et Batman ainsi que la crise politique que connaissait Gotham de façon limpide et intéressante. Ici les scénaristes ont cru bon d'assimiler Bane à la menace communiste (pouvoir au peuple, place boursière attaquée !) et bah ça marche pas ... dommage. 

 

Côté nuisances, on pourrait également aborder le classicisme exacerbé de la bande son signée Zimmer , ou encore la fin des méchants qui est -sans spoiler- fade et expédiée, avec des légers ricanements du public pour la fin de l'un d'entre eux.

 

Et là vous vous dîtes que j'ai descendu le film, que je n'ai rien avancé qui explique ma note de 7 (cf senscritique) . Ce film est rythmé, les personnages sont intéressants, Nolan a toujours une patte qui n'est pas noyée dans tout le pognon qui lui est donné. Le scénario réserve quelques surprises de taille et certains passages sont vraiment stylés. Mais en comparaison avec The Dark Knight, DKR ne fait pas le poids. Il n'y aura pas de scène culte .Bien sur, il reste un super film, mais loin de la portée de son prédécesseur.  

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Retour des critiques après deux semaines de pause ! J'espère pouvoir les rédiger à l'avenir avec plus de régularité ...


Je ne sais pas vous, mais South Park et les Simpsons, ça commence à me taper sur le système. Ce sont deux séries qui ne se renouvellent que très peu. Mais d'un autre côté, les dessins animés adultes au format, de 20 mn, c'est super plaisant. Donc qui pour renouveler le genre ? Pourquoi pas Ugly Americans ...



En 2010 donc, arrivait sur Comedy Central Ugly Americans, une série créée par un illustre inconnu dans le milieu, Devin Clark. Tout de suite le pitch est séduisant : de nos jours, le monde est peuplé de tous les monstres de l'imaginaire collectif (zombies, démons, magiciens, sorcières,...) et tout le monde cohabite. On suit ainsi l'histoire de Mark, un humain qui travaille comme social worker, qui a pour petite amie un démon et comme coloc' un ancien humain devenu zombie. De ce postulat de départ fort alléchant, que reste t-il après deux saisons et 23 épisodes ? Du rire pour sur ...

Les situations sont toutes plus improbables les une que les autres (et rappellent forcément les premières saisons de South Park au niveau de l'absurdité totale), ce qui assure au show un renouvellement constant. L'animation n'est pas exceptionnelle mais elle passe plutôt bien et a une identité propre. Pour apprécier la série, il faut bien être conscient que l'humour est souvent en dessous de la ceinture. Si on se fait à cette idée, le résultat est probant : on rigole vraiment devant les cours de morale à deux balles de Mark, les improbables conquêtes sexuelles de Randall ou les délires de la famille démon de Callie.

Les fans de South Park tiennent avec Ugly Americans un superbe héritier, avec un humour décapant et des personnages attachants. A noter qu'aucun épisode n'est encore sorti en France, et que par conséquent se rabattre sur le fan-sub est l'unique solution pour profiter de cette série ...

Je vous oriente vers le site de Comedy Central si vous voulez en apprendre plus, ou regarder les bandes annonces.

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Je vous vois venir tout suite. Il s'enflamme complètement, il se sent plus, il va nous chier une pendule d'ici peu. Et pourtant, je persiste et je signe, nous avons ici une des oeuvres majeures de ce début de XXIeme siècle. 

 

Commençons par le générique ... non mais quel générique ! (je ne spoilerai pas ...). On ne s'y attend pas, c'est original et ça annonce tout de suite le ton extrêmement noir et fataliste qui va s'étendre sur tout le film. Le début du film n'est pas trop long : l'introduction des personnages n'est pas lourde et même assez brillante puisqu'on passe de façon très rapide sur quelques années de leur vie en un quart d'heure, et ce de façon fluide et habile. D'un point de vue historique, il est intéressant, du fait qu'il aborde la fin de la guerre froide ainsi que les conflits africains, du point de vue du vendeur d'arme , ce qui est assez inhabituel. Les rebondissements sont nombreux et amènent à des scènes tantôt drôles (le discours de Gorbatchev suivi par Yuri) tantôt tragiques (le bad trip avec le "brown-brown"). La fin est à ce titre terriblement cynique et tragique à la fois (on ressort du film assez troublé ...), et représente à mon sens tout le génie d'Andrew Niccol.

Lord Of War (générique début)

Passons rapidement sur la performance magistrale de Nicolas Cage et Jared Leto (qui joue toujours aussi bien le camé ...) qui éblouissent l'écran de leur classe (on se demande comment Nicolas Cage a pu passer de Lord of War à Ghost Rider ...). Ethan Hawke est en revanche un peu plus anecdotique en bon flic défenseur du droit commun (excepté la scène d'interrogatoire...savoureuse). 
Du côté de la mise en scène, c'est absolument magistral : les surprises visuelles ne manquent pas (le générique, la description de l'AK-47, le bad trip de Yuri , ...) et les dialogues sont absolument savoureux et bien filmés. La bande son quant-à elle est discrète mais efficace pour soutenir l'action.

En conclusion, pour ceux qui en douteraient, Lord of War est un film dont on ne sort pas inchangé. La puissance des thématiques abordées, la mise en scène, les acteurs... c'est sublime. Lord of War est un chef d'oeuvre. Tout simplement.

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5 jours après avoir vu ce grand film qu'est Evil Dead premier nom, l'envie m'est prise de voir les films de la série dans l'urgence. Dans le sombre de ma chambre je lançais alors le second film de la peut-être meilleure série de série B qu'il m'ait été donné de voir.
Le sang coule à flots, les démembrement sont encore plus présents et l'horreur est toujours au rendez-vous. Les effets spéciaux sont plus présents, ce qui a paradoxalement le désavantage de vieillir beaucoup plus le film que le premier (où les trois bouts de ficelle utilisés se voient beaucoup moins de nos jours).

 Tu la sens ma folie ?

Le grand point fort du film est à coup sur la parodie du premier film qu'il met en place : les références sont évidentes (l'ampoule recouverte de sang, les arbres qui s'animent ...) et on a presque l'impression de revoir le même film ce qui a un petit coté déceptif.
De surcroît, la fin est magistrale, avec un cliffhanger dantesque qui annonce la couleur pour le troisième épisode de cette série ...
Au final, on passe un très bon moment devant ce film, un poil moins mythique que le premier opus. J'ai hâte voir le troisième épisode !

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Attendu. C'est bien le qualificatif qui désignait le dernier film du maître Spielberg. Enfin, maître plus tant que ça ... après un film moyen (Tintin) et une déception cosmique (Indiana Jones), il rempile avec un des genres qui a fait sa renommée : les films de guerre (Il faut sauver le soldat Ryan et sa magnifique scène de débarquement ...). Autant dire que voir Spielberg y revenir avait quelque chose d'enthousiasmant ...
Et là c'est le drame : plans clichés (oh mon dieu que le cheval est beau !) et une musique calibrée pour te donner envie de chialer sur des navets (véridique !). On se demande vraiment on est passé le génie de Spielberg.
Heureusement, la guerre commence (cynisme total) après 50 mn de film d'un ennui mortel et Spielberg nous montre alors toute sa maestria en matière de scènes épiques, avec des plans larges d'une beauté incroyable, et des scènes de charge de cavalerie sublimes. Le problème est cependant que comme le film est fait pour tous public, les morts ne sont pas montrées (juste suggérées) ce qui nous sort complètement des scènes pourtant violentes auxquelles nous assistons.
Les acteurs sont malheureusement assez anecdotiques (hormis Niels Arstrup assez probant dans son rôle de grand père français) et les rebondissement prévisibles sont prévisibles.
La fin (bien qu'attendue) est assez émouvante et relève un peu le niveau dramatique catastrophique sur lequel avait commencé le film.

En conclusion, à conseiller pour les amateurs de cinéma convenu et de blockbusters, à réserver pour une soirée DVD voir à déconseiller pour les autres.

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Si beaucoup de gens connaissent Sam Raimi pour son très bon travail sur la franchise Spiderman, peu de gens non adepte de cinéma bis ont vu ses précédentes réalisation, et notamment Evil Dead.
Tourné avec un budget de seulement 350 000 $, Evil Dead est très représentatif d'une période nouvelle au cinéma : apparition d'effets spéciaux de plus en plus développés (les cadavres démembrés de Evil Dead feront d'ailleurs école) et développement du cinéma horrifique, avec l'apparition de certaines franchises cultes comme Vendredi 13 ou Halloween . Mais alors face à ces maîtres étalons du genre, que propose Evil Dead ?

Tout d'abord, Evil Dead fait peur. Et mine de rien, pour un film qui se prétend d'horreur, c'est une qualité indéniable : les possédés apparaissent lorsque l'on ne s'y attend pas, et tous cela est porté à son paroxysme par des hectolitres de faux sang, des démembrements magistraux où des décompositions putrides (avec des bon effets spéciaux bien années 80) . Ajoutez à cela une légère histoire d'amour qui disparaît très vite, les potes de Ash tous plus débiles les uns que les autres qui vont se faire posséder par un ancien bouquin improbable et vous obtenez une petite pépite de série Z complètement assumée. 
Et il y a pas à dire : même 30 ans après, c'est toujours aussi bon ...

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J'ai toujours eu de l'appréhension à voir les adaptations américaines de phénomènes européens, de leur transformation en blockbusters vide de substance. L'annonce du remake de Millenium à la sauce américaine avait ainsi de quoi effrayer, mais la présence de David Fincher à sa tête (réputé pour des chefs d'oeuvre tels que Fight Club, Seven ou Benjamin Button ...) nous laissait interrogatif . Allait t-il imprimer son style? Allait-il sombrer dans la facilité ? Je pense que nous pouvons l'affirmer : Fincher ajoute un chef-d'oeuvre à sa filmographie.

 

L'intrigue est toujours aussi passionnante et glauque, et les pérégrinations de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander sont passionnantes. Tout cela est servi par une mise en scène sublime (avec notamment un générique somptueux qui nous plonge immédiatement dans l'ambiance) et des acteurs géniaux, notamment Rooney Mara, qui pour moi aurait mérité son oscar de meilleure actrice. Les second rôles ne sont pas en reste et permettent de s'impliquer totalement dans cette affaire de famille d'une tragédie totale. A noter tout de même pour les âmes sensibles que certaines scènes peuvent être assez perturbantes, notamment avec Lisbeth. 

 

En définitive, Fincher réussit une nouvelle fois à surprendre avec une atmosphère prenante et des acteurs impliqués.

Une seule chose à dire : on attend la suite !

Retrouvez moi sur Senscritique si cela vous intéresse !

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Perturbant ...

C'est le mot qui me viendrait à l'esprit pour qualifier le dernier film d'Almodòvar : le scénario absolument cataclysmique (on ne veut pas y croire ...) est pour sur un des plus dérangeant qu'il m'ait été donné de suivre. La mise en scène cronenbergienne renforce ce malaise qui emplit le spectateur lors des révélations. Les thèmes abordés notamment sur la recherche génétique est intéressante également.

Au delà de ça, j'ai trouvé le twist du milieu du film assez prévisible, et selon moi intégrer plus de personnages secondaires aurait permis de brouiller les pistes. Enfin, même si cela est sujet à débat, la perfection d'Elena Anaya nuit au propos et à cette vengeance d'une cruauté extrème.

Retrouvez moi sur Sens Critique , pour partager vos impressions !

En attendant voici le trailer, pour vous faire une petite idée ...

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Bonjour à tous, aujourd'hui je vais vous parler du single du DJ belge Aeroplane, We can't fly , véritable mélange entre de l'électro, du gospel et du rock alternatif.

Je vous laisse écouter sans plus attendre :

A noter que la chanson est illustrée par le film Turtles Can Fly, excellent film iranien à regarder au plus vite !

Et enfin voici le lien myspace et soundcloud pour profiter des autres musiques de ce DJ inspiré ..

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Bonjour à tous ! Chaque semaine je vous propose de découvrir une chanson qui m'a plue et ce dans n'importe quel genre.

Cette semaine je vais vous parler d'électro plutôt étrange, avec First of the Year, le dernier single de Sonny Moore, plus connu sous le nom de Skrillex. Le clip est plutôt barré également, je vous laisse apprécier.

 

A noter que c'est la version courte, mais contrairement à la version longue, il y a le clip.

Le monsieur a également signé la très sympa musique du trailer d'Uncharted 3 (Kill Everybody).

Je vous laisse également le lien vers son MySpace, gorgé de petites pépites...

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Édito

Bienvenue à tous dans mon blog, que j'essaierais de rendre le plus intéressant possible, malgré mon absentéisme régulier.

J'espère que vous passerez du bon temps en lisant critique et remarques, et n'hésitez pas à laisser des commentaires !

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