Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 01/06/19 à 10h32

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Catégorie : Cinéma

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Cinéma

Rebonjour,

Avec mon précédent post, j'ai finalement réussi à éprouver les limites de ce bon vieux gameblog. Je confirme, donc: oui, il y a bien une limite dans le nombre de caractères autorisés par article^^. Ceci m'amène à publier dans un nouveau message la deuxième partie de mon petit almanach des films d'horreur qui pourront vous faire frissonner jusqu'au bout de la nuit. Voici, mesdames et messieurs, les rubriques qui complètent la première partie! Je mettrai progressivement à jour les notices de chaque film, histoire que vous sachiez à quoi vous allez vous confronter...

Les autres sections sont disponibles à l'adresse suivante: http://www.gameblog.fr/blogs/noiraude/p_35947_section-horreur-et-fantastique-ajoutee-horreur-y-a-plus-de-f

L'inspiration asiatique

I saw the devil: C'est LE film à ne pas rater dans cette catégorie. Dans ce polar noir et poisseux, Kim Jee-Won pose les bases d'un terrible jeu du chat et de la souris entre un flic en quête de vengeance et un tueur en série aussi impitoyable que ridicule. Le film fait terriblement peur, la violence est excerbée, mais la photo est sublime et la narration, d'une intelligence rare, place le métrage parmi les films les plus importants de ces dernières années. Un pur régal de cinéphile. On notera que le film, diffusé voici quelques mois à l'Etrange Festival de Strasbourg, est désormais dispo en blu ray et DVD. Comment, vous ne l'avez pas encore acheté?

   

 

 

 

The ring: Une cassette vidéo qui, une fois visionnée, enclenche une terrible malédiction débouchant sur la mort de celui qui l'a regardée: avec ce pitch assez fantaisitse, Hidéo Nakata a donné un sacré coup de projecteur en 1997 au film d'épouvante japonais. Ambiance toute en faux semblants, The ring joue sur le malaise pour installer progressivement la peur, et finit par franchement terrifier. On notera que Nakata a réalisé les deux autres opus de la trilogie, et que les Américains se sont lancés dans les remakes, mais rien à dire, c'est bien l'opus originel qui reste le meilleur.


Dark Water: Poésie, épouvante, horreur... Difficile de classer Dark Water, le deuxième très grand film d'Hideo Nakata. Sorti en 2002, le métrage place une femme et son enfant face à des événements surnaturels sur fonds de problèmes de logement et de détresse sociale. Un film d'unebeauté rare, doté d'une mise en scène intelligente autant qu'élégante, et qui sait lui aussi, à l'occasion, faire très peur au détour des cloisons. Un vrai petit chef-d'oeuvre du septième art.

 

Audition: Avec ce film de l'an 2000, Takashi Miike confirme son statut de pièce maîtresse du cinéma japonais. Un thriller vertigneux qui vire à l'horreur assez rapidement : on y suit la tentative de reconstruction d'un homme, veuf depuis sept ans, qui tombe sur la mauvaise personne au mauvais moment. Les psychopathes au féminin ne sont pas si fréquentes au cinéma, alors c'est à voir d'urgence!

 


Deux soeurs (sur le conseil de Gundream): Ceux qui suivent ce blog le savent déjà, je suis un vrai fan du cinéma sud-coréen. Et voici encore une preuve du dynamisme de cette culture du septième art, avec ce film de Kim-Jee Won daté de 2002. Une simple histoire de fantômes dans une maison y sert de base à un thriller psychologique absolument incroyable, et franchement flippant. Du réalisateur de "J'ai rencontré le diable", autre petite merveille figurant dans cette sélection.

 

Ju-on (The Grudge): Autre perle du cinéma japonais, The Grudge a été réalisé en 2002 par Takashi Shimitzu. Long métrage à tout petit budget, le film pose une histoire de malédiction familiale pour installer une ambiance franchement malsaine et assez dérangeante. Une vraie petite réussite, quand bien même certains n'ont pas adhéré au côté "cheap" de la mise en scène.

 

Ju Rei, la malédiction (sur le conseil de Gundream): Encore une histoire de fantômes avec ce film de 2004 réalisé par Kôji Shiraishi. Une étudiante prétend être suivie par une ombre, et disparaît. Bientôt, l'ombre s'attaque à son entourage. Un métrage qui n'est pas sans faire penser à The Grudge, et qui fonctionne sur les mêmes ficelles. Une petite réussite.

 

 

Les nuits rouges du bourreau de jade: En plein coeur de Hong-Kong, une sombre histoire de malfrats qui mènera les principaux protagonistes sur le chemin d'une adepte de la torture selon les rituels du bourreau de jade. Le résultat: un film sanglant, aux scènes parfois insoutenables, mais doté d'une photo remarquable et d'un sens de l'élégance qu'on ne s'attend pas à trouver ici. Pour leur premier film (2009), Laurent Courtiaud et Julien Carbon -deux protégés de Tsui Hark, quand même- assurent l'essentiel et livrent un beau métrage, hélas un peu plombé par la prestation très limitée de Frédérique Bel.

 

Les films qui vous collent au fauteuil

 

Cujo : Comment oublier ce classique de 1983, réalisé par Lewis Teague et tiré d'un roman culte de Stephen King? D'une histoire toute simple -un bon gros Saint-Bernard mordu par une chauve-souris, le métrage vire au huis-clos insoutenable en prenant le parti de se focaliser sur l'histoire de la mère et de son fils coincés dans leur voiture, sous la menace du chien déchaîné par la rage. L'oeuvre possède de plus une patine très "eighties", avec un côté sale qui rend l'expérience encore plus puissante. Voilà un film qui a sacrément bien veilli.

 

 

Shining: Le livre de Stephen King est déjà une véritable "masterpiece", mais que dire de l'adaptation cinématographique réalisée en 1980 par l'un des maîtres absolus du septième art, le défunt et regretté Stanley Kubrick? A travers cette histoire de fantômes et de folie au coeur d'un hôtel abandonné en pleine montagne, le plus fou des réalisateurs du XXe siècle donne à Jack Nicholson ce qui restera sans doute comme le rôle de sa vie avec celui tenu dans Vol au-dessus d'un nid de coucous. Le spectateur y plonge petit à petit dans le folie de Jack Torrance, et tremble du début à la fin pour la survie de la petite famille confrontée à ces événements qui la dépassent. L'une des oeuvres les plus terrifiantes de ces 50 dernières années, et un incontournable absolu pour tout fan de films d'épouvante qui se respecte.

   

 

 

 

Massacre à la tronçonneuse: Faut-il encore rappeler le pitch de ce classique gigantesque de l'horreur? Cinq jeunes amis font une virée à travers le Texas et tombent sur une famille de rednecks aussi dingues que dangereux. Evidemment, le carnage ne tarde pas. Sorti en 1974, ce film de Tobe Hooper s'inspire de l'histoire vraie d'Ed Gein, un tueur en série des années 1950. Il a été classé X et plusieurs fois censuré en France dans les années 1970. C'est dire combien il a pu choquer en son temps, et le film reste assez traumatisant aujourd'hui encore.



Psychose : Oubliez le remake, et préférez l'original d'Alfred Hitchcock, de 1960. Malgré son âge, ce film reste un monument du genre. L'histoire de Norman Bates, ce gérant de motel totalement déjanté, fait partie des classiques du septième art, et parvient aujourd'hui encore à scotcher tous ceux qui le regardent. A vous faire hésiter de dormir le long de la route aux Etats-Unis, si vous vous baladez un jour par là-bas...



Les oiseaux : Encore un Hitchcock dans cette catégorie. Sorti en 1963, Les oiseaux est le seul film du maître flirtant avec le fantastique, posant l'idée d'une révolte des oiseaux qui décident de s'en prendre à l'homme. Pas d'explications, mais une peur latente et quelques scènes cultes font de ce métrage un incontournable, bien que les effets spéciaux aient inévitablement vieilli.



L'invasion des profanateurs: Remake d'un film de 1956 de Don Siegel, ce métrage de 1978 a été réalisé par Philip Kauffmann et constitue à ce jour la meilleure adaptation de cette histoire d'aliens prenant la place des hommes durant leur sommeil.  La version de Kauffmann, portée par la prestation d'un gigantesque Donald Sutherland, a l'intelligence de traiter le sujet sous l'angle du complot et de la paranoïa, ce qui rend l'expérience encore plus oppressante. Un de mes films préférés, mais attention: vous risquez de ne pas oublier les hurlements des infectés pendant un bon moment...



Damien, la malédiction : Richard Donner n'a pas seulement donné vie à L'arme fatale et à Mad Max, il est également derrière la caméra pour Damien, la malédiction, un classique de 1976 racontant les premiers pas de l'antéchrist sur terre. Le film a certes considérablement vieilli, mais conserve un intérêt en imposant son ambiance et ses non-dits. Les deux suites sont un peu plus anecdotiques, mais elles ont le mérite de donner une cohérence à l'ensemble.



The Descent: Six femmes s'offrent une virée spéléo, découvrent sous terre que l'heure du dîner a sonné et qu'elles sont au menu des créatures qui les pourchassent. Sorti en 2005, The Descent a été réalisé par Neil Marshall et porte haut les couleurs du survival. A noter qu'une suite existe, et qu'elle est elle aussi tout-à-fait fréquentable.



Le silence des agneaux: On échappe strict de l'horreur, mais quelle tension dans ce film de 1991 réalisé par Jonathan Demme. Tiré du roman éponyme de Thomas Harris, le silence des agneaux fonctionne sur la relation entre une agent du FBI (Clarice Starlin, interprétée par Jodie Foster) et un tueur en série redoutable quoiqu'incarcéré en hôpital psychiatrique (Hannibal Lecter, interprété par Anthony Hopkins). Si vous n'avez pas encore vu cet incroyable jeu du chat et de l souris, jetez-vous sur le DVD. Vous ne le regretterez pas. On notera que la suite et les deux préquelles données au film, moins impressionnantes, restent plus que convenables. Elles aussi sont tirées de l'oeuvre de Thomas Harris.



Misery : Adapté du roman flippant de Stephen King, Misery raconte le calvaire d'un romancier kidnappé par "sa plus grand admiratrice". Le métrage ne joue pas du tout dans le registre de l'horreur, mais distille des moments de pure frousse tout au long de l'histoire. Et les quelques effets visuels consentis par Rob Reiner, visiblement très inspiré, vous font détourner les yeux. Une des meilleures adaptations de King à l'écran, avec une interprétation magistrale des deux acteurs principaux, James Caan et Kathy Bates. Ils contribuent largement à rendre le film terrifiant.



Ca : Petite exception dans cette sélection, puisque "Ca", ou "Il est revenu", n'a jamais eu les honneurs du grand écran. Tiré du roman de Stephen King (encore lui), le métrage est en fait constitué de deux parties et a été destiné à la télévision. Réalisé par Tommmy Lee Wallace, il a été diffusé en 1990 et a d'emblée séduit par sa fidélité à l'oeuvre du maître. Bien évidemment, l'horreur y reste gentille, TV show oblige, ce qui rend la première partie -celle de la mise en place de l'intrigue et des non-dits- beaucoup plus convaincante que la seconde, lorsque les héros partent à la chasse au monstre.

 

Amityville, la maison du diable : Soit-disant tiré d'une histoire vraie, ce film de 1980 réalisé par Stuart Rosenberg raconte l'histoire d'une famille aux prises avec le diable qui possède leur demeure. Classique, mais le métrage a l'intelligence de jouer sur le registre de la religion et d'invoquer un symbolisme assez terrifiant pour figurer les manifestations du démon. Un vrai bon petit classique à voir, si ce n'est déjà fait...

 

Mondo cane : A l'origine de toute un genre (le documenteur à la Cannibal Holocaust  pour être clair), Mondo Cane est un film pseudo documentaire italien qui a vu le jour en 1962. Sa particularité: mélanger des prises de vue réelles et des séquences mises en scène pour emmener le spectateur à travers le monde, au fil d'évenements ou traditions plus ou moins insolites, choquantes, voire dégueulasses. Mondo Cane ne fait pas vraiment peur, a sacrément vieilli puisque les scènes filmées ont grandement perdu de leur caractère choquant, mais distille un authentique malaise, en flirtant avec la frontière du snuff puisque des animaux y sont mis à mort devant la caméra. Personnellement, j'ai du mal à adhérer à ça, mais le film fait partie de ces quelques incontournables qui ont donné naissance à l'horreur réaliste des années 1970 et 1980. A regarder en public averti.

 

Insidious: James Wan s'était fait connaître en réalisant le tout premier Saw, qui reste à l'heure actuelle le meilleur opus de la saga et une valeur sûre du film d'horreur. Avec  Insidious, le boss revient aux affaires et s'attaque cette fois à une variation sur le thème de l'esprit frappeur qui s'en prend à une petite famille amérciaine. Poltergeist, en son temps, avait déjà arpenté ce chemin, mais Wan revient sur le concept et propose un vrai film de terreur à l'ancienne, qui fonctionne remarquablement bien. Une pure réussite.


 

 

Les films de zombies



Night of the living dead: Que dire de ce film noir et blanc de 1970 passé à la postérité -bien justement d'ailleurs- sinon qu'il a fait de George A. Romero un réalisateur culte? La scène d'exposition est un modèle du genre, toute en non-dits et pourtant riche de sens. Dans un cimetière, un enterrement, un homme attaque. Les morts s'éveillent. Bientôt, quelques survivants se retrouvent dans une maison isolée, assaillie par des hordes de zombies. Mais le pire ennemi n'est parfois pas celui qu'on croit. Doté d'un sous-texte assez sombre sur la nature humaine, parfoisanalysé sous l'angle politique et renvoyant au bellicisme des années Viet-Nam, Night of the living dead a surtout inauguré un genre. Et lancé la carrière d'un réalisateur qui tissera sa légende au fil des cinq suites données à ce bijou du septième art. De celles-ci, on retiendra surtout Zombie (Dawn of the dead), sorti en 1983 et plaçant ses enjeux dans un temple de la consommation (un supermarché). Le jour des morts-vivants (1986), dont l'intrigue est installée au coeur d'un complexe militaire, est moins convaincant. Les trois séquelles récentes sont inégales: Land of the dead (2005) est un régal en humanisant plus que jamais les zombies, comme pour rappeler qu'ils ne sont que notre reflet déformé dans le miroir. Diary of the dead (2008) pose la question de l'image, de notre rapport à elle, et s'en tire plus qu'honorablement en confrontant la nouvelle génération à cette question. Survival of the dead (2009), enfin, manque singulièrement de rythme et a été particulièrement décrié par les fans. Il pose cependant un regard sur la nature humaine violemment cynique et désabusé. Peut-être est-ce pour cela que le film ne parvient pas à se faire aimer, mais il sera intéressant de le revoir dans une dizaine d'années...

 

28 jours plus tard

28 semaines plus tard (conseil d'SNK Forever)

Doghouse (conseil de Serial Butcher, pas encore vu personnellement)

 

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[POST déconseillé aux moins de 16 ans]

Bien le bonjour amis bloggueurs,

Je suis un grand consommateur de films d'horreur et d'épouvante. Mais je me retrouve désormais souvent, le soir, confronté à une situation pour le moins délicate: à force de faire mes commissions dans ce genre précis, je commence tout doucement à avoir fait le tour des productions dignes de ce nom. D'où l'idée de ce post, appelé à s'enrichir au fil du temps: je me propose de lister ici tous les films à caractère horrifique, gore ou épouvante qui sont dignes d'intérêt. Vous avez également la possibilité de suggérer les films qui vous tiennent à coeur, en commentaires: je me chargerai de les visionner puis d'en sortir une petite critique et de les ajouter aux films que j'aurai déjà sélectionnés.

Pour simplifier vos recherches, je vais catégoriser autant que possible ce listing. Ainsi, vous n'aurez plus qu'à faire votre shopping pour passer une bonne soirée frissons devant la télévision.

PS: je mettrai progressivement à jour les notices de chaque film, à l'image de ce que j'ai fait pour la première section. Histoire que vous sachiez à quoi vous allez vous confronter...

Les slashers

Halloween, la nuit des masques: Sorti au cinéma le 14 mars 1979, le film qui a rendu célèbre John Carpenter est l'une oeuvres fondatrices du slasher. On y découvre pour la première fois l'un des "boogeyman" les plus terrifiants du grand écran, Michael Meyers. Aujourd'hui encore, le film a peu vieilli, et se laisse déguster sans aucun regret. La figure impassible de Meyers, l'absence total d'explications et un sens de la mise en scène révolutionnaire ont définitivement installé ce film dans le patrimoine du septième art. Et c'est l'occasion d'y voir Donald Pleasance (Loomis) et Jamie Lee Curtis à ses débuts (Laurie Strode)


Halloween I et II (remakes de 2007 et 2010): Il fallait au moins un réalisateur comme Rob Zombie pour oser s'attaquer à l'un des grands mythes du cinéma. Le résultat est inégal, mais va en s'améliorant dans le deuxième opus. On découvre, à travers les deux remakes, une véritable envie de Rob Zombie de filmer aussi bien la terreur que provoque Michael Meyers... que le contexte social rendant possible la genèse d'un monstre. Deux films mésestimés, mais qui gagnent à être connus.

 

 


Haute tension: Première mention d'Alexandre Aja dans cette sélection, avec le film qui lui a ouvert les portes d'Hollywood. Malgré une fin bâclée, Haute tension, sorti en 2003, est une perle du genre. Il place une jeune femme face au meurtre des parents de sa compagne par un inconnu qui ignore qu'elle est présente. Franchement flippant, et annonciateur du fabuleux remake de "La colline a des yeux" réalisé quelques années plus tard par notre frenchie aux USA. En plus, la BO est génialissime. Je vous mets la bande-annonce ci-dessous, tiens...

 

Vendredi 13: Pas question de parler ici du remake, profondément navrant, mais bien de l'oeuvre originale de Sean Cunningham, sortie sur les écrans en 1980. L'histoire, tout le monde la connaît: quelques années après la mort dun enfant, Jason, par noyade au camp d'été de Crystal Lake, des meurtres commencent à être perpétrés. Bientôt, c'est le massacre. Evidemment, le film a vieilli, et a perdu un peu de sa capacité à terrifier. Il n'en reste pas moins le plus digne représentant de la saga Vendredi 13, et se laisse toujours regarder avec plaisir.

 

La maison de cire: Sorti en 2005, le film de Jaume Collet-Serra confronte un groupes de jeunes amis à deux tueurs dans une ville abandonnées, au milieu de laquelle trône un superbe musée de statues de cire. Evidemment, rien ne dit dans le guide de la visite comment ont été réalisées ces statues... Malgré quelques excès et des chutes de rythme, voilà une oeuvre efficace et originale. On notera qu'il s'agit d'un remake d'un film de 1953. Qui présente sur son aîné l'avantage de montrer la plastique d'Elisha Cuthbert et une Paris Hilton plus convaincante qu'à l'accoutumée...



Cold Prey: Moins renommé que les autres slashers, ce film norvégien de Roar Uthauq sorti en 2006 gagne pourtant à être connu, en digne représentant du genre au sein de cette sélection. Le pitch: cinq jeunes Norvégiens partent en vacances à la montagne, et y tombent sur un tueur en série particulièrement redoutable dans un hôtel abandonné. Efficace, très efficace. En plus, les paysages sont absolument fabuleux, ce qui ne gâche rien à l'affaire. On notera que le film a eu droit à une suite, tout aussi réussie, et qu'une préquelle sort ces jours-ci en dvd. Mais je ne l'ai pas encore vue.

 


Maniac: Sorti en 1980, ce film de William Lustig propose de suivre les traces d'un boogeyman particulièrement sadique et visiblement très marqué par sa mère disparue, c'est un euphémisme. L'oeuvre, culte pour les fans malgré son côté un peu cheap, se laisse regarder avec intérêt, mais force est de constater que le poids des ans se ressent. Reste une bonne interprétation et une vraie tension, qu'il faut sans doute attribuer à une manière assez dérangeante de filmer l'horreur presque dans la banalité. Un classique, donc. La bande-annonce est ci-dessous.


Les survival

The loved ones: Attention, voilà un petit bijou du genre pour l'instant passé totalement inaperçu. Réalisé par Sean Byrne en 2009, ce film australien démarre comme un teen movie -Lola est amoureuse, mais celui qu'elle désire la repousse- et bifurque soudainement pour devenir l'une des oeuvres les plus malsaines et flippantes qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années. Le film écume actuellement tous les festivals en Europe, vous ne devriez donc pas avoir trop de mal à profiter d'une bonne séance. La bande-annonce ci-dessous vous donnera une petite idée du bijou...

 

La dernière maison sur la gauche: Débuts en fanfare de Wes Craven avec ce film de 1972 qui fait partie de mes plus grandes émotions cinématographiques. Deux jeunes femmes, Mari et Phyllis, sortent faire la fête et en profitent pour acheter de la marijuana à la personne qu'il ne fallait pas. Elles subissent les pires sévices. Mais là où le film devient brillant, c'est dans l'inversion totale des rôles, puisque la famille des victimes trouve le moyen de se venger de la plus horrible manière qui soit. Le pire, c'est que l'on éprouve une certaine jouissance à suivre cette intriguée fondée sur la loi du Talion. Une oeuvre certes datée, mais qui n'a rien perdu de sa force d'évocation et de son caractère politiquement pas du tout correct. Son remake de 2009, quoiqu'on en dise, reste très en-deça de l'original.

 

Funny Games: Tout le monde n'aimera pas ce film de 1998, réalisé par Michael Haneke. Pourtant, il y a du génie dans cette histoire de famille prise en otage par deux jeunes tueurs rendus encore plus terrifiants par l'absence totale de mobile venant expliquer leurs actes. L'oeuvre joue beaucoup sur les respirations pour installer son ambiance, et pose très doucement son implacable dénouement. Mieux vaut donc être en forme et très attentif à sa vision, pour l'apprécier pleinement. On notera qu'Haneke a fait le remake, quasiment scène pour scène, de son propre film en 2007, intitulé Funny Games US. A mon sens, moins fort que l'original.

 

Le sous-sol de la peur: Dans ce film de 1991,  Wes Craven -encore lui- propose une hallucinante variation horrifique sur les contes de fée de notre enfance. Un jeune adolescent, Fool, s'introduit dans une maison lors d'un cambriolage, et y découvre que la famille vivant ici cache de terribles secrets. Le métrage est sanglant, brutal et malsain, mais contrebalance cette noirceur par une très belle l'histoire d'une jeune princesse sauvée par son prince charmant. L'un des films les plus incompris de Wes Craven, et  critiqué très, très injustement. A voir d'urgence.

 

REC: Plus besoin de présenter ce film espagnol de 2008, réalisé par Paco Plaza et Jaume Balaguero. Une journaliste suit des pompiers sur une intervention qui tourne au cauchemar, un mal étrange s'emparant des habitants de l'immeuble secouru. le film, tourné caméra au poing, ne ménage aucun temps mort, et sa recette fait peu ou prou penser au succès du Projet Blair Witch. L'héroïne survivra-t-elle à cet enfer sur terre? La suite de REC est en revanche décevante, le remake américain également. On notera qu'une nouvelle suite et une préquelle sont en chantier.



Severance: Partis pour un week-end paintball, les employés d'une entreprise découvrent que face à eux, un groupe tire à balles réelles. Une chasse à l'homme hallucinante, qui s'aventure également adroitement du côté de l'humour noir, où le mot "survival" prend tout son sens. Sorti en 2006, ce film so british de Christopher Smith constitue, mine de rien, une vraie petite référence.

 


The thing: Déjà à l'origine du slasher-référence avec Halloween, John Carpenter est également responsable de l'un des survival les plus éprouvants de ces trente dernières années. En pleine Antarctique, un groupe de scientifiques se retrouve confronté à une entité qui les décime les uns après les autres... et qui peut passer d'un corps à l'autre. Psychose, paranoïa, folie... Dans ce huis-clos hallucinant, rien n'est jamais ce qu'il semble être. The thing est un essentiel, tout simplement. Et dire qu'il date de 1982... On notera qu'un remake est prévu pour la fin de l'année.

 

 


Détour mortel: Attention, âmes sensibles s'abstenir. Dans ce film de 2003 de Rob Smith, un groupe se perd en forêt et tombe sur une famille de fous furieux cannibales. Les meurtres sont gore au possible et la tension permanente. Malgré un petit manque d'originalité, voilà une oeuvre sacrément bien troussée, qui donne envie d'adhérer à l'histoire de ces jeunes sympas dépassés par des événements complètement flippants et délirants. Wrong turn -c'est son titre original- a vraiment bien vieilli. On évitera ses suites, en revanche.

 


Les proies: Sorti sur les écrans en 2008, Les proies, de son titre original El Rey de la Montana, est une belle petite surprise venue d'Espagne. Le réalisateur Gonzalo Lopez Gallego y met en scène deux personnages principaux pris en chasse dans une région isolée de la péninsule ibérique, et pose la question de la solidarité dans un contexte de survie. Le film n'est pas aussi terrifiant qu'on aurait pu l'espérer, sans doute par l'absence de scènes vraiment choc, mais il est efficace.

 

Wolf Creek: Sorti en 2004, ce film américain de Greg MacLean fait un peu figure de référence dans le genre du survival. Il met aux prises trois jeunes visitant le cratère de Wolf Creek à un sadique bien décidé à les en faire baver. Personnellement, je n'ai pas adhéré, ayant trouvé l'ensemble un peu mou du genou. Mais beaucoup d'autres  y voient un vrai bijou, d'où la présence de ce métrage dans la liste...

 

Délivrance: On termine par un classique absolu. Sorti en 1972, le film de John Boorman raconte la descente aux enfers de quatre Américains qui veulent s'offrir une virée en canoë et tombent sur des fous furieux bien décidés à leur faire vivre un vrai martyre. Un portrait acide de la campagne profonde américaine, un questionnement d'une noirceur rare sur la nature humaine font de ce survival l'un de mes films préférés, aujourd'hui encore. Et que dire de cette scène, cultissime, de duel entre une guitare et un banjo? Allez, je vous la mets en vidéo ci-dessous...

 

 

Les films crades

 


Reanimator: Dans la catégorie des classiques absolus, Reanimator se pose là. Réalisé en 1985 par Stuart Gordon, ce film aussi gore que drôle raconte comment un jeune scientifique met au point un produit qui permet de ramener les morts à la vie. Seul problème, le comportement des défunts n'est pas exactement celui que l'on espérait... On notera que Reanimator a bénéficié de la collaboration étroite de Brian Yuzna, alors producteur. Yuzna est le véritable papa de ce film, puis de la saga qui a suivi. Et qui mérite elle aussi le détour. Pour l'anecdote, Yuzna est venu l'an dernier au festival européen du film fantastique de Strasbourg parler de son travail et présenter Beyond Reanimator, un véritable ovni filmique. Un grand moment...

 

 

Hostel: Tout le monde n'aimera pas cette boucherie réalisée en  2006 par Elie Roth, mais il faut bien reconnaître que ce film, très typé torture-porn, est un modèle d'efficacité. L'histoire? De jeunes étudiants américains partent en virée dans les pays de l'Est, et tombent sur des vilains pas beaux bien décidés à lancer un nouveau d'activité dominicale pour leurs clients très friqués. Plus trash, tu meurs. Et un film où il ne fait pas bon être japonais. La suite, en revanche, est un navet.


Saw: Un tueur aussi sadique qu'ingénieux, des pièges mortels dans lesquels les victimes ont des choix moraux à faire... Lorsqu'apparaît Saw sur les écrans français, en 2004, le film de James Wan fait l'effet d'une bombe. Trash, sans concession, stressant et doté d'un climax particulièrement bien pensé, le film s'impose très vite comme une étape importante dans l'histoire du film d'horreur. A voir le nombre de suites et les innombrables tentatives de repomper la formule, on peut ne peut que le confirmer. Si seulement les séquelles avaient été de la même qualité...

 


La colline a des yeux: Il y eut l'original, sympathiquement mis en scène en 1985 par Wes Craven, puis il y eut le remake en 2006, d'Alexandre Aja. Indéniablement, le petit frenchie déjà auteur à l'époque de Haute tension a réussi à poser une petite merveille de film d'horreur en reprenant à son compte cette histoire de famille confrontée à des tarés au fin fond du désert américain. Au point de surpasser le maître, disent certains -dont je fais partie. Le tout sur fond d'essais atomiques, histoire de couronner le tout. L'un de mes meilleurs frissons de ces dix dernières années.

 

Les ruines: Quelques amis décident de s'offrir un trip au Mexique et tombent sur l'occasion de visiter une pyramide maya inconnue. Problème, ladite pyramide est envahie de plantes grimpantes pas sympa du tout. Avec ce pitch minimaliste, Carter Smith sort en  2008 l'un des films les plus éprouvants de l'année. Les ruines offre une descente aux enfers hallucinante à ses acteurs, coincés  dans un lieu envahi par une espèce qui les ronge -c'est vraiment crade- de l'intérieur. Il n'y a rien de pire que l'impuissance...

 

 

Bad taste: Nettement plus connu pour sa trilogie du Seigneur des anneaux, Le Neo-Zélandais Peter Jackson fut autrefois un maître du film gore. A découvrir absolument, Bad taste constitue l'un de ses films les plus maîtrisés dans le genre. Drôlissime et répugnant, le métrage de 1987 conte l'histoire d'Aliens bien décidés à approvisionner leur fast-food interstellaire en chair humaine. Où l'on découvre l'art de "renaître" tronçonneuse à la main...

 

Braindead: Peter Jackson, encore lui, est également à l'origine de ce film gore culte. Un virus transmis par un singe-rat de Sumatra transforme tous ceux qui y succombent en zombies affamés de chair humaine. Et seul un homme, le héros bien sûr, peut stopper la catastrophe. Aussi drôle que déjanté, et encore plus gore que Bad taste. La scène de la tondeuse à gazon est cultissime.

 

Dead Snow: Le Norvégien Tommy Wirkola se pose en digne héritier de Peter Jackson avec cette comédie gore mettant le spectateur face à des zombies nazis tout droit sortis de la deuxième Guerre Mondiale. La constante du genre, l'association de l'humour noir et des entrailles bien fraîches, sert de prétexte à un film plutôt enlevé et doté d'une scène d'ouverture assez géniale en la matière.

 


Cabin Fever: Elie Roth, déjà cité plus haut avec Hostel, se cache également derrière ce petit film de production bien plus ambitieux que ce que sa distribution confidentielle aurait pu le laisser penser. Le pitch confronte quelques jeunes en pleine forêt à un virus dévoreur de chair humaine. C'est crade, mais loin d'être idiot. Car le virus n'est peut-être pas le pire danger dans un tel contexte... On notera qu'une suite existe. On préfèrera faire comme si ce n'était pas le cas.

 


Society: C'est en 1989 que Brian Yuzna (Reanimator, voir plus haut) s'offre ce qui restera comme l'une des oeuvres majeures de sa filmographie. Il suit, caméra au poing, le périple d'un adolescent parano qui va peu à peu découvrir les dérives d'une secte monstrueuse, entre orgies, sexe, cannibalisme et mutations répugnantes. Particulièrement éprouvant à voir, mais un vrai classique, d'autant que le propos social, assez dur, est lourd de sens.

 

Devil's reject: Vraie-fausse suite de La maison des 1000 morts, ce long métrage de Rob Zombie fonctionne sur les bases d'une course-poursuite permettant d'en savoir plus sur la famille Firefly. Beaucoup d'humour, énormément de gore dans ce film qui aligne les gueules cassées avec une maîtrise assumée. Personnellement, je n'ai que modérément accroché, Rob Zombie ayant oublié de faire peur en bouclant ses scènes sur le mode de l'humour noir. Mais il y a là du cinéma, c'est incontestable.

 

Les films qui suggèrent plus qu'ils ne montrent

 


Alien, le huitième passager: L'équipage du Nostromo, revenant de mission, fait halte sur la planète LV4-26 et y rencontre une espèce inconnue. Bientôt, le xénomorphe passe à l'attaque. Que dire de ce monumental classique de Ridley Scott? Peut-être que c'est faute de moyens que le réalisateur a finalement peu montré la créature dans son film de 1979, ce qui a paradoxalement accentué l'angoisse générée par ce métrage aussi sombre que désespéré. Avec, en filigrane, une critique sur le monde des grandes firmes que personne n'a oublié. L'un des plus grands rôles de Sigourney Weaver, aussi... On notera que les deux opus suivants, de James Cameron et David Fincher, sont également des petits bijoux. On oubliera le quatrième, décevant. Et on s'intéressera à la préquelle, qui doit être réalisée par Ridley Scott, prochainement.

 


L'exorciste: Sorti en 1973, L'exorciste a marqué une génération entière au fer rouge. Aujourd'hui encore, le film de William Friedkin conserve une aura très particulière, montrant finalement peu de choses pour plutôt suggérer la possession par un environnement sonore de plus en plus oppressant, sur la musique culte de Peter Gabriel. Un classique parmi les classiques. On prolongera agréablement l'expérience en regardant L'exorciste: la suite (en fait, le troisième opus), directement réalisé par William Peter Blatty, l'écrivain à l'origine du livre. Il est, à mon sens, encore plus flippant que le film originel.


 

Rosemary's Baby: Mia Farrow et John Cassavetes trouvent sans doute leurs rôles les plus cultes dans ce film de 1968 réalisé par Roman Polansky. L'histoire d'un couple qui attend la naissance d'un enfant, enfant qui pourrait être le fils du diable lui-même. Tout le métrage joue sur le doute et la paranoïa, pour finalement perdre son spectateur dans un complot aussi épouvantable que cauchemardesque. Culte.

 


Le projet Blair Witch: Sans doute le plus joli coup de bluff de l'histoire du septième art. Daniel Myrick et Eduardo Sanchez dévoilent ce film en 1999, au terme d'un tournage effectué pour un budget ridicule. Enorme succès à la clé, mérité qui plus est. On y découvre, caméra au poing, le destin de trois jeunes étudiants bien décidés à faire la lumière sur la légende de la sorcière de Blair. Un grand frisson, et un vrai moment de cinéma. Surtout sous la tente, hein Josh?

 


Paranormal Activity: Oren Peli réalise en 2007 ce film qui fonctionne, peu ou prou, sur les mêmes basiques que Blair Witch Project. On y découvre une famille confrontée à un esprit frappeur, le tout emballé à la sauce documenteur grâce à des caméras de surveillance dispatchées à travers la maison. Un film efficace, qui fait franchement peur à la première vision. Le revoir est en revanche décevant.

 


La mouche: C'est un géant du septième art qui se trouve derrière la caméra, dans ce film cultissime sorti en 1987. On y suit la lente transformation de Jeff Goldblum en mouche, suite à une expérience qui a mal tourné. Les trois quarts du film, la transformation est suggérée. Puis l'on bifurque vers un film à l'horreur explicité, profondément malsain et mettant le spectateur très mal à l'aise. Le sens du viscéral de David Cronenberg, que l'on retrouvera exacerbé dans Le festin nu (à voir d'urgence!), fait mouche. Sans mauvais jeu de mot.

 


Le village: Un de mes petits chouchous dans la filmographie de Michael Night Shyamalan. On y découvr la vie d'un petit village confronté à une créature redoutable dans la forêt. Un film sur les croyances, les faux-semblants qui fait très, très peur par moments. Et qui fait rêver aussi, par la grâce de purs moments de poésie. Avec Incassable, l'une des plus grandes réussites d'un réalisateur surdoué, quoiqu'on en dise aujourd'hui.


 

L'orphelinat (conseil de KingJu): Juan Antonio Bayona réalise en 2008 ce film qui raconte l'histoire d'une mère de retour dans l'orphelinat de son enfance, et qui va y perdre son fils. Phénomènes surnaturels à la clé, à moins que... Une oeuvre toute en sensibilité, capable également de susciter le frisson en certains climax bien amenés. Un bel exemple de ce que le cinéma espagnol a pu apporter au genre horrifique ces dernières années.

 

Les films qui font aussi rigoler

 

Une nuit en enfer: Né en 1996 sous la caméra d'un Roberto Rodriguez alors en pleine forme, et fruit d'un scénario de maître Tarantino s'il vous plaît, "Une nuit en enfer" est un ovni pur et dur. On y passe de la franche gaudriole au thriller, puis du western à la mexicaine au un film de vampires où le sang coule à flôts. L'une des oeuvres les plus barrées de ces vingt dernières années, où se cotoient Tarantino, Clooney, Keitel et Salma Hayek, et décidément culte à souhait. Quoi, vous ne l'avez pas encore dans votre dévédéthèque? Impardonnable!

 


Scream I à IV: Est-il encore bien nécessaire de présenter la saga cultissime de Wes Craven, qui a su renouveler totalement l'image du slasher au coeur des années 1990? Ghostface, le tueur, a largement dépassé le cadre du grand écran, et l'association subtile de l'horreur, de l'humour et de la réflexion cinéphilique font de la tétralogie une oeuvre à part dans le paysage des films d'horreur. Je vous renvoie au passage à ma critique du quatrième opus, que vous trouverez dans les archives du blog.

 


Freddy, les griffes de la nuit: Wes Craven n'a pas seulement flanqué la trouille à toute une génération d'adolescents avec sa saga Scream. Quelques années plus tôt, en 1985 précisément, on lui devait également la genèse de l'un des plus grands monstres de films d'horreur, à savoir Freddy Krueger. Robert Englund a trouvé la postérité dans ce rôle de créature s'attaquant aux ados dans leur sommeil, et le film, aussi drôle -Freddy manie les bons mots- que flippant, reste tout-à-fait regardable. Avec les copines, puisque c'est également ce film qui a révélé un certain Johnny Depp...

 


Evil Dead, I, II et III: Attention, monument. Avec sa trilogie Evil Dead, Sam Raimi (Spiderman) a posé les bases d'une saga horrifique restée dans les annales pour sa capacité à faire peur tout en osant flirter -et ceci de manière de plus en plus ostentatoire au fil des opus- avec l'absurde. Le héros de la trilogie, Ash (Bruce Campbell, génial) y affronte les forces du mal avec une mauvaise volonté qui frise le gonflé. Mais c'est toujours mieux que de le voir s'encroûter dans son job de vendeur dans un supermarché, où il s'entête à clamer "Chez Pryba, les prix sont bas" avant d'aller casser la tête à quelques morts-vivants récalcitrants. Ou même de le voir draguer une princesse médiévale (Evil Dead III) avec la grace d'u pachyderme en rut et macho au dernier degré. Incontournable, et il paraît qu'un quatrième volet ne serait plus exclu...!

 

 


Shocker: En 1989, c'est un Wes Craven sans doute sous acides qui a réalisé ce petit film typé série B dans lequel on trouve à boire e à manger. Le début, la traque du tueur, est proprement terrifiant. Puis celui-ci passe sur la chaise électrique et poursuit son oeuvre, dans une ambiance que Benny Hill n'aurait parfois pas reniée. La course-poursuite avec le tueur, au beau milieur du métrage, est à ce titre un moment d'anthologie. A l'arrivée, Shocker est un ovni. 

 

 

Shaun of the dead (conseil de Serial Butcher) : Arrivé sur les écrans en 2003, ce petit film de zombies anglais a permis à son réalisateur, Edgar Wright, de devenir célèbre. A travers l'histoire de Shaun, fumiste absolu confronté à l'horreur absolue, c'est tout simplement l'une des meilleurs comédies horrifiques de ces vingt dernières années qui se dessine. Avec Bienvenue à Zombieland, mon autre chouchou dans le style...

 


Street trash: Un alcool frelaté qui fait fondre les clodos bourrés, et voilà un film d'horreur qui manie avec un bonheur certain l'art de l'humoure noir. Le seul film de Jim Muro, mais un énorme classique, à voir et à revoir même si le poids des années (le métrage est sorti en 1986) se fait un peu sentir.

 


 

Black sheep: Direction la Nouvelle-Zélande, patrie de Peter Jackson, avec ce film sorti en 2006 et réalisé par un p'tit gars qui n'a rien à envier aux années gore de son illustre aîné. Jonathan King pose l'histoire de moutons mutants tueurs au fin fond d'une ferme servant de laboratoire, et parvient non seulement à faire rire à gorge déployée, mais aussi à filer les chocottes pour de vrai. Le film a obtenu le prix du public et le prix spécial du jury à Gérardmer en 2008, et ce n'était pas volé.

 


Basket case: Mal foutu, mal interprété, cradingue, malsain et fauché, Basket Case aurait pu rejoindre les rangs très fournis des séries Z oubliées et enterrées. Mais Franck Henenlotter parvient en 1986 à donner un souffle exceptionnel à cette histoire de frères siamois séparés, dont l'un est trimballé dans un panier en osier. On rit, on est choqué, et on adore la balade à condition d'accrocher sa ceinture. A voir également, du même réalisateur, le politiquement très incorrect Elmer le remue-méninges...


Les films qui mêlent horreur et fantastique


Hellraiser: En 1987, Clive Barker se découvre le goût de la réalisation en adaptant à l'écran son propre roman, Hellraiser, qui pose de manière très neuve un regard sur la notion de sado-masochisme. Un homme entre en possession d'une voîte qui lui permet d'accéder au plaisir ultime par la douleur. Ilen finira dépecé, et poussera sa femme à tuer pour pouvoir récuperer son corps. Très malsain, mais on y sent déjà la patte d'un grand réalisateur, qui se confirmera trois ans plus tard avec Cabal (voir ci-dessous)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cabal: Attention chef-d'oeuvre. Quand le maître de l'horreur et du fantastique Clive Barker se retrouve derrière la caméra, cela donne Cabal, variation passionnante sur le thème du monstre qui, avec une poésie rare, bat en brèche tous les a priori. Imaginez un monde dans lequel les monstres des contes se sont réfugiés sous terre, pourchassés par les humains. Ces monstres vont être découverts, et à nouveau faire l'objet d'une chasse impitoyable. Qui est le véritable nuisible? A la fin du métrage, lorsque Boone -le héros- choisit son camp, le spectateur s'est forgé sa conviction. Une superbe fable, parfois terrifiante, sur le droit à la différence. Un de mes coups de coeur de cette sélection pour ce film de 1990.

 

 

Carrie au bal du diable: Tiré du roman éponyme de Stephen King, ce film de 1976 reste l'un des bijoux de la filmographie de Brian de Palma. Fable terrifiante sur la dure période du passage à l'adolescence, le métrage permet à Sissy Spacek d'incarner la jeune Carrie, brimée par ses camarades mais douée de pouvoirs paranormaux qui vont se déchaîner contre ses bourreaux. Triste, flippant et culte.

 

Candyman: Clive Barker, encore lui, se cache derière cette histoire aussi poétique qu'angoissante, avec une nouvelle intitulée "The forbidden" tirée de ses fameux "Livres de sang". Derrière la caméra, Bernard Rose ne rend qu'imparfiatement justice à l'oeuvre littéraire du maître, mais il se dégage malgré tout un charme vénéeux de cette histoire d'amour et de peur entre une victime et son bourreau issu des contes de fées. Sorti en 1992, Candyman reste un véritable ovni cinématographique, dont on aurait tort de se priver.

 

Silent Hill: Un film qui reste un peu à part dans le coeur des joueurs, puisqu'inspiré du jeu vidéo culte de Konami. C'est le petit frenchie Christophe Gans (Crying Freeman, Le pacte des loups) qui donne vie à la ville maudite en 2005, dans une histoire qui respecte à la lettre l'univers développé dans le jeu vidéo. Esthétiquement, c'est sublime, et l'oeuvre dégage une poésie vénéneuse qui ne laissera personne indifférent. On aurait aimé, peut-être, quelque chose d'un peu plus cohérent. Mais le résultat est déjà plus que satisfaisant.

 

Poltergeist: C'est un Tobe Hooper au meilleur de sa forme qui livre en 1982 cette variation cinématographique sur le thème de l'esprit frappeur. On a souvent très peur dans cette histoire de fantôme qui s'en prend à une petite famille californienne innocente. Les effets spéciaux restent tout-à-fait acceptables pour un métrage de trente ans...

 

 

 The blob: Une grosse bébête gélatineuse s'en prend à des pauvres humains pour son quatre heures. En 1988, Chuck Russel réussit avec The blob le délicat mariage de l'humour, du gore et du pur frisson de l'épouvante. A revoir aujourd'hui encore, car cultissime! On notera que Rob Zombie travaille sur un remake, prévu pour 2012.

 

La trilogie de la mort, et Abandonnée:  A réserver à un public averti. Nacho Cerda, réalisateur allumé par excellence, a réalisé une trilogie de courts métarges rassemblés sous l'appellation "La mort" (The awakening, Aftermath, Genesis), qui sont de véritables objets cinéphiliques tournant autour de l'obsession de la mort. La série a été plus ou moins prolongée, dans l'esprit, par le long "Abandonnée", qui met une femme face face à ses démons du passé. Horrifique, franchement flippant, mais de loin pas dénué de beauté. Les images prises par Cerda sont d'une étrange beauté.

 

Simetierre: Réalisé par Mary Lambert, ce film de 1989 reprend l'intrigue du livre éponyme de Stephen King, dans lequel une famille se trouve confrontée à de bien étranges événements en usant des pouvoirs d'un vieux cimetière indien caché dans la forêt. Une oeuvre malsaine, dérangeante, mais qui reste avec Shining et Cujo la meilleure adaptation cinématographique de l'oeuvre du maître de l'horreur. On y a très, très peur.

 

 

L'échine du diable: Sorti en 2001, voilà l'une des pièces maîtresses de la filmographie de Guillermo Del Toro. Une histoire de fantômes assez flippante permet à Del Toro de jouer, comme il sait si bien le faire, sur les ambiances et la richesse visuelle de chacune des scènes du film. Un petit bijour de perfection esthétique et narrative même si, je dois bien l'avouer, je n'y ai pas totalement adhéré, n'ayant pas été sensible à l'émotion dégagée par l'oeuvre. A essayer tout de même.... 

 

L'antre de la folie: Un autre de mes chouchous dans cette sélection. En 1995, John Carpenter livre ce métrage qui explore les terres de la création littéraire et abolit les frontières de la réalité et de l'imagination. Un pur cauchemar pour un film qui, je m'en souviendrai toute ma vie, a laissé les spectateurs de la salle de cinéma complètement absourdis. Les gens sont restés assis dans la salle bien cinq minutes après la fin de la projection! A mon sens, l'une des pièces maîtresses de la filmographie de Carpenter avec The Thing et New York 1999. A noter, la prestation magistrale de Sam Neill dans cette histoire...

 


Jeepers Creepers: Un de mes métrages préférés dans toute cette sélection, pourtant conséquente. C'est en 2002 que Victor Salva, assez génialement, donne vie à cette créature qui s'en prend à deux jeunes automobilistes traversant l'Amérique. Les décors champêtres et ensoleillés du film donnent, par contraste, un relief incroyable à ce méchant qui est devenu, depuis, un vrai monstre de cinéma. La suite, un peu moins accrocheuse, vaut cependant également le détour. Et un troisième opus est prévu pour les prochains mois, avec toujours Victor Salva à la barre. Oui, je m'en réjouis d'avance...

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Cinéma

Hello tous,

Encore un peu dans le jet-lag, j'attrape mon clavier pour vous parler du prochain Destination Finale, appelé à sortir sur les écrans français le 31 août. Ben oui, à Los Angeles, il est diffusé en 3D depuis une dizaine de jours. J'ai d'ailleurs pu être témoin de la première officielle sur Hollywood Boulevard, en présence des acteurs. Qui sont venus saluer les fans, ce qui était plutôt sympa (je vous mettrai la vidéo prochainement).

Destination Finale 5, donc. A priori, la franchise n'est guère ma tasse de thé, depuis un premier opus qui avait à l'époque su me tenir en haleine. Ainsi, c'est un peu circonspect que je me suis retrouvé devant l'écran. Avec un premier constat à la clé, cependant, sitôt les lunettes 3D sur le nez: pour la première fois depuis Avatar, voilà une utilisation intelligente et bien foutue du relief. A l'écran, le film joue autant sur la profondeur que sur les effets de jaillissement, et ceci avec une maîtrise que je n'avais pas vue depuis longtemps. Un truc qui ne trompe pas sur la qualité de cette 3D, d'ailleurs: en sortant de la salle, vous n'aurez pas mal au crâne pour un sou et la sensation d'être tout éclboussé de sang et de tripes. Le réalisateur, Steven Quale, a bossé avec James Cameron par le passé, notamment sur Abyss et Avatar. Ca se sent.

Le film en lui-même renvoie assez directement au premier (il se permet d'ailleurs un twist final plutôt sympa pour boucler la boucle de la série). Il en reprend, surtout, les bons aspects: un groupe de salariés d'une boîte qui part en week-end de retraite échappe à la destruction (impressionnante) d'un pont. Bien évidemment, la mort veut son dû, et va les chasser un à un... à moins que les informations distillées par le fameux coroner black de la saga (Tony Todd), immuablement mystérieux, ne parviennent à leur sauver la peau.

La caractérisation des personnages, effectuée à partir du point de rendez-vous pour le road-trip, aurait gagné à être un peu plus étoffée. Mais Emma Bell et Nicholas d'Agosto, plutôt bons dans leur composition, tirent vers le haut le casting qui, l'un dans l'autre, assure le boulot et permet au spectateur de passer un bon moment. Les mises à mort, elles, sont assez amusantes, et tirent pleinement parti des possibilités offertes par la 3D. Oubliez les deux précédents opus, vous verrez ici enfin ce que le relief peut offrir de nouveaux champs à explorer en matière d'éviscération, d'explosion, de crémation, j'en passe et des meilleures.

Surtout, Destination Finale 5 parvient, malgré quelques faiblesses scénaristiques (pourquoi les règles pour survivre doivent-elles changer? S'il y a une chose immuable, c'est bien la mort), à renouer avec ce qui faisait le sel du premier opus: une vraie capacité à foutre la trouille dans sa mise en scène des aléas du hasard qui débouchent sur des résultats aussi funestes qu'impressionnnants visuellement. Simplement interdit aux moins de 12 ans, le film m'aura fait détourner les yeux à certains moments. (SPOIL) J'en livre un ici: le coup du laser dans les yeux est proprement répugnant. J'en frissonne encore...(FIN DE SPOIL)

Oeuvre d'humour noir par moments, vrai film d'horreur ici et là et en tot cas thriller tendu comme c'est pas possible, ce Destination Finale est une bonne surprise. Un film à voir pour tous ceux qui aiment s'offrir de temps à autre un petit coup d'adrénaline dans une salle obscure. Laissez-vous tenter...

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Cinéma

Hello tous,

Grognon, ce soir, vu que je sors du cinéma où j'ai passé ma soirée à maudire David Yates pour avoir flingué le dernier opus de la saga Harry Potter. Cramer comme ça l'histoire du prince -ceux qui ont lu le bouquin auront compris-, c'est juste pas permis. En revanche, il y a au moins une bonne nouvelle qui m'attendait à la maison, puisque le premier trailer officiel de Sherlock Holmes 2 est désormais disponible. On y apprend plusieurs petites choses intéressantes: un, le bad boy sera bel et bien Moriarty, et deux, le métrage de Guy Ritchie semble s'inscrire dans la lignée du premier, avec un judicieux équilibre d'action, de rire et de réflexion. Un scénario quoi. Pile ce que David Yates a oublié.

Je vous rappelle au passage qu'une partie du tournage -à savoir ce qui devrait constituer la scène d'ouverture du film- s'est déroulée à Strasbourg voici quelques mois. Nous avons eu le plaisir d'accueillir Guy Ritchie et Robert Downey Jr le temps d'une petite semaine dans la capitale, et notre historique place de la Cathédrale a fait un bon d'un petit un siècle en arrière le temps des prises de vue. J'en avais profité, à l'époque, pour prendre quelques photos, alors je vous les place sous le trailer du film. Enjoy!

 

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Cinéma

Voilà voilà, amis blogueurs,

Il est un peu plus de minuit et demi, je sors du cinéma où  était projeté le quatrième volet de la série "Pirates des caraïbes", sous-titré "La fontaine de jouvence". En 3D, ce qui n'apporte définitivement rien de plus à l'affaire, si ce n'est la promesse d'une migraine carabinée. Mais bon, passons et venons-en à ce qui m'amène à tâter du clavier en cette heure tardive: un premier avis sur ce qui risque fort de constituer l'un des blockbusters les plus fédérateurs de l'année.

Quelques mots pour cadrer l'histoire, d'abord. Jack Sparrow serait à Londres pour enrôler un équipage afin de partir à la recherche de la fontaine de jouvence. Enfin, c'est ce que dit la rumeur. Parce que Jack, lui, soutient mordicus que non. Enfin, c'est ce qu'il dit, lui. Et c'est ce qu'il répète au roi d'Angleterre, visiblement intéressé par l'affaire, avant d'envoyer valdinguer son vaisselier et la bonne trentaine de soldats chargés de le surveiller. Ceci, pour partir à la recherche de la fontaine de jouvence un peu contre son gré, mais pas tout-à-fait. Il est en forme le capitaine, cette année.

Vous l'aurez compris, le nouveau Pirates des Caraïbes est un grand moment de rigolade. On y retrouve avec plaisir l'égocentrisme crasse du capitaine, le goût des entourloupes et des faux semblants qui ont fait le succès du personnage incarné par Johnny Depp. Mais tout le casting est à l'avenant, tant le jeu du "ni vu ni connu je t'embrouille" est devenu un véritable sport national dans ce quatrième volet. En parlant des forces en présence, d'ailleurs... A ma gauche, il y a Barbossa, roublard au dernier degré. A ma droite je trouve la très très jolie Angelica (Pénélope Cruz), un véritable petit Sparrow au féminin aussi douée à l'épée que manipulatrice. Et entre les deux, il y a le redoutable Barbe-Noire, pirate un peu sorcier et surtout franchement très vicelard. Une vraie gueule d'atmosphère, le gaillard.

Rob Marshal, à la réalisation, déroule un scénario plus posé et plus clair que celui du troisième volet, ce qui n'est pas un mal. Mais il amène aussi sa patte personnelle à l'aventure, ce qui ne se fait pas toujours sans heurt. Le film, qui gîte dangereusement du côté de la comédie potache, enchaîne ainsi bons mots, situations cocasses et séquences d'action débridées. Avec le bon goût certes de ne jamais lasser, mais il oublie de se poser de temps à autre pour explorer ses personnages et les relations -souvent amour-haine- qui les unissent. Il en résulte un divertissement de très haut vol, jouissif au possible, mais qui sonne un peu creux à l'arrivée.

Surtout, il y a une trahison. Verbinsky, en charge des trois premiers volets, avait forgé un élément vital de la mythologie Sparrow: le capitaine, qui peut certes à l'occasion faire rire, ne devait à aucun moment constituer une figure comique en lui-même. Une règle transgressée par Rob Marshall, ce qui a pour effet pervers de ternir l'aura du personnage et de réduire sa dimension épique. Sans doute le moins pardonnable, et ce qui achève de convaincre du fait que  "La fontaine de jouvence" n'a définitivement pas l'envergure de ses prédécesseurs.

Il s'en trouvera pour le regretter, et j'en fais partie. Pour autant, Pirates des Caraïbes reste un excellent moment à passer. On y rit beaucoup et de bon coeur, et le film ménage quelques jolis moments de frisson et de poésie, qui vont d'ailleurs parfois de paire. Surtout, ne lâchez la très mignonne petite histoire de sirènes annexe, qui offre quelques-une de ses plus belles séquences au film. Elle aurait gagné à être plus approfondie...

Dernier petit détail, parce que je vais à présent me coucher: oui, il y a bien une scène supplémentaire à découvrir après le générique de fin. Mais dont les enjeux restent un peu limités. On pourra se passer d'attendre dix minutes pour la découvrir.

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Cinéma

Hello tous,

Petit post avec peu de mots, aujourd'hui, mais pas mal de trailers à découvrir d'urgence par tous ceux que le cinéma asiatique attire. Plusieurs de ces longs métrages ont été présentés à l'Etrange festival, à Strasbourg, et je peux donc témoigner de leur qualité. "J'ai rencontré le diable", terrible histoire de vengeance et de jeu du chat et de la souris entre un serial killer et un flic furibard, est une bombe de thriller coréen du niveau d'un Old boy ou d'un Chaser.  "Dream Home", variation gore sur la crise immobilière à Hong Kong, fera réfléchir autant que dresser les poils sur les bras. "The man from nowhere" est tout simplement une perle de polar, d'ailleurs primé tout récemment au troisième festival international du film policier de Beaune. Enfin, "Bedevilled" premier film de Yang Chul-soo, primé à Gérardmer, offre une hallucinante variation sur la loi du Talion. On en veut encore!

Attention, ces films sont interdits aux moins de 16 ans. Les trailers sont donc assez impressionnants.

 

 

I saw the devil


Dream Home

The man from nowhere


Bedevilled

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Cinéma

Cette fois, on y est: depuis quelques heures maintenant, il est possible de découvrir dans les salles obscures le dernier bébé du maître ès épouvante Wes Craven, à qui l'on doit entre autres "Freddy, les griffes de la nuit" et "Le sous-sol de la peur". Mais la question, à la vision de l'oeuvre, mérite d'être posée: avec Scream 4, qu'a réellement voulu faire le réalisateur, au-delà de dépoussiérer une icône du film d'horreur des années 1990? Et cette remise au goût du jour de l'un des slashers les plus emblématiques du septième art n'est-elle pas une trahison de l'oeuvre originelle, tant elle s'en écarte sur le fond et la forme? Scream 4, c'est une certitude, n'est pas un film idiot, loin de là. Mais il risque fort de peiner à trouver son public, mentant sur sa vraie nature: c'est davantage à une satire des années 2000 qu'à un film d'horreur pur jus que Wes Craven, en effet, veut convier le spectateur.

Pour répondre à ces interrogations, il est utile de revenir aux sources de la mythologie Scream. Sorti en 1996, le film inaugural de la saga avait peu ou prou révolutionné les codes du slasher, magistralement gravés dans le marbre quinze ans plus tôt par John Carpenter, avec "Halloween, la nuit des masques". Le propos y était limpide: le scénario de Kevin Williamson proposait de mettre en scène un tueur s'inspirant des codes des films d'horreur pour commettre ses forfaits. Et face à lui, le traditionnel groupe de jeunes servant de victimes pour les films de genre s'employait à suivre la piste de "Ghostface" en se servant de cette culture cinéphilique post-adolescente. Il résultait de cette confrontation une délicieuse mise en abyme de l'oeuvre, qui s'interrogeait autant sur la nature des films d'épouvante que sur le meilleur moyen de créer la peur à l'écran. La scène d'ouverture du premier Scream, à ce titre, est restée dans les annales: on se souvient encore aujourd'hui, non sans effroi, de ce jeu du chat et de la souris entre le tueur et sa victime, sur fond de quizz horrifique par téléphone interposé.

Les suites de Scream, avec plus ou moins de bonheur, ont repris le concept, continuant à interroger les codes de l'horreur cinématographique. Scream 2 l'a fait en se jouant des règles d'une suite, Scream 3 s'interrogeait sur la nature d'une trilogie. Las, il n'osait pas aller jusqu'au bout de sa logique, épargnant les principaux protagonistes de la saga alors même que "dans le dernier volet d'une trilogie, personne n'est à l'abri", rappelait l'un des personnages du film. Bref, pas totalement satisfaisant, mais on pensait, au mot fin de ce dernier volet, en avoir fini avec cette auto-analyse assez érudite, très deuxième degré, d'un genre que Scream avait remis au goût du jour à sa sortie.

Années 2000: du premier degré, ou du fun?

Et de fait, ce sont d'autres réalisateurs qui ont pris le relais pour faire avancer le genre dans deux directions antinomiques. Dans l'une, l'horreur s'est découvert, à l'aube des années 2000, un goût réaffirmé pour le premier degré, a bifurqué vers de nouvelles routes de chair et de sang. "Hostel" et les torture-porn type "Saw" qui ont pris sa suite sont les rejetons de cette mouvance. Le genre, qui peine à trouver le chemin des cinémas en raison de son caractère extrême, fait encore école aujourd'hui, principalement dans le cinéma asiatique, peut-on noter. Les récents "Dream Home" (Hong Kong) et "Rencontre avec le diable" (I saw the devil, Corée du sud), bardés de prix internationaux, en sont des exemples remarquables. En France, le décevant "Martyrs" est également emblématique de cette mouvance, tandis qu'en Australie "The loved ones" joue de son  faux air de "teen-movie" pour poser l'un des survival les plus éprouvants de ces dernières années.

Dans l'autre, ce sont les règles posées par Scream qui ont été reprises, déformées et adaptées pour se conformer aux impératifs du business system. Grand public à l'ordre du jour. L'horreur y doit plus que jamais s'adresser aux adolescents, les teens réclament du frisson -mais pas trop-, du sang -bien rouge-, et surtout beaucoup de sexe, de jolies filles et de bons mots. En somme, les ingrédients de Scream, sans la nécessaire distanciation qui va pourtant de paire afin de rendre l'ensemble digeste (Alexandre Aja s'est d'ailleurs copieusement moqué de cette dérive dans son récent et génialissime "Piranha 3D").

La vague des remakes de classiques des films d'horreur a en partie emprunté cette deuxième voie. En-dehors des notables exceptions Halloween "Massacre à la tronçonneuse -Leatherface y est plus crade que jamais, quoique moins terrifant que dans l'oeuvre originelle de Tobe Hooper- Jason et Freddy, les monstres emblématiques de Vendredi 13 et des Griffes de la nuit, en ont fait les frais: c'est sur le registre de la parodie et de la pantalonnade que ces deux grandes figures cinéphiliques ont repris le chemin des salles obscures. 


La somme de quinze ans d'horreur

Autant dire que Scream 4, qui se devait de continuer à disséquer le genre, avait fort à faire pour digérer ce grand écart. Au scénario comme toujours depuis la genèse de la saga, Kevin Williamson intègre cependant assez adroitement les deux tendances: d'un côté, il joue avec le teen-movie classique, abrutissant plus que de raison ses personnages. De l'autre, il pose avec le nouveau Ghostface un tueur plus froid qu'à l'accoutumée, moins démonstratif, mais visiblement plus sensible à l'idée de choquer -certaines scènes frisent le gore- et de faire souffrir. A l'écran, Wes Craven ne va pas jusqu'à tomber dans les excès du torture-porn, cependant; il en esquisse le sillon, comme pour montrer le film qu'aurait pu être Scream 4, puis revient à représentation de la violence de facture plus classique, préférant s'intéresser davantage à son vrai sujet: le monde d'aujourd'hui, tel qu'il est dans ses travers et son goût de l'exhibition.

Voir Scream 4 sous cet angle, c'est comprendre la véritable nature de ce film qui n'a d'épouvante que le nom -que les fans se rassurent: certaines scènes sont tout de même assez réussies dans le genre, durant la deuxième partie du métrage. L'on se retrouve ici une dizaine d'années après les événements de la première trilogie. Gale (Courteney Cox, méchamment botoxée), qui a abandonné son métier de journaliste, y est mariée au shériff Dewey (David Arquette), lui-même pas insensible aux charmes de sa jeune et jolie adjointe. Quant à Sydney, elle revient à Woodsboro le temps d'une journée. Elle a ressuscité, a écrit un livre pour en témoigner. Evidemment, les meurtres recommencent sitôt l'héroîne arrivée en ville. Et c'est un remake des événements du premier opus qui se joue sous les yeux des protagonistes.

"Scream" oblige, le quatrième opus énonce à haute voix les conventions du remake, évidemment. Il en résulte de savoureux dialogues entre Sydney et les membres du ciné-club du lycée, qui s'emploient à anticiper, à la lumière de leur connaissance du genre, les prochains pas du tueur. La scène d'ouverture, type film dans le film... dans le film, est également un vrai morceau de bravoure, posant d'emblée les enjeux d'un crime réel devenu film et cité jusqu'à l'écoeurement dans les suites de l'opus initial, pour finalement redevenir objet de réalité.

Enfants de la télé-réalité

Mais de cette confusion entre réel et virtuel naît aussi le vrai propos du film, en ce sens novateur: celui qui tient à aborder la puissance de l'image, et ce que notre société en a fait. Dans Scream 4, chacun des personnages devient l'objet d'une triste farce mûe par la course à la gloire et la renommée. On se met en scène pour livrer un petit indice, on s'imagine écrire un livre sur les événements; on filme sa vie -et sa mort, par incidence- pour la rediffuser en streaming sur le web, on se met en scène en profitant des crimes pour gagner quelques clics, quelques "like" sur son profil facebook. On apprend même par sms les noms des jeunes tués au début de l'affaire. La nouvelle génération présentée dans Scream 4 est celle des enfants du siècle: des enfants de la télé-réalité, de la gloire sans talent pour peu que l'on sache comment vendre son image et faire du buzz quoiqu'il en coûte. Le mobile de Ghostface, que l'on découvre comme il se doit à la fin du film, est à ce titre bien plus terrifiant, et navrant, que tous les crimes qu'il vient justifier.

De fait, il n'y a guère que le rôle de Neve Campbell qui trouve grâce aux yeux du réalisateur. Et c'est tout sauf anodin. Sydney, ici, incarne la seule figure réellement dramatique du long métrage, perdue au beau milieu d'un océan de bouffonneries et de vacuité. Authentique héroïne de tragédie, elle apparaît comme la face cachée de ce culte que voue le XXIe siècle à l'image et au star-system: elle en est la victime, éternelle, et la "survivante", désabusée. A travers Sydney, il est un luxe, dit Craven, plus précieux que celui d'être connu: c'est celui de l'anonymat, synonyme de sérénité. Nos chers VIP et wanna VIP devraient le méditer... 

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Édito

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