Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Photo (Voyage)

Yop !

Petite virée au parc naturel de Sainte-Croix, aujourd'hui, d'où je reviens avec quelques clichés que je vous soumets ci-dessous. Si vous passez par la Moselle, faites-un saut dans ce petit paradis de nature, vous ne le regretterez pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Yop tous !

Une parodie de slasher movie en guise de clip ? C'est à voir ! La chanson s'appelle Social Mediasochist, de Common Shiner.

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Cinéma (Cinéma)

Hello tous !

La nuit est déjà bien avancée, mais impossible d'aller rejoindre les bras de Morphée sans attraper le clavier et coucher ici même les premières remarques qui me viennent à propos du film que vous êtes nombreux à attendre. A Strasbourg comme un peu partout en France, une séance spéciale de minuit a en effet permis aux plus courageux de découvrir la nouvelle pépite de Joss Whedon, l'Avengers 2 qui se devait de relever le défi de prendre la suite d'un premier opus resté dans toutes les mémoires. Autant le dire tout de suite : s'il n'atteint pas les sommets de son prédécesseur, Age of Ultron n'en reste pas moins un spectacle abouti à plus d'un titre, et il serait criminel de passer à côté de ce qui s'annonce comme une gigantesque oeuvre de transition dans l'écosystème mis en place par Marvel dans les salles obscures depuis quelques années maintenant.

[ATTENTION : ce qui suit contient quelques spoilers]

Mais commençons par le commencement. Avengers avait laissé la petite équipe de super-héros épuisée, mais désormais solidement soudée par ce qu'on décrira comme une forme embryonnaire d'amitié mâtinée d'une confiance en l'autre inébranlable, née sur le champ de bataille durant la guerre contre les Chitauris. C'était là le principal apport du premier opus qui décrivait, plus de deux heures durant, la genèse d'une équipe dans le magma de très, très fortes individualités.

Depuis cependant, les équilibres du monde ont changé. Avengers 2 postule de fait que le spectateur a suivi les événements racontés par Captain America : The Winter Soldier. Une terrible bataille contre Hydra y a conduit à l'implosion du Shield, noyauté de toutes parts, et c'est dans ce contexte que démarre  le film : Captain, Thor (désormais en mesure de rallier la Terre, depuis le deuxième opus de ses aventures), Ironman, Hulk et les autres s'emploient à finir le boulot lorsque démarre cette nouvelle aventure. Un quart d'heure plus tard, Hydra est vaincu, mais il laisse un héritage dont on ne mesure pas encore toute l'importance: deux jumeaux que les Avengers décrivent comme des "humains optimisés". Le premier peut se déplacer à la vitesse de l'éclair, la seconde peut manipuler l'énergie et les esprits. Quicksilver et Scarlet Witch intègrent l'univers Marvel ainsi que The Winter Soldier le laissait supposer lors de sa scène post-générique.

Les ressorts narratifs du nouvel Avengers sont dès lors en place. Et mènent à l'arrivée sur le devant de la scène d'un nouveau-né, une créature cybernétique mûe par l'envie de sauver l'humanité... quitte à l'éradiquer si elle ne veut pas progresser. Né des expériences menées par Tony Stark avec la complicité de Bruce Banner, Ultron est un authentique super-vilain, mais un super-vilain très différent de Loki ou de Thanos, apparu dans la scène post-générique du premier opus: sa nature cybernétique est contrebalancée par sa profonde humanité. Ultron  en a adopté, d'ailleurs, tous les traits de caractère : il est menteur, sensible, hésitant parfois comme le serait un adolescent tiraillé entre son envie de rébellion et son besoin de reconnaissance, capable de compréhension et du plus terrible des aveuglements. C'est ce qui le rend terriblement attachant.

Oui, bon, c'est vrai qu'on ne lui donnerait pas un premier rôle dans un Shakespeare,
comme ça, de prime abord.

 

En face, Joss Whedon remet en question les liens humains -justement - qui font des Avengers ce qu'ils sont. La cohésion du groupe repose sur des non-dits et des conceptions du rôle de chacun qui varient profondément. De ce postulat, le réalisateur fait usage pour décrire de nouveaux rapports de force et l'émergence de factions au sein même de l'équipe. Tout l'enjeu du film consistant dès lors à savoir si ces factions sont capables de travailler ensemble au bénéfice d'une cause supérieure. Car le danger est bien réel, et donne évidemment a lieu à des scènes d'action d'une folle ampleur. Sur ce point, le spectacle est total. Marvel assume enfin totalement la nature "bédé" de son univers et en délivre à l'écran une représentation digne des cases d'un comics survitaminé. Tous les personnages de l'équipe des Avengers en ont au passage profité pour gagner en puissance et en efficacité, jusqu'à Hawkeye et Natasha Romanoff qui ne sont plus cantonnés, désormais, au rôle de faire valoir. Au contraire même.

C'est l'heure d'une petite berceuse ?

 

Focalisons-nous un instant sur les deux "humains" de l'étape, d'ailleurs. Age of Ultron souffre d'un scénario un peu (beaucoup?) maigrichon, sans doute dévoré par son appétit pour les scènes d'action (jusqu'à l'écoeurement par moments), mais parvient paradoxalement à travailler plus en profondeur la caractérisation de ses personnages. Et ceux qui y gagnent le plus sont, justement, Hawkeye et Romanoff. Le premier dévoile à l'équipe un aspect inattendu, et vraiment touchant, de son intimité, tandis que la seconde semble enfin nourrir des émotions et des sentiments, dans une dynamique de rapports humains qui n'a rien de simple. C'est ici que disposer d'acteurs de la trempe de Jérémie Renner et Scarlett Johansson s'avère précieux : Whedon s'adonne enfin à une véritable direction d'acteurs lorsque la caméra se fait plus intime, et permet aux deux stars hollywoodiennes de justifier leur cachet. Il ne leur faut pas plus de quelques minutes pour donner une véritable épaisseur aux deux rôles, et donc créer une tension qui se révèlera précieuse une fois le danger omniprésent lors des combats. On vibre pour eux, on souffre avec eux face à l'adversité.

Cette dynamique des rapports humains, je la tiens pour l'aspect le plus réussi du long métrage. Amours impossibles, besoin de vengeance, peur de soi et des autres... Plus sombre, plus mature, Avengers Age of Ultron se fait étonnamment calme, par moments, pour un blockbuster de cette envergure, laissant enfin la psyché de chacun s'installer à l'écran. C'est alors notamment l'occasion d'explorer les motivations de Tony Stark, qui semble commencer à dévoiler un aspect de sa personnalité  que les films, au contraire des comics, n'avaient pas encore effleuré. C'est aussi une opportunité de s'interroger sur ces nouveaux personnages que le film introduit. Quicksiver semble superficiel, mais révèle bien vite une plaie béante partagée par sa jumelle. Scarlet Witch, elle, est à fleur de peau, mais mûe par un irrépressible besoin de justice. Interprétée par Elisabeth Olsen, elle est l'une des très bonnes surprises du film, et devrait à coup sûr prendre une place importante dans l'univers Marvel version phase 3, et sans doute dès le Captain America Civil War prévu l'an prochain.

 

La phase 3 ? Pour ceux qui n'auraient pas suivi, chaque Avengers vient conclure un cycle dans les longs métrages estampillés Marvel. Le premier avait introduit l'univers et ses enjeux, le deuxième vient remettre en cause les équilibres et annoncer la genèse éventuelle d'une nouvelle formation d'Avengers. La grande question qui sera posée ces prochaines années sera de savoir qui survivra à cette remise en cause, et qui sera présent pour affronter le gigantesque enjeu que devrait constituer Avengers Infinity War, prévu en deux parties pour 2018 et 2019. D'ici là, on devrait en savoir plus avec un nouveau Captain America, donc, mais aussi un Dr Strange, un Gardiens de la Galaxie, un Thor... et un Spiderman. Vous avez bien lu : l'homme araignée devrait intégrer le groupe ces prochaines années. Avec lui, l'équipe sera au complet pour affronter le plus grand des dangers...

 

Ce qu'il faut retenir

Avengers Age of Ultron, redisons-le, n'est pas à la hauteur de son modèle. Principalement en raison de son scénario un peu trop expédié pour être honnête et d'un appétit un peu trop féroce pour les scènes d'action gargantuesques qui occupent l'écran les trois quarts du temps. Les enjeux financiers sont énormes, faut-il rappeler, ceci expliquant sans doute cela.

Heureusement, Whedon parvient à préserver l'essentiel, à savoir le capital sympathie du spectateur pour les personnages - l'on constate d'ailleurs au passage que les figures de proue du premier opus - Thor et Ironman - passent doucement au second plan, au profit du leader naturel de l'équipe, le Captain America. Et, surtout, le réalisateur pose les bases d'une phase 3 dont on attend désormais qu'elle renouvelle un peu les codes du genre, auquel Marvel semble un peu trop attaché. On veut y croire : l'exemple réussi des Gardiens de la galaxie a prouvé que la firme sait quel chemin emprunter pour faire évoluer ses bébés..

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Hello tous,

Se retrouver devant la télé... et hésiter. C'est la situation dans laquelle je me trouve, régulièrement, lorsqu'il s'agit de jouer à l'une de ces "New Gen" qui nous font bicher. Je fais sans doute partie des "privilégiés", puisque les machines de Nintendo, Sony et Microsoft ont chacune, chez moi, droit de cité. Avec l'insigne avantage de surcroît, grâce à mon taf, de pouvoir régulièrement profiter des jeux en avant-première et sans devoir les payer. Quant à ceux que je n'ai pas, je les achète, ce qui me permet de voir passer grosso modo toute la production vidéoludique consoles.

J'entends souvent dire que cette New Gen est un peu décevante, pour le moment. Peu de jeux emblématiques, un rendu qui laisse à désirer face au PC... Indéniablement, nous vivons une époque de convergence entre les supports, les hardwares consoles ressemblant de plus en plus à ce que l'on trouve dans une UC de PC, et les modes de programmation privilégiant clairement, à présent, le multistandard. Et pourtant, sans avoir l'air d'y toucher, il y en a, des exclusivités. Et plus que jamais, ce sont elles qui donnent à chaque console sa personnalité. L'ère des jumelles Xbox 360/ PS3 semble dépassée, au profit d'une Xbox One qui fait les yeux doux au PC,  d'une PS4 qui défend le grand spectacle multimédia et d'une Wii U qui renoue avec les vieilles recettes pour ressusciter la notion de gameplay. Disons-le clairement: la New Gen, c'est à nouveau le droit de choisir sa façon de jouer. Et c'est pourquoi je me propose de faire avec vous le point sur les titres qui me semblent les plus emblématiques des supports concernés. Pas nécessairement les meilleurs, comprenons-nous bien...

 

1. La Wii U 

 

On ne va pas se mentir : technologiquement à la traîne, sortie bien avant ses rivales, la petite dernière de Nintendo peine à trouver sa place sur le marché. Pourtant, de cette faiblesse la firme au plombier semble en passe d'enfin s'accomoder : les titres forts commencent à sortir à un rythme régulier, bénéficiant d'un gameplay qui a fait la réputation de la société nippone. Disons-le aussi, d'ailleurs : ce sont les jeux estampillés Nintendo qui font l'essentiel de l'intérêt de la console, et ce sont eux qui justifient l'achat, les éditeurs tiers restant très rares sur le support. Inutile donc d'espérer jouer à un Fifa (autre que l'édition 2013, première et dernière tentative d'EA sur Wii U) ou à un Call of Duty. Mais contrairement à ce que j'ai pu entendre dire un vendeur F**C l'autre joueur, cela n'a rien d'une faiblesse : il faut juste en admettre la conséquence, à savoir composer avec une conception du jeu vidéo à la saveur délicieusement surannée. Les nostalgiques des années 1980-1990 et des machines 8 et 16 bits retrouveront sur Wii U un esprit et une culture du jeu vidéo qui parle à leurs jeunes années. En version remaniée et modernisée. Le tout, avec une orientation multigame local (écran splitté ou gameplay asymétrique) et jeu entre amis que les concurrentes n'ont pas su conserver. 

La Wii U, en un mot ? La convivialité.

Les jeux qui font la machine :

- Nintendoland : On a beau l'avoir vendu principalement en bundle avec la console lors de sa sortie, le petit multigame de Nintendo reste indispensable pour comprendre les spécificités (trop peu exploitées) du gamepad. Je reste particulièrement convaincu par le jeu de cache-cache de Luigi's Ghost Mansion, qui continue à occuper pas mal de nos soirées entre amis. L'idée, qui repose sur le fameux gameplay asymétrique induit par le pad (le joueur incarnant le fantôme utilise l'écran du pad pour se localiser, les autres joueurs ne voyant pas le fantôme qui les menace)  mériterait presque d'être développée dans un jeu dédié.

- ZombiU : L'un des rares titres d'éditeur tiers à tirer son épingle du jeu. Le solo est un peu lassant à la longue, mais le multi, version survivants contre zombies, reste là encore un modèle de gameplay asymétrique. Et donc l'opportunité de bien rigoler entre amis, le tout à petit prix puisque le jeu se trouve souvent à moins de dix euros dans les rayons d'occasion.

- Captain Toad : Des environnements en 3D a mouvoir dans tous les sens pour trouver son chemin, découvrir les trésors et ramasser les pièces de monnaie : le concept basique de Captain Toad Treasure Tracker cache un gameplay bien ficelé, addictif et totalement dans l'esprit Nintendo des années NES et SNES. 

- Mario Kart 8 : La dernière mouture du jeu de kart culte de la firme nippone est un bon cru. 40 circuits dispo, bientôt 48 avec le DLC à venir, un système de boost bien pensé, des circuits tortueux à souhait et la garantie pour le premier de la course de ne jamais faire la course en tête sans être perturbé, et pour les moins bons de malgré tout pouvoir s'y amuser. Mine de rien, Mario Kart reste une valeur sûre de la ludothèque des consoles Nintendo, et se pose comme la star incontestée des soirées entre amis devant la TV.

- Smash Bros for Wii U : L'aimer ou non est une question de génération, sans doute, puisque les vieux de la vieille, biberonnés à Street Fighter 2, peineront à trouver de la profondeur à ce beat'em up extrêmement facile à prendre en main - bien que nettement plus complexe à maîtriser finement, je commence à m'en rendre compte. Il n'en reste pas moins l'un des system-sellers de la machine, et une référence pour tous les moins de 30 ans.

- Pikmin 3 : Après deux opus sur Gamecube, la franchise la plus barrée de Nintendo est revenue sur Wii U en pleine forme, reprenant peu ou prou les idées qui avaient fait son succès voici une dizaine d'années. Le capitaine Olimar a laissé la place à Alph, Brittany et Charlie, qui ont cinq types de Pikmin a leur disposition pour résoudre les puzzles environnementaux qui leur sont posés. C'est technique, et plus passionnant que jamais. La patte Nintendo, elle, se retrouve dans l'esprit kawaii retors qui se dégage du titre. Pour toute la famille !

- New Super Mario Bros U :  On ne va pas s'étendre sur LE Mario de la Wii U, qui reprend des recettes à l'oeuvre depuis la NES et qui restent toujours aussi efficaces. Le jeu de plateforme de la Wii U est ici, avec Donkey Kong Tropical Freeze, qui représente un versant encore bien plus difficile et exigeant du genre. Deux références.

- Super Mario 3D World : L'épisode 3D de Mario pour la Wii U renvoie au gameplay du mémorable Super Mario Galaxy. Ici encore, du classique, mais du classique qui fait la spécificité dela Wii U par rapport à ses concurrentes. Un jeu qui se joue en famille sans souci.

- The Wonderful 101: Le seul jeu de cette sélection auquel je n'ai joué qu'à travers une démo. Mais quelle efficacité ! En imaginant un gameplay fondé sur un groupe de personnages plutôt qu'un héros unique, dans une sorte de beat'em all mâtiné de multiples inspirations shmup, QTE ou même exploration, Platinum Games offre à la Wii U son jeu le plus barré, tout en restant dans un salutaire esprit grand public qui fait du titre le plus accessible de tous ceux produits ces dernières années par le studio.

- Bayonetta 2 : Le beat'em all survitaminé de Platinum Games ressuscite la sorcière Bayonetta en exclu sur Wii U, Le jeu qui présente l'esprit le plus "nippon" de cette collection, très efficace et vraiment joli. Et totalement déjanté. Ma seule inquiétude : qu'il ne soit qu'un one shot dans un genre totalement sous-représenté sur le support.

On attend : Legend of Zelda, Splatoon, Xenoblade Chronicle X, Devil's Third, Yoshi's Woolly World, Starfox.

 

2. La PS4

 

Arrivée voici maintenant un an et demi, la PS4 a mis un sacré moment à trouver ses pépites, mais ici encore, la ludothèque commence à doucement s'étoffer, et à se construire une personnalité à travers des productions grand spectacle mais aussi des titres développés par les éditeurs tiers japonais, qui donnent clairement la priorité à la machine de Sony. Les amateurs de titres bien barrés (Akiba's Trip: undead and undressed ou Senran Kagura Estival Versus, pour ne citer qu'eux) savent donc vers quelle machine leur coeur doit balancer.

Les jeux qui font la machine :

- Driveclub: Après un démarrage un peu difficile, en raison d'un développement pas tout-à-fait bouclé au lancement et, surtout, de gros bugs sur le multi en ligne, Driveclub est enfin ce que l'on attendait : un vrai bon jeu de courses de bgnoles sur PS4. Impressionnant visuellement, vraiment fluide, le bébé d'Evolution Studios (Motorstorm) a ce qu'il faut pour faire bondir les fous de belles mécaniques. Et annonce le meilleur pour un éventuel Gran Turismo sur le support.

- Infamous Second Son : Sorti assez rapidement, dans la foulée de la console, le jeu de Sucker Punch reprend les bases des opus PS3 et les transpose dans un environnement "bac à sable" du niveau d'une machine comme la PS4. C'est superbe, en particulier sous certains angles, quand le soleil est rasant, et le titre réussit là où avaient échoué ses prédécesseurs, c'est-à-dire on évitant la sensation de redondance de gameplay. Si vous avez envie de vous prendre pour un super-héros, c'est par ici !

- Killzone Shadow Fall : Certainement pas au niveau où on l'attendait, le FPS "exclu" de la PS4 n'en reste pas moins une valeur sûre, disposant notamment d'un multi solide et d'un sens du skill qui plaira aux plus compétitifs. 

- Little Big Planet 3 : Le jeu de plateforme le plus célèbre de la PS3 s'offre une version PS4 très respectueuse de la recette originale. C'est mignon, inspiré, les développeurs de Sumo Digital en appellent même à la créativité des joueurs à tous les niveaux. Même si perso, je n'ai jamais accroché, LBP3 fait partie de ces jeux qui donnent à la console de Sony sa couleur ludique.

- One Piece Pirate Warrior 3 : Pas encore dispo en France ( il n'arrivera qu'en août) mais déjà commercialisé au Japon, le dernier Musou basé sur l'univers One Piece est exclusif aux machines Sony. Un peu plus joli que sur PS3, le titre ne révolutionne pas le genre, mais saura faire de l'oeil auc fans du manga.

- Samurai Warrior 4 : Joli comme tout, ce jeu-là, développé par Omega Force, fait entrer le musou dans l'ère de la New Gen.  Distance d'affichage impressionnante et fluidité à toute épreuve sont au menu de la version PS4, qui fera avantageusement patienter jusqu'à One Piece...

- The Order : Le jeu divise, mais il représente clairement cette volonté de créer des titres à grand spectacle que semble afficher Sony depuis quelques mois. Extrêmement bien mis en scène, The Order est l'un de ces jeux que l'on regarde autant que l'on y joue. Le titre repose sur un gameplay exclusivement solo, et fait la part belle à une narration de cinéma. Un vrai triple A même s'il n'honore pas toutes ses promesses en termes de gameplay. The Order, c'est un peu l'appel du pied de Sony au grand public casual, une invitation à découvrir les univers virtuels sans le skill et la difficulté. C'est un genre, mais perso, j'ai adhéré.

- Bloodborne : A l'inverse, l'autre grosse exclusivité de Sony fait dans la souffrance généralisée. Bloodborne, c'est le jeu d'action retors par excellence, le gameplay à la nippone punitif comme c'est pas permis et le die and retry (oui, je sais, ce n'est pas la bonne expression, gnagnagna...) poussé dans ses derniers retranchements. Bloddborne, c'est le cadeau de Sony aux hardcore gamers. Et la preuve de la volonté hégémonique de la société, qui s'attaque à tous les marchés par ce biais.

Egalement sur le support : Final Fantasy XIV. On attend : Until Dawn, Uncharted 4 et Shadow of the Beast.

 

3. La Xbox One

 

Entre la Wii U et la PS4, peut-il y avoir un chemin pour la Xbox One ?  La seule console non nippone de la new gen a connu un lancement assez chaotique, notamment en raison d'annonces tarifaires qui ont coûté cher à son constructeur. La machine a, par ailleurs, longtemps cherché sa voie, mais semble désormais savoir où elle va : il s'agit pour elle de construire sa spécificité sur ses fonctionnalités multimédia (outre les flux TV, l'offre massive de contenus Xbox Live, etc..., la Xbox One ne fait pas l'impasse sur la lecture des cd audio contrairement à la PS4, ce qui n'est pas rien pour des papys gamers comme moi) - ce qui confirmerait la vision "terminal de loisirs" initialement évoquée par Microsoft. Par ailleurs, le hardware développe une offre vidéoludique qui devrait être sous peu raccrochée à l'univers PC via le portage de certaines des plus grosses exclus sur Windows X (cross plate-forme en vue ? Allez savoir, depuis le temps qu'on en parle...)  Tout ceci ferait de la Xbox One une sorte de passerelle entre deux mondes, voire trois si on prend en compte ses accointances avec l'offre multimédia des "box" Internet récentes.

Sur le plan purement ludique ?  La console, selon moi, s'adresse peut-être à des joueurs un peu plus âgés, à la recherche de titres au gameplay plus posé, correspondant à une vision du jeu vidéo comme un loisir parmi d'autres. Mais les softs qui doivent valider cette orientation  - outre les jeux de gestion sortis sur le store - se font encore attendre. C'est tout le problème de cette console, qui peine pour l'instant à trouver ses exclus. On attend tout de même beaucoup de Quantum Break, hélas repoussé à 2016, mais aussi de Halo V, que ce soit en termes de jeu solo, de densité narrative ou de potentiel multijoueurs. Rendez-vous en octobre pour tâter de la bête...

Les jeux qui font la machine :

- Forza Motorsports 5 : LA simulation de course automobile demeure sur Xbox One. Dois-je vraiment la présenter ? S'il possède peu de circuits et assez peu de voitures, le titre repose sur sa physique extrêmement précise, qui fait du mode multi une vraie référence.

- Forza Horizon 2 : La version "cool" de Forza, en univers ouvert et avec un gameplay plus typé arcade, est un pur régal. Seul regret, avoir perdu les routes de l'ouest américain au profit de celles, moins dépaysantes, du sud de la France. Dommage...

- Killer Instinct : Cela aura été la surprise du chef, puisque le jeu de Rare s'est vu offrir une nouvelle version, exclusive, d'emblée au lancement de la One. Autant dire que beaucoup, comme moi, ne se sont pas contentés de jouer avec Jago et ont acquis le pack complet pour profiter de ce jeu de baston gore, trash et survitaminé dans son intégralité. Les ultra-combos sont l'un des gros plaisirs de la Xbox One, alors même que le titre constitue presque un pied de nez à l'essence de la machine...

- Ryse : Assez mal reçu à sa sortie, le jeu d'action de Crytek en terres romaines est un monument de mise en scène et capable d'un gameplay plus subtil que ce que l'on serait d'abord tenté de croire. Un signe qui ne trompe pas : je le ressors souvent pour faire une partie ou le montrer aux amis, son statut de vitrine technologique n'étant pas volé.

- Dead Rising 3 : L'actioner en terres zombies de Capcom est sorti en exclu sur Xbox One, et reste une petite référence du genre pour qui aime l'action type bac à sable. Mais la réalisatyion est un peu en-deça de ce qu'on attend sur New Gen.

- Sunset Overdrive : Bien foutu, sérieusement déjanté, le shooter d'Insomniac Games témoigne d'une belle petite efficacité reposant sur des affrontements très rythmés et un gameplay bien pensé, notamment dans la partie déplacements (rides). Sunset Overdrive fait aussi partie des titres qui témoignent de ce rapprochement de l'écosystème One avec celui du PC, une adaptation étant prévue pour bientôt sur les bécanes Windows.

- Titanfall : Sorti assez rapidement dans le foulée de la Xbox One, le FPS de Respawn Enterainment s'est densifié avec les DLC qui sont apparus au fil des mois. Aujourd'hui, il reste un titre très efficace, taillé pour le multi, et fondé sur un gameplay qui joue sur les changements d'échelle et la verticalité. Sacrément bien pensé. On attend la suite non sans intérêt... Mais elle ne sera plus une exclusivité.

- Ori : Il méritait bien que l'on s'y arrête, puisque Microsoft s'en est assuré l'exclusivité. Le petit jeu de plateforme 2D de Moon Studios est une pure merveille, pleine de poésie. Un de ces titres qui marquent un joueur à vie. Dispo également sur PC, mais sans cela, je serais presque enclin à en parler comme d'un titre qui mériterait que l'on achète la console rien que pour lui. Dispo uniquement en dématérialisé, je précise !

Egalement sur le support: Neverwinter. On attend : Halo V Guardians, Quantum Break, Fable Legend, Gears of War.

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Voilà, on a fait le tour de l'offre spécifique à chaque support à l'heure actuelle. J'imagine que la plupart d'entre vous connaissaient déjà ces différences, mais il n'est jamais inutile de formaliser tout cela pour les nouveaux venus. Et puis, cela fait toujours une base pour se constituer une ludothèque en se lançant sur un nouveau support. Sur ce, bon jeu, j'ai un Mortal Kombat X à maîtriser, et vu la façon dont ils ont équilibré la difficulté - certains persos sont abusés - je sens que je vais en avoir pour un moment avant  de dominer mon sujet. On en reparlera dans un prochain post !

 

 

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Cinéma (Cinéma)

Yop !

Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de voir quelques images du prochain Mad Max de George Miller, mais c'est une affaire qui me semble diablement bien négociée. Hâte d'être le 15 mai...

 

Et pour ceux qui auraient raté le train...

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Jeux vidéo (Jeu vidéo)

Oyé oyé ami lecteur !

Ce soir encore, je vais passer ma nuit à tenter de survivre en contrées hostiles. Survivre. Depuis que j'affronte Bloodborne, c'est précisément de cela qu'il s'agit. Progresser, c'est un bonus qui me semble pour l'instant hors de portée. Alors je recommence, encore et encore, je reprends les mêmes chemins, j'affronte les mêmes adversaires, je meurs de mille et une manières. Chez From Software, le sadisme confine à l'art. A l'inverse de mon adresse au pad, suis-je de plus en plus enclin à croire.

Bloodborne, j'y joue depuis mardi, nuit après nuit. Premier contact qui m'annonçait déjà clairement la couleur: un monstrueux loup-garou s'était chargé de m'étriper à peine la partie débutée. Déjà frustré, mais je me ravisai vite : cette défaite-là était préméditée. Je me retrouvais en un monde onirique, dans lequel je pouvais m'équiper. Une petite rapière, un tromblon pour faire bonne mesure, et je m'en allai dire ma façon de penser à cette bestiole qui avait osé me défier. Huit secondes plus tard, retour au point de départ. Et première leçon du jour : ne pas se précipiter tête baissée. 

Cette règle d'or, Bloodborne s'emploie depuis lors à régulièrement me la rappeler. Entendre, grosso modo, toutes les dix minutes. Repérer une créature, l'isoler de la meute, l'attirer à soi est un art que je maîtrise peu, voire pas, faute d'avoir la patience pour cela. Alors les tentatives s'enchaînent, l'empressement prend le dessus rapidement, et me voilà au coeur d'une horde d'adversaires qui se charge de me faire la peau comme il se doit. Non que cela prenne bien longtemps : ici, quelques coups suffisent pour envoyer ad patres le pauvre imprudent. Et encore, quelques... Si seulement.

Des heures et des heures déjà se sont écoulées depuis que j'ai attaqué cette satanée épopée. On ne dirait pas. A bien y réfléchir, en ligne droite, je dois pouvoir regagner mon point de départ en moins d'un quart d'heure. Enfin, encore faudrait-il que j'y parvienne, la propension des créatures à ressusciter de leurs cendres limitant considérablement mes options en l'état actuel des choses. Alors, je tente d'avancer, encore et encore. Pour apprécier à chaque petit succès le talent consommé des développeurs à éteindre toute flamme d'espoir naissant en mon for intérieur, aussi ténue qu'elle puisse être. Mercredi soir, je pensais avoir vu mes efforts couronnés de succès en mettant le pied sur un pont qui semblait me mener vers un nouveau point de sauvegarde. Une bonne heure, pour une fois, que je progressais, pas à pas, avec une prudence que je ne me connaissais pas... Ceci pour découvrir, à peine rassuré par la perspective d'une zone apparemment sécurisée, les deux énormes loups placés là pour me prendre en tenaille, sans que je les aie vus venir. Game over, un de plus. Ma manette, ma PS4 et mon écran LED ont failli y passer. Mes chats, ma femme et mon appart aussi, dans la foulée. La mort "pédagogique" et moi, on fait quatre, si je sais bien compter.

Parce qu'en parlant de pédagogie, Bloodborne m'apprend surtout à être mauvais perdant. A hurler contre le pas de côté trop tardif de mon perso quand, hier soir, je me suis fait écraser d'un unique coup de patte par le premier boss que j'ai croisé. A gueuler comme un putois comme quand je me suis retrouvé bloqué - et ce n'est pas arrivé qu'une fois - entre un arbre et une rambarde, bug de collision oblige, parce que je voulais voir, andouille que je suis, si j'arrivais à passer. Il n'y a rien de plus frustrant que de relancer la partie à cause d'une faille dont on n'est pas responsable... Enfin, si on refuse d'admettre que le level design n'était clairement pas conçu pour me laisser passer par là. Mais en la matière, je sais faire preuve d'une mauvaise foi salutaire.

Je sais aussi que ce soir, si je retourne me frotter à la bête, ce sera pour recroiser le chemin de ce boss aux attaques mortelles à souhait. J'hésite. La peur de perdre, et perdre, et perdre, et perdre encore, m'étreint. Pourtant, j'ai envie d'avancer, masochiste que je suis, avec un entrain que je ne m'étais plus connu en matière de jeux vidéo depuis quelques années. C'est le genre de trucs qui mériterait peut-être d'être psychanalisé.

Ma manette est là, à côté de moi, en ce moment-même, à me taquiner. Jouera, jouera pas ? Je sais bien que je vais finir par craquer. Les nerfs devraient suivre, inévitablement, sans tarder. Il faudra aussi que j'évalue la situation de cette gachette R1 qui semble montrer des signes de fragilité. J'assume: j'y vois le symptôme logique du bourrinage de touches auquel je m'adonne, paniqué, lorsque je suis encerclé. Et mon petit doigt me dit que ce n'est pas le dernier pad que je sacrifierai sur l'autel de ce jeu qui a fait de son gameplay un monument de perversité. A 50 euros l'accessoire, Bloodborne est une addiction qui va me coûter...

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Actualités (High Tech)

Yop tous,

Ces derniers jours sont particulièrement passionnants sur le plan des communications scientifiques. Deux avancées majeures pour la recherche ont en effet évoquées, qui nous livrent une image assez saisissante de notre avenir dans toute sa potentialité.

La première annonce concerne le principe du réacteur à fusion nucléaire. Tout le monde sait sans doute déjà que la science publique poursuit cet objectif pour le rendre viable à l'horizon 2050 - c'est le fameux projet ITER, pour ceux que ça intéresse. La fusion à froid présenterait plusieurs avantages, notamment en termes de sécurité : la réaction serait nettement moins polluante et plus facile à stopper en cas d'incident que celle de la fission nucléaire. Sujet qui fait cependant encore débat, puisque nous avançons dans l'inconnu, alors j'imagine qu'on y reviendra.

J'en viens à ce qui nous intéresse ici. L'avionneur Lockheed Martin est venu lancer un pavé dans la mare en annonçant travailler lui aussi sur un prototype (privé, cette fois) de réacteur à fusion nucléaire. Un papier bien informé paru voici quelques jours (http://www.contrepoints.org/2015/03/20/201684-fusion-nucleaire-pourquoi-lockheed-va-reussir-son-pari) détaille les enjeux de la chose : cette innovation pourrait être mise sur le marché d'ici une dizaine d'années. L'auteur avance une théorie assez intéressante : un incident de laboratoire survenu en 2006 chez Sandia, une filiale de Lockheed, aurait permis de générer par inadvertance une température de plusieurs milliards de degrés, condition de base pour  la fusion nucléaire. De cette erreur pourrait être née une nouvelle approche de la fusion, selon des principes bien moins lourds que ceux qui font loi pour l'instant dans les recherches sur ITER. D'où le concept de réacteur "de poche" que semble poursuivre Lockheed là où le public s'encombrerait encore de structures bien plus massives. Ce qui est certain, en tout cas, c'est que la fusion est à nos portes. C'est pour demain.

La deuxième petite news dont je souhaitais faire état ici tient presque de la science fiction. Dans les murs du CERN, à Genève, se prépare une "petite" expérience qui pourrait bien bouleverser notre conception de l'univers. D'ici quelques jours, les chercheurs tenteront de repousser les limites de leur accélérateur de particules LHC (Large Hadron Collider) avec l'objectif de détecter, voire générer, des trous noirs miniatures. C'est l'une des finalités de cet outil de compréhension du nucléaire que de reproduire les conditions du Big Bang. C'en est une autre que d'imaginer les fuites d'énergie qui pourraient expliquer bien des choses dans notre univers. Selon les scietifiques, il n'est pas exclu que coexistent des univers parallèles et que des fuites d'énergie puissent se produire de l'un à l'autre via les trous noirs. C'est cela qu'ils vont essayer de confirmer, ou d'infirmer, d'ici quelques semaines, d'après Mir Faizal, l'un des responsables de l'expérience cité par le site web express.co.uk (http://www.express.co.uk/news/world/565315/Scientists-at-Large-Hadron-Collider-hope-to-make-contact-with-PARALLEL-UNIVERSE-in-days). Capitain Kirk, faites chauffer l'Enterprise !

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Yop,

Belle idée de ce type qui s'est amusé à détourner l'utilisation habituelle d'un Hurricane Simulator (une machine qui simule un ouragan) pour s'imaginer dans la peau d'un vrai super-guerrier à la Dragonball Z. Je vous mets deux vidéos, la première sans effets spéciaux et la deuxième avec des FX dignes du dessin animé. Kiffant.

 

Et la version super-saiyan III...

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