Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Découverte

(Crédit photo: John Rogers, laboratoire de l'université de Illinois)

 

Hello tous,

Pour ce premier postd u mois d'octobre, je vous emmène au pays de la science, et notamment du côté des dernièrees avancées du transhumanisme qui occupent les pages de la presse écrite spécialisée ce mois-ci. A l'heure oùbeaucoup d'entre vous jouent à Deus Ex Human Revolution, sachez ainsi que l'université de l'Illinois vient de mettre au point, au terme de quinze années de recherches, un véritable épiderme électronique. Découverte destinée au monde de la santé mais dont les applications pourraient profiter aux jeux vidéo, qui plus est.

Il s'agit, pour faire simple, d'une sorte de patche à capteur qui possède pour particularité de se modeler sur l'épiderme de l'homme. Densité, texture et flexibilité sont similaires à celles de la peau, ce qui fait que le circuit, placé entre deux couches de polymère, épouse parfaitement l'épiderme, au point d'y adhérer naturellement et sans la moindre difficulté. Comme une décalcomanie, en fait.

Vous me demanderez à quoi cela peut bien servir. Là, il faut savoir que ce patch est doté de multiples capteurs (température, pression signaux électriques...), diodes et autres gadgets électroniques lui permettant pour l'heure d'évaluer divers paramètres médicaux. Le magazine Science et Vie du mois d'octobre (pages 52-53), citant John Rogers, le responsable du laboratoire à l'orgine de la découverte, précise que ces données récoltées peuvent très facilement être transmises à une macine externe ("aujourd'hui par câble mais bientôt via une antenne radio intégrée au circuit", précise le mensuel). Battements du coeur, ondes cérébrales pourraient ainsi être suivis sans problème avec cette technologie, qui serait appelée à remplacer à terme les traditionnelles électrodes, si contraignantes pour le patient.

Je le disais par ailleurs dans le premier paragraphe: cette découverte pourrait de surcroît trouver un champ d'application dans le jeu vidéo. Les chercheurs ont en effet établi que le patch, placé sur la gorge d'une personne, est en mesure de percevoir les mots énoncés, et devrait donc permettre de faire avancer considérablement le domaine de la reconnaissance vocale -dont on attend toujours, d'ailleurs, les premiers balbutiements en français sur Kinect, merci Microsoft-, ceci en éliminant les problèmes de bruits parasites environnementaux. Une idée parmis d'autres: imaginez qu'un jour cet épiderme soit en mesure de comprendre vos ondes cérébrales et vous permette de vous faire obéir d'un jeu à chacune de vos pensées...

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Actualités

Yop tous,

Vous avez peut-être déjà vu passer quelques articles sur le sujet, toujours est-il qu'il semble que la bande dessinée belge soit dans le colimateur de nos grands penseurs par les temps qui courent. Et pas pour de très belles raisons. Les classiques de la BD, à savoir les schtroumpfs, Astérix et Tintin sont en ligne de mire pour des raisons que je qualifierais d'emblée fallacieuses. Je m'explique.

Tout a commencé avec Tintin, et le fameux opus Tintin au Congo. Si vous l'avez lu, vous y avez certainement constaté que l'image de l'homme noir n'est guère avantageuse. De fait, Hergé avait placé son intrigue à l'époque de la colonisation et donc, selon ses propres termes dès 1975, avait indiqué avoir souhaité reproduire l'image que la société de l'époque se faisait des civilisations africaines. Mais le XXIè siècle n'est guère tendre avec ce type de représentations, au point d'en devenir stupide. En 2007, en Angleterre, la commission pour l'égalité raciale a ainsi jugé l'ouvrage "porteur de préjugés racistes abominables", au point de faire ajouter un préambule d'avertissement à l'ouvrage. De quoi susciter un frisson dans le dos.

Hergé aurait-il été facho? C'est la thèse que l'on a pu lire ici et là. Le fait que le dessinateur ait été accusé de collaboration avec l'ennemi pendant l'Occupation, durant la Deuxième Guerre mondiale, n'a sans doute pas aidé. Mais c'est oublier l'accueil que l'Afrique a réservé à l'oeuvre à l'époque. En 1969, la revue Zaïre analysait ainsi le sens de l'imagerie véhiculée par le dessinateur: «si certaines images caricaturales du peuple congolais données par Tintin au Congo font sourire les Blancs, elles font rire franchement les Congolais, parce que les Congolais y trouvent matière à se moquer de l''homme blanc qui les voyait comme cela». On y comprendra donc que l'oeuvre est avant tout fruit de son époque davantage que traduction d'intentions néfastes de l'auteur, et elle est à comprendre dans son contexte exclusivement, celui des années 1930. Et cette thèse a le mérite de rendre plus compréhensible la figure de Chang, particulièrement humaniste et sensible. Un "raciste" n'aurait jamais pu concevoir une telle amitié pour Tintin.

Depuis, les choses se sont un peu tassées, mais ceci pour reprendre de plus belle avec Peyo et ses "Schtroumpfs". En juin 2011, Antoine Bueno, maître de conférence à l'IEP de Paris et romancier, publiait le Le petit livre bleu. Et là encore, quelle image des héros de notre enfance: selon l'auteur, la société schtroumpfe serait rien moins qu'"un archétype d'utopie totalitaire empreint de stalinisme et de nazisme". Les termes sont forts, Bueno soupçonne les schtroumpfs de xénophobie et de misogynie. Pire, le sorcier Gargamel, avec son nez crochu, serait une caricature antisémite. Que d'intentions, décidément, prêtées aux petits hommes bleus. (A lire, l'entretien avec Bueno: http://www.actuabd.com/Antoine-Bueno-Le-village-des)

Evidemment, la réaction des auteurs de bandes dessinées et des fans des schtroumpfs ont été à la hauteur des attaques. N'empêche que désormais, le mal est fait. Et il me semble donc important de rappeler, tout simplement, que Peyo était tout sauf un homme engagé. Et qu'une fois encore, je trouve très dangereux de surinterpréter ce qui doit rester une oeuvre à voir avec des yeux d'enfant. D'autant que cette vision est très vraisemblablement complètement fausse, qui plus est. C'est davantage une société fondée sur le respect mutuel et l'absence totale de violence et d'agressivité que Peyo a essayé de décrire, en partant de l'imagerie d'un village traditionnel et don chef, aussi sage que vénérable. Pour faire clair: un monde idéal, et plus ouvert sur l'extérieur que semble le croire Bueno: il arrive ici et là aux petits hommes bleus de venir en aide à ceux qui sont en détresse.

Enfin, vient le dernier coup de boutoir porté aux génies de la BD belge. Depuis la mi-septembre, c'est cette fois Astérix qui fait l'objet de l'ire de quelques "grands" penseurs. En l'occurrence, le philosophe Michel Serres, sans doute tout émoustillé de se voir offrir un peu de temps à la radio, a porté une attaque sous la ceinture à l'oeuvre de Goscinny et Uderzo, qualifiant notre gaulois préféré d'"éloge du fascisme et du nazisme". Là, franchement, c'est le pompon. Et le gaillard a des arguments: les Gaulois utilisent la force pure pour se sortir des problèmes, donc c'est forcément facho. Ils baillonnent le barde? C'est que le modèle de société proposé par Astérix est anti-culturel, et ce n'est sûrement pas parce qu'Assurancetourix chante faux. Et la potion magique? "Un éloge de la drogue", estime Serre. La connerie, lui, c'est sûr, il est tombé dedans quand il était petit.

Depuis, Michel Serres est revenu sur une partie de ses propos, constatant l'émoi suscité par son analyse. Mais là encore, il vaudrait peut-être mieux, parfois, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Cela aurait laissé le temps à cet éminent chercheur de découvrir que Goscinny était d'origine juive polonaise et qu'une partie de sa famille est morte à Auschwitz durant la Deuxième Guerre mondiale. Et cela lui aurait peut-être permis de mieux comprendre pourquoi, dans les années 1960, la figure d'Astérix était davantage considérée comme un symbole de la Résistance. Après tout, toute la Gaule est occupée. Toute? Non, car un petit village d'irréductibles Gaulois continue à résister. Moi, le sous-texte de l'intro des ouvrages me parle nettement plus clairement que les âneries proférées contre le petit guerrier.

J'imagine que cette relecture soi-disant "adulte" des oeuvres qui ont fait notre bonheur durant l'enfance ne fait que commencer. On n'a pas encore parlé de Franquin, après tout, et je suis sûr que l'un ou l'autre champion de la réflexion va bien nous trouver quelque chose pour affirmer que Gaston est un hymne à l'anarchisme et que Prunelle renvoie au rêve d'une société militaire où tout le monde marcherait droit à coups de pompes dans le cul. Mais par pitié, que ces personnes-là se rendent compte qu'elles sont en train de souiller ce qui faisait partie de l'innocence de notre enfance. Personnellement, je le vis mal. J'espère simplement que les parents et futurs parents n'en nourrirront pas quelques hésitations avant de partager ce bonheur des planches avec leurs enfants...

A lire aussi, un très bon papier résumant la situation: http://livres.fluctuat.net/blog/50494-asterix-est-il-nazi-resistant--ou-juste-gaulois-.html#

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Jeux vidéo

Hello tous,

Voilà le test de Dead Island, jeu que j'ai trouvé assez sympa, mais qui n'a pas réussi à me captiver sur la durée. Le concept "Moi vois, moi tape, moi (re)tue", je trouve ça un peu limité. Reste que ça ne m'empêche pas de reconnaître les qualités d'un titre plus étonnant que je le pensais. La suite, si elle doit exister, risque d'être passionnante pour peu que la trame scénaristique soit mieux travaillée et que les développeurs parviennent à gommer la répétitivité des missions qui vient un peu gâcher le plaisir dans cet opus.

Des zombies au paradis [26. 9.2011]

Passé du statut de titre quelconque à celui d'énorme buzz sur la toile voici quelques mois grâce à un trailer particulièrement bien pensé, Dead Island a finalement pointé le bout de son nez sur consoles et sur PC. Pour un résultat plutôt mitigé à l'arrivée: FPS axé corps-à-corps mâtiné d'une jouabilité bac-à-sable empruntée aux MMORPG, le jeu de Techland témoigne, certes, d'un réel savoir-faire et d'une belle efficacité. Mais a-t-il les moyens de captiver le joueur sur la durée?




Le trailer de Dead Island a fait l'effet d'une bombe sur le web voici quelques mois. Subtil mélange de violence et de poésie qui est sans doute pour beaucoup dans le succès du titre aujourd'hui.

Mais que s'est-il passé sur cette île paradisiaque du bout du monde? Par un beau matin ensoleillé, tout a basculé. Des cadavres jonchent les couloirs des hôtels en bord de plage, l'enfer est venu prendre la place des journées de farniente auxquelles les touristes voulaient se consacrer. Les quelques survivants sont terrés dans des chambres, des annexes, des structures ultra-protégées. Car dehors, le danger rôde, partout. Désormais, l'île de rêve est devenue celle du cauchemar. Les zombies sont partout, ils sont prêts à fondre sur les proies innocentes qui essayent de trouver un moyen de s'enfuir.

Un FPS au corps-à-corps



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Récupérez des missions, accomplissez les et gagnez des points d'expérience pour continuer à progresser. Recette simple, efficace et éprouvée. Mais un peu lassante à la longue. 

Dead Island ne fait pas dans la finesse, il n'amène pas son sujet en posant un background dense et travaillé. Ici, le joueur prend le contrôle d'un survivant alors que le monde a déjà basculé. Le concept est simple, voire simpliste: après avoir choisi son héros parmi quatre personnages, l'on se retrouve confronté à une jouabilité typée "bac-à-sable" assez classique. Le joueur récupère une quête chez un personnage non jouable, puis se charge de l'accomplir en évoluant en terre hostile. Chercher de l'essence, aller à la rencontre d'un contact, trouver un objet quelconque... Les missions ne constituent guère plus qu'un prétexte pour s'en aller tâter du zombie. Car c'est bien ici que Dead Island puise son intérêt: le jeu de Techland détourne le concept de first person shooting pour amener celui qui s'y adonne à multiplier les corps-à-corps sanglants. Les armes à distance sont rares, alors c'est à coup de couteau, de hache ou de pagaie, entre autres armes de poing, que l'on défend surtout sa vie. Plaisant, c'est indéniable. Et particulièrement sanglant, aussi. (...)

 

Le test complet sur : http://www.dna.fr/fr/les-plus-multimedia/jeux-videos/index.html

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Actualités

Autre nouveauté de la semaine sur les télévisions américaines, la nouvelle série de J.J; Abrams, "Une personne d'intérêt". Comme le titre du post l'indique,  ici aussi il y aura matière à suivre l'évolution de l'intrigue de près.

Inutile de rappeler que J.J. Abrams est le papa, à la télévision, de dramas à succès comme Alias, Fringe ou Lost. Au cinéma, on a notamment pu apprécier son sens de l'image et de l'histoire dans des films comme Cloverfield et Super 8. Autant dire que la nouvelle série du bonhomme était attendue. Et le premier épisode, diffusé cette semaine aux USA, ne déçoit pas.

"Une personne d'intérêt" (Person of interest) débute dans un métro. Mise en situation inattendue: la caméra focalise sur un SDF. Evidemment, ce SDF n'est pas comme les autres. Agressé, il met à terre pas moins de cinq voyoux, en quelques secondes. En réalité, le clochard n'est autre que Reese, un ancien d'un quelconque service secret américain, qui a quitté ses fonctions après avoir, semble-t-il, été incapable de protéger celle qu'il aimait. Homme détruit, Reese est tombé dans l'alcoolisme. Jusqu'à ce que sa route croise celle de Finch (Michael Emerson). Finch est un milliardaire, mais aussi un enfant du 11 septembre. Il a conçu le système de surveillance américain afin de parer à toute menace terroriste. Mais ce système semble également capable de prédire les prochains meurtres sur le territoire, sauf que personne ne s'y intéresse. Finch a donc conservé un accès backdoor à son logiciel, qui lui permet de collecter des numéros de sécurité sociale. Ces numéros, ce sont ceux des prochaines personnes impliquées dans un meurtre. Mais sont-ce les victimes, ou les assassins?

C'est là qu'intervient Reese. Finch lui propose d'enquêter, et de sauver qui doit l'être, en se basant sur ces numéros de sécurité sociale. Un geste bien altruiste. Finch, lui non plus, n'a pas été capable de sauver qui devait l'être à un moment de sa vie, et, d'après ses dires, il veut se racheter. Vérité? Manipulation? Le scénario, coécrit avec Jonatahan Nolan, semble plus complexe qu'il n'y paraît.

Mystère et promesses

L'épisode pilote de la série met un peyu de temps à se lancer, mais répond à toutes les attentes. La réalisation est sobre, mais efficace. Le choix de Jim Caviezel pour incarner Reese semble également prometteur. On connaît l'acteur pour la finesse de son jeu, aussi pourrait-il apporter une densité intéressante à cet anti-héros qui semble avoir pas mal de choses à cacher. Quand à Emerson, plus besoin de dire qu'il est impeccable, comme toujours, dans les rôles qui lui sont confiés.

JJ Abrams veut voir une proximité de cette série avec les films du Dark Knight. Effectivement, les thématiques en sont similaires.  Et si "Person of interest" tient ses promesses, s'il ne bascule pas dans le stand alone stérile, il pourrait bien y avoir là une voie idéale pour sortir de l'aventure Lost, encore trop dans les mémoires. A suivre de très, très près, donc.

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Actualités

Et ben voilà, on y est.

Pour les fans des frères Winchester, sachez que le premier épisode de la saison 7 vient de sortir aux USA. J'ai eu la chance de pouvoir le voir, et beaucoup de questions restées sans réponses à la fin de la saison 6 sont ici éclaircies. Alors attention, je vais un peu spoiler, donc ceux qui veulent se jeter sur l'épisode devraient s'arrêter de lire ici.

[SPOILERS INSIDE] A la fin de la saison 6, on avait laissé Sam et Dean face à Castiel, désormais investi de toutes les âmes du purgatoire. Visiblement, ce pouvoir lui monte quelque peu à la tête dans ce s07e01, puisqu'il se prend désormais pour le nouveau dieu -qui s'invite jusque dans les églises pour punir les faux prédicateurs (c'est assez jouissif, d'ailleurs, et non dénué d'humour politiquement incorrect). Problème, son enveloppe chernelle supporte mal cet afflux de pouvoir, et Castiel a de plus en plus de mal à contenir les âmes qu'il a ingérées. Il a également tendance à devenir fou, et l'on comprend vite pourquoi. Parmi les âmes du purgatoire se trouvaient les Léviathans, forces antédiluviennes que Dieu (l'original) avait enfermé au purgatoire de peur qu'elles ne détruisent son Oeuvre. Dean et Sam, d'abord désarmés face à ce nouveau boss au paradis, vont finir par lui venir en aide en permettant à Castiel de restituer ces âmes au Purgatoire, mais les Léviathans restent dans le corps de l'ange. Et en prennent possession. Les nouveaux bad guys de la saison sont arrivés.

Un autre souci de taille surgit: Sam perd pied à mesure que ses souvenirs de l'enfer lui reviennent. Mais l'on voit également une nouvelle alliance se dessiner, Mort -j'adore ce personnage, décidément- semblant de plus en plus s'amuser et s'enticher de nos deux frangins Winchester. Il pourrait donc devenir l'allié de poids dont les frangins auront besoin cette saison pour affronter ce qui les attend, étant donné que Castiel, pour l'heure, semble appelé à être aux abonnés absents ("Castiel, he's gone" dit l'un des Léviathans qui a pris possession de l'enveloppe charnelle de l'ange).

[FIN DE SPOILERS] Vous l'aurez compris, ce season overture est assez prometteur, et semble augurer d'une saison plus dynamique que la 6, qui m'a laissé un petit goût d'inachevé. Vu la tournure des événements, il ne me semble pas non plus exclu que Dieu lui-même soit appelé à finalement faire son apparition pour rétablir la situation, tant les choses semblent mal embringuées pour l'heure. Je dois bien avouer que je suis très curieux de voir comment les scénaristes vont se sortir de ce challenge un peu fou.

Pour ceux qui n'ont jamais suivi Supernatural, je ne saurais que trop vous conseiller de vous lancer dans l'aventure. Sachez néanmoins que les saisons 1 et 2, sympathiques, ne sont que des amuse-gueules comparé à ce qui se passe à compter de la saison 3. Les saisons 3, 4 et 5 sont pour l'heure les plus réussies de la série. Sera Gamble, qui a pris le relais d'Eric Kripke à la fin de la saison 5 comme showrunner, a visiblement eu un peu de mal à donner un nouveau souffle à la saga après l'évitement de l'apocalypse biblique. Le S07E01 laisse penser que la demoiselle a désormais davantage d'ambitions, et pourrait bien sortir de la mythologie biblique pour amener du sang neuf à l'intrigue. A suivre de près!

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Jeux vidéo

Hello tous,

Petite invitation à aller lire mon test d'El Shaddaï, qui ne fera cependant que confirmer la schizophrénie de ce titre aussi plaisant sur la forme que lassant sur le fond. Si le dieu du level-design avait honoré les développeurs de sa présence lors de la création du jeu, on aurait tenu un véritable system-seller. Mais non...

 

Le bon dieu sans confession? [20. 9.2011]

La vision d'un artiste peut-elle suffire à faire d'un jeu vidéo un succès critique et commercial? La question posée par El Shaddaï est plus complexe qu'il n'y paraît. Véritable oeuvre de création avec son univers à l'identité forte et à l'esthétisme sublime, le titre imaginé par les studios Ignition et Sawaki Takeyasu, un ancien de Capcom et de Clover Studio -créateur du superbe Okami- pêche de manière assez incompréhensible sur le fond en imposant au joueur un concept et un gameplay aussi frustrants que limités. Pour un jeu puisant son inspiration dans l'Ancien Testament, on y verrait presque un pêché.

 

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Les choix visuels et esthétiques d'El Shaddaï laisseront pantois plus d'un joueur. Pantois, et souvent admiratif.

Faire de l'Ancien Testament une source d'inspiration pour un jeu vidéo ne va pas de soi, c'est un euphémisme. Pourtant, c'est bel et bien le pari relevé par les développeurs d'Ignition. El Shaddaï construit son épopée en se fondant sur le livre d'Enoch. Pas ce que l'on peut imaginer de plus évident: l'écrit, reconnu dans le canon de l'Eglise éthiopienne orthodoxe mais considéré comme apocryphe par les autres églises chrétiennes et rejeté par les Juifs, n'a, durant longtemps, guère été en odeur de sainteté. Pourtant, l'on parle d'une oeuvre plus que vénérable. Le livre d'Enoch aurait vu le jour au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Et s'il a traversé les âges, on le connaît mieux depuis quelques décennies seulement: on sait notamment depuis la découverte des fameux manuscrits de la mer morte, à Qumran, qu'il fut sans doute rédigé, à l'origine, en araméen. La langue sémitique parlée par Jésus lui-même.

Histoire d'anges déchus



Le livre d'Enoch a ceci de particulier qu'il renvoie à un mythe partagé par de multiples cultures antiques, celui d'une rébellion contre le(s) dieu(x). En l'occurrence, ici, l'on parle d'une révolte de certains anges contre leur créateur. Leur chute, narrée dans la première section du livre, fera d'eux les fameux anges déchus que notre culture invoque une fois la nuit venue.

El Shaddaï reprend à son compte cette histoire issue de la nuit des temps pour l'adapter très, très librement. Le joueur y est investi de la mission de mener l'humain Enoch, justement, à la poursuite des renégats. Il en résulte un beat'em all aux accents quasi apocalyptiques, dans lequel le joueur affronte des créatures sorties d'un imaginaire torturé, mais brillant. On y ressent la patte d'un vrai créateur, on l'apprécie, évidemment. (...)

 

Pour lire la suite, mais aussi le test de Deus Ex de notre cher ami Dopamine, ça se passe à l'adresse http://www.dna.fr/fr/les-plus-multimedia/jeux-videos/index.html

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Jeux vidéo

Hello ami lecteur,

Aujourd'hui, petit post pour te parler d'une des mes agréables surprises de la semaine sur Ipad. Disponible depuis peu sur l'AppStore, "Gesundheit" (à tes souhaits, en allemand, et en alsacien) est un petit jeu de casse-tête à l'univers naïf qui devrait enchanter les amateurs du genre.

Le joueur prend ici le contrôle d'un petit cochon atteint d'un terrible rhume et dont les amis ont été kidnappés, pour être bouffés, par de gros bestioles pas sympathiques du tout. Et crades, mesdames et messieurs, puisque les monstres en question adorent se délecter de la morve de nez. Ce que découvre, bien évidemment, notre gentil petit cochon qui va s'en servir pour sauver ses amis capturés.

Le jeu se vit au fil d'une série de petits niveaux à caractère labyrinthique dans lesquels le cochon vert devra ramasser les bonus sans se faire croquer, et dans la foulée guider ses adversaires vers une mort certaine, un piège étant systématiquement présent dans chaque niveau à cette intention. On veillera, néanmoins, à ne pas mener trop vite la créature ennemie vers son funeste destin: sa mort signifie le passage au niveau suivant. De la même manière, on prendra garde à ne pas trop s'en approcher: le monstre peut se mettre à pourchasser le cochon, et il dispose d'une vitesse de point qui incitera à ne surtout se tromper de chemin dans la fuite.

La morve de nez, elle, est au coeur du gameplay. Dans ses éternuements, le petit cochon vert peut projeter cette morve à quelques mètres de lui (sur l'écran tactile, en tirant le doigt vers l'arrière du cochon). Important, car la substance attire les monstres là où on le souhaite. Elle possède de surcroît la propriété de pouvoir rebondir contre les murs, ce qui permet rapidement d'atteindre des zones a priori inaccessibles sans avoir à se mettre en danger.

Gesundheit pose une difficulté très progressive et une durée de vie très conséquente. Autant dire qu'il sera difficile de ne pas tomber sous le charme du titre, d'autant plus que son esthétique enfatine et quasiment crayonnée lui confère une vraie personnalité.

Edité par Konami, Gesundheit a été imaginé par l'artiste Matt Hamill, en partenariat avec les développeurs de Revolutionary Concept. Une bien belle équipe à laquelle on doit d'ailleurs, depuis quelques jours, la sortie de Frogger Decades, lui aussi très plaisant. Mais j'en reparlerai dans un autre post...

Gesundheit est commercialisé à 0,79 euros pour iphone et Ipod Touch, et au même prix, en version HD, pour Ipad. Je vous le conseille chaudement...

Voir aussi

Jeux : 
Gesundheit
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Humeur

Hello tous,

Aujourd'hui, petit coup de gueule au programme concernant cette information qui fait le buzz de manière assez hallucinante, depuis quelques jours, sur le web et dans certains médias: l'affaire de l'application iphone "Juif ou pas juif".

Cette application, jusqu'ici très anonyme, a été imaginée par un certain Johann Levy, qui explique dans un papier du Nouvel Observateur (http://hightech.nouvelobs.com/actualites/depeche/20110913.OBS0282/juif-ou-pas-juif-l-application-iphone-qui-fait-debat.html) avoir voulu "proposer à sa communauté une liste des personnalités juives qui ont réussi". Ce qui m'étonne, tout de même, c'est que la confession religieuse d'une personne appartient strictement au domaine privé, et l'application, à ce titre, peut légitimement être contestée. J'imagine de surcroît que les personnes listées dans ce fichier n'ont pas dû donner leur accord, ce rend qui l'affaire encore plus hasardeuse pour le créateur du logiciel. Maître Eolas, sur twitter, rappelle d'ailleurs que sont interdites en France les bases de données personnelles recensant notamment la religion, les préférences sexuelles ou les origines ethniques, ceci sans le consentement de l'intéressé. Ne pas respecter cette loi  peut être puni de 5 ans de prison et de 300 000 euros d'amende.

Mais mon interrogation va au-delà de ces éléments. Ce qui m'intrigue, d'abord, c'est qu'Apple, pourtant frileux dans sa politique de contrôle des applications mises en vente sur son réseau, ait laissé passer une telle chose sans même se poser de question, ceci d'autant plus que la législation française est très claire sur ce type d'informations. Ensuite, surtout, je reste perplexe devant le traitement médiatique accordé à ce qui, selon moi, s'apparente à une c...rie sans nom. Accorder une telle place, sur le web et dans les médias traditionnels, à une affaire qui objectivement n'aurait jamais dû prendre une quelconque ampleur m'amène à m'inquiéter de la capacité du web à réfléchir ne serait-ce que quelques instants à son fol emballement. Ceci d'autant plus que cette évidente absence de réflexion a ici un effet pervers: elle aura contribué à donner une visibilité inespérée à l'application. Certes, celle-ci, disponible depuis le 9 août, a été retirée dès le 15 septembre de l'App Store suite à la vague de protestations. Soit deux jours après le début du battage médiatique qui l'entourait. Mais je n'ose imaginer combien d'utilisateurs, mûs par une curiosité malsaine, se sont pressés de la télécharger entre-temps.

Parfois, c'est la discrétion qui permet au mieux de régler de telles affaires. C'est, à mon avis, la conduite qui aurait dû prévaloir ici. Le créateur du logiciel, d'après ce que j'ai pu lire, ne pensait pas à mal. Il aurait donc été facile de retirer cette application en contactant l'auteur, ou si nécessaire sur une simple injonction d'un tribunal. Et les choses se seraient tassées d'elles-mêmes. Pas de chance: c'est l'option grosse cavalerie que le web et les médias ont choisie.

J'avais d'abord pris la décision de ne pas évoquer le dossier sur ce blog. Aujourd'hui, alors que l'affaire est sur la place publique, je me permets très modestement d'interroger tous ceux qui ont cédé aux sirènes du buzz facile sur la toile: quelques clics valent-ils réellement que l'on contribue à attiser le communautarisme et les incompréhensions culturelles, cultuelles, qui font de plus en plus de mal dans ce pays? Je n'en suis pas sûr. En fait, je suis même certain du contraire. A bon entendeur...

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Jeux vidéo

Salut,

Comme d'hab, petite news pour vous inviter à lire mon test de Starfox 64 3D. En espérant que vous vous y retrouverez....

PS: un petit merci à Snkforever, qui m'a essuyé le caca dans les yeux ce matin :lol:

La tête dans les étoiles [15. 9.2011]

La 3DS serait-elle la console des remakes en série ? Après un Zelda Ocarina of Time de belle facture, la firme au plombier dépoussière un autre de ses hits N64, le rutilant Starfox 64, avec un talent consommé. De quoi convaincre les joueurs? Pas sûr qu'un titre recyclé, quand bien même en relief 3D, suffise à redorer le blason d'une portable au succès moins conséquent qu'escompté.



Souvenirs, souvenirs... Lorsque résonnent les premières notes de Starfox 64, impossible de rester de marbre pour qui a découvert le jeu sur Nintendo 64 en 1997. Lylat Wars, de son titre original, est l'une des quelques perles vidéoludiques qui ont marqué la vie de la console 64 bits. Le voir ainsi ressusciter fait donc forcément frissonner de plaisir tous les retrogamers, ainsi que les joueurs qui ont pu y goûter lors de leur adolescence dorée.

Non, je n'ai pas changé



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Foux Mc Cloud et sa Starfox Team sont de retour. Un bon shoot à la clé pour la 3DS. 

D'autant que rien n'a changé, ou presque. Une fois de plus, il s'agit de prendre la place du renard Fox Mc Cloud, et de guider son escouade vers la victoire face au diabolique Andross. Si le scénario est simpliste, le gameplay a conservé toute sa saveur. Vrilles, loopings, utilisation du tir principal, en rafale ou chargé, et bombes particulièrement efficaces permettent de survivre assez aisément aux nuées d'ennemis qui ne tardent pas à déferler pour tenter d'endiguer la progression de la fine équipe. Il n'y a guère que l'apparition des fonctionnalités gyroscopiques pour contrôler le vaisseau qui apporte un petit souffle de nouveauté. Et encore: on aura tôt fait de les désactiver, tant c'est au pad que doit se vivre cette épopée. Et en relief, tant qu'on y est. Pour une fois que les effets 3D sont convaincants, il serait dommage de s'en priver...

La suite sur http://www.dna.fr/fr/les-plus-multimedia/jeux-videos/index.html

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La Califooornie...

Yop tous,

On commence doucement à arriver au bout des photos que je voulais vous présenter suite à mon trip en Californie et au Nevada. Etape un peu exceptionnelle aujourd'hui, puisque je vais vous parler d'un site qui reste un peu à part dans mon périple: la fameuse vallée de la mort, à la frontière entre les deux Etats. Et c'est avec une bagnole pas franchement en forme que j'ai traversé ce haut lieu de la pratique du sauna en extérieur aux Etats-Unis. Frissons garantis.

Petite mise en situation, pour commencer. La vallée de la mort ne porte pas son nom pour rien. Situé à l'Est de la Sierra Nevada, ce désert a pour particularité d'abriter, en son coeur, le point le plus bas de tous les Etats-Unis. En fait, quand vous évoluez dans la vallée de la mort, vous êtes quasiment tout le temps sous le niveau de la mer, jusqu'à - 85m sous ce niveau pour être précis. Une situation exceptionnelle et paradoxale, puisque les chaînes de montagnes voisines sont au contraire gigantesques, culminant avec le mont Whitney à plus de 4000 mètres. Enfin bref, ce qu'il faut retenir, c'est que ce phénomène géographique n'est pas sans conséquences sur la température. Il n'est pas exceptionnel d'y dépasser le 50°C, le record de température aux USA y ayant même été enregistré en 2007, avec un pic à 56.7°C à Furnace Creek, l'unique bourgade qui a réussi à s'installer dans ce four naturel. On parle de température à l'ombre, hein. Pas de bol d'ailleurs, parce que de l'ombre, dans la vallée de la mort, il n'y en a pas.

Donc voilà, c'est vers ce petit paradis pour serpents à sonnettes et autres bébêtes à la peau dure que nous nous sommes joyeusement élancés au départ de Las Vegas, par un beau jour à 3 heures du matin. Je vous pose le contexte: cela faisait quelques jours déjà que je m'inquiétais d'une fâcheuse propension de ma Jeep de location à faire patiner son embrayage, et j'avais tendance à émettre quelques doutes sur la fiabilité des freins de cette heureuse bagnole. Mais bon, rien de dramatique, a priori, d'autant que les choses semblaient être revenues à la normale en passant les vitesses en mode manuel. Ni une, ni deux, nous avons donc filé vers le Nord Ouest pour rallier l'entrée de ce parc naturel, le plus grand des Etats-Unis.

La végétation n'était déjà pas bien gaillarde sur le chemin, mais très vite, elle a purement et simplement disparu du paysage. Premier signe de l'arrivée à destination, en fait.

Mais à partir de là, en contrepartie, ce ne sont que des paysages sublimes. Déserts de pierre, phénomènes géologiques incroyables comme les formations de Zabriskie Point (la photo en panoramique postée voici peu sur mon blog, c'est là), les mers de sel, les cratères volcaniques... Où que l'on pose le regard, c'est incroyable. Nous, nous sommes arrivés un peu avant 7h du matin. Il faisait déjà 40°C. Il y a un intérêt à venir tôt, d'ailleurs, outre le fait de profiter d'une température encore supportable -surtout en août-: la vallée de la mort attire les touristes, plus tard dans la journée. A l'aube, avec un peu de chance, on peut y profiter du silence le plus absolu. C'est la première fois de ma vie que j'ai pu ressentir une telle sensation. Pas de vent, pas de bruit lié à la présence humaine, pas de vie animale évidente... S'il y en avait, on entendrait une mouche voler à 100 mètres à la ronde.

Nous avons passé un peu plus de quatre heures dans le parc, avant de le fuir en raison de la chaleur insupportable. Nous avons vu ce que nous pouvions, et fait une petite randonnée dans le désert de sable qui fait, en un point précis de la vallée, furieusement ressembler les lieux aux dunes du Sahara.

J'en reviens à la voiture. Le truc à savoir, quand vous traversez les 60km de largeur que fait la vallée de la mort en venant de Vegas, c'est qu'une montagne vous attend de l'autre côté. Et pas la petite colline rigolote qu'on grimpe en cinquième, non: les pentes sont raides, les lacets nombreux. Et puis après, forcément, ça descend. Alors imaginez la tension dans la bagnole quand 1. vous ne savez pas si vous allez réussir à gravir cette foutue montagne et si la bagnole va tenir, alors qu'il n'y a franchement pas foule sur la route, 2. vous vous rendez compte que les freins, finalement, sont très, très légers UNE FOIS que vous êtes dans la descente et que, bien sûr, vous êtes bien obligés d'avancer si vous voulez voir le bout du calvaire, et 3. vous avez une copilote limite hystérique qui passe ses nerfs sur vous, comme si votre propre propension à ne pas vous sentir en confiance au volant ne suffisait pas en ce moment précis. Ce fut épique.

On a survécu, finalement. Et aujourd'hui, on en rit. Mais j'en viens à ma leçon du jour: si vous prenez une bagnole de location, testez illico tout ce que vous pouvez, quitte à demander un échange si vous repérez un problème. Ca vous évitera pas mal de désagréments...

Lone Pine, point de sortie de la vallée de la mort. Ce saloon aura été notre oasis...

La route traverse la vallée. La chaleur est telle que la chaussée est craquelée en plusieurs points.

Juste avant d'entrer dans la vallée, derniers signes de civilisation. L'aube approchait, on a pris quelques clichés...

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Édito

Ceci n'est pas un blog.

Ceci n'est pas une pipe.

Ceci est une fenêtre sur un pré où je pais en paix.

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