Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Humeur

Hello tous,

Aujourd'hui, j'entame une nouvelle série que je vais essayer de mettre à jour quotidiennement. Selon l'humeur du chef, vous y aurez droit à un proverbe plus ou moins en phase avec le quotidien. Qui aujourd'hui me donne envie de parler de la crise économique et du traitement que lui accorderaient les illustrissimes Shadoks.

 

Une belle journée à tous !

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Humour

Voilà voilà, encore des a priori, des idées reçues à combattre

Sous prétexte qu'ils sont à la solde du casqué asthmatique, on les prend pour des méchants, et tout et tout. Sauf que voilà, ils ont beau être à la solde de l'Empire, les stormtroopers ont une vie.

Sous l'armure, il y a un petit coeur qui palpite, qui rêve de voir la princesse Leïa en bikini, et oui, messieurs dames, oui, de fonder une famille ! Vous ne croyez pas ? J'apporte la preuve en images. Moi, je ne regarderai plus jamais un stormtrooper de la même manière...

 

PS: En parlant d'histoires de famille, y'en a un qu'a mal vécu le request de son  pôpa sur facebook. En même temps...

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Humour

Yop tous,

Depuis le temps que je dis qu'il faut se méfier des produits chimiques. Ca fait des dégâts jusque dans les comics...

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Jeux vidéo

Yop tous,

La version européenne de Catherine est arrivée au bureau ! Voici donc le test d'un titre que j'ai personnellement adoré, et dont vous retrouverez la version complète à l'adresse http://www.dna.fr/loisirs/jeux-videos, comme d'habitude.

Mi-ange, mi-démon[22. 1.2012]

Le fantasme peut-il faire un bon matériau de départ pour un jeu vidéo? La question se pose frontalement dans Catherine. Atlus y aborde, pour les plus de 16 ans s'entend, des questions lourdes comme celles de la sexualité, de la frustration ou de la responsabilité. Et construit sur les atermoiements d'un trentenaire un envoûtant casse-tête où l'on découvre que désir, peur et culpabilité peuvent constituer les puissants ressorts d'un loisir électronique arrivé à maturité.

 

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Succomberez-vous aux charmes de la jolie Catherine ? Gare au retour de bâton... 

Vincent ne sait plus à quel saint se vouer. La crise de la trentaine, peut-être. Sa vie de couple avec Katherine est devenue compliquée, la jeune femme le presse de s'engager. Elle veut se marier, elle attend un bébé. Vincent, lui, n'est pas sûr d'être prêt. Alors, avec ses amis, il noie ses doutes dans l'alcool, chaque soir, au Stray Sheep, le pub où le petit groupe a pris l'habitude de se retrouver une fois la journée de travail terminée. Et le destin finit par frapper: un soir, l'esprit embrumé, Vincent cède aux charmes de la ravissante et délurée Catherine, petite vingtaine d'années, objet de fantasme assumé. Mais sans le savoir, Vincent met le doigt dans un engrenage mortel en plus d'entrer dans la spirale infernale de la culpabilité. C'est l'heure des choix, ils seront difficiles à assumer. D'autant plus que si le jeune homme prend la mauvaise décision, il pourrait bien lui en coûter davantage que sa vie amoureuse. Sortira-t-il vivant de cette affaire? Rien n'est moins assuré...

Un jeu qui parle aux plus grands



Désir, peur, mort. Le tryptique est un rêve de cinéaste. Stanley Kubrick l'a magistralement mis en musique dans son film posthume Eyes Wide Shut, démontrant à quel point la complexité des rapports de l'homme avec sa sexualité pouvait être un objet de cinéma. Pour autant, l'on aurait difficilement imaginé que le sujet puisse également servir de matériau fondamental pour la création d'un jeu vidéo. Mais l'arrivée à maturité des loisirs électroniques, déjà ressentie à travers l'oeuvre de David Cage Heavy Rain, semble avoir changé la donne. Car voici qu'Atlus offre aux joueurs le premier titre résolument consacré aux trentenaires par ses thématiques et ses questions qui renvoient directement aux valeurs de nos sociétés. Catherine gêne, inquiète, fascine, sert parfois de poil à gratter à nos consciences sédentarisées. On en reste, pour le dire d'emblée, totalement bluffé.

Catherine fonctionne sur la scission nette de son intrigue et de son challenge ludique. D'un côté, l'histoire développée par les auteurs progresse au fil de scènes interactives et de vidéos dont l'esthétique, très réussie, est empruntée au manga. On y croise les amis de Vincent, on y affronte les remarques assassines de Katherine qui rappelle au jeune homme ses responsabilités, on se réveille parfois le matin au lit avec la jolie Catherine. Le soir, au café, l'on est maître de ses mouvements pour s'en aller parler aux clients, pour décider, ou non, de s'alcooliser afin d'atténuer la douleur de sa culpabilité. Vincent peut également communiquer avec ses proches, et choisir la teneur -dans certaines limites- des messages qu'il leur envoie. Favorisera-t-il le développement de sa liaison, au nom d'une certaine idée de l'individualisme ou -c'est selon- de la liberté ? Préfèrera-t-il retourner vers le giron protecteur de sa compagne officielle? Ces choix appartiennent au joueur et viennent faire pencher une jauge ange/démon dans un sens ou dans l'autre. Serez-vous plutôt vertueux, ou victime de la tentation?

Grimper pour survivre



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Vincent doit affronter un challenge redoutable au fil de ses cauchemars. 

Bien évidemment, cette trame narrative n'est pas sans conséquences sur la psyché du héros. Alors, lorsque celui-ci s'endort, c'est pour plonger dans des cauchemars de plus en plus perturbants. C'est ici que l'histoire cède le pas au jeu, d'ailleurs: pour survivre à sa nuit, Vincent doit gravir des blocs qui s'empilent jusque vers une hypothétique sortie. Le puzzle est mortel, et d'une difficulté dont les occidentaux n'ont plus l'habitude depuis bien des années. Dans un temps limité, matérialisé à chaque niveau par une menace figurant l'une des craintes les plus prégnantes du héros -le bébé monstrueux est particulièrement déstabilisant-, il s'agit de déplacer ces blocs pour se frayer un chemin, et donc d'anticiper les impasses et erreurs qui signifient, immuablement, l'échec. On s'en doute, se cache derrière ce concept mâtiné de tout un imaginaire judéo-chrétien médiéval une métaphore des difficultés que rencontre Vincent dans sa vie, une fois éveillé. Mais qu'en serait-il s'il y avait davantage? Pour le savoir, une seule solution cependant: grimper, et grimper encore. Comme si sa vie en dépendait.

L'articulation des deux univers de Catherine est ingénieuse, et parvient à maintenir l'intérêt sur le long terme. C'est ce qui fait toute la force et la spécificité de ce titre atypique, attendu depuis belle lurette en Europe. Disponible depuis plusieurs mois au Japon et aux Etats-Unis, Catherine est en effet un succès d'édition remarquable à l'étranger. Et nul doute qu'il suivra le même chemin dans l'hexagone, en creusant un sillon que d'autres éditeurs devraient rapidement à leur tour emprunter. Catherine, assurément, nous mène tous par le bout du nez...

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Actualités

Bonsoir à tous,

J'ai longtemps hésité à prendre la plume, ce soir, pour évoquer le vaste conflit virtuel qui fait bouillonner le web depuis quelques heures. Mais finalement, l'affaire me semble prendre pas mal d'envergure, et justifier une réflexion un peu plus approfondie.

Comme vous le savez déjà -plusieurs posts en ont fait état ici même-, la Justice américaine a lancé une vaste offensive contre le site de téléchargement direct Megaupload et ses déclinaisons peu avant 22 heures (heure française). Le FBI, dans un communiqué qui était accessible sur son site il y a peu, indiquait de fait avoir mené cette action d'envergure contre Megaupload,« une organisation criminelle internationale accusée de piratage massif de nombreuses oeuvres soumises au droit d'auteur ».

Megaupload, c'est ce site de DDL sur lequel -soyons réalistes- la plupart des contenus violant le droit d'auteur ont trouvé refuge depuis que les réseaux P2P sont sur la sellette. Que le FBI décide de s'attaquer à une telle structure, qui aurait généré quelque 170 milions de dollars de bénéfices pour ses créateurs et causé 500 millions de dollars de préjudice aux ayant droit -selon ces derniers, soyons précis-, n'est pas une surprise. Que l'attaque ait été commandée avec l'appui de la cour suprême de justice des Etats-Unis, qu'elle ait signifié une vingtaine d'arrestations -dont celle des fondateurs de Megaupload en Nouvelle Zélande- et le blocage d'un maillage de serveurs situés un peu partout à travers le monde l'est davantage. Le site est en effet juridiquement basé à Hong-Kong, des interpellations ont été opérées dans une dizaine de pays... Ce qui signifie que c'est vraisemblablement  un consensus international qui a permis de mettre fin à l'existence de MU.

Je ne discute pas du bien-fondé de l'opération, comprenons-nous bien. Celle-ci peut se défendre si l'on prend en considération la question de l'intérêt des auteurs, ou pas si l'on estime que le principe d'une licence globale aurait permis d'éviter d'en arriver là et que ce sont les archaïsmes d'un modèle économique dépassé qui en ont bloqué l'avènement. En revanche, ce que l'on peut voir derrière cette offensive, c'est sans doute une volonté massive de la part de plusieurs Etats de peser sur la nature même du web. Le fait que le gouvernement français et Nicolas Sarkozy se fendent d'un communiqué saluant la fermeture de Megaupload est à ce titre emblématique: on peut y lire que "le moment est donc venu d'une collaboration judiciaire et policière active entre Etats pour porter un coup d'arrêt à leur développement". Une petite phrase lourde de sens à la lumière des événements de ce soir, non?

Pour faire court, c'est la libre circulation des oeuvres, en vigueur sur la toile, qui est en ligne de mire aujourd'hui. Les plus paranos diront d'ailleurs que rien n'interdit de penser que le flicage puisse aller plus loin encore dès demain, les moyens techniques et légaux étant visiblement en place désormais pour permettre des actions d'une telle importance en quelques heures à peine. Et pour mettre tout cela en perspective, on peut dire sans trop se tromper que ce sont deux modèles fondamentalement opposés du web qui s'opposent, celui de ceux qui veulent le pacifier, et celui des autres, qui entendent en préserver à tout prix sa neutralité quand bien même cela suppose abus et excès.

Voici ce qui explique sans doute la réaction quasi épidermique du web contre ce qui est vécu comme une intrusion, presque un viol, par des millions d'internautes pour peu que l'on prenne le temps de lire les commentaires accompagnants tweets, articles, posts de blogs ou vidéos sur le sujet. C'est aussi ce qui a généré quasiment instantanément une riposte d'une violence inouïe de la part du groupe Anonymous. Adeptes de la loi du Talion, les hacktivistes ont fait tomber toute une série de sites "ennemis". Celui du FBI, évidemment, a été parmi les premiers à être victime de ce conflit mondial virtuel. Mais on peut désormais aussi citer celui du ministère de la justice américain, de la Warner Music, de la RIAA (Recording Industry Association of America, représentant les ayant droit ou la MPAA (Motion Picture Association of America, similaire à la RIAA mais pour les films).

Qui a tort ? Qui a raison ? J'ai tendance à penser que, l'un dans l'autre, on s'en moque un peu. En revanche, nous vivons à mon sens un événement inédit, qui oppose toute une communauté à des représentants de l'ordre sans qu'il soit fait usage de matraques ou de pavés. J'emploie ces deux termes sciemment, car ce qui se déroule sous nos yeux depuis quelques heures me donne furieusement l'impression de ressembler à une petite guerre civile virtuelle, les manifestants restant simplement derrière leur ordinateur pour faire connaître leur mécontentement. Porteur d'espoirs, d'ailleurs :dans le monde réel, historiquement, c'est à partir de ce genre de heurts que l'on a construit une conscience politique et que l'on a fait avancer une société. Le monde virtuel saura-t-il en faire de même ? La réponse devrait ne pas tarder. Elle est en tout cas souhaitable, car les institutions ne peuvent pas ne pas réagir lorsqu'elles sont ainsi directement remises en cause dans leurs choix et violemment attaquées...

Sources: 

http://www.ecrans.fr/Le-FBI-ferme-Megaupload,13908.html

http://technaute.cyberpresse.ca/dossiers/les-pirates-du-web/201201/19/01-4487544-anonymous-sattaque-au-fbi-warner-et-universal.php

http://www.20minutes.fr/high-tech/863304-fermeture-megaupload-anonymous-contre-attaque-site-fbi-inacessible

http://www.tv5.org/TV5Site/cinema/afp_article.php?rub=cinema&idArticle=120120001057.hvrtm0c3.xml

http://www.leparisien.fr/high-tech/telechargement-le-site-megaupload-ferme-sur-decision-judiciaire-19-01-2012-1819640.php

[MAJ] 9h43: L'acte d'accusation du procureur est sorti. Sur 72 pages, il détaille les faits qui sont reprochés à Megaupload et ses propriétaires. Elément particulièrement accablant selon les autorités: l'encouragement financier des uploaders. Arrêtez-moi si je me trompe, mais le principe n'était-il pas de payer les uploadeurs en fonction du volume de téléchargements -et donc de visibilité pub- qu'ils généraient? Pas sûr que la Justice puisse prouver que l'intention était délibérée de violer le droit d'auteur. En revanche, le fait que les créateurs de Megaupload aient utilisé le système à leur profit en allant piocher les fichiers qui les intéressaient -et donc ceux soumis au droit d'auteur-, voici qui risque de faire plus mal puisque prouvant que MU savait quels types de fichiers ses serveurs hébergeaient. Je vous renvoie au post d'Aegirrsson pour plus de détails (http://www.gameblog.fr/blogs/aegirsson/p_57026_le-dossier-accablant-du-procureur-contre-megaupload). Si vous voulez télécharger les 72 pages de l'acte d'accusation, passez par l'adresse web http://www.leparisien.fr/high-tech/en-direct-telechargement-megaupload-ferme-les-anonymous-ripostent-20-01-2012-1820800.php

[MAJ] 10h17: Megaupload n'est peut-être pas mort. Apparamment, les p'tits gars se cachent derrière le site et qui courent encore loin des geôles américaines sont en train de s'activer pour relancer le service. Une IP a été créée où ils annoncent leur volonté de revenir ces prochaines heures: http://109.236.83.66. Et pendant ce temps, Anonymous monte en charge en multipliant les attaques et les communiqués. Ca devient un peu dingue.

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Actualités

Hello tous,

Il fallait bien que ça arrive un jour : le milliardaire Richard Garriott é dépensé plus de 30 millions de dollars pour un bref séjour touristique dans la station spatiale internationale. Et à cette occasion, le gusse en a profité pour sonner la mobilisation générale de l'équipe de spationautes et réaliser  "apogee of fear", le tout premier film de science-fiction en conditions réelles !

Bien évidemment, la qualité de l'ensemble peut être sujette à discussion, mais il est indéniable que le court-métrage constitue un jalon dans l'histoire du septième art. Un jalon pas très apprécié par la NASA, d'ailleurs, puisque la structure a purement et simplement décidé de faire censurer le fil au motif qu'il était tourné dans ses locaux et avec ses employés.

Il n'a pas fallu attendre bien longtemps, néanmoins, pour qu'un screener se mette à circuler sur le web... Et comme je ne suis pas chien, je vous le mets ci-dessous. Bon visionnage !

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Humeur

 

Ma chère Orange,

 

Aujourd'hui, je prends la plume pour te dire que, entre nous, rien ne va plus. Que nous est-il donc arrivé ? Tout-à-l'heure, au téléphone, nous avons eu des mots durs, l'un pour l'autre. Tu me reprochais d'aller voir ailleurs, je regrettais que tu ne prennes pas davantage soin de moi, que tu me considères comme tout entier dévoué à notre idylle. Notre relation, certes, est basée sur la fidélité, nous renouvelons nos voeux tous les 24 mois. Mais de là à considérer que tu n'avais aucun effort à faire pour me garder, il y avait un pas. Que tu as allègrement franchi ces derniers mois.

Cela ne peut plus durer. Lorsque nous nous sommes rencontrés, tu me faisais les yeux doux et tu m'as conquis en me faisant miroiter une relation qui me semblait à l'époque bénéfique à tous deux. Soit, tu voulais un grand train de vie, alors je t'ai livré les secrets de ma carte bleue, escomptant de ta part un usage respectueux de mes finances. Mais, petit à petit, au fil des mois, tu as profité de cette générosité. La contribution dont nous avions convenu au départ le montant a été doucement dépassée, au point que, à chacun de mes écarts, tu en profitais pour te consoler en profitant de ce libre accès sur mes comptes bancaires. Tu me diras que je suis bassement matérialiste, je te répondrai qu'il s'agissait d'une question de confiance. Et je crois que c'est à cause de cela que notre relation s'est peu à peu étiolée. Mes ressources ne sont pas non plus illimitées, mais cela, visiblement, tu l'as un peu oublié.

J'ai bien tenté de t'avertir, de te dire ce que j'avais sur le coeur. Toi, tu me mettais en attente lorsque j'essayais de te contacter, puis tu faisais la sourde oreille lorsque je parvenais à te parler. J'en fus peiné, mais je me disais, à l'époque, que la vie était ainsi faite, que l'herbe n'était pas forcément plus verte ailleurs. Alors, je ravalais ma fierté, tentais de voir le bon côté des choses. Après tout, tous les deux ans, tu me faisais un joli cadeau -ah, cet Iphone-, peut-être histoire de me dire que je comptais quand même un peu pour toi.

Mais je me trompais. Parfois, il faut savoir ouvrir son monde à d'autres expériences. Lorsque j'ai rencontré la petite Free, j'ai ressenti un vrai sentiment de liberté. Free, candide, est venue à ma rencontre en me proposant une relation sans engagement, respectueuse de mes deniers. Elle n'est sans doute pas parfaite, mais elle m'a fait ouvrir les yeux sur la nature des rapports qui nous unissaient. C'est de cela que j'ai voulu te parler, mercredi d'abord, lorsque tu m'as assurée que, sous 48 heures, tu allais changer. Ce vendredi matin, je suis donc revenu vers toi, plein d'espoirs. Et ce que tu m'as annoncé, froidement, a brisé définitivement ce lien qui faisait autrefois notre force. Comment ? Tu voulais, une fois de plus, que rien ne change, si ce n'est que tu me parlais d'un amour illimité à condition que je contribue plus encore à ton déraisonnable train de vie.

Cela, je n'ai pu l'accepter. Je te l'ai dit, tu l'as mal pris. Tu m'as menacé, en m'invitant à partir si cela ne me plaisait pas. Je t'ai prise au mot : sache donc que je te quitte pour ta concurrente. J'ignore de quoi l'avenir sera fait -ainsi en va-t-il des relations naissantes- mais je suis à nouveau enthousiaste et plein d'espoirs. Un jour, peut-être, nous pourrons toi et moi reprendre là où nous nous en étions arrêtés, mais pour cela, il te faudra t'excuser et consentir des efforts que tu n'es pas prête, aujourd'hui, à m'accorder.

Ma chère Orange, ceci est la fin de notre histoire. Mais je veux croire qu'un jour, peut-être, j'y rajouterai des pointillés...

Affectueusement,

Ton chevalier servile

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Jeux vidéo

Y'a des soirs, comme ça, où on n'arrive pas à dormir.

Alors, on va se balader du côté des blogs des copains, pour finir par tomber sur un post de Dopamine présentant le prix des abonnements 3G -aux USA- pour la PS Vita. Et on se met à cogiter, on va chercher à droite, à gauche, en se demandant de quoi l'offre hexagonale sera faite. Et finalement, on n'arrive plus à se dire qu'il faut aller se coucher, tellement on a envie de partager les idées qui sont venues au fil des clics. Du coup, on se retrouve là, à pianoter comme un c.. à presque 2 heures du matin pour mettre tout ça en forme. Et le pire, c'est qu'on aime ça.

La réflexion? Elle vient, ami lecteur. Je m'explique, donc. Chez les Ricains, la chose semble entendue: l'abonnement 3G de la Vita, résiliable d'un mois sur l'autre, est fixé à 15 dollars pour une limite à 250MO et à 25 dollars pour que cette limite passe à 2GO. Dopamine l'indique très bien dans son article (http://www.gameblog.fr/blogs/dopamine/p_56361_maj-ps-vita-le-prix-des-abonnements-3g ). On discutera de la tarification un peu plus bas, je m'attacherai juste à constater ici que cette limitation en volume de données n'est pas si choquante que cela, l'un dans l'autre. Arnaud Gueydan, il y a peu, m'indiquait que cette connexion nomade visait pour l'essentiel à maintenir le joueur connecté à sa communauté. Pas question ainsi de mettre à jour la console ou les jeux par ce biais, donc, et apparamment il n'est pas non plus envisageable d'utiliser cette bande passante pour jouer en ligne. Il faudra du wifi pour cela.

Mais venons-en à la question de la tarification. Qui amène, immédiatement, celle de l'opérateur qui commercialisera ces puces en France. Aux USA, c'est ATT qui se charge du marché. En France, ce sera SFR qui jouera ce rôle. Or, je viens de lire dans un article (http://fr.news.yahoo.com/ps-vita-3g-bloqu%C3%A9e-au-niveau-carte-sim-103000170.html) que l'accord comporte une clause d'exclusivité, ce qui signifie qu'aux USA qu'il n'est pas possible d'introduire la puce 3G d'un autre opérateur pour la faire fonctionner avec la PS Vita. Vous me voyez venir ? Par une toute petite analogie, j'en viens à me dire que cela signifie que la puce Free (ou Bouygues, Orange, Virgin...) ne sera vraisemblablement pas utilisable avec la version française de la portable, puisque l'on peut raisonnablement penser que SFR a passé le même type d'accord avec Sony qu'ATT. De plus, qui dit exclusivité dit aussi tarifs exagérés. Voir apparaître une offre 3G pour la Vita à moins de 10 à 12 euros par mois en France me semble ainsi peu probable. Et vu l'évolution récente du marché des mobiles, il y a fort à parier que beaucoup d'utilisateurs ne sont plus prêts à payer un tel prix pour un service aussi limité. Cela revient à dire que le souhait de Sony de faire de la Vita une console interactive, connectée, vivant de sa communauté et totalement mobile est très vraisemblablement mort-né. Merci l'exclusivité.

Sony ne souhaitait pas faire de sa Vita un potentiel smartphone, au motif qu'il s'agissait de distinguer clairement deux usages qui tendent paradoxalement à se confondre, le jeu et la téléphonie. C'est un argument que je peux entendre, et qui se défend puisque la société entend par là placer sa console sur un secteur de concurrence où elle part nettement avantagée. Mais le point faible de cette stratégie tient dans la négociation nécessaire d'accords spécifiques pour connecter le hardware via ces fameuses clés 3G, les puces téléphoniques étant non grata sur le support. A mon sens, c'est ici que Sony rate son rendez-vous avec les joueurs : la compatibilité de la Vita avec les puces téléphoniques aurait permis au constructeur -moyennant certes quelques négociations sans doute difficiles avec les opérateurs- de proposer une console portable enfin véritablement "connectée" au monde, et libérée d'un abonnement supplémentaire que les bourses, à l'heure actuelle, ne sont plus en mesure de supporter.

C'était vital, de mon point de vue. Car aujourd'hui, selon moi, la révolution ne viendra plus des prouesses technologiques des hardwares, mais bel et bien des services et de l'interactivité du support que l'on a entre les mains. A ce titre, l'avenir est dans la puce: il faut que celle-ci devienne à terme transférable d'un usage à l'autre, d'un accessoire à l'autre, ceci en attendant qu'un constructeur propose un outil enfin convaincant sur tous les aspects de la mobilité. A l'heure actuelle, Apple tend vers cette convergence avec son Iphone, mais son outil n'est clairement pas aussi performant pour le jeu que pour la téléphonie ou les usages web. A l'inverse, Sony reconnaît ne pas avoir le savoir-faire pour aller titiller le marché des téléphones mobiles avec sa console de jeu, mais reste indéniablement très au-dessus de ce que propose Apple -ou la concurrence Androïd et W7- en termes d'expérience ludique. Chacun son marché ? Pas sûr. En fait, je suis même à peu près certain que la convergence est imminente. Reste à savoir si c'est de la Vita que viendra le salut... 

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Actualités

Hello tous,

Aujourd'hui, je m'adresse principalement aux élèves, là-bas près du radiateur, au fond de la classe. Si vous avez envie de jeter un oeil sur les 100 dernières années en dix minutes de vidéo, il vous suffit de cliquer ci-dessous. Pour ma part, je suis resté un peu circonspect, tant le XXe siècle s'est construit sur la guerre et le malheur des peuples. Mais au moins, c'est instructif...

 


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Édito

Ceci n'est pas un blog.

Ceci n'est pas une pipe.

Ceci est une fenêtre sur un pré où je pais en paix.

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