Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Cinéma

(ATTENTION: CECI EST UN POST DECONSEILLE AUX MOINS DE 16 ANS)

 

Bonsoir à tous,

Trois euros. Pas un centime de plus. C'est le prix qu'il m'aura fallu acquitter pour ramener chez moi le dvd dont je vais vous parler aujourd'hui. C'est que les bacs des soldes cachent parfois quelques pépites ignorées. Dont The horseman. Retenez ce titre: si vous avez le coeur bien accroché, ce pourrait être votre bombe ciné de ce début d'année.

Lorsque j'ai pris en main la boîte, rien ne distinguait pourtant cette pelloche du magma de séries B et Z qui sont d'ordinaire indissociables de ce genre d'offres promotionnelles. J'aurais pu passer à côté, aisément. Sauf que voilà, trois euros, c'est un prix qui m'a incité à regarder d'un peu plus près cette affaire de vengeance aveugle, comme l'indiquait la jaquette. Jaquette dont je notais au passage le kitsch peu engageant : on y voit un gaillard au visage tuméfié de face, avec une baraque en flammes à l'arrière-plan. Surtout, le titre est surplombé d'une sentence bêtifiante au possible :

          Il ne peut pas ramener sa fille à la vie. Mais il peut envoyer ses tueurs en enfer".

Une ânerie sans nom, qui aura au moins le mérite de démontrer que les gars qui ont réalisé ce packaging n'ont sans doute pas vu le film ou, pire, rien compris à son propos. Je soupçonne d'ailleurs que c'est cette incompréhension de départ qui a valu au film une diffusion confidentielle dans l'hexagone. 

Toujours est-il qu'un bref examen de cette bébête boiboîte est venu me sussurer à l'oreille qu'il serait malgré tout peut-être judicieux de se laisser tenter : The horseman a en effet remporté le prix du meilleur film et celui du meilleur réalisateur au festival du film underground de Melbourne. Il a aussi glâné les prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice à A night of horror festival Australie 2010. Pas nécessairement les rendez-vous cinéphiles les plus connus de ce côté-ci de l'hémisphère, mais sachez qu'il y a là la promesse d'un bon film bien déviant comme je les adore. Pour suivre un peu ce qui se passe du côté du cinéma australien, je sais en effet que la nouvelle génération de réalisateurs qui prend doucement les rènes là-bas aime le travail bien fait et entend proposer du cinéma même dans les productions au budget le plus limité. De fait, vous pourrez ne pas aimer un film australien. Mais il est extrêmement rare qu'une production de ce pays puisse être critiquée au niveau de ses qualités techniques.

The horseman sort visiblement de ce moule. Son réalisateur, Steven Kastrissios, n'a pour l'heure que ce long métrage à son actif, mais il y témoigne déjà de sa filiation avec ce cinéma de l'outback qui a accouché de Wolf Creek, Primal ou The loved ones, trois pelloches que je vous recommande d'ailleurs chaudement. Vous aimez frisonner devant les rednecks, les pourris de la pire espèce, le cradasse et la fange de l'humanité ? The horseman plonge dedans tête la première, et y maintient le spectateur en apnée, scotché, heurté, les poings serrés non pas face aux atrocités qui s'enchaînent à l'écran, mais parce que l'on souffre avec le principal protagoniste de ce qui constitue autant un "revenge movie" qu'un drame social et familial totalement désespéré.

The horseman, c'est l'histoire de Christian, un père qui se retrouve un jour confronté au pire: la mort de sa fille. Le sordide, tout de suite: la police ne lui épargne rien, son enfant est morte étouffée dans son vomi, consécutif à une overdose d'héroïne. Du sperme frais a également retrouvé dans son corps, ce qui laisse supposer que quelqu'un était présent au moment de son décès. Bientôt, ce père en perdition reçoit un courrier: une cassette vidéo dans laquelle il découvre sa fille tournant dans un film porno. Visiblement shootée, visiblement abusée par des porcs qui prennent leur pied. La folie meurtrière peut commencer.

La suite est moins stéréotypée qu'on pourrait le croire. Un savant jeu de flash-backs et une photo presque documentaire viennent donner au long métrage une personnalité pour le moins singulière. Cela, et un choix assumé de tourner sur des teintes presque monochromes. Ces partis-prix viennent intelligemment souligner que c'est le désespoir, plus que la colère, qui meut le père. D'ailleurs, The horseman, tout en plongeant progessivement dans les abîmes du porn - et plus profond encore - interroge incessamment la légitimité de l'action de son principal protagoniste. Il n'élude pas non plus - quoique l'abordant très subtilement - la question de la propre responsabilité familiale qui a poussé la jeune victime entre les mains  de ses bourreaux. Et pose, frontalement, la thématique de la responsabilité de la société dans cette affaire. Sans emploi, sans avenir, la jeunesse d'aujourd'hui en est parfois réduite au pire. 

Malgré des moyens visiblement très réduits, The horseman ne transige pas sur la qualité de sa narration. Ce qui s'avère payant : soutenu par un casting remarquable (Peter Marshall en tête), porté par une caméra au réalisme perturbant - et synonyme d'une violence étourdissante par moments- le film se révèle aussi une belle histoire d'amitié entre un père et une jeune auto-stoppeuse, Alice, qui va peu à peu l'amener à se confier. Un rôle crucial lui est d'ailleurs réservé, puisque c'est cette jeune femme qui, finalement, permettra à Christian de pleurer sa fille, de faire ce deuil qui lui était jusqu'ici refusé.

C'est tout le paradoxe de ce premier film remarquablement maîtrisé : The horseman est aussi beau et poignant qu'il est brutal et ambivalent. Finalement, dans cette histoire qui emprunte son titre à l'Apocalypse - The horseman, c'est Peste -, nous apprenons peut-être que nous sommes tous malades dans un monde qui pourrit sur pied. Déviant, je vous disais...

 

Le site officiel du film: http://www.thehorsemanfilm.com/

L'interview du réalisateur (en anglais): http://www.moviecritic.com.au/the-horseman-film-movie-steven-kastrissios-interview/

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Humeur

 

Hello tous,

Aujourd'hui, je reprends un peu la plume parce que j'en ai gros sur la patate. Non, pas à cause de L'origine du monde, qui a déjà fait couler ici suffisamment d'encre, mais plutôt à cause  du monde tel qu'il va. Ou plutôt, ne va pas.

Je pourrais m'étaler des pages et des pages sur les grandes questions des inégalités nord-sud, des politiques opportunistes des Etats amenés parfois à soutenir les dictatures afin d'honorer le dieu Mammon. Je pourrais parler du cynisme désespérant avec lequel nous détruisons notre home sweet home, méthodiquement, en rognant toujours plus sur les derniers espaces inviolés de la planète bleue - et je ne parle pas que de l'Amazonie. Je pourrais m'arrêter sur les méfaits du capitalisme, sur la confiscation du pouvoir et des ressources par une caste toujours plus soucieuse de préserver ses acquis et son statut.

Mais ce que je souhaite ici, surtout, c'est évoquer la question, non moins importante, des rapports que nous entretenons avec l'Autre. Celui qu'on ne connaît pas, celui qu'on fréquente chaque jour, celui qu'on regarde parfois en coin. Cette question, c'est celle qui est inséparable de notre conception de la société, celle qui régit les valeurs mêmes de la communauté. Cette question se devine, en filigrane, derrière toutes ces grandes thématiques que j'ai évoquées plus haut. C'est elle, aussi, qui m'interroge chaque matin, quand je navigue de page en page, sur le web, dans la presse, à lire la sordide histoire de notre quotidien. Cette question, c'est celle qui définit notre compréhension profonde de la nature même de l'être humain. Ce n'est pas moi qui le dit, mais des gens bien plus savants, qui ont théorisé voici plusieurs siècles la conception du vivre ensemble. Hobbes, notamment, soutenait que nous étions un animal communautaire par nécessité: pour nous placer au sommet des écosystèmes, pour échapper aux dangers d'une nature dont nous n'avions autrefois pas le contrôle, pour exister justement au regard de l'autre en tant que complément, et non plus comme concurrent, nous avons construit une société dans laquelle nous devions nous sentir unis, et en sécurité.

Aujourd"hui, cette nécessité a fait long feu. Nous dominons notre environnement, nous apprenons progressivement à maîtriser les éléments, quand bien même ceux-ci se rappellent parfois douloureusement à notre mémoire. Peut-être est-ce là qu'il faut chercher la raison profonde de l'émergence de l'individualisme le plus total dans les sociétés les plus avancées. Cet individualisme qui nous fait oublier l'essentiel: nous ne pouvons exister, prospérer, que dans des valeurs de respect, au risque sinon de voir détruite la notion de communauté.

C'est cet individualisme, cet oubli du prochain qui me fait aujourd'hui réagir. J'ouvre la page d'actus de Google News, j'y lis à chaque ligne l'étendue de notre échec en tant qu'hommes. Aujourd'hui, nous manifestons contre l'accès au mariage et à l'adoption pour les homosexuels. Nous regardons l'autre comme un ennemi, comme une créature étrange dont ne voulons pas comprendre qu'il n'est pourtant que le reflet de ce que nous sommes. Aujourd'hui, nous faisons extraire par la police une enfant de cinq ans d'une cantine municipale, au simple motif d'un impayé qui concerne ses parents. 170 euros de dette, ai-je pu lire, pour une action qui n'a à aucun moment envisagé les conséquences du point de vue de l'enfant. Comment peut-on, dans une communauté, admettre une telle chose, comment pouvons-nous soutenir un tel choix lorsque nous enlevons à cette petite fille ce qui constitue sans doute l'un des derniers points de stabilité de sa jeune vie ? Ceux dont les parents ont divorcé le savent mieux que moi : voir sa famille se déchirer, puis grandir dans les ruines de son foyer est une souffrance dont a du mal à se relever. Celui qui a ordonné cette action est à l'image de tout ce que je dénonce :en cet acte il oublie, comme tant d'autres, l'importance vitale de l'humain.

L'intolérance, le refus de la différence, l'intransigeance... Autant de comportements qui trouvent leur source dans l'incapacité croissante de notre société à se mettre à la place de ceux qu'elle martyrise. Une vision peut-être noire, certes, et objectivement partielle de la réalité. Car, et vous aurez raison de le souligner, il y a aussi du bon en nous ; la communauté reprend le dessus lorsque celle-ci se trouve confrontée à l'exceptionnel, au dramatique. Mais c'est insuffisant. Pour bâtir un monde dans lequel nous nous sentirons bien, nous devons réapprendre à devenir les anonymes héros de notre quotidien, à nous mettre à la place de notre prochain. Nous devons retrouver le goût de choisir l'intérêt de tous plutôt que celui de chacun. Un voeu pieu cependant, je le crains...

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Cinéma

Salut à tous,

 

Parfois, le cinéma, c'est simple comme ça.

Six balles tirées, cinq cadavres à l'arrivée. Les preuves sont accablantes, elles mènent tout droit vers un ancien sniper de l'armée, dont on suppute qu'il a dû déraper. Mais le suspect n'avoue pas, il se mure dans le silence. Jusqu'à prendre un stylo pour écrire une seule et unique phrase devant ses accusateurs: "Get Jack Reacher".

Jack Reacher, c'est un héros de bouquin avant d'être une figure de cinéma. Lee Child, son créateur, en a fait un aventurier à l'esprit vif, enquêteur hors pair, aussi épris de justice que froid, taciturne et peu enclin à respecter les lois pour atteindre ses objectifs. Reacher, c'est un Charles Bronson des temps modernes. Il ne respecte que son code moral. Code moral qui l'enjoint à tenir les promesses faites des années auparavant, à franchir sans vergogne la ligne rouge s'il le faut. Sur 17 volumes, c'est ce gars-là qu'on qualifie de héros. Notre société serait plus encline à le clouer au poteau.

Du coup, porter les histoires de Lee Child sur grand écran, c'est au minimum hasardeux par les temps qui courent. Pourtant, sous l'impulsion de Tom Cruise, la chose est devenue réalité. Et pour quel résultat: l'adaptation atteint, par la grâce d'une liberté de ton qu'on croyait perdue, le niveau de ces films délibérément badass et politiquement incorrects que savaient produire les seventies. Car il y a du Don Siegel dans cette histoire. Sans doute aussi du Sergio Leone, nous l'allons voir plus tard.

Jack Reacher version grand écran a reçu la bénédiction de son créateur, et ce n'est pas pour rien. Car le long métrage, inspiré du roman One shot sorti en 2006, se met au service de la vision de l'auteur avant tout. Et Mc Quarrie, capable du meilleur comme du pire, a bien compris que le sel de cette narration résidait dans la fausse importance attribuée à l'intrigue -laquelle s'offre d'ailleurs quelques facilités qui feront sourire, ici et là-, ceci au profit d'une galerie de personnages hauts en couleur et auxquels l'intrigue laisse toujours le temps de mettre en avant leur personnalité autant que leurs zones d'ombre. Alors oui, il y a bien une sombre histoire de complot à laquelle les principaux protagonistes de l'aventure devront faire face en 2 heures et quinze petites minutes. Mais classique, celle-ci s'efface très largement pour laisser place au jeu de Cruise, pour donner du volume au seul rôle féminin important du film - l'excellente Rosamund Pike-, ou pour s'amuser avec les seconds rôles dont on adore toute l'incongruité. Robert Duvall excelle en ancien marine un rien déjanté. Werner Herzog (Aguirre, la colère de Dieu, c'est lui) s'amuse comme un fou en bad guy rescapé des goulags, aussi glacial qu'impitoyable.

Mais celui qui porte le film, c'est bien le petit Cruise. 1,70m de haut, c'est certes loin de la stature du héros du bouquin (1.90m). Mais Tom, comme toujours, assure le boulot, et plus encore. Jack Reacher est froid, pince-sans-rire, capable d'être furieusement drôle puis totalement flippant l'instant d'après. Cruise embrasse ces traits de caractère avec bonheur, leur ajoute une discrète dose de sex-appeal pour camper à l'arrivée un taciturne insaisissable dont on serait bien inspiré d'écouter chaque phrase. Car Reacher dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit. Avec une candeur telle qu 'il s'attire immédiatement les sympathies. Ainsi sans doute peut-on expliquer la scène surréaliste de la foule qui cache Reacher à l'arrêt de bus : une manière pour Mc Quarrie de souligner que malgré ses mauvais penchants, son goût pour la vendetta personnelle, nous sommes tous épris quelque part de cette justice sauvage et primaire que dispense le "vigilante" de Lee Child, aussi contestable soit-elle. Et pan sur le nez des démocraties éclairées. C'est ce qu'avait mis en scène Don Siegel à travers la figure de Dirty Harry. C'est aussi, à y réfléchir un peu, l'une des lignes-force du western spaghetti. Pas étonnant, lors que la manière de filmer les confrontations physiques de Mc Quarrie rende ouvertement hommage aux combats mis en scène par Sergio Leone.

En 2h15, Jack Reacher n'échappe bien évidemment pas à quelques longueurs, fautes de raccords et faiblesses scénaristiques parfois embarassantes. Mais il y a dans ce polar plein d'humour noir une telle envie de  s'affranchir de la dictature des bien-pensants et une énergie si salvatrice que l'on ne peut que se laisser emporter dans cette friandise aux allures de blockbuster que l'on aurait sournoisement détourné de ses objectifs premiers.

Il paraît que ce Jack Reacher ne serait que le premier volet d'une franchise appelée à durer ; si second opus il y a, je serai au ciné pour en profiter...

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Photo

Hello,

Ben voilà. Je n'ai toujours pas l'intention de reprendre une forte activité sur le blog, mais celui-ci peut, me dis-je, me servir à diffuser quelques posts de temps en temps. Je pense que cela peut être un bon compromis. J'en profite pour vous souhaiter une très bonne année, et pour vous dévoiler quelques récents clichés pris en Irlande à la faveur de la Saint-Sylvestre...

 

Vous remarquerez que j'ai pas mal travaillé la hauteur, cette fois. C'est délibéré: étant peu habitué à ce type de cadrage, j'ai voulu me familiariser avec des perspectives jouant davantage sur la profondeur et la démultiplication des plans de lecture. Je ne suis pas encore au point, indéniablement, mais je dois dire que je me suis bien amusé. C'est l'essentiel.

 

Matériel utilisé:

Canon EOS 1D Mk II - Sigma 24-70 1:2.8 EX DG HSM

Fuji X100 - Fujinon aspherical lens Super EBC f : 23 1:2

 

 

Dublin, la ville

 

 

 

 

 

La série animalière

 

 

 

 

 

La campagne, les monts Wicklow et Glendalough

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Humour

Yop tous,

Pas beaucoup de tempspour poster ces temps-ci, mais j'avais quand même envie de vous faire partager une émission que j'ai pu découvrir il y a peu, et qui me fait beaucoup rire. Steve-O, l'un des papas de Jackass, est désormais le présentateur d'une émission de télé aux Etats-Unis. Intitulée "Killer Karaoké", celle-ci impose à ses candidats d'aller au bout de leur chanson quoiqu'il puisse se passer sur le plateau. Evidemment, vous imaginez bien ce qu'il peut arriver lorsque l'on donne carte blanche à un mec comme Steve-O.

Alors oui, certains me diront que c'est couillon, parfois de mauvais goût. OK. Je répondrai juste que c'est assumé, que les candidats sont consentants et que cette bonne grosse farce potache a de bonnes chances d'en faire rire pas mal, ici, en cette fin d'année. Moi, en tout cas, je ne m'en lasse pas ^^

L'émission est diffusée sur TRU TV, et a déjà son site web : http://www.trutv.com/shows/killer-karaoke-singing-competition/index.html

De bonnes fêtes en tout cas !

 

 


 

 

 


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Jeux vidéo

Salut à tous,

Aujourd'hui, une info importante. Le syndicat national du jeu vidéo vient de publier son "Livre blanc" pour la deuxième année consécutive, série de pages dans lesquelles sont disséquées nos pratiques et les grandes évolutions du marché.

Ce qu'on y apprend ? Pas mal de choses. A commencer par des chiffres révélant combien nous sommes. Nous sommes 28 millions à jouer - d'une manière ou d'une autre - dans l'hexagone, soit 55% de la population, et il y a aujourd'hui autant de gamers que de gameuses. On apprend, également, que 65% des foyers possèdent un ordinateur, et 48% une console (et nous sommes 84% à posséder un téléphone portable, autre plate-forme de jeu désormais). Quant aux vieux comme moi, ils sont rassurés : l'âge moyen du joueur atteint désormais 35 ans, et 83% des joueurs ont plus de 18 ans.

Nos manières de jouer

Plus de doute : le jeu vidéo est désormais le premier bien culturel en France (50 millions de produits vendus en2011, pour un chiffre d'affaires de 2,7 milliards d'euros. Un CA de 3 milliards est attendu pour 2012, loin devant la vidéo, le cinéma et la musique).

La diversification des supports n'est plus un gros mot, et devient une opportunité économique plus que conséquente. Le jeu vidéo représente en effet 49% du temps passé par les utilisateurs sur les smartphones et les tablettes, mais ceci très majoritairement pour du jeu gratuit. L'acte d'achat d'un produit mobile n'est pas encore répandu: seuls 21% des usagers sont prêts à payer pour jouer sur ces supports, et quand ils le font, c'est à hauteur de moins de 10 euros par an pour 63% d'entre eux !

Côté chiffres, le jeu sur smartphones représente 42% des joueurs, et sur tablettes 15%. C'est un marché conséquent, puisqu'on parle d'un parc de 400 millions de terminaux Androïd et de 365 millions de terminaux avec OS Apple. En comparaison, le parc de consoles installées dans les monde est, estime-t-on, de l'ordre de 260 millions d'unités. Ceci pour dire qu'il ne faut s'étonner de voir éditeurs et développeurs se pencher de plus en plus sur le marché du jeu casual et ultra-mobile...

Et le jeu PC, dans tout ça ? Il reste en tête des pratiques, touchant 70% des joueurs, et le dématérialisé semble désormais y avoir fait son trou. Steam y domine excessivement, représentant à lui seul 90% de ce marché.

Enfin, reste à savoir comment nous jouons, chez nous. Nous sommes 44% à jouer avec nos enfants, 54,3% à jouer en famille et 60,7% à jouer avec des amis. C'est dire combien le lien social est important dans la pratique vidéoludique.

La création en France

On recense 250 entreprises liées au jeu vidéo en france, dont 32%¨ont moins de deux ans d'ancienneté et 27% plus de dix ans. Et leur marché semble porteur, puisque 77% d'entreprises déclarent un chiffre d'affaires annuel supérieur à un million d'euros, et 8% plus de dix millions d'euros. Elles ne sont en revanche plus que 7% à produire pour lemarché physique. Leurs supports de prédilection ? Elles sont 89% à produire pour le PC et le Mac, et 66% à s'intéresser aux consoles, mais aussi 66% à travailler sur les smartphones et 63% à préparer des produits pour tablettes. Le jeu vidéo, enfin, pèserait 5000 emplois en France. Le SNJV estime que le secteur devrait continuer à embaucher ces prochaines années.

En vrac

L'étude s'arrête sur pas mal d'autres données, évoquant notamment un ralentissement du succès des jeux vidéo sur facebook et la montée en puissance confirmée du modèle du free-to-play. Le SNJV relève également la naissance de nouveaux modèles économiques, dont les plateformes de financement participatif (auxquelles j'ai consacré un article pro, d'ailleurs, il n'y a pas si longtemps), et salue le succès du studio Arkane avec Dishonored et ses 1,5 millions d'exemplaires vendus en deux mois. Enfin, il pose LA question d'avenir : la place du cloud gaming, qui pourrait bien évoluer très rapidement dans nos usages ces prochaines années...

 

Vous pouvez télécharger le livre blanc à l'adresse http://www.snjv.org/jeu-video-france-2012-elements-cles,621.html

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Actualités

Salut à tous,

Non, ce n'est même pas une blague. Depuis quelques heures, une vidéo fait le buzz sur youtube, dans laquelle on voit un aigle royal piquer sur un enfant en bas âge et essayer de l'enlever. Plus de peur que de mal, mais voici qui rappelle à ces Canadiens combient l'aigle royal reste un oiseau de proie...

Quelques éléments complémentaires sur http://www.dna.fr/actualite/2012/12/19/une-video-montre-un-jeune-enfant-enleve-par-un-aigle-royal-au-canada

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Cinéma

Ceci est un post tiré du blog L'ombre d'un chat

Sy-Fy a même lancé une chaîne de Tv temporaire depuis le 21 novembre pour préparer le compte à rebours avant la fin du monde. Si ça, c'est pas un signe!

 

Yop amis futurs rescapés,

Oui, c'est un post de circonstance. Je dirais même plus, c'est un post à emmener avec vous dans le bunker que vous vous êtes bien évidemment construit dans votre cave (n'oubliez pas votre propre groupe électrogène pour mater des DVD, hein). Parce que le 21 décembre, c'est dit, tout va péter. En Alsace, ils ouvrent même un bout de la ligne Maginot ce jour-là, pour les anxieux : le fort de Schoenenbourg accueille les plus convaincus d'entre nous à partir du 20 décembre au soir (http://www.dna.fr/divers/2012/12/17/l-alsace-sauvee-de-l-apocalypse#jimage=AB348669-D4CD-4D88-9C02-DC1AB9CB5B45). Y'a quelque chose qui se trâme dans l'ombre, moi je vous dis. Alors, mieux vaut être préparés à ce qui vous attend.

Et c'est bien connu, rien de tel que le cinéma pour anticiper le pire. Des films sur la fin du monde, il y en a une tripotée. C'est une jungle, une apocalypse version pelloche dans laquelle vous aurez besoin d'un guide pour vous orienter. Histoire de pas être surpris quand vous y serez.

Je me propose. Ce qui tombe bien, vous en conviendrez. Alors vous penserez à moi quand je viendrai vous voir, après, pour vous taxer des clopes et un morceau de poulet. Ca me dit quelque chose, tandis que j'écris cette phrase : avec la crise, y'en a déjà pas mal qui sont en mode survie, vous me direz...

 

I. Les films qui nous racontent la fin du monde et les théories qui y mènent

 

Alors voilà, à quoi pourrait bien ressembler cette fin du monde que les Mayas nous ont annoncée ? Les différentes hypothèses possibles sont exposées par le hors série de Science et Vie de décembre. Il est absolument excellent.

Je passe sur le coup du boson de Higgs, dont j'ai déjà parlé dans un précédent post (http://www.gameblog.fr/blogs/noiraude/p_78831_boson-de-higgs-et-si-la-fin-du-monde-c-etait-vraiment-le-21-) et qui n'a pas donné lieu pour l'instant à de vrai film. Encore que : une de mes précédentes bafouilles parle justement de ça et de l'initiative de quelques physiciens du CERN bien barrés. Une apocalypse Boson ? Après tout, pourquoi pas... Je vous invite à regarder Decay (c'est gratuit) en vous référant à mon article sur le sujet - http://www.gameblog.fr/blogs/noiraude/p_79416_decay-un-film-d-horreur-gratuit-et-tourne-au-cern.

Au registre des hypothèses pouvant mener aux festivités du 21/12 (j'écarte délibérément les hypothèses de catastrophe à long terme), voici dont ce que l'on a, et les films qui les mettent en scène :

- La chute d'un astéroïde géant ou d'une planète.- Un gros caillou qui tombe sur terre, et bonjour les tsunamis, le nuage de poussière géant qui cache la lumière du soleil, la glaciation, les éruptions volcaniques, la disparition de la faune et de la flore... Bref, la fin de l'humanité par excellence. Dans le genre, il y a de quoi s'instruire au cinéma, du presque "intimiste" Deep Impact de Mimi Leder au nettement plus pompier Armageddon de Michael Bay avec Bruce "sauveur du monde" Willis. Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare, plus récent, surfe sur le même sujet mais en prenant le parti d'une comédie romantique, tandis que le Melancholia de Lars von Trier se fait poème visuel d'une beauté et d'une inspiration sidérantes. Sublime.

Melancholia.


- Une pandémie mondiale.- C'est dans cette catégorie que l'on peut évidemment placer tous les films à tendance zombie (ceux de George A. Romero en tête, mais aussi quelques perles comme Infectés, 28 jours plus tard ou même des navets comme la série Resident Evil). Plus sérieusement, deux films abordent la question d'un virus se propageant à vitesse grand V dans la population. Le premier, Alerte!, de Wolfgang Petersen avec Dustin Hoffman, montre que tout peut aller très vite, d'un petit singe malade à une menace pour l'humanité. Le second, Contagion de Steven Soderbergh, est peut-être moins haletant, mais de vrais spécialistes l'ont jugé crédible. Le SRAS, ça aurait pu donner ça.

- Une catastrophe climatique.- Alors là, c'est un véritable festival.  Qu'elle soit liée à un problème lié au soleil, à la pression de l'homme sur son environnement, la catastrophe climatique fait fantasmer le cinéma. Dans Fusion, de Jon Amiel, le noyau de la terre arrête de tourner et provoque des catastrophes climatiques terribles. Le jour d'après, de Roland Emmerich, évoque de son côté un brusque et totalement changement climatique, un nouvel âge glaciaire. Sunshine de Danny Boyle part de son côté du postulat que le soleil s'apprête à mourir, avec toutes les conséquences que cela implique pour la vie sur terre. 2012, de Roland Emmerich à nouveau, revient sur un problème du noyau de la terre pour expliquer la catastrophe mondiale -le réalisateur s'en donne à coeur joie- et enfin, Predictions d'Alex Proyas postule que la catastrophe climatique survient parce que la planète a une date de péremption. Ah, et matez Take Shelter, si ce n'est pas encore fait. Un petit bijou du genre, tout en retenue.

- Une guerre nucléaire.- Etonnamment, ainsi peu de films traitent frontalement de ce sujet, sans doute parce que l'on a du mal à imaginer - à admettre? - que l'homme puisse être assez idiot pour être la cause directe de sa propre extinction. Néanmoins, dans le genre, on pourra s'arrêter sur le très noir Malevil de Christian de Challonge (avec un excellent Serrault), ou s'intéresser au superbe et très humain Dernier testament de Lynne Littman, qui montre la force de l'Homme face à ce genre d'événements. Le jour d'après, de Nicholas Meyer, n'occulte rien des terribles conséquences de l'hiver nucléaire. C'est un inratable, là encore.

 


Malevil.

- Une invasion extraterrestre.- Le septième art semble convaincu que nous ne sommes pas seuls dans l'univers, et que "les autres" sont tout sauf une espèce amicale. Dans le genre, impossible de passer à côté du remake de La guerre des mondes réalisé par Spielberg. Plus ancien, le remake de l'Invasion des profanateurs de sépultures, intitulé L'invasion des profanateurs et réalisé par Philipp Kaufman (1978), montre de son côté une invasion beaucoup plus insidieuse et finalement infiniment plus terrifiante. Côté guéguerre contre les aliens, on a World Invasion Battle Los Angeles versant réaliste, et Independance Day versant fun. Cloverfield montre l'arrivée de forces cthuluesques sur terre en version caméra au poing et Skyline devient épreuve de survie face à l'ennemi. Enfin, pour les plus courageux, Life Force, l'étoile du mal, de Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse, c'est lui), propose pour scénario un virus choppé par des humains sur une météorite et les transformant en vampires de l'espace. Fallait oser.

 


L'invasion des profanateurs.

- L'éruption d'un supervolcan.- Ici encore, assez peu de vrais films sur le sujet (pourtant, il y aurait de quoi faire, un supervolcan comme celui du Yellowstone pouvant voiler le soleil pendant des années s'il entre en éruption), les documentaires étant nettement plus abondants. mais je retiens Supervolcano, de Tony Mitchell, et Le pic de Dante, variante rigolote quoique pas tout-à-fait apocalypsesque du genre.

- La main de Dieu.- Absente de Science et Vie, cette catégorie-là, je l'ajoute moi-même. Pour ceux qui y croient, on ne sait jamais. Dans le genre, il y a La fin des temps de Peter Hyams avec l'illustre Schwarzi, la plus ambitieuse saga Damien The Omen (la trilogie), ou l'amusant Légion, l'armée des anges, qui ressemble fort à un home invasion. Plus ésotérique, le 11.11.11 de Darren Lynn Bouseman vaut mieux que ce qu'on en a dit ici ou là.

La fin des temps.


II. Survivre dans un monde de brutes

Maintenant que vous savez à peu près ce qui risque de nous tomber sur la tête, je m'adresse à ceux qui auront la chance -ou pas-, d'échapper à la catastrophe. Parce que oui, l'apocalypse ne sera qu'un début. Quand vous sortirez du fort de Schoenenbourg (cf plus haut), Il va falloir apprendre à vivre sans électricité, dans un monde ravagé. Chercher à bouffer, de quoi boire. Constituer des stocks de clopes parce qu'il ne sera plus question de tirer une tige à un copain comme à l'université. Et savoir se battre, pour protéger les fesses de sa copine adorée. C'est pas moi qui le dit, mais Hobbes : l'homme n'est devenu un animal social que parce qu'il ne pouvait faire autrement pour prospérer face à une nature qui ne l'avait pas fait partir gagnant d'emblée.

Ici encore, il y a de quoi passer du temps devant la TV. On va juste laisser de côté les séries Walking Dead et Revolution -en les signalant quand même au passage- pour se consacrer au cinéma, notre véritable sujet. Evidemment, impossible de passer à côté de La route, de John Hillcoat, évocation glaçante de l'humanité post-apocalypse. Dans le genre zombie, allez voir du côté de 28 semaines plus tard ou de Automn of the living Dead,  et si vous êtes plutôt dragons, allez voir ce qu'il est possible de faire contre des bestioles comme ça dans le très injustement mésestimé Règne du feu.

 

Le règne du feu


Côté survie, outre le fantastique Livre d'Eli, je vous conseille chaudement Les fils de l'homme, d'Alfonso Cuaron, ainsi que l'excellent L'armée des douze singes, qui mêle, sous la caméra virtuose de Terry Gilliam, apocalypse et voyages dans le temps. Si vous avez un scientifique capable de vous pondre une machine à voyager dans le temps sous la main, vous parviendrez peut-être à  éviter la catastrophe, on ne sait jamais.

Si vous avez envie de voir les bénéfices à maîtriser un art martial ou une bonne technique de combat dans le monde d'après, je vous laisse avec Mel Gibson dans Mad Max II et III, ou avec Jean-Claude Vandamme dans Cyborg. Et si vous voulez profiter de la catastrophe pour vous essayer à la nouvelle cuisine, je vous conseille chaudement Soleil vert.


Soleil vert.

 

Si vous voulez comprendre pourquoi la maîtrise de l'alimentation est vitale, faite un tour du côté de The Divide, de Xavier Gens. Et si vous êtes plutôt du genre à vouloir sauver le monde, partez à la recherche d'un vaccin avec Doomsday ou Je suis une légende (le remake avec Will Smith est très recommandable). Ah, j'oubliais, si les robots prennent le contrôle et que l'humanité est asservie dans un monde virtuel, cherchez le lapin blanc avec Matrix. Si ces mêmes robots mettent le monde réel à feu et à sang, optez plutôt pour Terminator. Enfin, si vous vous réveillez en présence d'une nouvelle espèce dominante, apprenez à faire profil bas en regardant Stake Land (vampires) ou La planète des singes (singes, of course). Et si jamais la planète est inondée, apprenez à nager et regardez Waterworld -même si, suite à ce film, c'est la carrière de Kevin Costner qui a coulé.

 

Voilà. Je tiens à préciser ici que les films évoqués sont une sélection totalement subjective et certainement loin d'être exhaustive. Aussi, inutile de contester mes choix ou de vouloir me brûler en enfer parce que j'aurais oublié votre petit chouchou préféré. De toute façon, c'est inutile. D'abord parce que de toute façon, la fin du monde se chargera de vous venger d'ici quelques jours. Ensuite, parce que du fond de mon bunker, je ne vous entends déjà plus crier...

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Cinéma

 

Hello tous,

Ruairi Robinson. Retenez bien ce nom, car on devrait en entendre parler prochainement dans le monde du cinéma. Originaire de Dublin (Irlande), le p'tit gars est né en 1978 et affiche un goût immodéré pour les films d'horreur et l'humour noir. Surtout, si l'on s'en réfère à son CV très "épicé", c'est un p'tit génie du septième art. On est tenté de le croire : il a d'ailleurs réussi à embobiner tout le monde en recevant en 2001 l'oscar du meilleur court métrage pour Fifty Percent Grey, pelloche sympathique de trois minutes complètement barrée dans laquelle il présente "sa" vision de la vie après la mort. De quoi vous rappeler pourquoi vous êtes heureux d'être vivant.

Je suis pas comme ça, allez. La vidéo du court est juste en-dessous. Regardez-la, mais pensez à continuer la lecture, on va bientôt arriver au coeur du sujet...

 

Avant d'y arriver, je signale au passage que Ruairy est également l'auteur d'un deuxième court, en 2006, initulé The silent city. Des trois vidéos que je présente dans ce post, c'est celle que j'aime le moins. Mais il y a une sacrée idée de cinéma quand même derrière tout ça...




Bon, ne nous attardons pas trop. Le coeur de ce post, c'est le troisième projet du bonhomme, réalisé beaucoup plus récemment. En attendant les deux premiers longs métrages de Ruairi - on parle pour 2013 de The Fallen et surtout de The last days on mars, tourné avec Liev Schreiber et qui racontera l'histoire d'un groupe d'astronautes confronté à une menace biologique sur mars - l'Irlandais s'est en effet fendu voici quelques mois d'une nouvelle pelloche d'une douzaine de minutes, particulièrement remarquable. En s'appropriant les codes de l'anticipation et de la science fiction, Robinson a sorti de nulle part un incroyable Blinky, initialement titré Bad Robot. On y découvre une vision particulièrement noire et acérée des travers de notre société, une famille dysfonctionnelle, un enfant déchiré qui cherche l'affection auprès d'un robot et qui finit par projeter la violence du couple sur la seule victime qu'il a à sa disposition. Un postulat de départ fadasse ? Attendez de savoir pourquoi Robinson voulait titrer son court métrage Bad Robot...

Blinky pose, en douze minutes, les bases d'une caméra virtuose, capable de saisir le malaise en quelques secondes à peine. Aucun plan n'est de trop, tout vient souligner un propos intelligent et lucide sur l'évolution de notre société, sans jamais se départir d'un réalisme qui lorgne clairement  vers les bases mêmes du naturalisme littéraire, tout en interrogeant les conceptions de la robotique posées par Asimov. Blinky, surtout, vire à l'horreur la plus absolue en quelques images à peine, et démontre qu'il est possible de changer un point de vue global sur une oeuvre quasi instantanément. De dérangeant, Blinky devient alors subitement terrifiant.

Eu égard à la qualité de cette oeuvre, je suis de plus en plus impatient de découvrir ce dont est capable Robinson sur grand écran, pendant plus d'une heure et demie. L'année 2013 risque d'être passionnante...

 

BONUS !

 

Pour la bonne bouche, je vous ai gardé pour la fin quelques spots publicitaires réalisés ces dernières années par Ruairi. Vous y découvrirez non seulement son amour pour le cinéma de genre, mais aussi, surtout, un sens de l'image assez hallucinant et une capacité à passer d'un univers à l'autre avec une maestria remarquable. Chapeau !

 

 

Le site de Ruairi (hélas pas à jour): http://www.ruairirobinson.com/info.htm

Vous pouvez également suivre le gaillard sur Viméo: http://vimeo.com/ruairirobinson

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