Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 16/09/19 à 10h21

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Photo

Yop tous,

Quelques nouvelles de ma GoPro 3, avec laquelle je m'amuse comme un petit fou. Je me suis employé à tester ses fonctionnalités timelapse en capturant le temps qui passe depuis ma fenêtre. Résultat assez sympa à la clé, j'ai hâte de pouvoir tenter l'expérience en pleine nature...

Pardonnez la mise en scène franchement basique, je n'ai pas encore travaillé l'intégration de mouvements de caméra artificiels et les transitions (tout comme la fin) méritent un peu plus de finitions. Mais j'y travaille ^^.

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Jeux vidéo

Hello tous,

 

Sorti en fin d'année dernière sur PS3, Wii et Xbox 360, Epic Mickey 2 Le retour des héros n'avait pas daigné pointer le bout de son nez sur Wii U, du moins en version française puisque le titre avait été distribué à l'international sur ce hardware. Et depuis, le jeu de Junction Point, imparfait mais attachant, peine à trouver son public. Mais ce retard donne peut-être une nouvelle chance au dernier jeu en date de Warren Spector : en cette période de pénurie de titres Wii U, le titre du défunt studio Junction Point a peut-être un coup à jouer dans notre pays. C'est en ce sens que j'ai rédigé un test spécifique, à découvrir à l'adresse http://www.dna.fr/loisirs/2013/05/10/compagnons-d-infortune.

Bonne lecture !

 

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Cinéma

Hello tous,

Deuxième post de la journée, pour cette vous parler du prochain film d'Alfonso Cuaron (Les fils de l'homme, m'voyez?) Intitulé Gravity, le long métrage s'emparera du thème cher à nos coeurs de la science-fiction pour raconter l'histoire de deux spationautes victimes d'une catastrophe spatiale et soudain livrés à eux-même,à la dérive dans l'immensité de l'univers.

La bande-annonce, aboslument saisissante, renvoie à cette peur du vide, du manque de prise de l'homme sur son environnement qui avait en son temps fait des Dents de la mer de Spielberg un film culte. Quelque chose me dit que Gravity, servi par la présence de George Clooney et Sandra Bullock, est bien parti pour prendre le même chemin, tant les premiers retours sont déjà enthousiastes.

Je vous laisse apprécier le premier trailer, en attendant le film sur vos écrans le 23 octobre prochain...

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Découverte

 

Hello tous,

J'avais en tête d'attendre quelques semaines de diffusion avant de partager avec vous ma nouvelle découverte TV, l'intrigante série Da Vinci's Demons. Le temps est désormais venu, car mes espoirs commencent doucement à se muer en certitudes alors que je viens d'en finir avec le quatrième épisode : nous tenons là une série particulièrement inventive, baroque et romantique, qui devrait sans nul doute trouver un écho favorable auprès des télévores lorsqu'elle sera diffusée en France. 

Oubliez pour cela toute prétention historique sérieuse. Si Da Vinci's Demons prend place dans l'Italie de la Renaissance,  seules les grandes lignes de cette glorieuse époque de l'Histoire sont respectées. Mais c'est déjà beaucoup, puisque l'intrigue prend place en plein coeur du passionnant différent opposant la papauté, alors maîtresse de Rome, à la famille des Médicis qui a fait de Florence une véritable cour des miracles, encourageant les arts, la science et la création. Nous sommes alors au milieu des années 1470 et Laurent de Médicis, ami des arts, dirige la cité de manière à lui garantir la prospérité. Sur ce point, la véracité historique est respectée : richissime, la famille Médicis s'est faite créancier du Saint-Père, s'attirant de ce dernier une forte inimitié au tournant des années 1470 en refusant à Sixte VI un prêt de 40 000 ducats qui doit à l'époque lui permettre d'asseoir l'influence de son neveu Girolamo Riario.

Laurent de Médicis, par Girolamo Macchietti

 

C'est dans ce contexte qu'intervient l'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de la Renaissance italienne, à savoir la conspiration des Pazzi. Si vous êtes adeptes des romans de Thomas Harris ou des adaptations qui en ont été livrées au cinéma, vous vous souvenez sans doute de la présence d'Hannibal Lecter à Florence dans Hannibal. Or, le docteur fait référence à la trahison de la famille Pazzi, qui s'est soldée par la pendaison, après éventration, de Francesco Pazzi aux fenêtres du Palazzo Vecchio. C'est le même sort qui attend son descendant, le commandatore Rinaldo Pazzi, dans le livre de Thomas Harris.

Cette trahison, partant, est l'enfant d'une révolte contre Laurent de Médicis. Ecartés du pouvoir, les Pazzi s'allient à Rome et à la famille Salviati, également mise à l'écart des décisions, pour tenter d'éliminer le maître de Florence. Le 24 avril 1478, une tentative de meurtre est perpétrée sur la personne de Laurent de Medicis en plein office en la cathédrale Santa Maria del Fiore, joyau de la cité toscane. Mis en échec, ce coup d'Etat se solde par une répression très sévère. Tous les traîtres sont poursuivis et pendus.

 

L'année 1476, point de départ de la série

 

Da Vinci's Demons prend place au tout début de cette conspiration. L'histoire s'installe, sans doute, en 1476, un point du scénario du quatrième épisode renvoyant à l'arrestation de Da Vinci pour sodomie, fait avéré et daté dans sa biographie (qui lui vaudra d'ailleurs dans la réalité deux mois de prison avant d'être relâché faute de preuve et sans doute grâce au discret appui de Laurent de Médicis).

La série, partant, s'écarte de la vérité historique (un simple mécénat) pour développer un rapport de proximité très fort entre Laurent de Médicis et Léonard de Vinci, le second étant amené à créer des armes pour le premier afin de dissuader toute attaque frontale du camp romain (on sait que Da Vinci, en réalité, ne commencera à développer des armes qu'au début des années 1480). Mais le scénario, développé par David S. Goyer (FlashForward en 2010), va beaucoup plus loin encore, s'aventurant sur les terres de Dan Brown : il met en place une caste occulte cherchant la connaissance absolue, à laquelle le personnage de Da Vinci se trouve bientôt intimement lié puisqu'investi de la mission de trouver un artefact dont le sens s'éclaire au fil des épisodes : le livre des feuilles. L'affaire est ainsi entendue : de meurtres en complots, Da Vinci's Demon est avant tout l'histoire d'une quête mystique au long cours.

 

C'est l'occasion de mettre en avant la jeunesse de Leonardo Da Vinci. La série, pour ce faire, n'économise aucun artifice, et met en scène l'esprit créatif de son personnage principal (Tom Riley) avec un sens du baroque et de l'esthétisme indéniable, quoique renvoyant davantage à l'idée que l'on se fait de l'Angleterre shakespearienne qu'à celle de la Florence de la Renaissance. Le personnage de Da Vinci, partant, est dépeint comme celui d'un héros romantique : amoureux éperdu, passionné de connaissance, aventurier, champion d'escrime, rêveur et idéaliste, il semble presque caricatural dans le premier épisode, qui peine à trouver son rythme et son sens. Sa figure heureusement se développe avec davantage de nuance par la suite, mais les créateurs de la série ont visiblement en tête de faire de Da Vinci la boussole morale de la série. Un contrepied total avec la production TV actuelle, qui aime dépeindre ses héros en clair-obscur, et dont on apprécie finalement toute la portée iconique retrouvée : Da Vinci est un héros, et cela ne souffre aucune discussion. On avait presque oublié combien cela pouvait apporter en empathie avec le personnage ainsi présenté.

 

Le ciel et la terre

La série, diffusée sur la chaîne Starz, repose sur une double intrigue. La première tient à suivre le fil des relations de Da Vinci avec Florence et les Médicis, finalement la partie la plus réaliste et la plus convaincante du show pour le moment. La seconde, relative à la quête spirituelle, emmène la création de Goyer sur des terres plus ésotériques, presque chamaniques, et demande encore à trouver sa justification. Un peu de patience : chaque nouvel épisode se révélant un peu plus abouti que le précédent, l'on devrait en savoir davantage très rapidement.

 

Mais ce qui rend Da Vinci's Demons si solaire, c'est sa capacité à mettre en scène le génie créatif de Da Vinci. La plus grande réussite du show, avec la mise en scène de la relation amoureuse unissant Da Vinci à la superbe Lucrezia Donati (Laura Haddock), est ici : soutenu par une bande son de très belle facture, franchement inspirée même, il introduit très progressivement les ingrédients constitutifs de l'idée qui va germer, filmant  la chose comme une succession d'indices qui n'est pas sans rappeler la recette d'Elementary ou du Sherlock Holmes de la BBC. Le crescendo est adroit, servi par quelques effets visuels dont les excès du premier épisode ont vite cédé la place à un sens de la mesure salvateur dans  les shows qui ont suivi.

Pourtant, difficile de dire si ces atouts sont de nature à tenir sur le long terme. La structure de la série, pour l'instant assez redondante (un problème se pose, Da Vinci trouve une solution, si possible en changeant de perspective et de regard sur le monde), pourrait finir par lasser. Les éléments apportés par le quatrième épisode, qui ont déclenché ce premier post, semblent cependant indiquer une capacité de la série à se renouveler et à explorer assez rapidement des pistes auxquelles on n'avait pas nécessairement pensé. Car "la guerre ne se mène pas que sur le champ de bataille", dit un ennemi du génie florentin : l'on est tenté de croire que Da Vinci's Demons est en passe de faire sienne cette maxime ô combien éclairée...

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Découverte

Hello tous,

Il fallait s'y attendre. L'arrivée de la Go Pro 3 à la maison s'est accompagnée de quelques nuits blanches, puisque je me suis très rapidement entiché de cette petite caméra et de ses multiples possibilités, caressant notamment l'idée de réaliser des vidéos comme celles qui servent à la promotion de la machine sur son site officiel. Evidemment, c'est plus simple à dire qu'à faire, principalement parce que le matériel utilisé pour parvenir à ce type de rendu n'est pas donné. J'ai essayé la chose en téléchargeant une version shareware de Vegas Pro 10.0c (pour mon OS 32 bits) et une version test du plugin Twixtor : il n'y a pas à dire, le système est redoutablement efficace, et je confirme ici mon intention de faire l'acquisition de ce duo de logiciels particulièrement pratique. Mais en attendant, je vais me débrouiller en utilisant une alternative tout-à-fait satisfaisante, et qui plus est totalement gratuite - ce qui n'est pas rien pour quelqu'un qui n'aime pas les logiciels hackés - : SlowmoVideo.

C'est en faisant pas mal de recherches sur les forums de passionnés que je suis tombé sur cette perle. Après avoir été déçu par le rendu d'Avidemux, mais aussi par celui de Magix Video Deluxe 2013 Premium, deux solutions software prétendant pouvoir rivaliser avec le rendu de Twixtor mais sans y parvenir, je me suis orienté vers une solution que les sites indiquaient comme étant réservée aux utilisateurs Linux. SlowmoVideo, de fait, est né dans le monde du logiciel libre, mais a connu dernièrement une adaptation pour les environnements Windows. Heureuse nouvelle, car le logiciel se révèle tout-à-fait performant à l'usage, à condition de prendre garde à quelques détails. A tel point que je vous propose ci-dessous d'en apprendre le fonctionnement pas à pas.

1. L'installation

Le téléchargement s'effectue à la page http://slowmovideo.granjow.net/download.php. Le fichier zip doit être décompressé dans un répertoire aisément accessible depuis la racine du disque dur (ex: c:/slowmotion, à créer manuellement). Une fois le dossier installé, on doit encore télécharger le ffmpeg de Zeranoe - version 32-bit static builds - à l'adresse http://ffmpeg.zeranoe.com/builds/. Décompressez les fichiers dans le même répertoire que celui de SlowmoVideo (c:/slowmotion, donc), et effectuez une copie du fichier ffmpeg.exe (caché dans le sous-répertoire bin) pour le placer dans le même dossier que celui où figure SlowmoUI.exe (c:/slowmotion toujours). Rien de plus à faire, double-cliquez ensuite sur SlowmoUI pour lancer l'application. Vous arriverez à l'écran ci-dessous (double-cliquez sur les jpeg pour les voir en détails) :

 

2. Créer le projet

Une fois SlowmoVideo lancé, créez un nouveau projet via le menu "File", en haut à gauche. Indiquez le répertoire de stockage du projet (en vert), en prenant soin de garde très visible puisque les fichiers temporaires de création du slowmotion peuvent prendre plusieurs giga-octets d'espace disque. Pour ma part, j'ai installé ce répertoire sur mon bureau, ce qui me permet de l'effacer sitôt la vidéo achevée. Donnez ensuite un nom au projet, puis sélectionnez la vidéo à travailler depuis le menu "Input vidéo. Ceci fait, cliquez sur OK et laissez la vidéo charger, ce qui peut prendre quelques minutes.

 

3. Les principes de base à connaître

Une fois la vidéo chargée, un espace de prévisualisation apparaît que le haut de l'écran, tandis qu'une ligne de temps un peu particulière occupe le bas de la fenêtre d'action. Concernant l'espace de prévisualisation, rien de comparable aux autres logiciels de traitement vidéo : vous verrez apparaître, de gauche à droite, un rendu image par image de la vidéo d'origine, puis un rendu image par image de la vidéo telle qu'elle sera en sortie. Une troisième visualisation peut faire son apparition tout à droite: celle du rendering en cours (File - render preview). Elle est peu ou prou inutile.

La timeline, elle, mérite que l'on s'y arrête plus en détails. En ordonnée (vertical), vous trouvez la durée de la vidéo d'origine. En abscisse (horizontal), c'est la durée de la vidéo finale qui est calculée. A partir de ces deux variables, tout est possible : ralentir l'image, l'accélérer ou effectuer un rewind. Et ceci tout simplement en cliquant où il faut sur la timeline pour poser autant de balises (i.e. nodes) que nécessaire. Pour supprimer une balise, c'est tout simple : cliquez droit dessus et sélectionnez "delete node".

Admettons que la vidéo que vous traitez doit être totalement conservée (dans le cas contraire, il ne faudrait pas placer la première balise à 0;0, mais à l'instant T en ordonnée à partir duquel vous souhaitez que la vidéo finalisée commence). D'un simple clic de souris en 0;0 (zero d'abscisse, zéro d'ordonnée), vous indiquez le point de départ de vous travail. Dès lors, plusieurs options s'offrent à vous:

- en traçant une ligne à 45° de l'abscisse, vous faites passer le temps à l'identique de la vidéo d'origine.

- en traçant une ligne au-delà de 45°, vous faites accélérer le temps. Plus vous êtes proche de la verticale, plus le temps passe vite.

- en traçant une ligne en-deça de 45%, vous ralentissez le temps. Plus vous êtes proche de l'horizontale, plus votre vidéo ralentit.

- Plus une section horizontale est longue, plus la durée de cette section est longue dans la vidéo finale : c'est avec cette règle que vous pouvez modifier la durée de votre slowmotion.

- les lignes croissantes (/) vont dans le sens du temps. Les lignes décroissantes (\) remontent le temps.

- La fin de la vidéo est matérialisée par une ligne horizontale blanche, tracée en gras. C'est sur cette ligne que vous devrez terminer votre vidéo, à moins de ne pas souhaiter embarquer l'intégralité de cette vidéo pour votre rendu final.

 

 

4. Une fonctionnalité spéciale : la courbe de bézier

Vous constaterez que les sections réalisées en plaçant les balises sont assez brutes de décoffrage, ce qui induit des modifications brutales de la vitesse de défilement de la vidéo en fonction de vos actions. Il existe heureusement une option qui vous permet de rendre ces variations plus progressives, à savoir la courbe de bézier. Pour y avoir accès, cliquez sur la balise qui vous intéresse, puis cliquez-droit dans la timeline.

 

L'activation de la courbe de bézier se traduit par l'apparition dans la balise sélectionnée d'une sorte de petite roue. Celle-ci peut être saisie en appuyant sur shift (maintenir) puis en saisissant la roue. Il est alors possible de la déplacer sur la timeline pour incurver le segment travaillé, ceci grâce à une fonction de vectorisation. Pour revenir à zéro, il suffit de ramener la roue dans la balise.

 

 

5. A savoir

Vous l'avez constaté, l'utilisation de SlowmoVideo est relativement simple, ce qui constitue son principal avantage. Son inconvénient, en revanche, tient à  masquer le niveau de FPS retenu pour les effets de slowmotion. Veillez donc soit à sortir la calculette pour évaluer ce taux de FPS en fonction de la durée de la vidéo initiale et de son taux de rafraichissement, soit à garder en tête que les plus courtes sont souvent les meilleures. Quelques tests vous permettront de toute manière de vous familiariser avec la chose et de savoir quelles sont les limites à ne pas dépasser. Je n'en dis pas davantage sur le sujet, étant moi-même encore en train de chercher les meilleurs réglages pour limiter au maximum les artefacts visuels qui peuvent apparaître sur le slowmotion lorsqu'on abuse des bonnes choses.

Notez également qu'un des points faibles de l'algorithme slowmotion tient à sa nature : il calcule des images intermédiaires, ce qui signifie que l'interpolation de textures complexes peut générer des artefacts. Evitez donc les arrière-plans riches et préférez des fonds unis sur lesquels votre sujet principal peut se détacher aisément. Vous verrez plus loin la différence entre les deux situations dans la vidéo test (très imparfaite) que j'ai réalisée pour illustrer ce post.

6. Le rendu

Une fois que vous êtes à peu près satisfait de votre travail, il est l'heure de passer au rendu. Attention, à la différence de Twixtor, cette phase peut être très longue (de l'ordre de plusieurs heures), je vous conseille donc d'effectuer des tests avant de lancer le rendu final

Cette fonction se trouve dans l'onglet "File", sous l'appellation "Render". Vous ouvrez une fenêtre présentant plusieurs onglets, que je détaille ci-dessous, du mois dans les limites de ce que j'ai compris. Si vous avez des données à préciser sur le sujet, je suis preneur et mettrai le post à jour en fonction de vos remarques

 

L'onglet "Rendering settings" vous permet de définir si vous souhaitez traiter toute votre vidéo ou une sélection seulement (fonction que je n'ai pas encore maîtrisée). Vous y trouvez surtout le framerate de sortie de votre vidéo (24 FPS par défaut, je vous suggère de monter la valeur à 50 au moins). Vous pouvez également agir sur la taille (en small, pour les tests, ce qui permet de gagner du temps dans le traitement) et jouer sur le type d'interpolation.  L'interpolation two-ways est celle proposée par défaut, la bézier doit paraît-il limiter les artefacts visuels sur les arrière-plans plus complexes qu'un ciel bleu. J'ai testé, mais je ne suis pas convaincu.

 

 

 L'onglet "Optical flow" permet d'agir sur la qualité et la taille des images rendues afin de limiter les artefacts visuels, mais le logiciel lui-même indique qu'il faut effectuer des tests en essyant un rendu à 5 et un autre à 50, afin d'évaluer en quel sens il est préférable d'agir (si l'on décide d'agir sur cette variable). Pas eu le temps de m'y essayer, mais j'y reviendrai. La valeur "20" me semble de toute manière satisfaisante, pour le moment.

 

SlowmoVideo permet de générer des effets de motion blur (flou cinétique), à partir de la timeline. Je ne m'y suis pas intéressé, le rendu n'étant pas ce que je cherche (pour l'instant), mais sachez qu'il peut être paramétré dans cet onglet de rendu final. 

 

 

L'onglet "Output", enfin, permet de définir si vous souhaitez un rendu vidéo ou  sortir les images qui composent celle-ci, mais aussi de donner un nom à votre fichier (n'oubliez pas le .mpg à la fin du fichier !) L'"optional arguments vcodec" me semble, en l'état actuel des choses, inactif.

 

Voilà. Avec tous ces conseils, vous devriez pouvoir vous lancer dans la réalisation de slowmotions dignes de ce nom. N'oubliez pas que meilleure est la qualité de la vidéo initiale, meilleur sera le résultat final. Il pourrait être intéressant que vous postiez vos essais en complément de vos remarques dans le fil de commentaires, afin que ce tutorial puisse progressivement s'enrichir de vos apports. Je vous mets ci-dessous la première vidéo réalisée par mes soins (totalement brute, sans post-traitement, ne me hurlez pas dessus ^^), sachant que trois autres, normalement plus abouties, sont déjà en gestation. Enjoy !

 

En bonus, un autre Slowmotion réalisé avec SlowmoVideo. Pas de moi, et ça se voit...

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Découverte

Hello tous,

Quand on aime voyager loin en sortant un peu des sentiers battus, on apprécie de disposer d'un matériel robuste et capable de tenir la distance. C'est cette logique qui guide chacun de mes achats, et qui m'a notamment conduit, dans le domaine de la photo, à préférer un reflex Canon 1D mark II, relativement ancien, à des boitiers plus récents mais moins bien tropicalisés. Il n'y a rien de pire que de se retrouver en carafe à l'autre bout du monde, je l'ai expérimenté au Canada pas plus tard qu'au printemps 2012, lors d'une vague de froid qui a littéralement achevé l'un de mes appareils.

En quête d'une mini-caméra capable de me suivre partout et, surtout, en mesure de résister à toutes les conditions climatiques que l'on puisse imaginer (je vise l'Indonésie, cet été), je me suis donc logiquement intéressé de près à la série des Go Pro HD Hero 3, qui a pour elle de proposer sur le marché un rendu vidéo au top pour un prix relativement abordable, et ceci dans une coque ultra-résistante (des amis m'ont raconté avoir roulé sur une de ces machines dans son caisson de protection, sans la casser). Quelques semaines plus tard, j'ai finalement craqué et j'ai acquis le modèle le plus abouti de cette génération, la "black edition", principalement pour ses performances à quelques mètres sous la surface. Grosse satisfaction en rentrant avec la belle sous sous le bras à la maison, puis petite désillusion : pas facile en effet de s'y retrouver la première fois que l'on manipule la caméra et que l'on essaye d'identifier les accessoires qui l'accompagnent, d'autant plus que le bundle ne propose aucun mode d'emploi (vu le prix de l'ensemble, c'est au minimum gonflé) et que la notice en ligne proposée sur le site officiel de Go Pro est loin d'être suffisante pour accompagner les vrais néophytes. Heureusement, quelques tutos bien conçus circulent sur le web, qui permettent au nouveau venu de prendre la mesure du matériel qu'il a sous les yeux. Je vous mets ci-dessous celui qui m'a accompagné dans mes premiers pas.

La Go Pro HD Hero 3 black edition n'est pas pour rien considérée comme le vaisseau amiral de la marque : sa principale caractéristique tient à proposer un capteur de nouvelle génération (à l'inverse des éditions "white" et "silver", qui embarquent un capteur amélioré de la DH Hero 2). Le résultat s'apprécie en termes de résolution et de fluidité, pour commencer : la caméra est capable d'enregistrer jusqu'en 4K à 12 images par seconde (ips), ce qui relève de l'argument marketing tant le rendu est saccadé, propose un mode 2,7K autorisant le recadrage et donc une stabilisation en post traitement, mais aligne aussi des modes de capture vidéo standard beaucoup plus séduisants pour ceux qui veulent s'adonner aux joies du slow motion, dont un 1080p à 60 ips et un 720p à 120 ips qui s'avèreront précieux par la suite dans des suites logicielles comme After Effects, Photoshop Elements Premiere ou Avidemux.

J'utilise pour l'heure les deux derniers pour me faire la main sur le post-traitement - j'intégrerai quelques vidéos à ce post lorsque je serai totalement satisfait du rendu - mais j'escompte passer à terme à After Effects, qui possède pour principal avantage d'être compatible avec le coûteux mais redoutable plugin Twixtor, lequel permet de simuler un slow motion en 2000 ips via un algorithme de traitement de l'image très performant. Un exemple ci-dessous :

 

La Black Edition, évidemment, possède d'autres points forts, en bon couteau suisse numérique. D'abord, elle possède un mode Protune permettant d'enregistrer une image moins compressée (moins d'artefacts, donc), plus neutre et donc plus propice à un meilleur post-traitement. Contrepartie non négligeable, toutefois : le poids de la vidéo augmente de manière conséquente. Ensuite, la Go Pro Hero 3 "Black" peut prendre des photos en 12 MPixels (11MPixels pour la Silver) à raison de 30 images par seconde maximum, et dispose d'une fonction timelapse qui, couplée à un rendu visuel de belle tenue, se révèlera bien utile lorsque l'on n'a pas sous la main la dernière génération de reflex. Elle combine évidemment les avantages de sa génération : l'encombrement est minime et le poids en chute libre comparé à la Hero 2. Enfin, elle propose par défaut une télécommande wifi vendue normalement 70 euros, qui permet de contrôler la caméra à distance. L'interface est strictement identique à celle proposée par la Go Pro elle-même. Je note au passage qu'une appli Androïd et IOS permet de transformer son smartphone en télécommande tout en visualisant les vidéos enregistrées, en temps réel. Je ne m'y suis pas encore essayé, j'y reviendrai. 

En parlant d'interface, j'ai pu lire pas mal de retours négatifs sur le sujet, nombre d'utilisateurs regrettant le manque d'ergonomie des menus et la difficulté d'utilisation. Mais sur ce point, la lecture du manuel en ligne, en français, permet de régler la plupart des problèmes. Celui-ci est accessible à l'adresse http://cbcdn2.gp-static.com/uploads/product_manual/file/51/HERO3_BlackUM_FRA_130-02494-000_RevC.pdf, je ne peux que vous conseiller sa découverte minutieuse, tant la maîtrise des fonctions avancées de la caméra est cruciale pour parvenir à réaliser de belles prises de vue. Comptez une bonne heure, ce ne sera pas du temps perdu. Quant à l'interface, elle est simplissime : un bouton de mode, sur la face de la caméra, pour rechercher l'option désirée (et servir de bouton ON/OFF), et un bouton de sélection de cette option (sur le dessus de la Go Pro, il sert également de déclencheur).

Une fois que l'on est lancé, on apprécie le rendu de l'ensemble dès les premières vidéos. L'objectif à ouverture F: 2.8 délivre une image très propre, et dont la particularité du rendu tient en partie aux modes d'affichage wide (120°) et ultra-wide (170°). L'effet de distorsion est à mon goût assez saisissant. En revanche, ainsi que j'avais pu le lire dans les tests dédiés à la machine, la batterie ne permet de tenir qu'une heure, au mieux une heure et demie. Il va donc falloir que je pense à m'équiper de batteries de rechange, ainsi que d'un chargeur dédié. C'est tout l'histoire de Go Pro, cela : une fois le pack initial acquis, il faut encore s'équiper d'une carte mémoire micro SD (de classe 10 minimum, s'il vous plaît), des accessoires de fixation, des compléments énergie...

Ce qui nous amène à la question de la facture : la Go Pro black edition se trouve en magasin à 420-450 euros, et sur le web, au mieux, pour 370 euros (à moins de commander aux USA, mais gare à la douane!). Ensuite, comptez encore une fois 200 à 300 euros après l'achat initial pour profiter de votre machine à fond en achetant les fixations, les cartes SD et les batteries supplémentaires. Enfin, si vous voulez utiliser ces fichiers au mieux, vous devrez prévoir un conséquent budget logiciel : 1374 euros pour After Effects CS6 (un "leasing" existe sur le site d'Adobe, cependant, à 24,59 euros par mois), mais aussi 329 à 595 euros, selon la version choisie, pour le plugin twixtor. C'est à ce prix seulement que vous obtiendrez le même rendu que sur les vidéos officielles de la marque. Pour ma part, c'est un investissement que je finirai par consentir, une fois que je maîtriserai suffisamment la chose. Mais un Premiere Elements fait très bien l'affaire en attendant.

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Humour

 Hello tous,

On se redresse bien gentiment sur sa chaise et on apprécie le nouveau siège du Quotidien du peuple, l'organe de propagande communication du parti communiste chinois. Ce n'est même pas une blague.

 

 Source: http://www.rue89.com/2013/05/03/quotidien-peuple-pekin-organe-propagande-dresse-242025

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Cinéma

Trailer VF "red band" (non censuré) d'Evil Dead, de Fede Alvarez. Déconseillé aux moins de 16 ans.

 

Post déconseillé aux moins de 16 ans

 

Hello tous,

Ce film-là, je ne pouvais pas le rater. Parce qu'Evil Dead, l'original j'entends, c'est une histoire d'amour. La mienne, celle de mes premiers grands frissons de cinéma, nés ici, dans cette terrifiante affaire de possession au fond des bois. Sam Raimi, Bruce Campbell. Ash. La tronçonneuse. La main. Oui, la main. Et cette caméra qui court à travers la forêt, présence hostile qui possède, attaque, se défend, se rit et se joue des hommes et des éléments. Si Evil Dead a marqué son époque à sa sortie, c'est parce qu'il est une représentation fidèle de la folie sur grand écran. Il est la carte d'un monde déviant, le roman de ses protagonistes qui le sont tout autant. Evil Dead a construit son mythe sur la frénésie et le goût de l'excès, sur la peur viscérale et un indéniable sens du deuxième degré. Un filon que ses deux suites, chacune dans son genre, ont su magistralement exploiter.

Alors, évidemment, qu'un reboot de la saga soit tenté aujourd'hui est une sacrée gageure. Autres temps, autres moeurs, comme on dit. S'il est plus facile de représenter la violence à l'écran, nous avons perdu, durcissement du classement "R" aux USA oblige, de cette capacité à produire de la pelloche réellement dérangeante, capable d'installer le malaise, puis la terreur en échappant à l'effet "montagnes russes". C'est là tout le paradoxe d'une époque où l'apparence s'est mise à primer sur le fond, et c'est ce qui rendait le pari d'un nouvel Evil Dead si risqué. Et c'est ce qui faisait de la découverte de ce film, validé par Sam Raimi lui-même, un impératif pour le fidèle de la saga que je suis depuis maintenant plus d'une vingtaine d'années.

Voir le premier long métrage du jeune Fede Alvarez (Ataque de Panico, le court qui l'a fait connaître, est impressionnant, et à voir à l'adresse http://www.allocine.fr/film/court-metrage/news-18618931/) apparaître sur les programmes ciné avec une mention "déconseillé aux moins de 16 ans" avait quelque chose de rassurant. Que Sam Raimi lui-même ait choisi Alvarez pour ressusciter son film, avec la bénédiction et le soutien de l'équipe qui avait réalisé l'original, était également un motif de confiance. Et de fait, cet Evil Dead nouvelle formule a pas mal d'arguments à faire valoir. Extrême, couillu et jamais con, le film d'Alvarez est une vraie pelloche horrifique comme on n'en voit plus. Un signe qui ne trompe pas : pour la première fois depuis bien longtemps, j'ai sursauté au cinéma. Dans une salle pleine à craquer de jeunes - et moins jeunes - adultes visiblement très absorbés par cette affaire.

[Attention, la suite contient quelques spoilers, mais rien de crucial]

Cet Evil Dead, partant, n'est pas vraiment un reboot de l'opus inaugural de 1981. Autres personnages, autre histoire, autres conséquences, et surtout autre manière de traiter le sujet. David, Eric, Mia, Olivia et Nathalie se retrouvent certes dans une vieille cabane familiale, mais ceci pour aider Mia à échapper à sa toxicomanie. Pas d'enregistrement retrouvé au sous-sol et diffusé par erreur non plus, mais la lecture à haute voix du livre des morts lui-même - dont  l'exemplaire visible dans le film, à la couverture en peau humaine comme il se doit, devrait devenir un "prop" très recherché ces prochaines années, tant il est réussi. Alvarez prend le parti de raconter sa propre histoire, évidemment éternellement rattachée à l'invocation d'un démon qui va posséder et tuer ses hôtes l'un après l'autre, mais ceci sans tomber dans la citation facile de l'original et en cherchant une tonalité qui lui est propre. Les références existent, certes, à l'image de la scène du viol par les bois ou de celle de la main coupée, mais elles sont immuablement l'occasion pour le réalisateur d'apporter, paradoxalement, un point de vue nouveau sur l'histoire. C'est la grande force de ce long métrage relativement court (1h30): le spectateur connaissant la trilogie originale est sans doute encore plus perdu que celui qui s'en vient pour la première fois à découvrir le sel d'un Evil Dead. Toutes les références sont manipulées, transformées, mènent au contre-pied et surprennent sans jamais trahir, pourtant, le matériau originel, infiniment respecté.

Conséquence immédiate et salutaire, on se plonge avec délectation dans cette histoire que je qualifierai d'inédite, sans doute de manière quelque peu abusive. Le fond est au rendez-vous, reprenant de l'original sa volonté de décrire les mécanismes de la folie et de sa contagion. La forme, elle, est remarquable. L'image, qui sait rester assez brute, se met au service d'une représentation lourde de la violence, du mal, sans complaisance aucune mais avec cette capacité à installer ce dont je parlais plus tôt, ce malaise, cette insanité que le cinéma des années 1970, version Carpenter, Boorman ou Wes Craven, savait si bien manier. Enfant de son temps également, le film va très loin pour une pellicule "seulement" restreinte aux moins de 16 ans. Gore, Evil Dead l'est assurément, et Alvarez pousse loin le concept, osant représenter des scènes de violence sur des animaux qui, si elles ne feront pas l'unanimité, rendent paradoxalement hommage à l'humanité du petit groupe que l'on voit se déchirer. C'est vital : un bon film sait créer l'empathie du spectateur avec les personnages qu'il met en scène. Ce qui suppose que ces derniers soient bien caractérisés et, surtout, traités avec respect. 90% des productions des années 2000 ont oublié cette règle toute simple.

Tout ne fonctionne pas, pourtant, au fil de cette descente aux enfers. La prestation de Lou Taylor Pucci (Dave, qui lit le Livre des morts), en particulier, manque clairement de finesse et nuit à l'immersion. La volonté scénaristique de tout justifier, le besoin de trouver une issue satisfaisante à la malédiction, quelques scènes qui sacrifient à la mode des "rollercoaster movies" (Saw en tête) qui font les beaux jours des salles obscures viennent rappeler que plus de trente années et pas mal de millions de dollars de budget séparent ce reboot du film qui l'a inspiré. Mais la photo, les choix de caméra, la résurrection de ces prises de vue filant à travers la forêt, les teintes ocres qui virent au rouge et tripes à mesure que l'enfer débarque sur terre soulignent a contrario la capacité d'Alvarez à conserver son âme dans cette grosse machine. Evil Dead se nourrit d'un esprit et d'une esthétique baroques et borderline qui renouent avec les excès historiques des films de genre d'autrefois - on parle de plus de 25 000 litres de faux sang utilisés pour ce film, et franchement, j'y crois.

Bien qu'agaçant par certains aspects, Evil Dead constitue à mon sens un vrai moment de cinéma. Dont on ne regrettera finalement qu'une chose : que le personnage d'Ash n'y ait pas trouvé sa place. Bruce Campbell, désormais à la place de producteur du film aux côtés de Sam Raimi, aurait gentiment décliné la proposition d'un caméo. Mais pour tout dire, c'est peut-être mieux comme ça : l'on reste ainsi toujours en droit d'espérer un retour de Raimi derrière la caméra, pour rendre à Ash la place qu'il mérite vraiment : en tête d'affiche, à gueuler comme un putois que "Chez Pryba, les prix sont bas"... 

 Le petit clin d'oeil qui tue : l'épave sur laquelle est assise Mia, au début du film d'Alvarez, est en fait une Oldsmobile Delta 88, soit la voiture utilisée par Ash et ses amis dans le premier Evil Dead de Sam Raimi. Raimi a l'habitude mettre en scène cette automobile, qui n'est autre que la sienne, dans ses films.

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Jeux vidéo

 

Hello tous,

A 37 ans, je me considère un peu comme un papi gamer. J'insiste sur le papi, même si cela ne me plaît guère. Plus tout-à-fait les mêmes réflexes sur Counter-Strike, où je me fais désormais copieusement démonter par la jeune génération - qui ne sait pas ce qui l'attend, je me console comme je peux -,  plus vraiment en mesure de tenir la cadence en termes d'APM (actions par minute) sur des productions comme Starcraft 2. Mais on fait avec, on apprend à prendre la chose avec philosophie.  Avec l'âge, les réflexes s'émoussent un peu (beaucoup), quoiqu'on en dise, et l'on se met à penser au jeu vidéo différemment. On ne cherche plus nécessairement à scorer, à battre des records, à boucler un titre à 100% parce que l'on met un point d'honneur à glâner tous les trophées. Je n'étais déjà pas fan de cet esprit ultra-compétitif plus jeune, je vous laisse imaginer ce que ça peut donner chez un mauvais perdant congénital à l'aube de la sénilité.

L'un des trucs positifs avec le poids des années, en revanche, c'est qu'on devient peu à peu une encyclopédie de l'époque durant laquelle on a mûri. Pour moi, ce fut les années 1980 et le début des années 1990. Van Halen, The Clash, les Stones, Pink Floyd, AC/DC, les Pixies, U2 dans ses meilleures années... Fan de rock, je suis né pile à la bonne époque pour en profiter, j'ai vu pas mal de ces groupes sur scène et c'est un pan de culture que l'on ne pourra plus me retirer - enfin, sauf vieillissement non souhaité, cf sénilité. J'ai profité des premiers pas de Stephen King en tant que romancier à succès, j'ai lu Clive Barker alors qu'il était au summum de son art. J'ai appris à regarder le sida droit dans les yeux en suivant le journal de 19h sur FR3 ou le JT de la défunte 5. Au ciné, j'ai emballé des filles sur Les nuits fauves, j'ai pu profiter sur grand écran, avec les copains, de L'arme fatale, d'Indiana Jones et le temple maudit (et La dernière croisade, hein), mais aussi de Predator et de Terminator 2, de la trilogie Retour vers le futur, d'Aliens, de Platoon, Full Metal Jacket (merci papa) et, un peu plus tard, du dernier Kubrick Eyes Wide Shut (pas trouvé de copain pour le voir, celui-là. Les cons). Ah, et sportivement je fus témoin de l'époque où le Racing Club de Strasbourg jouait dans la cour des grands, mettant même la fessée, à l'époque, aux Glasgow Rangers, à Liverpool et au gigantesque Milan AC. Le club est en CFA 2  aujourd'hui. Fin de la parenthèse.

Vous me voyez venir, hein ? Les années 1980, ce sont aussi les grandes années du jeu vidéo naissant,  l'époque de la Master System, de la NES, de l'Atari 800 XL ou VCS 2600 ou VCS 7600. Ce sont les années de l'Amiga 500 (auquel j'ai consacré un post récemment), du CPC 464 et 6128, de l'Atari 520 ST (e ou f). Ce sont aussi les années de Sodipeng et de l'arrivée en France, grâce aux efforts de cette petite société, d'un drôle de boite plastifiée qui allait marquer les joueurs à jamais : la Nec PC-Engine a vu le jour au Japon en 1987, fut distribuée officiellement par chez nous dès 1989, et a enterré aussi bien la génération des 8 bits que celle des 16 bits, sur bien des aspects.

Pour ma part, je n'ai jamais possédé de PC-Engine dans mes jeunes années. Mais j'ai souvent rêvé devant les écrans qui en dévoilaient les atours. Je me souviens de ce Noël 1989, par exemple, dans les allées de la FNAC Strasbourg. Une PC Engine tournait en boucle avec le tout récent PC-Kid. Je ne me lassais pas de rester devant l'écran de longues minutes. Sur un tube cathodique, la PC Engine affichait un rendu graphique impressionnant, et surtout proposait une fluidité inédite à l'époque pour qui  n'avait alors eu  devant les yeux que les productions console de la Master System et de la NES. La Megadrive sortirait seulement l'année suivante, et la Super Nes suivrait encore plus tard. C'est dire l'avance technologique que possédait cette petite 8-16 bits nourrie aux hormones, avance encore accentuée, très vite, avec l'arrivée du CD-ROM System 2 alors que la concurrence s'encombrait encore de cartouches. Si NEC n'a pas écrasé ses rivaux à l'époque, c'est à mon sens pour une double raison : la première tient à ce que la firme nippone n'a jamais réellement souhaité s'imposer à l'international (la France est même le seul pays qui, grâce à Sodipeng, a pu bénéficier d'une distribution officielle de la console!). La seconde, c'est qu'il est parfois dangereux d'être trop en avance sur son temps.

Je ne reviendrai pas, ici, sur les multiples versions de la console qui ont vu le jour jusqu'à l'arrêt de la production en 1994. Duo, Duo-RX, Supergrafx, LT ou portable de rêve GT... Tous ces modèles n'ont connu qu'une visibilité toute relative dans notre pays, les magasins proposant ces hardwares se faisant rares à l'époque. Pour ma part, j'avais alors succombé aux sirènes de la Neo-Geo, ce qui avait rendu l'acquisition d'une telle machine un tantinet secondaire. Reste que ce PC-Kid continuait à me faire rêver. Vous voyez, le genre d'impression qui vous marque, le souvenir que vous enjolivez au fil des années. PC-Kid est devenu mon mythe, et c'est PC-Kid qui, finalement, en est arrivé à me faire craquer.

Voici un peu plus d'un an et demi, j'ai donc franchi le pas en profitant d'une belle opportunité. Une Nec Duo-RX me tendait les bras, et j'ai cédé. Pendant plusieurs mois, j'ai donc profité de la ludothèque opulente de la belle, principalement sur CD. Pourtant, je ne retrouvais pas la patine de ce PC-Kid tel qu'il subsistait dans ma mémoire. J'ai fini par me séparer de la machine, un peu frustré. Ce qui me valut à l'époque de copieux sarcasmes de l'ami Dopamine, puis une bonne crise de culpabilité.

J'ai voulu comprendre la raison de ce mariage raté, alors qu'il avait tout pour durer. Alors j'ai cherché, et cherché encore. Pour finalement découvrir grâce à des connaisseurs, voici un peu moins d'un mois, que la console qui tournait à la FNAC lors de mon premier contact avec la machine n'était sans doute pas une Coregrafx adaptée par Sodipeng (deuxième version de la console, transformée pour convenir au standard SECAM 50hz des écrans français à l'époque). Il devait s'agir d'une PC-Engine japonaise, premier modèle, de couleur blanche. La particularité de la machine tient de fait à sa sortie vidéo : conçue pour délivrer son signal sur antenne, la première PC-Engine avait rapidement été dotée d'une extension dénommée AV Booster, d'ailleurs indispensable pour fonctionner sur les écrans européens. L'AV Booster se connectait au bus extérieur présent à l'arrière de la console, et avait pour principal avantage de délivrer une image plus nette et plus fluide que celle proposée par un signal AV standard, en vigueur à partir de la Coregrafx.

 

Heureux hasard, une telle machine était justement en vente sur un forum de passionnés. Mon sang n'a donc fait qu'un tour, j'ai fait l'acquisition et la console est arrivée au courrier. Depuis, je revis enfin mon souvenir de jeunesse tel qu'il était gravé dans ma mémoire. Les cartouches de PC-Kid et PC-Kid 2, que j'avais achetées lors d'un voyage à Tokyo et soigneusement conservées dans ma ludothèque même après la revente de la Duo-RX, sont un véritable régal pour tout fan de retrogaming qui se respecte. Et il y a un bonus : Ninja Spirit, le plus grand jeu de plate-forme de l'ère des 8 et 16 bits, dont je ne pense pas un jour pouvoir me lasser.

 

Si tout va bien (remboursement de l'emprunt voiture bouclé, augmentation de salaire grapillée...), j'espère pouvoir retourner au Japon d'ici le printemps prochain. Entre deux escales nature, il tombe sous le sens que je ferai halte à Akihabara et à Nakano pour enrichir ma ludothèque de quelques cartes de jeu bien choisies ( qui a dit Jackie Chan ? ^^ ). Car les jeux NEC voient leur cote monter, eux aussi, dans les quelques enseignes qui en proposent encore dans notre joyeux pays. Si l'envie vous titille de vous intéresser de plus près à cette glorieuse page de l'histoire vidéoludique, je vous suggère de fait de ne pas trop tarder, ces consoles prenant désormais régulièrement de la valeur (leur cote ne baissera plus, soyez en sûrs). Bientôt, toute cette affaire risque de passer hors budget.

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