Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 14/05/17 à 18h00

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Cinéma

Hello tous,

Un petit moment que je n'avais plus pris la plume pour parler de cinéma, mais l'occasion était trop belle ce soir pour que je fasse l'impasse sur un tel sujet. Comme vous devez sans doute le savoir si vous êtes ne serait-ce qu'un peu familier de l'oeuvre de J.R.R. Tolkien ou amateur des adaptations réalisées par Peter Jackson du Seigneur des Anneaux, ce mercredi marque en effet le grand retour des aventures de Bilbo le Hobbit au cinéma, pour le deuxième volet très, très attendu de ce qui sera bel et bien une trilogie. Le premier opus, qui faisait davantage office d'introduction à l'univers du livre [mais servait aussi de présentation assez exhaustive de la Terre du Milieu, ce qui convenons-en faisait défaut dans le triptyque du Seigneur des anneaux], avait faut-il dire laissé d'excellents souvenirs, ceci en trouvant son propre ton, plus léger que celui des films qui l'avaient précédé, sans pour autant trahir cette parenté. C'est donc avec beaucoup de curiosité et d'impatience que j'attendais cette suite; avec le secret espoir aussi que Peter Jackson retrouve le souffle qui animait ses longs métrages lors de la lutte désespérée des hommes, des elfes et des nains contre les troupes maléfiques de Sauron et Saroumane.

Un voyage inattendu s'était conclu sur cette promesse, et disons-le tout de go, cette promesse est tenue. Dans La désolation de Smaug, le spectateur se retrouve à marcher dans les pas de la petite compagnie montée par Gandalf le Gris et guidée par l'imprévisible Thorin Ecu-de-Chêne, toujours bien décidé à reprendre sa montagne des griffes du redoutable dragon Smaug. Mais désormais, il n'est plus temps de céder à la contemplation. Si les paysages de Nouvelle-Zélande sont toujours aussi fantastiques, Jackson entend avant tout raconter une histoire, et il sait avoir du pain sur la planche en la matière. La compagnie devra échapper aux orques, croiser le chemin d'elfes hostiles, affronter le regard des hommes puis plonger dans l'antre même du dragon. Pas question ici de vous gâcher la surprise, mais sachez que jamais ne pointe l'ennui, une quelconque lassitude. Désormais, c'est tambour battant qu'est menée cette intrigue, et c'est sans temps mort, mais avec une remarquable faculté de faire silence, quelques instants, pour présenter la grandeur de ses personnages, que le réalisateur néo-zélandais s'emploie à filmer cette histoire faite du bois dont on fait les légendes.

Car, pour croire et rêver, il faut des modèles, de la grandeur, des archétypes du bien et du mal capables de dépasser les simples clichés. En la matière, l'oeuvre de Tolkien est une somme inépuisable de références, et Peter Jackson les met en scène avec un talent consommé, avec sans doute aussi l'expérience accumulée derrière la caméra, au fil de toutes ces années passées à donner vie à un monde qui dépasse, soyons-en sûrs, le cadre de la seule heroïc-fantasy. Bilbo tout d'abord, s'y révèle avec ces traits de caractère que l'on lui connaît dans le Seigneur des anneaux, cette force d'âme qu'il transmettra au jeune Frodon et dont on devinera toute l'importance au moment crucial de la transmission de l'anneau. La Désolation de Smaug est aussi l'occasion de s'en aller davantage à la découverte de ces nains si inattendus, bourrus, braves, têtus ou honnêtes jusqu'au bout des ongles. Des archétypes, là encore, et l'on se prend à chercher - et trouver - ses préférés, peut-être le bienveillant Balin, sans doute Fili et Kili, dont la bravoure est mêlée à un remarquable sens de la fraternité, pourquoi pas le noble Thorin lui-même, dont le courage cède parfois du terrain à des instincts moins avouables. Cette lutte contre sa part d'ombre est une bataille dont on ne se lasse pas.

Et puis viennent les hommes et les elfes. On retrouve avec plaisir, forcément, la figure du jeune et courageux Legolas, plus que jamais incarnation de l'abnégation. Legolas perd en second degré ce qu'il gagne en noblesse d'âme et en agilité. Sur un ton plus tragique, vient aussi le contrebandier, Bard, dont on sent que le lourd passé pèsera de tout son poids lors du troisième volet de cette trilogie bien pensée. Une carte émotion que joue Jackson avec finesse, effleurant la question du veuvage, de la paternité. Bard est une belle personne, et sa présence apporte beaucoup à la force du long métrage.

 

Cette élégance des sentiments, c'est aussi la raison d'être d'un personnage absent des écrits de Tolkien. Les fidèles de l'oeuvre littéraire pourraient crier au scandale, mais le personnage de Tauriel, incarné par la ravissante Evangéline Lilly, échappe au double syndrôme de la jolie plante inutile ou de la copie conforme de la sublime Arwen (Liv Tyler), qui avait fait chavirer le coeur de Viggo Mortensen. Sa grâce elfique illumine le film tout du long, invite chacun des personnages qu'elle croise à montrer le meilleur de lui-même. Ici encore, de la grandeur, et c'est bien cela qui fait de La désolation de Smaug une oeuvre en tous points supérieure au long métrage dont il prend la suite directe.

Car de cette peinture de caractères et de sentiments ressort aussi une maturité à laquelle le premier volet n'avait pas nécessairement su accéder. La désolation de Smaug parle davantage à l'adulte qui vit en nous et se souvient de ses rêves d'enfant. La nuance est importante, car Peter Jackson n'oublie pas, cette fois, à quel public il s'adresse réellement. Il ressort de cette prise de conscience une grille de lecture du film à deux niveaux, à l'image de la tradition du conte. Car oui, notre âme d'enfant y verra encore et toujours l'histoire fabuleuse de petites gens qui se dressent contre un dragon géant. Mais il y a ici tant et plus, analyse fine de la nature humaine, mécaniques des jeux d'alliance et de pouvoir, beauté du métissage dans un monde qui a fait du cloisonnement entre les races une vertu cardinale... Sans jamais s'y attarder, avec le bon goût de ne pas surligner son propos, Jackson décrit le monde tel qu'il est, et tel qu'il pourrait aller. C'est cela qui se dessine en filigrane, d'ailleurs, dans ce second volet : les prémices d'une autre époque, d'une Terre en marche, enfin, vers l'alliance et l'unité. Le temps de la grande bataille est déjà en train d'approcher... Autant dire que l'on prend en la matière pas mal de liberté avec la matière littéraire de ce qui était initialement un conte pour enfants, mais ce souffle de la grande histoire donne désormais à cette vision du Bilbo The Hobbit une densité à laquelle ne pouvait réellement prétendre l'oeuvre de Tolkien.

Tout ceci pour dire que La Désolation de Smaug est un grand et beau film populaire, passionné et passionnant, dont on a peu de chances de ressortir frustré. Forcément, on attend la suite avec impatience. Rendez-vous le 13 décembre 2014 pour le troisième et dernier volet de la trilogie, qui s'intitulera Le hobbit : histoire d'un aller et d'un retour.

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Commentaires

KENAVO
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KENAVO
On est d'accord sur ce point, et il est nettement plus mature et classe mais (et c'est un gros mais), le fait qu'il est quasi invincible, qu'il combine salto, glissade, surf sur les orcs, l'"amour" avec Tauriel... Pitié...

C'est aussi la quasi invincibilité des héros qui me gène... Ok c'est plus enfantin mais quand même... Les orcs sont ridiculisés et quand on voit la douleur et l’âpreté des batailles (même à faible nombre parfois) dans la première trilogie c'est un peu triste...

Ah et Beorn est sous exploité et c'est bien dommage... (je veux vite voir la version longue pour voir si il est plus développé!)
Noiraude
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Noiraude
Pas d'accord : l'apport de Legolas est crucial, c'est un lien avec le reste de la saga...
KENAVO
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KENAVO
Moi perso j'ai légèrement été déçu par ce 2e épisode...
Beaucoup de rajouts/remplissages qui sont trop lourds et chiants pour la plupart... (Legolas si tu m'entends...)
Après la scène à Mirkwood et toute la fin c'est mythique!
seblecaribou
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seblecaribou
@Noiraude: là je parlais du premier film avec l'orc estropié qui suit les nains. En fait, je trouve que les enjeux du premier film sont juste pas intéressant parce qu'ils n'avancent à rien. Je me souvien qu'à la fin du film, je m'étais dit: "mais pourquoi ce moment là est pas arrivé il y a une heure". Quand la fin est arrivé, j'avais eu l'impression de perdre du temps avec des séquences dont j'avais vraiment pas vu l'importance même pour ce film. Disons que dans LOTR, même si le premier film commence doucement (et je le sais à force de l'avoir entendu dire en faisait découvrir la trilogie à des amis qui n'avaient jamais vu) il y a un rapport entre ce qui se passe et le reste de la trilogie. Dans Bilbo, par exemple, Bilbo, il a RIEN A VOIR avec les nains que je sache. Il a pas de destinée. Il a encore moins de rapport avec la trame que le héros de Oblivion qui est juste le mec qui se trouve être là quand l'empereur meurt en fait XD

C'est vraiment ça qui m'a posé problème avec le film The Hobbit. J'appréciais que Bilbo, j'appréciais pas les nains au début (certes ils deviennent plus sympathique à la fin, mais je déteste quand même ce type de personnage rustre à l'extrême) et il a aucune raison de faire ce qu'il fait. Alors je cache pas le fait que j'ai adoré le bouquin alors que ça se passe plus ou moins de la même manière. Et dernier truc, je ne vois pas l'intérêt de présenter l'univers de Tolkien après une trilogie qui s'y passe. Le but du Hobbit, c'est de retourner à la maison et sur ce point précis, j'ai aimé le début quand on revoit la Comté.

Étrangement, j'ai beau avoir vu les LOTR 20 fois chacuns, avoir regardé les 20 heures de bonus par coffret DVD collector et porté un amour sans fin à cette trilogie, je crois que je ne voyais juste pas l'intérêt de vois The Hobbit tout simplement. Le premier Hobbit, je l'ai trouvé pas intéressant. Je dis pas que la suite sera mauvaise ou ne m'intéressera pas si je me retrouve devant, mais disons simplement que je n'arrive pas à y trouver suffisamment d'intérêt dans la quête à part le personnage de Bilbo. LOTR c'était sauvé le monde le but. Revenir à une quête plus "égoïste" (à ceci près qu'on parle du royaume de tout un peuple) plus mineur dans l'univers, j'ai juste du mal à voir le but, d'autant plus quand on a le point de vue d'un perso qui n'a rien à voir avec cette histoire.
Noiraude
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Noiraude
Mais Seb, Ecu-de-Chêne a tout à voir avec Smaug! Quant au comportement des nains, justement, on le voit évoluer dans ce film, notamment dans le rapport qu'ils entretiennent avec les elfes. Et tu les replaces d'autant mieux face à leur propre inconséquence qu'un personnage lourd de sous entendus, profond et enfant d'une tragédie vient leur rappeler leurs responsabilités... Tu devrais aller le voir, Seb, vraiment.
Flavien, j'ai du mal à comprendre comment tu as pu t'ennuyer face à un film qui justement est salué pour sa construction et son rythme, de toutes parts. Mais bon, les goûts et les couleurs, toussa...
Ariakkan
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Ariakkan
J'avoue que je vois mal comment on peut s'ennuyer devant. Me concernant, j'ai même trouvé que le film était parfois un peu trop rapide sur certaines scènes.
seblecaribou
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seblecaribou
Je tiens tout de même à dire que j'ai rien contre les aventures plus frivoles ou plus enfantines. J'ai 24 ans et je relis Harry Potter deux fois par ans depuis que j'ai 11 ans :3 C'est juste que j'en avais rien à faire des personnages en fait. Je les connais pas, je les trouve pas intéressants, ils sont trop nombreux. Dans le Seigneur des Anneaux, mes moments préférés c'est pas le Gouffre de Helm (bon okay c'est le Gouffre de Helm mais voilà quoi!!! le Mo'erfucking Gouffre aussi!!!) c'est surtout les moments de calmes où les persos parlent ensemble. Genre quand Legolas et Gimli se lancent des vannes, ou quand Sam se prend le choux avec Sméagol ou quand Eowyn fait de la soupe à Aragorn (vous noterez que je n'ai cité que des passages des Deux Tours) ou alors les moments de grande émotion genre Sean Bean qui meurt pour la feuzilion fois "Mon roi" :'(

Dans Bilbo, à part Bilbo, j'aime aucun personnage. Ni le magicien avec son caca de poule sur la tête, ni les nains qui sont d'un rustre sans nom (je déteste ce genre de personnage et de scène comme au début du Hobbit avec les nains qui s'imposent chez lui, j'ai envie de les tuer tous les mini-branleurs). Et surtout, le seul nain cool, le chef, il a une quête qui a rien à voir avec le méchant ou alors le méchant il sort de nul part. Bref il manque un truc. On a pas vu les nains se faire déposséder de leur royaume (ou vaguement en flash-back je sais plus) et sincèrement c'est pas suffisant pour me donner envie de les voir réussir leur quête à ses infâmes malpolis!

En fait, la seule séquence que j'ai ADORÉ genre autant que mes séquences préférées de LOTR, c'est la riddle party entre Sméagol et Bilbo. Parce que là je retrouvais le Bilbo que j'aime et le Gollum que j'aime (flippant et marrant à la fois).

Bon voilà du coup je me suis emporté, mais au moins c'est sorti @_@
seblecaribou
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seblecaribou
Elle est bien belle cette critique Noiraude! :)

Bon par contre, je dois vraiment avoir un coeur de pierre désormais, mais j'ai vraiment pas du tout envie de voir le film. Je vais essayer de trouver une séance de Gravity à la place tiens!
Flavien
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Flavien
Je viens de voir le hobbit; la désolation de smog et mon dieu que je me suis ennuyé, au début j'étais motivé mais à la fin j'avais simplement envie que ça se termine.
Dans ce film il y a des longueurs incroyables, à la limite du supportable pour moi.
guilman
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guilman
Je rejoins tout à fait Le Gamer. Et c'est pour cela que j'attends avec impatience, cette "désolation".
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Et ben moi j'ai aimé le Hobbit. J'ai même écrasé ma p'tite larme en retrouvant la Comté, avec cette impression libératrice de retourner chez moi après une longue absence.
Pourtant, je m'étais traîné jusqu'au cinéma avec beaucoup d'appréhensions, compte tenu de la genèse chaotique du film, de sa déclinaison inattendue en trilogie et surtout, surtout, de mes souvenirs plus que mitigé du bouquin.
Ce que Seb écrit sur le premier opus correspond tout à fait à ce que j'ai pensé du livre qui, effectivement, n'est "qu'un" conte pour enfants, sans plus d'enjeu que ça, linéaire, longuet et sans trop de surprises. J'avais une dizaine d'année, j'avais commencé le Seigneur des Anneaux et bloqué à Fondcombe. Pour atténuer ma déception, mes parents m'ont offert le Hobbit que j'ai lu d'une traite. Et je l'ai trouvé tellement "bébé", en comparaison, que j'ai enchaîné directement avec le SdA jusqu'à la fin.
Or je trouve que Jackson a joliment su noircir le ton du livre originel, de manière à créer une homogénéité salutaire entre les deux trilogies, mais sans sacrifier le ton propre à l'une ou à l'autre. Toutes deux sont différentes, mais pas suffisamment pour entraîner une vraie rupture de ton. Et à mon sens, c'était exactement ce qu'il fallait faire. Conserver la légèreté du récit d'origine, mais lui donner un peu de cette densité qui lui manque pour ne pas, finalement, n'être qu'anecdotique.
Si bien que j'ai pardonné aisément les quelques soucis de construction qui m'ont fait lever le sourcil.
Je suis donc fin prêt pour la suite de l'aventure !
Cinemax
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Cinemax
Ah et j'irais voir le film au ciné Samedi ou Dimanche, alors ce genre d'article donnant carrément envie de le voir alors que je ne peux pas, ce n'est pas bien :D
Cinemax
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Cinemax
Oui j'ai lu Bilbo et je l'ai meme relu l'année derniere avant de voir le film et c'est une des raisons pour lesquelles je n'ai pas aimé le film.
Si d'un point de vue purement adaptation, effectivement c'est fidele mais d'un autre coté, c'est dit et redit, c'est un livre de 400 pages ! Etallé en trois film c'est dur... Du coup, le premier m'a vraiment paru lourd.
C'est aussi pour cela que je pense que le 2 va plus me plaire, parce que c'est surement l'épisode ou il se passe le plus de choses logiquement (c'est ce que tu dis d'ailleurs).

Pour le Seigneur des Anneaux, je les ai lu etant petit, apres avoir vu les films mais j'avoue que je ne m'en rappelle plus. Je pense les relire cette année, quand j'aurais fini la saga du Sorceleur (avec mes trois heures de train par jour).
Take Shelter
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Take Shelter
Oui, je n'ai pas relu les livres depuis peut-être pour conserver cette impression, je le ferai surement un jour.

Pour ce qui est de l'adaptation, j'ai déjà pu donner mon avis sur divers statuts, donc j'ai un peu la flemme de répéter tout ça mais j'ai vraiment aimé. Elle est bien plus ambitieuse qu'une simple adaptation du bouquin, on sent que Jackson est conscient de l'héritage épique de la trilogie et qu'il pouvait pas se permettre de ne pas donner dans l'épique, quitte à s'attirer les foudres et donner dans une rupture de ton qui au final, j'ai trouvé, servait les grandes des scènes (dont celle mémorable des loups et des pins qui en dit tant sur Thorin).
Alors oui il y a quelques naivetés, la réal' est formelle, quelques longueurs aussi, mais j'excuse, parce que le monde de tolkien est là et cette fois, vu les 3 films, on va avoir tous les détails du livre, genre Beor, et d'après ce que j'ai vu, on va même voir plus en profondeur le héros tueur de dragon.
Ariakkan
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Ariakkan

Mon père m'a forcé (ou oui; je devais faire des résumés après pour qu'il vérifie B) ) à lire LSDA avant la sortie des films, la trilogie et à l'époque j'avais donc une dizaine d'années, et j'ai détesté, vraiment.
C'est lourd, poussif, il se passe rien, c'était abstrait.


Mon père me les avait également offert un an avant la sortie du premier film. J'avais 13 ans et je les ai littéralement dévoré. Si le premier tome est long à démarrer, il m'avait conquis par le foisonnement de vie et la richesse de l'univers qu'il mettait en perspective. Et cela en étant toujours pas sortie de la baraque de Bilbon. J'avais ressenti à l'époque un vertige similaire à celui que j'ai eu la première fois que j'ai dezoomé niveau par niveau la carte de WoW. En somme une putain de promesse. Arrivé au deuxième tome, le rythme s’accélère est la lecture n'est plus du tout fastidieuse (du moins c'est l'impression que j'ai eu les deux fois où je l'ai lu). Mais franchement les gars, si vous ne l'avez pas encore fait, prenant le temps de lire cette trilogie, elle en vaut vraiment la peine. La bataille de Minas Tirith est encore plus épique ;)

Sinon pour en revenir à La Désolation de Smaug, partant du postulat que ce n'est pas une adaptation mais une appropriation de l’œuvre de Tolkien, et part la même qu'il est nécessaire de se détacher de l'histoire originel, j'ai trouvé que le film rempli très bien son office d'épopée "Jacksonienne". Le rythme est beaucoup plus effréné que dans le premier, parfois même un peu trop à mon goût lors de certains passages. Et cela m'écorche la gorge de le dire mais j'ai presque trouvé Legolas sympathique avec un background plutôt intéressant même si il ne sera pas forcément exploité plus que cela.
Take Shelter
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Take Shelter
Tiens Seb, c'est bizarre mais je pense qu'il y a 10ans tu avais quoi? 10-15ans?

Mon père m'a forcé (ou oui; je devais faire des résumés après pour qu'il vérifie B) ) à lire LSDA avant la sortie des films, la trilogie et à l'époque j'avais donc une dizaine d'années, et j'ai détesté, vraiment.
C'est lourd, poussif, il se passe rien, c'était abstrait.

Vinrent les films, que j'adore au plus haut point (j'ai du les voir une trentaine de fois chacun), puis il y a quelques temps j'ai voulu me replonger dans l'univers tolkien avec le hobbit, le silma, les enfants de hurin etc...et j'ai pas mal kiffé!

Je pense donc qu'un format plus court correspond mieux à Tolkien, et j'attends comme un petit fou d'aller ce soir au ciné!
Noiraude
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Noiraude
Sacrilège, Seb, sacrilège ! :lol:
seblecaribou
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seblecaribou
Perso j'ai lu le Hobbit (j'ai adoré) et le Silmarillion il y a un moment par contre et la Communauté de l'Anneau est en pause à 20 pages de la fin depuis...10 ans :ninja:
Locutus
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Locutus
:P
Noiraude
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Noiraude
C'était le but, Locu ! :lol:
Locutus
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Locutus
Quand je suis sorti du cinoche, j'étais un peu déçu mais en même temps, j'avais hâte de voir la suite. Je l'ai revu récemment et j'ai bien plus apprécié, même si je le trouve bien inférieur à la trilogie. Après, je n'ai pas lu, à ma grande honte, le bouquin.

Dans tous les cas, Noiraude, tu m'as encore plus donné l'envie d'aller voir le second volet :)
Noiraude
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Noiraude
Non, tu ne me feras jamais dire qu'Un voyage inattendu était naze :lol: Avec ma compagne, nous l'avons d'ailleurs presque préféré à la trilogie initiale, justement parce qu'il s'ancrait davantage dans l'univers du conte pour enfants et qu'il osait s'affranchir du contexte belliqueux des trois précédents volets. La désolation de Smaug revient à des sentiments plus "combattifs", et l'on y voit les véritables enjeux se dévoiler, sachant, ne l'oublions pas, que ces enjeux sont absents de l'oeuvre de Tolkien. Mais le travail de recréation de Jackson est vraiment cohérente et digne de respect. Il est en train de créer une véritable parenté entre les deux trilogies, et c'est assez dingue de voir les fils de cette épopée se tisser.
ladanettedu94
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ladanettedu94
Perso à chaque fois que j'ai dit que je trouvais le premier Hobbit totalement pourri (et je pèse mes mots), on m'a soit répondu que c'était on conte pour enfants - genre j'aime aucun film pour enfant - soit que c'était parce que j'avais pas lu le bouquin.

Mais là ton article m'a rendu curieux. Pas impatient non plus, mais y'a moyen que ça soit moins naze que le premier.
Noiraude
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Noiraude
Par curiosité, Seb, Cinémax : vous avez lu le bouquin, ou vous êtes de purs néophytes de l'histoire de Bilbo ?
Noiraude
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Noiraude
Le premier film, de mon point de vue, était à voir comme une introduction générale à tout l'univers de Tolkien, qui emprunte d'ailleurs pas mal de ses références au Silmarillon, oeuvre qui renvoie globalement à une sorte de mis en contexte de tout le travail de l'auteur. Tolkien était comme ça : il a créé un univers avant - et pendant - qu'il y racontait son histoire, allant jusqu'à inventer une langue, jusqu'à une véritable grammaire d'ailleurs. C'est de cela que s'est nourri le premier opus. Personnellement, j'ai adoré, justement pour les raisons qui vous ont fait le trouver inférieur à la trilogie du SDA. J'ai adoré parce que je savais aussi que la suite serait davantage dans la veine de cette trilogie, c'était inévitable. Mais oui, vous aimerez sans doute beaucoup plus La désolation de Smaug, les gars...

Édito

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