Rêves électriques

Rêves électriques

Par Noiraude Blog créé le 17/09/10 Mis à jour le 21/11/16 à 14h44

30 ans de passion pour les jeux vidéo, le Japon et le cinéma, ça laisse forcément des traces. Vous voulez en savoir plus?

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Jeux vidéo

Hello tous,

De manière assez inattendue, il aura fallu que la série Call of Duty soit largement conspuée sur les forums pour que, paradoxalement, j'y trouve enfin un peu de plaisir. Sans doute est-ce lié à l'apaisement du rythme du jeu, que ce soit dans le solo ou en  multi, et la faveur à une expérience de jeu se rapprochant davantage de mon univers - celui de Counter-Strike, que je pratique assidument depuis que ce satané Dopamine m'a collé les doigts dedans, voici plus d'une dizaine d'années. Pour autant, je ne suis pas dupe. Oui, ce nouveau volet est décevant à plus d'un titre, et notamment sur le plan technique. Mais non, il n'est pas dénué d'intérêt, riche d'une esthétique plaisante et de quelques bonnes idées qui auraient sans doute valu à l'affaire un regard bien plus indulgent s'il ne s'était agi de Call of Duty. Voici donc, ci-dessous, ce que je retiens de la chose, en avant-première de la parution que je prévois demain en version pro. Si vous avez des remarques, n'hésitez pas à vous exprimer, du moment que nous restons courtois et constructifs.

Bon, vous m'enlèverez pas de l'idée que tout ça ne vaudra jamais un bon vieux Garou.

 

 


C'était pas ma guerre...


Changement de cap pour la série phare des jeux vidéo Call of Duty, qui abandonne ses partitions Modern Warfare et Black Ops pour arpenter les chemins, cette fois, d'une Amérique presque post-apocalyptique et dressée comme un seul homme face à un envahisseur surarmé. Avec ses élans toujours aussi patriotiques et désespérés, Ghosts est un blockbuster qui divisera les fidèles tout en offrant, enfin, l'opportunité aux néophytes d'effectuer leurs premiers pas dans la saga.


Serait-ce la dimension militaire de prime abord moindre qu'à l'accoutumée ? La projection de l'intrigue dans un futur totalement désespéré ? Ou cette impression, imposée d'entrée de jeu, que l'homme compte davantage, enfin, que le bout de métal qu'il a entre les mains ? Ceux que les chroniques militaires de la série Call of Duty n'avaient jamais réussi à interpeller seront peut-être étonnés de soulever un sourcil lors de la scène d'introduction de ce nouveau volet. Bien peu de choses, en fait, mais de l'humain, enfin. Deux frères confrontés à l'apocalypse livrée à domicile, sur le sol américain, par un satellite détourné que l'on surnomme Odin. La terre qui tremble, brûle, s'éventre tandis que l'urgence d'aller rejoindre sa famille prévaut. Pas d'arme, en ces premières minutes de la partie, mais un sentiment d'urgence, une fuite éperdue pour survivre. Il y a du Homefront dans cette affaire, mais aussi du Resistance, les aliens en moins. Quoique...


Un solo efficace, à défaut d'être renversant

L'essentiel du solo de Call of Duty Ghosts se déroule dix ans après cette scène inaugurale. L'on en revient alors à des choses beaucoup plus classiques, souvent téléphonées. Les deux frères se battent désormais en treillis contre l'ennemi, et finissent par intégrer une escouade de soldats surentraînés, les fameux "Ghosts". Leur mission : lutter, encore et toujours, pour sauver ce qui peut l'être. Mais la chose gagne en intensité ce qu'elle perd en spectaculaire. Là où les précédents volets de la saga enquillaient, presque mécaniquement, les moments d'anthologie, le dernier rejeton de la série préfère la jouer plus modeste. Ici, les héros sont clairement placés en situation d'infériorité, ils doivent fuir le combat lorsque c'est nécessaire, se réfugier où ils peuvent et préférer la guérilla urbaine au déluge de feu traditionnel d'une armada suréquipée. Du FPS intimiste ? On n'ira pas jusque là, mais Ghosts se détourne du déluge de feu pour oser la mesure et refuser la surenchère. D'aucuns apprécieront, mais pas sûr que ce soit ce que les fans attendaient.


D'autant que ce solo, beaucoup trop court - à l'image de celui de son rival Battlefield IV -, est effectivement loin d'être parfait. Trop manichéen, doté d'une intrigue peu fouillée malgré l'implication de Stephen Gaghan (Traffic) dans le scénario, il enchaîne les escarmouches sans véritable souci de diversification de sa proposition ludique. Mais le résumer ainsi serait réducteur. Car heureusement, la lassitude est endiguée par quelques scènes osant changer la donne. Plonger sous l'eau, se battre dans l'espace, adopter le point de vue de Riley, ce fameux compagnon canin finalement assez opportun quoique trop rarement mis en valeur... Ghosts s'offre quelques salutaires respirations, et amène avec lui l'efficacité d'un gameplay rodé, enrichi de quelques bonnes idées. Utiliser l'eau - encore elle - pour évoluer discrètement dans un immeuble inondé est une expérience diablement bien troussée. Pouvoir glisser jusqu'à un abri, à genoux, sous le feu ennemi, ajoute au sentiment d'urgence des combats les plus déséquilibrés.


Alors, l'un dans l'autre, on boucle cette affaire sans trop s'ennuyer; ce qui n'est déjà pas si mal. D'autant plus que le solo de Ghosts doit désormais, à l'instar de celui de son rival de chez DICE, se comprendre comme une simple mise en bouche au plat de résistance, qui se déguste en ligne. Ce solo possède l'avantage d'être suffisamment accueillant pour tendre la main aux nouveaux-venus, les familiariser avec les conventions de jouabilité qui ont cours dans la franchise. Les fidèles, eux, en seront certes sans doute pour leurs frais : le moteur 3D y a peu évolué depuis Black Ops 2, et l'esthétique globale du titre, qui s'affranchit des us de la saga, aura de quoi les dérouter. Indéniablement, voici une affaire qui ne peut que diviser.

 

Le multi, toujours explosif

Mais on l'a dit, l'essentiel est ailleurs. Que l'on aime ou que l'on ait du mal à supporter la partie scénarisée du titre, il n'en va pas de même du multijoueurs, taillé pour convaincre. Certes limité à 12 joueurs, contre 18 dans le précédent opus, celui-ci gagne en sérénité et offre des affrontements plus tactiques sur des cartes qui ont gagné pas mal de mètres carrés - ce qui suscite l'ire de nombreux joueurs ces jours-ci. Il s'en trouvera de fait sans doute beaucoup pour regretter le rythme effréné des précédents opus, il n'en reste pas moins que Call of Duty opère ici un courageux changement de point de vue, favorisant le déploiement de stratégies d'équipe plus pointues, posée et réfléchies pour maîtriser les cartes et contrer l'adversaire. Et ici encore, le nouveau-venu trouvera plus aisément ses marques, au bénéfice d'un rythme quelque peu apaisé. Aguichés notamment par le très amusant mode Search and Rescue, classique pose/désamorçage de bombe mâtiné de la possibilité pour un joueur de ressusciter les victimes de son équipe avant la fin du round, les irrédutibles adeptes de Counter-Strike pourraient même se laisser tenter.


Le reste, sans bouleverser une formule qui paye depuis des années, apporte son lot de discrètes et petites innovations. La possibilité -enfin- de réellement personnaliser son combattant, l'adjonction d'une nouvelle catégorie d'armes (les Marksman) dont la polyvalence permet d'être efficace à courte et moyenne portée, des cartes capables de changer de perspective en cours de partie, quelques nouveaux modes venant consoler les adeptes de fun et de combat acharné - dont l'anecdotique mode "escouade" et le nettement plus remarquable mode "compte à rebours" qui impose de tuer un adversaire avant que l'horloge n'affiche zéro, sous peine d'exploser... Le contenu du multijoueur en ligne, qui demande à être dompté, est tourné vers le jeu compétitif plus que jamais. Sa pertinence devrait s'imposer au fil des semaines et de son appropriation par les plus assidus de la franchise, qui sont aussi les plus sévères pour l'instant.


Et puisque c'est une tradition, reste à évoquer le désormais incontournable mode horde, baptisé ici "Extinction", qui oppose une escouade face à des hordes d'aversaires contrôlés par la machine et bien décidés à en découdre. Surprise à la clé : si le solo n'a pas osé faire le pari de l'ennemi venu d'ailleurs, place ici aux Aliens, aux vrais, en lieu et place des sempiternels zombies. Que l'on soit clair : rien d'incontournable là-dedans non plus, mais ce sera l'occasion, en compagnie de quelques amis, de passer un bon moment. C'est déjà beaucoup, assurément.

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Commentaires

Noiraude
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Noiraude
:lol: Je suis trop cher !
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
C'est quand qu'ils t'embauchent, chez Gameblog ?
puffmagicd
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puffmagicd
excellent test

Édito

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