La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

Ajouter aux favoris

Catégorie : Les oubliettes de Damien.

Signaler
Les oubliettes de Damien. (Littérature)

Salut les p'tits loubards qui n'ont peur de rien ! Je viens de mettre la main sur une petite collection de livres bien particuliers, que seuls les quadragénaires ont connus en leur temps... Voici ma collection de "livres dont vous êtes le héros", mais surtout un petit briefing sur l'utilisation particulière de ces bouquins...

Petit point pour commencer, un livre dont on est le héros, n'est pas un livre comme les autres, car, comme son nom l'indique, ce sera à nous, lecteurs, de prendre les décisions adéquates pour faire avancer le scénario. Pour ce faire, le bouquin est divisé en chapitre, très courts, numérotés, qui décrivent une situation et donnent plusieurs possibilités, pour la plupart. Par exemple, si vous commencez au chapitre 1, à la fin de ce dernier, vous pouvez aller au chapitre 251 ou 322...sachant que chaque choix sera préalablement décrit, et que certains peuvent vous mener à la mort, pure et simple...

Voilà à quoi ressemble le chapitrage...

Donc, pour jouer à ce jeu de rôles simplifié, il vous faut un ou plusieurs dés (certains livres, comme la saga "Loup Solitaire", proposent une table de hasard), un crayon et une feuille d'aventure présente dans chaque oeuvre... Des caractéristiques, définies selon la saga, vous seront données ou devront être tirées au hasard (avec les dés, donc)... Par exemple, pour "Défis Fantastiques", vous avez la compétence Habilité (pour se battre), Endurance (les points de vie), et Chance... Et, lorsque vous devez faire appel au hasard, vous devrez lancer le ou les dés et comparer le résultat avec les valeurs de vos compétences... Dans certains cas, vous devrez combattre des adversaires, toujours sur le même principe, sachant que chaque ennemis comporte des caractéristiques comme les vôtres...

La feuille d'aventure de chez "Défis Fantastiques"... A droite, le récapitulatif des monstres rencontrés...

Il y a plusieurs saga, donc, comportant plus ou moins de tomes. La plus connue est "Défis Fantastiques", créée par Steve Jackson, rejoint par la suite par Ian Livingston... "Loup Solitaire", "La Quête du Graal", "Epouvante" (deux tomes, seulement), "Loup Ardent", "Chroniques Crétoises"...sont d'autres titres de saga, et il en reste encore pas mal d'autres, car ces livres furent un véritable succès dans les années 80.

Ma collection de la saga Défis Fantastiques, comporte des bouquins d'époques en bon état...

...d'autres sont en moins bon état, mais ça reste encore acceptable...Et lisible...

Il y a aussi des rééditions, qui datent des années 90, mais aussi de quelques années pour d'autres... Les couvertures sont différentes, mais le tout est resté le même...

Il y a aussi des livres originaux, plus gros (ici, à gauche, en bas)...

 Loup Solitaire est une autre saga très connue, mais plus proche des jeux de rôles papier, du genre Donjons et Dragons...

La Quête du Graal, petite incursion religieuse et historique bienvenue...

Voici quelques exemplaires de séries en cours (Sorcellerie, Epouvante, Chroniques Crétoises,...)

Ah oui, rendons hommage aux dessins très jolis, pour la plupart, dans les livres... Ils donnaient un dimension très imagées aux aventures, de quoi s'y croire un peu plus...

 

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Les oubliettes de Damien. (Jeu vidéo)

Salut les p'tits loubards ! Vous pensez sérieusement qu'un jeu réussi doit forcément passer par la case marketing et ventes satisfaisantes ? Que seuls les plus méritants techniquement ou scénaristiquement seront labélisés Platinum ou autres séries plébiscitées par la presse et les éditeurs ? Que nenni, car voici bien un jeu d'exception qui, par le plus grand des malheurs (et l'histoire se répètera en plus), n'eut pas le succès escompté et mérité... Bienvenu dans le monde de Beyond Good and Evil...

 

REPORTER SANS FRONTIERES

Vous incarnez la jeune et très jolie Jade, passionnée de photographie et reporter amateur. En plus de son activité très peu lucrative, elle s'occupe d'un orphelinat isolé, dont les comptes bancaires au rouge vermillon l'obligent à se passer d'éléctricité. Pour se faire un peu d'argent, et après avoir été contactée par une scientifique bien sympathique, Jade doit prendre en photo la faune de la planète Hyllis (c'est là où vous vivez), ce qui, heureusement, recrédite quelque peu le compte à chiffres de la belle.

Heureusement ? Oui, car, par la suite, une attaque soudaine et incompréhensible s'abat sur la planète. De plus, les envahisseurs, des Domz, s'en prennent directement au phare (l'orphelinat) en enlevant un à un les enfants qui y habitent. Le hasard fait que Jade, aidée de son oncle Pey'j (un humanoïde à tête de porc), pratique aussi un art martial au bâton qui lui permet de repousser l'attaque, mais n'empêche pas la destruction de l'habitat.

Jade devra se battre comme une furie contre les Domz, envahisseurs de la planète Hyllis

Ensuite, un mystérieux commanditaire, monsieur de Castellac, contacte notre héroïne pour lui proposer une mission quelque peu bizarre : prendre une créature rare en photo. Contre l'avis de son oncle, Jade s'y rendra tout de même et s'aperçevra que le monstre est en fait un Domz, créature qui peut entrer dans l'esprit de ses victimes.

 

Y'A PAS DE PLAN B

En fin de compte, Jade découvrira que le mystérieux Castellac n'est pas un commanditaire comme les autres. Ce serait un contact pour la rebellion contre le gouvernement en place sur Hyllis. Il lui donne rendez-vous en ville, à l'Akuda Bar, où elle dévouvrira un minuscule quartier général caché, abritant des agents doubles et des espions. Elle y apprend également que les agents à la solde du gouvernement militaire, les sections alpha, ne sont pas ce qu'elles prétendent être. Vu son formidable don pour la photographie, et son sens aîgue du combat au corps à corps, Jade sera l'agent spécial rêvé pour mener à bien les missions à venir, à savoir faire connaître aux habitants la réelle envergure du gouvernement. Elle prendra donc des photos, et bidouillera ensuite des articles qui seront distribués via un marché noir à toute la population. D'ailleurs, au fil du jeu, on verra la vox populi se soulever petit à petit...

Pour visiter le monde d'Hyllis, prenez l'hovercraft, car tout est batti sur de l'eau

Le jeu nous propose ici un scénario assez complexe et bien ficelé, il faut le dire. Les phases de jeu sont rythmées et ne lassent absolument pas. Vous aurez le droit à de l'aventure/action, base élémentaire du gameplay. Mais, en se baladant dans les différents quartier de la ville, vous devrez vous faufiler à la manière d'un Solid Snake, sans vous faire voir (et ça ne marchera pas), et en éliminant discrètement les ennemis (en envoyant un disque holographique dans le réservoir d'air que les sections alpha ont dans le dos, seul talon d'Achille de ces unités). Sachez juste que, lorsqu'une unité est touchée, s'il y a un collègue à proximité, il se dépêchera de lui porter secours (car il est avéré que les bouteilles ont des défauts). De l'infiltration, oui, mais de la stratégie aussi...

Vous pouvez suivre le scénario bien gentiment, ou faire quelques activités annexes comme des courses sur l'eau (assez simples qui plus est), ou la chasse aux pirates (des courses poursuites scriptées et diablement difficiles pour le dernier niveau). N'oublions pas la possibilité d'up-grader votre véhicule qui crachote péniblement, du shoot'em up pour infiltrer les différentes bases, et la collection de photos, toujours d'actualité. Tout ceci vous donne droit à des perles qui, une fois amassées et classées, et selon un certain nombre, vous donne droit à des bonus supplémentaires pour l'hovercraft (le véhicule), à acheter dans le garage (également espion d'ailleurs).

Lors de vos investigations journalistiques, vous devrez prendre le parti de l'infiltration

Afin d'augmenter vos capacités, vous pouvez trouver des AP1, qui vous donnent des coeurs supplémentaires (vos points de vie). Mais, comme vous travaillerez rapidement en binome (avec l'agent Double H, un benêt bien sympathique), vous aurez la lourde tâche de choisir qui bénéficiera des upgrade de vie. Heureusement, il y en a pas mal, mais ils sont souvent cachés. Pour redonner de la vie, vous achèterez (ou dénicherez) de la nourriture dans des terminaux de vente à distance. La sauvegarde se fait également à des endroits stratégiques, dans des bornes.

 

T'ES PAS TOUTE SEULE

Bien vite, il s'avèrera que Pey'j n'est pas vraiment ce qu'il prétend être...mais je ne dévoilerais pas plus d'informations... Et d'autres protagonistes viendront vous prêter main forte.

 

Secundo est votre assistant virtuel, avec une voix énervante et un accent italien presqu'aussi casse-pied qu'il sonne faux. Il peut également intéragir avec les systèmes informatiques.

Nino diffusera vos articles via le marché noir.

Meï, la femme-chat, vous aidera à rédiger les articles, à les mettre en forme, et à les diffuser.

Pey'j, enfin, sera bien plus important qu'il n'y paraît, et constituera un but ultime pour le gouvernement...oups, j'en ai trop dit...

Il y aura d'autres personnages, comme le vendeur chinois (un chat, sigh) qui vous proposera, moyennant quelques perles bien précieuses, des up-grades pour Jade (des coeurs, des appareils pour trouver plus d'argent ou des créatures à photographier). Il proposera aussi aux autres acheteurs votre journal clandestin (le filou).

 

LE PANACHE A LA FRANCAISE

Oui, vous avez bien lu, le jeu est français ! Imaginé par le brillant Michel Ancel (Rayman, quand-même), jamais un jeu nous proposait autant de gameplay différents. Outre l'action/aventure qui nous proposent beaucoup de jeux de plate-formes comme Jak and Daxter et Ratchet and Clank, on y cotoie de l'infiltration, de la course arcade, du shoot, de l'exploration...de la tactique aussi, quelquefois...

Double H sera un sacré boulet au début, mais s'avèrera indispensable par la suite

Si les graphismes ne sont pas au top niveau du genre, la faute notamment à une modélisation à la truelle des peronnages, les décors sont, quant à eux, plutôt chatoyant, avec de belles couleurs irrisées et un affichage lointain largement satisfaisant. Par contre, les ennemis ont tendances à faire du clipping (ce qui est un comble, c'est en général l'apanage des décors ça), surtout lors des phases de courses poursuites (la pauvre Playstation 2 crache ses tripes là). Côté cohérence du monde, c'est parfait, on se croirait dans une vraie ville futuriste, proche de celle d'Omikron (Nomad Soul). Pas vraiment futuriste, voire un peu reculée technologiquement, du moins en apparence, le mélange passé/science-fiction fonctionne à merveille, et on pourrait presque en faire un long-métrage tant l'univers reste crédible.

Côté animation, c'est un peu hâché, c'est vrai, mais quand on voit que même les pnj en arrière plan propose quelques patterns de mouvements que l'on remarque à peine, on se dit que le travail n'a pas été bâclé. Mais, le vrai soucis vient de la caméré lors des phases d'exploration, et surtout d'infiltration. Souvent en retrait, elle bouge toute seule, ne permettant pas de voir toujours l'action ou le danger. Du coup, il n'est pas rare de devoir battre en retraite parce-qu'on n'a pas vu l'ennemi devant nous. D'ailleurs, ces ennemis peuvent nous voir à travers les murs quelquefois, et c'est énervant, tout comme dans un Fallout 3 ou Oblivion. De plus, lorsque vous êtes repérée, et après inspection de la zone, les sections alpha déploient un faisceau laser qui balaye une large section du niveau, et vous tue de suite s'il vous "touchaille" le moindre poil de l'avant-bras...fuyez donc ! Malgré ces quelques soucis innérants au genre, le jeu reste largement jouable. Néanmoins, il ya certaines phases qui seront assez compliquées, mais pas insurmontables.

En touchant le réservoir des sections alpha, ils seront totalement inopérationnels

Les commandes sont simples, intuitives, malgré la lenteur exaspérante de l'appareil photo. Lorsque les créatures à immortalisées sont rapides (comme celle qui fait des bulles), cela devient un vrai calvaire de les prendre, et on risque fortement d'abandonner...surtout que pas mal d'entre elles sont cachées ou n'apparaissent pas facilement...mais la chasse reste très plaisante. Et puis, la caméra qui reste bloquée par un mur... Les combos lors des affrontements sont faciles d'accès, même si, par la suite, on reproduira des combinaisons similaires, par pure fénéantise... Et les idées de gameplay, qui consistent, par exemple, à vaincre des boss en utilisant intelligement les disques holographiques et les coups de bâton sont tout bonnement géniales.

La bande-son est très sympathique aussi, avec des musiques oscillant entre le symphonique et la sicence-fiction. Ajoutez des voix digitalisées de première qualité, un jeu d'acteur digne d'une très bonne série télévisée (Emma de Caunes en Jade), et vous obtiendrez de la qualité chauvine sans discussion. Seules les alarmes lors des attaques Domz sont crispantes à souhait.

L'interface est claire, précise, et ne gâche pas l'écran de jeu

Mais le vrai point noir du soft reste sa durée de vie. Comptez une quinzaine d'heures, au maximum. Vous me direz, ce n'est pas mal pour un jeu d'action/aventure, mais c'est tellement intéressant que l'on aurait aimé plus de temps dans le monde d'Hyllis. Reste que le jeu possède une petite rejouabilité pas dégueulasse, ne serait-ce que pour la chasse à la faune, et le jeu du palet dans le bar (qui vous donnera droit à deux perles, si vous battez par deux fois Francis).

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bon, voilà de quoi se dire que le jeu est une bombe qui a dû remplir les caisses de l'éditeur... Et bien non, ce fut un échec commercial, malgré tous les atouts qu'il possède, de bonnes critiques de la presse et des récompenses nombreuses, notamment "meilleurs graphismes", "meilleure innovation" et "jeu de l'année". Pourtant, les quelques tares ne réussissent pas à ternir le tableau, et les idées de gameplay, de scénario, de jeu, sont tellement bonnes, que le jeu devient bien trop court. A conserver précieusement, à côté d'un Okami, d'un God Hand ou d'un Arc The Lad, et à ressortir de temps en temps, histoire de le faire participer à nos conversations au coin du feu, les soirs d'hiver glacial, pour alimenter la thèse de l'utopie impossible...

Photo d'art : graphismes jolis, univers cohérent, personnages attachants, scénario excellent, divers gameplay, des quêtes annexes sympathiques, bande sonore de qualité, Jade est trop mimi...

Flou pas artistique : caméra à la traîne, quelques phases difficiles, trop court.

 

Graphismes : 16/20

Sons : 18/20

Jouabilité : 15/20

Scénario : 19/20

Durée de vie : 12/20

Sentence

16/20

 

Machines : Playstation 2, Gamecube, Xbox, PC

Genres : action/aventure/infiltration/course

Dévellopeur : Ubi-Soft

Editeur : Ubi-Soft

Sortie : 14 novembre 2003

PEGI : 7+

Difficulté : bof, pas vraiment

Prix : moins de 10 euros, c'est sûr

Qui se ressemble : Okami (PS2, Wii), Psychonauts (PS2, Xbox, PC)

 

Secrets

- 271.000 exemplaires furent vendus, ce qui est un échec commercial. En cause, la déferlante de jeu du même type lors de cette fin d'année.

- Michel Ancel a eu l'idée de BGE lors du développement de Rayman The Great Escape, en 1999.

- Depuis quelques années maintenant, on nous parle d'un hyppothétique BGE 2, mais les informations se distillent au compte goutte, et on ne sait pas grand-chose quant à l'avancement réel du projet. Initialement, il devait sortir sur PS3 et Xbox 360, après la réédition du premier opus en HD sur les plate-formes en ligne. On espère encore...

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Les oubliettes de Damien. (Jeu vidéo)

Guten tag chers camarades ! En ce jour de (presque) rentrée des classes, je vous propose une rubrique un peu particulière sur ces jeux de rôles que nous aurions dû, d'après les plannings des éditeurs et leurs vaines promesses, voir fouler le sol de nos si jolis patûrages verdoyants. Mais il y aura également quelques softs qui ont vu le jour, malgré des prévisions peu empreintes d'espoir...mais surtout quelques bizarreries dont nous cherchons encore le sens...

Et commençons justement par un portage étrange (et même deux portages étranges, voire peut-être trois). Diablo est un jeu de hack'n slash sorti sur PC en 1997, avec un portage un an plus-tard sur Playstation. Etant donné le peu de mémoire de cette dernière (2 MO pour mémoire), ce que demande la version ordinateur (8 MO) et la jouabilité pensée pour un clavier (il n'y avait pas de manette pour PC à l'époque, seulement des joysticks avec peu de boutons), on se demande pourquoi (et comment) l'éditeur décida de l'adapter pour une console peu encleinte à recevoir ce genre de jeux. Le même problème se posa pour Theme Hospital et Theme Park.

Pas le choix, il a fallut reprendre l'interface principale du jeu, la remanier et la rendre plus simple d'utilisation, sans parler des graphismes et du frame-rate. Essayez de jouer à Diablo sur PC puis sur Playstation, et vous comprendrez le calvaire du gamer...

Parasite Eve est un bon petit action-rpg, saupoudré de beaucoup d'horreur. Si le deuxième volet marcha plutôt bien chez nous (et le troisième pas vraiment, car devenu un action game), pourquoi ne pas avoir proposé le premier, puisqu'il pose les bases du système de jeu assez particulier. Du coup, et je ne serais peut-être pas le seul, j'ai eu du mal à comprendre ce système, autrement bien fichu. Dommage, car le scénario est sympa et le jeu plutôt original.

Final Fantasy Tactics était bien prévu, lui, sur nos plannings européen, et il était attendu par une pléthore de fans. Pourtant, il fut rapidement annulé chez nous, Squaresoft pensait sans doute que le rpg-tactique n'avait pas d'avenir sur le vieux continent. Le futur (et les opus GBA et DS) nous prouvera qu'il se fourvoyait gravement.

Rpg Maker aussi, on aurait du le voir venir celui-là. Mais là, on comprend mieux en essayant le soft pourquoi. Si le concept est très bon, les menus, le système de création et l'emballage sont d'une austérité presque aveuglante. Bref, c'est moche et difficile à capter...

Pareil pour Grandia III, il était prévu, mais on n'a rien vu venir. Mais comme il sorti très tardivement, au Japon comme aux States (2006 pour ce dernier), ceci peut expliquer cela...surtout qu'au même moment, un vrai tsunami de rpg déferla sur notre bonne vieille PS2, tel la vague qui cueille le surfeur à la fin du rouleau.

Parlons maintenant d'autres trucs un peu zarbis...

Le cas Suikoden 3 est, comme on le dit, d'école. Sachant que les deux premiers volets furent des succès, pourquoi ce troisième opus ne foula pas notre térritoire ? Surtout que, selon la plupart des journalistes de l'époque (en 2002), c'était sûr de le voir débarquer la bouche en coeur...et pour accentuer le paradoxe, il eut 2 suites Pal et un spin-off sympa (Pal aussi). What the hell...

Wild Arms est dans le même cas. Le premier est génial, bien que old-school, mais le second ne débarquera pas dans l'un de nos ports. Par contre, le troisième n'aurait pas dû venir, mais par un heureux hasard, fut tout de même édité en France, et ses deux suites également (bien que moins bien réussies).

Quant à Baroque, l'éditeur avait promis de le rééditer en version Pal, jusqu'au dernier moment. Mais, la fin de vie de la Playstation 2 eu raison de sa sortie.

Contrairement à Persona 4, rpg très nippon, qui n'était pas vraiment prévu chez nous, comme l'opus précédent n'avait pas trop bien marché... Une bonne surprise, vraiment, car ce jeu est excellent, malheureusement pas en français...

Si vous connaissez d'autres cas, ou si vous avez des précisions concernant ces jeux, voire des réctifications (je ne suis pas infaillible, loin de là, je me base essentiellement sur les magazines que j'ai gardé), n'hésitez pas...

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Les oubliettes de Damien. (Jeu vidéo)

Les animaux de compagnie, c'est mignon... Une petite boule de poils toute douce, un ami qui ne cherche jamais à nous extorquer de l'argent, une machine à calins infatigable qui ne demande qu'une chose : quelques caresses, de l'attention et un peu de bouffe aussi. Mais, les petits chiens et les petits chats, c'est dépassé maintenant. Place à une toute nouvelle génération de copain à quatre pattes...

 

LES PETITES BETES, ON AIME

Voici Genron, un laboratoire où sont concoctés ces nouveaux animaux destinés à faire la joie des petits n'enfants insouciants. Et la recette est simple, il suffit de fusionner deux bébettes pour n'en former plus qu'une. Imaginez le chat qui vous rapporte vos pantoufles le soir en rentrant du travail, harrassé, courbaturé, affamé...ou bien le chien qui ne demandera plus de sortir trois fois par jour, dans le froid du matin brumeux et sous la pluie crépusculaire, mais qui fera ses besoins bien sagement dans la litière du salon. Si ça, ce n'est pas du progrès...

Mais les idées sont courtes à Genron, ils n'y ont même pas pensé. A la place, ils préfèrent faire des expériences idiotes avec des fouines et des lapins. Bon, je peux aisément trouver un lapinou tout mimi et tout doux (un peu comme les poneys), mais une fouine...ça pue, c'est bête comme un homme politique de droite, et impossible de lui faire faire quelques tours...enfin, chacun son truc...

Voici le genre d'ennemi que vous rencontrerez le plus souvent

Bref, c'est la dernière lubie des ingénieurs de la société. Mais malheureusement pour eux, les deux derniers échantillons se sont carapatés hors de la cage qui les gardait prisonniers. Nous voici donc en présence de Spanx (la fouine idiote) et Redmond (le lapin intello). Mais, réprimez ce sourrire narquois et satisfait que vous commencez à faire apparaître sur votre visage, car vous ne jouerez que l'un des personnage, et ce ne sera pas le lapin...enfin pas tout à fait.

En fait, vous dirigez la fouine dans des niveaux, qui trainnera lamentablement le rongeur blanc et mignon comme tout au bout d'une chaîne de métal. Et si vous pensez qu'il ne vous sera d'aucune utilité, vous vous trompez lourdement...

 

LA FOUINE SADIQUE

Car l'excellent Redmond va vous servir d'arme durant tout le jeu. En effet, pour vous défendre contre les dizaines d'ennemis, il faudra frapper avec sa tête (ça ne s'invente pas ça). Là où d'autres jeux d'action/plates-formes comme Ratchet et Clank ou Jak and Daxter vous octroie un acolyte utile et sympathique, que vous tenterez de protéger par tous les moyens, ici, il faudra lui faire des têtes au carré maintes fois. Et croyez moi, il ne restera pas de marbre longtemps le bouffeur de carottes.

Vu comme ça, il n'a pas l'air très fin, mais croyez-moi, Redmond a beaucoup d'esprit

Outre la pléthore d'adversaires à terrasser, votre compagnon d'infortune aura d'autres utilités, toutes aussi sadiques les unes que les autres. Vous pourrez, entre autres, y mettre le feu, l'enduire de chocolat, le geler, l'éléctrocuter, ou le jeter dans des engrenages afin de faire sauter le verrou d'une porte close. Le pauvre, il va souffrir... Tous les prétextes seront bons pour le faire hurler de douleur, et il ne s'en privera pas. Mais c'est aussi le seul moyen de progresser dans l'aventure et de sortir de cet enfer d'éprouvettes et de machines en tous genres.

Car, votre but n'est pas seulement de vous sauver, mais aussi de libérer (autant se faire que peut) tous les autres animaux prisonniers (singes, hamsters,...). En un mot, il faut foutre un sacré bordel la dedans. Certains éléments du décor sont déstructibles, et ne vous privez pas de cette joie, car tout dégât occasionnera des dépenses pour la société, symbolisées par un score en bas de l'écran.

 

UN PEU D'EXPERIENCE ?

En éliminant les gardes ou les scientifiques, vous pourrez ramassez aléatoirement des poches de nourriture qui augmenteront votre jauge de points d'expérience. Une fois remplie, cette dernière vous octroiera des points de vie supplémentaires, mais aussi plus de force dans vos coups et des combos plus élaborés...à vous de faire votre choix.

C'est dans ce genre d'appareil que Redmond change d'état...avec quelques insultes en prime

Si Spanx peut aggrémenter ses capacités de la sorte, Redmond n'est pas en reste, car il gagne également des compétences de la même manière. Notamment, une meilleure résistance dans les engrenages (où une petite QTE toute simplette fera son apparition), mais surtout la possibilité de déclencher une furie, en frappant les décors et les ennemis continuellement. A ce moment, Redmond devient totalement fou, et tourbillone sur lui-même durant quelques secondes, défonçant ainsi tout sur son passage. Un jeu très intelligent donc...quoique...

Certaines cinématiques sont très...comiques, au vu de la situation

Car, il ne suffira pas de tout exploser pour avancer dans le scénario. Il faudra aussi trouver des moyens détournés pour rejoindre le but de chaque niveau, et ce avec la complicité (imposée) du lapin pas crétin du tout (par contre la fouine...). Son quotidien sera désormais de se faire gonfler à l'hélium pour atteindre des hauteurs, de se faire enduire de chocolat pour attirer un garde un peu trop gourmand, ou bien de se prendre la tronche dans des prises éléctriques pendant du plafond afin de s'en servir comme d'un balancier. Quelquefois aussi, il faudra suivre une nuée de mouches robotisées pour les amener vers un point précis, ce qui déclenchera généralement des appareils éléctriques (un peu idiot comme procédé, elles savent où aller puisqu'on les suit).

 

SANS TOI, JE ME MORFOND

Bon, on est bien en présence d'un jeu d'action/plates-formes conventionnel, avec deux animaux à diriger dans des environnements déjà vus auparavant. Mais, il faut savoir que si la fouine est muette (elle pousse tout de même quelques cris de temps à autres), le lapin, quant à lui, ne restera pas longtemps sans se plaindre de sa condition, ô combien difficile. Que ce soit en l'envoyant contre les adversaires ou les murs, ou bien en le plongeant dans des mécanismes et des machines changeant son état, Redmond lâchera des phrases au sens comique très prononcé. Et je dois dire que l'humour y est omniprésent, comme lorsqu'il est enduit de chocolat et qu'il s'écrit : "mais tu m'as pris pour un lapin de Paques ou quoi ?" Mais ce qui force quand même l'admiration, c'est que pour chaque situation, il existe plusieurs commentaires du genre, avec toujours une touche cynique qui ponctuera l'effet comique de la situation.

Malgré la haine du lapin envers son tortionnaire, le duo fonctionne bien

Et si vous connaissez des jeux qui proposent les mêmes attributs (des phrases plein de sens comique), vous saurez que ces dernières peuvent tuer l'humour mis en avant. Comme on le dit souvent, trop d'humour tue l'humour. Et bien pas là, car ces fameuses maximes ne se déclenchent pas systématiquement, mais seulement de temps en temps (et c'est totalement aléatoire), ce qui provoque souvent la petite surprise, et le sourire sur nos visages emplis de haine et de déstruction (oui, souvenez-vous qu'il faut tout casser).

 

SPLASH, IN YOUR FACE

Je dois dire que la mode est au duo en ce moment, et depuis un bout de temps même. Ici, cela marche à merveille, tant les deux personnages sont opposés. Mais alors, utiliser un lapin plein d'esprit et plutôt intelligent comme arme, c'est proche du génie... Les vannes sont toutes bien marrantes, et ne se déclenchent pas à tout bout de champ, et c'est aussi une excellente idée de ne pas nous gaver d'humour. D'ailleurs, en parlant de voix, les protagonistes secondaires sont bien moins mis en avant. Les dialogues sont assez plats et pas très bien joués (à part l'ordinateur qui vous aide). A croire que les développeurs ont voulus mettre les deux héros en avant...mais là, ça fait un peu trop quand-même.

Les décors sont assez pauvres en textures et en diversités, mais les couleurs sont bien choisies. Seul soucis, les environnements sont bien trop similaires, et on a l'impression de faire et refaire sans cesse les mêmes niveaux. Heureusement que les ennemis sont un peu plus variés (même si on rencontre principalement des scientifiques et des gardes). Par contre, le fait de ne pas pouvoir les tuer, mais seulement les assommer peut devenir assez lourd dans certains passages. En effet, revenir sur ces pas et devoir retabasser les mêmes ennemis, ça peut fatiguer...mais il y a une astuce qui peut être sympathique, car en se relevant, certains de ces adversaires redistribueront des sachets de nourriture (vous savez, ceux qui donnent des points d'xp) une fois de nouveau à terre. Seuls les deux trublions ont bénéficiés d'un soin tout particulier, que ce soit au niveau du design que des animations fluides et bien détaillées. D'ailleurs, notre ami Spanx peut s'accrocher à des rambardes au plafond, et courir ventre à terre sur des tiges de métal étroites. Plutôt cool... A savoir quand-même que certains agencements de salles sont vraiment bien foutus, et on se creuse la tête pour comprendre la tactique qui nous fera nous échapper.

J'en connais un qui va vite s'abonner à Cuir et Bondage...

Côté ambiance, on peut dire que c'est une réussite d'estime. Si la musique est correcte et suit bien l'action, elle se fait un peu trop discrète toutefois. Le vrai bémol réside dans les scènes cinématiques, qui semblent être montée à la chaîne, sans génie. Bon, je veux bien concevoir que tout ceci est fait pour mettre en avant le côté ridicule de la situation et du personnel de chez Genron, mais il y a peut-être un peu exagération là... Bref, des cut-scenes très old-school, un peu comme si on revenait au tout début de l'ère 128 bits. D'ailleurs, chaque ennemi est clôné, même le grand patron ressemble à s'y méprendre à un garde, il a juste un costume en plus... Ce sont surtout les interventions audio du lapin qui sauvent la mise, car elles sont toujours justes, drôles, et l'entendre s'énerver nous procure une certaine joie et quelques rictus sadiques...

Côté scénario, rien de spécial à dire, c'est basique, et volontairement moqueur. Quelques actions à effectuer sont juste maladroitement amenées, mais rien de bien méchant. On appréciera, par contre, les différents moyens de torturer Redmond, malgré le fait qu'ils soient souvent assez conventionnels. Non mais, si ce n'est pas abominable de jouer ainsi avec de la nourriture...

==============================================================================

Pour un jeu de plates-formes/action, rien ne semble distinguer ce Whiplash de la masse et de la rude concurrence qui s'y oppose. Pourtant, en y plongeant un peu, on s'aperçoit qu'il s'agit d'autre chose qu'un simple palgiat éhonté. De bonnes idées, pas toujours bien exploitées, de l'humour ravageur et qui fait mouche, ressortiront de cette épopée granguiniolesque. Dommage que la réalisation soit si datée et que l'on ait l'impression de faire un peu la même chose continuellement, car le level design est assez riche au final, avec quelques mini-jeux, certes conventionnels, mais fun. Pour les amoureux de Ratchet et Clank et de Jak and Daxter, voici un produit dérivé qui pourrait bien vous plaire, ne serait-ce que pour les interventions de Redmond.

 

Chasse d'eau : beaucoup d'humour, personnages attachants, level design sympa, situations comiques, mini-jeux, Redmond...

Chiottes bouchés : ...et Spanx, graphismes trop datés, mise en scène vieillotte, pas toujours évident.

 

Graphismes : 12/20.

Sons : 16/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 12/20.

Durée de vie : 15/20.

Sentence

14/20

 

Testé sur : Playstation 2, Xbox.

Genre : plates-formes/action.

Développeurs : Crystal Dynamics.

Editeur : Eidos Interactive.

Sortie : 27 février 2004.

PEGI : - 7 ans (ben oui, torturer un lapin, c'est moins grave que de faire des batailles tactiques).

Difficulté : moyenne, ça va.

Qui se ressemble : Ratchet et Clank, Jak and Daxter, Psychonauts (excellent celui-là, à faire assurément).

Ajouter à mes favoris Commenter (6)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

Salut à toutes et à tous. Oui, je sais, j'ai déjà fait un test sur ce jeu, mais là, il s'agit du test en vidéo. Alors, lâchez votre serviette de plage, dégommez vos tongs, et plongez avec moi dans la grande bleue...

Et si vous entendez le chant des sirènes, c'est que Chritstophe Willem nous a suivi...

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

Dans le genre du jeu de rôle sur console, tous le monde connait la saga des Final Fantasy, des Suikoden, des Secret of Mana, et autres Shin Megami Tensei. Mais il existe quelques Rpg solitaires qui tentent de braver les machines à fric que sont ces grandes séries, et quelquefois, ils méritent le coup d'oeil car ils auraient dû atteindre une certaine notoriété, ne serait-ce que pour leur bravoure. Ce Guardian's Crusade est-il de ceux-là ?

 

CHEVALIER DE PACOTILLE

Vous incarnez un jeune paladin sans travail, vivant dans un paisible village. Tous le monde vous aime, car vous êtes connu pour votre gentillesse, mais surtout pour votre poltronisme aïgu. Aujourd'hui, la journée ne semble pas être différente des autres, et l'ennui commence déjà à vous gagner, lorsque votre amie, la fée, vous demande d'apporter un pli au maire d'un village voisin. Tous le monde sait qu'il y a des monstres sur le chemin, et vous seriez le seul à pouvoir mener cette mission anodine à bien (bande de couards).

En chemin, vous tomberez nez à nez avec un étrange cochon rose (si, si, rose) qu'il sauvera de la mort, et vous déciderez de le ramener chez vous, car il est vraiment trop mignon. A l'entrée de votre patelin, une apparition vous demandera de le reconduire dans une grotte mystérieuse, afin d'éviter le réveil d'une entité maléfique.

Globalement, le jeu est assez joli tout de même...

Dans le jeu, vous rencontrerez des fantômes de tailles et de couleurs différentes. S'ils sont gros, ce sont des monstres trop forts pour vous, évitez-les ou augmentez votre niveau en combattant des ennemis plus faciles. S'ils sont petits, ils sont trop faibles pour vous. D'ailleurs, ils tenteront de vous échapper. Lorsqu'un monstre vous aperçoit, il devient rouge et, selon sa taille, il vous pourchassera ou s'enfuira. Sachez qu'au bout d'un moment, les fantômes reviennent sur le terrain, ce qui peut vous apporter un complément d'expérience non-négligeable.

 

MON JOUET MAGIQUE

Au début de l'aventure, vous affronterez les monstres seul. Mais rapidement, le cochon vous aidera plus ou moins. En fait, ses réactions seront en fonction des vôtres envers la petite bête. Donnez-lui à manger, carressez-le souvent, parlez-lui, et il attaquera les créatures, pourra partir vous chercher des items spécifiques de temps à autres, vous soignera durant les combats,...mais si vous le grondez, ne lui parlez pas, bref, si vous ne vous en occupez pas comme il faut, le goret ne vous écoutera pas, et ira même jusqu'à vous mordre pendant les affrontements. De plus, si vous êtes gentil avec lui, l'animal rose pourra, quelquefois, se transformer en un monstre puissant qui terrassera les ennemis rapidement. Le seul soucis, est que cette transformation se fait aléatoirement, et donc peut intervenir devant des créatures anodines.

...seul votre personnage est vraiment ridicule...

Puis, pour vous épauler durant ces rixes, vous trouverez facilement des jouets mécaniques. Chacun aura une fonction différente (attaque, soin,...), mais il faudra les invoquer à chaque fois. Certains seront disponibles durant un certain nombre de tours (par exemple, ils attaqueront 3 fois de suite, puis diparaîtront), d'autres ne seront diponible qu'une seule fois, et il faudra les rappeller plus-tard (comme l'infirmière).

Votre ami le cochon peut se transformer durant les combats, mais cela reste aléatoire.

C'est une bonne idée d'inclure des jouets mécaniques, mais était-il nécessaire d'inclure une animation introductive à chaque convocation ? Tout ceci devient lourd, et en plus, c'est long... Surtout que, en avançant dans le scénario, la liste des petits amis s'accentue dangereusement, et il devient difficile de choisir le bon acolyte. Heureusement, chaque joujou évolue avec le nombre de son utilisation, et frappe plus fort, ou soigne mieux. Mais alors, pourquoi la boule de feu peut faire un maximum de dégats dès les premières frappes, et chatouille à peine les ennemis plusieurs heures plus tard ? Ce système est très mal géré, et on aurait aimé voir une interface de type "statut" pour chaque jouet, un peu comme pour vous et le cochon.

 

POUR LES GAMINS SEULEMENT ?

Le jeu est clairement orienté pour les jeunes joueurs, ceux de moins de 12 ans. Et lorsque l'on parle de jeu pour les plus jeunes, on pense souvent à des jeux baclés, moches, surfant sur une licence cinématographique ou télévisuelle. Et bien pas ici, car le jeu est sympathique.

Graphiquement déjà, c'est pas mal du tout. Les décors sont même superbes et colorés, et les level design sont soignés. Les villes sont idéalement bien agencées, et les textures sont bien détaillées, surtout que le jeu est en 3D. Par contre, les protagonistes sont plus banals, et ne se marient pas toujours merveilleusement  avec le décor. Mais la palme revient au héros qui a un look totalement ridicule, avec son armure et son heaume trop grand...certains jouets ont tout de même de l'allure et volent facilement la vedette au personnage principal. Et les transformations du cochon sont sympa, tout en morphing. Le jeu est quelquefois coupé par des scènes cinématique qui sont de bonne facture, bien qu'elles est mal vieillies quand-même.

Il y a quelques effets spéciaux qui sont loin d'être impressionants, mais qui feront l'affaire.

Les musiques sont dans la bonne moyenne du genre, avec un mélange de classique et de folklore. Il manque simplement des voix digitalisées, surtout pour le héros qui ne parle pas. Et les couinements du goret sont plus qu'énervant à force. Heuresement que l'ambiance reste intacte, et propose quelques moments angoissants, tout en restant confortable pour le public visé...

Je ne l'est pas dit en test, mais le jeu est entièrement traduit, et avec maestra en plus.

Si le jeu se fini en une trentaine d'heures maximum, le scénario s'étoffe rapidement et devient très intéressant, même pour un roleplayer aguérri. La recherche des jouets mécaniques et la prise en charge du goret proposeront une sorte de mini-quête dans le jeu, mais cela restera annecdotique tant tout cela est d'une simplicité enfantine. De plus, les menus sont assez austère, surtout la liste des jouets, lorsqu'il faut en choisir un (et avec un curseur d'une lenteur exaspérante).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Loin d'égaler un Final Fantasy ou un Suikoden, ce Guardian's Crusade est un bon petit jeu, proposant une hisoire simple mais prenante. Originairement programmé pour les têtes blondes de nos enfants, un adulte peut s'initier avec lui, car les rouages du Rpg y sont simplifiés au possible, mais tiennent la route sans aucun problème. Une bonne surprise qui méritait un test élogieux, et qui démontre que les petites productions sans prétention peuvent aussi remplir leur devoir vidéoludique.

 

GUARDIEN DE PIERRE : graphismes sympas, ambiance prenante, simplicité, pour les plus jeunes comme pour les puristes.

VIGILE PATIBULAIRE : héros ridicule, pas de voix digitalisée, des menus austères, des bugs d'affichage, pas bien long.

 

Graphismes : 15/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 12/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 14/20.

 

Sentence

14/20

 

Machine : Playstation 1.

Genre : RPG.

PEGI : tous publics.

Développeur : Tamsoft.

Editeur : Activision.

Année : 1998.

Qui se ressemble : Digital Devil Saga (pour l'invocation des acolytes), tous les bons J-RPG.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (11)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

Heureux possesseur d'une Playstation 3 qui commence sérieusement à prendre la poussière, faute de J-RPG de qualité, je fut très déçu...

Oui, très déçu d'apprendre que Sony abandonnait la rétrocompatibilité avec les jeux Playstation 2. Alors, je vous entend tous d'ici : vous avec la première bête, celle avec le disque dur de 60 GO, et vous pouvez jouer à vos jeux 128 bits favoris estampillés Sony...enfin, il faudrait plutôt dire à quelques jeux, car il existe quand même de nombreux softs qui ne passent pas...

Vous voyez ce truc énorme ?

Et bien, en lisant mon magazine sur les jeux vidéos favoris (et l'un des rares qui subsiste encore), j'ai appris que ma machine dernière génération (plus pour longtemps) pouvait lire toute la ludothèque des jeux Playstation première du nom. Dubitatif, j'ai quand même essayé, et ça marche, même les verisons Platinium. De plus, tout comme la compilation Megadrive, on peut ajouter un filtre graphique (à déconseillé tout de même, c'est moche), et jouer en plein écran (et dégager ces sal... de bandes noires).

Petties restrictions, il faut utiliser des jeux en version Pal (donc européens, pas de dézonage) et des versions originales (pas de gravure ou de bêta). Notez également que certains jeux ne fonctionnent pas correctement, comme Music 2000 (la console ne lit pas les sons et les transforment en une sorte de larsen grésillant).

Et bien on peut lire ça avec...

Ben voila, moi, je ne le savais pas du tout, et j'entend encore "l'excellent" vendeur qui m'affirme qu'aucun émulateur n'est présent dans la machine...

Mais pas ça, malheureusement...

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

Les jeux de rôle s'enlisent sur console. Détruire une plétore de monstres, faire évoluer son personnage, lui acheter des armes démentes, suivre un scénario palpitant avec des scènes intermédiaires en pagaille et toutes plus longues les unes que les autres...mais le renouveau arrive, et peut-être avec ce Steambot Chronicle, qui tente de renouveler le genre en changeant les codes si bien assimilés par les joueurs. Décryptage...

 

MY NAME IS...

Dès le début du jeu, nous tombons tout de suite dans les travers du genre, avec un héros qui s'échoue sur une plage, après un naufrage étrange. D'ailleurs, on peut encore voir le bateau à quelques pas (enfin à quelques brasses en fait) de la plage. Amnésique, notre personnage va se réveiller avec le doux et charmant visage d'une belle inconnue. Connie, puisque c'est son nom, va nous aider à reprendre quelques forces, puis à nous souvenir des circonstances de l'accident. Tout ce qui restera de votre disque dur interne sera votre nom : Vanille.

En inspectant l'étendue très étriquée de sable chaud, vous découvrirez un véhicule robotisé, une sorte de mecha miniature que vous contrôlerez dorénavant. Etant en retard pour reprendre un bus la ramenant chez elle, Connie vous demande de la raccompagner vers l'arrêt, en espérant que le transport en commun ne soit pas déjà passé. Malheureusement, il faudra que vous la rameniez dans la ville la plus proche, dont le nom rappelle étrangement des villes germaniques (elles finissent quasiment toutes par "burg").

Ce n'est pas moche, mais la réalisation générale est particulièrement datée, avec ce brouillard permanant.

En chemin, vous devrez vous défaire des bandits locaux, les éléphants-tueurs (sigh), qui chevauchent des mecha autrement mieux armés que le vôtre, puis un boss relativement simple. Vous ferez également la connaissance des amis de Connie, qui forment avec la belle un groupe de musique très planant (du genre "My Morning Jacket"), d'un atelier de réparation et de customisation de mecha, ainsi qu'une fabrique de tapis. Une fois arrivée dans sa maison, Connie vous présente sa mère, et vous invite à la retrouver le lendemain soir sur la place de la ville pour un concert exclusif de son groupe.

Durant le show, une attaque soudaine des éléphants-tueurs vous obligera à défendre les citoyens tant bien que mal. Après l'assaut, somme toute bref, vous retrouvez Connie et sa bande le lendemain matin devant la gare, car ils doivent partir en tournée dans toute la région. Avant de s'en aller, votre nouvelle copine vous donne une lettre introductive pour un mystérieux médecin qui, selon elle, pourrait bien vous aider. C'est parti pour la course poursuite avec votre mémoire...

 

LE CHAR LECLERC

Le premier écueil sera la maniabilité du mecha. Si vous avez déjà conduit un char, vous ne serez peut-être pas déstabilisé par la conduite des véhicules. Si vous avez déjà joué à Tank R, un jeu sortit dans les prémisces de la Megadrive, vous devriez avoir l'habitude. Sinon, le calvaire va commencer pour vous...

Jouer de la musique ne sera pas toujours aisé, pariculièrement l'harmonica.

En effet, il ne suffira pas de contrôler le mecha avec le stick analogique gauche, mais avec les deux. En fait, chaque stick commande une partie du véhicule, chacun actionnant un côté du mecha. Donc, pour avancer, il faut pousser chaque joystick en avant. Si cela reste simple, la difficulté commence réellement lorsqu'il faut tourner, car il faudra dans ce cas combiner les deux sticks. Bien sûr, ce n'est pas si compliqué lors des déplacements, mais cela le devient en plein affrontement. La jouabilité devient peu intuitive, et vous aurez besoin d'un long temps d'adaptation avant de pouvoir vous mouvoir avec aisance.

Les bras sont les armes de votre robot. Vous les utiliserez en actionnant les boutons de tranche (R1 et L1). De plus, il vous est possible de ramasser des objets, comme des pierres, et de les jeter sur la tronche de vos ennemis, en appuyant sur R3 (sur le stick droit). En entrant dans les garages et moyennant une jolie somme, vous aurez le privilège d'équiper votre mecha avec des armes plus puissantes, mais aussi des accessoires, tels que des roues, des pattes d'arraignée, des coffres, des pares-brises,... Et je conseille de rapidement changer les armes qui sont vraiment minables au début de l'aventure.

 

QU'EST-CE QU'ON FAIT MAINTENANT ?

Au commencement, et durant les premières heures du jeu, vous saurez facilement quoi faire, car les quêtes sont clairement définies. Puis, en retrouvant le groupe plus-tard, vos buts seront beaucoup moins simples. En fait, vous suivrez tout simplement Connie et ses potes, ou vous vous balladerez dans les contrées au hasard, trouvant quelquefois un labyrinthe, à la manière de Dark Cloud. A l'intérieur, vous devrez détruire tous les adversaires, ouvrir tous les coffres, et anihiler le boss de chaque niveau. Franchement, ces épreuves sont d'une facilité déconcertante, et les monstres qui vous assaillent sont rarement compliqués. Surtout que, à l'entrée de chaque niveau, vous pouvez réparer votre mecha et réhabiliter vos armes.

Les commandes de votre mecha seront très compliquées, surtout lors des combats.

Outre des points de vie, votre véhicule dispose d'une jauge d'essence qui s'amenuise au fil de vos pérégrinations. En défaisant vos ennemis, vous gagnerez de l'argent (assez peu) et du carburant (bien trop), sous forme de pièces à ramasser. Et plus l'adversiare est puissant, plus vous glanerez des bonus.

Mais, le grand but de votre vie (apparement), c'est de faire de la musique. Au début, vous trouverez un harmonica, et serez une vraie quiche dans le domaine de la mélodie. En perquisitionant les rares habitations ouvertes, en vous promenant dans les villes et les ruelles plus sombres, en farfouillant un peu partout, vous découvrirez des coffres dans lesquels se trouvent des instruments de musiques. Il y en aura aussi dans les bars et autres hotels des capitales. Vous pourrez donc en jouer (si vous avez vos propres instruments, vous devrez le faire devant votre mecha, dans la rue). A ce moment, vous aurez une sorte de QTE en temps réel, où vous devrez appuyer sur différentes touches et incliner les deux sticks analogiques. Selon votre prestation, vous gagnerez quelques piécettes en plus, du moins au commencement.

La traduction française est un peu à la ramasse, mais cela reste quand-même compréhensible.

Le soucis principal est que, d'une part il faut beaucoup s'entraîner pour devenir bon, d'autre part les instruments de musiques sont complètement inégaux entre eux. Par exemple, la trompette est d'une facilité novice, alors que l'harmonica est bien plus compliqué à manier. Et vous ne gagnerez pas plus d'argent en fonction de la difficulté de l'insrument. Alors pourquoi se casser la binette ?

En fréquentant Connie et toute sa clique, vous apprendrez des chansons que vous pourrez jouer en solo devant quelques badauds, ou avec le groupe pour remplacer un déserteur un peu trop imbu de son talent. Ces dernières sont sympathiques, bien que très niaises dans le fond.

 

I'AM THE KING

En parallèle au scénario principal qui, admettons-le, commence sérieusement à disparaître, vous aurez quelques quêtes annexes qui pourraient bien prendre le pas sur l'histoire et la perte de mémoire de Vanille (vous vous souvenez que c'est son but ?)

Quelquefois, il faudra répondre aux questions de vos amis. Selon vos orientations, votre relation évoluera différement. Elle est mignonne, alors soyez sympa...

Tout d'abord, il y a des arênes dans chaque ville, et vous serez amené à  battre chaque adversaire, pour gagner un peu d'argent et une plaque spécifique pour votre mecha. Chaque ville représente un niveau de difficulté des combats, et vous devrez adapter votre robot en fonction des adversaires. En gros, augmentez vos armes à chaque arêne...ce qui ponctionnera quasiment tout votre argent. Un moyen simple de se faire de la thune, refaites plusieurs fois le dédale avant du désert. Il est simple et chaque ennemi vous donnera de l'argent, sans compter qu'il dispose de plusieurs coffres qui vous donneront quelques items à revendre (malheureusement, vous gagnerez souvent que du pain moisi).

Puis, vous pouvez aussi vous occuper du look de votre personnage, en achetant des accessoires vestimentaires et des affaires, comme des chapeaux, des gants, des chaussures,...Egalement assez onéreux, ces costumes vous donneront droit à des surnoms, souvent ridicules (le cow-boy rassasié est mon préféré). Cela n'a pas d'incidence directe avec le scénario, mais c'est marrant. De plus, vous pouvez acheter des vêtements et d'autres cadeaux pour vos amies (car une rivale de Connie fera vite son apparition). Afin de faire évoluer votre relation avec la demoiselle courtisée, offrez-lui des robes, du rouge à lèvres, des pendentifs,...et tout ceci en fonction de ses goûts.

En ville, choisissez simplement votre destination, et votre mecha s'y rendra automatiquement.

Ensuite, vous pouvez également faire des fouilles archéologiques. En achetant des accessoires pour votre mecha (un coffre et une pioche), vous aurez la possibilité de creuser la roche dans certains canyons et y dénicher des pierres précieuses ou des vestiges préhistoriques (comme des fossiles). Ramenez-les au musée de la première ville (celle détruite partiellement par les bandits) et vous obtiendrez un bon prix selon vos trouvailles.

Enfin, vous aurez quelques quêtes secondaires que vous pourrez décliner. Pour débuter, il suffira d'amener des marchandises à certains endroits. Puis, vous pourrez intégrer des groupuscules aux idées bien arrêtées. Ils vous demanderont d'effectuer des missions, quelquefois sanglantes, mais toujours pour une cause plus ou moins bonne. Et là, la récompense sera intéressante, et vous gagnerez plus d'argent que par d'autres moyens, certes plus honnêtes, mais surtout bien moins lucratifs.

La dernière mini-quête n'en est pas une, mais il vous faudra vous y plier obligatoirement. Souvent, Vanille sera affamé et il faudra le nourrir avec des victuailles. Achetez de la bouffe dans les boulangeries ou commandez des repas tout fait dans les bars et restaurants. Si cela est une idée plutôt sympa (bien que copiée sur la déshydratation du héros de Dark Cloud), cela risque fort de vous saouler rapidement, car Vanille à faim plusieurs fois par jour, et même si vous le faites manger jusqu'à presque vomir.

 

BILAN MITIGE ?

Certes, le jeu est tout en cell-shading, et avec un aspect crayonné très joli. Mais, il faut bien constater que les personnages sont modélisés à la truelle et que les décors sont un peu vides. De plus, un léger brouillard plâne au loin, et chaque élément du décor est surligné par un trait noir et lourd. Ce n'est pas moche, loin de là, mais les couleurs ne sont que peu chatoyantes. Les textures sont simplistes, et ne présentent souvent qu'une couleur dégradée. Heureusment, le jeu est traduit en français, avec quelques libertés assez discutables. Heureusement, le frame-rate est souple et fluide, c'est déjà ça...

Vous pouvez ausis jouer au billard, mais faîtes attention, vos adversaires sont relativement forts.

Les musiques sont jolies, elles aussi, mais les instruments proposés sont enregistrés en format midi. On croirait entendre un vieux synté bontempi des années 90...c'est fort dommage, car les mélodies sont belles et les chansons de grande qualité. Pour comparer, Dark Cloud proposait mieux, et c'était le début de la Playstation 2. Les bruitages sont conventionels, comme d'habitude, et les voix en angalis sont de bonne qualité. A noter que Connie chante admirablement bien...c'est encore ça...

Conduire un mecha demandera un temps d'adaptation certain, et ce malgré le didacticiel mal expliqué avant de commencer la partie. Certains même risque de ne pas y arriver. Pour les plus patients, sachez que ce n'est pas non plus insurmontable, mais que c'est loin d'être intuitif. Par contre, utiliser les armes reste simple. Dans les villes, votre mecha se dirigera tout seul, vous n'aurez qu'à définir une destination. Mais comme vous n'êtes pas seul et qu'il existe des feux de signalisation, vous passerez la moitié de votre temps à attendre le feu vert derrière quelques autres robots...barbant. Surtout que vous devrez descendre ensuite de votre véhicule pour rejoindre un bâtiment qui ne sera pas toujours à proximité, déclenchant ainsi un les nombreux temps de chargement du jeu (jusque quatre différents par ville).

Lancez des items à la tronche de vos ennemis, mais visez bien...pas comme ici.

Si le jeu est long, du fait que le scénario principal tombe rapidement aux oubliettes, les quêtes en font l'essence véritable. Jouez de la musique en solo ou avec le groupe, charmez vos petites amies lors de soirées remplies de mièvreries assomantes, faîtes des fouilles archéologiques et trouvez des vestiges inestimables (avec de la patience), cambriolez les rares habitations visitables en y découvrant des coffres,...pour peu que vous aimiez les quêtes annexes, vous serez aux anges. Et c'est tant mieux, car l'histoire principale se plie relativement vite, et ce malgré les différents environnements proposés.

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Après quelques heures de jeu, force est de constaté que Steambot Chronicle est plat et extrèmement redondant. Les combats sont similaires, les ennemis aussi, et les possibilités restent rares au début. Puis, après quelques temps et une certaine avancée dans le scénario, vous pourrez faire bien plus de chose et le jeu prendra bien plus de sens, malgré ces incohérences palpables (comme le fait de devoir intégrer les bandits qui ont détruits la ville). Avec ses graphismes moyens et sa jouabilité riche mais déconcertante, ce jeu méritait une meilleure équipe de développement car les idées sont souvent intéressantes, mais mal exploitées. Toujours est-il que Steambot Chronicle reste un jeu sympa et à très petit prix, qu'il faut essayer par curiosité.

 

MECHA POWER : plein de possiblité, des personnages attachants, de belles chansons, plein d'instruments de musique à découvrir, la voix de Connie, totalement traduit en français, jouabilité intéressante...

A LA CASSE : ...mais qui nécessite un temps d'adaptation et beaucoup d'agilité, des graphismes somme toute moyens, sons en qualité médiocre, sous-titres en français pas toujours proprement traduits, le scénario principal qui passe à la trappe.

 

Graphismes : 12/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 13/20.

Scénario : 10/20.

Durée de vie : 18/20.

 

Sentence

13/20

 

Genre : aventure/action.

Développeur : 505 Game Street.

Editeur : Atlus.

PEGI : 12 +.

Difficulté : pas vraiment, non...

Année : 2007.

Qui se ressemble : Dark Cloud, Dark Chronicle, Tail Concerto (PS1).

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

C'était dit...Resident Evil était devenu une véritable référence dans le jeu vidéo, avec ses zombies, ses retournement de situation, ses personnages qui tentaient de traverser les murs... Et donc, forcément, quelques clones virent le jour, tentant ainsi de rivaliser avec le maître.




 Ryan se réveille, hébété, sur un lit d'hopital. Apeuré, il se demande bien où se trouve t'il, et pourquoi lui injecte-t'on un produit verdâtre dans le coup.
Puis, sans s'en rendre compte, les attaches qui le maintiennent au lit se détachent. Il se lève, attisant par la même occasion un vent de panique chez le personnel soignant, bien caché derrière une vitre. Pourtant, le jeune homme de 14 ans réussi à ouvrir la porte donnant sur la salle de commandes, et, en approchant des quelques médecins présents, ces derniers s'écroulent en se tenant la tête.

PSYCHO-RIGIDITE

Bien rapidement, le jeune Ryan s'aperçevera qu'il peut utiliser ses pouvoirs mentaux en lançant des ondes psychiques ou brûlantes sur le personnel de ce complexe médical. Et, les toubibs vont vite laisser leur place avec des agents de sécurité, plus aggressifs. Certains n'auront même aucuns scrupules pour utiliser leur arme à feu contre un gosse.


Phobiques des piqures(bélonéphobie), s'abstenir...

Vous choisirez vos pouvoirs en utilisant une seringue énorme qui vous injèctera des produits chimiques, préalablement stockés dans votre inventaire. Et, vous en manquerez rapidement, car aucun indice (scintillement, par exemple) ne vous indiquera leurs emplacements. Il vous faudra donc fouiller tous les recoins au hasard, en cliquant sur les murs, les tables, dans les armoires...

PHARMACIE SUR COMMANDE

Les produits sont, au début au nombre de deux. Les ondes de choc et les flammes. Mais, d'autres drogues, sous forme de cahets, feront vite leur apparition afin de vous aider de différentes façons. Des pilules vous redonnant des points de vie, d'autres augmentant briévement vos pouvoirs, et surtout celles qui calme votre mal de tête (?).


Les couloirs de l'hôpital sont froids et redondants.

Car, oui, Rayan est sujet aux céphalées, surtout lorsqu'il utilise ses pouvoirs un peu trop souvent. Une jauge spéciale se remplie, et, lorsque tel est le cas, une petite animation douloureuse se déclenche, montrant le jeune héros se tenant la tête entre les mains, poussant un soupir torturé et floutant l'image. A croire qu'il fait une véritable overdose... A ce moment, trois choses changent radicalement, une bonne chose, mais deux moins sympathiques.


En bas à gauche, c'est votre inventaire.

La bonne chose est que vous faîtes fuir les ennemis. Encore mieux, si vous vous en approchez d'assez près, ils tomberont comme des mouches subitement (vous devez bien refouler du bec, dis-donc).
Par contre, vous ne pouvez plus courir, mais vous marcherez très lentement. Une canne ne serait pas de trop. Et surtout, votre barre de points de vie déscendra doucement, mais surement. A vous de faire un choix cornélien : tuer tous les ennemis, quitte à perdre de l'énergie, ou vous soignez tout de suite, et donc refaire des combats en mode "normal".


Cette animation introduit la décuplation de vos pouvoirs, mais surtout la perte progressive d'énergie.

Sachez également que votre inventaire ne peut contenir plus de 10 pilules ou produits de chaque catégories.

INTUITIVITE TRONQUEE

Justement, parlons de cet inventaire. Les objets ne sont pas vraiment classés, comme dans un Resident Evil, mais ils apparaissent tous à la suite, et en ligne droite. Donc, pour trouver le dernier objet ramassé, il vous faudra passer en revue tous les autres items, le tout avec un défilement d'une lenteur exaspérante. Heureusement que le jeu se met en pause, car lorsqu'il faut recharger une drogue offensive et se coltiner tout l'inventaire...


Certains environnements sont assez jolis, et originaux.

Heureusement aussi que les drogues, les objets de quête et les documents ne sont pas tous classés aux mêmes endroits.
Les combats sont aussi peu intuitifs. Vous ne pouvez pas viser un ennemi, et vous tirerez donc au hasard, ou plutôt en visant au jugé. Et, pour tirer, vous devez d'abord charger ce pouvoir, ce qui prendra d'autant plus de temps si ce dernier est boosté par un cachet spécial. Donc, préparez vos pouvoirs, et anticipez les combats, ce qui devient impossible lorsque les ennemis sont plusieurs et vous assaillent en même temps. Car, si vous ne pouvez pas toucher plusieurs adversaires avec un tir, eux ne se gêneront pas pour vous exploser en réunion (je rappelle encore que vous n'êtes qu'un gamin).

UNE ASPIRINE ? C'EST PAS DE REFUS...

Les énigmes, chères aux jeux d'action-aventure du même style, sont bien entendu de la partie. Trouvez une clé, ouvrir une porte à l'aide de commandes à l'autre bout du complexe, lire des compte-rendus afin de glaner des informations plus ou moins utiles pour le casse-tête du coin, rien de bien palpitant ni de très original.


Fouillez les décors, mais aussi les cadavres de vos ennemis.

Pire, certaines incohérences peuvent-être vraiment bizarres, comme le fait d'insérer des pierres dans des récéptacles... Sauf que les cailloux en question sont aussi grand que vous, et donc risquent d'être assez lourds... Mais vous pouvez les glisser dans vos poches, bien sûr, et les soulever d'une main... Il est costaud ce Ryan...
Bref, les énigmes ne sont pas toujours logiques, et les indices quasiment inexistants. Et, je le répète, les objets ne sont pas visibles à l'écran.


Ce n'est peut-être qu'un gosse, mais Ryan fait peur.

Les commandes sont rigides, lentes, et même en courant, Ryan semble avoir des poids accrochés aux chevilles. Dommage, car les animations sont incroyablement travaillées, et proposent des séquences réalistes, comme la descente d'escaliers où notre héros ne se borne pas juste à "courir sur les marches", mais les arpentes marche après marche.
Graphiquement, les images précalculées se mélangent avec des images 3D en temps réèl. Et cela se voit, en piquant un peu les mirettes. Reste que les décors sont tout de même reconnaissables, malgré des couleurs un peu ternes et baveuses. Surtout que les couloirs de l'hôpital se ressemblent tous. Mais pas de panique, le jeu est découpé en plusieurs chapitres, et d'autres environnements seront diponibles par la suite (la maison de Ryan, les appartements des Galerians,...). Les scènes cinématiques ont beaucoup vieilli, mais restent classe, et n'épargnent pas nos neurones ni nos yeux, car elles restent un peu difficiles quelquefois (tortures d'enfants notament).


Les combats sont rigides et inégaux.

Le jeu est traduit en français, textes et voix. Et ces dernières crachotent un peu, mais restent audibles. Par contre, l'ambiance sonore est inexistante. Vous n'entendrez que vos pas, les bruits de portes ou de machines, des personnes parler,...
Le scénario, bien que convenu, est sympathique, long, et comporte des rebondissements qui vous tiendront en haleine, assez en tous cas pour connaître le fin mot de l'histoire. Par contre, pas de fins multiples ici.
************************************************************************************************************************************

Recommenderais-je ce Galerians aux fans de Resident Evil ? Assurément, car il propose quelques bons moments et une histoire intéressante. Mais les commandes rigides, les énigmes simplettes, les graphismes moyens peuvent rebuter certains joueurs un peu trop regardant sur l'emballage. Reste un scénario long à démarrer réellement, mais également long à finir.

ET VOGUE : scénario original, les pouvoirs de Ryan, des cinématiques inquiétantes, bonne durée de vie, une histoire prenante, ambiance glauque à souhait.

LA GALERE : graphismes moyens, maniabilité rigide, énigmes simples, quelques items pas assez performants, ambiance peu mise en valeur, inventaire peu intuitif.

Graphismes : 14/20.
Sons : 12/20.
Jouabilité : 13/20.
Scénario : 16/20.
Durée de vie : 16/20.

Sentence : 14/20.

 

Genre : action/aventure.

Date : 2000.

PEGI : 12 +.

Développeur : Crave Entertainment.

Editeur : Sony.

Difficulté : moyenne.

Qui se ressemble : Resident Evil, Silent Hill, Fear Effect.

Ajouter à mes favoris Commenter (7)

Signaler
Les oubliettes de Damien.

Encore une nouvelle rubrique consacrée, cette fois-ci, aux jeux qui auraient bien mérités une meilleure publicité et n'ont malheureusement pas eu le succès escompté. Et, pour bien commencer les hostilités, voici God Hand, un beat'em all furieux qui renouvelle pas mal le genre en piochant des bonnes (et des moins bonnes) idées de ci de là. Bref, les claques vont volées et les blagues hautement mal placées (ainsi que le mauvais goût) vont fusées comme des boulets de canons.

 

PEGI EN ACTION

Tout d'abord, je tiens à préciser plusieurs choses. D'abord, si vous êtes du genre féministe, que vous defendez les droits des femmes et des animaux avec une certaine ferveur et que vous n'aimez pas les homophobes, ce test n'est peut-être pas fait pour vous. Sachez que je suis totalement d'accord avec vous, et que je ne cautionne absolument pas toutes les scènes marquantes et avilissantes de ce soft. Puis, étant moi-même handicapé, je n'est pas été choqué outre mesure par les clichés très extrêmes du jeu, mais je vous préviens que certains propos peuvent mettre certaines personnes mal à l'aise. Pour faire plus simple, que les âmes sensibles et très réactionnaires s'abstiennent de lire le test qui suit...vous voici prévenus...

Vous incarnez Gene, un homme solitaire se promenant dans un décor qui sent bon le western spaghetti. Arrivé dans une ville semblant abandonnée, vous apercevez soudainement une jeune et jolie fille se faire aggresser par des voyous à l'air très bizarre. En effet, ces derniers semblent tout droit sortis d'un mauvais cosplay de super-vilains. Toujours est-il qu'ils en veulent aux bras de la pauvre victime qui demandent, en vain, de l'aide .N'écoutant que votre courage (et votre stupidité), et étant plutôt un expert en arts martiaux, vous décidez de lui venir en aide. Mal  vous en prend, puisque les caiileras du pauvre sont largement plus fortes que vous, et vous sectionnent un bras pour vous punir.

Vous pouvez envoyer vos ennemis dans les airs, et même sur orbite. Vous avez dit exagération ?

Bien entendu, vous vous tordez de douleur et, alors que les brutes sanguinaires se désintéressent de vous, la jeune fille (Olivia) vous conduit dans une chambre d'un hotel et vous transmet un artefact largement bienvenu pour vous, puisqu'il s'agit de la Godhand. C'est un bras surpuissant capable de déchaînner les furies les plus destructrices. Mais, comme le dirais bien mieux que moi un célèvre personnage secondaire de comics américains : "un grand pouvoir implique de grandes responsabilités". Et là, tout ceci va, malheureusement pour vous, se vérifier, car il vous faudra défendre votre bras qu'une horde de démons à l'aspect humain se disputent.

Vous devrez donc nettoyer les différents tableaux que vous traverserez, envoyer ad patrès tous les loubards qui se mettront sur votre chemin, et fouillez chaque zone pour y trouver des bonus plus ou moins intéressant. D'ailleurs, les méchants que vous rencontrerez sont d'un cliché qui fleurtent énormément avec le mauvais goût et les références d'autres productions à succès comme Street of Rage ou Final Fight.

 

VOTRE MISSION, SI VOUS L'ACCEPTEZ...

Les buts qui vous sont proposés sont très simples, car il suffit de rejoindre un point A et un point B. Simple non ? Et bien pas du tout, car les ennemis seront légions dans les différents environnements. De la simple brute qui se laissera gentiement démonter la tête aux guerriers bien plus véloces et agiles, le "bestiaire" est large et bien étoffé. Surtout que, chose assez rare, vous vous fiterez avec une multitude de femmes, toutes plus rapides et habiles les unes que les autres. Elles vous lanceront des armes de jet (chapeaux à lames, couteaux,...), mais sauront aussi vous mettre quelques claques et coups de pied bien placés dans votre tronche ou...bref vous voyez à quel endroit...

Tu la veux ta fessée ? Ben la voila !!!! Bizarrement, très jouissif...

Et les hommes ne sont pas en reste, car ils peuvent aussi vous matraquer les oreilles avec des armes qui font mal, comme des battes, des sabres, ou des parasols (et bien oui). Les techniques sont également de mise, avec des combattants en karaté, en free-fight et même des catcheurs, experts en chopes. Mais la véritable difficulté est que tous les ennemis sont nombreux, et vous explosent la gueule en même temps, sans compter qu'ils possèdent des techniques souvent imparables. Et ceci rend le jeu d'une difficulté incomparable, car il vous est souvent impossible de vous défendre face à une horde de punks qui vous ne laissent aucun répit pour contre-attaquer.

Outre le démontage massif d'ennemis, vous pouvez trouver des cartes qui vous donneront des pouvoirs magiques et des techniques en plus, comme la roulette. Cette dernière vous donne le choix entre plusieurs coups spéciaux qui toucheront un seul gars, ou toute un ensemble. Le soucis est que ces techniques sont en nombre limité (forcément), mais surtout qu'il faut les choisir en temps réels (ou presque), donc vous n'aurez pas le temps de réfléchir, et vous les déclencherez souvent au hasard.

 

PIMP MY KICKASS

Le plus intéressant, à mon sens, dans ce jeu, est qu'il est possible de customiser vos coups et surtout vos combos. Si vous n'avez que quelques claques à distribuer au début du jeu, vous trouverez des coups en défaisant certains ennemis et en les achetant entre chaque zone dans un magasin, qui vous proposera d'ailleurs également des augmentations de barre d'énergie et de furie, mais aussi des techniques de roulette. Pour en revenir aux coups, vous pouvez donc créer vos propres enchaînnements et les tester avant de les valider. A vous de voir si vous préférez des coups puissants mais lents, ou plutôt des combos rapides voire imparables pour certains. Il vous est même possible de lancer les ennemis en l'air, de passer outre la garde de l'adversaire et de les énerver (ce qui rend vos coups un peu plus efficaces).

Ces deux persos sont le summum du mauvais goût et de la parodie graveleuse. Homophile, s'abstenir...

La roulette peut aussi être customisée à souhait, et vous pourrez ainsi ranger vos meilleures techniques dans l'ordre qu'il vous plaira. De plus, vous possédez une barre de furie qui se remplit en frappant les ennemis et en recevant des coups. Une fois remplie, cette jauge vous donne un pouvoir (qu'il faut déclencher au préalable) durant quelques secondes et vous donne l'invulnérabilité et vous profère une force et une rapidité phénoménales. Cette puissance sera très souvent salvatrice et vous tirera de maintes situations désespérées.

Car, outre les rivaux déjà surpuissants mais très banals, certains sont, en somme, des démons qui se transformeront lorsque l'enveloppe humaine sera détruite. Et là, ils disposeront de pouvoirs et de coups démoniques (c'est le cas de le dire), avec la possibilité de se téléporter. En les défaisant, vous gagnerez des techniques spéciales et des coups de roulette en plus. Bref, tout cela vaut quand même le coup, mais vous aurez besoin d'être très bien entraînné pour les détruire.

 

LA BOSSE DES BOSS

De plus, chaque fin de niveau se finira par une bataille contre un boss. Si certains ne sont que des humains que les démons supérieurs ont agrémenté de pouvoirs spéciaux, d'autres sont ces mêmes créatures surpuissantes, pourtant à l'apparence humaine. Et la caricature est également de mise, avec un mexicain pesant plus de 500 kg et fumant un cigare gros comme vous, une nymphette super bien foutue et très sado-maso, un guitariste se prenant pour le David Guilmour du (très) pauvre... et des personnages à la limite du ridicule, comme ce catcheur en costume de gorille ou ces cinq nains se prenant pour les combattants de Bioman avec des costumes très...japo-niais... Mais la palme revient à ces deux catcheurs déguisés en Misstinguette (oui, oui, vous avez bien lu), se comportant comme des folles tordues et cachant à peine leur homoséxualité extrèmement mise en valeur (c'est à la limite de la parodie). A ce moment, vous vous demanderez dans quel monde vous êtes vous retrouvé...

Il arrivera que les adversaires humains se transforment en démons. Les détruire ne sera pas chose aisée.

Et les coups spéciaux de votre personnage ne sont pas en reste, avec des genoux dans les bijous de famille, des suplex arrière, mais surtout (et c'est le plus marrant en fait), la possibilité de prendre les femmes sur vos genoux et de leur mettre une fessée déculottée d'une rare violence...(WTF). Et pour accentuer cette débauche de d'aggressivité, vous devez marteler un bouton, histoire de donner à cette méchante fille la correction qu'elle mérite.

Quelquefois, au détour d'un immeuble ou d'un couloir, vous tomberez nez à nez avec une sorte de fée rougeoyante qui vous proposera un défi. Si vous l'accéptez, vous serez transporté sur un ring et vous devrez défaire une vague d'ennemis, détruire un véhicule tout en étant aggresser par des rivaux, ou survivre à des boss, et tout ceci, dans un temps limité bien sûr. Pour y parvenir, je ne vous cacherai pas qu'il vous faudra souvent sortir vos meilleures techniques, et déclencher votre Godhand. Au bout, vous pourrez glaner de nouvelles tecnhiques de combat inédites et dévastatrices, ou tout simplement des items de regain d'énergie (des fruits et des légûmes géants...sigh...).

Les boss sont très ardus, surtout lorsqu'ils sont sous leur forme démoniaque.

Encore un petit mot concerant les démons supérieurs, ces derniers ont deux formes, et se transformeront en démons bien laids, ressemblant à des insectes. Leur extrème difficulté vous donnera beaucoup de fil à retorde, et mettra vos réflexes (et vos nerfs) à rude épreuve. Surtout que la chance aura également un rôle à jouer, car vous aurez souvent des objets à leur jeter à la trogne, comme des vases par exemple. Et dans ces items, se cachent des bonus aléatoires comme de l'énergie, mais surtout des cartes vous redonnant une jauge de furie gratuite ou des techniques de roulette en plus. Toujours est-il que, malgré ces bonus, ne négligez pas les dégâts faciles que provoquent ces missiles improvisés, et servez-vous en sans aucun scrupule.

 

LA CLAQUE DANS TON GUEULE

Ne cherchez pas la faute dans ce titre, c'est une expression de chez moi...

Du point de vue graphisme, c'est plutôt clair, surtout pour les personnages. Ils ont, en effet, bénéficiés d'un soin tout particulier, et les couleurs qu'ils arborent sont souvent bien rendues .De plus, la volonté de rendre tous les ennemis largement ridicules leur donne un certain cachet et les rendent hautement charismatiques. Les démons supérieurs sont , eux aussi, très empathiques et participent grandement au scénario, pourtant très faiblard. Le gros mexicain est, d'ailleurs, assez boulversant lorsqu'il sera défait, et ne manque pas d'une certaine sympathie en fin de compte. Par contre, les décors sont bien plus quelconque, et souvent repompés sur eux-mêmes. Ce n'est pas moche, loin de là, mais les environnements sont trop redondants et la diversité n'est pas trop de mise. Pourtant, il existe plein de petits clins d'oeil à des films qui ont cartonnés au box-office, comme par exemple une arraignée géante dans un environnement désertique, qui ne nous rappelle pas du tout Wild Wild West... Les animations sont très fluides et incroyablement réalistes, et les coups de Gene sortent au quart de tour. Vous aurez pourtant la désagréable sensation que les ennemis sont bien plus rapides et agiles que vous (et ce ne sera pas qu'une impression). Et les réferences parodiques sont à se taper le cul par terre, tellement elles sont drôles...et très kitschs aussi. Les cinématiques sont superbes, malgré qu'elles ne soient faites qu'avec le moteur graphique du jeu. Pourtant, elles sont de grande qualité avec une mise en scène efficace.

La roulette propose plein de petites techniques moyennement efficaces, mais qu'il faut choisir au plus vite.

La bande sonore est de qualité, avec des riffs de guitare bien pêchus et des références rock'n roll fleurtant avec les années 50/60. Avec un environnement graphique très western et des protagonistes plutôt typés des années 2000, le constraste prend pourtant forme d'une façon assez charmante. Gene ne parle pas beaucoup, mais sait tout de même pousser quelques cris de victoire. Les ennemis, quant à eux, sont bien plus bavards, et commentent souvent les actions. Même les pnj s'y mettent, et arborent des positions et des hurlements à mourir de rire. Malheureusement, tout ceci est en anglais, de même que les cinématiques. Dans ces dernières néanmoins, un sous-titrage français est présent, mais il est assez approximatif. Je dirais surtout que les dialogues sont volontairement écourtés, et pour ceux qui comprennent l'anglais parlé (comme moi), ils s'aperçevront de la supercherie très rapidement.

Si les coups sortent avec une grande facilité, l'IA des ennemis est très véloce. Ils ne se contentent pas d'avancer vers vous et de balancer des coups, mais ils élaorent une stratégie selon vos actions, et se protègent bien trop rapidement, sans compter les contre-attaques bien trop habiles pour des réflexes humains. Pourtant, avec de la patience et de la méthode, il vous sera aisé de trouver la faille et la technique appropriée à chaque adversaire. La plus grande difficulté reste que vos rivaux sont en grand nombre, et qu'ils ne se gènent pas pour vous attaquer en même temps. Si au début de l'aventure vous trouverez que les coups sont assez similaires entre eux, sachez que par la suite, vous aurez quelques possibilités qui valent toutes le coup d'oeil (ne serait-ce que pour les fessées).

Il faudra chercher quelques items cachés qui vous seront fort utiles, mais pas toujours indispensables.

L'aventure est plutôt longue, avec une bonne rejouabilité. Mais ceci est surtout dû à sa grande difficulté, notamment contre des boss d'une rapidité et d'une force hors du commun. L'écran du Game Over hantera vos parties dès les premières minutes de jeu, car même les simples ennemis sont assez compliqués. Alors, lorsqu'ils se transforment en démons... Et, en finissant le jeu un première fois, vous pourrez changer le costume de Gene, en le transformant en Ken Master (un des héros de Street Fighter II) ou en personnage des Village People (WTF, again). De plus, le magasin vous propose des coups en plus et des combos encore plus dévastateurs, de même qu'une arêne et une course de chien à la c.. (non mais là, WTF !!!!).

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Politiquement très incorrect, se moquant de plusieurs communautés, ne se prenant jamais au sérieux, voici un jeu relativement original. Voulant revisiter les anciens beat'em all mythiques comme Final Fight ou Street of Rage, en y ajoutant de l'humour très graveleux et extrêmement douteux, God Hand n'a malheureusement pas trouvé son public, malgré de très bonnes idées et un gameplay aux petits oignons. Les situations hilarantes et les scènes de combat furieux sont pourtant des atouts indéniables pour un excellent jeu, d'autant plus que les graphismes sont plutôt soignés et que les cinématiques sont dignes des meilleures productions du genre. Mais, la bien trop grande difficulté et la répétitivité de l'action peuvent en rebuter plus d'un, malgré cette possibilité de customiser ses combos et ses techniques spéciales. Bref, si vous aimez les défouloirs sans trop de réflexion et souffrir le martyr, ainsi que les blagues très potaches et les parodies cinématographiques (et télévisuelles), God Hand peut vous convenir. Encore faut-il que vous ne soyez pas bégueule et que le millième dégré de vous affecte pas outre mesure, car ce jeu est assez...extrême-droite...mais c'est pour de rire...

 

CLAQUE DANS LE BAIGNEUR : graphismes sympathiques, bruitages pêchus, des possibilités originales, action non-stop, quelques bons défis, mise en scène exceptionnelle, beaucoup d'humour...

PLAT DU PLONGEUR : ...mais qui ne plaira pas à tout le monde, bien trop ardu, du mauvais goût à gogo, le jeu n'est pas impartial, traduction française imprécise.

 

Graphismes : 16/20.

Sons : 15/20.

Jouabilité : 17/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 18/20 (pour les masochistes), 12/20 (pour les autres).

 

Sentence

16/20

 

Genre : beat'em all.

Année : 2007.

Développeur : Clover Studio.

Editeur : Capcom.

Difficulté : non, mais vous n'êtes pas bein là, on n'est pas encore des Dieux, nous.

PEGI : 18 ans.

Qui se ressemble : Final Fight Streetwise(PS2), Samurai Western (PS2), The Warrior (PS2, Xbox, PC), Urban Reign (PS2), Beatdown (PS2).

 

Quelques cutscènes du jeu, non sous-titrées.

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

Archives

Favoris