La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 27/01/17 à 09h15

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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Catégorie : The vampire's kiss.

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The vampire's kiss. (Jeu vidéo)

Salut les p'tits loubards friands de croix métalisées ! Malgré le projet de parler de mes jeux de rôles papier (je dois encore mettre la main sur certains qui se cachent jalousement on ne sait trop où, c'est décidemment le gros bordel chez moi), voici un test sur une saga que beaucoup aime par ici. Mais voilà, les premiers Castlevania en 3D n'ont pas convaincu, loin de là, donc, ce deuxième opus sur Playstation 2 saura-t'il nous faire changer d'avis ? Réponse, tout de suite...ou presque...je dois aiguiser mes caninces d'abord...

 

UNE HISTOIRE QU'ON S'Y PERD UN PEU

Bon, ça commence un peu comme tous les Castlevania, puisqu'il s'agit de la guerre faisant rage entre Vlad Tepes (Dracula) et l'humanité. Après une victoire presque inévitable des ténèbres, un messie innatendu (quoique) vient redonner l'espoir aux humains, en la personne de Trévor Belmont. Mais, après la défaite du comte aux grandes canines, ce dernier proféra une malédiction plongeant la Terre entière dans la misère et le chaos. Ce qui entrainne des famines, des maladies, des pillages, des massacres...bref, que du bonheur pour les Hommes quoi...

Le plus compliqué n'est pas de vaincre un adversaire, mais leur nombre...

3 ans après la mort de Dracula, nous incarnons un personnage jusqu'ici inconnu, puisqu'il s'agit de Hector. Forgeron maléfique du comte pas gentil, il veut venger la mort de sa bien-aimée, Rosalie, injustement accusée de sorcellerie et donc brûlée vive par les humains. Mais, cette parodie de procès fut menée magistralement par Isaac, un autre forgeron maléfique resté à la solde de Vlad (oui, vous êtes partis, trahissant ainsi votre maître). Mais, avant d'atteindre le château de Dracula, où votre cible se terre, il faudra faire un long et périlleux voyage, au milieu de monstres encore en activité, ancienne armée du vampire pas si éternel que ça... Ah, le soucis reste que Hector a perdu la majeure partie de ses pouvoirs de forgeron maléfique, contrairement à Isaac...mais vous-vous rendrez vite compte que vous n'êtes pas si démuni que cela...

 

L'INNOCENCE PREND FORME

Au détour de vos péripéties à travers les montagnes et un château abandonné (enfin presque), vous tomberez sur une salle mystérieuse dans laquelle végète une sorte de petite fée... Il s'agit d'un démon innocent, une créature laissé là, sans maître. Ni une ni deux, vous prenez le contrôle de la petite libéllule toute mimi, et découvrez qu'elle peut utiliser certains pouvoirs, dans le domaine de la régénération vitale, mais peut aussi vous aidez dans les combats...

Par la suite, vous découvrirez une sorte de golem, démon plus physique cette fois-ci, mais diablement efficace en combat, et extrêmement compatible avec vos assauts. Et ce sera à vous de déterminer les réactions de vos nouveaux amis...Enfin, déterminer, c'est vite dit, car vous pourrez leur demander de réagir automatiquement ou d'entrer une commande en plein jeu pour qu'ils utilisent l'un de leurs pouvoirs... Et, petit conseil d'ami, optez pour les commandes manuelles, car sinon, ils feront n'importe-quoi et utiliseront leurs points de vie (qui fait également office de points de magie) très rapidement, et pour des clopinettes en plus...

Il faut avouer que, certains boss sont des plus originaux... Ici, un squelette sur un poisson géant...

De plus, certains démons pourront utiliser une garde universelle, comme le golem justement. En vous positionnant aux côtés de votre allié, vous parerez automatiquement toutes les attaques, ça peut être pratique...et stratégique en plus, mais ça bloquera aussi les attaques de l'acolyte...cruel dilemme...

Donc, pour faire évoluer votre démon (oui, vous ne pourrez qu'en choisir un à chaque fois), vous trouverez de temps à autres des cristaux d'évolution. Selon l'arme utilisée, il se transformera différemment et donc, développera ses aptitudes...mais gardera les mêmes techniques... Et comme, quelquefois, il pondra un oeuf (?) que vous pourrez revendre par la suite (miam, une bonne omelette) ou faire éclore pour donner vie à un autre démon que vous pourrez faire évoluer différemment (donc en vous équipant d'une arme différente). De quoi faire une petite armée bien personnalisée...

 

QUI DIT FORGERON...

Ouais, je vous vois venir là... Qui dit forgeron, dit armes et armures... Et vous avez entièrement raison... En défaisant les ennemis, Hector peut ramasser des matériaux précieux, comme du fer, des veines (??), de la peau d'animal... Par la suite, via le menu, il peut fabriquer des armes (épées, haches, lances...), des armures et des casques... Donc, collectionnez les items, ça peut toujours servir... Et si vous tombez sur une décharge, ce serait le bonheur pour vous...ahem...

Certaines sorties de salles nécessitent de devoir battre tous les ennemis présents...

Donc, tout se transforme, c'est qu'il a la fibre écolo le Hector... Et comme chaque nouvel équipement donnera des bonus aux statistiques du forgeron pas si maléfique que ça, il faudrait vous y mettre... Plus de force, de défense, de chance aussi...bref, à vos marteaux messieurs-dames !

De plus, et en trouvant des salles plus ou moins bien cachées, vous ramasserez des anneaux qui vous octroireront d'autres pouvoirs (généralement, des défenses élémentaires), mais aussi des matériaux rares...Souvent présents en mode unique, ce qui vous exposera au cruel dilemme du "je fabrique une arme ou une armure ?"... 

 

JE PENSE DONC JE TAPE

Comme il s'agit avant tout d'un jeu d'action, à la beat them all, Hector a une palette de coups bien étoffée...et qui diffère selon l'arme utilisée... En appuyant plusieurs fois sur la touche d'attaque (carré), vous délcenchez un combo de cinq coups maximum. Mais, en intégrant, durant la suite de frappes, la touche d'attaque finale (rond), vous provoquez une autre suite de coups, un peu comme un "finish him", et qui sera différent selon le moment où vous souhaitez le déclencher... Et ça, c'est une excellente idée, car non seulement cela reste très simple d'accès, mais en plus, ça donne comme une certaine diversité aux combats... Ajoutez à cela que chaque arme propose plus ou moins des réactions diverses, et ça vous donnera certainement envie d'essayer toutes les combinaisons possibles...

Vous allez souvent pester contre la caméra qui n'est pas très dynamique...

Mais Hector est aussi très véloce, puisqu'il peut sauter et faire quelques pirouettes... Sauf que, en plus d'être assez lent, les commandes pour ce faire sont relativement mal pensées. Pas compliquées pour un sou, il faut, en fait, appuyer sur la touche de garde, et de saut, ce qui engendre deux soucis. Soit vous pressez les deux boutons en même temps, et votre salto arrière rate une fois sur trois...soit vous maintenez la garde enclenchée tout le temps (enfin en combat), et du coup, Hector reste lent dans ses déplacements simples (puisqu'il marche, mais ne court plus)... Pas hyper-intuitif tout ça...et c'est dommage, car ça reste une bonne idée sur le papier...

Outre les adversaires rencontrés sur le chemin, vous -vous trouverez nez à nez avec des boss, pas toujours méchants d'ailleurs. Et là, vos capacités à éviter les coups seront mis à rude épreuve, puisque ces derniers auront des attaques relativement dévastatrices, et que vos démons innocents ne seront pas de trop pour vous épauler...mais alors, pas de trop du tout... Heureusement que vous pouvez, via une femme mystérieuse, acheter des potions et autres items de régénartion vitale (que vous trouverez également un peu partout, notamment dans les candélabres disséminés un peu partout). D'ailleurs, ces derniers donneront, pour la plupart, des l'argent (mais à 90 % des piécettes d'1 dollar, les rapiats)... Du coup, et bien vous risquez d'abandonner cette chasse peu lucrative au final...

Comme je l'ai dit, certains personnages sont stéréotypés, et n'ont pas de charisme...

Et en parlant d'ennemis, sachez que, si certains sont très mous et simples à battre, la plupart d'entre eux sont bien chiants et ont un pattern de coups et de mouvements bien étoffé, lui aussi... Et ça fait plaisir, vraiment... Qu'un squelette se jette sur vous comme une sangsue sur une jambe nue, c'est peu enjouant. Mais qu'un triton puisse vous balancer une boule de feu, vous foncer dessus en roulade, éviter outrageusement vos assauts répétés et vous donner de simples coups de trident, ça change du "je vois, je tape, tu meurs..."...non ?

 

SI LA VALACHIE M'ETAIT COMTEE

Quoi ? C'est quoi ce nom byzarre ? Ah oui, c'est l'endroit dans lequel vous évoluez, proche des Carpathes... Par contre, à savoir s'il s'agit d'un véritable endroit, ça...je n'en sais rien...

Bref, les environnements sont assez diversifiés, quoique très stéréotypés pour du Castlevania...château, montagnes, égoûts, forêt...déjà vu tout ça, et maintes fois... Et puis, franchement, c'est assez laid tout ça, les détails des décors sont pauvres, que ce soit en texture qu'en animation. Sans parler des bugs d'affichage qui ne sont pas toujours voulus (oui, certains ennemis ont la capacité de traverser les murs). Et puis, quelquefois, il persiste des murs invisibles, comme lorsque vous voudrez monter un escalier mais qu'il faudra être bien au milieu pour gravir les quelques marches...énervant, surtout en plein affrontement... Fort heureusement, les personnages et monstres rencontrés sont plus stylisés. Bien que certains boss et PNJ soient très stéréotypés (oui, encore), votre personnage (qui a des airs d'Alucard, d'ailleurs, le fils de Dracula) est relativement classe. Dommage que les différentes armures ne se voient pas sur son magnifique corps d'athlète olympien... Et puis, les animations sont soignées, vraiment...

Les salles de sauvegarde sont originales, et de toute beauté... Les ailes qui se referment sur votre siège font leur petit effet...

Côté jouabilité, c'est du tout bon...ou presque. Si les combos et les réactions défensives de votre protagoniste sont très véloces, votre démon allié pourra quelquefois (hum, souvent même) vous géner dans vos assauts ou vos déplacements. Vous suivant bêtement lors des phases aventureuses, il se mettra souvent devant vous pour les combats, et de ce fait, empêchera vos coups d'atteindre leur but...oui, je pense particulièrement à toi, golem de feu ! Et puis, le fait de devoir presser deux boutons à la fois pour éxécuter des virevoltements dans tous les sens, et sachant que l'un d'eux sert à parer et marcher doucement, ça casse un peu le rythme des combats...à moins d'avoir pris le coup des deux pressions en même temps... Par contre, et là, je parle en joueur hardcore, le fait de devoir traverser certains lieux totalement déserts, pour un beat them all, ça ne le fait pas du tout... Quelquefois, on s'ennuie ferme, et pas seulement lorsque les monstres sont absents. Devoir s'occuper d'adversaires, aussi véloces et rapides soient-ils, un à un, vous lassera rapidement...Surtout que certains ont la facheuse tendance à éviter facilement vos assauts... Heurseument, et byzarrement aussi, votre acolyte est plus chanceux dans le fait de toucher les ennemis...

Niveau musical, là, je suis très sceptique... Alors, oui, les musiques accompagnant les niveaux sont classes. De la gratte péchue, du synthé très prononcé et fidèle à la série, une touche gothique et symphonique qui colle parfaitement au style de jeu, on peut dire que l'ambiance est au rendez-vous...sauf que, en écoutant les musiques sans jouer (sur mon lecteur MP3 donc), on s'aperçoit rapidement que, non seulement les musiques se répète rapidement, mais surtout qu'elles sont toutes construites sur le même modèle, et donc se ressemblent un peu trop... Néanmoins, si on met cette bande son en sourdine (un peu), ça reste très écoutable...mais comme les niveaux ont tous tendance à être longs, la musiques va vite vous taper sur les nerfs...mais ce n'est pas une catastrophe, juste une trop grande répétitivité...Les sons sont, quand à eux, sympahtiques. Hector peut crier lors de ses enchaînnements, les démons poussent également quelques cris, les adversaires agonisent jouissivement quelquefois...et les voix sont en anglais, sous-titrées assez hasardeusement en français...une habitude chez Konami...Et chez Capcom aussi...mais ça reste très compréhensible, donc c'est bon...

Voici l'arbre de compétence du golem, et on peut dire que son évolution n'est pas linéaire...

Le scénario, assez pauvre au début, s'étoffera largement par la suite. Découverte de nouveaux personnages amis ou ennemis, révélations de dingue, mais aussi nouveaux pouvoirs des démons donnant accès à des zones secrètes, l'histoire se suit agréablement, mais sans plus... On est loin d'un Symphony of the Night là...mais loin aussi d'un Belmont's Revenge... Et, contrairement aux décors, les cinématiques sont belles à en crever...mais souvent molles, malheureusement...l'envie de passer l'histoire est grande...

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Curse of Darkness, c'est un peu le beat them all du pauvre, matiné de petites énigmes simples et d'éléments de RPG qui ont fait leur preuves par le passé (SOTN et surtout la série sur GBA et DS)... Pas vraiment ambitieux, pas exempt de défauts énervants, il n'en reste pas moins un bon petit jeu d'action/aventure aux bonnes idées...novatrices même...mais pas toujours utilisées à bon escient, malheureusement... Et malgré sa pauvreté graphique générale et une certaine lassitude dans son action, l'envie d'en voir le bout se fait vite sentir, surtout que, loin d'être difficile, il propose tout de même un certain challenge que peu de joueurs sur new-gen sauraient relever...

 

Maîtrise du marteau : un scénario sympa, des personnages et des ennemis étoffés, des mouvements eccléctiques, plein d'à-côtés très cool...

Enclume brisée : ...mais pas super bien exploités, de l'action assez molle entraînnant une certaine lassitude, des décors moches et vides.

 

Graphismes : 12/20

Sons : 16/20

Jouabilité : 15/20

Scénario : 13/20

Durée de vie : 16/20

Sentence

14/20

 

Machines : Playstation 2, Xbox.

Genre : action/aventure.

Développeur : Konami.

Editeur : Itou.

PEGI : 12 +.

Difficulté : progressive, mais pas insurmontable.

Sortie : 16/02/2006

Prix : entre 15 et 35 euros, en général. Mais, peut atteindre les 50 ¤ pour l'opus Xbox.

Qui se ressemble : Final Fight Streetwise (vilain), Urban Reign, Lamment of Innocent (opus précédent).

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The vampire's kiss. (Jeu vidéo)

Salut les chasseurs loubards qui aiment le sang, les cous de jeunes femmes fraîches et la nuit ! J'ai un pote qui s'appelle Simon, et qui aime chasser du vampire. C'est d'ailleurs son métier, et il le fait avec passion et beaucoup de dextérité... Et bien que la mission ne soit jamais facile, il y parvient tout de même sans trop de soucis. C'est peut-être pour ça que cet opus 16-bit soit un peu moins compliqué que ses prédécesseurs...enfin, un peu moins compliqué, c'est totalement relatif...

L'HISTOIRE SANS FIN ?

Tout commence par le réveil du Comte Dracula, cette créature démoniaque qui revit tous les siècles, histoire de partir en chasse aux jouvencelles saignantes... Et, histoire de changer un peu, c'est encore à vous, Simon Belmont, de le pourchasser sans relâche, afin qu'il ne fasse pas de victime cette fois-ci. Malheureusement pour lui, le prince des ténébres a déjà délivré ses créatures de la nuit qui terrorise un village, c'est pour dire si le Simon ferait bien de se bouger le derrière...

Le niveau où la machine est mise à rude épreuve avec le fameux mode 7

Bref, rien de nouveau quant au scénario, ça reste très conventionnel, voire totalement égal aux autres opus de la série... Et pourtant...

 

QUELLE BELLE PROPRIETE

Et oui, pourtant, on ne commence pas comme les autres épisodes, devant la porte du château, voire dans l'entrée, mais...devant la grille. Il faudra donc, auparavant, traverser le jardin, qui fera office de niveau d'entraînement pour le joueur novice, comme pour le gamer.

Et ce n'est pas fini, car, après le carré de verdure traversé, vous voilà devant une porte qui conduit...à des marécages (?)...dans la propriété du comte... Bof, après-tout, c'est son domaine, chacun à le droit d'apprécier sa petite décoration, aussi bizarre soit-elle.

Grottes humides, marécages puants, ville engloutie...pas de doute, il ne veut pas trop de nous le comte des ténèbres...

Et encore mieux, après la zone fangeuse, place aux cavernes humides et à la cité engloutie...mais par où passe-t'il le Belmont là ? C'était trop compliqué de frapper à la porte d'entrée ou quoi ? Parce-que, après les sous-terrains, on repart dans la végétation luxuriante du parc, en passant par une tour qui ne tient pas en place... Il faut vraiment vouloir y passer des vacances, dans ce château... Et enfin, la porte de la demeure ancestrale... Pas trop tôt...

 

C'EST LA FETE PAR ICI

Comme tout Castlevania qui se respecte, le bestiaire est plutôt bien fourni, avec les sempiternels monstres que l'on trouve dans tous les jeux à conotation horrifique, comme les squelettes, les morts-vivants, les chauves-souris... Avec des patterns d'action bien définis. Si le volatile fonce sur vous en ligne droite, le squelette, quant à lui, avance et recule en vous balançant des items divers (en général, des os), ce qui vous demande un peu d'anticipation et de réflexes tout de même.

Les escaliers, le pire cauchemar du gamer...

Il y a également des adversaires plus originaux, commes des livres enchantés, des chiens coureurs, des herbes maudites, des têtes de cheval volantes...et des squelettes qui sortent des murs aussi... Sympathique comme accueil, vraiment...

Bien-sûr, à la fin de chaque niveau (enfin, pas tout à fait), vous aurez un boss à défaire. Et, là aussi, on a le droit à des têtes bien connues, comme une méduse, un golem de pierre, des serpents géants... Mais quelques nouvelles recrues d'élite seront également de la fête. Au menu, la créature de Frankenstein, un chevalier mort, un papillon doré...et dangereux en plus le coléoptère... De quoi faire de nouvelles connaissances quoi... Meetic, c'est dépassé...

 

QUELLE VELOCITE M'SIEUR SIMON

Les grands changements concernent le gameplay de notre ami, Simon Belmont. Avant, à part donner des coups de fouet devant lui, il ne pouvait pas faire grand chose d'autre (à part avancer et sauter, bien-entendu). Maintenant, il peut utiliser son arme, le sempiternel fouet bien chaint à manier, dans toutes les directions...Enfin, dans huit directions en fait. Au dessus de sa tête, en diagonale, vers le bas (en sautant), dans tous les sens je vous dis ! De plus, et c'est un atout indéniable, il peut également le brandir dans une direction et l'agiter dans tous les sens (ouais, encore une fois). Cela occasionne beaucoup moins de dégâts, mais l'agilité n'en est que plus grande, vous vous en servirez souvent...Très souvent même...

Egalement au rayon des nouvelles aptitudes, vous pouvez vous accrocher à des anneaux à quelques endroits du jeu et vous balancer grâce à votre fouet. Il faudra ajuster la longueur de votre arme, mais aussi la balancement de Simon pour atterir sur la bonne plate-forme. Souvent un passage obligé, il y aura également des endroits bonus, accessibles qu'en utilisant cette technique...heureusement, la manipulation est simple et intuitive, loin de la même chose chez un certain Indiana Jones...

Comme on peut le voir ici, il y a tout de même de beaux petits effets graphiques...

Par contre, nous aurons toujours des items à lancer sur les ennemis, en collectionant les coeurs (qui symboliseront le nombre d'objets en notre possession), coeurs qui seront toujours cachés dans les lustres. Il y aura aussi des sacs d'or, de la nourriture pour reprendre des forces, des bonus pour vous servir de plusieurs items à la suite (on ne peut qu'en balancer un seul à la fois)...et c'est tout je crois... Ah oui, ces bonus peuvent aussi se trouver dans les murs, à détruire au préalable, mais également dans l'un des trois passages secrets à découvrir.

 

UNE BELLE ENTREE EN MATIERE

Sachons que le jeu fut l'un des premiers sur la console de Nintendo, la Super Nes. Pour montrer les capacités de la machine, on peut admirer, avec ferveur, le fameux mode 7. Et franchement, ça envoi du lourd dès le départ. Les graphismes, bien que peu colorés comparés à d'autres productions, sont vraiment somptueux. Des petites animations un peu partout, des items énormes qui bougent ou se détruisent, du scrolling différentiel avec quelquefois des décors en avant plan (c'est à dire qui se mettent devant votre personnage et le décor principal)... De quoi faire baver tous les pocesseurs d'Amiga ou d'Atari ST de l'époque. Ceux-là même qui se foutaient de vous lorsque vous leur disiez que vous aviez une Megadrive ou toute autre console de salon...

Tous les sprites à l'écran ont bénéficiés d'animations détaillées, à commencer par votre personnage. Si la trame n'est pas très fluide (on est sur 16-bit, quand-même), les différentes étapes du déplacement des protagonistes sont bien léchées. On s'attend à une certaine réaction en voyant comment le personnage bouge. Et ce n'est pas seulement pour les boss, les simples adversaires sont également bien détaillés dans leurs mouvements. Du bon boulot, surtout pour un jeu de lancement d'une console.

Bien que fourni, le bestiaire n'est pas très original...

Musicalement, on se dit que d'autres softs ont fait bien mieux...et pourtant, force est de constater que l'ambiance sonore est divine. Non pas que les musiques déchirent véritablement, mais les accents mélancoliques, les sons quelque peu sombres, les petits bruitages, font de ce jeu une bonne base côté ambiance générale. Et puis, les mélodies sont tout de même jolies, surtout qu'on n'a pas les sempiternels remixes des jeux comme Zelda (ouais, la musique est cool, mais franchement, on commence a en avoir la nausée, non ?) Quelques voix digitalisées viennent parcourir nos oreilles de temps en temps, mais ce sont surtout des cris de monstres qui meurent, vos personnages qui se prend des coups ou qui tombe dans un trou...

Le gameplay, quant à lui, est soigné, c'est vrai. Les quelques améliorations du fouet sont vraiment les bienvenues, et Simon réagit au quart de tour. Sauf que...il faut bien avouer qu'il est lent le chasseur, bien trop lent. En cause, certainement, la version Pal 50 Hz du titre. Mais bon, c'est tout de même très jouable hein, on ne va pas faire la fine bouche non plus. Le seul gros bémol serait, peut-être, les couleurs du soft qui, souvent, cachent les ennemis. Il n'est pas rare qu'on aperçoive une chauve-souris bien trop tard... Mais je pinaille un peu là...

Cette partie du niveau retranscrit assez bien le côté vertigineux du jeu...surtout ne pas regarder en bas...

La durée de vie est correcte, quoique inférieure aux autres opus. Oui, car le jeu est relativement simplifié malgré tout. Ne croyez pas qu'il est super facile, mais pour ceux qui ont connu les épisodes Gameboy ou Nes, ils trouveront le soft plus simple... Mais la difficulté est tout de même au rendez-vous, avec quelques passages bien galère, comme les plates-formes qui se dérobent quand on saute dessus (et on y est obligé), par exemple...ou les squelettes qui vous sautent sur le paletot alors qu'il n'y a plus de sol derrière vous (donc, pouf, on tombe dans le vide).

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Résumons-nous un petit peu. Castlevania IV (ou Super Castlevania IV) est un excellent jeu d'action/plates-formes. Pas vraiment nerveux, il exploite déjà les capacités de la console au maximum, avec des zooms et des rotations de dingue pour certains stages. Si l'animation est un peu lente, le gameplay est très plaisant, grâce notamment aux améliorations apportées au protagoniste principal (vous quoi). Et même si le jeu a pas mal vieillit dans son ensemble, il reste une valeur sûre de la machine de Nintendo. J'irais même jusqu'à dire qu'il s'agit de l'un des meilleurs opus de la saga, toutes machines et générations confondues. Après, force est de constater que le fond reste le même : tuer tout ce qui bouge et atteindre Dracula... Si vous avez un peu d'argent, procurez-vous le, c'est un ordre...ou un conseil plutôt...

Fouet D'indy : de beaux graphismes, une ambiance générale de fou, des amélioration du gameplay géniales, plus facile que ses grands frères, technologiquement au top pour l'époque.

Bave de zombie : assez lent, moins de challenge, instruments de musique un peu bizarres...

 

Graphismes : 16/20

Sons : 15/20

Jouabilité : 18/20

Scénario : ?????

Durée de vie : 15/20

Sentence

17/20

 

Machine : Super Nintendo

Genre : action/plates-formes

Difficulté : relative, mais pas insurmontable

Année : 1992

Développeur : Konami

Editeur : Konami

PEGI : 7 ans et plus

Joueur : solo

Qui se ressemble : les autres opus de la série, bien-sûr, Metroid, Megaman...

 Prix constatés : 70 ¤ environ en loose, 150 ¤ en version complète

Petite anecdote que tout le monde connaît... Pour son passage en Europe et aux Etats-unis, le jeu fut censuré de manière...disons assez spéciale. Si les flaques de sans qui disparaissent peuvent être compréhensible, si la nudité de certaines statues du décor peut choquer, enlever des croix religieuse reste un acte des plus bizarre. Oui, apparemment, il ne fallait pas corréler un symbole chrétien avec une créature des ténèbres imaginaire...

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The vampire's kiss.

Tout d'abord, laissez moi vous souhaiter une excellente année 2013. Qu'elle soit moins misérable que la précédente...enfin, cela commence bien, puisque nous avons tous surcécu à l'apocalypse...qui est de nouveau programmée, soit dit en passant.

Voici l'ultime combat entre le mal et le mal, Raziel contre Kain, le maître contre le disciple. Attendu depuis un moment par les fans, le scénario extrèmement bien construit de cette saga voit enfin le bout du tunnel. Alors, quel sera votre camp ? Choisirez vous Raziel et sa quête de vengeance plutôt légitime ? Ou suivrez Kain et sa recherche du pouvoir de plus en plus grandissant ?

 

UN PETIT POINT S'IMPOSE

Et bien oui, refaisons un petit point sur l'histoire. Pourquoi ? Déjà, il me semble primordial de vous rafraîchir la mémoire. Et puis, n'ayons pas peur des mots, j'ai omis quelques détails qui, selon certains internautes, sont plus importants qu'ils n'y paraissent.

Kain, un jeune aristocrate, est assassiné au détour d'un village perdu dans la forêt. Pour comprendre les raisons de ce meurtre, il accepte de revenir à la vie (enfin c'est vite dit) sous la forme d'un vampire. Il apprendra donc les desseins qui furent mis en oeuvre sur son dos, et atteindra un pouvoir dont il ignorait l'existence (Blood Omen).

Après sa victoire et l'asservissement du royaume de Nosgoth, Kain est le prince des vampires. Afin d'asseoir son pouvoir, il réanime d'anciens combattants qui deviendront ses lieutenants. Parmi eux, Raziel est le plus prometteur. Malheureusement, ce dernier évoluera plus rapidement que son maître, entraînnant une jalousie rageuse chez lui. Il sera jeté dans le tourbillon des âmes perdues, une gigantesque cascade qui détruira l'infortuné vampire. Mais, loin d'être anihilé, Raziel sera ranimé par un Dieu ancien qui lui offrira de se venger sur son tortionnaire (Soul Reaver).

Le monde spectral est toujours d'actualité, mais le bestiaire en est plus etoffé.

En rattrapant Kain, Raziel le suit dans une machine à voyager dans le temps. Il ne le suivra pas, mais attérira dans un Nosgoth du passé, là où Kain n'éxistait pas encore. Il y découvrira quelques clés sur son ancien maître et sur sa propre destinée. Il comprendra aussi que son avenir n'est pas si aléatoire que cela...et il ne perdra pas son but ultime de vue (Soul Reaver 2).

Quant à Kain, il voyage vers le futur, et se retrouve dans la ville de Meridian, capitale de Nosgoth. Les séraphéens y mènent une lutte rageuse contre les vampires, les obligeant à vivre clandestinement. Certains ont pourtant décidés de se ranger auprès de ces humains surentraînnés. C'est dans cette atmosphère de guerre que Kain perdra son épée, la Soul Reaver, face au chef des séraphéens qui, il le saura plus tard, n'est autre qu'un ancien habitant de Nosgoth, et fait partie d'un peuple d'une intelligence et d'une avancée technologique bien plus grande que celle des humains. La Soul Reaver n'a eu aucun effet sur lui, car il possède une amulette qui détourne les pouvoirs de l'épée (Blood Omen 2).

 

RETOUR SUR UNE VENGEANCE

On aurait pu apréhender le fait qu'il fallusse choisir entre Kain et Raziel pour découvrir deux dénouements différents, selon le personnage choisit. Mais, en fin de compte, il faudra jouer chacun d'entre eux dans le même scénario. Chaque chapitre sera un saut entre les deux vampires qui se rapprocheront l'un de l'autre.

Kain est jouable ici, et est toujours amateur de sang frais.

Raziel gardera son gameplay très action/aventure, saupoudré d'un rien de plate-forme et de saut de l'ange. Tout comme dans le volet précédent, il a gardé ses anciens pouvoirs, et ne gagnera pas de faculté en sus. Par contre, en défaisant des ennemis (et surtout des boss), il gagnera des coups spéciaux et des combos dévastateurs. Ces derniers seront accessibles via le stick analogique droit, pour cerains. Un petit temps d'adaptation sera nécessaire pour les maîtriser un minimum, mais cela reste de l'ordre du possible.

De plus, sachez que votre épée spectrale, la Soul Reaver, aura de nouveaux pouvoirs, comme le tir d'un missile d'énergie par exemple. Par contre, votre énergie vitale se dégradera peu à peu, et cela, même si vous ne prenez aucun coup. Et, si vous perdez toute votre énergie, vous entrerez dans le monde spectral, où vous serez physiquement mort...mais pas psychiquement. Vous pourrez évoluer dans ce monde des morts, et retrouver un corps à investir...

Utilisez vos nouveaux pouvoirs avec parcimonie et stratégie.

Car oui, dans cet opus, Raziel peut voler les corps physiques, ce qui explique que son enveloppe charnel soit si fragile... Maintenant, je ne suis pas sûr que cela change grand chose dans le gameplay, à part que notre héros perd sa force vitale au fil du temps.

 

RETOUR SUR UNE SOIF DE POUVOIR

Kain, quant à lui, remonte le temps. Il retourne dans la forteresse des Séraphéens et demande à Moébius de lui révéler l'emplacement temporel de Raziel. Malheureusment pour lui, les séraphéens sont constamment après lui, et ne le laisseront guère se reposer.

La jouabilité de Kain a été revue et repensée comme celle de Raziel...et c'est vraiment une excellent chose. Toutes les raideurs de notre vampire arrogant dans Blood Omen 2 ont disparues. Les combats deviennent dynamiques, mais malheursement similaires à ceux de l'avaleur d'âmes. Enfin, on ne s'ennuit pas une seconde dans ces épisodes, et c'est bien là le principal...

Les combats se feront également dans les airs, avec quelques air-combos puissants.

Tout comme Raziel, Kain perd ses points de vie automatiquement. En tuant des ennemis et en buvant leur sang, il reprendra son énergie. Mais, les deux adversaires aux canines étrangement longues, peuvent aussi choisir de remplir leur épée avec cette énergie. Du coup, ils ne reprendront pas de point de vie, mais augmenteront le pouvoir de la Soul Reaver.

Chacun d'entre eux utilisera les mêmes pouvoirs et les mêmes combos, avec toutefois, quelques différences sur ces derniers. Mais les situations demanderont de choisir une certaine stratégie selon le personnage incarné. Même si une approche bourrine se révèlera souvent une idée qui se défend, il faudra tout de même réfléchir quant à certains combats plus cérébraux.

 

UNE DIVERSITE A PLEURER

Outre les phases d'étrpage à la chaine, il y aura quelques énigmes bien rétorses. Comme par le passé, il faudra trouver des forges pour la Soul Reaver afin d'ouvrir une porte avec le bon élément. Mais, vous devrez aussi pousser des blocs de pierre et les insérer dans les bons endroits, activer des portails ou des portes, jouer avec les deux sphères (matérielle et spectrale, pour Raziel) et surtout, explorer le moindre recoin de chaque niveau.

Le jeu fait la part belle aux combats et à l'action. Mais pas de panique, les énigmes sont également au rendez-vous.

Malgré le fait que les deux personnages se jouent quasiment de la même manière, les enjeux sont réellement différents, et les ennemis aussi. Le déroulement du scénario est, selon le protagoniste, bien défini, et, au début de l'aventure, on ne fera pas forcément la corrélation entre eux.

Sachez tout de même que vous passerez le plus clair de votre temps à fraguer des monstres ou des chasseurs de vampires. Pour vous y aider un peu, le système de lock est bien pensé. En fait, c'est le même que dans Soul Reaver 2, et il a fait ses preuves depuis. Seul le maniement des coups spéciaux sera un peu déroutant par le départ, mais vous vous y ferez bien rapidement. Surtout que, en mettant le jeu sur pause, vous pourrez revoir les explications pour chacun d'eux, de même pour les combos. Pratique si vous avez la mémoire un peu courte...

 

DE LA COMEDIE HUMAINE

Dans les précédents articles, j'ai déjà parlé de la narration exceptionnelle du jeu. Pas réellement exempte de défaut, elle n'en était pas moins intéressante. Et bien ici, les principaux problèmes liés à ces scènes narratives ont été gommés. Le jeu d'acteur est encore plus parfait, et tutoie du doigt le sublime. Plus aucune perte de la synchronisation labiale n'est à déplorée, à part quelques problèmes liés à la translation française. Les voix sont toujours aussi bien choisies, et les intonations toujours dans le ton parfait qui leur sied. On pourra simplement déploré le manque de cinématiques, car elles sont moins nombreuses. Mais cela laisse la part belle aux scènes d'action ou d'exploration.

D'ailleurs, pour débloquer certaines portes, il faudra défaire plusieurs vagues d'ennemis successives.

Le scénario a également gagné en profondeur, surtout que cette fois-ci, il faut jongler avec les deux personnages principaux. Si l'histoire globale se rejoindra par le futur, chaque frasque de Raziel et de Kain nous scotchera à l'écran. Réellement, le scénario est intéressant et bien construit, même si la fin risque d'en décevoir certains en fait...mais chut, pas de spoil... Toujours est-il que l'histoire est riche en rebondissement.

Le jeu est graphiquement très propre, voire quelquefois magnifique. Certains décors valent le détour et les personnages principaux sont souvent superbement modélisés. Bref, on est proche de la claque vidéoludique. Seule la caméra sera revêche, avec quelques angles mal placés et une tendance à perdre le fil de l'action lors des combats. Mais ce sont surtout les sauts qui en souffriront, car certains seront quasiment impossibles avec le point de vue fixe proposé. Par contre, la caméra ne se rapproche jamais trop de l'action et des combats, ce qui laisse un bon angle de vue sur les différents dangers imminents.

Outre les voix magnifiquement jouées, les musiques sont discrètes comme par le passé. Mais elles desservent extrèmement bien les différentes actions et participent grandement à l'ambiance du gothique du jeu. Tantôt glaçantes par leurs intonnations obscures, tantôt épiques par une orchestralisation incroyablement interprétée, elles restent toujours dans le ton des situations imposées. Les bruitages sont aussi très bien trouvés, avec des cris et des éclats de voix agonisantes, des cliquetis d'armes s'entrechoquant et des bruits d'ambiance vraiment efficaces.

Le jeu propose quelques effets spéciaux spectaculaires, mais ne penche pas vers la surenchère.

Si la caméra est un peu trop folle quelquefois, les personnages se manient avec une grande aisance et les coups sortent facilement. Seuls les coups spéciaux et les pouvoirs demanderont un peu d'adaptation, mais cela ne sera pas insurmontable. Le contrôle au stick peut déconcerter au début, car la caméra ne suivra pas toujours les mouvements entrés. Par exemple, lors d'un changement de point de vue, le protagoniste ne gardera pas la direction initialement entrée, et rebroussera chemin automatiquement. Byzarre, non ? De plus, l'appréciation des distances risque de vous faire défaut de temps en temps, mais rien de grave.

Le jeu est long, et le scénario tellement bien construit que vous vous laisserez facilement emporter par ce dernier. Les combats sont assez complexes pour vous donner un peu de fil à retordre, et les énigmes sont plutôt bien pensées. Et les rebondissments scénaristiques seront assez bien architecturés pour que vous en redemandiez toujours un peu plus.

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Une fin en aptohéose pour une saga des jeux vidéos des plus appréciée. Incarnez simultanément Kain et Raziel, et déjouez les pièges qui vous seront tendus. Et appréciez surtout les scènes cinématiques qui sont encore plus réussies que dans les précédents volets. Franchement, le jeu d'acteur est tout simplement magnifique, et les erreurs de programmations ont été effacées, pour la plupart. La maniabilité est pensée pour être simple et efficace, avec des coups spéciaux incluant quelques manipulations spécifiques et stratégiques. On ne pouvait pas rêver mieux comme achèvement d'une saga aussi populaire et bien construite. A faire absolument...

 

LE DEFI DES TITANTS : d'une grande beauté, musiques qui collent bien aux actions, un jeu d'acteur (presque) irréprochable, deux personnages pour le prix d'un, une narration exemplaire, des énigmes bien pensées.

LES 12 TRAVAUX D'ASTERIX : une caméra folle, des angles de vue pas toujours judicieux, un gameplay somme toute similaire.

 

Graphismes : 18/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 20/20.

Durée de vie : 18/20.

 

Sentence

18/20

 

Genre : action/aventure.

Machines : Playstation 2, Xbox, PC.

Année : 2004.

Développeur : Crytal Dynamics.

Editeur : Eidos Interactive.

PEGI : 16 ans.

Difficulté : moyennement vampirique.

Qui se ressemble : la série des Legacy of Kain, des Tomb Raider, des God of War, ainsi que tous les beat'em all (God Hand par exemple).

Voici l'introduction du jeu (version courte), piquée sur Youtube.

 

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The vampire's kiss.

En général, lorsque l'on parle de suite d'un jeu, cette dernière suit scrupuleusement l'histoire, donnant ainsi quelques informations précieuses sur la suite du scénario ou sur le passé du personnage principal. Quelquefois, cette suite n'en est pas une, et revient sur les origines de telle partie du scénario (Tomb Raider 4 et 5, par exemple). Ici, rien de tout cela, car cette aventure de Kain se passe en parallèle avec celle de l'article précédent...mais elle n'a rien à voir en fin de compte...

 

RETOUR SUR UNE DEFAITE

Souvenez-vous, à la fin de Soul Reaver, Kain s'élancait dans un portail temporel, suivi rapidement (et imprudement) par Raziel. Si l'avaleur d'âme se retrouva dans un Nosgoth passé, le suceur de sang, quant à lui, connu le futur de son royaume, 400 ans plus-tard. Les vampires y sont persécutés et traqués par une nouvelle faction appellée Séraphéen. Revenu du passé, cette armée de fanatique humain pourchasse les vampires et les détruisent, leur mettant tous les crimes récents et passés sur le dos. Pourtant, on s'aperçevra bien rapidement que des bandes de brigands et autres pilleurs de basses fosses se sont alliés avec cette milice, détroussant ainsi les braves gens et instaurant une dictature basée sur la peur.

Un combat s'ensuivit entre les créatures de la nuit, voulant reprendre leur royaume, et les humains. Durant celui-ci, Kain perd la bataille et se voit subtiliser sa Reaver par le seigneur séraphéen en personne. Laissé pour mort, et après une longue sieste de 200 ans, il se réveille enfin. Nosgoth a gardé cette figure futuriste pour lui. Remplie de machine et de levier, abandonnée aux brigands et autres vermines de petits chemins, la terreur règne car les séraphéens sont devenus, eux mêmes, des tortionnaires et des sanguinaires.

Avalez le sang de vos victimes, mais assurez-vous qu'il n'y ait pas d'autres adversaires alentours.

Les vampires existent toujours, et doivent se terrer dans les profondeurs de la ville. Curieusement, Vorador est devenu le chef de cette résistance vampirique et surveille de près votre réveil. Umah, une charmante suceuse de cou (pas de mauvais jeux de mots, s'il vous plait) vous explique les changements qui sont apparus et vous guide dans les rues sombres et dangereuses de cette ville rappelant fortement le milieu du 19e siècle. En effet, les machines à vapeur semblent avoir pris le contrôle des industries environnantes, et les portes s'ouvrent maintenant avec des leviers. Les systèmes de fermetures des quartiers sont en fait des murs magiques, alimentés par une énergie. Ce sont des glyphes et ils obstrueront souvent les chemins mais aussi les portes.

 

UN LONG REVEIL

La mémoire de Kain est méchament entamée, au point qu'il en a oublié ces capacités magiques. Mais, au fur et à mesure du petit didacticiel mené d'une main de maître par Umah, vous retrouverez quelques uns de vos pouvoirs. Le premier étant, bien entendu votre sixième sens qui détecte la présence d'un ennemi dangereux. Et, les séraphéens ne seront pas vos seuls adversaires dans ce Nosgoth victorien. En effet, afin de préserver leur misérable vie, certains vampires n'ont pas hésité à ce ralier à cette milice humaine, leur donnant moults informations sur les agissements de la Cabale (c'est le mouvement vampire qui tente de se rebeller), et saignent allègrement les habitants de Meridian (la ville dans laquelle vous évoluez). Nous avons donc des humains chassant et tuant tous les vampires qui tenteraient de s'opposer à eux, des bandes brigands qui détroussent les citadins innocents, et des vampires traîtres qui se nourissent des mêmes citadins. Quel cirque...

Confondez-vous dans la brume sur le sol, vous pourrez ainsi tuer discrètement un adversaire.

Les premiers pouvoirs de Kain refont surface lorsque, en voyant de la brume stagnante sur le sol, ce dernier se souvient pouvoir se confondre avec elle et s'approcher discrètement de son ennemi. S'ensuit la possibilité de l'éliminer d'une manière sournoise et assez gore. Mais, si par malheur un autre adversaire est témoin de la scène, il vous aperçevra automatiquement et s'élancera donc à l'assaut. Par la suite, d'autres caractéristiques viendront grossir les rangs comme la capacité de sauter très loin, ou de prendre le contrôle des autres humains.

Votre arme naturelle sont dorénavant vos griffes, tout comme Raziel. Mais, en tuant des séraphéens, vous trouverez des armes plus conventionnelles, mais surtout plus puissantes. Epée, hache, gourdin...voici ce que vous pourrez ramasser sur les cadavres. Pour vous battre, voila qui est bien plus efficace. Surtout qu'en cherchant bien, vous trouverez d'autres coffres qui donneront une puissance accrue à votre arme...tout du moins le temps qu'elle restera dans vos mains. Car, si elle se brise ou si vous en rammassez une autre, ce pouvoir diparaîtra automatiquement.

 

SORTEZ VOS GRIFFES

Les affrontements sont au centre du système de progression du jeu. En effet, en tuant des ennemis, vous pourrez avaler leur sang, ce qui remplira votre jauge de point de vie, mais pas seulement. Une seconde jauge représentera vos points d'expérience et se remplira en avalant ce même sang, mais également en dénichant des coffres plus ou moins cachés renfermant des âmes. Lorsque cette "fiole" est remplie, vos points de vie maximum augmentent également.

En remplissant la seconde jauge, vous augmenterez vos points de vie (et procurerez à Kain une jouissante évidente, à l'entente de son cri).

Dans la palette de mouvement de Kain, vous pouvez attaquer (heureusement), agripper les adversaires pour les frapper ou le lancer, mais surtout parer les coups. Et, si vous le faite avec une arme à la main, c'est cette dernière qui prendra les dégâts, et se brisera rapidement après quelques assauts. Si les premiers adversaires sont assez simples à mettre à terre, d'autres sont bien plus rétorses, comme ces chevaliers qui sentent votre présence, ou ces brutes armées de haches qui ne peuvent être vaincues en combat loyal. Il vous faudra donc trouver quelques ruses, comme par exemple les attirer vers une zone brumeuse et disparaître dans cette dernière...vous comprenez la marche à suivre ensuite...

Une esquive est également dans vos capacités, mais sachez qu'elle est assez lente à se déclencher. D'ailleurs, toutes les commandes de Kain sont lentes. Même lorsqu'il court, il semble juste marcher rapidement. Et sa maniabilité est plus que famélique, surtout lorsque vous courrez ou en maintenant la touche de combat. A ce moment, un lock automatique se déclenche sur la cible la plus proche, ce qui est pénalisant dans un combat englobant plusieurs adversaires. Car ces derniers ne se dispute pas la priorité, et frappe selon leur bon vouloir...à vous de gérer leurs mouvements respéctifs.

 

"O RAGE, O DESESPOIR"...

Comme dans toutes la série, l'accent sur le jeu d'acteur est mis en avant. Mais, également comme le précédent opus, la synchronisation labiale souffre d'une traduction française pas toujours en phase. C'est moins probant que dans Soul Reaver 2, mais cela choque un peu tout de même. Les voix sont toujours aussi bien choisie, et malgré ce problème de dialogue, on suit facilement les petites scènes cinématique avec un intérêt assidu. Pourtant, quelques râtés sont à déplorer, comme les dialogues optionnels ou de second plan. Le jeu d'acteur devient très amateur, ce qui contraste énomément avec les personnages principaux.

Les nombreuses énigmes qui vous barreront le chemin seront relativement primitives.

Autre problème du jeu, les graphismes. Si l'architecture des rues et des profondeurs de Meridian est plutôt bien pensée, les niveaux sont d'une linéarité déconcertante. Si vous vous perdez, ce ne sera que de courte durée, car les passages suivants sont évidents. Et les personnages sont vraiment très inégaux. Si Kain, Vorador, Umah et d'autres boss vampires s'en sortent plutôt pas mal et ont une certaine classe dans leurs mouvements, les adversaires sont un peu plus classiques. Ils se ressemblent tous, et se jettent sur vous à vue, sans vraiment réfléchir. Et que dire des pnj qui sont tout simplement horribles. Seul l'accent sur les mouvements de la bouche lorsqu'ils parlent retient notre attention. Pour comparer, on retrouve le même genre de pnj dans Nomad Soul (sur Dreamcast, sortit en 1999), te c'était déjà pas très joli à l'époque.

Les décors sont très ternes, et les couleurs ne sont pas du tout flamboyantes. C'est dommage, car l'ambiance victorienne marche plutôt bien, et les édifices sont souvent gigantesques et font leur petit effet. Malheureusment, le système dit du papier peint fait s'etend sur les habitations. Elles sont toutes (ou presque) fermées et se ressemblent bien trop. Sans compter que de nombreux bugs graphiques font leur apparition, souvent des petits bugs de collision. Ils ne sont qu'ésthétiques, mais gâche un peu ce tableau qui n'en avait vraiment pas besoin.

A la fin de chaque niveau (eux mêmes découpés en chapitres), vous devrez affronter un boss. Si la première phase est souvent un combat banal, il faudra ensuite trouver la tactique adéquate pour le vaincre définitivement, et ainsi prendre son pouvoir. Utiliser la brume environnante pour déclencher des leviers qui projèteront du feu sur la victime sans vous faire repérer, sauter sur votre adversaire par surprise qui est quasiment invisible,...rien de bien trépidant, mais de quoi vous triturer un peu le cerveau.

Kain et Umah : une nouvelle idylle naissante ?

De même, les énigmes sont assez simples à résoudre. Tirez ou poussez un bloc de pierre ou une caisse, actionnez un levier pour vider l'eau d'un bassin, prenez le contrôle d'un pnj pour qu'il puisse actionner un levier innaccessible autrement,...les mécaniques de Soul Reaver ont fait leurs preuves, et resservent ici. Heureusement, quelques humains ont pris votre parti, ou plutôt, ont le courage de se dresser contre les séraphéens.

Outre le jeu d'acteur, la musique est très inspirée de son aîné (Soul Reaver 2) avec une certaine discrétion qui saura pourtant assurer l'ambiance généralement gothique. Les bruitages, quant à eux, sont très banals. Des portes qui grincent, des armes qui s'entrechoquent, des bruits de pas,...rien de nouveau par là...à part lorsque vous tuez un pnj innocent. Il profèrera une sorte de cri d'agonie très bizarre, proche d'une éructation inopinée buccale...

Attendez de voir un petit icône en forme de crane sur la tête de votre ennemi pour pouvoir le tuer discrètement.

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Dans la lignée de Soul Reaver 2, Blood Omen 2 propose une suite des aventures de Kain quelque peu déconcertante. Le cadre victorien n'y est pas étranger, nous qui étions habitué à une ambiance plus médiévale. Les combats sont mous, les graphismes très moyens, et les scènes cinématiques faites avec le moteur du jeu sont passablement râtées à cause d'une synchronisation labiale à la rue. Pourtant, ces aventures sauront tout de même vous tenir en haleine, avec sa narration toujours bien amenée et son scénarion intéressant. Il faut dire que nous aimons bien Kain. Pourtant, les trop grandes similitudes avec son ennemi juré (Raziel) en font un jeu sans réelle âme, et le scénario qui part dans le grand n'importe quoi ensuite ne sera pas du goût de tout le monde. A faire, ne serait que pour plus de compréhension pour le dernier titre de la série...jusqu'à maintenant.

 

SOUL REAVER : narration toujours au top, quelques personnages stylisés, bonne architecture des niveaux et des décors, quelques bonnes énigmes, le retour de Kain.

SAOULE EN REVE : graphismes moyens, pnj râtés, synchronisation labiale à mourir de rire, combats mous, maniabilité molle, scénario qui part en live sur la fin.


Graphimes : 12/20.

Sons : 14/20.

Jouabilité : 11/20.

Scénario : 13/20.

Durée de vie : 16/20.

 

Sentence

12/20

 

Genre : action/aventure.

Machines : Playstation 2, Gamecube, Xbox, PC.

Année : 2002.

Développeur : Crytal Dynamics. 

Editeur : Eidos Interactive.

Difficulté : inégale (simple pour le jeu, assez ardue contre les boss).

PEGI : 16 +.

Qui se ressemble : Soul Reaver 1 et 2, Tomb Raider, tous les mauvais beat'em all.

 

Post-scriptum : loin d'être un mauvais jeu, il s'agit, sans aucun doute, du moins réussi de la série.

 

En cadeau, voici une cinématique d'ouverture qui ne fait pas partie de la verion Pal du soft.

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The vampire's kiss.

La fin de Soul Reaver en queue de poisson rouge nous avait laissé sur notre insatiable besoin de nourriture vampirique. Avec la nouvelle "ancienne" génération de console (les 128 bits donc), notre chasseur d'âmes décharné préféré revient dans un Nosgoth transformé, traversant ainsi le portail temporel que Kain a franchi avant lui. La fusion entre Raziel et Mc Fly promet de longues aventures, pleines de péripéties, mais sans humour...

 

RETOUR VERS SON PASSE

Raziel a retrouvé Kain dans une salle abritant un téléporteur étrange. Après une scène pleine de surprises, et de paroles explicatives, le tyran se jette dans une porte temporelle, créée par cette mystérieuse machine. Bien sûr, sans aucune hésitation, Raziel, mû par son désir de vengeance complètement addictif et absolument pas rassasié, le poursuit dans l'inconnu. Malheureusement, il n'attérira pas au même endroit...ou plutôt pas à la même époque.

En effet, la victime du seigneur des créatures de la nuit se retrouve dans le Nosgoth du passé...du passé très loin même...Tombant nez à nez avec le grand Moébius, ce dernier vous explique dans quels temps troublés vous vous retrouvez. Ici, la chasse aux vampires bat son plein, et les humains ont largement pris le dessus. Les pilliers de Nosgoth n'ont pas encore été souillés, et se dressent toujours majestueusement sous la protection d'Ariel. Avec l'aide du nécromancien, vous repartirez à la recherche de Kain qui, dans son délire de toute puissance et pour faire perdurer sa race vampirique le plus longtemps possible, décide de ne pas se sacrifier pour le bien du royaume (souvenez-vous de la fin de Blood Omen). Le soucis est que cette action plongera Nosgoth dans une destinée qui se terminera par sa fin funeste.

Graphiquement, le jeu assure bien. Malheureusement, les décors sont assez redondants.

Ce que Raziel ignore encore, est que son nouvel "ami", qui a déjà manipulé Kain lors de sa mort, dirige l'armée des Séraphéens, ces chasseurs de vampires qui sévissent un peu partout dans le monde. Si vous cherchez le vrai mentalist, le voici...

 

Y'A QUE LES LIMBES QUI NE CHANGENT PAS

Vos nouveaux ennemis sont donc humains. Fini les limbes et les âmes en peine trainant un peu partout, et vos frères qui se sont rebellés contre vous. La menace est réellement humaine cette fois. Mais pas de panique, car les combats offrent autant de possibilités que chez son aîné. Coups de griffes ou d'armes, exécution violentes et assez douloureuses, rien n'a vraiment changé de ce côté-ci.

De nouveaux adveraires feront leur apparition, dans des lieux bien connus.

Par contre, les glyphes de l'opus précedent ont disparus, ou plutôt ils n'existent pas encore. A la place, il existe des forges, sous formes de chaudrons disséminés et de temples abandonnés (enfin plus ou moins). Ils imprègnent la Soul Reaver d'un pouvoir élémentaire, qui lui donne la possibilité d'ouvrir des portes, mais aussi de tirer un missile magique. Pratique pour toucher les adversaires de loin, mais surtout pour viser une cible qui ouvrira une porte ou un mécanisme.

Heureusement, en commençant Soul Reaver 2, vous serez agrémenté de vos pouvoirs déjà acquis dans le premier épisode de cette partie de la saga. Grimper aux murs, nager, traverser les grilles,...tout est déjà dans votre besace de vampire. Vous n'aurez pas besoin de les reconquérir tous (ce qui est logique après tout). Mais, de nouveaux pouvoirs sont disponibles en cours de jeu. Vous pourrez ainsi arrêter le temps, ou prendre possession de l'esprit d'un ennemi, par exemple. Pour les gagner, il faudra vaincre un boss, sous forme vampirique démultipliée, en corrélation avec le monde dans lequel vous évoluez. Par exemple, dans la tanière des arachnides, le boss sera...une arraignée géante. Il faudra comprendre la stratégie spéciale pour les vaincre, mais rassurez vous, car elle ne sera jamais insurmontable, mais plutôt relativement simple.

 

MA DOULOUREUSE TETE

Si les énigmes étaient assez simplifiées avant, elles seront un peu plus évoluées ici. Il faudra jouer avec vos pouvoirs, mais surtout comprendre les mécaniques de chaque mécanisme rencontré. Entrez une combinaison de couleurs ou de sons, frappez des cloches dans un ordre précis et logique le pus rapidement possible, jouez avec  le temps, remmetez les bonnes pièces dans les emplacements prévus,...de quoi vous triturer les méninges quelques heures. Mais pas trop tout de même, elles restent accessibles pour tous (et toutes).

En 3D, Kain a également la classe, même s'il est un peu terne en matière de couleurs.

Toujours est-il que ces énigmes sont loin d'âtre originales, et une sensation de déjà-vu s'installera rapidement. J'ai parlé de la Soul Reaver et de ses nouveaux pouvoirs élémentaires. Ces derniers sont représentés par un icône spécifique qui s'affichera à l'écran, histoire de se retrouver dans chaque élément. Bien-sûr, la couleur de la lame spectrale changera en conséquence, mais ce petit dessin au bas de l'écran sera tout de même assez utile. Vous pourrez posséder la Dark Reaver (obscurité), la Light Reaver (lumière), la Spirit Reaver (esprit), la Water Reaver (eau), la Fire Reaver (feu), l'Air Reaver et la Earth Reaver (terre).

Chaque niveau comportera des portes ou passages fermés, que vous pourrez ouvrir avec un élémentaire de votre épée. Trouvez donc une source de pouvoir voulue, voire une simple source de flammes (comme un feu de camp). Car, pour vaincre certains ennemis ou boss, vous devrez imprégner la Reaver d'une source élémentaire au préalable.

Dans la ville, les rues seront enneigées. Notez un glyphe élémentaire à droite.

Les deux mondes (matériel et spectral) sont toujours d'actualité. Vous pouvez, et devrez aussi, passer de l'un à l'autre, pour passer certains passages (notamment les grilles et les couloirs surélevés. Mais, contrairement au premier épisode, votre barre d'énergie se videra toute seule dans le monde des vivants, votre enveloppe matérielle étant encore très fragile. Tuez et avalez des âmes pour rester le plus longtemps dans cette partie du monde. En rejoignant la sphère spectrale (le monde des morts), vous pourrez aussi perdre de l'énergie, lors des combats. Mais comme vous ne pouvez pas mourir, vous serez réincarné dans ce même monde, plus loin.

Pour revenir dans la sphère matérielle, trouvez la fontaine bleutée et réincarnez vous dans ce monde des humains, en remplissant votre jauge d'énergie vitale d'abord.

 

UN MONDE SI REALISTE

Vous evoluerez dans le Nosgoth du premier Legacy of Kain (donc, Blood Omen). Kain y est encore un humain ne sachant rien sur son funeste destin, et Moebius y exerce déjà son pouvoir de grand nécromancien. Vous rencontrerez donc les grandes figures du premier opus, comme Vorador par exemple, et vous batterez contre les Séraphéens et autres humains relativement féroces et sournois. Surtout que, certains vampires ont d'ores et déjà pris le parti des humains, et n'ont pas hésités à retourner leur veste en faveur de ces chasseurs de leurs propres frères. Des collabos en quelque sorte... D'ailleurs, on s'attendra à voir quelques paradoxes temporels, car n'oublions pas que Kain est en double exemplaire ici, et que Raziel n'est même pas censé existé (surtout que Moebius est au courant de toute l'histoire). Un réel petit air de Retour vers le Futur, vous ne trouvez pas ?

Moebius sera votre alliés, du moins pour le début.

Nosgoth est grand, très grand, mais moins vaste que dans le premier Soul Reaver. Les niveaux sont un peu plus linéaires, mais les énigmes sont un peu plus corsées, cela compense largement. Néanmoins, l'achitecture des donjons, mais aussi des décors environnants, est inspirée, montrant une forte tendance gothique teintée d'un peu de myusticisme et de religion. Il sera plus facile de se repérer, et ce n'est pas un mauvais point.

Les références historiques sont grandes aussi. Bien sûr, le monde est totalement fictif, mais il sera facile de reconnaitre l'influence de véritables édifices moyenageux, surtout dans les cathédrales. D'ailleurs, les endroits visités seront très diversifiés. Entre les églises, les villages, les contrées en plaine, les sous-terrains glauques et suintant, vous aurez pas mal de paysages à voir et à arpenter dans votre quête de vengeance.

 

SI NOSGOTH M'ETAIT CONTEE

Les décors sont très similaires à ceux de Soul Reaver permier du nom, sachant que vous visiterez un peu les mêmes endroits. Par contre, la refonte graphique est bien présente, et les décors sont bien plus travaillés. Pourtant, la palette de couleurs reste assez terne malgré tout, et les mêmes thèmes colorés reviennent un peu trop souvent. Néanmoins, Raziel garde toujours la classe, ainsi que les autres vampires d'ailleurs. L'architecture et la disposition des niveaux dans les donjons sont souvent judicieuses, vous obligeant à regarder et scruter le moindre pixel où vous pourriez vous engouffrer. Quelques effets de lumières sont assez renversant, comme le miroitement de l'eau et ses effets de déformation. Le seul soucis réel est que les collisions sont un peu mal programmées. En effet, il ne sera pas rare de voir une partie de votre corps ou d'items que vous transportez traverser un élément du décor (notamment les escaliers). Sinon, les graphismes sont de toute beauté, et l'affichage porte assez loin, surtout en hauteur. Cela risque de vous donner le vertige, pour peu que vous souffriez d'acrophobie (tout comme moi).

Une architecture de niveau grandiose, avec quelquefois, des angles de caméra vertigineux.

Comme dans les deux premiers opus de la série, l'accent sur la narration est mis en avant. Raziel, tout comme Kain et Moebius, a le sens du soliloque, et délivre souvent des explications sur le monde qui vous entoure (bien qu'il soit lui même assez perdu). C'est d'ailleurs un bonne chose que notre héros vampirique n'est plus de machoire, car la synchronisation labiale française est une catastrophe. En fait, c'est surtout la rapidité des dialogues qui pose problème, et il faudra attendre que les animations labiales cessent pour continuer les scènes. Cela laisse de sacrés temps morts dans ces discours. Nous nous les voyons imposés plus que nous les apprécierons, et c'est réllement dommage, car le jeu d'acteur est à son paroxysme. A croire que les doubleurs étaient payés au temps passé sur ces dialogues, et que l'éditeur a voulu faire quelques économies... Heureusement, l'ambiance musicale est bien retranscrite, avec toujours des musiques discrètes mais réellement oppressantes. Les voix sont magnifiques, comme d'habitude, et les quelques cris de terreur, de rage ou d'agonie sont vraiment effrayants.

Raziel se manie facilement, avec le même système de jouabilité que dans le précédent opus. Toutefois, la caméra est un peu moins folle, sauf dans les endroits trop étriqués. Sinon, les commandes répondent bien et rapidement surtout. Le système de lock des ennemis est très pratique, et le fait de pouvoir changer de cible en cours de combat vous facilitera grandement les combats.

Les énigmes sont généralement plus corsées, et originales, mais jamais insurmontables.

Avec son scénario étoffé et encore plus allambiqué qu'avant, vous ne rechignerez pas à avancer dans l'aventure. Mais ce dernier ne se dévoile pas bien vite, et la lassitude peut vous gagner au bout de quelques heures. Fort heureusement, et comme pour son aîné, la durée de vie est acceptable sans se trainer en longueur. Elle est quasi-parfaite donc...

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Avec son scénario bien travaillé, suivant fidèlement une logique déjà bien entamée dans les deux précédents volets, Soul Reaver 2 suit l'histoire déjà commencée. Toujours agrémenté d'une narration d'exception et de graphismes corrects, cette nouvelle aventure de Raziel vous scotchera à votre écran, malgré les décros un peu trop redondants. Il est juste regrettable de voir que le travail des acteurs français, ainsi que des programmeurs originels peut être gaché par une programmation des dialogues dans notre langue "molièrienne" de fénénant. On subit donc des temps morts inutiles, et voir les personnages parler sans aucun son les rendent assez ridicules. A ce stade, il aurait mieux valu faire de simples sous-titrages, pour limiter les dégâts. Toujours est-il que Soul Reaver 2 est incontournable, pour tous ceux qui accrochent aux aventures de Raziel et de Kain. Notez simplement qu'il vaut mieux jouer aux deux autres jeux avant de se lancer dans celle-ci, ne serait-ce que pour mieux en comprendre les mécanismes.

 

AVALEUR D'AMES : graphismes corrects, scénario toujours aussi prenant, narration de qualité, très bon jeu d'acteur, durée de vie quasiment idéale, jouabilité améliorée, les nouveaux pouvoirs de la Reaver.

LIMBE SPECTRALE : synchronisation labilale complètement ratée, temps morts lors des scènes cinématiques, quelques bugs de collision, décors redondants, il faut connaître les autres volets pour l'apprécier pleinement.

 

Graphismes : 16/20.

Sons : 17/20.

Jouabilité : 17/20.

Scénario : 19/20.

Durée de vie : 16/20.

 

Sentence

17/20

 

Machines : Playstation 2/PC.

Développeur : Crystal Dynamics.

Editeur : Eidos Interactive.

PEGI : 16 +.

Genre : action/aventure.

Difficulté : pas vraiment.

Qui se ressemble : Blood Omen 2, Primal, Tomb Raider, Soul Reaver.

 

Voici quelques séquences cinématiques in-game. S'il vous plait, ne riez pas...

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The vampire's kiss.

Suite de l'excellent Blood Omen, Soul Reaver change complètement de jouabilité et de héros. Un pari risqué, mais une certaine révolution pour le monde du jeu vidéo, car les améliorations ressemblent plus à des innovations par ici, ce qui participera grandement à son succès. Alors, rangez vos crucifix et vos gousses d'ail dans un tiroir, car Raziel aimerait bien s'inviter chez vous...mais laisserez vous la porte entrouverte ?

 

TROP D'EVOLUTION TUE L'EVOLUTION

Kain a sauver le royaume de Nosgoth et y a implanté son pouvoir grandissant. Des hordes de vampires, assoiffés de sang, vont inverstir les édifices, les campagnes, les villages et les villes afin d'y faire régner la terreur des créatures de la nuit. Une milice humaine résiste encore à cet envahisseur surnaturel, se cachant dans des ruines séraphéennes et organisant des raids contre le seigneur aux canines proéminentes. Ce dernier a chercher des âmes perdues dans le royaume du dessous  que les humains nomment le purgatoire, et y a extirpé six entités qu'il transformera en ses lieutenants. C'est ainsi que naquit Raziel, son plus fidèle bras droit, et le vampire en qui il fondera ses plus grands projets.

Comme dans toute communauté, il y a une hiérarchie propre que chacun doit respécter scrupuleusement. Les vampires sont en constante évolution, même après ces mille années passées sous le joug de Kain. Donc, le seigneur mute d'une certaine façon, et ses sujets en font de même plus tard, c'est la règle qu'il a lui même instauré. Malheureusement pour Raziel, et bien malgré lui, il eut l'outrecuidance d'évoluer avant son maître en arborant majestueusement une paire d'ailes chauve-souriesques magnifiques. Fou de rage, Kain les arracha d'un geste de colère et, afin de punir durablement le renégat, le jeta dans le puits des âmes tourmentées. Il s'agit d'un gouffre dans lequel coulent plusieurs cascades, et donc naturellement rempli d'eau (souvenez-vous, les vampires ne surpportent pas la flotte). Arraché, déchiqueté, tourmenté par des douleurs incommensurables, Raziel sait que son destin n'est plus et qu'il passera des milliers d'années à souffrir de la sorte.

On peut dire que le pauvre Raziel a bien morflé sur ce coup. Mais cet aspect pitoyable cache des trésors insoupçonnés.

Après un temps illimité de souffrance, Raziel se réveille, bien vivant. Sauvé par une entitié s'appelant l'Ancien (une sorte de Dieu, petite évocation à l'oeuvre de H. P. Lovecraft), il aura une nouvelle chance de revenir dans le monde des humains. Largement diminiué, Raziel a perdu son abdomen et ses formes athlétiques, ainsi que sa machoire. Il ne pourra plus s'abreuver de sang, mais un nouveau pouvoir lui sera octroyer : avaler l'âme de ses victimes.

 

UN PLAT QUI SE MANGE TRES FROID

Le maître mot du scénario est, bien entendu, la vengeance. Voulant reprendre ses ancien atours et renverser son tortionnaire, Raziel parcourera le monde de Nosgoth et devra défier ses anciens compagnons. Mais d'abord, il devra quitter le monde des morts, car en ce moment, il erre dans un royaume immateriel, sous l'eau. Il est impossible de manier un objet et d'aggripper quoi que ce soit ici, car toute âme n'est que fantomatique et tout item n'est qu'une rémanence.

Cet épée lovée sur votre bras est la soul reaver.

La première étape sera de remplir la jauge d'énergie vitale de Raziel, sous forme d'une spirale anguleuse. Pour ce faire, frappez les monstres errants et avalez leur âme persistante. Puis, trouvez un puit de matérialisation (une sorte de petite source bleue), ce qui vous transportera illico dans le monde matériel. Là, les items deviennent transportables, les portes peuvent être ouvertes, et les ennemis sont bien réels. Ce sont, principalement, des vampires, comme vous (ou presque), sauf qu'ils peuvent toujours vous sucer le sang (mais vous n'en avez plus, bien sûr).

Pour les anihiler totalement, vous devez trouver une arme, histoire de les empaler douloureusement, ou les jeter sur des piques qui trônerait contre un mur. Sinon, des rayons de lumière naturelle, un feu de camp ou une mare d'eau feront l'affaire. De quoi faire souffrir vos semblables comme vous avez souffert autrefois.

Même une simple torche peut servir d'arme et infliger de puissantes défaites à vos ennemis.

Bien vite, vous comprendrez que pour avancer dans ce monde qui a bien changé depuis votre "meurtre", vous devrez alterner et jouer avec les deux mondes (matériel et immatériel). En effet, en passant dans le monde des morts, vous vous apercevrez que l'architecture générale changera, se tordra comme de douleur, et vous proposera des chemins détournés pour arriver à votre but. C'est le premier jeu où le système technique de morphing est employé. Comprenez que les changements du décor se feront en temps réel, donnt un effet très animé au jeu. C'est réellement bluffant...

 

RAZIEL CROFT ??

Le système d'evolution du scénario se passe un peu comme dans un Tomb Raider. Vous devez atteindre un but en trouvant le seul chemin praticable. Si les zones à arpenter sont facilement visibles, l'obligation de passer d'un monde à l'autre vous demandera une petite gymnastique cérébrale, car les stratégies de déplacements ne seront pas toujours aisées à déceler. Quelques énigmes viendront vous chatouiller les méninges également, mais elles seront surtout basées sur celle d'un certain...Tomb Radier (encore lui). Trouver un levier, pousser un objet, remettre des reliques dans leurs emplacements,...rien de bien compliqué, mais quelquefois il faudra quand même réfléchir un peu.

C'est ici que vos tourments ont commençés. Mais c'est aussi là que votre nouvelle vie commencera...

Malgré que Kain est arraché ses ailes, Raziel peut voler, tout du moins planer. Et fort heureusement, car il devra souvent grimper vers des hauteurs vertigineuses. Au cours de l'aventure, il pourra glaner quelques pouvoirs suppémentaires, comme résister à l'eau (et la possibilité de nager, quel soulagement), mais surtout l'acquisition d'une épée mystique et déjà nommée dans le premier opus : la soul reaver (l'éclateur d'âme dans Blood Omen). 

Cette arme est une sorte de lame qui s'enroulera sur le bras de Raziel, formant ainsi comme une excroissance naturelle de son bras (pour ma part, cela ressemble à un serpent lové sur son avant-bras droit). Outre la possibilité de détruire ses ennemis d'un coup de lame spectrale, il pourra, ultérieurement, l'imprégner de différents pouvoirs élémentaires (feu, eau,...). Grâce à ceci, il peut ouvrir des portes condamnées, demandant l'introduction de la soul reaver imprégnée d'un certain élément. Outre la possibilité de voyager dans les deux mondes, vous pourrez rapidement (en battant votre premier boss) traverser des grilles, mais seulement dans le monde spectral. Encore un peu de stratégie pour vous triturer les neurones...

Vous rencontrerez souvent Kain, votre pire ennemi, mais aussi un allié traître qui vous expliquera bien des choses. 

S'il perd son énergie vitale ou s'il tombe dans l'eau (avant son pouvoir de natation), Raziel se retrouvera sans attendre dans le monde spectral (astral ou des morts, comme vous voulez), et il devra trouver un puit de reconstruction matérielle, ce qui risque fortement de vous faire reculer un peu dans le scénario. Mais pas de panique, ces puits sont légions et toujours à proximité. Cela vous demandera surtout de recommencer un passage un peu délicat, mais jamais insurmontable.

 

ON EN PLEURERAIT

Blood Omen était réussi graphiquement, c'est une certitude. Mais là, l'évolution graphique est inimaginable. Les décors sont colorés et les textures utilisées sont d'une nétetée encore inégalée. On reconnait faiclement les symboles aux murs, et les personnages sont également très réussis. D'ailleurs, Raziel, tout comme les autres vampires importants, est vraiment classe, presque plus que Kain lui-même. Un soin tout particulier a été apporté à son effigie, et ses atours vestimentaires, malgré sa diminution physiques, sont très jolis visuellement. Le fait d'écarter son écharpe pour avaler les âmes errantes, lui donnent un cachet encore plus ténébreux et effrayant que celui des simples vampires. Par contre, les ennemis communs (vampires et âmes errantes) sont plus similaires entre eux, et les adversaires deviennent,  somme toute, assez insipides. Franchement, même les exécutions sont trop limitées, et vous ne les ferez que pour regagner un peu de vie et éviter ainsi la dématérialisation de votre corps. Le morphing est, je le redis, bluffant. Le passage en temps réel d'un monde à l'autre se fait tout naturellement, et la Playstation fait des prouesses techniques. Surtout que les temps de chargement sont cachés, et seuls quelques ralentissements trahiront ces loadings. De plus, la présence de téléporteur vous aidera aussi à voyager dans le tout Nosgoth. Pour vous diriger plus facilement, des symboles seront gravés près de chacun d'eux, correspondant aux différents endroits à visiter.

L'architecture des lieux est tout bonnement superbe. Notez votre énergie vitale sous forme de spirale (piquée par Sega pour la Dreamcast ?)

Si les musiques semblent très discrètes, elles n'en desservent pas moins l'ambiance sombre et torturée du jeu. Les bruitages sont communs, quoiqu'assez bien appuyés dans les phases d'action et de combat. Mais, encore une fois, ce qui fait l'âme réelle de ce soft, c'est sa narration. Tout comme Blood Omen (et Kain), Raziel utilise avec un certain brio son langage imagé et très construit. D'explications sur son monde évolutif en solliloques aux échanges avec ses anciens frères, chaque mot prononçé sera un bonheur pour nos oreilles et aussi pour notre culture imaginaire. Mais, là où son ainé pêchait sur les cinématiques et certains noms d'items ou de personnages (l'éclateur d'âme pour la soul reaver, par exemple), cet opus corrige largement ces erreurs et utilise les véritables noms, sans oublier que les cinématiques (souvent faites avec le moteur graphique du jeu) sont idéalement doublées, et ne contrastent pas avec les nombreux discours de Raziel et de Kain (ainsi que des autres grands vampires). Et le tout dans un français parfaitement maîtrisé.

Si la caméra est un peu frivole et ne se place pas toujours aux bons endroits, le jeu reste largement jouable. Des commandes assez simples, des possibilités de gameplay sans limite, plusieurs façons d'atteindre un but, des combat pêchus, tout est fait pour le plaisir du joueur. Seul ces derniers sont un peu trop linéaires, car la stratégie restera la même pour tous : se protéger et contre-attaquer. Heureusement, les boss demandent des techniques un peu plus pointues, et vos réflexes seront mis à rude épreuve. Pour en revenir à la caméra, elle peut se diriger manuellement par le stick droit (alors que dans beaucoup de jeux du même genre, il faut jouer avec les gachettes). Mais ce qui bluffe le plus, c'est la fluidité des mouvements de Raziel et du défilement des décors. C'est époustouflant...

Si le monde matériel est coloré, le monde spectral, quant à lui, est sombre et bleuté.

Le scénario est bien travaillé, quoique très similaire à Blood Omen. Mais les coups de théâtre sont tellement bien organisés que vous resterez en haleine devant une histoire réellement bien allambiquée. La (re)découverte de personnages comme Ariel et le changement total d'un royaume plus en perdition qu'en reconstruction vous demanderont quelques heures de votre temps, mais pas trop non plus...juste ce qu'il faut...

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Voici la preuve formelle que marier des prouesses techniques et un scénario riche est possible, et que les joueurs ne sont pas obligés de faire ce choix cornélien. Des graphismes somptueux, du morphing de folie, une ambiance unique,...que pouvons-nous reprocher à Soul Reaver ? Peut-être une caméra un peu trop folle, mais ce n'est vraiment rien comparé aux qualités réelles de ce jeu. Si vous aimez les jeux d'aventure-action avec une histoire très sombre, un anti-héros charismatique et son ennemi non-moins charmant, et que vous vouliez un penchant masculin à une certaine Lara, Raziel saura vous combler de bonheur, de par son langage sans aucune faille et sa classe vestimentaire. Jetez vous dessus avant qu'il ne le fasse sur vous...

 

AMES PURES : graphismes et techniques superbes, narration sans faille et intéressante, traduction exceptionnelle, scénario riche et sombre, de nombreuses possibilités et un gameplay renouvelé, la classe de Raziel, durée de vie idéale.

AMES CORROMPUES : combats un peu répétitifs, caméra trop frivole, un changement de gameplay trop radical.

 

Graphismes : 19/20.

Sons : 18/20.

Jouabilité : 16/20.

Scénario : 18/20.

Durée de vie : 19/20.

 

Sentence

18/20

 

Machines : Playstation, Dreamcast, PC.

Genre : action/aventure.

Développeurs : Crystal Dynamics.

Editeurs : Eidos Interactive.

PEGI : 16 +.

Difficulté : moyenne.

Qui se ressemble : Tomb Raider, Kinsgley, Deathtrap Dungeon.

 

A savoir : la version Dreamcast est un simple portage de la version Playstation, sans aucune amélioration graphique. Seulement des ralentissements en moins lors des temps de chargement cachés. Mais, le potentiel technique est si phénoménal, qu'aucune refonte graphique n'eut été nécessaire, car ce jeu impressionne autant sur 32 bits que sur 128 bits.

De plus, la jaquette sur Playstation était une image magique. En bougeant le boitier, le décor en arrière plan faisait une sorte de morphing, en imprégnant l'image d'une sorte de 3D du plus bel effet.



Introduction du jeu, que je trouve l'une des meilleures, avec Soulblade. Seule la voix de Kain est un peu bizarre...

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The vampire's kiss.

Les jeux d'action/rpg ne sont pas légion sur consoles de salon. Il n'y a guère que "The Legend Of Zelda" qui tire son épingle du jeu, ainsi que des productions un peu plus timides comme "Legend Of Mana" par exemple. Malheureusement, les univers un peu trop propret étaient vraiment lassant, et les joueurs attendaient une "maturisation" de ce genre de jeu. Et le messie viendra d'un production que personne n'avait réellement vu venir. Alors, plongeons dans ce monde qui nous donne déjà quelques frissons d'effroi...

 

UN DESTIN PEU RAGOUTANT

Kain est un noble. Il se promène tranquillement dans la campagne profonde de Nosgoth, le royaume dans lequel il évolue. Dans une taverne, le barman le met en garde, et lui stipule que les routes ne sont pas sûres en ces nuits troublées, et que des bandes de voleurs détroussent les voyageurs esseulés et imprudents. Et, comme de bien entendu, en sortant de l'établissement crasseux, une troupe d'hommes se jette sur notre héros et l'assassine cruellement, sans lui laisser la moindre chance, malgré une mutinerie fougeuse. Et nous retrouvons un Kain diminué, devant un gouffre enflammé, près à donner la petite parcelle de vie qui lui reste au néant. Pourtant, un personnage étrange et squelétique s'approche de lui. Il s'agit de Mortanius qui, afin d'assouvir ses désirs de vengeance, propose à Kain de revenir à la vie. Mais, ce que notre héros ne sait pas, est que cette résurection miraculeuse comporte une malédiction terrible qui le poursuivra jusqu'à la fin des temps. En effet, Kain n'est plus humain, mais est un vampire, assoiffé de sang et de revanche contre ses assassins.

Se réveillant dans un tombeau, son sanctuaire en fait, il repart à la chasse, retrouvant ses meurtriers et les saignant allègrement. Mais une fois son forfait accompli, est-il plus apaisé ? Pas vraiment, car il arrivera devant les Pilliers de Nosgoth, symbôle de la sagesse et de l'équilibre du royaume. Tout à coup, une ombre, un fantôme apparait devant lui et lui explique que son meurtre fut commandité  par Mortanius, celui-là même qui le fit revenir. De plus, les Pilliers furent corompus par Nupraptor, gardien d'un des Pilliers, qui sombre dans une pure folie, propageant ainsi sa "maladie" aux autres gardiens. Ariel, le fantôme, demande à Kain de retrouver chaque gardien et de redonner l'équilibre aux Pilliers, car c'est les fondements même du royaume de Nosgoth qui sera en péril.

L'équilibre de Nosgoth est en danger, aidez Ariel à reprendre le contrôle.

Vous voici donc instruit d'une mission qui ne vous concerne pas réellement, mais le ressentiment envers Mortanius sera le plus fort, et vous décidez de vous venger aussi cruellement que votre bourreau le fit avec vous.

 

UN EMPIRE A CONQUERIR

Ne vous attendez à voir des villages peuplés de personnes souriantes et des habitations colorées et acceuillantes. Ici, le paysage est très montagneux et enneigé. D'abord, les noms des hameaux que vous traverserez sont d'une conssonance très germanique, voyez plutôt : Nosgoth, Coorhagen, Willendorf,... Puis, l'ambiance est vraiment très froide, voire glacée (histoire de vampire oblige). Bref, toute une mythologie est mise en place pour vous mettre dans le bain, et cela fait du bien.

Tout commence par votre assassinat. Cette vue restera la plus idéale pour jouer.

Vous parcourerez donc le monde de Nosgoth, traversant des villes et des villages déçimés par la peste, habités par des esprits et des fantômes, mais aussi des humains allergiques aux vampires. La caméra se place au-dessus de l'action (comme un "Zelda" 16 bits donc), et deux angles de vue sont disponibles. Petit soucis, ils ne sont pas des plus efficaces, car la vue est soit trop proche de l'action (et on ne voit pas bien autour de soi), soit trop éloignée (et l'action est du coup confuse). Et ne jouez pas trop avec ces deux vues, car cela vous donnera rapidement la nausée, car la transition entre elles est active (ça zoom ou ça dézoom).

Trouvez toutes les fontaines de sang, elles vous octroieront bien des pouvoirs.

Afin d'avancer dans l'aventure, vous devrez souvent plonger dans les méandres et les profondeurs des bâtiments alentours, et vous frayez un chemin au travers divers pièges et labyrinthes. Pour vous aider, vous obtiendrez des cartes magiques qui libèreront des armes ou des pouvoirs spécifiques, comme le "coeur des ténèbres" qui vous redonne des points de vie. Mais vous trouverez aussi des cartes offensives comme des "disques de lames" qui déchiquèteront vos ennemis, ou des petites boules qui feront exploser vos adversaires. Bref, une multitude d'armes secondaires qui vous seront d'une grande aide contre les monstres alentours. Pour les utiliser, vous devez les équiper dans cinq emplacements prédifinis, dont l'accès sera d'un simplicité enfantine et plutôt isntinctif.

 

JE SUIS LEGION

Outre des items disséminés sur votre parcours, vous devrez rammasser des fioles d'énergie vitale et des petites "pyramides" d'énergie magique. Ces reliques augmenteront vos points de vie et vos points magiques maximum. Pour remplir vos jauges, vous devrez avaler le sang de vos ennemis humains, ou de victimes accrochées aux murs des endroits visités. Si vous anihilez un personnage déjà mort (un fantôme donc), il libèrera de l'énergie magique, plutôt que vitale.

Malgré des graphismes peu variés, l'architecture des niveaux est complexe.

Au départ de votre aventure, vous jouerez de l'épée, la balançant devant vous comme un plumeau et poussant de puissants cris de victoire, ainsi qu'un rictus d'une cruauté qui trahira votre désir de carnage. D'ailleurs, ces rires et cette phrase hurlée deviendront rapidement saoulantes, mais également jouissives. Deux sentiments controversées... Mais vous trouverez des armes et des armures dans votre quête. Une masse qui étourdira vos ennemis (et ne fera que peu de dégâts), une paire de hache qui fera de lourds dégâts (mais empêchera l'utilisation des items ou des magies), une épée plus puissante,...et des protections ayant quelques pouvoirs spéciaux comme effrayer les adversaires (?) ou récupérer du sang automatiquement en tuant les ennemis.

Pour parfaire ces méthodes guerrières, vous vous verrez octroyer des pouvoirs magiques en sus. Boules d'énergie, possibilité de prendre les commandes d'une victime, générer une boule de lumière (lumos ?),... de quoi jouer au petit Harry Potter donc... Pour gagner ces pouvoirs, vous devez traverser un labyrinthe, déjouer des pièges et quelques énigmes, détruire un ennemi plus puissant,...bref, ils ne seront pas donné gracieusement.

 

LE VISAGE DE LA PEUR

Comme tout bon vampire, vos pouvoirs sont aussi morphologiques. Vous pourrez, en évoluant, vous transformer de diverses façons. Et vous commencerez par un cliché, la chauve-souris. Elle vous permettra de vous déplacer rapidement et de vous téléporter intantanément via des balises que vous devrez débloquer préalablement. Puis, vous pourrez devenir un loup qui bondira sur les surplombs montagneux, mais aussi par dessus les pièges et les gouffres. Ensuite, vous deviendrez un humain qui pourra discuter avec les autres pnj humains sans qu'ils ne vous aggressent à vue. Enfin, la brouillard vous permettra de traverser les étendues d'eau sans vous bruler, mais également les grilles (et oui, en tant que vampire, vous n'aimez pas l'eau, que ce soit un étang ou simplement la pluie).

L'iventaire regroupe habilement toutes vos trouvailles. Dommage que son accès soit si lourd.

Mais vous pouvez aussi augmenter vos statistiques (la force, l'intelligence, la défense,...) en trouvant les fontaines des âges. Ces monuments véhiculent des sources de sang que vous devrez boire qu'une seule fois. Une petite locution sera alors prononçée par une voix glaciale de femme, et cela vous congèlera littéralement les sens, tant cette tirade sera effroyable. Jugez par vous même : "le sang des âges coule, si délicieux...Venez vous abreuver de notre sang, car notre sang fortifie". Sympathique, n'est-ce pas ?

Ces fontaines sont cachées dans des grottes que vous devrez trouver, bien entendu. Mais, pour corser le tout, certaines d'entres elles seront closes, et vous devrez revenir plus-tard pour les voir accessibles. Car le jeu prend en compte le jour et la nuit, ainsi que les heures. Ce système est propre au soft, et ne refflète nullement la réalité. De quoi vous donner un peu de stratégie, sachant que les secrets ainsi scellés sont souvent très intéressants.

Ce mausolée vous permet de sauvegarder. Il se trouvera à proximité de chaque entrée de donjons, et avant chaque boss du jeu.

De plus, vous aurez, de temps en temps, l'accès aux forges de l'esprit qui, en échange d'une bonne partie de votre sang (votre énergie vitale, donc), vous donnera des objets divers. A croire que Kain n'a pas le moindre sou en poche...

 

PRENDS MOI CREATURE DE LA NUIT

Il est vrai que les décors sont assez ternes, mais cela est surtout dû à l'ambiance. Car les graphismes en 2D sont assez réussis (qui a dit que la Playstation n'en était pas capable ?), surtout les personnages. Kain bouge bien, et ses petites mimmiques sont sympathiques (contrairement à lui). Les villes rencontrées sont superbes de décrépitude, les ravages de la peste aidant fortement. Bref, l'ambiance graphique du jeu est assurée sans problème. Seuls quelques ralentissements viennent ternir le tout, mais la faible mémoire de la machine est ici pleinement en cause. Le plus ennuyant reste l'accès à l'inventaire qui demande toujours quelques secondes de chargement. Et comme il faut y faire énormément d'allers et retours, cela risquera d'en rebuter quelques-uns. Par contre, les cinématiques sont jolies, mais ont mal vieillies aujourd'hui. Les séquences de chauve-souris sont tout de même réussies.

La traduction française est époustouflante .Les voix sont génialement jouées et le jeu d'acteur participe pleinement à cette ambiance gothique et mystique. Les petits à côtés sont, eux aussi, très développés. Par exemple, les cris d'agonie et de douleurs des victimes enchaînnées sont criant de vérité et cela aussi vous glacera le sang. En s'approchant d'un lieu important, Kain se lancera dans un cours monologue, racontant l'histoire de l'endroit. Si ce n'est pas une bonne idée... Malgré qu'elles soient assez répétitives, les musiques sont tout de même de qualité. Elles sont simples, mais tout à fait dans le ton du jeu.

Certains passages demanderont une transformation spécifique. Pour passer les piques, hurlez à la lune...

Les commandes répondent rapidement, et seuls ces petits temps de chargement sont un peu chiants. Les raccourcis d'items et de pouvoirs sont instinctifs et simples d'accès. Mais la difficulté rendra certains passages quasiment impossibles sans avoir le recours à des items spéciaux (notamment le coeur des ténèbres). Et malgré la souplesse de la jouabilité, Kain est assez raide dans ses déplacements, surtout qu'il ne se déplace qu'à la croix directionnelle.

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Un bon clône des Legend of Zelda, voila ce qui ressort le plus rapidement de ce Legacy of Kain. Pourtant, l'ambiance qui s'en dégage, et toutes les bonnes idées qui se dévoilent au fur et à mesure, le rende rapidement plus original. Un scénario allambiqué et adulte (voire assez gore), une ambiance crue et desservie admirablement par un jeu d'acteur parfait, quelques références mythologiques et historiques,...voici de quoi vous donner envie d'essayer ce Blood Omen, le premier d'une série de cinq opus (et sûrement le meilleur). Alors si vous ne craignez pas les temps de chargements intempestifs et la difficultés un peu trop poussée, jetez vous dessus...du moins si vous le trouvez, car il se fait assez rare en boutique.


SANG DE VIERGE : ambiance unique, comédiens convaincants, références mythologiques et historiques, bonne durée de vie, scénario intéressant et sombre, beaucoup de bonnes idées.

SANG DE BOURBE : graphismes un peu terne, cinématiques datées, Kain est un peu lourd avec ses cris et son rictus, les allers et retours dans l'inventaire.

Graphismes : 14/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 15/20.

Scénario : 17/20.

Durée de vie : 16/20.


Genre : Action/Aventure/RPG.

Machines : Playstation, PC.

Dévellopeur : Silicon Knights.

Editeur : Activision.

PEGI : 16 +.

Difficulté : pour les immortels.

Qui se ressemble : Alundra, Monkey Hero, Legend of Zelda (Nintendo).


Voici la petite introduction du jeu. Elle a vieillit, mais je la trouve bien sympathique tout de même.

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Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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