La guilde obscure

Par Masahiko666 Blog créé le 07/09/12 Mis à jour le 02/12/16 à 12h53

Bonjour à tous !! Ici, je traiterais de différents sujets, notamment de Jeux de Rôles sur consoles de salon, souvent en version oldies.
Alors, prenez un bon coussin pour y déposer votre postérieur délicat, et écoutez, commentez, poussez des coups de gueule... Faîtes comme chez vous, quoi...

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La frousse à mes trousses.

Les jeux censés mettre la frousse au rang de sentiment primaire commençait à fleurir sur nos consoles. Mais souvent, la peur se mélangeait avec le dégout ou la monstruosité, reléguant ainsi ce sentiment bien normal au second plan. Il fallait donc redéfinir la peur, avec des codes beaucoup plus parlant pour nous, pauvres joueurs commençant à vieillir singulièrement, et comprenant allègrement toutes les ficelles des développeurs, au point de trouver des analogies et des corrélations entre plusieurs titres d'éditeurs différents.

 

LES YEUX DE LA TERREUR

Heather Mason est une jeune fille de 16 ans, qui se promène tranquillement en ville. S'étant soudainement endormie dans un café, elle rêve. Elle rêve d'une ville glauque et abandonnée, d'un parc d'attraction solitaire et à moitié détruit, d'un grand huit en bois craquant, et d'elle même, courant sur les rails de ce manège. Brusquement, une wagonnet la percute, ce qui la réveille en sursaut. Quel cauchemar étrange, mais pourtant si récurent en ce moment. Epuisée, énervée, mal à l'aise, elle téléphone à son père et lui annoce qu'elle ne va pas tarder à rentrer.

Graphiquement, le jeu a bien évolué. Les décors sont vraiment réussis.

Mais avant, comme toutes les filles, elle doit aller au toilettes (comment ça je suis misogyne ?). C'est à ce moment qu'elle remarque qu'un homme mystérieux la suit depuis quelques minutes. Grand et bien gras, la cinquantaine, le visage sale et mal rasé, une dégaine de pervers des années 50, il n'en demeure pas moins effrayant. Il essaye de la questionner sur son passé et son père, mais la jeune femme arrive à le semer en passant par la fenêtre des toilettes. Mais, sans explication aucune, Heather se retrouve dans un monde parallèle, copie conforme du centre commercial dans lequel elle déambulait auparavant, mais dont les boutiques et les portes de sortie semblent toutes fermées. Aurait-elle passée plusieurs heures dans ces chiottes malodorants ? Tout n'est que silence et tranquilité ici. Mais pas pour bien longtemps, car en entrant dans une boutique dont la porte était restée entrouverte, notre jeune héroïne tombe nez à nez avec une monstruosité visqueuse qui tente de la tuer. Attrapant un pistolet laissé là, elle tire sur le monstre et l'abat finalement.

 

LE MONDE DANS LE MONDE

Apeurée, esseulée, en proie à une totale incompréhension, Heather tentera de retourner chez elle, mais maintenant, des monstres la poursuive sans relâche. Et, afin d'atteindre le métro, elle doit trouver un chemin détourné car les accès habituels sont tous bloqués. Et de plus, ce pervers la suit toujours. Mais, il ne s'agit pas d'un vulgaire détraqué sexuel, mais plutôt de la seule âme humaine dans les parages, et accessoirement d'un détective privé qui semble en savoir beaucoup sur elle.

Comme je le disais, les lapins roses plein de sang sont tout simplement horribles.

Sans trop réfléchir, elle s'en remmetra à lui, trouvant le chemin du métro afin de rentrer au bercail. Mais les couloirs sous-terrains seront bien plus dangereux que le centre commercial.

Contrairement aux deux autres épisodes, l'aventure ne commence pas à Silent Hill. C'est en comprenant ses origines qu'Heather y retournera en compagnie de son ami détective. En fait, Heathe s'appelle véritablement Sheryll, la fille de Harry Mason (le héros du premier opus). Ce dernier lui changera de nom, teindra ses cheveux en blond et déménagera afin que les membres de l'ordre occulte de la ville maudite ne la retrouve pas. Pour être plus précis, Heather est la réincarnation d'Alessa, la victime du premier épisode, dans le corps de Sheryll. Donc, son père s'attendait bien à un retour du passé...

Loin d'être un personnage eploré, Heather sera lourdement armée dans ce jeu. Pistolet, sabre, mitraillette,...de quoi se défendre facilement contre les monstres. Pourtant, malgré un arsenal complet, elle devra fuir souvent devant des ennemis bien plus nombreux et résistants.

 

CASTING DE FOLIE

Les adversaires, justement, sont bien plus effrayants ici, et ont l'air plus mature. Souvent plus imposants que la jeune femme, ces derniers se rueront sur elle sans état d'âme, et à plusieurs même. Et ils feront aussi plus de dégâts sur la pauvre adolescente, en utilisant des appendices comme armes. Le bestiaire n'est pas plus inspiré que dans les précédents opus, mais les monstres semblent avoir évolués physiquement et mentalement, à l'instar de ces femme renversées qui peuvent attaquer par devant et par derrière. Des monstres encore plus humanisés, donc encore plus effrayants, car on devine facilement le calvaire qu'ils ont pû subir pour devenir ainsi.

Les monstres sont plus humains, ce qui les rend encore plus effrayants. Ce gras double devait-être un flic avant...

Les protagonistes ne sont pas en reste non plus. Outre le détective privé, vous rencontrerez une petite galerie de gens bien dérangés, emmenés par Claudia Wolf, une sorte de Dalila Gillespie (dans le fait qu'elle est adepte du culte obscur de Silent Hill). De temps en temps, Heather rencontrera aussi un homme appelé Léonard Wolf, le père de Claudia. Mentalement instable, il est pour sûr, le personnage le plus terrifiant du jeu. Passant d'un état calme à une sorte de trance violente, sa folie le mènera à quelques confessions tordues et malsaines.

Pour résumer, seul Douglas (le détective) est un réel allié pour Heather, car il ne cherchera jamais à détruire notre héroïne, mais plutôt à lui faire comprendre ses origines obscures, et ce, maglré le fait qu'il est été engagé par Claudia Wolf.

 

DES FRISSONS EN PAGAILLE

Il faut avouer que cet opus est, sans doute, le plus effrayant de tous. Et pas seulement du fait que vous incarnez une jeune femme sans trop de défense, mais surtout que le bestiaire est fourni et plus aggressif. Mais, les éléments du décor sont toujours aussi gores, voire bien plus dégoutants. Des tables avec de la nourriture plus qu'avariée, des animaux dépeçés et montrant fièrement leurs tripes, des cabinets éclaboussés de sang et d'autres produits du corps humains, des formes humaines hurlants et se tortillants de douleur accrochées aux murs et aux plafonds,... pas de doute, une vague de maturité est passée par là, emportant tout le jeu dans une course folle aux gore.

La maison hantée est assez effrayante. De plus, la traduction française est, ici, exemplaire.

Graphiquement, le jeu est superbe. Couloirs sombres et ensanglantés, escaliers et échelles se perdant dans des abysses d'anti-matière, monstres suintants et grinçants vous pourchassant sans répis, tout a été mis en avant pour vous donner la frousse...et ça marche. Bien-sûr, des lieux déjà visités auparavant reviendront, comme l'hôpital par exemple, ou le parc d'attractions, mais ce sera un réel plaisir de les arpenter une nouvelle fois. Surtout que ces lieux connus ne seront pas similaires à ce que vous connaissiez déjà. Les animations sont fluides et les éclairages bien diffusés, bien que certains sont un peu exagérés (je pense notamment aux reflets sur les monstres, trop accentués). Quant aux cinématiques, qu'elles utilisent le moteur du jeu ou de la Full Motion Vidéo, elles sont magnifiquement gerbantes, tant elles sont toutes empruntent d'un sentiment de malaise et de dégout.

La maniabilité est la même que les précédents opus, donc vous ne serez aucunement dépaysé. Le menu est toujours aussi lourd et mal rangé, mais là aussi on a l'habitude. Vous serrez aussi agacé par toutes ces portes fermées, standard de la série. La visée est automatique, et donc pas toujours très pratique lorsqu'il y a plusieurs adversaires en ligne de mire. Mais, vous pourrez aisément vous enfuir si la situation n'est pas à votre avantage (et ce sera souvent le cas). Les énigmes sont toujours un peu tordues, dans la même veine que ces prédécesseurs, et proposent une difficulté paramétrable en début de partie.

Je ne sais pas pour vous, mais je la trouve très jolie la petite Heather...

Le scénario est assez conventionnel, et on retrouve rapidement ses marques dans ce délire malsain. Quelques idées du deuxième épisode ressurgissent ici, comme cette lumière rouge qui vous poursuit dans des couloirs de la maison hantée, qui symbolise cette course poursuite contre Pyramid Head de Silent Hill 2 (où Maria meurt la première fois). Cette lumière est mortelle, donc faites en sorte qu'elle ne vous touche surtout pas. Heureusement, les scènes cinématiques sauront vous maintenir scotché, et les quelques rebondissements ne sont pas toujours des plus prévisibles.

Les sons sont, comme toujours, superbement unaudibles. Ca tape, ça crache, ça gémit,...et les musiques sont toutes aussi terrifiantes, mais également douces et appaisantes...souvent avant un évênement traumatisant.

Le jeu est long, grâce aux puzzles compliqués et souvent bien ficelés. De plus, les différentes fins (une constance dans la série) vous demanderont de recommencer le jeu. Au nombre de trois, elles sont plus attractives que dans les anciens opus, car elles sont véritablement différentes (mise à part une fin loufoque, nommée UFO). Par contre, la difficulté choisie, que ce soit pour les énigmes que pour les combats, n'altère pas les bonus débloqués en fin de partie.

Force est de constaté que certains éléments sont plus matures. Une véritable beauté dans le domaine du malsain.

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Tout comme le Silent Hill 2, ce troisième épisode mérite largement sa place dans votre ludothèque. Graphismes magnifiques, animations fluides et réalistes, personnages haut en couleur, c'est une réelle réussite. De plus, quelques éléments vous aideront à comprendre ce monde si mystérieux. Par contre, le scénario est un peu trop calqué sur celui des ses aînés, mais il se laissera vivre sans aucune appéhension. Et, Heather est quand même très mignonne dans son genre...

 

Tour gratuit : graphismes jolis, bestiaire plus mature et plus horrible, différentes fins alternatives, personnages attachants, angoisse réelle.

Attendez votre tour : scénario banal, maniabilité toujours aussi lourde, interface mal pensée, situations prévisibles.

 

Graphismes : 18/20.

Sons : 19/20.

Jouabilité : 14/20.

Scénario : 15/20.

Durée de vie : 17/20.

Sentence

17/20

 

Genre : Survival/horror.

Editeur/développeur : Konami.

PEGI : 16 ans.

Machine : Playstation 2, Xbox.

Qui se ressemble : Resident Evil, Project Zero.

 

Post-scriptum : Silent Hill 3 reste mon préféré, car les décors intègrent des éléments hautement dérangeants, comme des lapins géants roses et couvert de sang, affallés un peu partout dans le parc d'attraction.

Comme d'habitude, voici une petite vidéo, montrant l'introduction du jeu (ou plutôt un trailer tournant, inclus sur le disque).

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Commentaires

botteur
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botteur
C'est l'un des jeux que j'aimerais bien finir avant la fin de l'année :)

Édito

 

Vous aimez vous battre contre une horde de gobelins amateurs de chair fraîche ? Les labyrinthes du Baron de Sukumvit ne vous effraient nullement ? Vous dépeceriez une brigade entière de trolls des cavernes pour quelques piècettes d'or et pour sauver une jeune fille en détresse ? Et en plus, vous vouez un culte sans borne et sans faille au grand Nyarlathothep ?

 

Alors, rejoignez le pire personnage de jeux de rôle possible et inimaginable...

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