La pause critique

La pause critique

Par Maniax Blog créé le 25/04/10 Mis à jour le 18/09/14 à 18h59

Un blogger en Suisse, qui joue sur PC et PSVita et qui cherche à rencontrer des gens pour discuter jeux vidéo.

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Catégorie : Enquête

     
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Enquête (Jeu vidéo)

Le 16 juillet 2013 sortait aux Etas-Unis Shin Megami Tensei IV, suite tant attendue par ses fans de la série originelle des Shin Megami Tensei. (connue en France uniquement par la sortie de Shin Megami Tensei Lucifer’s Call, nom de code pour Shin Megami Tensei III en Europe) Ce jeu allait bouleverser ma vision du J-RPG.

Comme la plupart des joueurs français je ne connaissais la série des Shin Megami Tensei que par ses spin-offs sous-titrés Persona. Mais j’ai pu faire l’acquisition du jeu dans sa version américaine il y a déjà quelques mois. J’avais alors rédigé 2-3 trucs. Longtemps mis de côté en attendant une officialisation par Nintendo de sa sortie en Europe, j’ai décidé qu’il était temps de publier ces deux articles pour présenter le jeu à vous chers gamers dont la patrie n’est pas l’Amérique mais qui avez aussi de très bons goûts. Commençons avec le premier article présentant l’univers du jeu. Le second concerne le gameplay et est disponible à ce lien.

 

 

Dans la catégorie des JRPG, on a un peu tous les univers, des mondes fleuris et colorés à la Tales of, des royaumes aux traits Heroic Fantasy comme pour The Last Story, des univers futuristes aux technologies de pointe à la FFXIII et puis on a les jeux à l’ambiance sombre et malsaine comme Nier. Shin Megami Tensei IV se situe dans cette dernière catégorie et même à l’extrême de celle-ci (gauche ou droite, c'est à vous de décider).

Série méconnue en Europe, son nom obscure signifie « La véritable réincarnation de la déesse ». Un titre qu’il vaut mieux ne pas traduire, on se l’accorde.

Je dis méconnue, peut-être plus tant que cela. Persona 3 et surtout Persona 4 (avec versions respectives sur PSP et PS Vita) sont passés par-là et sont devenus des épisodes appréciés et reconnus des joueurs européens. Pourtant on est encore très loin de la noirceur de l’univers de Shin Megami Tensei IV. Vous trouviez « dark » le fait de reproduire le geste du suicide par balle dans le crane pour invoquer vos pouvoirs dans Persona 3 ? Comme vous êtes mignons.

Cet article a pour but de vous faire découvrir l’univers de Shin Megami Tensei IV, alors bien sûr je vais devoir spoiler un tout petit peu. Mais rassurez-vous, je me contenterai de raporter les éléments extérieurs à l’histoire. Cela implique que je n’irai ni dans la description du scénario, ni celle des personnages et encore moins dans celle des révélations que le jeu apporte petit à petit sur l’univers.

 

I – Dans le fabuleux Royaume Oriental de Mikado (partie sans spoil, tout est accessible dans les 30 premières minutes du jeu)

Littéralement « Eastern Kingdom of Mikado », ce monde isolé de tout contact avec l’extérieur coule paisiblement ses jours depuis des siècles. C’est un monde tourné vers Dieu et le divin, où le gouvernement est assuré par les moines du monastère surplombant la ville de Mikado bâtie sur une colline. La foi envers Dieu mais aussi une vie simple où le labeur quotidien est la seule activité autorisée, sont les grandes valeurs de ce royaume.

Une  noblesse, les Luxoror, contourne les règles et se hisse en haut de la hiérarchie de la société du Royaume Oriental de Mikado. Pour des raisons guerrières et de filiation aux héros du passé cette classe vit dans les hauts et luxuriants quartiers de Mikado, surplombant la Cusualry qui travaille humblement de ces petites mains.

Plusieurs mythes existent à propos de l’existence du royaume. Les habitants du royaume seraient les élus de Dieu, les élus qu’il a protégés lors d’une invasion des impurs (the unclean ones) venant des profondeurs de Mikado pour tenter de s’y installer. Dieu aurait alors envoyé ses anges en représailles qui auraient repoussé les impurs dans les profondeurs laissant en paix les habitants de Mikado.

Le royaume est protégé par des gardiens : les samuraïs qui assurent la paix sur le royaume. Chaque année a lieu le rite du gantelet auquel la plupart des jeunes gens du royaume se soumettent. Même si la plupart des samuraïs sont issus des Luxorors, c’est aussi une chance pour une infime partie de la Casualry de se distinguer et de s’intégrer aux Luxorors par leurs exploits guerriers.

Le rite du gantelet consiste à placer sur le bras gauche de chaque prétendant un gantelet aux pouvoirs divins, bien que dans les faits ces pouvoirs se rapprochent de notre concept du smartphone. Si le gantelet s’active, le prétendant est reconnu comme samuraï, si ce n’est pas le cas, c’est terminé pour le prétendant qui doit rentrer chez lui. Car être samuraï implique de vivre sur les hauteurs de Mikado, près du monastère et ne jamais revenir chez soi sauf en mission exceptionnelle.

Les samuraïs sont respectés et enviés au sein du royaume, pourtant leur mission reste obscure aux yeux du peuple. Peu de personnes savent que la véritable mission des samuraïs est de protéger le Royaume Occidental de Mikado des démons. Car le mal vit là au sommet de la colline de Mikado, au sein même de la cité, sous la statue gigantesque du héros historique Aquilla. Naraku, c’est le nom de cet endroit souterrain qui s’enfonce sous la terre et qui regorge de démons prêts à franchir les portes pour envahir le monde. La mission des samuraïs est donc d’empêcher toute intervention démoniaque dans le monde de Mikado, en arrêtant les démons s’approchant trop prêt de la frontière avec le monde extérieur. Mais elle est aussi de récupérer des reliques disséminées dans le monde inférieur et qui intéressent au plus haut point les moines du monastère pour des raisons que même les samuraïs ignorent.

Cependant l’équilibre de la société est en train de flancher. La Casualry en a assez de ce monde où les Luxorors dirigent et où ils doivent se contenter d’être les simples braves travailleurs, vivant dans de modestes conditions. La révolte est dans le c½ur des Casuals et menace d’exploser dans une révolution sous le premier élan d’un orateur assez bon pour libérer cette colère…

 

II – Tokyo un monde tourmenté et plongé dans le chaos (cette partie contient des spoils mineurs sur l’univers du jeu tous révélés au cours des premières heures de jeu)

Tokyo est une ville immense, très urbanisée, moderne et technologiquement à la pointe (comme dans notre monde à nous en fait). Elle héberge de très nombreux habitants. Jusque-là tout va bien. Et pourtant la plus grande partie de la population est malheureusement composée de démons à l’appétit féroce qui se nourrissent d’êtres humains. Ces derniers sont ainsi condamnés à lutter pour leur survie au milieu de cette ville chaotique.

Les chances d’une évasion sont nulles, la ville est plongée dans l’obscurité par un dôme qui la recouvre complètement et empêche tout contact au-delà de celui-ci. Une tour présente dans le quartier d’Ueno semble mener vers l’extérieur mais il est impossible d’y accéder car celle-ci est gardée par un démon redoutable aux pouvoirs de gorgone, ce démon peut en effet changer les hommes en pierre d’un simple regard.

L’humanité survit tant bien que mal aux démons, cloitrée dans des souterrains ayant autrefois servi de gares pour les métros de la ville. Si les démons restent éloignés de ces zones c’est parce que les chasseurs, des humains armés luttant contre les démons, font leur possible pour éliminer les démons devenant de véritables menaces pour les villes. Mais c’est surtout grâce à Tayama, le leader sombre et méconnu de Tokyo, qui a conclu un pacte avec les démons afin qu’ils restent loin des quartiers souterrains. Chacun ignore quelle est la nature de ce pacte, mais cela assure une légitimité à Tayama dans son rôle de leader. Ses agents font l’ordre dans les quartiers souterrains et leur autorité est quant à elle beaucoup plus critiquée face aux méthodes qu’ils emploient.

Un groupe s’est petit à petit formé parmi les habitants de Tokyo, appelés le Ring of Gaia, les membres de ce groupe rejettent l’autorité de Tayama sur Tokyo et croient en un monde où les hommes forts dirigeraient et tiendraient tête aux démons plutôt que de se terrer dans les quartiers souterrains dans la peur du lendemain.

Après de nombreuses tentatives pour échapper à leur destin, il semble que le futur des habitants de Tokyo passe par l’acceptation de cette vie de peur et de survie. L’espoir d’une vie meilleure s’évanouit petit à petit et l’avenir semble bien sombre

 

 

Le mot de la fin :

Cet article a pour vocation de vous faire découvrir le monde de Shin Megami Tensei IV, j’ai fait en sorte de le rendre accessible à tous, sans enlever le plaisir de la découverte une fois en main. Ma démarche a été d’extraire tous les éléments constituant le scénario principal du jeu et de limiter les spoils aux simples bases de l’univers que l’on acquiert très vite en jouant au jeu.

Ce qu’il faut en retenir c’est nous avons là un univers très singulier, aux enjeux politiques les plus délicats et d’une richesse incroyable. Mais surtout sa force est que sa complexité fait que les notions de bien et de mal disparaissent, que chaque parti aussi discutable qu’il soit est nourri de bonnes intentions. Je ne vous en dirai pas plus, j’espère que vous pourrez y jouer et que nous pourrons en discuter à cette occasion.

Je vous remercie de votre lecture, et vous dis à très vite pour une présentation du gameplay.

 

Maniax.

 

Retrouvez le deuxième article de ce dyptique à ce lien : http://www.gameblog.fr/blogs/maniax/p_104732_gameplay-dans-shin-megami-tensei-iv-avec-video-maison

Voir aussi

Jeux : 
Shin Megami Tensei IV, Shin Megami Tensei IV (Nintendo 3DS)
Plateformes : 
Nintendo 3DS
Sociétés : 
Atlus
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Enquête

Mais que s'est-il passé chez Game Freak ? Alors que la série Pokémon avançait à petits pas, de petites avancées en petits retours en arrière, tout le monde attendait de Z une simple version augmentée de X et Y comme la tradition pokémonesque le veut. Seulement voilà que Game Freak et Nintendo ont décidé de nous surprendre et nous proposent un jeu qui va faire parler de lui. Certains râlaient face au manque de prise de risque de Nintendo avec cette série, c'est aujourd'hui l'occasion de leur clouer le bec.

 

 

Tout partait d'une impression de déjà vu

A Phylos, le nouveau monde de cet opus, chaque ville et chaque village envoie chaque année un ou plusieurs dresseurs parcourir le monde des Pokémons. Leur but est de découvrir toutes les races de Pokémons du monde, en aidant ainsi les scientifiques de Phylos dans leurs recherches, mais il est aussi de vaincre les maîtres d'arène et leurs Pokémons redoutables pour peut-être devenir maître et faire la fierté de la population locale.

Jusque-là tout va bien, vous commencez donc votre aventure dans le petit village de Vol-au-Vent où vous êtes convoqué par le professeur Kolai afin de vous remettre votre premier Pokémon que vous choisirez parmi trois de type feu, plante et eau. Vous avez un rival qui reçoit un Pokémon lui aussi et qui a la même mission que vous.

Oui, sauf que vous avez 21 ans, que vous avez été choisi dès l'enfance pour représenter le village et que vous avez subi un entraînement physique et psychologique pendant de longues années afin de vous préparer à votre tâche. Car c'est bien là que commence la révolution de cette version Z, vous êtes vraiment un aventurier explorateur qui va vivre dans des conditions difficiles pour remplir sa fastidieuse tâche.

 

Les hautes herbes n'ont jamais été aussi oppressantes

Vous vous étiez déjà demandé pourquoi on parlait de Pokémon « sauvage » dans les versions précédentes, dans Z ce mot prend tout son sens. Dès que vous mettez un pas dans les hautes herbes vous êtes une cible potentielle pour les Pokémons qui y font régner la loi.

Rencontrer un Pokémon sauvage est dangereux pour vous, car vous disposez d'une barre de vie au même titre que les Pokémons que vous possédez et pour vous il n'existe pas de K.O. mais seulement une mort soudaine et douloureuse qui mettra fin à votre partie. Il faudra alors reprendre le jeu depuis le dernier abri dans lequel vous avez passé la nuit.

Quand vous rencontrez un Pokémon sauvage, le combat ne se déclenche pas immédiatement, vous pouvez choisir de prendre la fuite en courant à l'opposé du Pokémon jusqu'à le semer (si cela est possible) ou de le combattre à coup de Pokémon donc. Cependant, n'allez pas croire que le combat est la solution à tout, car les zones de hautes herbes sont la plupart du temps très grandes et imposent d'économiser la précieuse vie de vos Pokémons afin de survivre aux nombreux assauts des Pokémons sauvages que vous rencontrez. Notez que vous pourrez vous déplacer avec un ou deux Pokémons en escorte autour de vous en cas d'attaque mais méfiez-vous car vous serez plus bruyants et plus visibles pour les Pokémons sauvages.

 

Un concept art d'une balade dans les cavernes

 

Une vie d'explorateur 

Dans cette version Z, la nature reprend ses droits. Vous serez amenés à explorer des zones vraiment sauvages sans aucun chemin dans lesquelles vous devrez marcher longtemps avant d'atteindre le premier refuge et vous reposer. La carte sera alors votre meilleur allié. Notez au passage que les centres Pokémon sont maintenant payants et que soigner vos Pokémon ne sera pas immédiat mais prendra un certain temps. Vous payez une somme équivalente au temps passé à attendre le soin de vos Pokémons. A vous alors de voir si vous attendez qu'ils soient complètement soignés par les médecins du centre ou si vous les reprenez avant. Dans la nature on trouve des services du même ordre dans les refuges éparpillés ça et là, cependant la qualité des soins n'est pas la même, il prendra plus longtemps de soigner votre Pokémon mais le service sera moins cher pour vous.

Au niveau du Pokédex si vous rencontrez un Pokémon déjà connu de la science vous pourrez télécharger ses données directement par Internet mais si le Pokémon est inconnu c'est alors à vous d'en prendre un cliché et d'en écrire une petite description. Votre nom apparaîtra alors comme le découvreur de ce nouveau Pokémon au côté des nombreux aventuriers qui ont comme vous parcouru le monde.

 

Des combats épiques, des dresseurs moins nombreux 

Terminée l'époque où les dresseurs passaient leur journée à attendre sur le chemin d'une montagne que vous passiez devant eux pour déclencher un combat. Les dresseurs luttent tout autant que vous pour survivre dans cette nature angoissante, c'est pourquoi vous ne ferez de combats avec d'autres dresseurs qu'à l'entrée des villes et dans les arènes officielles de chacune des villes. Ces combats de dresseur sont optionnels, vous aurez toujours le choix de refuser un défi que l'on vous a lancé. Cependant vous pouvez vous aussi être à l'origine des combats de dresseurs simplement en discutant avec les personnes concernées. Les combats surprennent par leur difficulté. Les niveaux des Pokémon ainsi que l'intelligence artificielle du jeu font que les autres dresseurs sont toujours de vrais challenges pour vous et votre équipe. Ces affrontements sont le meilleur moyen de gagner de l'argent et de pouvoir soigner vos Pokémons, ne les négligez donc pas.

Comme d'habitude vous retrouverez un nouvelle Team, ici la Team Liberati qui s'apparente à une secte effrayante. Leur gourou a pour objectif d'utiliser la puissance des Pokémon de Phylos et a fortiori des Pokémons de la légende afin de voyager dans l'espace pour que les hommes puissent coloniser une nouvelle planète et laisse Phylos aux Pokémons.

 

Zygarde, le légendaire de cette version avait déjà été aperçu dans X et Y

 

Un véritable défi

Fait des plus surprenants, le nombre de maître d'arène dans ce jeu est de 3 seulement. Il n'y a que trois badges à obtenir avant de parvenir au maître et ses deux gardiens (et non plus le conseil des quatre). Le jeu ne nous impose pas de nous battre contre un maître d'arène en premier plutôt qu'un autre. Sachez que ces combats sont terriblement difficiles, chaque maître dispose d'une équipe de haut niveau proposant des faiblesses beaucoup plus variées que d'habitude. Dans l'arène de l'esprit par exemple, le champion dispose de Pokémons de type combat, psy, spectre, ténèbres et fée ; dans l'arène force naturelle vous trouverez des Pokémon eau, feu, plante, électrique et insecte... Vous serez donc amenés à modifier votre équipe en fonction des maîtres d'arène et il vous sera impossible d'accomplir tout le jeu avec la même équipe de Pokémons.

Vous l'aurez compris, moins de maître d'arène mais des combats de plus haut niveau pour un véritable épique comme on aime en voir dans les RPG.

 

Un online qui évolue lui aussi

Même si les fonctions d'échanges et de combats restent le coeur de l'échange et qu'ils sont globalement identiques à X et Y, deux différences de taille apparaissent tout de même. D'abord vous n'aurez accès aux services d'échanges et combat en ligne qu'à proximité des villes où vous aurez du réseau Internet sur vos terminaux mobiles. Ensuite les Pokémons échangés devront être dressés afin de devenir vos fidèles compagnons. Selon le Pokémon échangé vous devrez passer un certain moment au centre de dressage présent dans chacune des villes afin de dresser les Pokémons échangés et de les transformer en Pokémons alliés.

Pour le reste, les fonctions demeurent équivalentes à X et Y.

 

Conclusion :

C'est la révolution ! Nintendo joue avec cet épisode une carte incroyable, ce jeu regorge d'idées nouvelles qui donnent enfin un nouveau souffle à la série tel que les joueurs l'attendaient depuis longtemps. Le jeu est annoncé pour février 2014, ce qui nous laisse un peu de temps pour terminer X et Y avant de nous lancer dans cet épisode qui s'annoncer comme l'un des plus marquants de la série. Reste à voir si cette nouvelle formule prendra auprès des joueurs et du grand public.

 

Merci de votre lecture,

Maniax.

Voir aussi

Groupes : 
Pokémon
Jeux : 
Pokémon X, Pokémon Y
Plateformes : 
Nintendo 3DS
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Cet article a été écrit avec plein d'innocence, merci d'être gentil avec lui. :)

 On liste souvent les méfaits des jeux vidéo sur la santé mentale des joueurs, je ne vous apprends rien. Cependant on n'en fait jamais le bilan bénéfique pour ces joueurs.

  Ne vous-est-il jamais arrivé de ne pas réussir à vous endormir, trop tracassés par votre déménagement, l'état de santé d'un de vos proches ou le prochain impératif qui vous attend au travail ? Avez-vous alors allumé votre console, ne serait-ce que vingt minutes afin de vous libérer l'esprit de toutes ces contraintes ? Si non vous devriez, c'est vraiment efficace.

  Les jeux vidéo ont cette capacité de vous extraire de la réalité afin de vous mettre dans la peau d'un autre pendant quelques temps. On ne perd pas pied bien sûr, nous ne sommes pas des Desmond Miles en puissance qui vivons la vie à travers des avatars dans d'autres mondes. Mais il faut croire que la mémoire immédiate, celle qui cause vos petits tracas de sommeil, telle de la mémoire cache se supprime pour laisser place quelques temps à d'autres univers que la réalité dans laquelle nous vivons. Je pense même que sur un traitement de fond on peut évacuer des maux plus durs. Pour ma part, je me souviens de ma dernière dure rupture après laquelle j'avais enchaîné deux bons gros RPG et qui m'avaient aidé à me sentir mieux.

  Alors bien sûr, je ne suis pas scientifique, psychologue ou je ne sais quel autre spécialiste, mais j'ai la ferme opinion que les jeux peuvent aider au bien-être de ceux qui y jouent. Les non-joueurs eux rétorqueraient que cela cause l'isolement et que ça ne peut pas être bon, à eux je leur répondrais qu'on ne peut pas toujours s'appuyer sur quelqu'un pour surmonter son quotidien.

" Mon truc à moi pour me sentir bien, une demie heure d'Animus tous les soirs. Et je me sens mieux au quotidien."

 

  Cet article n'a pas été sponsorisé par « Toute une histoire » et est ouvert à tout témoignage.

  Merci à vous et portez-vous bien.

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Fabula Nova Crystalis

 

Aujourd'hui était visiblement la journée de lynchage de la série Final Fantasy sur les forums Gameblog alors voilà, plutôt que de tomber comme une fleur sur les forums avec mes questions à la con je voulais vous faire part de mes petites réflexions ici.

D'abord j'aimerais discuter du nom de Final Fantasy. Vous ne pensez pas que Fabula Nova Crystalis était une tentative de donner un nouveau nom à la série ? Vous en auriez pensé quoi si la série XIII, Versus, XIII-2 et Type-0 (déjà les noms Versus et Type-0 montrent bien que ça rentre pas dans la lignée) s'étaient appelés comme ça ? Vous n'avez pas justement l'impression que les développeurs essaient un peu de s'affranchir dans cette lignée où ils ne trouvent plus leur place en innovant dans les noms donnés aux épisodes ?

Faire un Final Fantasy aujourd'hui, plus de 20 ans après le premier, je pense que c'est impossible, Final Fantasy comme on l'entendait à l'époque du VI (l'aboutissement de la première génération des Final Fantasy en 2D) est bien mort. Et pour moi c'est plus ou moins acquis depuis Final Fantasy X. Le VI (le plus ancien que je connaisse) avait plus de points communs avec le IX que le X en avait avec ce même numéro IX. Car quand on regarde bien, les épisodes PS1 mettaient juste de la 3D sur ce que faisait le VI et s'inscrivaient encore dans sa lignée directe

Par contre les points communs entre le X et le XIII me semblent plus évidents que ceux du X avec le IX.Le X a voulu d'emblée nous mettre dans un univers graphiquement plus réaliste, plus coloré et a oublié ce qui pour moi était la base d'un Final Fantasy première génération : la world map. Depuis les objectifs ont changé, le réalisme a pris une place plus importante, la qualité graphique une place prépondérante, l'immersion aussi. Cela n'est absolument pas une critique. Etant issu de la nouvelle génération de joueurs qui ont commencé avec la PS1, pour moi le changement n'a pas été si brutal, au contraire je pense que je l'ai apprécié. (pour avoir rejoué aux VII et au X récemment je pense que ma préférence aujourd'hui va pour ce dernier).

Alors voilà, la saga Final Fantasy a un lourd poid sur les épaules : son nom , si vendeur encore aujourd'hui et qu'on ne peut abandonner alors que les joueurs et les développeurs se rendent tous bien compte des différences qui croissent entre ce qu'était Final Fantasy dans les années 1980 et les jeux d'aujourd'hui. Ce serait bien sûr une erreur commerciale immense de s'en priver, mais c'est un poid aujourd'hui.

Final Fantasy tel qu'il a été conçu est bien mort. La génération de jeux qui continue à porter ce nom en subit les conséquences malgré ses immenses qualités. Il est grand temps aujourd'hui de faire la part des choses, de laisser au passé ce qui est au passé et de regarder vers le futur. Il ne faut plus juger un Final Fantasy par ce que la génération PS1 a apporté, mais à partir de ce que la génération PS2 a pu produire. Final Fantasy X a ouvert une nouvelle ère, il était la vraie révolution de la série et la génération que nous avons aujourd'hui en est la suite directe. On peut même dire finalement qu'il existe deux sagas Final Fantasy dont une close et morte avec le n°IX et une ouverte avec le n°X qui se complète encore aujourd'hui.

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Édito

Bienvenue sur le blog d'un passionné de jeux vidéo.

Vous trouverez ici fréquemment les critiques des jeux que je fais, surtout mes coups de coeur, je ne m'étends pas sur les jeux que je n'ai pas aimé en général.

Dernièrement j'avais très envie de vous parler de Lightning Returns Final Fantasy XIII, mais les circonstances ont un peu changé alors, attendez-vous à un peu de surprise !

Bonne lecture à tous !

Maniax

ID PSN : Gnagnagnax

Twitter : @Maniax_FR

 

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