Le Major Skywood vous parle !

Par Major Skywood Blog créé le 05/11/15 Mis à jour le 17/06/16 à 14h01

Ce blog est destiné à discuter autour de l'actualité culturelle (principalement vidéoludique) avec la communauté Gameblog. J'espère que ce blog vous plaira et vous donnera l'envie de partager vos goûts, envies et expériences !

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Salutations chers amis Gameblogers ! 

 

Alors que l'E3 se termine et que notre rédaction préférée se décarcasse pour nous livrer des contenus de qualité avec les vidéos d'impressions, interviews, lives des conférences et plein d'autres choses, je vous livre ma vidéo de récap' de ce que l'on a vu lors des différentes conférences. 

 

Je ne traite pas des choses qui se sont passées hors conf (sinon la vidéo aurait duré deux heures). Voilà, j'espère que vous l'aimerez. 

 

A très bientôt les copains sur le blog du Major Skywood ! Je vous salue bien bas !

 

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(Jeu vidéo)

Salutations compagnons terriens, je suis le Major Skywood ! Afin de patienter un peu en attendant l'E3 qui débarque dans très peu de temps, j'ai décidé de faire une vidéo pré-E3 où je résume ce que je sais et ce que j'attend de l'évènement. Si ça vous branche les copains, viendez en masse la découvrir et discuter avec moi de vos pronostics et attentes ! 

PS : Dans la vidéo j'ai oublié de parler de Knack 2, Metro 2035, No Man's Sky, Unravel 2 et de Titanfall 2 

 

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(Cinéma)

 

J'ai eu la chance d'assister mardi soir à l'avant-première de Deadpool, dernier long-métrage Marvel. Si le personnage est assez connu des amateurs de comics, il est en revanche assez méconnu du grand public. Après une campagne de communication absolument brillante, le film suscite autant d'attente que le blockbuster dantesque attendu pour le mois d'avril, Captain America Civil War. Disposant d'un style résolument différent, Deadpool est-il une réussite ? Un pétard mouillé ? Un film sans intérêt face aux aventures des héros issus des Avengers qui ont déjà fait leurs preuves ? Je vous livre mes impressions à chaud. 

 

On annonce le ton

 

Dès le générique de début, une promesse est faite au spectateur : on va se bidonner grave. Sauf que... Deadpool, en tant que film de super héros Marvel, est supposé être un film d'action avec une structure assez classique (un homme banal acquiert un pouvoir suite à une expérience puis son némésis apparaît et la fin du film suppose un combat que le héros va remporter). Tout miser sur l'humour n'est-il pas risqué ? 

 

Et bien non. Car l'humour n'est pas le thème du film. Il est utilisé avec brio et de différentes manières (références pop culture à outrance, vulgarité poussée à l'extrême, violence exagérée...) mais le thème du film reste bel et bien l'histoire d'amour promise par le héros au début du film. Cette histoire d'amour est bien sûr semée d'embûches et le réalisateur Tim Miller a joué son coup à la perfection.

 

 

Comment faire un film de super zéro ?

 

L'histoire mise en scène est sincère, authentique. Les scènes romantiques, le sexe, les drames, tout est ici montré sans tabous, grâce à une esthétique très soignée et une interprétation aux petits oignons. Et l'humour dans tout ça ? Eh bien, il sert à dédramatiser tout ce qui peut paraître choquant dans les évènements survenant dans la vie du héros. Celui-ci use et abuse tant de violence extrême que de bons mots, et ce côté grave et léger à la fois apporte un décalage qui donne un sentiment de fraîcheur et de jamais vu au sein de l'univers Marvel. Car si le cinéma nous a déjà livré les excellents Kick Ass 1 et 2 et le brillant Super, il est ici assez déroutant de se dire que cet anti-héros évolue dans le même univers que les Avengers ou encore les X-Men, auxquels il est fréquemment associé. Il fait d'ailleurs équipe avec deux mutants de l'équipe du professeur Charles Xavier, ce qui est une mine intarissable de vannes sur les gentils superhéros en collants qui sauvent le monde sans violence ni vulgarités. 

 

Cette légèreté de ton, amenée majoritairement par l'humour, est aussi présente grâce à une narration déstructurée (le film montre quelques minutes du présent puis nous emmène découvrir une scène du passé de Wade Wilson puis revient et repart à nouveau...). Cette oeuvre, comme son héros, ne tient pas en place et reste constamment en mouvement pour nous montrer à nous, spectateurs, ce qu'il a à montrer des évènements et des liens entre les personnages. Pour y parvenir, Deadpool s'adresse fréquemment à la caméra pour que l'on se sente personnellement touchés par ce qu'il nous raconte. En explosant le quatrième mur à coup de bazooka nucléaire radioactif super méga destructor 5000, il a lui-même conscience d'être dans un film... et en rigole, se moquant fréquemment des autres films Marvel, car il sait qu'il fait partie de cet univers et qu'il est là pour bouleverser les canons du genre. Et tout ça est bien emballé avec une bande son explosive qui fonctionne du feu de Dieu. 

 

 

On se souviendra de Deadpool (surtout ta soeur)

 

Tous ces éléments font de ce film ce que les lecteurs de comic books voulaient d'un film Deadpool : enfin une adaptation fidèle des bouquins ! Le ton est le même que dans les comics, ses amis sont présents et il brise fréquemment le quatrième mur pour nous livrer personnellement son avis sur des millions d'éléments de la pop culture. BINGO ! Alors que Disney n'aurait jamais pu prendre le risque de faire un film Deadpool sans le restreindre en contenu violent et vulgaire, la FOX s'en donne à coeur joie et livre aux fans le film qu'il désiraient depuis maintes années.

 

Pour ma part voir ce genre d'adaptation relevait de l'orgasme geekesque et je vais retourner voir ce film aussi vite que possible ! C'est une ôde à la culture geek ET à la pop culture, une déclaration d'amour à tous ces films, séries, comics et autres oeuvres que tout le monde connaît, même sans les avoir découverts soi-même. Et voilà bien longtemps que j'attendais un film de la trempe de Deadpool, même si j'avoue que l'objet de mon désir demeure depuis maintes années le personnage de Carnage, grand méchant de Spider-Man. Sony possédant les droits du personnage de Spider-Man, on est tout à fait en droit de rêver aujourd'hui d'un film de notre bon vieux Spidey basé sur les symbiotes (où Venom pourrait crier "A mort tisseur !" pendant que Carnage ferait... un carnage !), le tout en restant fidèle à ces personnages donc forcément montrer de l'ultra-violence. 

 

Deadpool montre la voie, grâce à son succès critique (et futur succès commercial, pas besoin d'être devin pour savoir qu'il en sera un) à la créativité et à une nouvelle idée que l'on peut se faire du film de super héros. Les studios (Disney en tête) doivent constater que réaliser de bons films, c'est parfois prendre des risques mais quand un film est fait avec passion et que le matériau de base est respecté, la réussite est au bout du chemin, même si les efforts déployés amènent du contenu qui ne peut pas être proposé à tous. Les récentes séries Marvel en prennent le chemin avec Daredevil et Jessica Jones, ce qui est positif  car la Maison des Idées propose du contenu familial ET du contenu plus mature, des oeuvres sympathiques et simples tout comme des oeuvres sombres et complexes. 

 

Bref, Deadpool, c'est de la balle !

 

Vous hésitez encore à voir ce film ? Je vous laisse le lien juste en-dessous et n'hésitez pas à faire le jeu Deadpool sur PC, PS3, Xbox 360, PS4 et Xbox One. 

 

Voir aussi

Jeux : 
Deadpool
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(Jeu vidéo)

 

 

 

Alors les joueurs, vous avez été sages ? Car dans quelques jours, un bon vieux camarade va passer par les cheminées pour déposer quelques paquets dans les chaumières. Et faites pas ceux qui ne savent pas de qui je veux parler, vous le savez très bien ! Il est gros, avec un manteau rouge et une longue barbe blanche... pas vraiment une fashion victim le gars, j'avoue, mais hé, oh, c'est pas n'importe qui alors on respecte ! Je parle du père Noël, bien sûr !

 

Là les gamers, c'est le moment de faire votre choix parmi les titres en masse disponibles en magasin. Parce qu'on n'est jamais à l'abri de se faire offrir un Goat Simulator-ou autre nullité vidéoludique sans nom- (ou l'offrir si vous devez faire un cadeau à quelqu'un que vous n'aimez pas). Bref, si vous ne voulez pas que tata Monique vous offre encore un assortiment de chocolats à la liqueur dégueulasses (là encore, vous voyez de quoi je parle), il est temps de faire votre choix ! Quels jeux offrir ou se faire offrir pour ce Noël 2015 ?

 

Avec la masse de jeux sortis cette année sur les différentes plateformes, le choix est extrêmement large, il va donc falloir être sélectif. Car le portefeuille des gamers n'est pas aussi large que l'assortiment proposé (surtout après l'achat du foie gras, des truffes, escargots et autres joyeusetés gastronomiques). Ainsi, je vous propose un rapide tour d'horizon des meilleurs jeux de cette fin d'année 2015.

Un top 10 certifié Major Skywood !

 

 

STAR WARS BATTLEFRONT

 

Avec la sortie imminente du ô combien attendu Star Wars épisode VII au cinéma, le jeu star (wars ?) du moment, c'est lui. Graphisme à en tomber à la renverse, feeling incomparable en jeu avec le contrôle de héros tirés des films, vaisseaux légendaires et autres éléments très fan-service, il s'agit là d'un jeu excellent. Méfiance tout de même, il s'agit d'un jeu UNIQUEMENT MULTIJOUEUR. Il subsiste encore quelques irréductibles joueurs de (han) solo totalement réfractaires à tout mode online, il est donc prudent de rappeler ce qu'est Star Wars Battlefront : un FPS (First Person Shooter) arcade qui propose une expérience simple et une claque visuelle. Si vous attendez un scénario, passez votre chemin ! Pareillement si vous être un hardcore gamer qui cherche à prouver ses talents.

Sur PC, PS4 et Xbox One

PEGI 16

 

 

 

ASSASSIN'S CREED SYNDICATE

 

On prend les mêmes et on recommence ! Si vous êtes un grand fan de la saga, Assassin's Creed Syndicate n'aura pas grand-chose à vous apporter. Ce jeu reste très classique quand on connaît la licence et ne vous assurera que le strict minimum : incarner un assassin dans un nouveau lieu et un nouveau contexte historique à chaque épisode. Dans celui-ci, on lutte auprès de Jacob et Evie Frye, deux assassins tuant du templier dans un Londres sous le règne de la reine Victoria. Ambiance steampunk, révolution industrielle, visite de lieux emblématiques comme Whitechapel, rencontre de personnages historiques tels que Charles Dickens ou encore Darwin : Syndicate est une visite touristique au XIX° siècle très plaisante qui plaira à tout nouveau venu dans la franchise (la méta-histoire qui liait les premiers épisodes n'a plus cours) mais donnera à nouveau un sentiment de lassitude chez les joueurs de longue date.

Sur PC, PS4 et Xbox One

PEGI 18

 

 

 

SPLATOON

 

Le hit de l'année made in Nintendo ! Le vainqueur de 2 Game Awards cette année (meilleur jeu de tir et meilleure expérience en ligne) s'invite chez vous, haut en couleurs et en tentacules ! Splatoon, c'est une expérience une fois encore UNIQUEMENT MULTIJOUEUR où l'on s'amuse à coups de pistolets à peinture (et si vous l'offrez à un enfant à la place de Call of Duty ou GTA, vous ferez une bonne action en privant un enfant de violence qui lui est inadaptée -mode vieux relou off-). De plus, Nintendo vient fournir du contenu gratuit (détail important à souligner à l'ère des micropaiements fourbes) assez régulièrement.

Sur Wii U

PEGI 7

 

 

 

XENOBLADE CHRONICLES X

 

Bon là, j'avoue, on tombe dans le bon gros RPG pas forcément évident pour les néophytes, mais il est important de souligner la sortie récente du titre qui fait parler beaucoup de gamers mais qui est sorti dans l'indifférence totale du grand public. Si vous vous sentez l'âme aventurière, lancez-vous, mais à vos risques et périls ! De plus, ce jeu est chronophage et vous demandera plusieurs dizaines d'heures pour en venir à bout. Je vous aurais prévenu !

Sur Wii U

PEGI 12

 

 

 

FALLOUT 4

 

Ce jeu est l'un des titres majeurs de l'année, et même s'il fait l'objet d'une campagne de trollification assez acharnée, force est d'avouer que le jeu de Bethesda à qui l'on doit la série des The Elder Scrolls (mais si, Skyrim, le jeu avec les dragons, Bob Lennon, pyrobarbare, toussa toussa... ben voilà, vous voyez ! Allez, un peu de concentration) est une réussite. Ce RPG occidental permet au joueur d'incarner un survivant (ou une survivante) de l'apocalypse nucléaire. Cette quête post-apocalyptique se révèle être un ogre et sa multitude de quêtes vous fera dire adieu à votre vie sociale.

Sur PC, PS4 et Xbox One

PEGI 18

 

 

 

RISE OF THE TOMB RAIDER

 

Si vous êtes l'heureux propriétaire d'une Xbox One, faites-vous plaisir avec le nouveau volet de la saga Tomb Raider ! Il est incroyablement beau, riche tant dans son gameplay que dans son monde à explorer. L'histoire continue pour Lara Croft, traumatisée par les évènements du récent reboot où la jeune héroïne avait fort à faire avec une secte de fanatiques sur une île "hantée" par une histoire de divinité japonaise.

Sur Xbox One et Xbox 360

PEGI 18

 

 

 

HALO 5

 

Le Master Chief revient pour notre plus grand plaisir ! Plus beau, plus fort, plus grand, ce nouveau volet de Halo demeure fort en surprises et en badasserie et propose une campagne solide, pas trop courte (qui est pourtant la maladie pour les shooters solo). Le mode multijoueur est, lui aussi, aux petits oignons et proposera sa dose de fun à qui veut s'y essayer.

Sur Xbox One

PEGI 16

 

 

 

BATMAN ARKHAM KNIGHT

 

Tout fan de Batman doit posséder ce jeu, conclusion de la saga épique lancée avec Batman Arkha Asylum où l'on incarne un Batman luttant contre les fous dangereux échappés de l'asile d'Arkham et de la prison de Blackgate. Ici, l'épouvantail est bien décidé de faire passer à Gotham et à Batman en particulier un sale quart d'heure ! Les phases en batmobile sont jouissives et le jeu dans sa globalité est d'une beauté et d'une fluidité exemplaires. A posséder de toute urgence dans votre ludothèque, pourvu que vous ayez une affection toute particulière avec le dark knight, et que vous ne jouiez pas sur PC. 

Sur PC (retiré de la vente), PS4 et Xbox One

PEGI 18

 

 

 

UNCHARTED THE NATHAN DRAKE COLLECTION

 

Ta-tada-taaaaa ta-tadaaa ! Quoi, vous n'avez pas reconnu le thème d'Indiana Jones ? Qu'importe, Nathan Drake is back, et en HD messieurs dames. Les trois volets originaux sortis sur PS3 ont bénéficié d'une refonte graphique totale et d'un gain en fluidité. C'est beau, c'est fou, c'est pas cher, et (en tout cas je l'espère) ce sera sous votre sapin ! Si vous n'avez pas fait ces trois jeux à leur sortie, l'occasion ne saurait être plus belle. Alors, lancez-vous et accompagnez Nathan Drake dans ses nombreuses aventures avec le fougueux Victor Sullivan et la belle Elena Fisher !

Sur PS4

PEGI 16

 

 

 

SUPER MARIO MAKER

 

Nintendo a décidé de gâter ses fans en leur proposant le jeu Super Mario ultime : à présent, c'est VOUS qui créez vos niveaux ! Disposant de tous les outils nécessaires à la création de niveaux, vous pouvez choisir le style 8 bits, 16 bits, HD et autres pour être un level designer en herbe. Les niveaux créés pourront être partagés en ligne avec la communauté de joueurs qui proposent, eux aussi, leurs niveaux à la communuaté. C'est joyeux, facile à prendre en main, joli, et n'attend plus que vous ! Ce jeu est déjà un succès, apprécié des petits et des grands !

Sur Wii U

PEGI 3

 

 

 

CONCLUSION

Ce tour d'horizon n'est pas exhaustif, j'aurais pu également indiquer d'excellents titres tels que Metal Gear Solid V : The Phantom Pain qui est d'une richesse scénaristique rare. Mais aussi The Witcher III, RPG occidental connaissant un succès indiscutable (et le jeu est le vainqueur de 3 Game Awards : jeu de l'année, développeur de l'année et meilleur jeu de rôle).

Parmi les sorties les plus récentes, on ne peut que conseiller également Just Cause 3 qui souffre de quelques bugs (corrigées certainement très prochainement avec un patch) mais qui reste un défouloir burné et coloré ou encore Bloodborne : The Old Hunters qui propose le jeu de base et son extension sur PS4 (attention cependant, la difficulté du jeu et son univers particulièrement morbide en font une oeuvre à ne pas mettre entre toutes les mains... je vous aurais prévenus).

 

Petit conseil d'achat : le sous-estimé The Order 1886, sorti cette année sur PS4 que l'on trouve généralement à 30 euros ou moins. Ce jeu impose un trame narrative passionnante dans un Londres victorien, où les chevaliers de la table-ronde chassent le loup-garou. Visuellement irréprochable, le grand public a boudé cet excellent jeu pour sa courte durée de vie mais en occultant la nervosité de ses scènes d'action. Il est temps de corriger cette erreur, donnons une seconde chance au mal-aimé The Order 1886 pour Noël !

 

 

 

Bonnes fêtes à toutes et à tous et surtout bon jeu ! 

 

 

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(Jeu vidéo)

 

Un nouveau départ

Jusqu'au Nintendo Direct de ce jeudi 12 novembre 2015, Nintendo n'avait pas communiqué depuis le décès de Satoru Iwata, survenu tragiquement le 11 Juillet 2015. Nous ne savions alors pas qui reprendrait le flambeau de celui qui a changé la face de Nintendo ces 15 dernières années. Ce n'est que le 14 septembre 2015 que Big N révèle au monde entier l'identité de son nouveau PDG, Tatsumi Kimishima. Mais, alors que les joueurs se demandaient quelle stratégie allait mener l'entreprise, M. Kimishima ne laissa rien filtrer. De plus, avec une Wii U qui peine à convaincre depuis sa sortie fin 2012 et des investisseurs assez mécontents des faibles résultats de la firme, chacun est en droit de se questionner à propos de l'avenir.

 

Est-ce qu'une nouvelle stratégie commerciale et/ou créative sera mise en place ? Laquelle ? Comment Nintendo compte communiquer ses décisions futures ? Voilà bien des questions que se pose l'industrie vidéoludique.

 

 

Un peu d'Histoire

Alors que Nintendo était le leader de l'industrie dans les années 80-90, il a fait découvrir le jeu vidéo à des millions de familles et de gamers. Imposant les normes de hardwares et de softwares, il soufflait le chaud et le froid et réussissait à demeurer N°1 dans l'estime des joueurs. Malgré les concurrents plus ou moins sérieux, Nintendo a toujours gardé le cap. Jusqu'au jour où...

 

Le succès des consoles portables de Nintendo a toujours été indéniable, de la Game Boy à la New 3DS, mais il semble que la donne ait changé en ce qui concerne les consoles de salon. Playstation, partenaire potentiel de Nintendo qui a préféré prendre son indépendance pour sortir sa propre console, a lancé en 2000 sa fameuse PS2 et a, par la même occasion, bouleversé tout le marché. Nintendo, sortant l'année suivante sa Gamecube, a du se rendre à l'évidence : il n'était plus le N°1.

 

 

Changement de cap

Les jeunes joueurs ayant découvert le Jeu Vidéo avec Nintendo ont grandi, et en 2001 Nintendo a choisi de continuer de sortir ses licences internes pour en faire, fidèle à lui-même, les jeux phares de sa nouvelle console. Mais les joueurs souhaitaient explorer de nouveaux horizons, plus sombres, plus matures. C'est Playstation qui est venu, à la volée, chiper l'opportunité en donnant à ces joueurs les expériences voulues. Nintendo a tenté, par le biais des éditeurs tiers, de procurer également ce genre d' expériences (en sortant par exemple des épisodes de la saga Resident Evil sur sa Gamecube), mais les gens associaient depuis toujours Nintendo avec enfance. C'est pourquoi la firme de Kyoto a choisi de réaliser un épisode de sa saga mythique The Legend of Zelda plus sombre pour sa Gamecube. Le succès est là, mais il faut se rendre à l'évidence, Playstation a largement pris la tête du marché.

 

Puis vint la Wii, avec le succès qu'on lui connaît. Nintendo combinait nouvelles possibilités de jeu, trouvailles ingénieuses et une communication visant tant les gamers que la famille. Cependant, Nintendo venait de créer une niche au sein de la communauté gamer, en contradiction avec l'attraction du grand public. Et si cette niche a attiré assez de curieux pour vendre sa console par palettes entières, en face, Sony sortait sa PS3 et Microsoft avait déjà commercialisé sa Xbox 360, faisant suite à la Xbox première du nom. Et le problème pour Nintendo, c'est que les machines concurrentes étaient bien plus puissantes. Les éditeurs tiers s'en donnaient à coeur joie pour sortir des titres ingénieux et fournir un catalogue d'une richesse quasi-infinie... mais pas pour la Wii. Ne disposant pas d'un affichage en HD et étant moins puissante, Ninteno s'est risqué à se passer des éditeurs tiers. Seul Ubisoft a montré son soutien en assurant à la Wii plusieurs jeux majeurs, comme la saga des Lapins Crétins et les derniers épisodes de Rayman.

 

Une communication hasardeuse

Nintendo s'est définitivement enfermé dans cette niche de joueurs curieux en annonçant la Wii U. Le problème, c'est qu'avec cette console Big N souhaite retrouver l'amour des hardcore gamers. Il avait à cette occasion négocié auprès des éditeurs tiers la présence sur sa console de licences adulées par le public : Mass Effect 3, Darksiders 2, Assassin's Creed 3, Call of Duty Black Ops 2... Mais proposer ces jeux 1 à 2 ans après leur sortie initiale était plutôt maladroit. Finalement, les joueurs demandeurs de Nintendo voulaient du Nintendo, à savoir un nouveau Zelda, un Mario, Mario Kart, Super Smash Bros... et en ont eu quelques uns, mais seulement après que la réputation de la console se soit faite.

 

Peu après la sortie de la machine, les éditeurs tiers ont officiellement annoncé qu'ils ne développeraient plus aucun jeu sur Wii U, Nintendo était donc dans une position délicate où il ne pouvait plus compter que sur lui-même.

 

C'est peu avant la sortie de la console que Nintendo s'est rendu compte de son erreur, à savoir sa communication. Lors de l'E3 2011, Nintendo parle de Wii U, nouveau concept de jeu vidéo surfant sur la mode des tablettes tactiles. Ne montrant pas la console cette année-là mais seulement le Gamepad (manette avec écran tactile), Nintendo a provoqué l'incompréhension générale. Les gens ont commencé à croire que la Wii U était une tablette pouvant être adaptée à la Wii.

 

La sortie de la console fut une amère désillusion pour Nintendo. Peu ont compris ce qu'était la Wii U, peu l'ont achetée. Dès lors, Satoru Iwata, en difficulté pour rassurer des investisseurs inquiets, annonce que la firme ne présentera plus de conférences à l'E3 comme chaque année auparavant et confirme alors son statut d'outsider. C'est par des Nintendo Directs que les jeux et évènements seraient présentés, un pour l'E3 chaque année mais également plusieurs autres répartis au fil des mois.

 

Cette stratégie semble convenir au public mais Nintendo peine à être percutant en se privant de présentations devant un public, ou plutôt un parterre de journalistes excités comme des enfants au matin de Noël.

 

 

NX, un regard vers l'avenir

La Wii U, boudée des gamers, des éditeurs et de Nintendo lui-même (n'ayant pas sorti de vrai jeu Mario en 3D et n'ayant pas exploité la force de la console, à savoir les possibilités de gameplay offertes par l'écran tactile), devrait être expédiée au placard assez rapidement. Le 17 Mars 2015, Nintendo a tenu une conférence de presse où a été annoncé le projet au nom de code NX. Et depuis lors, les rumeurs vont bon train mais qui dit vrai ?

 

Nous savons que ce sera une console de salon. Nous savons que Nintendo a commencé à distribuer des kits de développement à plusieurs développeurs. Et c'est tout. Les rumeurs disent que la console tournerait sous un système d'exploitation Android, qu'elle serait également une console portable... Tout ceci, Nintendo a démenti, bien qu'il serait apparemment possible de jouer indépendamment avec la manette, offrant certainement les mêmes possibilités que la PS Vita vis-à-vis de la PS4.

 

Reste à déterminer la stratégie choisie par Satoru Iwata puis menée à bien par Tatsumi Kimishima. Celle-ci semble, si l'on en croit les indices laissés ci et là, aller dans le sens des gamers en proposant des succès (provoquant depuis quelques années une maladie contagieuse appelée la collectionnite aigüe) et un retour au jeu plus traditionnel.

 

Nintendo devra faire attention à ne pas en faire une console à portages, phénomène très présent sur cette génération de consoles. De plus, lors du dernier Nintendo direct, a été annoncé Zelda Twilight Princess HD. Cet épisode de la série, sorti initialement sur Gamecube, a été adapté sur la Wii et le sera également sur Wii U. Et il y a fort à parier qu'il le sera également sur la NX !

 

Sony et Microsoft sont souvent montrés du doigt pour leurs remasterisations à outrance, souvent qualifiées de "prises d'argent facile", mais Nintendo ne doit pas entrer dans ce jeu-là. Si les studios remettant au goût du jour leurs gloires passées proposent régulièrement de nouveaux jeux, on ne peut pas vraiment en dire autant de Nintendo qui doit être conscient que le manque d'intérêt vis-à-vis de la Wii U est majoritairement dû à la pauvreté de son catalogue.

 

Les fans ont été ravis des récents portages de Zelda Ocarina of Time, Zelda Majora's Mask, Zelda Wind Waker, Xenoblade Chronicles et d'autres, mais n'oublions pas que la Wii U n'aura eu aucun vrai jeu Mario (sauf New Super Mario Bros U qui est une redite de New Super Mario Bros sur Wii et Super Mario 3D World qui est presque une copie carbone de l'épisode 3DS, snas parler du dérivé Mario Maker) ou Zelda (sauf portage de Wind Waker).

 

Et quand les éditeurs tiers désertent, s'il n'y a pas les licences phares du constructeur sur leur machine, les joueurs doutent de l'intérêt de leur investissement. Et ce n'est pas un Hyrule Warriors ou un Super Mario 3D World, malgré leurs qualités évidentes, qui consoleront les fans !

 

 

Conclusion

Nintendo a très probablement revu sa copie en vue de lancer son nouveau projet. Après une année 2015 difficile avec le décès de M. Iwata et le manque de succès de la Wii U, Nintendo compte sur l'année 2016 pour se redonner un coup de boost bien senti. Et c'est avec plaisir que les joueurs répondront présents si la nouvelle console remplit plusieurs conditions : être assez puissante pour faire revenir les éditeurs tiers et constituer un catalogue consistant pour cette nouvelle machine, le retour des jeux made in Nintendo, et des standards de qualité capables d'égaler ses concurrentes directes, la PS4 et la Xbox One.

 

Nintendo devra cependant faire attention à de nombreux points : assurer une communication claire, être conscient de la difficulté du statut d'outsider qui tente de revenir dans la course face à une PS4 surpuissante (en milieu de génération qui plus est) et une Xbox One qui malgré ses difficultés se porte bien, et retrouver sa place dans le coeur des joueurs de tous âges.

 

Ce qui est sûr, c'est que ceux qui voyaient Nintendo mort et enterré ont parlé bien vite, car la NX est sur le point de faire couler encore beaucoup d'encre !

 

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(Séries TV)

23 ans les amis... 23 ans ! C'est ce qu'il aura fallu à Sam Raimi pour donner aux fans de la trilogie originale Evil Dead une suite digne de ce nom. Oublié le remake mal aimé de Fede Alvarez (pourtant très apprécié de ma modeste personne), ici, Sam Raimi reprend les choses en main et ça n'est pas pour déplaire aux afficionados de la licence ! De plus, Bruce Campbell, l'acteur principal de la trilogie, est resté très attaché à cet univers cinématographique horrifique et comique. C'est donc avec plaisir qu'on le retrouve pour cette suite au format surprenant.

 

Oui, je sais, on est sur Gameblog et je ne parle pas de jeux vidéo. Sacrilège ! Oui, d'accord, tu marques un point, internaute en colère pas content du tout. Cependant, la licence Evil Dead fait partie de la pop culture, et pas qu'un peu ! Tiens, pour me faire bien voir, je vais conseiller un jeu sympathique, Evil Dead Regeneration (oubliable peut être mais assez fidèle aux films pour être conseillé). Il y a aussi Evil Dead A Fistful of Boomstick (que je n'ai pas essayé). Mais, Evil Dead, qu'est-ce donc ? C'est à la base un film de 1981 où un groupe de jeunes va passer du bon temps dans une cabane dans une forêt (bon, clairement, ils n'ont jamais dû voir de film d'horreur, les bougres) et en lisant accidentellement le Necronomicon l'un d'entre eux réveille une entité démoniaque qui prend possession des jeunes un à un et les décime. La suite, sortie en 1987, reste très classique, les deux survivant (Ash et Linda) retournent dans la cabane (ah la bonne idée) et on y r'tourne messieurs dames, sauf que l'univers tend à s'étoffer un peu et l'humour apparaît. Evil Dead 3, quant à lui, c'est un peu le film what the fuck par excellence. Cette fois, Ash seul survit et part dans une dimension parralèle qui le transporte au XIV° siècle où il devra retrouver le Necronimicon. Là, on aime où on déteste, mais le film assume assez ouvertement sa transition de film d'horreur basique mais efficace à film comico-fantastique à tendance horrifique. Et entre 1992 et 2013, rien. Aucun signe de vie de la franchise. Sam Raimi réalise entre autres la trilogie Spider-Man que l'on connaît et ne semble pas vouloir donner une suite à Evil Dead 3. Et pourtant, en 2013, Sam Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert (producteur de la trilogie) produisent le remake de Fede Alvarez. Mais là, horreur et consternation pour bien des fans, cette version est un pur concentré de torture porn ! Malgré ses trouvailles visuelles assez léchées, le scénario poussif n'est pas pardonné ainsi que le manque d'humour qui fait que l'on ne reconnaît plus le matériau de base.

 

Mais passons. Nous ne sommes pas là pour ressasser le passé. Cet article n'a qu'une seule et unique vocation : faire découvrir au grand public Ash VS Evil Dead. Qu'est-ce que c'est ? Ca se mange ? Elle est où la poulette ? La réponse D, Obi-Wan Kenobi ?

Pour faire court, Ash VS Evil Dead est une série de la chaîne Starz et la suite directe du troisième film, où Ash revient de sa dimension parrallèle et alors qu'il se fait vieillissant, il est bien décidé à reprendre du service ! Tout est présent, quitte à donner du fan service à gogo ! La main-tronçonneuse, l'humour, le Nécronomicon, les possessions... et cette fois, le bestiaire semble s'être réellement étoffé ! Avec le retour de Sam Raimi derrière la caméra (pour l'instant pour le premier épisode) et de Bruce Campbell en tête d'affiche, autant dire que ça envoie du lourd !

Seuls bémols, le format choisi (25 minutes par épisode) semble bien court et on en redemande à la fin des épisodes; les effets spéciaux délicieusement kitschs et poisseux à la fois des premiers films sont absents, troqués contre des CGI à gogo malgré quelques maquillages fort sympathiques.

 

Bref, Ash VS Evil Dead est une série assez peu connue et c'est très dommage. Son côté horrifique peut l'empêcher de bénéficier d'une campagne marketing en France et d'être grand public (malgré la présence haut placée de The Walking Dead dans le coeur des gens). Le retour d'une licence cinématographique par le biais d'une série pouvait faire peur quand on voit les tentatives similaires soldées par des échecs (Minority Report, la série, commence à peine qu'elle est déjà annulée) mais Ash VS Evil Dead bénéficie d'une aura assez particulière car à peine le pilote fut montré à la presse que la saison 2 avait déjà été commandée !

 

Vous n'êtes toujours pas convaincu(e) ? Je vous laisse découvrir par vous-même la bande-annonce de la série ! C'est badass, c'est fun, c'est gore, y'a du Bruce Campbell et même Xena la guerrière dans le délire ! Bref, c'est du Evil Dead pur jus !

 

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(Jeu vidéo)

L'art à Croft

Lors de l'E3 2012, le studio de développement Crystal Dynamics a surpris son monde en présentant le reboot de la série de jeux à succès Tomb Raider. Présentant une héroïne relookée, une direction artistique exemplaire, c'est par une trouvaille de gameplay qu'il s'est fait remarquer. Laquelle ? Un arc. Un simple arc. Bientôt les joueurs allaient pouvoir manier cet instrument pour semer la mort sur leur chemin, en bourrinant ou en jouant la furtivité. Déjà utilisé par les joueurs du monde entier sur le jeu à succès Skyrim, sorti en 2011, l'arc allait se payer une cote d'enfer dans les mois suivant. Car entre Octobre 2012 et Juin 2013, ce ne sont pas moins de 6 jeux qui sortiront en mettant en avant ladite arme lors de leur promotion. Tomb Raider, Far Cry 3, The Last of Us, Crysis 3, Assassin's Creed 3 ou encore Dragon's Dogma, ces jeux ont tous apporté leur pierre à l'édifice des jeux d'aventures. Et tous ont eu un grand succès grace ou en partie grace à leur système de combat, basé sur l'utilisation d'un arc.

 

Si cet effet de mode a déjà fait couler beaucoup d'encre avant que ma modeste plume écrive ces quelques lignes, on constate aujourd'hui que certains jeux contiennent encore des arcs mais ce dernier n'est plus un argument de vente. Alors, qu'est-ce qui fait vendre aujourd'hui ? Et surtout, qu'est-ce qui fera vendre demain ?

 

Ces 3 dernières années, on constate lors des divers salons que les développeurs (et constructeurs) semblent mettre en avant un nouvel argument, une bombe prête à faire chavirer notre coeur de gamer et nous faire mettre la main à un porte monnaie déjà dégarni par l'achat de jeux nous aidant à assouvir nos rêves d'archerie tels des Robin des Bois amateurs.

 

Le futur, c'est le passé

2015 semble être l'année pour un retour vers le passé cinématographique. Entre la célébration des 30 ans de Retour vers le Futur, la sortie au cinéma de vieilles licences telles que Terminator, Mad Max, Star Wars ou encore un Ghostbusters qui se prépare, les grosses compagnies ont compris que la nostalgie, ça fait vendre. La trouvaille pour commercialiser des jeux (et des consoles par la même occasion) est un retour à la préhistoire. On suppose que cette direction prise par l'industrie vidéoludique découle du succès de Jurassic World, autre vestige du passé déterré en 2015 pour faire vibrer la corde nostalgique intergénérationnelle des petits et des grands. Alors que les jeux mettant en scène des dinosaures se font plutôt rares, c'est Ark qui a pointé le bout de son nez le premier. Actuellement en Beta sur Steam, la bête arrivera prochainement sur consoles new gen et propose à un chasseur de survivre en milieu mi-jurassique, mi-futuriste. C'est un bien curieux mélange, mais ça fonctionne plutôt pas mal.

 

La conférence Sony de l'E3 2014 a connu un point fort qui a fait tourner bien des têtes et délié bien des langues car bien des joueurs l'attendent, c'est le nouveau jeu du studio Guerilla Games, à savoir Horizon Zero Dawn où l'on retrouve une jolie héroïne (rappelant étrangement la sublime Ygritte de Game of Thrones) ayant fort à faire avec des dinosaures. Cependant, la particularité de ce jeu et de son univers est que ses dinosaures sont faits de métal et de mécanismes. Cela est dû à l'histoire qui raconte le futur de notre civilisation, ramené à l'âge de pierre.

 

Lors de la Gamescom 2014, c'est Michel Ancel, à la tête d'un nouveau studio, Wild Sheep, qui annonce son nouveau projet, Wild. Un projet ambitieux, un projet beau, un projet fou, un projet massif, mais surtout un projet préhistorique. Ce jeu met en scène toutes les créatures que vous auriez pu rencontrer à cette période et semble vouloir en mettre plein les mirettes tout en proposant des styles de gameplay très différents en un seul et même jeu.

 

Il y a quelques jours à peine, Ubisoft, pour qui travaille le papa de Wild, Michel Ancel, depuis bon nombre d'années maintenant, annonçait un nouvel épisode de Far Cry, Far Cry Primal. Sortant de ses présentations E3 habituelles pour l'annonce des jeux de sa série, Ubisoft semble désirer prendre le train en marche, quitte à ne pas annoncer son jeu en grandes pompes mais pour montrer sa présence sur le terrain des nouveautés. On y trouve des hommes préhistoriques, des lances en bois, des mammouths et tout le bestiaire propre à la préhistoire. Si on en sait peu sur le titre, on sait qu'il arrivera en 2016, la même année que ses concurrents. Ubisoft prouve que même s'il travaille sur de nombreux jeux basés sur ses propres licences (un nouvel Assassin's Creed, Ghost Recon Wildlands, Rainbow Six Siege, The Division...), il ne plaisante pas avec sa capacité d'adaptation face à la concurrence et aux demandes des joueurs.

 

La réalité augmentée, très en vogue sur les salons, peut d'ors et déjà se targuer d'avoir son propre jeu préhistorique avec Robinson the Journey développé par Crytek, habitué des prouesses visuelles. Le jeu a pour ambition d'impressionner le joueur désireux de se retrouver face à des dinosaures gigantesques et de s'y croire, dans l'illusion la plus parfaite. Pari tenu ? On le saura lorsque cette technologie sera commercialisée et le jeu sorti, et vu la hype qui est en train de monter, cela ne devrait plus trop tarder.

 

Enfin, même les jeux à sortir prochainement semblent s'inspirer de cet univers tout particulier. Dans Final Fantasy XV, développé par Square Enix, il sera possible de rouler en berline au milieu de vallées infestées de dinosaures. C'est saugrenu, mais très attirant ! Ces mêmes dinosaures seront présents également dans Xenoblade Chronicles X de Monolith Soft à sortir en fin d'année sur Wii U. Et il faut l'avouer, se battre contre des dinosaures à l'aide de méchas, cela peut donner des affrontements dantesques à l'image de Pacific Rim !

 

Mammouth écrase les prix, Mamie écrase les Prouts

Mammouths, dinosaures, hommes des cavernes et peaux de bêtes semblent être sur le point de débarquer sur nos machines et c'est tant mieux. En effet, il sera passionnant de voir comment différents studios ont travaillé sur un thème commun pour rendre des copies tout à fait différentes. Si vous êtes réfractaire à cet univers préhistorique, rassurez-vous, il y aura bien d'autres expériences à vivre sans aucun lien avec cette époque.

 

Dans un business model où tout le monde se côtoie et s'observe, entre camaraderie et concurrence, se dirige-t-on vers un modèle où chaque développeur copie les autres pour rester dans l'effet de mode et maintenir une économie stable mais sans prise de risque ? Les gros éditeurs semblent suivre la vague mais il y aura toujours des développeurs désireux de proposer autre chose, de nouvelles idées dans la direction artistique de leurs licences et des idées de gameplay. Peut être ces derniers imposeront-ils la mode de demain, rendant obsolètes les dinosaures et autres mammouths ! Wait and see, comme on dit. Pour l'instant, l'heure est à la Préhistoire avec cinq jeux en préparation pour 2016 (à moins qu'il y ait des reports), mais je suis convaincu qu'on ne les a pas encore tous vus !

 

 

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