There's a chimichanga in my spider !

There's a chimichanga in my spider !

Par Maitsuya Blog créé le 16/10/12 Mis à jour le 27/02/13 à 22h12

Jeux vidéos, mangas, séries, films mais surtout comics. Yiss.

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Comics VF

Me revoici pour penser tout-haut-à-l'écrit mes quelques réflexions concernant le monde merveilleux des comic books. Aujourd'hui, plutôt que de sagement continuer mon angle précédent, je vous propose de réfléchir à la façon de définir les comic books dans l'espace littéraire.

Pour commencer, laissez-moi vous définir rapidement les quelques notions dont nous allons avoir besoin cette fois-ci. Il y a tout d'abord la paralittérature. Bien sûr vous savez ce qu'est la littérature... vraiment ? On définit d'ordinaire un texte littéraire par quelques uns de ses traits les plus évidents : un bon usage de la langue, une suite d'énoncés cohérents, un souci esthétique et formel effectif et une visée communicative (un message, une histoire à transmettre). Voilà donc pour les textes littéraires. Pour ce qui est de la paralittérature, ce sont tous ces autres textes qui brillent davantage pour les euros qu'ils rapportent plutôt que pour la profondeur de leurs messages. On a longtemps classé la science fiction dans cette catégorie censée mettre la priorité sur le plaisir immédiat du lecteur, au même titre que la BD ou que le roman à l'eau de rose. Il leur manquerait le souci esthétique si cher à la littérature pour être autorisés à la rejoindre dans ses hautes sphères dignes d'étude (1).

Fort heureusement, nombreux sont les chercheurs et théoriciens qui ont su reconnaître les qualités de certaines oeuvres de science fiction ou de bande dessinée. Cependant, ces genres sont d'office classés comme paralittérature et certains titres seulement peuvent s'extirper de cette condition par leurs qualités intrinsèques. C'est ainsi que certains romans policiers ou de fantasy ont été reconnus, Le Seigneur des Anneaux en bon élève est l'exemple évident. Les romans feuilleton par exemple entrent dans la catégorie de la paralittérature SAUF quand certains Balzac ou Flaubert publient leurs oeuvres en feuilleton puis en roman, évidemment. Mais rares sont les appelés et même parmi ces élus, rares sont ceux capables de faire une relative unanimité. Cette dénomination est donc plutôt élastique et surtout terriblement péjorative. Peut-on considérer aujourd'hui que l'annuel roman de Musso n'est que paralittéraire puisqu'écrit pour vendre plutôt que dans un véritable souci esthétique ? Ce qui plaît à la masse glisse en général facilement en paralittérature aux yeux de nos bons penseurs, de fait, qu'en est-il des comic books ?

Aucun doute, ils plaisent à la masse et vendent c'est certain. Ils sont majoritairement issus de travaux de commande et dans de telles conditions, comment pourrait-on les considérer comme porteurs d'une réflexion, d'un souci esthétique et d'un message d'intérêt ? Pourtant, tout fan de comic books vous le dira : il y a des oeuvres de grande qualité en ce milieu et leur refuser l'accès au statut de littérature au sens noble n'est que l'indice d'une nette méconnaissance de ces titres. Souvent, ces oeuvres considérées comme supérieures obtiennent le nom de romans graphiques, appellation par ailleurs maladroite puisqu'elle joue sur une potentielle noblesse intrinsèque du roman, supérieur donc à la bande dessinée, oubliant que grand nombre de romans ont leur place en paralittérature et sont donc loin de jouir de quelconques réelles qualités (comme s'il n'existait aucun roman raté!). Les « romans graphiques » donc, dont Watchmen est l'exemple le plus célèbre, ce sont ces comic books qui, en plus d'être cohérents et d'user harmonieusement de la langue, ont un réel souci esthétique et formel (ici dans le dessin notamment) ainsi qu'un véritable message qui plus est particulièrement profond dans le cas de notre exemple. Ainsi ces romans particuliers rassemblent bel et bien toutes les caractéristiques d'un texte littéraire, à l'exception faite du fait que le texte est entrecoupé d'images. Est-ce ce détail qui fait des romans graphiques une paralittérature et non une littérature ? 

Il est pourtant aisé de mettre des mots sur ce que sont exactement ces romans graphiques. Liliane Louvel a étudié ces formes rassemblant texte et image dans Textes, images, images à lire, texte à voir. Dans ses réflexions, elle s'est employée à ré-exprimer une définition plus complète de l'iconotexte, c'est à dire ces oeuvres qui lient pratiques plastiques les plus diverses au texte lui-même. Elle y parle du « tiers pictural », c'est à dire de ce qu'il y a entre le texte et l'image, ce lien, cette distance dont parlait Montandon aux origines du terme et qui apporte « un surplus de sens et d'affect » et qui par ailleurs ajouterait sans cesse du sens au texte. Ajouter du sens au texte. Même si placer le texte dans un rapport de supériorité à l'image aurait de quoi faire se retourner De Vinci dans sa tombe, l'idée est ici touchée du doigt. L'image ajoute du sens au texte et le texte du sens à l'image, ce sont deux aspects qualifiés « d'unité indissoluble »(2) dès les premières définitions de l'iconotexte. La bande dessinée et donc le comic books entre de fait parfaitement dans cette appellation. Ainsi le comic book n'est pas de l'image, n'est pas du texte, il est iconotexte. Dès lors, il est possible de parler d'iconotexte littéraire, puisque, nous l'avons montré, ils rassemblent les qualités des textes littéraires au sens strict tout en étant iconotexte et non pas juste texte (3).

Mais revenons à nos comic books et à la paralittérature. Nous avons vu que les romans graphiques sont ces oeuvres reconnues qui ont pu s'échapper de la sphère du paralittéraire pour s'élever au rang de littérature. Intéressons-nous à présent à la masse des autres comic books, à ceux qui, à défaut d'avoir obtenus l'insigne honneur d'être considérés romans graphiques, sont toujours vaguement entreposés sur les étagères de la paralittérature. Il y a, et c'est indéniable, des comic books de piètre qualité. Quand j'y pense, The Immortal Iron Fist : the Origins of Danny Rand a bien faillit me faire pleurer tant il était médiocre. Évidemment il s'agissait d'une oeuvre de commande et évidemment il me semble inapproprié de parler ici d'oeuvre littéraire, il s'agit donc bien de paralittérature. Mais à côté, Daredevil : End of Days (excusez l'obsession) est de ces oeuvres de qualité qui méritent de ne pas être définies comme paralittéraires. Pourtant n'est-elle pas née également de la volonté de son éditeur ? L'important donc, sera de trouver ce qui fait la différence entre ces deux titres.

Et la différence, plutôt les différences, se cachent il me semble dans plusieurs critères auxquels il faut être attentifs et que je vous propose d'identifier ensemble (ça veut dire : n'hésitez pas à m'en proposer d'autres)

  • Les conditions dans lesquelles le projet est né : commande, collaboration d'artiste..
  • Le format : mini, kiosque...
  • L'équipe : auteurs et illustrateurs reconnus ou non, invités, habituels, deadlines imposées...

Il s'agit là d'indices qui permettent éventuellement de faire un premier tri dans la masse des comic books. Pour chaque oeuvre, il n'y a qu'un seul facteur totalement fiable et il s'agit évidemment de son contenu : scénario, personnages originaux ou non... etc. C'est en se basant sur ces critères que l'on peut en effet juger de la qualité d'une oeuvre. Enfin, il reste un détail, celui de la reconnaissance comme oeuvre littéraire par la majorité. Jamais une oeuvre ne fera l'unanimité mais la littérature doit aspirer à l'universalité, cet aspect s'il est impossible à jauger ne dépend que d'un seul et unique critère : l'épreuve du temps mais ça, ce sera peut-être pour une prochaine fois.

Le comic book, au même titre que le roman ou la nouvelle, est un genre vaste offrant tant au paralittéraire qu'au littéraire et, très chers amis, nous avons appris une grande leçon aujourd'hui : classer d'office une oeuvre dans une catégorie en se basant uniquement sur son genre et sans prendre la peine de la consulter est non seulement une erreur mais aussi la preuve d'une pauvreté criante dans la réflexion. Autrement dit : lisez, pensez.

 

(1) Marc Angenot, Qu'est-ce que la paralittérature ? LIEN
(2) Michael Nerlich, Qu'est-ce qu'un iconotexte ?
(3) Axes de recherche sur les iconotextes : LIEN

Illus : Watchmen, Daredevil : End of Days (ce comics... heureusement que je n'écris pas sur ce comics... oh wait).

 

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Jeux vidéo

"A breathtaking 3D world"

Voici donc les mots employés par Iwata pour décrire ces nouvelles moutures de Pokémon. Nouveau dit-il, sachant tirer profit de la console. Je reste tout à fait perplexe.

Car les images montrées ne sont pas vraiment à couper le souffle. On commence à voir ce dont la 3DS est capable et quelques points me dérangent particulièrement dans ce qui nous est présenté

  • Tout d'abord Pokémon ne me semble pas être une licence qui se prête réellement à cette semi 3D aux libertés très limitées. Il faut dire que ce jeu a été pensé en 2D et que l'équipe travaillant sur le projet remet très peu en question le concept de base. Il est vrai que cette fois ils tentent davantage, ils nous offrent un monde entièrement en 3D (et j'avais particulièrement apprécié les petits passages 3D originaux mais gadget des versions noire et blanche) mais voilà, gadget. J'ai peur justement que le jeu soit avec ce système un enchainement de zones 3D gadget, sans jeu de caméra et avec donc un immobilité désagréable sur tous les plans. Il manque quelque chose, Pokémon manque d'ambition.
  • Car c'est là que la bas blesse à nouveau : Pokémon manque bel et bien d'ambition. La 3D c'est du mouvement, c'est la visite de recoins cachés, c'est un énorme potentiel. La 3D pour Pokémon c'est Pokémon Stadium, Colosseum, ce sont de vrais projets avec de vraies tentatives de changer l'approche du jeu. Mais là non. On ne prend pas de risques avec les Pokémon. On offre quelques évolutions qui vont avec le temps, presque obligatoires et qu'on sur-vend par ailleurs, mais on calque tous les systèmes, toujours sur les précédents titres. Si un élément nouveau a fonctionné on le garde, sinon il est largement mis de côté (pensons aux baies, aux arbres à arroser), tout ça reste extrêmement mineur et on se laisse une marge de manoeuvre pour faire machine arrière.
  • Et d'ailleurs cette 3D, elle est pas folichonne non ? Oh elle est pas moche non plus, plutôt bien lissée à première vue mais quand même, rien n'est à l'échelle et on perds la possibilité d'un vrai beau et grand monde dans lequel il ferait bon se balader. Alors oui c'est vrai rien n'a jamais été à l'échelle dans Pokémon et on ne change pas Pokémon, j'ai bien compris hélas. Mieux vaut nous refourguer 100 nouveaux chandeliers bleus que de beaux bâtiments, mieux vaut nous donner quelques lianes sur lesquelles pendouiller  à des endroits très précis et automatiquement qu'une vraie liberté de mouvement. On marche, on fait du vélo, on ne prend pas de risque.

Moi je voulais des vrais combats en 3D, pas des pokémons qui se déplacent vaguement vers l'ennemi, disparaissent tellement ils attaquent vite et retournent à leur place. C'est feignant, c'est gâcher du potentiel, un potentiel tellement énorme, ça aurait pu être tellement magique !

Après, évidemment, on n'a pas le jeu dans les mains, il y a encore du travail dessus et tout est encore possible. Mais en quelques mois il y a peu à espérer. Et évidement je parle sous le coup d'une certaine déception face à la vidéo (même si la petite présentation revival d'Iwata était vraiment sympa), face au peu de vraies nouveautés qu'on a à se mettre sous la dent.

Je suis un peu désappointée, un peu inquiète mais je demande quand même à voir parce que je suis comme ça moi, une grande optimiste.

(Les illustrations viennent tout droit du joli petit gifset publié par oestranhomundodek sur Tumblr)

Voir aussi

Jeux : 
Pokémon Stadium, Pokémon X, Pokémon Y
Sociétés : 
Nintendo
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Bande Dessinée

Noël aura donc été fourni en bandes dessinées. En plus de Deadpool kills the Marvel Universe, du premier volume de la réédition de Sailor Moon et du second numéro de Daredevil : End of Days qui m'avait échappé à sa sortie, j'accumule le Very Bad Twinz sorti en 2011 de Pacco et Margaux Motin.

Il s'agit donc là d'un volume 1 qui, on l'espère verra une suite prochainement. Je n'ai pour le moment entendu aucune annonce concernant ce projet et comme j'ai arrêté la lecture de Fluide.G pour diverses raisons, j'ignore si la suite est actuellement prépubliée ou non. Si vous savez quelque chose, n'hésitez pas.

Bon donc, ce premier volume est plutôt prometteur. Il faut dire que j'aime les histoires de démons, que j'aime le style des deux auteurs et qu'ils ont enfantés là un bien joli bébé. Car l'objet a de la gueule, blanc plutôt sobre, très efficace, un papier de qualité voire trop épais. Oui, trop épais, ce papier donne une drôle d'impression, proche du carton, on ne peut s'empêcher de se dire qu'un peu moins épais et un peu plus nombreux ça aurait été très très bien aussi. L'impression de justifier un prix, une épaisseur, je ne sais pas, une impression étrange donc.

Mais peu importe car le papier est bien vite oublié, l'intrigue est chouette et se mets en place efficacement, les personnages sont attachants et drôles. J'apprécie cette sorte de vulgarité limite qui reste toujours drôle. Changement de sexe au programme traité avec beaucoup d'humour, démons donc et humanité un peu dans la merde. Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce premier volume... Mais peut-être une fois que la suite sera sortie.
Car la frustration est grande une fois la fin arrivée. Oh le suspense c'est fait pour ça me direz-vous mais là tout de même, combien de temps prendra la volume 2 s'il voit vraiment le jour ? Si c'est pour attendre des années, je ne saurai trop vous conseiller de patienter un peu avant d'effectivement vous jeter sur le petit.

 

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Comics VO

Où on comprend qu'il faut que j'arrête de me droguer aux narrations bizarres, cette tendance est anormale voire glauque.

Deadpool kills the Marvel Universe faisait donc parti de ces comics qu'il fallait absolument que je lise. D'abord parce qu'il était très vivement critiqué par les fans, ensuite parce que Deadpool. Et Noël vint et je fus l'heureuse détentrice d'un petit TPB orné d'un beau "NOT FOR KIDS!".

Si vous n'avez pas l'intention de lire le bouquin, jamais, vous pouvez continuer et à la fin vous aurez peut-être envie de le lire et vous serez bien bai... dégoutés. Si vous l'avez lu, vous pouvez continuer et à la fin me dire ce que vous en avez pensé. Sinon je vous laisse encore un paragraphe et ensuite vous partez loin de cet article, merci.

Dès la première lecture, j'ai compris pourquoi ce comics divisait. Non seulement il est violent tendance dégueu mais les incohérences sont un peu trop nombreuses pour ne pas devenir dérangeantes. Cependant, un autre aspect a au contraire happé mon attention et mon intérêt pour la chose , voyons ça.

Attention FULL SPOILER donc.

#1

Ce premier numéro de Deadpool kills the Marvel Universe a le mérite de mettre dans l'ambiance. Égorgement et écrabouillage de supers au programme, en effet, tout va bien, ça va saigner. Ce comics a évidemment été vendu, teasé, sur son excessive violence et son hécatombe de héros donc pas de dépaysement ici, on en a pour notre argent de ce point de vue là. Pourtant le bas blesse au niveau de la justification de cette violence. Bunn a tenté, Bunn s'est planté, à mon sens du moins.

La justification via Psycho-man est non seulement relativement ridicule mais en plus carrément bizarre à saisir à la première lecture. Peut-être le fait que je ne connaisse pas Psycho-man au préalable a-t-il joué dans l'impression de ridicule total que le personnage m'a donné, qui sait. Mais un mec minuscule qui soumet les gens à sa volonté avec une control box, pardon mais c'est risible. Sa mort est cool cela dit et voir Deadpool prendre son indépendance vis à vis du scénario est assez kiffant, le meurtre des voix compris, very nice touch.

En parlant de very nice touch, grosse mention à Dalibor Talajic qui nous offre là un comics beau et carrément fanservice. Car wow, Deadpool a une sale gueule mais est quand même drôlement bonnasse et, pardonnez-moi d'insister, mais j'apprécie grandement ce petit déhanché pyromane et ces morceaux de costumes fuyants tout en bénissant le tout de ne pas se dérouler en période handsome parce que ew.

Au final donc un numéro 1 efficace mais qui pèche à vouloir tout justifier en trois pages. Un bon pétage de câble aurait suffit, quoiqu'il s'agisse à peu près de ça n'est-ce pas ? Psycho-man étant juste l'élément déclencheur. Bon pourquoi pas, de toutes façons il est on ne peut plus mort donc de ce côté là, on est débarrassé.

#2

Le numéro 2, aaah, le numéro 2. Le plus agaçant, le plus fourni en incohérences stupides... Voici Deadpool qui s'attaque aux Avengers, Spidey ouvrant le bal. Et déjà STOP, une balle dans la tête, comme ça ? No Spidey sense ? Please, c'est censé tenir de la précognition. Deadpool a même le temps de caler un petit commentaire avant de lui faire exploser le menton, je pense que le scénariste s'est dit que c'était tellement choquant qu'on ne s'arrêterait pas aux détails. C'est bien mal connaître les fans de comics et leur légère tendance à brandir chaque détail de la continuité comme le Saint Graal.

Le petit instant "Deadpool est désolé et triste" ne m'a tellement pas touché, il sonnait tellement comme une tentative de fanservice cette fois ratée que c'en était assez navrant. Vraiment dommage. Surtout que bon, après avoir décimé les Avengers, Deadpool tue Bruce Banner.

Et c'est là que je dis vraiment, mais alors vraiment de toutes mes forces STOP PUTAIN STOP.
NON, on ne tue pas Bruce Banner sans se prendre une droite de Hulk au passage, on ne tue pas Bruce Banner, allo, le seul moyen que le reste du monde a trouvé pour gérer Hulk à la fin de World War Hulk est de l'enfermer. S'il avait suffit de lui mettre Deadpool aux fesses ou de lui couper la tête, je pense qu'on aurait trouvé quelqu'un pour gérer la chose. C'est tellement, tellement incohérent, tellement, que sur le coup ça m'a juste énervé.
Heureusement on enchaîne avec un plan sur Aunt May où elle est plutôt badass et moi j'aime bien quand Aunt May n'est pas qu'une faible vieille dame.

Le numéro 2, aaah, le numéro 2. Un concentré de chauds et froids, incohérence, scène cool, incohérence, scène cool. Sans aucun doute celui que j'ai le moins aimé des 4 alors qu'il aurait du être mon préféré.

#3

Par contre le numéro 3 est bien bon. Tandis qu'on expédie rapidement les X-men que j'aime le moins, on prend le temps de gérer Xavier et Wolverine. Très classe d'ailleurs la gestion de X-23 et Daken, deux personnages que j'apprécie plus que les autres.

Vous vous souvenez quand l'instant fanservice Deadpool-triste avait foiré ? Ici la mort de Xavier offre un autre instant fanservice Deadpool-est-fou-mais-peut-être-pas-tant-que-ça qui me fait des petits frissons dans le dos et ça, ça c'est du fanservice qui me plait, qui ne plait peut-être qu'à moi je sais pas trop, mais qui me plait assez à moi toute seule pour justifier son existence. On touche là vraiment ce qui a attiré mon attention dans ce bouquin, la folie de Deadpool serait au contraire la vérité, la narration sa prison et on le voit donc dans ces quatre numéros se débattre dans sa camisole, hello Wade Wilson's War.

"Your power mutant isn't regenaration. It's popularity."

Mais tout de même, la facilité avec laquelle Deadpool se débarrasse de tous ces supers est déconcertante et laisse un petit goût d'inachevé. On commence à réaliser qu'il ne reste qu'un numéro et qu'on aurait bien aimé que tout ça soit un peu moins vite expédié... et surtout un peu plus réfléchi. A croire que Bunn a tout donné pour Psycho-man.

#4

Voici venir la fin les enfants. On commence par Daredevil qui meurt... encore, et d'une façon bien gore qui plus est (même si se crever les yeux pour un aveugle c'est quand même un peu con). Une nouvelle hécatombe plus tard, quelques blagues pas trop mauvaises sur le Punisher et nous voilà au combat final.

Un combat final assez naze, sans intérêt, un autre super dépassé par la toute puissance de l'intellect de Deadpool (huh, wait...) et une apparition magique de Man-thing. Bon. Ok. Chelou. Et encore, c'est sans compter les pages mystiques qui suivent et la fin que j'ai profondément détestée. Je compte d'ailleurs faire comme si elle n'existait pas pour le restant de mes jours. Profitez de cet instant car bientôt ce passage sera effacé de ma mémoire comme on efface le système solaire.

La fin donc. On a tenté ici une mise en abyme qui était supposée être... drôle ? Non. Classe ? Hum, non plus. Brillamment pensée ? Ahah, définitivement non. Je sais pas ce que c'était supposé être mais c'est raté. L'impression que le scénariste se fout de notre gueule parce qu'il ne savait pas comment se dépêtrer de son truc (il avait vraiment tout donné pour Psycho-man donc) est trop forte, c'est assez horrible. Il faut dire qu'il a déjà commis des trucs qui m'ont laissé dubitative le Bunn, Deadpool Family en premier lieu. J'aurai bientôt l'occasion de lire Avenging Spider-man #14 dont il a géré le scénario aussi, nous verrons cela.

Bon donc j'ai pas aimé... ou si ?

Non, pas vraiment, enfin si, mais non, quoique, faut voir. J'ai pas franchement accroché au scénario plein de trous et qui aurait définitivement mérité plus de numéros, mais il y avait de bonnes choses, certains passages réussis, certaines répliques pas mal. Par contre j'ai beaucoup aimé l'amorce de réflexion sur la folie qui touche Deadpool et les jeux avec le lecteur et la narration.

Au départ, un Watcher s'adresse aux lecteurs, Deadpool cherche par son entremise à comprendre qui "nous" sommes et c'est une piste qui aurait vraiment mérité qu'on s'y penche. Plutôt que de se lancer dans une vaste tuerie de supers pour une raison obscure qu'on finit à force de réflexion par identifier comme une volonté de les sauver de l'esclavagisme de la narration, Deadpool aurait largement pu directement chercher à atteindre les auteurs, les esclavagistes eux-même. C'est ce qu'il tente à la fin lorsqu'il veut "hacker" la création mais pourquoi pas plus tôt dans ce cas ?

Le potentiel était énorme et a été clairement saboté par la courtitude du titre et la flemme du scénariste, c'est idiot certes, mais ça ne m'empêche pas d'avoir kiffé ces pistes à peine ébauchées, ces aspects qui font un vrai bon comic book, une intrigue travaillée et qui pose les bonnes questions.

Allez, retournons lire Daredevil : End of Days voulez-vous ?

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Comics VF

Où on voit quand même que je suis fan de Marvel, que j'étudie la littérature jeunesse et que j'ai passé mes dernières années à faire de l'analyse littéraire.

En France, on nomme comics cette forme de bande dessinée qui nous vient directement des États-Unis et qui prend de plus en plus d'ampleur dans le paysage littéraire jeunesse. Non pas qu'il s'agisse là d'une découverte, évidemment les enfants aiment Spider-man, mais avec les nombreux films et dessins animés à la télévision qu'on sert à nos innocents bambins, rien d'étonnants à ce que l'essor continue de plus bel. En anglais, « comics » désigne toute la création de bande dessinée, Tintin est pour les anglophones un comics au même titre que Swamp Thing. Nous allons ici traiter plus précisément des comic books et particulièrement ceux de supers-héros, souvent les plus décriés et présentés comme artistiquement limités. On s'est scandalisé de la violence, du vocabulaire outrancier, des méchants trop méchants mais a-t-on pris le temps de voir ce qui était tout l'inverse ? Les valeurs positives, l'intérêt pour la lecture, les modèles héroïques ? Car ces aspects sont essentiels dans cet univers et ce sont eux qui sont le plus mis en avant dans les comic books conseillés aux jeunes lecteurs. N'oublions pas en effet que certains comic books sont réservés aux adultes, cela étant précisé sur la couverture. Tentons donc aujourd'hui de voir à travers trois articles trop longs la belle face des comic books de super-héros et voyons si son impact est aussi négligeable qu'il semble l'être aux yeux des détracteurs du genre.

Commençons par là : Des sujets vastes, vastes, vastes !

Continuité, coloriages et dessins animés.

Le premier aspect essentiel est le caractère extrêmement vaste de la littérature comic books. Le terme de littérature vous semble encore surfait ? Ne vous inquiétez pas, je compte bien arranger ça. Ainsi donc les comic books développent leurs sujets sous toutes les formes possibles. Du bon vieux manichéisme à la folie la plus vicieuse, et pas toujours arborée par le méchant justement, tout y passe. Certain sujets extrêmement sombres sont précisément les poids faisant pencher la balance de la limite d'age conseillée. Dès lors ces sujets difficiles ne sont plus à mettre dans les mains d'enfants et sont signalés comme tels pour aiguiller les parents pas vraiment tentés par une lecture de vérification préalable, lecture qui me semble malgré tout être le meilleur moyen de savoir ce qu'il y a entre les mains d'un enfant mais peu importe. Les sujets susceptibles de plaire aux plus jeunes existent et sont tout aussi nombreux, certains comics cherchant même à introduire quelques aspects réfléchis et sérieux ne pouvant que pousser le jeune lecteur à se triturer joyeusement les méninges. Pour les plus jeunes, les aventures de leurs héros préférés alternent avec jeux, coloriages et autres activités. Les séries comme Ultimate Spider-man diffusée par la chaîne jeunesse Disney XD amènent les plus jeunes à la lecture des adaptations papiers ou comic books dématérialisés disponibles sur le site réservé Marvel Kids. Régulièrement, des Season One, Point One, Year One et autres titres en One se proposent de raconter les origines de tel ou tel héros pour les rendre à nouveau accessibles à de nouveaux lecteurs. Il s'agit d'une préoccupation de chaque instant pour les DC Comics, Marvel et autres Images que d'ouvrir des portes aux lecteurs non initiés. Les comic books de super-héros existent depuis de très, très nombreuses années et les écarts de cohérence sont terriblement nombreux. Les héros qui meurent et reviennent à la vie sont légion, Spider-man, Robin, Captain America ou encore Flash ne sont que quelques exemples. C'est ce manque de cohérence dans la continuité des scénarios qui est en grande partie responsable des critiques acerbes que les comic books de super-héros ont à essuyer. Les auteurs doivent donc faire preuve de toujours plus d'ingéniosité pour garder le tout en un seul morceau, créant moult univers parallèles et retours dans le temps. Grâce à ces astuces scénaristiques simples, les sujets abordés par les comic books peuvent effectivement appartenir à l'intégralité de l'éventail réel et imaginaire.

Ill. 1: Sélection de comic books pour enfants, site Marvel Kids.
Pas de doute, Black Cat et Spider-man sur la même couv sans allusion sexuelle, on ne peut être que dans une sélection jeunesse.

Vivre le rêve américain

L'origine américaine des comic books pèse énormément sur les choix de sujets de leurs auteurs. Ainsi le motif du héros parti de rien, du rêve américain, est-il tout à fait récurrent. Une morsure d'araignée, un accident radioactif plus tard et voici nos monsieur et madame tout-le-monde hissés au rang de futurs super-héros, leurs potentiels sublimés, le génie de Peter Parker au service de sa nouvelle personnalité, l'intégrité de Steve Rogers faisant de lui un Captain America parfait. C'est en se battant pour ce qui est bien, pour les autres, que le héros est le plus parfait. Iron Man plutôt égoïste est par exemple de ces héros certes bons mais jamais totalement dépourvus d'ambiguïté de par cette fâcheuse tendance à faire passer sa personne avant les autres. A l'inverse, Spider-man sacrifiant sa vie privée et à peu près tout ce qui lui tient à coeur pour se mettre au service des autres est l'exemple du super-héros parfait. N'importe qui peut devenir héros en s'en donnant les moyens, d'une façon ou d'une autre. Il existe également un grand nombre de personnages positifs n'ayant pas de supers pouvoirs, Iron Man et Batman  sont  l'illustration même  de la compensation

des pouvoirs par l'argent et l'intellect (car les personnages riches et mauvais, voire stupides sont là pour montrer que le résultat dépend énormément de la façon dont on utilise ses capacités). Hawkeye ou Batwoman sont de ceux qui s'entrainent à devenir les meilleurs de leurs catégories et usent de leurs capacités hors normes à nouveau pour le bien. Tous les champs de compétences sont potentiellement de nouveaux pouvoirs : musique, imaginaire, dessin, sport, exceller en un domaine fait d'une personne un héros dans celui-ci. La possibilité de faire quelque chose de bien de ces capacités n'étant soumise qu'aux limites de l'imagination de l'individu.

SUPERIOR ? [Spoiler US]

Pour cette raison, il me semble que ce tournant pris par Dan Slott dans Superior Spider-man est non seulement très risqué mais surtout peu viable. Tout comme Captain America ne peut-être au final qu'un personnage sans tâche comme l'est Steve Rogers, Spider-man ne peut s'être rendu coupable de quoi que ce soit. Et si je ne m'abuse, ce petit nouveau est coupable de bien des bêtises.



Ill. 2: Hawkeye #2, Fraction, Aja.2012.


Minorités, communication, potentiel.

Autre aspect très présent et également issu de la culture américaine, ce que nous nommons ici discrimination positive se retrouve à travers de nombreux personnages et les éditeurs ont tendance à faire de ces choix précis des évènements à l'intérieur de leurs titres. Marvel particulièrement mets chaque fois ostensiblement en avant le personnage issu d'une « minorité ». Le cas a été vu lors du choix du héros de la seconde partie des comics Ultimate comics : Spider-man puisque c'est Miles Morales, héros afro-américain, qui reprend le rôle de l'homme araignée. On sait à peu près tout sur les sources d'inspiration de ceux qui ont pris la décisions de faire de Miles ce qu'il est, non pas parce que les auteurs aiment particulièrement parler de leurs choix, mais parce que ce choix en particulier a été l'occasion d'une vaste campagne de communication chez Marvel, boostant les ventes du comic book en question. Même chose pour les X-men qui voient deux de leurs membres se marier sous le feu des projecteurs, couverture spéciale pour l'occasion et articles jusque dans ce bon vieux  Figaro. Là encore, Marvel  joue  sur  l'actualité  pour ce qui semble surtout être un

coup marketing des plus malin. Chez DC Comics, bien qu'un peu plus discret, même réflexe de communication quand on réfléchit à faire d'un des Green Lantern un personnage homosexuel ou que Batwoman nous revient dotée de girlfriends. Lorsqu'il s'agit de penser un Batman français, c'est un français d'origine algérienne qui est choisi. Là encore aucun hasard, Bilal Asselah doit faire parler de la licence Batmen en France et, évidemment, ça marche drôlement bien. A nouveau les journaux en parlent et Nightrunner, pourtant personnage terriblement secondaire, a droit à des articles entièrement consacrés à sa création. Discrimination positive, tout le monde peut devenir héros, ces mouvements de mise en avant de ces choix sont cependant très discutés : pure communication ou tout de même volonté de mettre toutes sortes de personnages en avant ? Et pourquoi ? S'agit-il de représenter tous les profils pour brasser tous les lecteurs potentiels ? De coller davantage à la réalité moderne ? Les critiques pleuvent et la majorité conclue qu'il s'agit sans doute d'un mélange de tous ces facteurs.

Ill. 3 : Bilal Asselah, Nightrunner.       

Les sujets traités dans les comics offrent donc un très vaste éventail de possibilités à leurs lecteurs. Sujets pour tout âges, modèles des plus motivants offerts à tous les types de personnages, tout est possible dans l'univers des super-héros. C'est là un aspect clef de cette riche littérature. Elle est ouverte à tous, sans exception. S'il faut tout de même prendre en compte la part parfois agaçante de clichés, de Luke Cage vivant dans le Bronx à Iron - Bruce Lee - Fist, le fait est qu'un enfant trouvera nécessairement un héros auquel s'identifier, qu'un adulte découvrira des intrigues qui correspondent à ses goût et que n'importe qui pourra trouver son compte dans un titre ou un autre car il est tout à fait possible d'aimer un comic book et de ne jamais accrocher à d'autres, voire aucun autres, jamais. D'autres se sont intéressés à l'aspect littéraire des comic books et ce pour de multiples raisons. Souvent pour pousser les jeunes à lire, ces réflexions et mouvements sur l'intérêt des comic books ont amenés à mettre de côté certains lecteurs, les filles en l'occurrence, mais également à mettre en place un système de prévention et de notation des oeuvres selon l'âge minimum conseillé des lecteurs.

Mais tout ça sera abordé très bientôt, dans la suite de ce flot de pensées vaguement ordonnées que je vous ai offert aujourd'hui. C'est d'ailleurs peut-être l'occasion de vous préciser que tout cela tient davantage pour moi de réflexion préparatoire sur un futur sujet de mémoire qui verra sans aucun doute bientôt le jour. De fait, n'hésitez pas à pointer du doigt erreurs ou (im)précisions, ce serait fort délicieux de votre part.

 

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Le mois dernier, nous sommes finalement arrivés à l'orée de l'event AvX commencé en avril 2012 aux States. Nous l'entamons à l'instant où il se termine là bas.

 

AvsX Extra : Prologue

Nov 2012

4,90€

  • Avengers vs. X-men #0 (mai 2012)

  • X-men (vol1) #9 (janv 1965)

AvsX #1

Nov 2012

4,30€

  • Avengers vs. X-men #1 (juin 2012)

  • Avengers vs. X-men #2 (juin 2012)

X-men #5

Nov 2012

4,80€

  • Uncanny X-men #11 (juin 2012)

Hulk #5

Nov 2012

4,80€

  • Secret Avengers #26 (juin 2012)

Iron Man #5

Nov 2012

4,80€

  • New Avengers #24 (juin 2012)

  • New Avengers #25 (juin 2012)

Avengers #5

Nov 2012

4,80€

  • Avengers #25 (juin 2012)

Wolverine #5

Nov 2012

4,30€

  • Wolverine and the X-men #9 (juin 2012)

  • Wolverine and the X-men #10 (juillet 2012)

 

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Comics VF

Et nous y voici, Deadpool #35 à 37, fin de son petit passage dans l'espace et retour sur la terre ferme. Ce voyage très haut dans le ciel aura amené ses très bons moments (et on en reparlera) mais nous voici proches du début d'un arc qui me fait des trucs dans mon p'tit coeur (pour finalement le pietinner allégrement mais heureusement, nous n'en sommes pas encore là).

Car oui, ça y est (et aucune pincette anti-spoiler ne sera prise ici, quoique je resterai dans le cadre de la vf, on n'est pas des bêtes), donc oui, ça y est, Deadpool est à bout, Deadpool veut mourir. Ca lui arrive régulièrement me direz-vous mais, je sais pas, moi chaque fois ça me retourne un peu de l'entendre le dire. Je crois que ça fait partie des trucs que j'aime beaucoup avec ce personnage mais qui en même temps me donnerait bien un tout p'tit peu les yeux qui piquent, vous voyez ?

Cela dit pour le moment, quelle joie de retrouver Bob, toujours parfait ! Quant au petit tour d'honneur des "amis de Wade", je reste perplexée par les caractérisations de Blind Al et Weasel mais leurs rôles sont minime alors passons.

Le volume 1 de ce reboot de Panini était vraiment une parfaite intro à Deadpool avec son .1, son petit one-shot et Kidpool en conclusion mais cette fois on entre dans les choses sérieuses, les changements arrivent et ils vont être massifs et traumatisants, vous êtes prévenus.

Quant au détail de ce petit bimensuel (ça me fait toujours aussi mal de le dire), la team est classique et efficace, Way, Barberi, des noms qu'on retrouvera encore pour un moment. La fin du voyage dans l'espace est à mon goût scénaristiquement baclée, sans doute Way s'est-il lassé, mais le retour à la maison est plutôt bon et la suite promets carrément. Mention s'il vous plait à cette page de génie où non seulement Wade nous arrache le coeur à base de "mes amis doivent me tuer" mais où en plus il arrache la jambe de Bob, toujours par amour, attendez. Y'a tout ce qu'il faut : un Wade tout abîmé, un Bob tout gentillet, un masque remis en place, tout, tout, tout.

Faut avouer, je vous ai pas dit, mais en vrai mon personnage préféré c'est pas Deadpool, non, mon nouméro ouno c'est Hulk. Du coup voir Deadpool se frotter à lui aurait vachement tendance à détruire toutes mes capacités d'objectivité. Encore une fois, vous êtes prévenus, d'ailleurs je vous fait en exclu un aperçu de mon avis du #4 :

PUTAIN C'ETAIT TROP BIEN J'EN VEUX ENCORE OH LALA FEELS
HULLK DEADPOOOOL AAAH

Sans compter la suite, sans compter les enfants et ... Aaah excitation !

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Jeux vidéo

Mes amis me considèrent comme féministe, je me considère comme féministe et je sais qu'ouvrir les yeux au sexisme fait mal et rend un peu parano. Aujourd'hui, j'espère réduire cette parano sans fermer les yeux, pour un monde plus sain où on aurait pas besoin d'être une fille pour être féministe.

Vis ma vie de féministe (où on spoil un p'tit peu un screen de The Last of Us)

L'autre jour, alors que je lisais sagement les news en RSS de Gameblog, je suis tombée sur un article qui m'a quelque peu hérissé le poil : The Last of Us : une femme entre en scène. C'est le sous-titre qui a immédiatement fait vibrer mon âme : Un peu de douceur ?Non content donc d'attirer mon attention de bon matin sur un petit amalgame femme/douceur des plus horripilants, je découvre en lisant l'article que cette pauvre femme sera probablement : Une future mère de substitution, sans aucun doute...

J'aimerai qu'on s'attarde une seconde sur le screen et la femme en question. Oui, c'est celle-ci sur la droite. A-t-elle l'air douce ? A-t-elle l'air d'en avoir quoique ce soit à carrer de la gamine ? Il me semble que non. Je dirai même qu'elle est plus occupée à s'en foutre royalement qu'à la couver de ses douceurs maternelles.

Du coup, pourquoi de telles conjectures pour juste une femme qui fait la gueule en arrière plan ? J'ai commenté et je me suis posée la question. En voyant les réponses, je me suis effectivement "souvenu" que le monde du jeu vidéo c'était aussi ça : des archétypes à tout va, des tas de scénaristes qui n'osent pas sortir des stéréotypes de peur de déplaire, de plus en plus de facilité tant dans la création des personnages que dans les jeux eux-mêmes, un monde donc qui se développe en ce sens et qui semble un peu flippé de prendre des risques et de sortir de ses carcans confortables.

Ca n'est d'ailleurs pas uniquement le cas pour les femmes et le sexisme, bien au contraire. Les personnages masculin (bien que jouissant tout de même d'un plus large éventail de possibilités) sont également soumis à des clichés relativement insuportables : courage obligatoire, musculature minimale indispensable, virilité exacerbée (même les fameux androgynes japonais ont plutôt intérêt à avoir une grosse voix et un gros paquet), j'en passe évidemment.

Alors ouiii c'est vrai, les garçons ont la vilaine tendance à aller à la facilité en acceptant ces clichés comme la norme sans doute parce que ce miroir déformé s'avère plus positif pour eux que pour nous. Et c'est vrai que tout ça est encore à peu près la norme aujourd'hui. Mais est-ce que, parce qu'il s'agit de la majorité, il faut se couler dans le moule et tout accepter ? Et surtout pourquoi ? Pourquoi accepter ? Pourquoi dire que comme c'est le cas à peu près partout et bien, ce sera sûrement comme ça ici aussi, voilà, c'est tout ?

Mais voilà ce que j'aimerai dire aujourd'hui : ne généralisons pas. Il y en a plein de braves hommes qui tentent (plus ou moins adroitement) de comprendre les inégalités et qui tendent à ne pas les banaliser. Il y en a et heureusement. Il y en a et ils sont de plus en plus nombreux. J'espère qu'ils diront à leurs potes qu'ils sont ridicules quand ils trouvent que sifler une meuf c'est normal, j'espère qu'ils liront cet article en se disant que la femme de The Last of Us pourrait être une vraie connasse sans la moindre once d'instint maternel et j'espère encore tout un tas d'autres trucs carrément possibles et plutôt cools dans le même genre. C'était beau dans l'affaire Joystick de les voir s'agacer avec nous alors je me dis que si certains y arrivent, les autres le peuvent aussi.

En conclusion, si vous êtes un garçon et que vous avez tendance à vous dire que les féministes sont des connasses parano et aigries (et qu'elles se rasent même pas les jambes), réfléchissez une seconde. Vous avez autour de vous des potes qui ne sont pas de cet avis. Discutez avec eux si les féministes vous exaspèrent, honnêtement je pense qu'on peut comprendre parce que c'est vrai que parfois, nous aussi on fait des raccourcis mec=machiste assez violents au lieu de faire dans la dentelle. On fait tous de la merde, le tout étant de se foutre des coups de pieds au cul tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur. Ne vous bloquez pas quand une fille vous accuse de machisme, c'était peut-être pas du tout votre intention, mais vous avez peut-être aussi dit le petit truc innocent de trop qui rend fou. A force d'entendre que c'est pas grave, ça énerve. Quand je lis de bon matin un article comme celui cité, je suis pas trop d'humeur derrière à être reléguée d'office en healeuse en me connectant quelque part ou à ce qu'on me conseille de lire Green Lantern parce que les Star Sapphire vont trop me plaire quoi. Mais je m'égare, vous avez saisi parce que vous n'êtes pas les cons qu'on nous vend et qu'on vous vend sur tous supports.

Voir aussi

Jeux : 
The Last of Us
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Comics VF

Urban me fait rêver.

La virgule, le "à toi" qui en remets une petite couche, tout est parfait.

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Comics VO

Voici enfin venu la fin du run de Daniel Way sur Deadpool et la conclusion tant attendue (hum...) de ce sacré bordel ayant rendu notre pauvre héros... beau.
Soyons honnête, j'avais abandonné le navire rien qu'à l'idée. Deadpool n'est pas Deadpool s'il n'est pas défiguré. Dernièrement, j'ai tout de même décidé de m'y remettre pour les trois derniers numéros, histoire de voir comment la team se sortait de tout ça.

(Un avis étalé et un peu agacé)

Et, s'il vous plait, sommes-nous sérieux ?

J'écris cet avis 24h après lecture et tout a déjà fuit de mon esprit. Je me souviens que les ennemis (qu'on traîne depuis plusieurs numéros maintenant non ?) ont été mis au tapis avec une facilité déconcertante, qu'ils ont été jusqu'à la fin d'une bêtise sans limite et que cette idiote sans charisme dont la vengeance était à la base de cet arc abandonne tellement vite qu'elle en devient ridicule. Mais on dirait bien qu'on s'en fout, hop ! Rideau ! On enchaine s'il vous plait ! Trois cases plus loin, Deadpool se rend à l'évidence : il n'a absolument pas changé. Merci pour la parenthèse inutile donc, c'était pas bien non, merci parce que c'est fini.

 

Pour ainsi dire, rien ne va dans ce dernier numéro. Dès la couv' déjà, il faut admettre que c'est foutrement décevant. L'effet de l'applat de blanc est mauvais et tout sauf impressionant, surtout avec en tête la preview du prochain Thunderbolts qui est bien classe et qui joue sur les mêmes codes, le lol en moins.
L'illu de couv maintenant. Bon, elle est de fort bonne facture, en effet, nice fanart, mais quel rapport avec le contenu ? Non ? Même pas un peu ? Allez, c'est pas si grave après tout, simple cerise sur le gateau de la loose.
S'il y a eu des variant, je n'en ai rien su, il y avait peut-être quelque chose à sauver par là, qui sait.

Ce qu'il y a à sauver tout de même, ça reste la team collée au dessin. Ce petit Andrade dont je ne sais rien nous offre un Deadpool assez étrange, tout en mouvement et en souplesse. Je suis à peu près sûre que ça n'aura pas plut à beaucoup, pour ma part j'accorde un bon point dans ma grande mansuétude parce qu'il fallait en trouver un dans cet amas de caca et parce que j'aime bien quand on me surprend les yeux.

 

Et avec tout ça, voilà, c'est fini? Je pense que tout le monde aura compris - Way le premier - qu'on en avait plus rien à carrer de cette série en décrépitude, fans compris. Tout le monde avait déjà les yeux tournés vers Marvel NOW ! Oui, en effet, Way le premier.

Voir aussi

Groupes : 
Marvel
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Édito

Fan de jeux vidéos depuis ma plus tendre enfance, j'ai additionné à cette merveilleuse connaissance le pouvoir fabuleux du mangas et de la bande dessinée. Le drame est survenu en l'an de grâce 2012, lors de la sortie d'Avengers au cinéma. Nous pensions, mon entourage et moi, voir et kiffer ce film puis passer à autre chose, retourner à nos occupations d'avant (autrement dit, regarder Sherlock pour la 17ème fois au bas mot).

A la place, nous voici perdus, nous voici pris au piège ! L'enchainement est trop rapide et nous ne parvenons pas à nous débattre. Marvel est partout, les reboots Panini sont efficaces, Amazing Spider-man surprend par sa non-navéitude, Dark Knight Rises déçoit par son cottillarisme. Je suis foutue.

Attendez-vous à de nombreux néologismes, à des réflexions profondes sur des sujets bancaux, à des brouillons de recherche pour mes dossiers de cours, master littérature de jeunesse oblige, à des reviews de milliards de trucs, à du désespoir pécunier, bref, à la vie.

 

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