Catégorie : Avis du jour

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Avis du jour (Cinéma)

 


END OF WATCH- Bande annonce VF par metropolitan_filmexport

 

Introduction :

Depuis les années 2000, l'ex officier des Marines David Ayer s'est trouvé une véritable reconversion au sein du 7ème art. A la base scénariste, Ayer s'est beaucoup inspiré de son enfance et des quartiers chauds de South Central dans lesquels il a grandi pour écrire ses scénarios. Un parcours atypique qui lui a valu une véritable renommée dans l'univers des polars musclés. C'est tout de même grâce à lui qu'une franchise comme Fast and furious en est là où elle est aujourd'hui. Sans oublier la carrière d'Antoine Fuqua (Shooters, Un tueur pour cible...) qui a décollé ainsi que celle de Denzel Washington qui au passage raflait son tout premier oscar en tant que meilleur acteur grâce à son rôle de flic ripou qu'il incarne dans Training Day. Passé depuis peu à la réalisation, Ayer confirme une fois de plus avec End of Watch tout le talent qu'on lui connait et peu pourquoi pas prétendre à embrasser une carrière de grand cinéaste à l'avenir. Marchant sur les pas d'un certain Michael Mann pour qui il porte une affection toute particulière, Mann est pour Ayer un véritable père spirituel et est pour lui sa principale source d'inspiration.

In the street :

Malheureusement avant de pouvoir arriver à une tel consécration, David Ayer devra encore patienter un petit peu mais le réalisateur/scénariste est bien sur la bonne voie, nous y reviendrons. Commençons d'abord par le principal problème d'End Of Watch. En réalité c'est qu'Ayer veuille absolument donner une justification à son choix esthétique qui s'est porté vers celui du « found-footage ». Effectivement c'est un petit peu la mode depuis Cloverfield et la franchise Paranomal Activity. Le procédé n'est pas du tout une mauvaise idée en soit, loin de là, car effectivement lors de certaines séquences, le rendu s'avère être suffisamment inédit (dans le contexte) pour accentuer une certaine immersion. Malgré tout, on ne peut s'empêcher de penser que si Ayer avait opté pour un procédé plus « classique », le rendu aurait eu tout autant de punch voir même plus. Le réalisateur/scénariste tombe dans le piège de « l'effet de mode » n'arrivant tout simplement pas à tenir ce concept sur toutes ses séquences, s'obligeant parfois à s'extirper du format pour tout simplement « repasser » derrière une caméra de cinéma. Là ou REC ou encore Le projet blair witch ne trichaient pas et nous faisaient voir uniquement les choses à travers un seul et unique objectif.

« I love you my brother »

Le vrai point fort d'End of Watch reste la qualité de son scénario. Foutrement bien écrit, Ayer signe une petite oeuvre brute qui met en scène le quotidien de deux flics de South Central interprétés par Jake Gyllenal et Michael Peña. Le thème de « l'amitié virile » est bien entendu au centre des débats. Gyllenhaal et Peña s'effacent purement et simplement du cadre pour faire place à de vrais personnages. Non pas des personnages de cinéma mais bien de ceux qui font surement parti de ces différentes brigades qui sillonnent les quartiers chauds de Los-Angeles et parfois au péril de leurs vies. Des personnages forts qui, aux milieux d'interventions musclés, parlent de leurs familles, leurs états d'âmes, leurs rencontres ou pratiques sexuelles...Bref, tout ça aurait pu être très « bateau » et faire office de remplissage mais c'est justement sans compter sur la somptueuse plume de David Ayer que tous ces petits détails liés aux personnages fonctionnent à merveilles et sont parfaitement bien intégrés au récit.

Conclusion :

Avant d'arriver à la hauteur d'un Michael Mann, Ayer prend quand même le temps de signer avec End of watch un vrai (bon) drame humain qui met en scène des héros sans costumes ni masques où un ultime acte final reste un petit chef d'oeuvre à lui tout seul. Dommage que le procédé du found foutage ne prend qu'avec parcimonie par ailleurs, ce n'est qu'à la toute fin que cette fameuse « caméra vérité » nous fous vraiment les boules. Vraiment !

Par Vincent N.Van.

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Avis du jour (Cinéma)


WARRIOR : Bande annonce Française par metropolitan_filmexport

 

A l'occasion de sa récente sortie en DVD/Bluray, l'équipe Madealone décortique le petit chef d'oeuvre de Gavin O"Connor

Introduction :
La boxe a eu son lot de films référentiels (Raging Bull, Rocky, The Fighter...), le catch a lui aussi reçu un véritable honneur en la personne de Darren Aronofsky grâce à The Wrestler et jusqu'ici l'univers du MMA a toujours été mis en avant au travers de nombreuses séries Z ou de simples directo DVDs. WARRIOR a malheureusement la lourde tâche de s'immiscer entre ces différents chefs-d'oeuvres cités plus haut, d'un genre déjà pressé par le cinéma hollywoodien jusqu'à la dernière goutte. Et c'est avec une grande humilité que le réalisateur Gavin O'Connor rend à ce sport toujours peu connu en France, ses premières vraies lettres de noblesse.

Rédemption :
L'utilisation du tournoi de MMA comme prétexte servant de catharsis au coeur du scénario peut effectivement paraître on ne peut plus simple. Seulement derrière cette apparente simplicité le réalisateur prend le pari de construire sa narration en optant pour un rythme très lent où l'exposition des deux personnages principaux s'étend sur quasiment plus d'une heure ! La séquence d'intro somptueuse entre Tom Hardy et Nick Nolte juste avant l'arrivée du titre donne effectivement le ton. Gavin O'Connor démontre par le biais de cette intro l'étendue de son savoir faire, mettre en place un univers, un contexte ainsi que la psychologie de ses personnages en 4min « montre en main ». Jamais le scénario n'enquille une ligne de dialogue de trop ou de moins, certaines personnes pourront effectivement reprocher à WARRIOR un manque d'originalité flagrant déjà par rapport aux différents enjeux scénaristiques ou par rapport aux traitements des personnages qui composent le film. Et à juste titre car oui, le récit de Warrior sent parfois le réchauffé voire « l'archi déjà-vu », oui la trame est banale et sans surprise, mais quels films de sports jusqu'ici ne pâtissent pas des mêmes défauts ? Quels films de sports depuis Million Dollars Baby a su vraiment prendre le spectateur à contre-pied sans que celui-ci n'en devine déjà la fin au bout de 15min ?

Il est tellement difficile de rester de marbre face à ces personnages aux thématiques pourtant riches et universelles et ce, même si elles restent typiquement racontées a travers un point de vue purement Américain une fois de plus. Rocky et Fighter plaçaient leurs personnages dans un contexte social éprouvant et Warrior se retrouve dans le cas présent au sein même de ces « balises » obligatoires servant à dresser le portrait de l'Amérique actuelle (Irak, crise des subprimes). En réalité Warrior ressemblerait plus d'avantage à Rocky (l'arrivée du titre similaire en gros caractère gras lui rend d'ailleurs un bel hommage) déjà parcequ'avant de filmer un contexte, il raconte avant tout une histoire. Gavin O'Connor n'a pas le talent d'un David O Russel, encore moins celui d'un Clint Eastwood ni même d'un Oliver Stone et il le sait. Sur ce terrain le réalisateur n'a donc pas besoin d'avoir les yeux plus gros que le ventre, il part avec une grande humilité, marchant sur les mêmes pas que John G Avildsen et Sylvester Stallone à l'époque de Rocky. Stallone qui encore aujourd'hui revendique haut et fort qu'il n'est pas (encore ?) un bon réalisateur de cinéma mais bien un simple conteur d'histoire qui fait toujours les choses en fonction de son coeur. La vrai force de Warrior réside bien sûr ici et au delà de tout un tas d'aspects purement techniques. Même si la réalisation de Gavin O'Connor reste soignée, le réalisateur de 39ans prend d'avantage le soin de se concentrer sur ses différentes séquences de dialogues. Les acteurs se retrouvant la majeure partie du temps complètement « seuls », nullement aidé par des artifices visant à souligner une quelconque émotion au marqueur. C'est l'autre tour de force du réalisateur qui réside dans sa manière d'amener pléthore d'informations liées au passé des personnages, ou même d'enjeux sous-jacents sans tomber dans la facilité (aucunes scènes liée au trauma de leurs passés ne nous sont dévoilées explicitement).

La direction d'acteur y est forcément aussi pour beaucoup à commencer par Nick Nolte qui joue le rôle du paternel désespérément en quête de pardon. Quelle magnifique composition, toujours sobre et en retenue. Son personnage d'ancien père alcoolique (qui mieux que lui pouvait jouer le rôle ?) qui ne peut que subir et encaisser comme un vieux sac de frappe déchiré de l'intérieur les coups verbaux de ses enfants portés en premier lieu par un Tom Hardy habité, animé d'une haine incommensurable rendent son personnage puissamment dramatique et limite proche de la folie. Les scènes du casino et de la chambre d'hôtel font surement parties des séquences les plus dures psychologiquement et émotionnellement parlantes que l'on ai vu depuis longtemps. C'est surtout à partir d'ici que WARRIOR révèle tout ce qu'il a dans les tripes, et sur le coeur. On ne devient plus spectateur mais « voyeur » où témoin de ce combat d'une vie que seuls la portées des coups semblent pour ces personnages, la seule issue possible jusqu'à un uppercut salvateur qui nous couche littéralement au tapis. Sur les derniers mots de Brendan à son frère incarné par Joel Edgerton, le rythme imposé par le réalisateur prend ici sa véritable envol et trouve une cohérence parfaite.

Conclusion :
A tous ceux qui pensent venir y chercher de la castagne sachez que vous serez obligatoirement déçu. Warrior « boxe » bien dans une autre catégorie et il faut bien au film plus d'une bonne heure avant de voir le premier combat dans la cage. Gavin O'Connor prend le temps et il a raison. Jouant presque constamment des non-dits et des silences qui viennent sans cesse alimenter mais jamais alourdir, la dramaturgie de son récit. Néanmoins, il est bien évident que le métrage divisera sans nul doute son public. Les cinéphiles et spectateurs disons, « habitués » au genre ne prendront surement pas le même plaisir que ceux qui se sentent un peu plus concernés par le sujet et les thématiques que souhaite aborder le réalisateur. Warrior est certes bien loin d'être un film complètement abouti, mais sa sincérité qui suinte de toute sa pélloche suffira justement à masquer ses ficelles cousues de fils blancs pour ainsi retrouver le plaisir d'un cinéma « simple ». Simplement du vrai cinéma.

Rédigé par Vincent N.Van

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Avis du jour (Cinéma)


Real Steel - Bande-Annonce #B VF par ohmygore

 

 

Introduction :

Responsable de La panthère Rose, de la sympathoche franchise La nuit au musée et de Pour le meilleur et pour le rire (!), c'est bien en Shawn Levy réalisateur assez inégale qu'a choisi de croire Spielberg & Zemeckis pour monter et réaliser ce Real Steel. Un mixe entre Over the top et Transformers dans un univers semi-futuriste seulement, sous ses faux-airs de simple blockbuster familiale bourré de bon sentiments  ce cache, contre toutes attentes, quelque chose que l'on espérait retrouver depuis longtemps...Avec un peu de retard à l'allumage, nous vous proposons de venir découvrir pourquoi il était primordial d'aller voir Real Steel au cinéma.

« Un coeur en acier »

Après les rafales des Transformers on aurait pu aisément se dire qu'avec les robots, il était temps de tourner la page et de passer à autre chose. Seulement apparemment, Spielberg & Zemeckis décident d'en rajouter une couche en s'inspirant d'une des oeuvres de Richard Matheson pour accoucher de ce nouveau projet. Cela dit, qui aurait pu penser une seule seconde qu'une tel oeuvre aussi « sommaire » soit-elle indirectement à cause d'un certain Michael Bay (les robots ne surprennent plus grand monde dorénavant), ne devienne en fin de compte un vrai petit bijoux de cinéma. Car oui, l'utilisation des robots après ce qu'en a fait Bay, il fallait oser et trouver différents moyens de les mettre en scènes. C'est ce qu'a judicieusement fait le réalisateur qui a su trouver un équilibre parfait entre ses différentes idées de mise en scènes, les émotions, les effets spéciaux...et c'est ici que Real Steel s'avère être tout bonnement étonnant.

On imagine assez bien certains plans et quelques idées repris sur Le Géant de Fer de Brad Bird notamment lors de la séquence où Max sort avec Atom en pleine nuit. Alors certes, Levy s'inspire, pique certaines choses ici et là mais il les réutilisent et le fait bien à l'image des SFX qui jalonnent le film. Jamais ces éléments et effets numériques sont de trop dans Real Steel, en vérité le métrage aurait très bien pu ce passer dans les années 80. On sent dans cet univers ce parfum très old-school que le metteur en scène ne trahi jamais, qu'il affectionne et respecte. Avec ces routes et ces nomades américains qui sillonnent les arènes, ces combattants d'un monde semi-futuriste qui dorment sur les étagères de leurs camions, qui puent l'odeur de la ferraille brûlé et de la sueur...bref, Shawn Levy marque clairement un point. Car en plus d'avoir une trame scénaristique pourtant archi-classique, il ne cesse de titiller notre fibre nostalgique en remplaçant simplement les combats de bras de fer d'Over the Top avec Sly Stallone par des combats de robots, tout en y apportant une vraie et étonnante sensibilité.

Côté interprétation, Hugh Jackman reste dans un registre qui lui va bien sans véritable surprise. Seulement, on ne peut parler de son personnage sans celui de Max, magnifiquement bien interprété par Dakota Goyo (déjà partant pour une suite) que l'on avait aperçu dans Thor. L'une des principale réussite de Real Steel réside aussi en ses deux personnages. Un duo attachant où l'alchimie entre Jackman et Goyo opère vraiment à merveille. Avec sa trogne d'ange il n'est certainement pas exclu que la très jeune carrière de l'acteur ce voit booster d'un coup tant sa performance s'avère être juste et très réellement touchante.

Réalisation :

Jamais tape à l'oeil et toujours équilibré, la réalisation est propre, très efficace durant les combats et surtout, toujours très bien inspiré. Le réalisateur joue constamment avec sa mise en scène entre les robots incrustés en numériques et ceux dont leurs présences et leurs mouvements sont reproduits en animatroniques. Les duels avec Twin Cities et Zeus sont intenses et vraiment épiques, le tout est supervisé par la société WETA déjà responsable des SFX d'Avatar et de La planète des singes mais aussi par le boxeur Sugar Ray Leonard pour amener un peu plus d'authenticité aux combats. Le rendu visuel et les animations des robots sont vraiment bluffants.

Si depuis un certains temps le compositeur attitré de Tim Burton était cantonné à pratiquement un seul et même registre de films, on sent un Danny Elfman évolué pour ne pas dire changé. Et c'est tant mieux car depuis longtemps, chacune de ses compositions étaient littéralement passé en « pilote automatique » sans saveurs ni valeur ajouté. Après sa composition sur Le Royaume de Peter Berg, Elfman montre une fois de plus qu'il peut tout à fait changer de registre et être tout aussi à l'aise à la gratte. Même si l'instru de Real Steel n'est pas des plus originales, au moins ça change ! Le travail d'Elfman reste très agréable avec un thème principal fidèle à cet univers « eigthies ». Le dernier coup de synthé aux milieux des cris de la foule est juste magique.

Conclusion :

Ici, contrairement aux robots de Michael Bay, ceux de Shawn Levy ne nous font pas seulement retomber en enfance mais au contraire, ils sont présents pour nous faire grandir. Véritable vecteur, catalyseur et reflet des deux personnages principaux, la façon dont le réalisateur utilise et met en scène Atom est très intelligente. Jonglant sur le faite de savoir si oui où non, ce robot possède des sentiments humains (thématiques très Spielbergiene), le réalisateur s'amuse bien souvent à faire planer le doute chez le spectateur comme cette fabuleuse scène du miroir où encore cette hargne qu'a le robot à se relever et ne jamais renoncer sous les encouragements du petit Max...Bref, c'est toutes les accumulations de ces (très bonnes) petites idées qui, en plus de toujours respecter un côté Road Movies très oldies, ne fait que conforter et ranger Real Steel aux côtés de cette listes rare, celui de faire partie des blockbusters honnête sur son sujet et sur ses intentions. Épaulé par les deux plus « vieux grands enfants » d'Hollywood que sont Spielberg & Zemeckis à la production, Real Steel possède bien la petite « touch Amblin Entertainement » qui manquait cruellement à Super 8 et Tintin pour vraiment nous faire rêver à nouveau. En effet, avec toute la meilleur volonté du monde, JJ Abrams ne faisait que mimer nos souvenirs et nos émotion enfantines tandis que Tintin en était complètement démuni la faute à une technologie tellement belle et surement trop sophistiqué qu'elle en a aveuglé Spielberg au point de faire de TINTIN une oeuvre numérique complètement indigeste et creuse.

Jamais une seule seconde on aurait pensé que ça aurai été en Real Steel qu'allait résider cet hommage que l'on attendait depuis longtemps. Et c'est tout particulièrement durant la séquence du combat finale ou pendant un instant, le temps se retrouve suspendu, que le petit Max regarde son père ce battre, donner des coups qui portent pourtant dans le vide que Shawn Levy choisit de le symbolisé. Une larme coule alors sur sa joue et ça y est, c'est à cet instant dans ce regard, dans ces yeux, que née ce pur moment d'émotion naïf et innocent que l'on retrouve et redécouvre enfin. Merci Shawn Levy, cela faisait bien trop longtemps déjà.

Par Vincent N. Van.

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Avis du jour (Cinéma)

Image IPB


Ayrton Senna, le film, la bande annonce par challenges-auto


Introduction :

Passé scandaleusement inaperçu lors de sa sortie en salle le 25 Mai dernier, Senna, le documentaire sur la vie de l'un des plus grands pilotes de F1 est sans aucun doute l'un des derniers purs bijoux d'émotion pure de cette fin d'année 2011. L'équipe Madealone revient « en bref » sur ce magnifique documentaire réalisé par Asif Kapadia.

« Puredriving, Real racing. That makes me happy »
L'histoire tout le monde la connaît où la plus ou moins connus. Ayrton Senna reste encore un grand objet de fascination dans le monde du sport. Chaque instants, chaque faits d'armes de la vie de ce pilote sur et en dehors du circuit sont tellement pittoresques qu'il en arrive à devenir un vrai personnage de Cinéma. Senna était devenu bien plus que le meilleur pilote de sa génération avec Alain Prost, il était devenu le symbole de tout un peuple et a malheureusement connu une fin tragique a une époque ou la F1 connût au même moment elle aussi sa première fin de cycle avec l'arrivée de l'assistance électronique.

Réalisation :
La structure du documentaire choisit par Asif Kapadia reste la plus simple du monde. Le réalisateur londonien opte pour un angle chronologique, de la toute première course en kart d'Ayrton en 1977 jusqu'à la date maudite du 1er Mai 1994. On a beau connaître, avoir vu et vécu pour certains le parcours du pilote et pourtant... La puissance de ces images d'archives choisit par le réalisateur semblent être toujours aussi forte. Comme si le charisme de Senna ne s'était jamais éteint au fil des années. Et là où Kapadia est aussi très astucieux c'est qu'il choisit de ne faire intervenir les différents portrait du monde de la F1 qui ont connût le triple champion du monde qu'en voix-off. Le documentaire prend alors une forme bien plus solennel, limite proche d'un véritable « souvenir vivant » sur pellicule bien loin des interventions « posées » classique de la structure du documentaire tel qu'on la connait. Sublimé par la merveilleuse composition d'Antonio pinto, le spectateur se retrouve constamment pris d'une émotion extrêmement forte comme la séquence ou Senna gagne son premier GP du Brésil au bord de la fatigue physique et psychologique la plus éprouvante, de la relation particulière qu'il entreprit avec le médecin de course Sid Watkins, de ces très rares images le montrant avec sa famille et bien sûr de sa rivalité avec son coéquipier, rival et ami Alain Prost. La dernière partie au circuit de St-Marin fait preuve d'une certaine pudeur, d'une sobriété, d'une rupture de rythme si pesante que l'on se dit « cette fois-ci c'est bien la fin », l'étau ce resserre et Asif Kapadia le sait. On a beau avoir déjà vu où vécu l'accident d'Ayrton Senna mais rien y fait, ce qu'on veut c'est changer l'histoire, changer la fin.

Conclusion :
Même si certains reprocheront au réalisateur de manquer de recul sur l'homme en oubliant de citer certains détails, Senna reste à n'en pas douter l'un des plus beaux portrait que le monde du documentaire sportif ai connu jusque ici. Pas besoin d'être spectateur ou fan du monde de l'automobile pour apprécier ce documentaire car il s'agit bien de l'Homme qu'Asif Kapadia décide de mettre en avant. On ne peut rester insensible face à une telle vie, une telle force et un tel charisme. Ceux qui ne comprennent pas comment le sport peut influencer des existences ou celle d'un peuple tout entier, comment un public peut s'identifier à un sportif de haut niveau alors qu'il peut pourtant être bien loin de son pays d'origine, de sa langue, de sa culture, de son milieu social...trouveront sans aucun doute une forme de réponse à travers le portrait d'Ayrton Senna. Le portrait d'un homme véritablement amoureux de la victoire mais surtout de sa passion qu'il en a payé de sa vie. Un vrai héros.

Par Vincent N.Van.

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Avis du jour

 

 

 

Question du jour : pas mal de réalisateurs laisse planer le doute et aujourd'hui l'équipe Madealone penche sur le cas d'Alex Proyas, cité comme étant un réalisateur de génie après ses deux premiers films devenu culte (The Crow et Dark city) et adulé par la communauté cinéphiles. Tel un Terrence Malick c'est avec 4ans d'intervalles entre ses films que le bonhomme choisit de revenir avec une bobine sous le bras. Après le juste sympa I-robot c'est avec le très moyen Prédiction qu'il fût de retour dernièrement. Selon vous, Alex Proyas c'est-il tout simplement perdu dans le labyrinthe du Dct. Schreber ?

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N.VAN (pour les passionnés de cinéma, avis à chaud, critiques, dossiers...)

Par Madealone Blog créé le 08/02/11 Mis à jour le 17/04/14 à 21h29

A travers notre blog vous découvrirez nos "avis à chaud" sur les sorties cinés ainsi que différents dossiers toujours plus complets et rédigés avec passion.

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