Super LynSyn Bros

Par lynsyn Blog créé le 01/07/10 Mis à jour le 05/04/11 à 22h56

Blog éclectique de deux frères passionnés de jeux vidéos. Au programme, tests, opinions diverses et découvertes en tout genre.

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Assassins are back...

Alors qu'en 2007 sortait dans nos boutiques préférées le très attendu Assassin's Creed dont le succès auprès des joueurs reste malgré tout mitigé, 3 ans après vient garnir notre bibliothèque son deuxième successeur : Assassin's Creed BrotherHood. Après un Assassin's Creed 2 supérieur au premier, que vient nous offrir ce 2.1 ?

 

Avant de m'avancer plus dans le sujet, je tiens à préciser que la série Assassin's Creed à toujours été pour moi une vague déception. Fervent admirateur de la saga « l'assassin royal » de Robin Hobb, j'ai toujours imaginé l'assassin discret, précis et subtil. Autant dire que la brute de décoffrage qu'était Altaïr ne m'a pas, malgré sa classe implacable, vraiment convaincu. Il en a été de même avec Ezio. Je pensais donc la série bonne à s'éterniser dans un aspect trop « Prince of Persia » pour moi. Brotherhood vient ici me donner tort...


Assassin's Creed 2 nous avait laissé sous le Vatican, après la rencontre d'une « Déesse » nommé Minerve nous annonçant quelque chose comme la fin du monde made in 2012 le film. On n'est pas loin de la vérité lorsque l'on sait que Desmond, le héros du présent a qui elle s'adresse vit en... 2012.


La fluidité du récit est ici totale puisque l'on reprend exactement là où l'on avait laissé l'histoire, Ezio fuit Rome avec la Pomme d'Eden et Desmond part se trouver une nouvelle planque après s'être fait  capter par ses anciens bourreaux d'Abstergo (les vilains Templiers d'aujourd'hui).  Le but maintenant est d'exploré la mémoire génétique d'Ezio afin de voir sa reconquête de Rome. Si l'histoire est intéressante vis-à-vis des Borgia etc, on ne comprend pas tant l'ajout côté de la trame principale du fait que l'on apprend... quasiment rien. Brotherhood est donc un épisode à part dans la franchise Assassin's Creed, l'occasion d'étoffer un peu le récit, de s'attarder plus sur l'aspect assassin que sur l'aspect capilo-tracté d'un scénario multiculturel aux confessions diverses dont on ne sait pas où il va vraiment aller (si les développeurs le savaient eux-même, ce serait déjà pas mal).


Mais si cet épisode n'apporte pas grand-chose côté scénario il remplit largement sa part côté gameplay. En effet, le point le plus intéressant reste le taux de synchronisation différentiel. Je m'explique, pour chaque passage que l'on doit revivre (appelé mémoire) des objectifs sont fixés tels que : ne pas se faire repérer, n'assassiner que telle personne ou qu'avec tel objet, etc. Autant dire qu'il en fallait pas plus pour exciter la fierté de gamer de beaucoup et donc... l'instinct du véritable Assassin. Fini les entrées en bourrins dans la forteresse à la v'là que je te pousse, fini le tabassage de gardes en pagaille, il va falloir être fin, contourner les obstacles et être réfléchi afin d'obtenir nos chers 100%. Un autre point vient encore renforcer l'impression de complet Assassin : le système de combat (bah oui, faut bien se friter de temps en temps quand même). En plus des coups et contres habituels, un système d'exécution est mis en place, venant abréger les combats de manière assez fulgurante, pour mieux prendre la fuite bien entendu. La palette de coups est par ailleurs enrichi des coups de pieds, du lancer de sable (très pratique en un contre un) et les couteaux et balles viennent s'inviter en plein combat de manière extrêmement fluide. Autant dire que les joutes longues et répétitives des deux premiers épisodes font maintenant parties du passé.


Cependant, pour être plus performant, Ezio devra bien entendu s'équiper, ayant perdu son équipement dans une facilité scénaristique dont on se passera de la commenter.  Revient donc sur le devant de la scène, la rénovation des échoppes à l'instar de Monterigionni dans le précédent opus. Sauf que là c'est Rome qu'on rénove, pas la villa de campagne. Autant dire qu'il y a du boulot. Ces diverses rénovations permettent d'avoir accès à des rabais mais aussi aux services de nos chères femmes de joie, des voleurs et des mercenaires. Viendront s'ajouter à ces trois classes nos propres Assassins que nous devons former afin d'augmenter leurs caractéristiques d'armes et d'armures. Une fois ceux-ci prêts, ils peuvent à tout moment venir mettre un joyeux bordel dans les batailles.


Autant dire que cet épisode est riche et complet, et avec la foule de missions annexes tels que celles de De vinci ou de Claudia (la soeur d'Ezio) ou encore les contrats d'assassinats, nous sommes toujours occupés et ce n'est pas pour nous déplaire !


Enfin, vient s'ajouter un mode multijoueur qui en a laisser plus d'un dubitatif mais qui se montre terriblement efficace. Avec 50 niveaux possibles, des bonus déblocables à divers échelles, des attributs de réussites et d'échecs et trois modes multi : la traque, la chasse à l'homme et l'alliance, le mode en ligne s'avère assez complet pour un début et surtout terriblement addictif. Le principe de la traque est simple, on choisit un type de joueur (médecin, noble, rôdeur, etc) et l'on se lance. Chacun des joueurs à une cible et est traqué par une autre... dans une foule de clones. Autant dire qu'il faut être alerte et sur ses gardes afin de ne pas se faire prendre par surprise par nos poursuivants, tout en restant observateur afin de trouver notre cible. Les joueurs jouant le jeu pour le moment, les parties font place à une véritable paranoïa où la moindre erreur est sanctionnée. L'alliance reprend le concept en 2vs2vs2 tandis que la chasse à l'homme est une partie en deux manches où l'on est tantôt le chasseur tantôt le chassé.


En bref, Assassin's Creed Brotherhood est et reste un épisode à part dans la série, mais il est sans doute le plus riche, le plus complet et le plus immersif de tous. Malgré la vieillesse d'un moteur graphique et une IA à la ramasse, il reste un titre plaisant et véritablement à recommander.


Lintu

Résumé :

Graphismes 15/20 : Malgré des efforts de finesse durant les cinématiques, le moteur graphique se fait vieux et cela se voit. Ça clippe et ça bave souvent, néanmoins le tout reste fluide.

Gameplay 18/20 : Quasiment rien à redire, excepté peut être une IA un à la ramasse tant côté citoyens que côté gardes. Ezio n'a pour sa part rien à se reprocher, le contrôle reste intuitif et fluide, peut-être même un brin trop assisté.

Bande Son 15/20 : On reprend les mêmes thèmes et on recommence. On va pas s'en plaindre, cela marche si bien ! 

Scénario 10/20 : Peut être un peu sévère, mais je sanctionne plus ici l'exploitation d'une série au détriment de sa trame principal.

Durée de Vie 18/20  Avec sa multitudes de missions annexes et son mode en ligne, rien à redire, Assassin's Creed Brotherhood remplit largement son contrat pour un jeu de ce type.

Note arithmétique 15.2/20, appréciation générale 16/20.

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Édito

Bienvenue dans le blog de deux frères, SinShaark et Lintu, tombés dans la passion du jeux vidéo depuis leur naissance. Point d'avis d'expert , simplement l'opinion de passionnés, curieux invétérés.

SinShaark, né en 1985, a déjà 20 années de jeu derrière lui. Joueur polyvalent, il a cependant une nette préférence pour les RTS, les jeux de gestion/simulation et les jeux automobiles.

Lintu, natif de 1991, a pour ainsi dire autant d'années de vie que d'années d'expériences en jeu vidéo. Jamais loin de son frère, il a développé cependant une vision propre du monde vidéoludique. Joueur compulsif d'RPG, il apprécie néanmoins n'importe quel type de création, aussi bien un bon FPS qu'un jeu action/aventure.

Vous pourrez retrouver ici moult billets, allant des tests, souvent écris séparément afin d'offrir des aperçus différents d'un même titre (ou pas !), aux mises à jour d'humeur ou encore de variables posts au sujet hétéroclites.

Enjoy !

SinShaark & Lintu

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