Lerebours
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Insert Coin (Jeu vidéo)

WARNING !

A Huge Battle Ship is approaching fast


Au milieu des années 80 le shmup s'éloigne définitivement des jeux dans la vaine de Galaga caractérisés par leurs graphismes  rudimentaires et le peu de stages qui les composent. Gradius en 1985 illustre à merveille ce passage, ce titre doté d'une identité visuelle forte propose de voguer dans près  de sept stages  donnant la sensation de voyager dans les confins de l'espace.

 

C'est durant cette période de transition ou les shoot'em'up commencent à prendre forme que Darius premier du nom voit le jour en 1986. Dés le début Taito frappe très fort en proposant un cabinet dédié disposant pour l'époque d'un écran de taille gigantesque et d'une immersion sonore poussé, au point de bénéficier un caisson de basse dans le siège de la borne. Les graphismes grouillent de détails, et comme pour faire la nique à Konami le titre se contente de 26 stages et de onze boss différents qui font juste près de six fois la taille de votre petit Silver Hawk.

Dés sa naissance Darius se caractérise par son sens de la démesure...


En 1989 Darius II fait le boulot comme toute bonne suite, le jeu évolue graphiquement et il en va de même pour la taille des boss. Ils sont pour la plupart deux fois plus imposants que leurs compères de Darius I qui réapparaissent d'ailleurs sous forme de mid-boss, relégués ainsi au rang de seconds couteaux. Certains des nouveaux venus s'étalent sur toute la longueur de l'écran  tel le Yamato, énorme cuirassé échoué dans les décombres d'une mégalopole, ou le Driosawn serpent mécanisé qui vous montrera toute l'étendue de son corps en vous fonçant dessus.  

 

Alloy Lantern se démarque du reste de la fratrie car  il ne laisse entrevoir qu'une partie de son corps et là l'imagination d'un gosse de huit ans s'occupe de faire le reste. La grande force de cette première rencontre est de laisser à penser que ce boss est énorme vu que sa taille est suggérée mais surtout confirmée lorsque vous rentrez dans la gueule de ce monstre mécanique pour aborder la seconde phase du combat. A l'époque l'effet est garanti !

  

La graine a germée et va continuer de croître...

 

Au milieu de années 90 Taito abandonne ses bornes dédiées, qui n'accueillirent au final que très peu de jeux dont Darius I & II, Ninja Warriors et Rastan Saga III pour revenir sur un format standard avec Darius Gaiden l'épisode culte de la saga. Si les boss sont de taille respectable, ils impressionnent surtout par leurs entrées en scène qui sont tout bonnement explosives et apportent un charisme incroyable au joutes de  fin de niveaux. Mais l'un d'eux va immédiatement sortir du lot, le bien nommé Titanic Lance qui en impose dés son arrivée, et pour cause ce boss gigantesque prend près de six écrans.


Il compose à lui seul la seconde moitié de la zone M et se démarque aussi par sa difficulté digne des gardiens des dernières zones. Résistant et composé d'une multitude de patterns correspondant à chaque blocs de son corps, ce boss est une véritable épreuve de force et d'endurance. D'une difficulté telle que lors du portage de Darius Gaiden sur Saturn, sa résistance, la vitesse de ses patterns ainsi que certains motifs de tirs seront remaniés. Tout les ingrédients étaient réunis pour faire de Titanic Lance un boss légendaire. D'ailleurs si l'on se repenche sur d'autres shoot'em'up de Taito, la boîte annonçait d'une certaine façon l'arrivée de cet ennemi titanesque...

 Amazo (1991 - Arcade - Metal Black)



Peace Destroyer (1993 - Snes - Darius Force)


Titanic Lance (1994 - Arcade - Darius Gaiden)


You will see creation of new lives...

 

1997 annonce le passage à la 3D pour la série et l'accroche du nouveau titre sera la suivante "You will see creation of new lives". G-Darius donne à admirer des boss prenant littéralement vie dans votre écran. L'animation est saisissante et de grande qualité. Comme d'habitude ils font leur entrée de manière fracassante au son assourdissant du WARNING, et assurent le show avec des chorégraphies meurtrières. Le mouvement est le maître mot dans cet épisode car au final si les développeurs ont perdu en  finesse par rapport à la 2D, la 3D va leur permettre de se lâcher complètement en dynamisant les déplacements des boss qui sont devenus de véritables colosses. A quelques rares exceptions aucun ne tient dans l'écran, on peut même dire qu'ils débordent et sont d'une rare violence. 

Si en 1994 Titanic Lance impressiona, Queen Fossil et Fire Fossil poussent le délire encore plus loin. Imaginer la tour Montparnasse tournée à l'horizontale cela vous donnera une idée de l'échelle de ces deux monstres.

Final zone is over ?


2009 sonne le retour de l'infernale bande de poiscailles spatiales avec un épisode inattendue du nom de Darius Burst sur PSP. Il s'agit là d'un très bon titre, qui tient le haut du pavé sur la console de Sony et reste une excellente porte d'entrée en la matière pour ceux qui souhaiteraient plonger dans les eaux troubles de Darius. Si l'imagination et l'inventivité des mises en scènes de Darius Gaiden et G-Darius ont marqués plus d'un joueur, Darius Burst souffre de la comparaison avec ses illustres ainés. Non pas qu'elles soit mauvaises, mais elles s'avèrent moins nerveuses et spectaculaires. Même si les boss sont imposant ils sont bien plus lent et pataud que les bêtes de courses de G-Darius mais peut-être est-ce du au support ?


Et là nouveau coup de semonce en 2010 Taito annonce le portage du titre PSP en arcade sous le nom de Darius Burst AC, mais surtout revient 26 ans plus tard aux origines de la série en redonnant la possibilité de s'éclater les mirettes sur une imposante borne dédiée. Les boss grossissent à vu d'oeil et arcade oblige retrouvent leur bestialité d'antan avec des patterns bien plus vicieux que sur PSP. L'aventure continue...


This Zone is over

We are now rushing into next Zone

Be on your guard !




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Lerebours

Par lerebours Blog créé le 09/01/12 Mis à jour le 06/09/15 à 14h44

Shoot'em'up, What Else !

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