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Le Blog de Monsieur Moustache
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J'en ai la moustache en berne...

 

Parce qu'avant tout Gameblog c'est l'émotion ressentie face à un jeu. Aujourd'hui: la frustration.

 

Les rues de la petite ville dans laquelle j'habite étaient innondées de soleil, une légère brise soufflant et rafraichissant les jambes des jolies jeunes filles paradant sur les terrasses de café... Inaccessibles autant que pouvait l'être la sortie du RTS mythique de Blizzard il y a encore quelques mois. Désirs contrariés.

Arlésienne à la hauteur d'un Gran Turismo, Blizzard coutumier du fait, nous en avait fait furieusement baver, repoussant à mesure que les saisons s'écoulaient le calendrier de leur titre. Promesse d'un orgasme vidéo-ludique sans cesse repris.

Puis vint la d ate de sortie. C'était d'abord un horizon lointain, une perspective invisible mais qu'on prenait plaisir à s'imaginer. On savait qu'à la faveur chaude de l'été nos tours cracheraient leurs tripes, qu e nos processeurs ne trouveraient plus le repos, que nos aisselles suinteraient un liquide jaunâtre la douche étant sans cesse repoussée au profit d'un protoss tranché en deux.

Mais à mesure que l'attente s'installait, l'impatience se mit un à poindre le bout de son nez crasseux. Dévorant chacune des news ou des vidéos distillées au compte goutte par le département marketing du développeur bleu, le fan commençait à faiblir. Le provincial que je suis pestait de ne pouvoir se rendre à la sortie sur les Champs. D'autres que moi pourraient s'adonner avant moi à la campagne terran. Je les maudissais tous...

 

Mon portable sonna. La ruelle était étroite et ombragée, les oreilles indiscrètes absentes. Il me dit qu'il y avait une solution. Il me dit que s'était possible. Il me dit que nous avions trop attendu. Il avait raison. Enfin c'était terminé. Il était arrivé et nous pouvions l'obtenir. Il raccrocha. Je savais où aller.

10 pas. 150 pas. 500 pas. J'y étais. Ils l'avaient. Je tendis les billets. Je le mis dans mon sac. 

Ne trouvant plus les mots pour vous décrire le reste je préfère vous transmettre ces trois photos, rendant hommage à ce fantastique institut qu'est l'Actor Studio.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                

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Moustaches illustres

Si il est des chansons qui pourraient être un hymne à ce blog et à votre serviteur, celle de Maria De Rossi vient forcément en tête de liste. Véritable cri du coeur envers nos poils labiaux, la fringante marseillaise est toute émoustillée en pensant à nos pileux attributs faciaux.  Ah ah ah qu'elle aime la moustache..

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J'en ai la moustache qui frétille...

Il y a de ces moments qui marque au fer rouge les oreilles et le coeur. De ces découvertes qui te brasse à t'en faire chialer. De ses expériences live que tu es content d'avoir vécu avant de mourir.

Lors du festival la 7e vague (http://www.7vague.com/) Nneka nous a perforé la poitrine. Un grain de voix extraordinaire, une soul emprunte de révolte, un arrangement synthétisant pop et mélodies africaines.

Pas particulièrement fan de ce genre musical, Nneka m'a juste estomaqué. L'univers de cette chanteuse nigérianne de 28 ans est tellement riche...

Bref énorme coup de coeur.

Pour ceux qui ne la connaisse pas encore voilà un ptit extrait (navré la qualité du son laisse un peu à désirer):

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J'en ai la moustache qui frétille...

/!\ Avertissement préalable: quelques spoils concernant la série, même si ils demeurent assez limités /!\

Le petit avis (dont tout le monde se fout) de Mr_Moustache. Aujourd'hui Mr Moustache se permet de se la ramener sur God of War 3. Da Blockbuster du printemps sur Ps3. Du sang, de la sueur, des titans qui font peur...*

 

*Oui Mr Moustache est aussi poète à ces heures. 

Voir aussi

Jeux : 
God of War III
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J'en ai la moustache qui frétille...

Exercice oh combien difficile que j'ai partiellement foiré m'enfin j'assume. Voilà ma première vidéo réalisée dans le but de vous faire partager mes premières impressions concernant SSFIV. 

Enjoy (ou pas). 

 

 

En espérant que les prochaines soient plus riches en contenu (je me rends compte que j'ai pas dit grand chose finalement). 

 

Voir aussi

Jeux : 
Super Street Fighter IV
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J'en ai la moustache en berne...

 

Il y a des signes qui ne trompe pas. D'abord la salle était noire et humide au moment de la projection d'Adèle Blanc-Sec*, cette belle soirée de printemps où il aurait fait meilleur à être en terrasse en sirotant un Martini. Puis vient le logo EuropaCorp, et tel le veau qui sait qu'il va se faire égorger, distinguant la sombre silhouette de l'abattoir, on tente de se rassurer en se remémorant les vertes prairies... Les Léon, Grand Bleu et autre 5e élément qui après tout n'étaient pas si mauvais et pourtant sabrer par la critique... Qui sait Besson réalisateur est peut-être juste un incompris, un génie capable de saisir les codes d'une époque en les transcendant au cinéma pour en faire des films générationnels salués par le public mais boudés par la presse spécialisée.

 

On sent que l'héroïne de la BD est colère. Il y a de quoi. 

 

Le générique égraine le nom des acteurs. Et déjà le malaise s'installe. Tout ça est grandiloquent, maladroit, la musique faussement pompeuse. Ensuite vient la visite du Paris de la Belle Epoque, entre carton pâte et carte postale, caricature mièvre et sans intérêt. Les personnages se succèdent sans qu'aucun ne parviennent à nous convaincre du bien fondé de leur existence. Bien sûr leurs traits sont marqués façon début 20e, leurs oreilles décollées et leurs dégaines débonnaires devraient nous attendrir... Mais non. Il y a comme une odeur de silicone frais, c'est cheap, la sauce est aigre, le spectateur est tout sauf transporté.

 

Le film retranscrirait une France de la Belle Epoque fantasmée. Mais point de fantasmes pourtant juste des clichés carton-pâtes et des costumes made in EuropaCorp.

 

Alors arrive Louise Bourgoin. Elle est magnifique. Digne des pins-up de Mister P. J'adore son grain de beauté sur le coté droit des lèvres. La scène du bain est juste divine de part la plastique de la donzelle. Mais bon dieu qu'elle retourne au cours Florent. Son jeu est d'une médiocrité, sa palette d'émotion tellement rachitique. Et puis sur canal elle avait au moins le mérite de presque faire rire. Dans Adèle Blanc-Sec les fausses blagues sont télescopées en veux-tu en voilà. Vague réminescence d'Indiana Jones dans le crâne de Besson, ce dernier  se souvenant probablement que dans les grands classiques des films d'aventure, on aime bien faire rire le moufflet. Mais là ça retombe juste comme un soufflet (notez la rime riche). Ah oui , dans ce genre,  normalement il y a aussi de bons effets spéciaux et une mise en scène dynamique où on ne s'ennuie pas un seul instant. Besson avait pourtant fait ses preuves par le passé dans ces domaines respectifs. Mais là, je sais pas, il a du choppé la courante à Miami ou  confié ses effets spéciaux à Chris Dane Owens (http://www.youtube.com/watch?v=EDyDz8WeiM4). Ou alors il s'est rappelé que désormais c'était lui le producteur et il a radiné.

 

 

Louise, je t'aime mais plutôt que de te perdre dans ta lubie d'actrice, devient ma femme et occupe toi de notre future progéniture. Je dis ça, c'est pour ton bien. 

 

J'ai une théorie sur la stratégie du gros barbu aux manettes (non pas que j'ai un problème contre les gros barbus, moi même faisant parti de cette secte). Ce dernier étant fasciné par ce qui marche au States, The French Producer s'est dit que les adaptations Marvel avaient de la gueule et rapportaient du pognon. Et là, dans sa villa à Miami, il est tombé sur la BD d'Adèle Blanc-Sec. Il a feuilleté l'album sur le trône dans ses toilettes de 30m2. D'abord rien ne s'est passé. Puis il a ouvert son frigo, et en s'enfournant une part de camembert coûteusement importé de Normandie, la révélation. L'adaptation d'une bd du vieux continent façon hollywood, la French Touch d'EuropaCorp en plus. Le camembert de tout évidence était rance. 

 

"Cette tourista tombe au pire moment et les chiottes du plateau de tournage sont vraiment exigues... M'enfin rentabilité oblige, c'est moi qui paye. Par contre c'est décidé j'arrête de faire importer du calendos. Allez encore un ptit effort.... Mfffffffff."

 

*Tentative de vanne à la Desproges, le talent en moins.

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J'en ai la moustache qui frétille...

Avertissement : cet article contient un certain nombre de spoilers, je vous déconseille donc de le lire si vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir le film.

 

 

A l'occasion de la sortie du Blu-ray d'Avatar, Mr Moustache ne pouvait rester plus longtemps silencieux sur le dernier long-métrage de James Cameron.

 

 

Yggdrasil le fameux arbre ayant tant inspiré, de Seiken Densetsu à Avatar.

 

Le film est le plus rentable de l'histoire du cinéma, ce dernier s'approchant peu à peu des 3 milliards de recettes. Mais au delà du succès économique, ce dernier divise aussi la communauté cinéphile. Trame naïve pour ne pas dire simpliste, personnages stéréotypés, mise en scène édulcorée, beaucoup de spectateurs n'ont pas été séduit par le blockbuster. Autant le dire toute suite, cette review ne sera pas une réponse à ces réserves. A mes yeux, Avatar est juste l'antithèse de ce que peut être un bon film SF.

 

Dans Starship Troopers les Marines sont sévèrement burnés. Et rappelle quelque peu le caricatural colonel d'Avatar.

 

Pour autant, il m'a indéniablement marqué (4e visionnage, . D'abord de part son caractère d'étalon technique, repoussant les limites de tout ce qui avait été réalisé jusque là en terme d'animations 3D et de lien entre film et images de synthèse. Et puis, à travers sa vocation à toucher le public le plus large possible, c'est aussi un formidable melting-pot de tout ce que savent faire les cinéastes d'aujourd'hui. Oui Cameron a su synthétiser et se réapproprier une multitude de genres différents, puisant sans vergogne dans de multiples univers. 

 

Ainsi s'inspire t'il de Paul Verhoeven tant dans l'aspect très caricatural des marines rappellant furieusement Starship Troopers que dans ses mechas (hommages à Robocop?). Le réalisateur puise aussi allegrement dans sa propre filmographie, les détecteurs de mouvements évoque Alien 2, le colonel a des vrais aires de Terminator. Mais Cameron va volontairement élargir le propos SF en s'inspirant de la mythologie scandinave via l'arbre maison, transfuge de l'arbre monde Yggdrasil. Les Omatikayas ne sont jamais que des indiens new-age. La bluette sous de lancinants airs de flutes est  à la croisée des chemins entre Titanic et Pocahontas. Enfin on remarque aussi quelques emprunts à la vision écologiste japonaise (la forêt organique à la Mononoke / les kodama, revoir aussi Mushishi). 

 

 

 

Les Kodamas, mignons petits esprits de la forêt de Mononoke. 

 

 

Finalement Avatar c'est donc un peu tout ça. Un film SF un peu bâtard, destiné à plaire au grand public. Une pincée de Verhoeven aliénée par du Hakuna Matata made in Disney. Et pour moi la mayonnaise, pourtant à première vue furieusement indigeste, prends sans aucun problème. Talent du Mr au commande oblige. On se retrouve alors à admirer le réalisateur virtuose surfer sur les grandes problématiques du moment, réussissant à faire sienne la détestation que les occidentaux ont désormais d'eux mêmes... Colons sans scrupules, dingues de la gâchette, peuple matricide... L'être humain n'aura jamais été aussi infâme dans un film de cet ampleur. Peut être qu'à cet égard le film marque un tournant...

 

La pseudo review en vidéo (vous noterez la qualité du cadrage, de la mise en scène et du commentaire) :

 

 

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Moustacktualités

Un mignon fait divers en région lyonnaise après la triste défaite 1-0 contre le Bayern.

Un jeune garçon de 11 ans a été interpellé hier au volant de la voiture de ses parents. Ce qui a frappé semble t'il les témoins c'est plus les 1m50 et le visage enfantin du conducteur que sa conduite n'ayant provoqué aucun incidents sur une vingtaine de kilomètres. Et le commissaire divisionnaire d'affirmer que le délinquant de la route se serait entraîné sur sa console pour commettre son forfait. 

Va falloir que je planche sérieusement sur Blur ou Forza, j'ai toujours du mal à réaliser mes créneaux. 

 

 

Sous ses allures de poupin se cachent peut être un Baboulinet qui aime le tuning et la vitesse...

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J'en ai la moustache qui frétille...

C'est aujourd'hui que Kick-Ass sortait en salle, et votre serviteur, à savoir moi, Mr Moustache, ne pouvait laisser passer l'occasion de rater pareille adaptation de comics.

 

Kick-Ass est donc l'adaptation d'un comics créé par Mark Millar et John Romita Jr. Comme la couverture l'indique leur héros aime botter des culs mais l'inverse est malheureusement plus souvent valable.

 

Pour synthétiser l'univers, nous avons ici à faire à un adolescent looser doté d'un nombre de pouvoirs limités à une banale explosion hormonale propre à son âge. Tout son potentiel réside dans sa formidable admiration pour les types qui portent des collants moulants et des masques. Oui Dave Lieswski a une obsession: les super-héros. Et il décide de rejoindre leur grande famille en commandant un costume vert de plongeur sur Amazon. S'en suivra une intrigue (que je ne dévoilerait pas) l'amenant à cotoyer un certain BigDaddy campé par Nicolas Cage et sa fille de 11 ans, Hit-Girl, véritables psychopathes en puissance mais partageant la même frénésie pour les costumes en cuir, en latex ou en lycra. 

A chaud je suis assez enthousiaste sur le contenu et le contenant. D'abord le film a de réelles qualités formelles, notamment dans certaines scènes d'actions vraiment très inspirées. Par ailleurs, à la manière de Watchmen d'Alan Moore, Kick-Ass éclaire le monde du comics et du film de super-héros d'une lumière neuve. Et si Mr tout le monde se transformait en un justicier (avec une cape) pour aller botter le cul de vilains pas beaux? Quelles dérives cela pourraient engendrer? Comment réagirait la société? A ce titre Kick-Ass a le mérite de véritablement mettre à jour ces problématiques, puisque la popularité du super-héros tient plus sur son buzz sur Youtube (le filmant se faire défoncer) que sur la qualité de son costume. 

Bref pas mal de très bonnes idées. Quelques maladresses aussi, les touches de teenage-movie auraient été dispensables,  certains titres de la BO ne feront pas date et on aurait aimé peut-être un peu plus d'hémoglobine. Mais enfin l'essentiel est là : un film de genre rafraîchissant et accrocheur. Les références geekesques pleuvent et le tout se termine sans qu'on ait vu le temps passé !

Mention spéciale pour la perf de Nicolas Cage, de pareilles moustaches, ça laisse vraiment rêveur. 

 

 

Le petit teaser qui va bien !

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J'en ai la moustache qui frétille...

 

Il y a de ces albums qui sont une véritable invitation, de ces riffs de guitares qui sentent la fusion des corps, de ces accords de piano qui s'apparentent plus à des draps froissés qu'à du Jean-Sebastien.

Le dernier album d'Air fait bien partie de cette catégorie. Un plaisir indicible vous étreint lorsque les premiers accords des deux  versaillais sont crachés par vos enceintes. Oui Love2 est orgasmique. Mieux, il peut se révéler l'arme ultime si lors d'une fin de soirée arrosée vous êtes finalement parvenu à ramener la dernière jouvencelle éméchée qui traînait. 

Appel à la débauche, savoureux mélange de sauces éléctros et de ballades des années 70-80, Love2 sent le poppers et le sperme rance. C'est parfois écoeurant mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime.

Jouissif, tout simplement.

Y a pas à dire ces deux ptits bourgeois savent parler aux femmes.

Et le ptit lien qui va bien. Ne me remerciez pas, tout ce passera bien ce soir avec :

http://www.deezer.com/music/air/love-2-397091?provider=website

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Le Blog de Monsieur Moustache

Par Keidjin Blog créé le 23/01/10 Mis à jour le 24/07/10 à 16h16

Humble contribution, mon mien (de blog) ne prétend en aucun cas révolutionner la blogosphère. J'y partagerai donc mes futiles exaltations, mes brefs dégoûts, quelques unes de mes visions et autres déliriums accablants. Magnanimes j'espère que vous serez, car il s'agit d'une première expérience.

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Édito

Et Dieu créa la moustache, vaste étendue capillaire située entre le nez et les lèvres. Mais dans sa grande sagesse il décida que cette dernière serait multiple. Frisée, drue, fine, taillée avec soin, grossière servant de garde-mangé... Oui il y a autant de moustaches qu'il y a de systèmes solaires. Mais dans chacune d'entre elle, résonne la promesse d'une virilité éternelle : De Freddy Mercury à Tom Selleck, de Victor Newman à Dali, on a tous quelque chose en nous de Mr Moustache. 

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