Transmédia feat. Jeux vidéo

Par hepiq Blog créé le 07/09/13 Mis à jour le 30/11/15 à 11h30

L'intérêt de ce blog est de traiter de la transmédialité audiovisuelle, et plus particulièrement des projets liés aux jeux vidéo. Chargé de projet Transmedia (FR/EN/DE).

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Catégorie : Société

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Société (Jeu vidéo)

Bannie de Twitch parce qu'elle est Transsexuelle

 

 

 

Parfois la vie de streamer Twitch peut être difficile quand on est confronté à certaines communautés adeptes du Troll ou à des viewers isolés malintentionnés. Souvent, la cause de ces bashing est la jalousie face au succès, mais parfois, on peut être victime d'un bashing juste parce qu'on sort de LA norme. On a tous vu des vidéos de Youtubeurs célèbres se moquant ouvertement de personnes sous prétexte qu'elles sont ridicules ou laides, et le pire c'est que sur Internet c'est socialement accepté, voire même encouragé. On peut prendre en exemple Cyprien se moquant de la rappeuse Liza Monet, ça a fait un buzz énorme et on a vu des centaines de personnes faire des vidéos pour suivre le mouvement et se moquer d'elle.

 

Sur Twitch, la mode est plus au Cyber Swatting, avec le très récent cas de Bibix, mais en cherchant sur le net, vous trouverez énormément d'autres cas aux USA. Il existe cependant encore un autre phénomène, celui de la clôture des comptes des streamers indésirés par une partie de certaines communautés. Comment faire clôturer le compte de quelqu'un ? Tout simplement en effectuant un report massif de celui-ci, avec un grand nombre de signalements, le compte est immédiatement clôturé de façon préventive, jusqu'à ce que la véracité de ces reports ne soit vérifiée par la plateforme de streaming.

 

C'est ce qui est arrivé à DamDam et sa chaîne Twitch (damdamlive, n'hésitez pas à la suivre sur Twitch pour assister à ses prochains lives) samedi soir.

 

Damdam est connue pour ses superplays, mais son domaine d'activité sur Twitch est vaste, on peut assister à des mix, des sessions de discussion, du gaming live de jeux (notamment PS2) et des sessions live improbables, comme des mots fléchés coopératifs ou la préparation de sandwichs.

 

Que s'est-il alors passé samedi ?

 

Damdam arrivait doucement à la conclusion de son stream, discutant en live avec ses viewers, quand soudain son stream fut interrompu, et sa chaîne Twitch désactivée.

 

 

Pourquoi ?

 

Tout simplement parce qu'elle s'était retrouvée dans la catégorie League of legends (abrégé en LoL) après avoir écrit : LOL (Laughing out loud) dans le titre de son stream. Ce qui a suscité un vif intérêt chez les viewers cherchant à regarder du League of Legends, le stream de Damdam a subitement attiré des centaines de nouveaux viewers. Mais face à l'intolérance provoquée par l'immaturité d'un bon nombre de gamers (on sait que l'homophobie est très répandue dans les communautés de MMO à succès, League of legends, Call of duty, et j'en passe), un phénomène de mass reporting s'est installé, conduisant Twitch à clôturer la chaîne.

 

Bien heureusement, après vérification de la part de Twitch, la chaîne a refait son apparition comme si rien ne s'était passé, voyant qu'il n'y avait aucune raison valable à ce que la chaîne ne soit clôturée.

 

Avec cette histoire, une de plus..., il est désolant de voir à quel point l'intolérance, le troll, le bashing sont devenus des actes banalisés et désinhibés sur Internet et parmi certains groupes de personnes appartenant à ces communautés de gamers.

 

Je voulais en parler, le partager, car généralement ce genre d'évènement passe malheureusement inaperçu, alors que c'est quelque chose de grave. 

 

Pour suivre DamDam et ses lives : sa chaîne Twitch, sa page Facebook, et son Twitter .

 

Complément : pour faire suite à cet article vous pouvez lire l'article de Damdam herself sur son blog, où elle explique les faits.

 

 

 

 

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Société (Divers)

 

Bien souvent, quand il est question de buzz sur twitch via des donations énormes (cas récent : libertygamingo avec son gain de + de 10 000 followers grâce au faux Amhai) on assiste à des bonds importants dans l'activité de la chaîne de la victime. Ce qui est bénéfique sur le long terme puisque le Twitcheur bénéficie d'une visibilité médiatique importante pendant quelques jours, et booste sa communauté pour ses streams à venir.

 

Il est alors étonnant de voir que Bibix, victime malheureuse d'un canular, n'a pas eu droit à ce phénomène, alors que sa visibilité médiatique actuelle est nettement supérieure à celle du cas libertygamingo, et dépasse même les sphères vidéoludiques.

 

Alors pourquoi Bibix ne bénéficie-t-il pas de Boost communautaire ?

 

La réponse est glauque, le public ne s'intéresse qu'à ce qu'il peut haïr, jalouser, et qui provoque en lui un sentiment de désir : être dans la même situation que le Twitcheur. Pour libertygamingo, chacun aurait voulu être à sa place dans un premier temps, recevoir 70 000e en moins de deux heures, de quoi changer une vie. Les gens s'abonnent alors pour suivre libertygamingo dans l'utilisation des dons, que va-t-il faire avec cet argent ? À quel point sa vie va-t-elle changer ? Etc...

 

Dans le cas Bibix, seule sa propre communauté pouvait être affectée par son sort, car pour ceux qui ne le connaissaient pas, difficile d'éprouver de la compassion, il reste au final un fait divers dans la sphère vidéoludique, malgré son statut de première victime française médiatisée de Swatting.

 

Le buzz est déjà retombé et dans 3 jours plus personne n'en parlera.

 

Alors voici quelques chiffres :

 

+ 3600 followers sur Twitch

 

 

 

+ ou - 1300 followers Facebook

 

 

 

+ ou - 160 followers Twitter

 

 

 

 

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Société (Divers)

 

Le Jeu vidéo : Art ou Arnaque ?

 

 

 

J'en suis venu à m'intéresser à ce thème à cause de ce terme agaçant et incompréhensible : « Le Retrogaming ». Aujourd'hui, le Jeu vidéo atteint sa maturité et l'avis général considère le Jeu vidéo comme un « divertissement » plutôt destiné à des adolescents en fin de vie, voire de jeunes adultes : la plus grande partie de la production s'oriente vers ce public, Nintendo reste la seule firme à proposer de grosses productions arborant des univers « enfantins », et même elle, évolue. Il suffit de voir ce que va donner le prochain Zelda et la tentative d'avoir des jeux plus matures sur Wii U.

 

Les acteurs du Jeu vidéo, des créateurs à la presse, tentent de faire reconnaître leur média comme un Art, certains jeux sont qualifiés d'oeuvre majeure du Jeu vidéo, les créateurs s'appliquent à donner une dimension allant au-delà du simple divertissement, intégrant une réflexion, une vraie démarche de création artistique. On va même jusqu'à consacrer des musées au Jeu vidéo. Il est vrai que si l'on considère le Cinéma ou la Bande dessinée comme de l'Art, on peut également considérer le Jeu vidéo comme tel. Mais certains problèmes viennent contrarier cette vision.

 

Le terme Retrogaming est la plus grande insulte que l'on puisse faire au Jeu vidéo et paradoxalement il est employé par ceux qui souhaitent le plus intégrer ce média à l'Art.

 

Si le Jeu video est de l'Art, on ne peut définitivement pas employer le terme Retrogaming pour qualifier une ½uvre, puisqu'un Jeu vidéo considéré comme tel, doit bénéficier de l'atemporalité. Si je me rends au Louvre pour admirer la Cène, et que je me retourne pour croiser le regard de la Joconde, est-ce que je peux me questionner sur la modernité de ces ½uvres sous prétexte qu'elles datent du XVIe siècle ? Jamais on n'entendra dire : « je vais aller admirer de vieux tableaux ».

 

L'oeuvre existe telle quelle, reflète son époque, concentre un savoir faire et ce qu'elle inspire reste inchangé même quelques siècles plus tard.

 

Alors pourquoi est-on obligé d'employer le terme Retrogaming pour qualifier le fait de jouer à des jeux qu'on dit vieux et qu'en même temps on considère comme des ½uvres ?

 

Restons français et parlons de « Another World », personne ne doute de sa qualité d'oeuvre d'art, pourtant le jeu étant sorti sur des consoles n'étant plus d'actualité, la majorité le considère comme vieux et le fait d'y jouer c'est s'adonner aux joies du Retrogaming. Alors que même 25 ans après sa création, tout ce qui fait d'Another World ce qu'il est, reste inchangé. C'est une hérésie de dire qu'un jeu a vieilli et d'inventer des termes pour jouer à des jeux dits vieux, puisqu'il ne peuvent pas vieillir, ils sont le reflet d'une époque et leur essence ne change pas.

 

Il est tout aussi paradoxal de faire des « remakes HD » de ces jeux, même si ça part d'une bonne intention, reproposer des jeux cultes et majeurs aux goûts du jour, cette pratique tue le jeu originel et ce qui pouvait faire de lui une ½uvre d'art, puisqu'on tue tout le travail visuel et la démarche lors du moment de la création, sous prétexte que la technologie évolue et qu'on peut reproposer ces titres dans une version plus moderne. Mais ces jeux n'ont pas besoin d'avoir une apparence moderne, et deviennent stériles. Jamais on ne va refaire une ½uvre d'Art, elle existe telle quelle et doit être appréciée dans sa forme de création.

 

Le Jeu vidéo est un art, qui concentre d'autres arts, alors commençons à faire un effort pour le considérer à sa juste valeur et cessons de propager des termes comme Retrogaming ou de vouloir recréer des jeux dans des versions modernes, joueurs et créateurs sont les premiers responsables au frein de la reconnaissance général du Jeu vidéo en tant qu'Art par l'opinion générale.

 

 Pour découvrir les autres articles du blog : C'est par ici , notamment le précédent article : Le Online tue le Jeu vidéo ?

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Société (Jeu vidéo)

Le Online a tué le Jeu Vidéo

 

 

 

 

Loin est l'époque où plus jeune je retrouvai mes amis le mercredi après midi pour jouer à Street of Rage sur Mégadrive ou Mario Kart sur Super Nintendo. On jouait à plusieurs en multi et je dois avouer que c'était la bonne époque, avec nos mamans qui préparaient le goûter entre deux sessions de jeu. Puis sont arrivées la Playstation et la N64 et là, on a vraiment commencé à s'éclater à 4 avec Bomberman ou Mario Kart/Party.

 

Entre temps j'ai découvert le jeu sur PC avec MYST et Tomb Raider 1, et fait mes débuts sur Internet, à une époque où les modems tournaient en 56k, bloquaient les lignes téléphoniques et où le temps de connexion était facturé quelques francs la minute.

 

C'est vraiment fin 1999 début des années 2000 pendant mes années collège que j'ai découvert le multijoueur online avec The 4TH Coming sur GOA, un des premiers gros MMORPG sorti 2/3 ans après Ultima Online, à l'époque on jouait en 2D isométrique, et d'après mes souvenirs l'ambiance était bien différente et plus sage qu'aujourd'hui. Le Troll n'existait pas encore et on ne pouvait pas vraiment pourrir l'expérience de jeu des autres joueurs. Même s'il était possible de Free Kill les autres joueurs, cet acte était puni par les GM et modérateurs, si on voulait se taper sur la gueule, il fallait organiser un duel en bonne et due forme ! Sinon, c'était la prison et le personnage était immobilisé dans une cellule pendant des jours.

 

Par la suite, au collège, avec mes amis, nous avons fait nos premières expériences dans le FPS online, avec le culte Counter Strike v1.5, alors que Steam n'existait par encore. Nous jouions en team, faisions des matchs le soir après les cours, puis un jour est sorti Call of duty, c'était en 2003/2004. Mes amis ont alors migré vers ce jeu et moi je m'en suis allé vers de nouvelles aventures en solo sur mes consoles du moment : PS2 et GC (notamment Paper Mario : la porte millénaire, qui reste pour moi l'un des jeux ayant marqué mon enfance).

 

J'ai brièvement retrouvé mes amis sur World of Warcraft au lycée, mais je n'ai jamais réussi à accrocher aux MMORPG en 3D, et d'ailleurs même aujourd'hui en ayant tenté de retrouver mes amis presque 10 ans après sur GW2 ça ne passait pas, je n'aime pas la 3D.

 

Tout ça pour venir à la génération PS360, l'Internet démocratisé, et le multijoueur online adopté par presque tous les jeux et le comportement des nouvelles générations nées avec Internet.

 

Malheureusement, Flame et Troll sont devenus des pratiques courantes exacerbées, la faute à l'écran interposé, le pseudo anonymat et le manque de maturité provoqué par le culte de l'ignorance. Je suis profondément convaincu que l'équipement en high-tech des jeunes d'aujourd'hui provoque un désintérêt pour la bienséance et la culture, ajoutons à cela le laxisme parental dans l'éducation, et on crée la génération langage SMS/post MSN/Facebook/Smartphone, dévergondée et impudique.

 

Le problème est que le Jeu vidéo, tend à être hyper connecté : jeux en démat', modes multijoueurs obligatoire quelque soit le type de jeu, tendance à vouloir rendre impossible le jeu si la console ou l'ordinateur n'est pas connecté à Internet (cas Xbox One, dispositifs anti-piratage pour l'installation des jeux, blocage des applications smartphone si le joueur n'est pas connecté etc...), installation des patchs/MAJ obligatoire sur consoles dès la première mise en route d'un jeu, et surtout le désintérêt d'une grande partie du public pour les jeux ne possédant pas de multijoueur.

 

Le Online décuple la durée de vie d'un jeu, mais l'association de la mise en compétition quasi permanente des joueurs, avec l'immaturité d'une grande partie du public tue l'expérience de jeu, et on assiste le plus souvent à des échanges d'insultes, de Troll, de Flame, de menaces, plutôt qu'à une entente cordiale entre les joueurs. Et cela ne fait qu'empirer, il suffit de se pencher sur les jeux online les plus joués, notamment Call of duty avec sa moyenne d'âge de 14 ans, où l'on ne peut pas faire une partie sans se faire insulter par ses adversaires ou ses coéquipiers dès qu'on tue ou qu'on se fait tuer, il n'y a plus de juste milieu, quelque soit l'action, elle est susceptible de provoquer un flot de haine, est-ce là le but d'un jeu ? À la base, jouer c'est s'amuser.

 

On peut aussi s'attarder sur League of legends, qui pour moi est le jeu le plus représentatif de ce nouvel état d'esprit du jeu en ligne, chaque action qu'on y effectue est soumise à la critique des autres joueurs, et on en perd vite l'envie de jouer. Même avant que la partie ne commence on peut lire des : « Mid or Troll » ou des « i report you » pour tout et n'importe quoi. Quand un joueur se connecte à la game avec quelques minutes de retard à cause d'un soucis de connexion, ce qui est inhérent à tout jeu online, quel est l'intérêt pour lui de continuer la partie si dès sa reconnexion il se fait insulter et qu'on lui signifie qu'il va se faire « reporter », ce qui aura à long terme des répercussions sur son compte et son expérience de jeu avec des avertissements de la part de Riot, et la possibilité de voir son compte banni, alors qu'il n'est pas responsable de ce qui lui arrive.

 

Pareil pour les débutants, que ce soit dans League of Legends ou autres jeux multijoueurs online, aujourd'hui on a pas le droit d'être débutant, il faut d'office débuter le jeu en étant expert et « skillé », sinon on a droit à un déluge d'insultes et d'être qualifié de « Noob » pendant toute l'expérience de jeu, ce qui démotive et crée une frustration.

 

Ce ne sont que quelques courts exemples, mais à une époque pas si lointaine, on pouvait jouer en multijoueur avec ses amis, dans la même pièce sans avoir de rapport de force négatif et sans acharnement verbal, malheureusement avec le online et les raisons citées, le jeu online aujourd'hui rime plus avec frustration et déconsidération des autres joueurs, et finalement, le Jeu vidéo perd son aspect divertissant, pour devenir quelque chose bien loin de pouvoir être qualifié de Jeu.

 

 Vous pouvez découvrir d'autres articles du blog : L'attraction des Youtubeurs ou Le futur du jeu Vidéo (Transmédia).

 

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