Premium

chez gunnergreg

Par gunnergreg Blog créé le 26/07/12 Mis à jour le 30/04/16 à 10h08

La ligne éditoriale tient en 3 mots : me faire plaisir !

Ajouter aux favoris
Signaler
REFLEXION



Jim Veevaert c'est 18 ans de métier, des postes clés de game designer ou de producteur exécutif et de grosses licences gamers comme Halo, Gears of War, Viva Pinata et Half Life (cherchez l'erreur). C'est même lui qui a eu l'idée de Counter Strike et qui l'a imposé à sa hiérarchie, farouchement contre à l'époque - les cons. Bref, le type en impose. Sauf qu'un beau jour de 2011 Jim en a eu marre de chier des AAA consoles toute l'année et a préféré partir faire du social gaming chez Zynga. Le grand écart. Aujourd'hui, Jim le Vétéran bosse sur des titres Facebook comme Ruby Blast ou Slingo, un choix qu'il ne regrette pas du tout comme il l'a confié au site GameBeat :
Aujourd'hui je ne pourrais pas revenir en arrière. Ici, je redécouvre l'industrie telle que je l'ai connu au début des années 90, avec de petites équipes qui créent des jeux rapidement. On est toujours très proche du produit. On travaille sur une base hebdomadaire et chaque jour on avance significativement dans la production du jeu. On peut s'asseoir vite fait autour d'une table pour discuter du design et deux jours ou trois après avoir un prototype du design en question. C'est formidable !
Un rythme speedé et une réactivité qui contrastent avec la lourdeur de développement d'un blockbuster console. Imaginez la même chose sur Halo 3 par exemple, on devait organiser des réunions, discuter des heures et des heures de la charte graphique et des environnements. Après on aurait eu de nouveau des réunions pour savoir comment intégrer tout ça. Ca prendrait beaucoup plus de temps. Les résultats étaient là au final, mais ça n'a pas été une mince affaire de faire avancer Halo 3 »
On parle ici de développement qui durent en moyenne entre deux ans et demi et trois ans. Mais qui sait-ce qui peut arriver pendant cette période, comment l'industrie sera dans trois ans ? s'interroge Jim Veevaert au cours de son interview fleuve. Et de confier cette petite anecdote : Il m'est arrivé par le passé de développer un jeu et puis en cours de production on vous dit "oui ça a l'air bien sur Xbox 1 mais on en fait on le veut absolument sur 360. Voici tout un tas de gros Macintoshs bruyants, émulez la Xbox 360 avec et voilà ça ira !" Je n'oublierais jamais ma visite chez Rare au Royaume-Uni alors qu'ils essayaient de terminer Kameo. C'était un après-midi où il faisait très chaud et il y avait là 80 quadras en sueur - pas de clim - mais qui continuaient de bosser d'arrache-pied parce qu'on leurs avait demandé en plein milieu du développement de transiter sur Xbox 360. Quand vous développez un jeu pendant trois ans, c'est le genre de situation qui risque de se produire. Et je ne veux pas revivre ça »


Jim préfère le rapport direct du producteur au consommateur que permet le social gaming :
C'est ça qui est excitant. Maintenant on a toutes les infos en temps réel : on sait tout de suite si les joueurs aiment le jeu, comment ils y jouent, quels sont les mécanismes de gameplay qu'ils préfèrent et pourquoi. Quand on fait un changement, on peut observer en direct le taux d'adoption, s'il monte ou s'il descend. On peut aussi voir la manière dont les joueurs s'échangent des cadeaux et comment ils tissent du lien social. Et puis on les incite à nous faire part de leurs commentaires. Avec l'information en temps réel, nous renforçons la relation que nous avons avec notre public. Les joueurs motivent les développeurs pour qu'ils fassent encore mieux et les développeurs encouragent les joueurs à donner leurs avis. On travaille main dans la main [...] et tout va très vite, j'adore ! »
Là encore on est à mille lieux de ce qui se fait sur consoles : Pour faire une mise à jour d'Halo, on devrait aller sur Bungie.net et chercher les bonnes informations. Mais ce ne sont que les plus hardcore des hardcoregamers qui postent sur le site de Bungie pour donner leur avis. Et pour tout vous dire, je n'ai aucune idée de ce qu'ont fait avec Halo 3 les 12 millions de personnes qui l'ont acheté »
Jim sait quand même que seulement 20% des joueurs ont terminé le FPS star de Microsoft. 20% c'est peu, surtout lorsqu'on s'adresse à un public d'hardcoregamers. N'allez donc pas lui parler de la fameuse rivalité entre hardcoregamers et casual gamers...
Mais c'est quoi être casual gamer aujourd'hui ? C'est quelqu'un qui joue sur son téléphone pendant une courte période ? Parce qu'il ne vous arrive jamais de jouer un peu avec votre téléphone portable ? Je suis sûr que oui ! Quand quelqu'un s'investit 300 heures par an à CityVille, soit bien plus longtemps que ne le ferait n'importe quel autre prétendu hardcoregamer sur Oblivion ou Halo 3, est-ce encore un casual gamer ? Ou bien c'est le style de jeu ? Et un jeu casual c'est quoi au fait ? »
De toute façon, pas de sectarisme, Jim fait des jeux pour tout le monde. En bon manager général, il s'inscrit totalement dans la philosophie prônée par Zynga avec ses jeux sociaux : le partage. Il y a une certaine satisfaction à relier les gens à leurs amis, à améliorer leur relation [...] c'est amusant quand l'expérience de jeu ne repose plus seulement que sur du point and click. On est dans l'échange, dans le partage entre-amis, on explore le jeu ensemble [...] vous pouvez jouer sur votre téléphone, moi sur le net, une autre sur iPad et tous les trois nous pouvons enrichir mutuellement l'expérience de l'autre, où que nous soyons. [...] c'est pour ça que c'est formidable [...] Je n'avais jamais fait ça sur consoles [...] Et puis avec la technologie qui avance si vite, on dirait qu'il n'y actuellement aucune limite à ce qu'on peut faire sur Facebook »
C'est sûr, c'est pas demain la veille qu'on retrouvera Jim aux commandes de Halo 5...

Via

Crédits photos : GameBeat

Voir aussi

Sociétés : 
Microsoft, Zynga
Ajouter à mes favoris Commenter (12)

Signaler
ACTU



Parce qu'il a des goûts de chiottes en terme de "controller design" (voyez la photo ci-dessus), Sony s'est décidé à faire appel directement aux joueurs pour la création de leur prochaine ligne de DualSchock 3. Du 1er au 15 août, chacun est en effet invité à donner ses idées ici pour personnaliser le pad de ses rêves : de votre couleur préférée à un rendu chromé en passant par une skin de votre jeu favori (prenez Halo 3 pour les faire marrer), tout est possible ! Le tout-puissant lobby Hello Kitty devrait rapidement se mettre en marche.

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
PAROLE

On s'en doutait déjà un p'tit peu mais Shuhei Yoshida en personne vient de le confirmer :

 Nous avons plus de difficultés que prévu pour nous attacher les services d'éditeurs tiers »

 a-t-il déclaré à PlayStation Magazine. Mais le boss de Sony ne perd pas espoir pour autant :

C'est notre job de les convaincre. Nous allons continuer de discuter avec les développeurs et les éditeurs et leurs montrer comment la PS Vita peut se révéler une formidable opportunité pour leurs jeux. Assassin's Creed devrait à cet égard, j'espère, en apporter la preuve »
Via

Voir aussi

Plateformes : 
PS Vita
Ajouter à mes favoris Commenter (5)

Signaler
ACTU



Racheté par Epic suite aux déboires de 38 Studios, Big Huge Games (Les Royaumes d'Amalur / Rise of Nations) change de nom et devient Impossible Studios. La nouvelle entité travaillera désormais sur Infinity Blade : Dungeons, une spin-off de la juteuse licence iOS. Bref, à priori rien d'Impossible pour le Studio (ah ah ah jeu de mots) comme le confirme Mike Capps, le président d'Epic :Nous sommes heureux d'avoir gardé cette équipe ensemble, et nous sommes chanceux de les avoir. J'avais dit qu'il était "impossible" de trouver une équipe de super vedettes, et c'est de là que vient le nom du studio. En combinant leur imagination et leur expérience avec la technologie, les franchises et les ressources d'Epic, le résultat sera fabuleux »
Basé à Baltimore dans le Maryland, ce studio Epic s'ajoute à ceux déjà présents en Caroline du Nord, Salt Lake City, Varsovie, Séoul et Yokohama.

Via

Voir aussi

Sociétés : 
Epic Games
Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Signaler
LOL



Est-ce que le vrai Mike Tyson s'est déjà mis KO à Punch-Out ? En voilà une question qu'elle est bonne. Tous ceux qui jouaient à la NES à la fin des années 80 se souviennent que le Dynamite Kid était plutôt balaise sur le ring de boxe virtuel. Peut-être même un peu trop balaise pour lui-même ? La réponse en vidéo ou en spoiler ici "Jamais !"

Via

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

  
Signaler
PAROLE



La question fait débat à chaque renouvellement de génération : débarquer en premier avec sa nouvelle console est-il forcément un gage de succès pour un constructeur ? Pour Satoru Iwata, ce n'est pas tant la question de tirer le premier qui compte, c'est celle de viser le juste prix.

 Arriver le premier sur le marché des consoles next-gen ce n'est pas ça qui compte du tout [...] C'est le prix de lancement qui est primordial ! »

Pas faux. Parce qu'à 500 € la machine, on ne discute plus. La Wii U aura beau être la première à s'aligner sur la ligne de départ, elle terminera la course loin derrière la concurrence. Si l'on trouvera toujours bien quelques fanboys intégristes pour s'offrir la dernière Nintendo "à n'importe quel prix", ces mêmes joueurs à qui on "donnerait un morceau de carton en leur disant qu'ils peuvent jouer à Mario dessus qu'ils achèteraient quand même" dixit le truculent Michael Pachter, leur seul soutien ne suffira pas à faire de la Wii U un succès commercial probant. Nintendo se doit de viser le très grand public, ce même public qu'il avait su séduire avec une Wii dont le prix de vente pouvait, sinon pousser à l'achat impulsif, tout du moins ne pas représenter une barrière à l'entrée infranchissable.

Mais qu'en est-il du prix justement ? Si Satoru Iwata se refuse toujours à communiquer un chiffre, le président de la firme au Big N se veut tout de même rassurant, arguant avoir appris des erreurs d'un passé pas si lointain : L'an dernier, à cause de la 3DS, nous avons connu une année déficitaire pour la première fois de notre histoire [...] Nous ne pouvons pas nous permettre pareille contre-performance deux ans de suite »
confie-t-il à Gamasutra. La firme de Kyoto avait alors pris les devants en baissant le tarif de sa nouvelle portable : 249 € contre 179 € en l'espace de quelques mois. On peut donc s'attendre à voir débarquer la Wii U à Noël à un prix "raisonnable" - avec toute la relativité et la subjectivité que l'on puisse mettre derrière ce qualificatif. La rumeur annonce entre 300 € et 350 €. Wait & see.

Mais la seule question du pricing peut-elle pour autant évacuer celle du timing finalement ? Oui et non. En avançant ses pions le premier, Nintendo va se retrouver seul en position de force sur un marché où l'attrait de la nouveauté jouera en sa faveur. Mine de rien ça compte. D'un autre côté, le constructeur nippon s'expose à un retour de flamme d'une concurrence d'autant plus avide d'en découdre qu'elle aura eu le temps de fourbir ses armes. Ca peut aussi avoir son influence. Bref, on est dans un schéma d'opposition tout ce qu'il y a de plus classique, quand bien même Nintendo n'est pas dans une concurrence frontale du type Sony Vs Microsoft. Alors, la pole-position c'est important ou pas ? Mais on s'en fout j'ai envie de dire, "il suffit de" sortir de bon jeu et la question ne se posera plus.

Via

Voir aussi

Plateformes : 
Wii U
Sociétés : 
Nintendo
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
ACTU



On est tous passé par là : une nouvelle défaite au tie-break à Scribblenauts, un frigo désespérément vide parce que Madame essaie un nouveau régime et hop, on se console en lisant le dernier rapport financier d'Ubi. Classique. Reste que parfois ça a du bon. J'ai ainsi découvert que les consoles portables actuelles ne comptaient que pour 4% dans le chiffre d'affaire d'Ubisoft. 4% seulement au cours du dernier trimestre écoulé, soit 2% pour la Nintendo 3DS, 2% pour la PlayStation Vita. Avec des titres comme Asphalt, Les Lapins Crétins, Rayman Origins, Tintin, Lumines ou Michael Jackson The Experience - bref des bouses et des bombes - l'éditeur français est pourtant l'un des plus prolifiques sur portables. Ca fait peur pour les autres. A titre de comparaison, Ubi réalise 42% de ses ventes rien que sur Xbox 360. On comprend mieux la désaffection des éditeurs pour ces plateformes nomades. Gageons que l'arrivée du bundle Assassin's Creed III Liberation devrait faire timidement décoller les ventes de Vita, et par extension, celles d'Ubisoft.

Via

Voir aussi

Sociétés : 
Ubisoft
Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
PAROLE



Ca balance pas mal sur Twitter. Interrogé par un fan sur la possibilité d'intégrer Viewtiful Joe au roaster de PlayStation All-Stars Battle Royale, Hideki Kamiya a répondu sèchement : Non, je n'aime pas ce jeu. Je n'aime pas les arnaques, c'est tout »
Faut pas l'emmerder quand il fait ses courses aussi. Sinon, toujours rien en vue officiellement pour Bayonetta 2. De toute façon, s'il en avait la chance, le boss du studio Platinium préfèrerait nous concocter avant tout un Viewtiful Joe 3 comme il l'a déclaré ici.

Crédits photos : GiantBomb

Ajouter à mes favoris Commenter (11)

Signaler
PAROLE



Les JO se sont tout un tas de disciplines sportives supra cool comme l'aviron, la voile ou le trampoline. Mais il est un nouveau sport qui mériterait aussi d'y figurer : le concours de bites entre éditeurs. C'est Ubisoft qui vient de lancer la compétition :  Ces dernières années Call of Duty et FIFA étaient devant nous [dans le top des meilleures ventes NDLR] mais cette fois avec le produit que nous avons et le buzz que je perçois autour, on peut dire au revoir à FIFA. On va les battre »
confie, tout en humilité, Alain Corre, EMEA managing director d'Ubisoft. Et d'expliquer au site MCV les raisons qui le poussent à croire qu'Ubi pourrait ravir la seconde marche du podium à EA :
On a de la chance cette année parce qu'il n'y a pas beaucoup d'autres jeux d'actions qui vont sortir et que le nôtre est meilleur qu'avant. Le mix de ces deux éléments me fait penser qu'Assassin's Creed 3 a un très gros potentiel [...] Regardez Call of Duty, il a été le premier jeu à se vendre au-delà de 20 millions d'exemplaires [avec Modern Warfare 2 NDLR] alors qu'il s'agissait d'une série déjà vieille de cinq ans. Ca démontre que lorsqu'un jeu est parfait, qu'une licence est bien intégrée par le public, qu'il y a du bouche-à-oreille, les joueurs achètent. Je pense qu'on est sur la même trajectoire avec Assassin's Creed »
Via

Voir aussi

Jeux : 
Assassin's Creed III, FIFA 13
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Signaler
PAROLE



L'information pourrait prêter à sourire si elle n'émanait pas directement de Tim Sweeney. Dans un entretien à Gamasutra, le CEO du studio Epic explique que la licence mobile Infinity Blade est bien plus rentable que Gears Of War » Téléchargeable en ce moment sur l'appStore entre 0,79 € pour le premier épisode et 5,49 € le second, le hack'n' slash iOS se révèle même le produit le plus rentable que nous aillons fait chez Epic, si l'on regarde les revenus engrangés par rapport aux investissements consentis en temps et en hommes »

Des coups de développement moindres, point de distribution physique et pas de surenchère dans le budget com', voilà comment Marcus Fenix et ses 18 millions d'exemplaires vendus à tarif plein peuvent aller se rhabiller ! C'est pourquoi Sweeney pense que l'avenir sera au free-to-play :Regardez Activision, ils investissent environ 100 millions de dollars chaque année pour Call of Duty. Mais à part eux, qui peut vraiment se permettre ça ? [...] Tous ces développeurs occidentaux avec leurs jeux à 30 millions de dollars qui vont envahir les marchés asiatiques dans les 5 prochaines années devront le faire avec des jeux free-to-play [...] Je pense que la plupart des jeux seront vendus à l'échelle du monde entier sur base de ce modèle Freemium »

Et Sweeney de se faire un peu philosophe : Dans un futur à plus long terme ? Nous sommes arrivés dans l'histoire du monde à un point où nous commençons à manquer de ressources alors que l'environnement virtuel est illimité lui. Ca me fait donc parfois penser que l'économie virtuelle pourrait être plus grande que l'économie réelle »

Reste que tous ces changements ne semblent pas effrayer notre homme :On a assisté à des changements sans précédent là juste en une vie. C'est du jamais vu, et c'est aussi une opportunité. L'industrie du jeu vidéo est l'une des plus excitante sur la planète ! »
On est d'accord.

Via

Voir aussi

Jeux : 
Gears of War, Infinity Blade
Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Édito

Greg est passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années. Il chasse les veilles consoles dans les brocantes comme les Succès sur Xbox 360. Longtemps chroniqueur pour l'édition web du grand quotidien belge Le Soir, un temps pour le célèbre et ô combien regretté magazine français Joypad, il partage aujourd'hui sa vie entre un boulot alimentaire et une pile de jeux à terminer qui frise les 1m50 de haut. Parfois, il parle aussi de lui à la troisième personne pour faire comme Alain Delon.
Plus d'infos ici.

 
 

Archives

Favoris