Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 12/10/20 à 14h06

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Catégorie : Mac

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Mac (Jeu vidéo)

C'est une règle tacite dans le jeu vidéo : Chaque jeu à succès donne FORCÉMENT naissance à une suite.

Ainsi, malgré un public limité aux possesseurs de Macintosh, Marathon suscitera assez d’intérêt pour que Bungie mette en branle un deuxième épisode, qui verra le jour en 1995. Cette fois, plus question de limiter l’action à un vaisseau spatial à la dérive façon Alien. Marathon 2 adopte la philosophie “plus grand, plus beau, plus fort” et nous emporte dans un véritable space opéra à l’intrigue dense et complexe.

Marathon 2 Durandal

Pourquoi c'est culte?
Pour accompagner ces ambitions démesurées, Marathon 2 se dote d’un nouveau moteur 3D particulièrement performant. Les décors sont plus beaux, plus riches et permettent désormais de mener de véritables batailles en extérieur, à la surface de la planète extra-terrestre Lh'owon. Au rayon des innovations, citons aussi la gestion des différentes liquides (eau, lave, produits toxiques…) dans lesquels on peut plonger et nager librement à ses risques et périls. Un petit bond en avant technologique qui préfigure des vastes niveaux submergés de Duke Nukem 3D, l’année suivant.

La direction artistique du jeu est toujours aussi atypique, avec des textures et des sprites extrêmement saturés, dans des teintes bien fluo. On aime, on aime pas… C’est le débat habituel avec Bungie. Reste que l’univers de Marathon possède une identité propre qui ne manque pas d’originalité. 

Marathon 2 gameplay

Plus bourrin que son prédécesseur, Marathon 2 met le joueur aux prises avec de véritables armées d’extra-terrestres. On bénéficie parfois de l’assistance de quelques alliés, mais ces derniers se font vite démonter la gueule lorsqu’on joue en difficulté standard. Certains nouveaux monstres sont redoutables, et n’hésitent plus à utiliser des grenades, lance-flammes et autres joyeusetés.

Heureusement, l’arsenal du joueur a aussi été “upgradé”. On gagne un redoutable fusil à pompe, ainsi qu’une nouvelle arme extra-terrestre pour cramer tout ce qui bouge. On peut aussi utiliser la plupart des armes en double : Un flingue dans chaque main, façon John Woo! Bien pratique pour frayer son chemin à travers les hordes de monstres qui déboulent dès les premiers niveaux. 

Marathon 2 Durandal gunfight

Pour le reste, c’est assez fidèle à l’univers posé par le premier Marathon. Durandal, l’I.A. du premier épisode, nous débarque sur la planète Lh'owon, où les humains sont en pleine guerre contre les Pfhor. Les missions sont toujours assez variées, avec des objectifs donnés par des bornes interactives typiques de la série.

Contrairement au premier épisode, Marathon 2 sort aussi sur Windows. Il ne rencontre qu’un succès modeste sur l’O.S. de Microsoft, mais permet à Bungie de se faire connaître en dehors de la communauté Macintosh, et de vendre son moteur 3D à d’autres studios. On le retrouve notamment dans le sympathique Prime Target en 1996, et dans l’excellente simulation militaire Damage Incorporated en 1997.

Pour les curieux, le très bon port open source Aleph One permet de jouer gratuitement aux trois épisodes de Marathon sur les systèmes actuels (Windows, Mac Os, Linux).

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Mac (Jeu vidéo)

Halo, tout le monde connaît ! Le blockbuster SF créé par Bungie Software a fait les beaux jours des consoles Xbox, et même si la licence a perdu un peu de son aura au fil des épisodes, elle fédère toujours une importante communauté de fans. Si la notoriété de Bungie repose quasi exclusivement sur Halo, le studio americain n'a pas attendu les aventures du Major pour nous envoyer casser de l'extraterrestre. Près d'une décennie avant la sortie du premier Halo, Bungie s’essayait déjà au shooter futuriste avec...  Marathon !

Marathon Apple Mac Os

Pourquoi c'est culte?
Marathon, c'est une trilogie de FPS développés par Bungie pour Mac Os. Le premier épisode voit le jour en 1994, et se taille vite une très bonne réputation auprès de la communauté des joueurs Macintosh (Cette communauté a réellement existé, n'en déplaise aux PCistes). Non seulement c’est le premier Doom-like à voir le jour sur le système d’exploitation Apple, mais c’est aussi un vrai grand jeu de science fiction, avec un scénario complexe, une identité graphique bien marquée, et de nombreuses innovations : Visée verticale, niveaux scénarisés, gestion de l’oxygène...

L’action prend place à bord d’un gigantesque vaisseau spatial envahi par des aliens. Guidé par l’I.A. du vaisseau, le joueur doit accomplir divers objectifs pour repousser l’envahisseur. On se retrouve ainsi à rétablir le courant, activer des portes de sécurité, sauver des civils… Les objectifs sont variés et tranchent agréablement avec les autres Doom-Like où l’on ne fait souvent que farfouiller dans les niveaux pour trouver des clés.

Marathon Bungie

Dans Marathon, on passe bien 50% du temps de jeu à utiliser des bornes informatiques. C’est simple, il y en a absolument PARTOUT! Le briefing du niveau? Une borne ! Le scénario ? Encore une borne ! Sauvegarder? Seulement aux bornes prévues à cet effet. Même pour regagner de la vie, on troque les bonnes vieilles trousses de soin contre des bornes de recharge… Un choix de game design étrange qui a des bons côtés (on peut se soigner à l’infini), mais qui force aussi le joueur à multiplier les aller/retour.

Du côté des armes, Marathon sort tout autant des sentiers battus. C'est l'un des premiers FPS à proposer un tir secondaire sur la plupart des flingues. La mitrailleuse se double d'un lance grenade, le pistolet à plasma permet de charger un tir dévastateur… De quoi parer à toutes les situations ! On peut aussi viser en hauteur. Ça parait anodin, mais à l'époque c'était une véritable révolution.

Marathon 1 Gameplay

Passons au point qui fâche : La direction artistique ! Bungie a souvent été raillé pour ses jeux à l’esthétique fluo et naïve, qui détonnent par rapport aux codes habituels de la SF. Ici, sans surprise, les aliens ont des gueules de pots de peinture. Un choix étrange mais totalement assumé. L'avantage de ce code couleur, c'est que la hiérarchie des aliens est limpide. Les verts sont quasi inoffensifs, les oranges corsent l'affaire, et les violets arrachent la gueule !

Si on met ces quelques excentricités, Marathon reste très immersif. L’approche “cérébrale” du FPS rend le jeu moins bourratif qu’un Doom. Chaque niveau a sa propre identité et son rôle dans l’intrigue globale. Le scénario réserve d’ailleurs quelques rebondissements qui valent bien le temps qu’on peut passer à se farcir du texte sur les différentes bornes.

Marathon Bungie Halo

Potentiel de rejouabilité : 5/10
S’il a vieilli, et souffre d’une rigidité qui rebutera pas mal de joueurs, Marathon reste une pièce intéressante dans l’histoire de Bungie. C’est un jeu très éloigné des vastes champs de bataille de Halo, mais qui porte déjà en lui quelques uns des ingrédients qui feront le succès de la licence culte. Pour les curieux, le très bon port open source Aleph One permet de jouer gratuitement aux trois épisodes sur les systèmes actuels (Windows, Mac Os, Linux).

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Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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