Retrogaming Marmotte

Retrogaming Marmotte

Par Evilmarmotte Blog créé le 03/04/14 Mis à jour le 06/04/18 à 14h53

Un blog retrogaming garanti 100% sans DLC!

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(Jeu vidéo)

Assumer sa passion pour le jeu vidéo, ce n’est pas toujours évident! Rares sont ceux qui osent s’en vanter auprès des collègues de bureau, voire même de leurs proches... vous savez, lors du classique repas de famille où il est bien vu d’étaler sa réussite pour montrer qu'on a la plus grosse.

Aborder le sujet en public revient souvent à tendre le bâton pour se faire battre. Avec à la clé une escalade de remarques moralisatrices à la : "Mais tu n’as rien d’autre à faire de ta vie?", "Tu n’es pas un peu vieux pour ça?", sans oublier l’incontournable : "J’aimerais bien avoir autant de temps à perdre" (particulièrement comique quand l’intervenant a lui même un smartphone greffé à la main).


"Ce n'est pas de l'art, c'est juste un jeu vidéo" (The Witness)

Il faut dire qu’en France, nous ne sommes pas les derniers quand il s'agit du culte de la performance. On a tous au moins un collègue irritant qui court dans tous les sens comme le lapin blanc de Carroll Lewis, répétant à qui veut bien l’entendre qu’il "n’a pas le temps"? Triste caricature de notre société où chaque seconde se doit d’être rentabilisée... OU PAS! Après tout, chacun ses priorités. Juger l’autre sur ses loisirs, ce n’est qu’une façon maladroite de se rassurer sur sa propre valeur, avec tout ce qu’on peut en déduire de mal-être et de complexe d’infériorité.

Le plus amusant, lorsqu’on écoute un allergique au jeux vidéos, c’est la façon dont il perçoit le média comme un ensemble homogène, intégralement bon à jeter à la poubelle. Qui oserait avoir le même raisonnement vis à vis par exemple du cinéma ou de la littérature? 


"Ce n'est pas de l'art, c'est juste un jeu vidéo" (Ori And The Blind Forest)

Alors oui, il y a du déchet dans le jeu vidéo. Bien sur, on aimerait avoir un peu moins de Call Of Duty ou de FIFA… tout comme on se passerait largement de voir le dernier Kev Adams cartonner au box office français. Pas de quoi snober les innombrables titres qui apportent des expériences uniques et marquantes (Minecraft, Portal, Stardew Valley…), ni même les grosses productions qui parviennent souvent à nous emporter dans de nouveaux univers passionnants (Bioshock, Final Fantasy, The Witcher…).

Considérer le jeu vidéo comme un simple passe temps pour ado, c’est aussi renier le travail colossal accompli par les artistes derrière ces projets. Pour une seule oeuvre, combien de diplômés d’écoles d’art, de compositeurs, de scénaristes, de programmeurs…? Un simple coup d’oeil dans les coulisses suffit à réaliser que ce n’est jamais bassement mercantile, même pour les titres les moins originaux.

"Ce n'est pas de l'art, c'est juste un jeu vidéo" (Bioshock Infinite)

C’est peut être ça qui fait défaut aujourd’hui : la fameuse caution "artistique" qui fait qu’on va se vanter d’avoir lu le dernier Stephen King, mais passer sous silence un Resident Evil qui nous aura pourtant procuré tout autant d’émotions. Dans notre petit monde superficiel, il faut présenter les choses sous un angle acceptable, et tant pis si ça ne fait qu’entretenir le snobisme ambiant.

Ou alors… on assume un peu et on explique aux gens que :
- Non, le jeu vidéo ce n’est pas sale, il parait même que plus de 55% des français y trouvent leur compte.
- On peut y vivre de belles aventures, exactement comme dans un roman ou dans un film… INCROYABLE!
- C’est un formidable outil pour rencontrer des gens de tout âge tout en s’amusant, avec des communautés souvent très impliquées.
- Les "serious games" comme Minecraft, Civilization, The Witness… sont de plus en plus populaires et ont un véritable potentiel éducatif.

"Ce n'est pas de l'art, c'est juste un jeu vidéo" (Journey)

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PC (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Dans le jeu vidéo comme ailleurs, on ne recherche pas toujours la finesse. Painkiller (2004) par exemple, c’est la célébration d’un plaisir quasi-enfantin : DÉMOLIR PLEIN DE TRUCS! Ça peut paraitre idiot, mais quand on part sur un postulat de base aussi simpliste, il faut une sacrée dose de talent pour tenir le joueur en haleine.


La formule en elle même n’est pas bien originale puisque Serious Sam avait déjà préparé le terrain du massacre à grande échelle quelques années plus tôt (En 2001, c’est important les dates). Les similitudes sont nombreuses, mais quelques minutes à casser du démon dans l’univers gothique de Painkiller suffisent à réaliser qu’on passe au niveau supérieur.


Oubliez les flingues cartoonesque et les hordes de monstres qui avancent d’un pas indifférent vers une mort certaine. Painkiller est aussi brutal que véloce, un FPS survolté dont le mot d’ordre semble être : à fond, à fond, à fond! Le moteur 3D reprend d’ailleurs l’une des particularités physiques de Quake 3 : Le "bunny hopping". Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la technique, il s’agit d’enchainer les sauts avec un bon timing pour augmenter sa vitesse de déplacement. On se retrouve donc à sautiller comme un con un lapin pour échapper aux assaillants, ridicule mais efficace!

Le feeling des armes est lui aussi dantesque, avec en prime un bon travail d’équilibrage : qu’on s’y prenne au lance-pieu faussement rudimentaire ou à la mitrailleuse lourde, le carnage est assuré. L’arsenal est plutot radin avec seulement 5 flingues, mais chacun de ces joujous possède un tir secondaire dévastateur pour varier les plaisirs : le fusil à pompe permet par exemple de congeler les ennemis pour mieux les réduire en pièces. Bien vu!


Si le gros de la chair à canon est assez facile à gérer avec un tel attirail, les choses se corsent sérieusement face aux boss de fin de chapitres. Au nombre de 5, ces géants qui tutoient parfois le kilomètre de haut redéfinissent ce qu’on qualifie habituellement de "gros" boss. Loin d’être de banals sacs de PV, ils courent, sautent et volent à travers les arènes pour vous mettre la misère. Ces affrontements dopés à l’adrénaline ont le don de mettre le skill à l’épreuve.

Sauf… si vous la jouez "chasseur de trésors", chaque niveau cache en effet un bonus à débloquer sous la forme d’une carte de tarot. Il suffira pour l’obtenir de boucler le niveau en accomplissant un objectif donné (ramasser une certaine quantité d’or, n’utiliser qu’une arme…). Certaines cartes offrent des effets passifs (augmentation de la vie max, regénération…), et d’autres des pouvoirs limités à 30 secondes (invincibilité, dégâts doublés…). Les cartes les plus efficaces sont sans surprise les plus difficiles à obtenir.


Les 24 niveaux assurent une durée de vie honorable, bien supérieure aux standards actuels. Mais ne crachons pas dans la soupe, les récents reboots de Doom/Wolfenstein mettent aussi de sacrées baffes dans la catégorie "FPS bourrin et décomplexé".

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
Rien de plus simple avec Steam, on trouve même une foule d’éditions différentes :
- Painkiller Black Edition va au plus simple avec le jeu et son extension Battle Out Of Hell.
- Painkiller Hell & Damnation, remake HD sous moteur Unreal 3. Joli mais moins nerveux que l’original.
- Painkiller Complete Pack, le jeu, ses 5 extensions, le remake ainsi que tout un tas de bordel pour 69,99¤ tout de même!

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 8/10
À l’image de beaucoup d’anciennes gloires du FPS, Painkiller tourne comme une horloge suisse sur à peu près n’importe quel pc en état de marche. Les graphismes sont de bonne tenue et le jeu toujours diablement fun avec ce petit goût de "reviens-y" qui ne trompe pas. Vous savez ce qu’il vous reste à faire!

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Jeux : 
Painkiller
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(Cinéma)

[Léger spoiler]

Je dois vous avouer un truc : Lorsque j’ai vu pour la première fois la bande annonce de Ready Player One, j’ai eu TRÈS PEUR! Marketé comme un remake de Tron dégoulinant de placements produits, le dernier Spielberg me donnait l’impression d’avoir franchi un nouveau cap dans le délire consumériste, façon Le Monde Secret Des Emojis.
 

Par curiosité (mais surtout aidé par l'enthousiasme de ma conjointe), j’ai donné sa chance au film. Pour être tout à fait honnête, la formule nécessite un temps d’adaptation : Entre la présence très envahissante des licences Blizzard et l’énorme publicité Minecraft qui sert d’introduction au monde virtuel, la première demi-heure apporte son lot de flottements.

La suite est heureusement de meilleur goût. Surtout quand on réalise que Spielberg, du haut de ses 71 ans, sait encore balancer quelques piques bien senties. Le modèle du F2P en prend pour son grade, avec une savoureuse critique par l’absurde de son modèle économique. Plus audacieux encore, le business sordide des “gold farms” chinoises sert de contexte à une partie de l’intrigue. C’est à ce moment qu’on se rend compte du fossé artistique qui sépare ce Ready Player One du Pixels de Chris Colombus. Le divertissement intelligent d’un côté, la potacherie opportuniste de l’autre.

 Si le casting fait la part belle aux jeunes acteurs typés “boys/girls next door” (rien de péjoratif là dedans), on y retrouve aussi des figures plus familières comme l'inénarrable Simon Pegg (la trilogie du Cornetto, Paul) et un Ben Mendelsohn (Rogue One, Lost River) qui n’a décidément pas son pareil pour camper les rôles d’odieux salopards. Des visages qui ne sont logiquement présents que dans une faible portion du film, le gros du récit se déroulant dans un univers virtuel qui fait la part belle aux avatars numériques.

Le compositeur John Williams était pressenti, mais c’est finalement Alan Silvestri qui prend les manettes de la B.O. Il livre une partition à la fois sobre et malicieuse, n’hésitant pas à s’autociter lorsque la DeLorean rentre en scène. C’était attendu et le frisson est bien au rendez-vous. On trouve en marge de ces compositions l’inévitable "Best Of" des tubes 80’s avec Van Halen, Prince et Blondie.

La force de Ready Player One, c’est aussi la façon dont il digère et exploite le gloubiboulga de références 80’s. Ça carbure effectivement à la pop culture, mais sans cette manie typiquement américaine de SURLIGNER AU MARQUEUR FLUO l’identité des licences présentes à l’écran comme ça pouvait être le cas dans Pixels ou Le Monde De Ralph. Le revers de la médaille, c’est qu’il prend le risque de laisser pas mal de spectateurs sur le carreau. Un parti pris visiblement assumé puisque le métrage va jusqu’à se moquer de la non-cinéphilie d’un de ses héros au détour d’un hommage à Stanley Kubrick.
 
Tout ne fonctionne pas, et Ready Player One aurait à mon avis gagné à sortir quelques années plus tôt (avant qu’on se retrouve à bouffer du revival 80’s à toutes les sauces) mais la sensibilité de Spielberg aide à faire tenir l’édifice. On sent l’enthousiasme et la sincérité du grand enfant qui traite le sujet avec un regard bienveillant. C’est peu courant quand on aborde le sujet du jeu vidéo au cinéma, et rien que pour ça le film mérite un big up!

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Nes (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Je suis toujours admiratif devant ces jeux de fin de génération qui parviennent à faire cracher leurs tripes à des consoles en pré-retraite. En 1990, la NES est sur le point de céder sa place à la Super NES, mais la petite boite grise est pourtant loin d’avoir rendu son dernier souffle. C’est dans ce contexte que sort Captain Skyhawk, shoot-them-up hors norme développé par un futur grand du jeu vidéo : Rare (Donkey Kong Country, GoldenEye, Killer Instinct…).


Sous prétexte de casser la gueule aux envahisseurs extraterrestres, ce titre nous met aux commandes d’un avion de chasse high-tech qui évolue dans des environnements en 3D isométrique. Ce supplément de relief permet de gérer non seulement les déplacements horizontaux/verticaux, mais également l’altitude de vol : une contrainte inédite qui booste la difficulté par rapport à un shoot-them-up lambda. Il faut non seulement dégommer ces foutus aliens, mais aussi veiller à ne pas se prendre de montagnes dans la tronche.


Chaque mission est découpée en une série de courtes scènes :
- Shoot avec défilement vertical option "slalom entre les montagnes".
- Destruction d’une structure extra-terrestre en lieu de place de boss de fin de niveau.
- Fuite à travers les océans dans une pseudo 3D très "After Burner" .
- Retour à la base avec une petite manoeuvre d'atterrissage.

L’enchaînement est bien trouvé, avec des sensations fortes et une technique qui suit malgré le manque de coffre de la NES. Sans concurrencer ni même approcher ce qui se faisait en d’arcade à la même époque, Captain Skyhawk se défend bien et propose des visuels très flatteurs. Les mauvaises langues diront que les couleurs arrachent la rétine, MOI J’AIME BIEN!

Loin de se borner à être joli, le titre de Rare se démarque par bon nombre de petites subtilités : Objectifs variés à accomplir (largage d’équipement, sauvetage de scientifiques…), équipement évolutif à acquérir en gagnant des crédits, missions non linéaires avec différents embranchements… Le jeu est de fait assez difficile à appréhender, mais une fois tout ce bordel assimilé on ne décroche plus!

Indissociable du studio Rare, le compositeur David Wise (Donkey Kong Country!!) livre ici une bande son particulièrement minimaliste : Oubliez la musique! Captain Skyhawk est un enfer ininterrompu de bruitages guerriers passés à la moulinette 8bits. Une performance qui ne dépareillerait pas dans la discographie d’un groupe d’électro/noise japonais. Plus sérieusement, les "CRRRRSHHHHH", "BZZSSHHHZZZZ", "BAAAAAM" ça va bien 2 minutes, autant couper le son.

On passe facilement l’éponge sur cette lacune car Captain Skyhawk fait carton plein sur tous les autres aspects. Mieux encore : il suinte littéralement la folie créative et déborde de bonnes idées, une générosité qui est la marque des grands jeux vidéos (*insérez ici une référence à Castlevania*). Hélas, ce titre restera un one-shot vite délaissé au profit de licences plus rentables.


Son manque de popularité s’explique également par une distribution calamiteuse : paru en 1990 aux États-unis, il ne sera disponible sur le vieux continent qu’en… 1994! C’est presque anachronique quand on sait que Rare sortait cette même année le magnifique Donkey Kong Country. Je n’avais moi même JAMAIS entendu parler de ce jeu avant d’acheter (sans conviction particulière) la cartouche au Cash Converter du coin. Bonne pioche!

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
On pouvait s’attendre à retrouver ce très bon shoot-them-up sur la compilation "Rare Replay" de 2015… mais ce n’est pas le cas! Problème de copyright? C’est donc vers l’émulation qu’il faudra se tourner pour redécouvrir Captain Skyhawk. Dommage.


POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 7/10
Pas de date de péremption pour cette petite bombe vidéoludique. Un jeu à redécouvrir, ne serait ce que pour prendre conscience de ce dont est capable une NES poussée dans ses retranchements.

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Nes (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
On attribue souvent la paternité du jeu d’action/plate-forme horrifique au premier Castlevania (1986), mais c’est oublier qu’un an plus tôt sortait un des pionniers du genre : Ghosts'n Goblins. Burtonien avant l’heure avec son esthétique aussi sinistre que loufoque, ce titre est aussi l’un des premiers grands succès de Capcom (non, mon blog n'est pas sponsorisé par le studio japonais).


Une courte cinématique plante le décor : Le chevalier Arthur et la princesse Prin Prin prennent du bon temps… en sous-vêtements…dans la nature… quand cette dernière est kidnappée par Satan! La damnation éternelle pour du semi-naturisme, même dans un contexte moyenâgeux, c’est un peu rude! Ni une ni deux, Arthur enfile son armure et part sauver la princesse Peach.

Contrairement à une idée reçue, la route de l’enfer n’est pas pavée de bonnes intentions mais bel et bien de créatures maléfiques. Les 7 niveaux que compte le jeu sont autant de lieux cauchemardesques à traverser : cimetière, village hanté, grotte, volcan en éruption… Le level-design est franchement ambitieux, avec une verticalité surprenante par rapport aux standards de l’époque. En 1985, alors que beaucoup de jeux de plate-forme se contentent d’un scrolling horizontal (Super Mario Bros), Ghosts'n Goblins permet d’évoluer librement sur les deux axes.


La gestion des points de vie est plutôt atypique : l’armure de notre chevalier n’encaisse qu’une attaque avant de le laisser en slip, à la merci du premier monstre venu. De là à dire que Ghosts'n Goblins mérite sa réputation de jeu le plus dur de tous les temps… faut pas pousser! Dans les 80’s, la plupart des jeux étaient infinissables! Sur Nes, celui-ci n’est pas forcément plus corsé que Ninja Gaiden, Teenage Mutant Hero Turtles ou encore Battletoads.

Les check-points sont judicieusement placés et les différentes armes permettent de varier les approches quand on bloque sur un boss. Le seul coup de vice vraiment tiré par les cheveux, c’est le message (dans un anglais effroyable, tant qu'à faire) qui apparait une fois le boss de fin vaincu :


Après quoi le joueur est invité à refaire TOUS LES NIVEAUX pour débloquer la vraie fin! Un délire à remettre dans son contexte, à l’ère 8 bits c’était monnaie courante de rallonger artificiellement la durée de vie en recyclant du contenu. Libre au joueur d’adhérer ou non à cette supercherie, car le second playthrough ne diffère en rien du premier. On peut légitimement considérer le jeu comme fini une fois le boss de fin battu pour la première fois.

Ghosts'n Goblins ne serait pas ce qu’il est sans le talent d’Ayako Mori. La compositrice attitrée de Capcom sur la période 84-86 signe ici son chef d’oeuvre, le mythique thème du premier niveau. Cette mélodie entêtante colle à merveille avec l’univers gothico/cartoonesque du jeu, à tel point qu’on prend du plaisir à faire encore et encore ce premier niveau, juste pour profiter de l’ambiance (et un peu à cause de ces foutus zombis, quand même).



COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
- Sur Android/IOS, pour les grands malades!
- Sur la Mini Nes, pour les milliardaires?
- Sur l’Eshop 3DS, pour les autres.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 3/10
Avec plus de 30 ans au compteur, Ghosts'n Goblins a perdu de son charme originel. Mieux vaut découvrir la série avec ses deux excellentes suites : Ghouls’n Ghosts (Arcade, Megadrive) et Super Ghouls’n Ghosts (Super Nes). Deux titres qui comptent parmi les plus beaux jeux de la génération 16bits, avec des boss épiques et d’innombrables trouvailles de level-design.

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Ghosts 'n Goblins
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Playstation (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Sans surprise (on est chez Capcom!), le succès du premier Resident Evil déclenche instantanément la mise en branle d’une suite. Shinji Mikami, papa du jeu original, devient producteur et confie les rênes du projet au jeune game designer Hideki Kamiya, déjà en poste sur le premier épisode. Rapidement, les deux hommes s’opposent sur la direction à prendre : Kamiya veut mettre l’accent sur l’action et les gunfights alors que Mikami préfèrerait favoriser le suspens et l’ambiance. Conscient de faire obstacle au développement, ce dernier se désolidarise du projet pour s’en tenir à un rôle de superviseur occasionnel.


Après plusieurs mois de travail, c’est l’impasse : Le prototype, aujourd’hui connu sous le nom de Resident Evil 1.5, est loin des exigences de Capcom avec une progression très linéaire et des graphismes calqués sur ceux du premier épisode. Shinji Mikami est tout aussi sévère avec un jeu qu’il juge "terne et ennuyeux". Le développement est rebooté, mais reste sous la houlette d’Hideki Kamiya. L’homme mène son projet contre vents et marées avec des ambitions revues à la hausse : décors grandioses, script hollywoodien, modèles 3D plus fins et détaillés…

Pas avare en idées pour dynamiter la structure en hub du premier épisode, Kamiya construit Resident Evil 2 comme une fuite en avant à travers la ville de Racoon City. Les ruelles infestées de zombis plongent immédiatement le joueur dans un enfer de flammes et de sang. Chaque nouvel environnement (commissariat, égouts, laboratoire) enfonce un peu plus le clou, tel un témoignage supplémentaire du déclin de l’humanité. La B.O. est à l’avenant, avec des thèmes qui oscillent entre le militarisme martial et les nappes sinistres typiques de la série. Même le thème habituellement cotonneux des salles de sauvegarde se fait solennel et n’offre plus qu’un maigre réconfort.


Autre évolution notable par rapport au premier épisode : le choix du personnage n’agit plus seulement sur la difficulté mais offre deux visions distinctes des événements de Racoon City. On a beau traverser les mêmes lieux avec Léon et Claire, les ingrédients de l’aventure (boss, armes, PNJ, énigmes…) sont différents et empêchent la redite. C’est aussi une belle preuve du pragmatisme de Capcom, qui trouve là une façon astucieuse de rentabiliser les assets créés pour le jeu. Aidé par la montée en puissance du bestiaire et l’apparition d’un antagoniste récurrent (Nemesis avant l’heure) lors du changement de personnage, Resident Evil 2 se paye même le luxe de devenir plus intense lors du second walkthrough.

L’acharnement finit par payer : Doté d’une aura de blockbuster vidéoludique et soutenu par une redoutable campagne publicitaire (Capcom ira jusqu’à faire appel à George Romero pour réaliser le spot TV), Resident Evil 2 devient l’un des cartons de 1998, aux côtés de Final Fantasy VII et Super Mario 64. Jolie performance pour un jeu théoriquement "interdit aux moins de 15 ans" (ne rigolez pas, j'ai vraiment du attendre cet âge pour mettre la main dessus! O_o).


La suite, on la connait : La machine de guerre est lancée, et plus rien n’arrêtera Capcom dans l’exploitation jusqu’au-boutiste de la poule aux oeufs d’or Resident Evil. Hideki Kamiya deviendra quant à lui un des grands artisans du jeu beat-them-all japonais, oeuvrant d’abord chez Capcom (Devil May Cry), puis au sein du studio Platinum Games (Bayonetta). On a connu pire curriculum vitae!

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
En prenant son mal en patience! Un remake est officiellement en production depuis 2015, mais aucune date de sortie n’a été annoncée pour l’instant. Dire qu’à l’époque de la Gamecube, j’étais persuadé que Capcom sortirait un remake dans la foulée de Resident Evil Rebirth (2002), tu parles d’une arlésienne!

La version Psone est toujours disponible sur le PSN pour 9,99¤


POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 7/10
Plus beau, plus grand, plus rythmé : Resident Evil 2 s’en sort forcément mieux que son ainé. La jouabilité façon "tank" est toujours handicapante, mais l’apparition de la visée automatique limite la frustration lors des combats. La réalisation a de beaux restes avec des décors précalculés parmi les plus réalistes de l’ère 32 bits.

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Resident Evil
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Resident Evil 2
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Playstation (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Dans la famille des anciennes gloires du jeu de combat, je demande… Darkstalkers! Paru en 1994 sur le système d’arcade CP System II de Capcom, ce gros défouloir barré met en scène un bestiaire fantastico/mythologique haut en couleurs et largement inspiré des classiques horrifiques du studio Universal. Avec ses sprites énormes et magnifiquement animés, Darkstalkers n’a rien à envier à un véritable film d’animation. L’esthétique cartoonesque se décline jusque dans les décors truffés de détails et d’éléments interactifs, une orgie visuelle qui fait de ce titre l’un des sommets artistiques du genre.


Chaque combattant possède un style bien à lui, avec quelques emprunts à Street Fighter 2 (Demitri et Morrigan sont des "Ryu & Ken" transylvaniens, Anakaris est la version "momie" de Dhalsim…) mais des techniques globalement bien plus excentriques que dans la série phare de Capcom. Ici on se bastonne à coups de guitares électriques et de cercueils, dans une ambiance de franche déconnade très proche de l’esprit "Famille Addams". L'imagerie horrifique sert essentiellement le fun, avec un casting aussi éclectique que déjanté : loup-garou karatéka, goule fan de heavy-metal, frankenstein bodybuildé, succube en mode pin-up gothique... Il y en a pour tous les goûts dans la petite dizaine de combattants.


Le système de jeu repose en bonne partie sur les acquis de Street Fighter 2 Turbo, sorti un peu plus tôt la même année. Rythme frénétique, jauge de "SUPER" pour envoyer l’artillerie lourde, combos à n’en plus finir… Bienvenue dans l’ère du jeu de baston à grand spectacle! Une formule que Capcom ne cessera de pousser vers la surenchère, jusqu’aux délires épileptiques de Marvel Vs Capcom.

La Playstation hérite d’un portage en 1996. Hélas, cette version est moins fluide qu’en arcade et souffre de temps de chargement interminables. Il faut patienter plus de 10 secondes entre chaque combat, un comble pour un jeu aussi nerveux! Comme bien souvent à cette époque, le portage console ne fait que reproduire le contenu de la borne : un versus sans fioritures et l’inévitable mode arcade clôturé par deux boss bien cheatés dans la plus pure tradition Capcom : Phobos et Pyron. La bonne vieille technique du "je trouve une attaque que l'I.A. n'arrive pas à bloquer et je la spamme jusqu'à ce que mort s'ensuive" est une valeur sûre face à eux!

 
Qu’importe, Darkstalkers reste un concentré de fun doté d’une forte personnalité qui mérite bien une place dans le peloton de tête des licences cultes de Capcom. Un titre iconique dont on connait tous au moins un ou deux personnage, même sans y avoir joué.
 


COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
Un portage de la version PSone est disponible sur le PSN.
Plus intéressante, la compilation Darkstalkers Resurrection disponible sur PS3 et Xbox 360 regroupe les 3 épisodes de la série en version arcade.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 7/10
De la 2D au top niveau, des mécaniques bien rodées, un character design racé… qu’est ce qu’il vous faut de plus? Non, la véritable question est : "Qu’est-ce que fout Capcom?" C’est quand même dingue de se dire que le dernier épisode remonte à 1997 alors qu’en parallèle, le studio japonais prend un malin plaisir à intégrer au chausse-pied les personnages féminins de la série dans toutes sortes de productions farfelues. Qui ça intéresse de jouer une Morrigan difforme dans l’hideux Marvel Vs Capcom 3? O_o

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Darkstalkers
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Darkstalkers : The Night Warriors
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Playstation (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
"Battre le fer tant qu’il est chaud" pourrait être le leitmotiv de la série Tomb Raider. Il faudra moins d’un an au studio Core Design pour donner une suite aux aventures de Lara Croft. La plastique avantageuse de l’héroïne/sex-symbol est toujours un atout de poids pour vendre le jeu, avec une campagne publicitaire extrêmement suggestive qui doit beaucoup aux progrès des images de synthèse.


Tomb Raider 2 = Tomb Raider XXL. La formule gagnante "action, exploration & réflexion" ne bouge pas d’un iota, mais tout est à présent plus grand, plus beau… plus dur aussi! On passe clairement un palier dans l’arrachage de cheveux. L’effroyable premier niveau tient de l’épreuve de force tant tout semble fait pour saper la progression du joueur. Pénombre, rochers géants, bêtes sanguinaires, pièges mortels ouvertement "die & retry"… jusqu’au précipice final où le T-Rex du premier épisode attend patiemment sa revanche. Alors que beaucoup de jeux prennent le public par la main avec des tutos interminables, Tomb Raider 2 est plutôt du genre à vous balancer un parpaing sur la gueule en guise de bienvenue.


En bonne baroudeuse, Lara assure le dépaysement avec un périple qui s’étend de la Muraille de Chine aux Montagnes Tibétaines, en passant par Venise ou encore le manoir Croft en Angleterre. À bien des égards, cette aventure s’apparente à un tour du monde masochiste des différentes façons de passer de vie à trépas. Les nouvelles possibilités de gameplay sont autant de raccourcis vers l’écran de game over, tout particulièrement lorsqu’on prend le volant des deux véhicules disponibles (un canot à moteur suicidaire et une motoneige explosive). Le jeu prend alors des allures de crash-test géant où toutes les occasions sont bonnes pour finir dans le décors.

Tomb Raider 2 ne manque pourtant pas de qualités : C’est l’un des titres les plus ambitieux de la génération 32 bits, avec des niveaux à la fois gigantesques et bien plus détaillés que dans Tomb Raider premier du nom. Les modèles 3D sont également moins anguleux (la poitrine de Lara ne ressemble plus aux pyramides de Gizeh) et mieux animés, une évolution soulignée par la présence accrue d’ennemis humains.

Autre progrès et pas des moindres : le système de sauvegarde s’affranchit ENFIN des cristaux à usage unique. Les versions Playstation et PC sont donc sur un pied d’égalité, ce qui compense (un peu) la hausse vertigineuse de la difficulté.


Succès aussi bien critique que commercial, Tomb Raider 2 parvient une nouvelle fois à légitimer le buzz autour de son héroïne. Cette suite a beau cristalliser les défauts de la série (jouabilité calamiteuse, bugs à foison, difficulté extrême), on ne peut qu’être admiratif devant l’ampleur du travail accompli par Core Design en moins d'un an. Un rythme stakhanoviste qui ne faiblira pas jusqu'au 5ème anniversaire de Lara, pour le meilleur (TR 1, 2 & 4) comme pour le pire (TR 3 & 5).

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
- Sur la plupart des périphériques Android ou IOS pour 1¤/1,99¤, manette Bluetooth obligatoire!
- Sur le PSN pour 5,99¤.
- Sur Steam pour 6,99¤, attention car il s’agit à nouveau d’une simple émulation Dosbox.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 3/10
Même sanction que pour Tomb Raider 1, la jouabilité d’un autre temps est difficilement conciliable avec les exigences d’un gameplay ultra punitif. Le charme de Lara Croft ne fait pas tout et seuls les plus acharnés (amoureux?) accepteront de partir à l’aventure dans ces conditions.

Voir aussi

Groupes : 
Tomb Raider
Jeux : 
Tomb Raider II
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Game Boy (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
À l’heure où l’on peut faire tout et surtout n’importe quoi avec un smartphone qui tient au creux de la poche, difficile d’imaginer à quel point cet épisode inédit de The Legend Of Zelda, paru en 1993 sur une Gameboy alors au sommet de sa popularité, tenait du rêve devenu réalité. Incarner Link sur la portable de Nintendo, c’était la promesse de dizaines d’heures de jeu dans un univers féerique et envoûtant, une quête épique à vivre :
- Bien au chaud dans les WC, alors que le reste de la famille attend sont tour.
- Sous la couette en pleine nuit, à la lueur d’une lampe de poche.
- Dans la voiture des parents, pendant des trajets décidément bien trop courts.
- En fait n’importe où, pour peu qu’on dispose d’un stock confortable de piles LR6 AA!


Loin d’être une suite au rabais, comme avait pu l’être en son temps le deuxième opus sur Nes, The Legend Of Zelda : Link’s Awakening est une aventure de poche où tout aurait été réduit proportionnellement, sans jamais sacrifier l’équilibre général. A la manière du grandiose A Link To The Past sur Super Nes, la progression suit le schéma "Exploration > Donjon > Boss > Exploration…", avec tout ce que cela implique d’énigmes, de combats et de destruction de pots (qu’ils crèvent tous!)... Le sel d’un bon Zelda, sublimé par des moments de grâce : comment ne pas ressentir un frisson de plaisir lorsqu’au terme de l’intro, la musique iconique résonne alors que Link retrouve sa fameuse épée? Du grand art.


L’intrigue est en marge du reste de la série : Victime d’une tempête, Link fait naufrage sur l’île Cocolint, un lieu imaginaire qui n'existe que dans les songes du Poisson-rêve. Notre héros va devoir rassembler 8 instruments de musique pour réveiller la bête et rentrer à Hyrule. Ne cherchez pas de Triforce, de Ganondorf ni même de princesse Zelda dans ce scénario psychédélique qui sent bon le LSD.

Flirtant régulièrement avec la parodie, cet épisode en roue libre enchaîne les caméos improbables : Link affronte Kirby au détour d’un donjon, se promène avec un Chomp qui dévore les ennemis, vient en aide à un Mario addict aux champignons... Rien n’est épargné, jusqu’à ces passages en vue latérale où l'on écrase des goombas façon plombier à moustache. Une liberté de ton qui s’explique sans doute par la non-implication de Shigeru Miyamoto (Le compositeur historique Koji Kondo est également absent du projet). Qu’importe : le sacrifice de la cohérence sur l’autel du fun fonctionne à merveille et donne à ce jeu une saveur toute particulière.


Pas avare en nouveautés, Link’s Awakening inaugure la possibilité d’attribuer librement un objet de l’inventaire à chaque bouton. Une fonction pas toujours pertinente sur Gameboy (on passe beaucoup de temps dans les menus, à jongler entre les différents gadgets et les deux boutons A/B de la console), et qui sera bien mieux exploitée sur Ocarina Of Time. Link gagne également en souplesse, il peut à présent courir, nager et sauter : une palette de mouvements qui fait beaucoup pour la sensation de liberté et le plaisir que l’on prend à explorer Cocolint.

La petite île est d’une beauté plastique inouïe pour un jeu Gameboy, avec des sprites énormes et des décors très détaillés qui font oublier la faible résolution de l’écran (160x144). Plage, village, montagne… chaque zone possède sa propre identité visuelle et on sent la volonté des développeurs de transcender les contraintes techniques de la machine pour se rapprocher autant que possible du rendu d’un jeu Super Nes. Le level design brille particulièrement dans les donjons, fidèles à l’esprit Zelda, avec cet enchevêtrement de salles comme autant de pièces d’un puzzle.


Mais le véritable coup de maître, c’est cette mélancolie latente qui serpente derrière la fausse naïveté et la loufoquerie de façade. La prise de conscience progressive que, dans ce monde qui n’existe qu’en rêve, les personnages qui jalonnent notre quête, aussi attachants soient-ils (Marine!!!), sont voués à disparaître. Le jeu ne ménage d’ailleurs pas ses efforts pour nous impliquer, avec des scènes narratives d’une beauté rare, comme pour mieux souligner la nature injustement éphémère des choses. Le constat est douloureux, et donne à l’aventure un parfum doux-amer inhabituel pour l’époque. Preuve si besoin est que le talent sait s’affranchir des contraintes techniques pour faire passer l’émotion.


COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
The Legend of Zelda: Link’s Awakening est disponible dans sa version DX (en couleur, avec un donjon supplémentaire) sur le Nintendo Store, pas de compatibilité Switch à l’heure actuelle, mais on a connu pire prétexte pour sortir la 3DS ou la Wii U du placard.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 10/10
Joyau du catalogue Nintendo, Link’s Awakening n’a pas pris une ride avec son esthétique de dessin animé nippon passé à la moulinette pixel art. Le plaisir de jeu est lui aussi intact, avec des mécaniques simples et intemporelles qui valorisent tout autant la réflexion que la dextérité. Au même titre que Super Mario Bros, Tetris ou Pac Man, ce Zelda est un classique qui a donné au jeu vidéo ses lettres de noblesse et peut légitimement prétendre à l’immortalité.

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Playstation (Jeu vidéo)

POURQUOI C’EST CULTE?
Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre. Une époque où il était encore concevable d’acheter un jeu de combat sans avoir à rajouter trouze mille DLC payants pour débloquer tous les personnages. Un temps où aucun studio n’aurait eu le culot de vendre des packs de costumes pour la moitié du prix initial du jeu .

En 1997, la baston est encore synonyme de convivialité, on organise des tournois entre potes autour d’une minuscule télé CRT 4/3, loin de la frustration du "tout online" où s’enchaînent les défaites contre des joueurs bioniques défoncés au Red Bull.

Alors que beaucoup de puristes jugent la baston 3D encore trop mollassonne par rapport aux classiques 2D de Capcom/SNK, Bloody Roar va jouer la carte de la folie furieuse, avec des combattants qui se transforment en bêtes sanguinaires pour mieux se mettre sur la gueule! On y retrouve en vrac Yugo le loup, Mitsuko le sanglier, Bakuryu la taupe ou encore Alice, qui est donc... (attention, niveau zéro du clin d'oeil littéraire) UN LAPIN! Carroll Lewis peut légitimement se retourner dans sa tombe.


Tout ce beau monde dispose d’une jauge de "rage" qui déclenche une transformation plus ou moins longue selon son niveau de charge. On oublie alors toute notion de fair-play et le sang coule à flot sous les coups de griffes (mais est-ce bien légal?). Cette forme bestiale offre une nouvelle palette d’attaques, booste la constitution et permet également de regagner de la vie… un bonus énorme pour peu qu’on l’utilise au bon moment.


Dans la mesure où Bloody Roar reste extrêmement bourrin, on ne distingue la plupart du temps que deux "stratégies" :
- Foncer toutes griffes dehors dès le début du match pour prendre l’avantage, quitte à rester peu de temps en forme bestiale.
- Encaisser les coups pour jouer l’endurance et maximiser la durée de la transformation à venir.

La vie descend moins vite que dans un Tekken, ce qui autorise les retournements de situation les plus improbables… à commencer par le "ring out" éliminatoire lorsque la violence des coups finit par détruire les murs de l’arène.


Gros atout à une époque où le jeu vidéo s’ouvre au grand public : Le gameplay est très instinctif! 3 touches (poings/pieds/griffes) suffisent à se battre et les coups spéciaux sont franchement abordables avec du quart de cercle à toutes les sauces. Excessif, fun et bourrin, Bloody Roar mise beaucoup sur une facilité d’accès qui restera la marque de fabrique des épisodes suivants.

Non-renouvelée après un 4ème épisode en demi-teinte sur PS2, cette série sera l’une des nombreuses victimes de la perte d’intérêt des joueurs pour le genre.

COMMENT Y JOUER AUJOURD’HUI?
Bloody Roar et sa suite sont disponibles sur le PSN.

POTENTIEL DE REJOUABILITÉ : 8/10
S’il y a bien un genre qui encaisse sans broncher le poids des années, c’est la baston! Bloody Roar, c’est le défouloir ultime, celui qu’on sort de l’étagère après une journée pénible au boulot. Perdre? Gagner? Qu’importe! Le fun est ailleurs, dans ce déluge de hard rock nippon, de combos sans fin et d’effets visuels over the top.

Voir aussi

Groupes : 
Bloody Roar
Jeux : 
Bloody Roar
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Édito

Bonjour et bienvenue!


Retrogaming Marmotte, c’est l'amour du gros pixel! Le plaisir d’exhumer les antiquités vidéoludiques d'une époque garantie 100% sans DLC, quand le pokédex s'arrêtait à 150 et que les seins de Lara Croft étaient encore d'authentiques triangles. L’âge d’or du jeu vidéo!


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